RP PARTICIPATIF 2030 | Anarchie au Gelnan !

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Alwine

Message par Alwine »

  • Faction jouée : Faction royaliste slave
  • Municipalité jouée : Krideric
  • Moyens utilisés : Réunion citoyenne « d'urgence »
La tension montait de plus en plus parmi les diverses populations brimées par les identitaires, ces derniers jours, et plus d'un conseiller royaliste avait, avec plus ou moins de cynisme, pointé le fait que le retour de flammes était inévitable, à court ou moyen terme. Les identitaires avaient tellement électrisée la situation que, comme un ballon que l'on aurait gonflé encore et encore, la tension ne pouvait finir que par exploser. Néanmoins, la violence de cette « explosion » n'en avait pas moins surpris plus d'un, puisque l'on avait franchit un nouveau pas dans la contestation violente contre les identitaires, avec une violence plus grande encore que celle des attentats qui avaient touché leurs locaux quelques temps plus tôt. Cette fois plutôt qu'une frappe aveugle c'était un véritable traquenard qui avait été tendu au membre des Sections d'Assaut, l'organe armé des identitaires.

Les événements avaient eut lieu à Krideric, sans doute parce qu'Ambrosius était trop surveillé pour permettre le bon déroulement des opérations, et c'était donc sans surprise que la municipalité s'était réveillée groggy du contre-coup de ce qui était la première matérialisation concrète, sur son propre sol, de la violence dont on lui parlait sans cesse pour Ambrosius. Maintenant la violence n'était plus seulement « là-bas », ou même « tout prêt », elle était chez eux, à Krideric, ce qui n'était pas sans inquiéter les gens, qui craignaient de voir les mêmes tempêtes de violences dont on leur parlait régulièrement pour Ambrosius, avec les meurtres, les violences contre telle ou telle population, se reproduire ici. Ors la peur était un puissant moteur, qui ne demandait qu'à agir pour mettre en mouvement les gens : le tout était de savoir aiguiller l'élan pour qu'il aille dans son sens.

En effet, les plus attentifs des conseillers monarchistes n'avaient pas manqué de pointer du doigt le fait que l'on risquait de voir les identitaires en profiter pour se victimiser. Alors que ces derniers temps on assistait à une véritable crucifixion des identitaires un peu partout à Krideric, dans les rues via la distribution de tracts, à la radio par l'interview de leur propre prince, et encore dans bien d'autres endroits, grâce à la propagation toujours plus grande d'idéaux contraires au leur, le risque était de les voir se servir de ce tremplin... pour mieux rebondir, y compris à Krideric, où leur influence était bien mince pour l'instant. La chance voulait néanmoins que ces derniers temps l'activité des identitaires ait beaucoup faiblit, sans doute noyée sous les critiques devant leur politique, cependant que chez les monarchistes, les choses s'étaient accélérées.

En effet, des soutiens s'étaient fédérés dans l'association « Krideric et Chrétien » qui, si elle était sans doute très orientée – le nom parlait de lui-même, après tout – vers une certaine partie de la population, évitait les écueils de haine des identitaires. Elle permettrait sans doute de fédérer des soutiens financiers, ce qui était toujours une bonne chose, de promouvoir le modèle économique voulu par la famille royale slave et ses partisans, mais aussi, chose toute aussi précieuse, de « ratisser » le même publique que les identitaires tout en prouvant qu'on pouvait le faire sans être raciste ou extrémiste. Parallèlement, le prince héritier présomptif avait réussi à rassembler autour de lui un service de sécurité qui prouvait un soutient des forces de l'ordre aussi pour les royalistes, et pas juste pour les identitaires... et évitait que le jeune homme ou ses partisans ne tombent trop facilement sous les balles.

En résumé, si les identitaires avaient en soi une occasion de rebondir en attirant de la sympathie, ils n'étaient pas en position idéale pour le faire... alors que les monarchistes, eux, étaient beaucoup mieux placés, justement ! Il s'agissait donc que ce soit eux qui canalisent les premiers et le mieux la peur de la population pour la porter dans d'autres directions, plus utiles et plus bénéfiques à leur projet, dépossédant l'état en carton-pâte des identitaires de ses possibles soutiens, autant que faire se pourrait. Il fallait montrer à tous que si le despote colérique du l'état soit-disant libre et les siens avaient été frappé jusqu'à Krideric ce n'était pas par persécution mais parce qu'ils récoltaient ce qu'ils avaient eux-mêmes semés... et pour cela, le prince présomptif serait bien entendu mobilisé une nouvelle fois.

Une fois encore, les monarchistes utilisèrent le modèle de la réunion citoyenne, qui les avait déjà si bien servi par le passé. Ce ne fut vraiment pas difficile, en l'occurrence, de monter cette réunion « d'urgence » au vu « des derniers événements sur notre sol ». On ignorait encore le bilan précis de l'attaque mais qu'importait, au fond, le résultat psychologique était bien réel, même s'il restait encore à en mesurer toute la portée. Le monde n'avait pas manqué donc dans le local indiqué par les partisans monarchistes qui avait organisé tout cela, et de nombreuses personnes avaient été volontaires pour prendre la parole : certaines étaient des royalistes, d'autres simplement des gens alarmés ou concernés. Les points de vue furent variés, entre ceux qui dénonçaient l'attaque et ceux qui exprimaient en gros un « bien fait pour eux ».

Finalement, après avoir été sollicité par plusieurs personnes pour prendre la parole, sa présence n'étant pas passé inaperçu, le prince héritier présomptif s'avança à son tour pour parler à l'assemblée, et à travers elle à la population de la municipalité, qui en aurait de nombreux échos. Il était attendu par ses partisans, bien sûr, mais aussi par de nombreux autres, ses idées étant de plus en plus écoutée ces temps-ci à Krideric.

[center][img]http://img.xooimage.com/files110/6/b/5/foto-4f6c99a.jpg[/img]

Miesko Maksimov, prince héritier présomptif du trône slave.[/center]

« Bonjour à tous, bonjour à toutes. Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, je suis Miesko Maksimov, héritier présomptif du trône slave de Sébaldie, et citoyen impliqué. Je ne comptais pas forcément prendre la parole, encore marqué par les récents événements, mais sur demande de beaucoup d'entre vous, je vais le faire, pour donner mon avis sur ce qui c'est passé. Difficile à l'heure actuelle de dire combien il y a de victimes, qui sont les commanditaires, qui a exécuté les choses, bref, beaucoup de choses sont floues, mais nous pouvons déjà tous dire une chose : les identitaires ont été durement frappés.

On a dit beaucoup de choses à ce sujet, ici. Je tiens d'abord à dire combien je suis peiné pour les familles des victimes, pour tous les innocents pris dans cette sinistre affaire. Je suis de tout cœur avec eux, et je partage leur douleur. Dans un monde idéal, il ne faudrait jamais en arriver à de telles extrémités, à de tels massacres. Dans un pays justement gouverné, dans un état de droit, on ne devrait pas voir des citoyens avoir recours à de tels moyens, jamais ! L'état devrait toujours intervenir bien avant cela. Hélas, nous en avons une fois de plus la preuve, la Sébaldie d'aujourd'hui n'est plus, présentement, un état de droit.

En effet, qui étaient ces jeunes gens qui ont ainsi trouvé la mort ? Des membres des Sections d'Assaut, une milice paramilitaire qui rappel, par son nom même, par son organisation, les jours les plus noirs d'états comme le Rike de Lochlann ou la Confédération de Valaryan. Une milice de la terreur faisant régner la peur sur Ambrosius ! Cette même milice chargé de rafler les anciens prisonniers de droit commun dans la rue pour les amener au lieu de leur meurtre, sur le critère de leur couleur de peau, de leur origine. Cette même milice charger d'exterminer, c'est leur mot, les travailleurs innocents au nom des décisions de leur entreprise... et de leur couleur de peau, bien sûr.

Est-ce que j'applaudis ce qui s'est passé ? Non, et je pense que personne ne le devrait. Mais cela illustre une chose, une chose que j'avais déjà annoncé : l'escalade de la violence. Les identitaires massacrent des innocents ? Les populations visées répliquent par un attentat. Et si nous laissons faire les identitaires que ce passera-t-il ? Ils vont se venger d'une manière si horrible que ceci semblera bénin – ils nous ont déjà montré leur talent pour cela ! Et ensuite de nouveaux immigrés prendront les armes pour de nouveaux attentats... et ainsi de suite. Je l'avais annoncé il y a quelques jours sur la radio : ce genre de politique ne nous mènera qu'au chaos !

On peut demander beaucoup aux immigrés. On peut leur demander de s'intégrer, certainement, et si le pouvoir m'en est un jour donné, je leur demanderai, mieux, je mettrai les choses en place pour que ce soit une obligation. On peut éventuellement leur demander de rentrer chez eux, s'ils ne s'intègrent pas, mieux encore on peut faire en sorte qu'ils ne viennent pas en trop grand nombre ! Mais on ne peut pas les massacrer aveuglément, les chasser de chez eux par les armes, prendre leurs familles en otage, et espérer que tout se passe bien. Passer un certain seuil, il faut s'attendre, hélas, à ce qu'un homme soit obligé de défendre ne fut-ce que la vie de ses enfants, je crois que nous pouvons tous le comprendre ici.

Quelle leçon tirer de tout cela ? Que l'état de droit est resté trop longtemps absent de cette région du pays, et sans doute de tout le pays. La République Sébalde prouve une fois encore son incapacité à être l'état dont ont besoin les sébaldes, l'état soit-disant libre prouve lui qu'il n'est même pas capable de protéger sa propre armée de la haine qu'il a lui-même fait naître. Tout nous prouve qu'il faut mettre en place une autre forme d'état, un état qui saura apaiser la haine et ramener l'ordre et la sécurité, qui saura assurer la prospérité, bref, qui remplira ses missions. Un état gouverné par un homme de bien et non pas des loups de politicards ! »


La prise de parole du prince héritier présomptif dura encore un moment, revenant notamment sur d'autres thèmes via des questions posées par ses partisans, fondus dans la foule, pour faire entrer, par répétition, les vues des monarchistes dans les esprits présents. Il n'hésita pas, une fois encore, à dire que si le peuple le voulait, le trône slave pouvait être restaurer pour mettre un homme juste à la tête de la Sébaldie, à la tête de Krideric, pour assurer enfin un gouvernement débarrasser de la corruption, de la violence et des autres maux qui pourrissaient la société sébalde. Après lui virent d'autres orateurs qui, pour la plupart, allèrent dans son sens.

Après la réunion, comme toujours, les partisans royalistes ne manquèrent pas de repérer les nouvelles têtes convaincues pour leur proposer de soutenir le mouvement personnellement ou financièrement, comme ils l'avaient fait depuis le début. Le plus important, toutefois, était la vision que l'on espérait voir se propager par le bouche à oreille, pour renforcer encore l'emprise des royalistes sur la ville et l'idée, chez leurs concitoyens, qu'il était nécessaire de voir le retour du roi pour mettre fin à l'escalade de la haine et de la violence...
Nassadam94

Message par Nassadam94 »

  • Faction jouée : Faction islamiste
  • Municipalité jouée : Ambrosius
  • Moyens utilisés : Préparation interne, sécurisation des fonds, coopération secrète ...
[center][img]http://www.assuranceislamique.com/img/profile.jpg[/img][/center]

[justify]Depuis que ces mécréants d'Identitaires sont arrivés au pouvoir, la mission d'Allah s'est vu imposé un veto, hors, il ne doit pas en être ainsi ! Après les exécutions de nos frères, ils veulent maintenant nous arracher les armes donnés par Allah pour mener sa mission à bien !
Pour cela, nous nous sommes mis en conditions de combats, en sécurisant le local, armés des armes achetés auparavant, avec les hommes entraînés par notre frère et moi même, aux techniques de combats mortels. Nous avons décidés d'emmener les fonds au sous-sol, en fermant la porte à clé. La salle de prière était devenu un véritable coffre-fort, avec des gardes armés jusqu'au dents et déterminés à garder place. Les caméras étaient scrutés de manière continue, et des patrouilles en voiture de manière discrète dans le quartier et aux alentours étaient organisés.
L'argent ne devait pas tomber, et nous étions prêt à combattre pour, et grâce à Allah, la victoire serait nôtre.

Cependant, il était tant de faire tomber le pouvoir en place, et pour cela, nous envoyâmes 2 frères musulmans afin d'aider à l'accomplissement de la mission des repentants qu'était les juifs.
Il était prêt à massacrer et à mourir en martyr pour la cause d'Allah.

Durant les heures d'ouvertures, les clients étaient fouiller constamment et toutes personnes suspectes étaient tenus en joue jusqu'à éclaircissement.
Nous étions prêt, et l'argent aussi. Les fonds étaient protégés, le commerce restait ouvert, et nous refusions cette loi de merde sur la nationalisation des entreprises d'étrangers.
Par ailleurs, un "recours" légal avait été déposé devant le Grand Tribunal d'Instance et de Commerce de Sébaldie (???), pointant l'atteinte aux libertés d'autrui sur la possession de biens propres à soi.[/justify]

PS : Je suis vraiment désolé, mais période de bac oblige, petits textes :/
Gwenael

Message par Gwenael »

  • Faction jouée : Identitaires
  • Municipalité jouée : Ambrosius
  • Moyens utilisés : Mise sous tutelle des étrangers, juifs et musulmans (par l’État, ou les particuliers moyennant paiement) ; garantie de la préservation des Chrétiens, sébaldes ou étrangers (mais mise sous tutelle privée des étrangers) ; campagne de valorisation de l'investissement à Ambrosius auprès des patrons sébaldes ; abaissement des taux de douanes pour certains produits, attaque massive des SA sur les quartiers juifs et musulmans afin de réduire leur emprise
L'ambiance tendait de plus à plus à s'électriser à Ambrosius. L’État Libre de Sébaldie commençait visiblement à subir des contestations de la part de ses partisans. Les exécutions des étrangers étaient mal vues, et la main d’œuvre commençait à manquer afin de faire tourner les industries réquisitionnées. Après tout, aucun acte officiel n'avait été publié concernant l'exécution des étrangers, donc rien n'empêchait Caspar de revenir sur cette politique. De plus, le cas des Chrétiens d'origine étrangère commençait à préoccuper réellement la population, qui lui demandait des comptes sur la question. Il n'était donc plus question de les crucifier, comme lui l'avait suggéré Adam, un ancien policier désormais membre de la S.A..

Le choix paraissait alors tout simple : il suffisait de faire travailler les étrangers. Cela permettrait en effet à la fois de faire tourner l'économie, d'attiser les ardeurs de la foule, sur laquelle reposait toute la légitimité du gouvernement identitaire, ainsi que de redorer l'image de l’État Libre de Sébaldie, que ses adversaires monarchistes et juifs se donnaient à cœur joie de critiquer sur ses aspects les plus extrêmes. Un nouveau décret fut par conséquent rapidement publié, suivi d'un discours de Caspar Maas afin de regagner le soutien de la populace. Le bourrage de crâne : voila ce qui allait garantir au gouvernement l'adhésion populaire.

[quote]État Libre de Sébaldie - Décret N°4

Suite au refus de plusieurs ressortissants étrangers, juifs et musulmans de quitter le territoire de l’État Libre de Sébaldie, suivant les termes du précédent décret signé par le Président Caspar Maas le 03 mars 2030, il a été décidé des sanctions appliquées aux contrevenants.
Ceux-ci seront incarcérés dans la maison d'arrêt d'Ambrosius, avant de purger une peine de travaux forcés pour une durée indéterminée dans une entreprise publique ou privée sélectionnée par l’État.
Les étrangers de confession chrétienne avérée bénéficieront d'un traitement particulier. Leur incarcération sera suivie d'une mise sous tutelle auprès d'un citoyen de l’État Libre de Sébaldie, moyennant paiement de la part du tuteur.
La mise sous tutelle d'individus non chrétiens est également possible, pour un prix plus élevé.
La vie des étrangers de confession chrétienne est désormais sous protection de l’État Libre de Sébaldie, qui sanctionnera tout tuteur responsable de la mort de son obligé.

Fait à Ambrosius, le 12 mars 2030
[right]Caspar Maas[/right]
[/quote]

"Mes frères sébaldes,
Je vous ai compris ! J'ai signé aujourd'hui même un décret décidant du sort des Étrangers, Juifs et Musulmans ayant refusé de se plier à la volonté de l’État Libre de Sébaldie, et étant restés sur notre territoire. Il est évident que leur place n'est pas ici, la Sébaldie étant une terre de culture chrétienne et de race blanche. Cependant, s'ils veulent rester, soit ! Ils travailleront dès lors au développement de notre économie et la prospérité de nos concitoyens, plutôt que de voler ce qui leur revient de droit, comme ils l'ont toujours fait jusqu'alors, avec la complicité de la République Sébalde. Les contrevenants à ce décret seront placés sous tutelle de notre administration, qui les affectera partout où notre économie a besoin de bras. Ces parasites rendront vite aux Sébaldes ce qu'ils leur ont volé pendant tant d'années.
J'ai par ailleurs bien compris que vous attachiez un intérêt tout particulier à la question des Étrangers de culture chrétienne. Il est évident que nous ne pouvons leur infliger le même sort que ceux qui ont toujours été nos ennemis, notre religion étant un pilier majeur de l'identité de notre nation. Cependant, n'oublions pas que leur condition ne leur permet de saisir réellement le sens des écrits de l’Évangile, et que, s'étant rendu coupable de la transgression de nos lois, ils doivent sans conteste être châtiés. Il seront par conséquent placés sous la tutelle des citoyens sébaldes, qui, en échange d'une taxe payée directement auprès des services fiscaux de l’État, pourront bénéficier de leur force de travail à titre personnel. Cependant, afin de manifester sa considération à l'égard de leur foi, l’État se portera garant de leur préservation. En clair, ils seront toujours considérés comme des êtres humains, et quiconque se rendra coupable de leur mort sera jugé et puni par la justice de l’État Libre de Sébaldie. Les tuteurs désirant pouvoir disposer entièrement de la vie de leur obligé se devront de payer des frais supplémentaires, afin d'obtenir un droit de tutelle sur un ressortissant non chrétien."

Caspar espérait ainsi avoir recouvert l'adhésion de la population de l’État Libre. Cependant, il lui restait un autre problème majeur à régler : les nationalisations avaient coûté extrêmement cher, et les caisses menaçaient à nouveau de se vider. Il était important d'agir au plus vite s'il ne désirait pas que son État se retrouve en faillite. Le travail des Étrangers allait probablement apporter un grand coup de fouet à l'économie de la ville, bénéficiant à présent de toute la main d’œuvre nécessaire au bon fonctionnement des entreprises, d'autant plus que le fait de bénéficier d'esclaves personnels allait sûrement contenter les Sébaldes. Cependant, il était évident que cela ne suffirait pas, et qu'il importait de trouver au plus vite des repreneurs, ce qui permettrait à la fois une meilleure gestion des entreprises (j'ai rien dit :D), et une rentrée d'argent suffisante pour rembourser les frais liés à la nationalisation, et même davantage, les entreprises concernées ayant été saisies sans compensation.
Pour ce faire, il importait bien entendu de faire miroiter aux actionnaires potentiels les bienfaits de l'économie de l’État Libre, notamment la mise sous tutelle des "indésirables", qui offrait une main d’œuvre gratuite, et soumise à aucune réglementation du temps et des conditions de travail, perspective qui ne manquerait pas de faire un carton auprès des patrons peu scrupuleux, ce qui ne manquait pas en Sébaldie. Pour cela, il convenait d'ouvrir l'économie d'Ambrosius aux investissements étrangers. Bien entendu, il s'agirait uniquement d'investisseurs de le République Sébalde voisine, choisis scrupuleusement en fonction de leur race et de leur religion.

[quote]État Libre de Sébaldie - Décret N°5

L’État Libre de Sébaldie annonce la possibilité aux ressortissants de la République Sébalde d'investir dans le capital des entreprises nationales, ainsi que de reprendre les entreprises nationalisées, sous couvert d'acceptation par le Président Caspar Maas.

Fait à Ambrosius, le 12 mars 2030
[right]Caspar Maas[/right]
[/quote]

Par ailleurs, il convenait également de faciliter les échanges commerciaux avec l'extérieur. Bien sûr, il était hors de question d'abandonner la ligne protectionniste jusqu'alors fixée, mais il convenait d'abaisser les taux de douanes concernant les produits que l'industrie ambrosienne n'était pas en mesure de produire, afin de s'assurer de l'absence de pénurie.

Mais autre chose tenait également à cœur à Caspar : il s'agissait bien entendu de l'élimination des factions dissidentes qui contestaient son emprise sur la ville. Il était bien sûr bien entendu des Musulmans, qui s'étaient à plusieurs reprises rendus coupables d'actions armés contre le pouvoir identitaire, mais aussi des Juifs, et notamment de la CAJ, dont l'influence s'étendait même parmi à certains Sébaldes de souche.
La nuit du 12 mars allait être décisive : le Colonel Karkov, à la tête de son armée de S.A., alors forte de quelques centaines de recrues nouvellement formées, allait lancer un assaut d'une grande ampleur sur les quartiers échappant au contrôle de l'administration identitaire. Ceux-ci avaient été repérés avec soin. Tout d'abord, les quartiers musulmans étaient très largement connus des services municipaux. La communauté se concentrait autour de la mosquée d'Ambrosius, que les S.A. n'avaient pas encore réussi à raser, ainsi que dans la banlieue de la ville, dans laquelle des Immigrés avaient de plus tendance à se radicaliser.
La zone d'influence des Juifs étaient plus diffuse, mais certaines rues avaient cependant été repérées, dans lesquelles les services fiscaux avaient échoué à prélever l'impôt du fait de la résistance des riverains. Ivan Karkov savait où lancer l'assaut, il ne lui restait plus qu'à donner l'ordre. La nuit s'annonçait sanglante, et l'attaque, lancée à deux heures du matin, étaient destinée à prendre par surprise les adversaires armés...
  • Municipalité jouée : Krideric
À Krideric, Vladilav poursuit la mission confiée par son ami Caspar Maas, et continue de séduire la mairesse Veronika Salomon. Pour ce faire, l'homme au physique avantageux n'hésite à miser sur tous ses atouts, et ne lésine pas sur les moyens. Cet avocat sébalde dispose en effet de quoi enchaîner les diners luxueux en compagnie de sa "cible", et sa culture lui permet de tenir la conversation sur un nombre de sujets. Quelque soit les centres d'intérêts de la mairesse de Krideric, Vladislav est certain de pouvoir continuer la discussion et conserver l'attention que la jeune femme semble entretenir pour lui.

[center][img]http://www.jean-dujardin.net/_images/jean_dujardin-biographie.jpg[/img][/center]

Veronika : En effet, je ne perds pas une occasion de partir en vacances sur les plages du Jovan, afin de sortir ma planche à voiles.

Vladislav : Vraiment ? Dans ce cas il faudra que je vous accompagne, un de ces jours.

Veronika : Pourquoi, vous aimez la planche à voiles ?

Vladislav : Mais évidemment, je suis passionné de planche à voiles !

Bien entendu, Vladislav Pezniev n'avance pas à l'aveugle : il ne perd pas une occasion, lorsqu'il n'est pas en compagnie de la mairesse, de discuter avec les proches de celle-ci, afin d'en savoir plus sur ses centres d'intérêt. Il ne lui reste alors plus qu'à ajouter ces éléments à ses petites fiches, qu'il se presse toujours d'apprendre par cœur.

Le soir du 12 mars, Vladislav approche de son but. Après une soirée plutôt arrosée, Veronika, prétextant tantôt craindre de devoir souffler dans le ballon, tantôt d'après un problème de moteur, le somme de la raccompagner chez elle. La jeune femme, qui lui avait avoué s'être séparé il y peu d'un conjoint colérique, y vivait seule.
Une fois là-bas, l'ami de Caspar Maas n'aura qu'à s'arranger pour y passer la nuit...
Thunderoad

Message par Thunderoad »

  • Faction jouée : Identitaires
  • Municipalité jouée : Krideric
  • Moyens utilisés : Propagande visuelle
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/21/1464128349-foot-tchoconalie.png[/img]

Les néotakfiristes se radicalisent de plus en plus par des systèmes d'embrigadement sectaire maquillés en organisation sportive à but caritatif... Le problème , c'est que vider un cerveau même dans le domaine du football ça engendre de sérieux problèmes de retard mental ...[/center]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[quote][center]Compte rendu n°10
[7 au 12 mars 2030 RP ~~~~ 23/05/16-24/05/16 IRL][/center]
      • Évènements :
        [justify]
        • Valerian Belsmov est l’un des rares viticulteurs de la province. Le marché de vin étant très parcellaire ici, les quelques-uns qui s’y lancent arrivent facilement à se faire contraire. C’est sans doute ce qui a poussé Valerian Belsmov à s’engager en faveur d’un retour du roi présomptif, dont il partage d’ailleurs le même prénom. Un signe du destin ? Belsmov est un promoteur de la chrétienté à Krideric mais ne se cantonne pas d’aller aux offices dominicaux. Il parvint à toucher une corde sensible des locaux, en remettant en cause le centralisme de l’Etat. Les Sébaldes de l’Ouest sont en effet très fâchés avec leurs voisins snobs de l’Est qui les dominent par la force du nombre et la force administrative. Pour un aristocrate, être snobé de la sorte est une véritable humiliation. Belsmov s’associe donc avec ses cousins de sang pour monter une association capable de fédérer les soutiens du futur Roi. La tâche n’est pas aisée : il faudra conjuguer avec les milieux populaires, dont musulmans, pour avoir le pouvoir sur le long terme. L’idée de création d’une caisse de solidarité suscite beaucoup d’intérêt, reste à voir sa concrétisation. Pour l’heure, l’association veut surtout collecter des dons. Avec une propagande bien réussie, elle pourrait arriver à son but d’ici une semaine.
          Faction royaliste slave : – 3 RF / + 6 pts d’emprise sur Krideric
        • La cour du futur roi s’élargit. Après le viticulteur Valerian Belsmov, c’est au tour du commissaire Mylovan Alekhine de rejoindre le mouvement. Le roi, dit-on, aura besoin de toutes les compétences. Des économistes, des forces de l’ordre, des propagandistes… La faction royaliste se professionnalise à vitesse grand V. La garde formée par Alekhine est certes plutôt vieillissante, composée d’anciens flics à la retraite, mais les royalistes font le pari de l’expérience. Souhaitant bénéficier de l’expertise militaire de la faction juive, la faction est prête à créer avec elle une alliance de circonstance, sans doute en vue d’éliminer l’ennemi commun que représente la faction identitaire. Les Juifs ultra-orthodoxes, qui ont déjà accepté par le passé de signer de tels pactes avec les islamistes, pourraient également être intéressés par une alliance avec les royalistes. Quoi qu’il en soit, Mylovan Alekhine a bien compris que le danger planait autour de la personne du Prince du fait de son influence grandissante à Krideric et qui suscite bien des convoitises de la part des factions adverses. Espérons pour le nouveau conseiller militaire de la famille royale qu’il ait eu d’anticiper les risques.
          Faction royaliste slave : – 8 RF (organisation militaire et renseignement, apport en RM à voir d’ici quelques jours) / + 12 pts d’emprise sur Krideric (dont 5 pts bonus)
        • Préparées de longue date, deux attaques avaient été orchestrées à un jour d’intervalle, dans les deux fronts les plus intenses de Gelnan, Ambrosius et Krideric. Tout commença avec Krideric, où se tint une fête entre jeunes militants identitaires venus célébrer, quelques bières schenkenniennes aidant, leur victoire à Ambrosius. Nossom Liebman, le mercenaire juif qui a supervisé l’attentat (volontairement) raté de la synagogue d’Ambrosius, a signé une nouvelle performance. L’homme, qui s’est rasé le crâne pour ressembler à ses ennemis, a savamment préparé l’opération même s’il eut quelques déconvenues. Le but de l’attentat était très simple : enfermer les jeunes militants dans une boîte de nuit de fortune et passée une certaine heure, incendier le local. Tout en évitant soigneusement que les fêtards soient armés et les incitant à laisser leurs armes dans les vestiaires. Un plan bien orchestré mais la plupart des militants ne sont pas venus armés à la fête : en dehors du nouvel Etat libre de Sébaldie, la détention d’armes est soumise à la législation sébalde, plutôt stricte sur le sujet. La détention et le port d’armes font l’objet de deux licences différentes : la première, peu difficile à obtenir, permet à un Sébalde de détenir chez lui une arme mais n’autorise pas la circulation avec celle-ci ; la deuxième, complémentaire à la première et beaucoup plus difficile à obtenir, lui permet de circuler avec. La plupart des jeunes, lorsqu’ils sont licenciés, le sont avec la première licence. Ne voulant pas prendre de risques en territoire sébalde, seuls quelques irréductibles ont déposé leurs armes dans les vestiaires. De ce point de vue, le butin fut maigre. Mais l’incendie a décimé de nombreux apprentis miliciens identitaires, réduisant ainsi un peu plus la force armée d’Ambrosius. Si la faction juive s’adonnait à s’octroyer de nombreuses armes, elle peut être déçue. Mais l’organisation militaire de la CAJ est bien rodée et les Juifs ont avant tout voulu faire reculer l’ennemi et consumer quelques-unes de ses ressources. Le plan « Bloedig Hanukkah » a fonctionné… du feu de Dieu.
          À Ambrosius, l’opération est moins spectaculaire mais l’impact a été au moins autant important. Profitant du chaos qu’il a causé la veille, Nossom Liebman comptait exercer de nouveau son talent en ciblant Randal Kirker, la tête pensante de la Fraktion Atome. L’homme était beaucoup plus intéressant du point de vue des Juifs que n’importe quel autre militant car non seulement il avait une assise politique mais jouissait de confortables ressources. Idéal pour une faction juive qui avait besoin de renflouer ses comptes. L’opération avait bien entendu préparée bien en amont, avant même que les identitaires ne s’installent à la tête de la municipalité à vrai dire. Le moindre fait et geste a été noté mais depuis la victoire des identitaires, le renseignement fut beaucoup plus délicat car le pouvoir est devenu suspicieux. La faction a donc dépensé un peu plus que ce qu’elle avait prévu. Mais les Juifs pourront facilement rentrer dans leurs frais. En kidnappant la famille Kirker, ils espèrent non seulement soutirer le maximum de la faction identitaire mais aussi, qui sait, demander une rançon directement à Caspar Maas et à sa garde rapprochée ? (HRP : à voir avec Johel) Ce n’est a priori pas dans la philosophie de la CAJ que d’agir de manière si ostensible mais Nossom Liebman s’est grillé, son visage est désormais connu. En effet, Le seul tort de Nossom Liebman, sa seule erreur qui pourrait bien lui être fatale à l’avenir, est d’avoir montré son visage à une éminence de la gouvernance identitaire d’Ambrosius. Les voisins témoignent de la présence d’un homme assez grand, au nez « proéminent et crochu » et aux oreilles elles aussi assez grandes et légèrement décollées. Un portrait-type pourrait-on dire. Non seulement pour agir mais aussi pour tout simplement survivre, Nossom Liebman devra maintenant avancer masqué. Sans doute, à moins que les Juifs ne parviennent à la reconquérir, son aventure à Ambrosius se termine ici. La réussite du projet « Gemakkelijk Shekel » est en suspense, le butin dépendra désormais de la réaction des kidnappés et, le cas échéant, du gouvernement de l’ELS.

          Bilan sur Krideric :
          Faction juive ultraorthodoxe : – 6 RF / - 17 RM (organisation de l’incendie criminel) / + 5 RM (armes substituées aux identitaires) / + 9 pts d’emprise sur Krideric
          Faction identitaire : – 30 RM (mort de nombreux jeunes miliciens) / - 7 pts d’emprise sur Krideric.

          Bilan sur Ambrosius :
          Faction juive ultraorthodoxe : - 14 RM (kidnapping de la famille Kirker) / + 13 pts (dont 5 bonus) d’emprise sur Ambrosius
          Faction identitaire : – 6 pts d’emprise sur Ambrosius (kidnapping du dirigeant des jeunes de la Fraktion Atome ; peut-être davantage en fonction des évènements futurs)[/justify]
        • La violence est maintenant à Krideric, tel était le leit-motiv de la nouvelle réunion publique où intervenait le prince Miesko. Le jeune homme, plus rodé à la communication qu’à l’action de terrain fait presque de l’ombre à son père et certains futurs sujets commencent même à crier « Vive le Prince » au lieu de « Vive le Roi ». L’intéressé, prêt à reprendre le trône si besoin, ne voit aucunement son fils comme un concurrent néanmoins et acceptera toute initiative visant à promouvoir l’abandon de la mortifère république et le retour aux traditions chrétiennes. Jusque alors, les royalistes n’ont pas cherché l’affront et d’ailleurs, personne en retour ne le leur a cherché. Une tactique qui paie puisque la faction engrange les soutiens, sans même devoir arpenter le terrain. Les habitués des réunions sont davantage des intellectuels que de potentiels miliciens mais au moins, ils apportent de petits dons. Le peuple n’en peut plus : il veut le roi. Maintenant, à Krideric, sur le trône ! Le règne à venir du roi slave sur ce micro-territoire de moins de 20 000 habitants sera une expérience enrichissante comme décevante. Le roi devra se montrer comme la seule alternative à la folie fasciste des identitaires et surtout, pour avoir une réelle emprise sur la ville, il devra au mieux séduire la mairesse très appréciée de Krideric… au pire l’éliminer. Gouverner contre elle, vivante, est impossible. Et pour ce faire, le roi devra faire des concessions, soit sur ses fidèles soutiens, soit sur sa politique de non-violence. C’est parti !
          Faction royaliste slave : – 6 RF (réunion organisée en urgence) / + 3 RF / + 12 pts (dont 5 bonus) d’emprise sur Krideric
        • La violence est maintenant à Krideric, tel était le leit-motiv de la nouvelle réunion publique où intervenait le prince Miesko. Le jeune homme, plus rodé à la communication qu’à l’action de terrain fait presque de l’ombre à son père et certains futurs sujets commencent même à crier « Vive le Prince » au lieu de « Vive le Roi ». L’intéressé, prêt à reprendre le trône si besoin, ne voit aucunement son fils comme un concurrent néanmoins et acceptera toute initiative visant à promouvoir l’abandon de la mortifère république et le retour aux traditions chrétiennes. Jusque alors, les royalistes n’ont pas cherché l’affront et d’ailleurs, personne en retour ne le leur a cherché. Une tactique qui paie puisque la faction engrange les soutiens, sans même devoir arpenter le terrain. Les habitués des réunions sont davantage des intellectuels que de potentiels miliciens mais au moins, ils apportent de petits dons. Le peuple n’en peut plus : il veut le roi. Maintenant, à Krideric, sur le trône ! Le règne à venir du roi slave sur ce micro-territoire de moins de 20 000 habitants sera une expérience enrichissante comme décevante. Le roi devra se montrer comme la seule alternative à la folie fasciste des identitaires et surtout, pour avoir une réelle emprise sur la ville, il devra au mieux séduire la mairesse très appréciée de Krideric… au pire l’éliminer. Gouverner contre elle, vivante, est impossible. Et pour ce faire, le roi devra faire des concessions, soit sur ses fidèles soutiens, soit sur sa politique de non-violence. Le tout, en contentant le peuple et ses aspirations de paix, de prospérité et d’identité.
          Faction royaliste slave : – 6 RF (réunion organisée en urgence) / + 3 RF / + 12 pts (dont 5 bonus) d’emprise sur Krideric
        • L’ancienne boulangerie, qui faisait aujourd’hui office de quartier général des islamistes, abritait en sous son-sol salle de prière et coffre-fort. Cette étrange cohabitation entre la prière et les billets de banque a limité sérieusement la place disponible autant pour les fidèles que pour l’argent des clients de la nouvelle bancassurance. Sans parler du fait que des agents armés jusqu’aux dents veillaient à garantir la sécurité du sous-sol. Cette sur-occupation de l’espace n’est pas sans conséquence : non seulement le processus de conversion et de radicalisation des esprits ralentit, mais en plus la faction islamiste doit mettre en vieille ses activités, le temps nécessaire pour que la gouvernance de l’Etat libre de Sébaldie reprenne des forces. Cette situation peut durer une semaine : une semaine durant laquelle la bancassurance ne rapportera rien ! Mais le plus important est que la bancassurance n’a pas été saisie par les identitaires. Une autre possibilité, plus évidente, s’ouvre à eux : celle de déménager les fonds dans une autre municipalité. Mais cela est coûteux, financièrement comme militairement. Or, la faction islamiste est au bord de la banque…route. L’avenir est sombre pour elle et son salut ne pourra venir qu’avec des prières et la générosité d’autres factions, qui peuvent avoir un intérêt à avoir les islamistes dans leur poche.
          Faction islamiste : 0 RF (la bancassurance ne rapportera plus rien jusqu’à une solution définitive soit adoptée) / - 12 RF (investissements de sécurité) / + 6 RM (investissements de sécurité) / + 4 pts d’emprise sur Ambrosius

          [hr][/hr]

          La faction royaliste slave remporte la municipalité de Krideric ! Elle remporte ainsi un pactole de 100 RF, elle bénéficie de la possibilité d’appliquer sa politique en lieu et place de l’équipe municipale actuelle par un « Coup d’Etat local ». Pendant trois tours (autrement dit, jusqu’à dimanche 29 mai, 23h59), aucune faction adverse ne pourra jouer sur Krideric, ce qui lui permettra entre autres de faire reculer l’emprise de ses ennemis. Mais la faction a maintenant un rôle : celui de contenter la population locale et la convaincre qu’elle vaut mieux qu’une équipe municipale élue démocratiquement.

          La faction royaliste slave a le droit d’agir sur les deux municipalités tous les jours. Elle peut ainsi augmenter son emprise et sur Krideric et Ambrosius. Lorsque sera mise en jeu la troisième municipalité, elle pourra également y agir. Merci en revanche de préciser la municipalité sur laquelle vous jouez dans l’introduction de votre message.

          Au bout de trois tours (à partir de lundi 30 mai), les factions adverses bénéficieront à leur tour du droit d’agir et sur Krideric et sur Ambrosius. D’ici là, elles ne peuvent agir que sur Ambrosius et sur la troisième municipalité, quand elle sera mise en jeu.

          [hr][/hr]


          État des lieux des factions :
          RF : Ressources financières ~~ RM : Ressources militaires
          • Faction islamiste : 35 RF, 21 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Faction royaliste slave : 167 RF, 100 RM, 1 municipalité contrôlée
          • Faction communiste : 68 RF, 93 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Faction juive ultra-orthodoxe : 26 RF, 104 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Faction identitaire : 22 RF, 91 RM, 1 municipalité contrôlée
          • Faction national-capitaliste : 100 RF, 100 RM, 0 municipalité contrôlée
          • Une idée d'une autre faction ? Voyons ça par MP !
          [hr][/hr]

          Municipalités jouables :
          • N°211 : Ambrosius : gagnée par la faction identitaire (rejouable depuis le 23 mai 2016)
          • N°288 : Krideric gagnée par la faction royaliste slave (rejouable à partir du 29 mai 2016)
          • N°212 : (à venir)



          [hr][/hr]

          Notes HRP :
          • Conformément à ce qui a été convenu, je ne procéderai du lundi au jeudi qu’à deux mises à jour : une le mardi soir après 23h59 heure française ; une le jeudi soir après 23h59 heure française. Vendredi, samedi et dimanche feront l’objet de mises à jour quotidiennes, comme jusqu’à présent.
          • La prochaine journée se déroulera sur 48h : vous ne pouvez poster qu’un message RP par municipalité entre mercredi 0h01 et jeudi soir 23h59. Il n’y aura pas de compte-rendu mercredi soir.
          • De mercredi 0h01 à jeudi 23h59, un bonus d’emprise de 5 % est accordé à chaque joueur qui utilisera dans son même RP toutes les expressions suivantes : « Ah ! Quel plaisir de te voir ! » ; « On n’attire pas les mouches avec du vinaigre. » ; « Je/Il/Elle n’a(i) pas digéré cette trahison… ». Les expressions peuvent être incluses dans un texte descriptif, dans un dialogue, sur une affiche… bref, n’importe où tant qu’elles ne sont pas tronquées. Le bonus ne peut être accordé qu’une fois à chaque joueur. Vous pouvez écrire deux à trois messages RPs pour chaque municipalité mais seul l’un des deux/trois sera pris en compte pour le bonus.
          • Le portrait de la nouvelle municipalité mise en jeu sera publié prochainement. Il se peut très probablement que pour des raisons professionnelles, je ne puisse effectuer la mise à jour jeudi soir comme convenu. Aussi, à ce moment-là, le tour n°11 initialement prévu les mercredi et jeudi sera prolongé jusqu’à vendredi. Il comptera comme « 1 jour IRL ».

            [hr][/hr]
      [/quote]

      [quote][center]Ambrosius
      [[url=http://www.simpolitique.com/post284088.html#p284088]Cliquez ici pour des informations détaillées sur cette municipalité][/url][/center]
          • [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/114023AmbrosiusCentreville.jpg[/img]
            Centre-ville[/center]

            [hr][/hr]

            Emprise des factions sur cette municipalité :
            • Etat de droit : 0 % d’emprise
            • Faction islamiste : 27 %
            • Faction royaliste slave : 14 %
            • Faction communiste : 34 %
            • Faction juive ultra-orthodoxe : 63 %
            • Faction identitaire : 72 % (au pouvoir)
            • Faction national-capitaliste : 0 %


      [/quote]

      [quote][center]Krideric
      [[url=http://www.simpolitique.com/post284750.html#p284750]Cliquez ici pour des informations détaillées sur cette municipalité][/url][/center]
          • [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/718880KridericStatuecelte.jpg[/img]
            Statue celte de la place centrale[/center]

            [hr][/hr]

            Emprise des factions sur cette municipalité :
            • Etat de droit : 0 % d’emprise
            • Faction islamiste : 0 %
            • Faction royaliste slave : 57 % (au pouvoir)
            • Faction communiste : 0 %
            • Faction juive ultra-orthodoxe : 33 %
            • Faction identitaire : 2 %
            • Faction national-capitaliste : 0 %


      [/quote]
      Johel3007

      Message par Johel3007 »

      • Faction jouée : Faction juive ultra-orthodoxe
      • Municipalité jouée : Ambrosius
      • Moyens utilisés :
        • Projet « Gemakkelijk Shekel » : conclusion
      [center][img]http://s33.postimg.org/3pcoetgpr/Israel_Police_Jerusalem_AFP_650x488.jpg[/img][/center]

      La nuit du 12 au 13 Mars 2030 fut mouvementée à Ambrosius.

      À 22h00, après avoir réussi l’enlèvement de Randal Kirker et sa famille, Nossom Liebmann et l’unité mobile de Zakaria Golinki fit une halte sur un chemin forestier dans la campagne entourant Ambrosius, où un autre véhicule les attendait. Pour des raisons de sécurité, ils avaient décidé de se séparer. Nossom prendrait avec lui l’otage principal tandis que Zakaria et ses deux hommes mettraient le cap avec la petite famille sur une planque dont Nossom ignorait la localisation. Les détails furent révisés une dernière fois, chacun s’assurant de disposer de deux téléphones portables et des numéros des autres pour pouvoir garder le contact quoi qu’il arrive.

      À 23h00, Nossom était arrivé à sa planque à lui. Il y garderait Randal Kirker jusqu’au lendemain, où ils appelleraient ses banques pour vider chaque compte bancaire : ceux de l’homme d’affaire, ceux de sa famille, ceux des sociétés dont il était propriétaire, ceux des sociétés où il avait un mandat de gestion… Tous les comptes. Cela fut expliqué à ce brave Randal, dont le teint hésita entre colère livide et malaise verdâtre quand Nossom expliqua que, sans la coopération entière du bonhomme, il serait fait des choses horribles à sa petite famille. Les détails de ces choses sont laissés à l’imagination des lecteurs les plus matures afin de préserver les plus jeunes. L’interrogatoire débuta ensuite, sans violence, juste pour voir jusqu’où le bon Randal Kirker coopérerait. Pour chaque carte bancaire récupérée chez le brave Randal, le code fut fourni. Une fois tout cela couché par écrit, Randal, décidément serviable, fournit les accès à ses messageries et à ses ordinateurs avant d’expliquer ce que chaque clé de son trousseau ouvrait. Enfin, il fut interrogé sur d’éventuels problèmes médicaux que lui ou ses proches auraient : diabète, asthme, allergies,… n’importe quoi qui pourrait compromettre leur survie. Fatigué par cette soirée mouvementée, l’homme d’affaire fut autorisé à se détendre. Fortement invité serait plus exact : gobelet en plastique à la main, il fut forcé de boire de la vodka jusqu’à en être positivement saoul. Trop imbibé que pour être une menace crédible, il fut fouillé une dernière fois, délesté de ses chaussures et pantalons puis attaché par les poignets via un colson en plastique rigide autour d’une colonne en béton soutenant l’édifice. Une épaisse couverture placée sur lui. Le lendemain, il aurait une sérieuse migraine et peut être un rhum… mais il survivrait. Du moins assez longtemps pour être utile. Et surtout, ce soir, il ne serait pas un problème pour Nossom. Il faudrait juste lui faire répéter son texte demain : si on l’appelait, il était malade (ce qui serait techniquement vrai…) et avait pris quelques jours à l’écart d’Ambrosius avec sa famille « pour des affaires privées ».

      À 01h45, après avoir confirmé entre eux par téléphone que tout allait bien, Nossom et Zakaria contactèrent Rabbi Ariel, resté debout précisément pour avoir des nouvelles. Jusque-là, le plan marchait bien. Combiné au bûcher du 11/03/2030, l’État-libre de Sébaldie était poussée dans ses retranchements. Rabbi Ariel se laissa aller à penser que la situation se calmerait, que la spirale de violence et persécution prendrait fin avec ce dernier coup porté aux finances des identitaires : leurs ressources financières au plus bas, leurs troupes décimées, leur crédibilité ruinée par une gouvernance trop impulsive, leur autorité contestée par une opposition « immigrée » des plus féroces, ils devraient s’adoucir ou voir leurs partisans déserter. Peut-être que d’ici quelques semaines, les 4800 foyers juifs qui avaient été évacué au Novacan pourraient revenir. Oui, c’était cela…

      À 02h15, les illusions de paix du vieux rabbin s’évaporèrent : l’unité mobile n°4, en service de 00h00 à 06h00, fit part de mouvements suspects dans les rues. Il faut dire qu’à 02h00 du matin, dans un quartier où la majorité des habitants avaient déserté les lieux voici déjà plusieurs jours, le moindre promeneur avait l’air suspect. Alors des dizaines d’individus armés avançant en chantant l’hymne nationale Sébalde, fatalement, ça se voyait…

      À 02h30, la garde était doublée au Maccabi Ambrosius. En temps normalement, chacune des quatre sections de garnison enchainait 8 heures de garde, les deux dernières se superposant à celles des sections qui les précédaient et suivaient. S’en suivait 8 heures de repos, où la section était éveillée mais pas en poste, et 8 heures de sommeil. Mobiliser cette force fut donc assez rapide, les hommes n’ayant pas à bouger, en soi. Les unités mobiles mirent plus de temps à quitter leurs foyers pour partir au combat mais une fois sur la route, leurs véhicules leur donnaient la mobilité suffisante à compenser leur retard initial.


      La 1ère Bataille d’Ambrosius commençait
      [url=https://www.youtube.com/watch?v=OLVw9bIJta4]Musique d’ambiance[/url]

      À 02h45, les premiers échanges de tir débutaient, alors que les unités mobiles couvraient la retraite des foyers juifs restés chez eux malgré les risques. Une retraite difficile et qui compta son lot de victimes, morts comme blessés mais, une par une, les voitures des familles se mirent en route vers le Maccabi Ambrosius, d’où la retraite finale serait organisée. Dans le ciel noir d’encre d’Ambrosius, le vrombissement léger d’un drone s’entendait, sans pour autant qu’on puisse le voir.

      L’action des unités mobiles fut héroique à tout point de vue. La défense mobile, en droite ligne avec la doctrine du combat retardateur envisagé dès les premiers jours de la CAJ. L’objectif n’était pas de vaincre ou même repousser l’envahisseur. Juste de le ralentir. Et à cet égard, les soldats juifs accomplirent leur mission avec excellence.

      La première phase de la bataille fut pourtant chaotique au possible, les unités mobiles affrontant l’ennemi de manière frontale pour sauver les civils dont les maisons étaient déjà attaquées. Une situation loin d’être idéale quand l’ennemi a un avantage numérique absolu sur vous. Mais si les Sections d’Assaut avaient l’avantage du nombre, leur discipline, entrainement et équipement laissaient à désirer.
      Aux fusils de chasse des miliciens xénophobes, les fusils mitrailleurs des juifs répondirent et il s’avéra que, peu importe votre habilité à tirer le cerf le dimanche matin, garder son calme pour viser quand le « cerf » riposte en rafales contrôlées ne fait pas des merveilles pour la précision.
      Ni pour la discipline d’ailleurs : beaucoup de miliciens étaient jeunes, très jeunes, trop jeunes même parfois et cela se voyaient dans leur attitude, entre les téméraires qui, au cri de « Pour la Sébaldie libre !! », se jettaient en avant avec un courage suicidaire, et les couards qui fuyaient ouvertement dès que leur supérieur (souvent lui-même un rien trop téméraire) était abattu ou forcé à couvert.

      Enfin, l’entrainement. On se souviendra que le « Colonel » Ivan Karkov [url=http://www.simpolitique.com/post284730.html#p284730]avait reçu ses galons moins par expérience militaire qu’en remerciement pour sa généreuse contribution à l’arsenal des Sections d’Assaut : l’homme tenait une boutique de chasse et pêche et avait offert des dizaines de fusils et boites de cartouche.[/url]
      S’il avait bien une solide expérience du tir, son expérience militaire remontait à longtemps et pas exactement comme officier en charge de centaines d’hommes… et encore moins de leur formation. Même en temps normal, former en deux semaines des soldats disciplinés à partir d’une horde de jeunes voyous tenait du miracle pour des instructeurs confirmés alors pour Karkov, nommé Colonel pour des raisons politiques plus que par compétence, ce fut juste impossible.
      Non que l’homme fut incompétent ou n’eut pas fait de son mieux : son plan était solide et bien préparé. Et les membres des SA savaient tous manipuler leurs armes, visaient plus que correctement dans un stand de tir et comprenaient les instructions de base que les anciens policiers qui formaient le corps d’officiers leur hurlaient. Contre les civils désarmés qui fuyaient tel des biches échauffées, le savoir-faire transmit par Karkov fit des miracles.
      Mais les soldats de la CAJ n’étaient pas du gibier sans défense. Et même les policiers n’avaient pas été formés à affronter un déluge d’armes automatiques. Avant l’avènement de l’État-libre de Sébaldie, [url=http://www.simpolitique.com/post284649.html#p284649]ils avaient même fait bloc pour refuser de se mesurer aux islamistes sans avoir des moyens militaires.[/url] À présent, on les envoyait à la boucherie contre un autre genre de « terroristes » mieux équipés et mieux entrainés à la guérilla urbaine qu’ils ne l’étaient présentement.
      C’est tout de même avec plusieurs blessés que les unités mobiles se désengagèrent de ce premier affrontement, abandonnant plusieurs blocs d’habitation aux identitaires.

      Un abandon qui n’eut toutefois rien d’une déroute :

      Pénétrant dans les maisons puis montant à l’étage, les soldats juifs brisaient quelques fenêtres pour ensuite prendre par surprise leurs adversaires quand ceux-ci s’enfonçaient victorieux dans une rue. Le tir de suppression qui suivait en réponse forçait le tireur à se mettre à couvert et à ramper jusqu’au jardin, d’où il pourrait s’enfuir en enjambant les haies. Une tactique risquée si tentée en solo, l’évacuation étant plus lente que la charge des opposants qui, couvert par le tir de suppression de leurs alliés, auraient pu progresser sans trop de risque jusqu’à l’entrée du bâtiment… si un deuxième tireur, dans une des maisons en face, ne les arrosait pas peu avant leur entrée, au moment où ils étaient les plus exposés. Attendant au volant d’une voiture le duo de tireurs embusqués au carrefour suivant, le troisième homme de l’unité les emmenait ensuite à travers Ambrosius, en sûreté, en attendant les instructions radios du déploiement pour la prochaine embuscade.

      Face à ce harcèlement, une fois les premiers morts, blessés et déserteurs écartés, les Sections d’Assaut adoptèrent une attitude plus prudente, progressant de couvert en couvert et sécurisant chaque maison où était soupçonnée la présence d’un soldat juif. Les indices abondaient, à ce niveau : porte fracturée, fenêtre cassée… le problème étant que les juifs comptaient là-dessus, brisant des fenêtres de maisons inoccupées via un caillou bien placé, juste pour occuper plusieurs dizaines de minutes une section ennemie entière. La plupart du temps, ces maisons fouillées étaient vides de juifs… et parfois, dès les premiers mètres en direction du porche, une rafale accueillait les miliciens identitaires, leur rappelant d’être prudents et méticuleux. La plupart du temps, les Sections d’Assaut le furent. La sélection naturelle s’occupa de celles qui ne l’étaient pas assez…

      L’autre menace pour les Sections d’Assaut vint justement de la vitesse des unités mobiles qui, motorisées, pouvaient se redéployer facilement. En dépit de leur avantage numérique, les Sections d’Assaut avaient un large front à couvrir, les familles juives et leurs sympathisants étant dispersés un peu partout dans la ville. Raison pour laquelle Ivan Krakov avait choisi de concentrer son assaut sur des rues précises, identifiées à l’avance, plutôt que de faire une avancée selon une ligne de front couvrant toute la largeur de la ville. Mode opératoire parfait pour des arrestations dans une zone où l’opposition armée est inexistante, on voyait sans doute dans ce plan la patte de certains fonctionnaires de police. Mais il y avait une opposition armée et même paramilitaire dans ces zones, ce qui remettait bien des choses en cause. Sans une ligne de front cohérente, les miliciens identitaires ne purent contrôler les mouvements des unités mobiles de la CAJ, qui empruntèrent simplement d’autres axes routiers lorsqu’une rue était bloquée, contournant souvent une colonne des Sections d’Assaut pour ensuite la prendre à revers, mitraillant les malheureux en passant en trombe dans la rue avant que quiconque puisse réagir. Les dégats de telles attaques étaient d’avantage psychologique que matériel mais ils accomplissaient le but : ralentir. Chaque minute gagnée représentait une famille qui pouvait quitter sa maison et prendre la route pour le sanctuaire de la CAJ. Et pour les 300 familles juives, il faudrait donc de nombreuses minutes.

      Guidés depuis le ciel par le drone, les unités mobiles se déployèrent et se redéployèrent ainsi continuellement, se portant assistance mutuellement quand nécessaire et évitant de se faire engluer dans des affrontements durables où les Sections d’Assaut finiraient par triompher sous le poids du nombre. L’objectif n’était pas de tuer l’ennemi. Juste de le ralentir pour permettre aux foyers juifs de rejoindre le club de football.
      Il arriva toutefois un moment où l’étau se resserra : plus assez de rues à utiliser comme killzones, un front trop resserré où la densité de troupes ennemies empêchait de le pénétrer en force et contourner leur dispositif.

      À 08h00, les unités mobiles se désengagèrent entièrement sur toute la ligne de front. Les munitions étaient faibles, les blessés nombreux. La section n°3 avait même été entièrement annihilée. Elles prirent la route pour le club de football où un premier convoi avait été organisé. La colonne de véhicules se mit en marche pour le Novacan, laissant derrière les blessés intransportables et ceux pour qui aucun véhicule n’était disponible… ainsi qu’une garnison de 12 soldats de la CAJ, complétés par quelques volontaires de dernière minute à qui on distribua des fusils pris sur les miliciens identitaires tués durant la nuit. Ensemble, ils patientèrent, s’attendant à un siège mais espérant tous que, blessés et apeurés, les chiens enragés des Sections d’Assaut sonnent la retraite.


      [quote]En accord avec Gwenael[/quote]


      [center]--------------------------------------------------[/center]

      À 10h00, Nossom Liebmann était revenu à sa planque. Il avait dormi quelques heures dans un hôtel d’une ville voisine avant d’aller faire un premier retrait avec les cartes de Randal Kirker, d’avantage pour tester la coopération de l’otage que pour faire fortune : les banques Sébaldes imposaient des limites sur les retraits cash en terme de montants et de fréquences.
      Il avait réveillé Randal en lui versant de l’eau glacée sur la tête, avant de lui tendre la bouteille : pour la gueule de bois, mieux valait s’hydrater.


      Nossom Liebmann :
      «- Randal, Randal !! Ah ! Quel plaisir de te voir ! J’ai une mauvaise nouvelle pour toi !!»

      Randal ne répondit pas. Pas la force, pas l’envie, pas la certitude que son interlocuteur veuille qu’il réponde. Il jeta un regard fatigué et nauséeux à son ravisseur qui, lui, souriait à belles dents.

      Nossom Liebmann :
      « -La mauvaise nouvelle, pour toi, c’est que tes petits camarades ont été très actifs cette nuit. En ce moment même, ils font la une à la radio et à la télévision : ça se mitraille partout à Ambrosius !! Je ne sais pas ce qui a déclenché tout ça mais une chose est sûre, on va avoir du mal à conclure le deal qu’on avait prévu hier. Si c’est à cause de ta disparition que les Sections d’Assaut se sont senti pousser des couilles, téléphoner à une banque pour demander qu’on prépare du pognon n’est pas une bonne idée. Pas tout de suite en tout cas.
      Donc, j’ai deux options :
      Option n°1, je continue de retirer de l’argent dans des distributeurs automatiques jusqu’à ce que cela ne marche plus. Et là, on demandera une rançon. Évidemment, ça veut dire qu’on va devoir passer un peu plus de temps ensemble que prévu, toi et moi. Et pareil pour ta famille avec mes potes. Bien que tu me sois très sympathique, j’ai l’impression que ce sentiment n’est pas réciproque.
      D’où l’option n°2 : je te pète un peu la gueule, tu lis un petit texte devant une caméra pour demander que tes potes paient une rançon, libèrent tous les esclaves et leurs familles puis arrêtent leurs conneries. On la poste sur la toile, on voit comment ils réagissent. Là, s’ils coopèrent, cela aidera bien mes finances et devrait aussi sauver la vie de pas mal de MES potes, donc on te libère… mais pas ta famille. Pas tout de suite car tu auras d’abord une mission importante à réaliser, mon cher Randal. Et je crois que tu ne vas pas l’aimer du tout… mais c’est un autre débat.

      La question est donc, mon bon Randal, quelle option choisir ?
      Avec l’option n°1, j’ai un peu de pognon mais tu perdras de ta valeur jour après jour aux yeux des identitaires, jusqu’à ce que Caspar te remplace. Et là… tu cesses de m’être utile car jamais ils ne paieront la rançon. Si tu savais combien de leurs fidèles patriotes ils ont laissé sur le pavé hier, tu comprendras que la vie humaine, même de leurs amis, ça vaut rien à leurs yeux.
      Avec l’option n°2, c’est un peu quitte ou double : on profite du fait que tu as encore un peu d’influence au sein de la fraction atome pour qu’elle désire te voir libre. On attire pas les mouches avec du vinaigre après tout et ils ne rachèteront pas ta couenne de porc identitaire si elle n’a pas un peu de valeur, ne serait-ce que sur le plan des relations publiques : ils ont besoin de tune et tu connais du monde dans le milieu des affaires, non ? Bref, si ça marche, tout le monde est heureux. Si ça foire, j’ai juste perdu mon temps avec toi… et on trouvera des petits morceaux de « vrais Sébaldes » dans un coli envoyé directement à l’ami Caspar. Et aussi, il faut que je puisse te faire confiance car tu auras ce petit boulot à faire pour moi.

      Alors, ce sera quoi… mon bon Randal ? »


      Randal ne disait rien. Il buvait. Il continua de boire jusqu’à ce que Nossom envoie un coup de pied, faisant voler la bouteille à travers la pièce.

      Nossom Liebmann :
      « -Tu m’écoutes au moins, hé !!!? »

      L’homme d’affaire leva un regard défiant vers son ravisseur.

      Randal Kirker :
      « - Krijg de klere, makake !! »

      Et sur ce, avec une détermination qui fit peur à voir même au mercenaire endurci qu’était Nossom, ce bon Randal Kirker se mordit la langue. Plusieurs fois. Jusqu’à ce que ses incisives aient raison du muscle et, avant que Nossom puisse faire quoique ce soit, le flot de sang fut incontrôlable, les mâchoires fermées de Randal empêchant toute aide jusqu’à ce que ses forces le désertent et qu’il soit trop tard.

      Nossom Liebmann :
      « -Aaaaaaaaaaaaaaaaah !!! … Vraiment ?!!! Vraiment, Randal !!? Et je t’avais même pas dis c’était quoi, ce job !! »

      [quote]En accord avec Thunderload[/quote]

      [center]--------------------------------------------------[/center]

      À 12h00, les unités mobiles achevèrent le convoi vers Novacan, mettant en sûreté une bonne partie des derniers foyers juifs d’Ambrosius. Une concertation téléphonique avec Rabbi Ariel confirma qu’elles seraient inutiles sans une bonne dose de repos. Les soldats de la CAJ dormiraient donc à Novacan et reviendraient plus tard à Ambrosius.

      [center]--------------------------------------------------[/center]

      [center][img]http://s33.postimg.org/qd2l9neu7/advertising_media_kidnapping_small_50091.jpg[/img][/center]

      À 20h00, dans une maison isolée au cœur de la campagne entourant Ambrosius, non loin des fermes où travaillaient jadis des Barejbaliens mais qui aujourd’hui étaient à l’arrêt pour cause de récoltes brûlées, le fils aîné de Randal Kirker se préparait pour ses débuts sur le petit écran. Une production amateur, programmée voici quelques jours à peine. Assez modeste pour un premier film mais sans importance, considérant qu’il s’agirait sans doute du dernier.
      Attaché à une chaise, le jeune homme avait l’air épuisé et abattu. Autour de lui, le reste des acteurs : deux authentiques islamistes de Sébaldie, à l’accent Barebjalien prononcé et aux fusils mitrailleurs gigakovs on ne pouvait plus réels. Et hors du champ, le metteur en scène et directeur artistique, Nossom Liebmann, dirigeait la manœuvre d’un ton faussement jovial. L’homme au crâne rasé lui avait expliqué que la fraction atome avait payé la rançon pour son père… et seulement pour son père. Randal Kirker lui-même n’avait pas voulu dépenser un centime de plus que nécessaire pour se sauver, lui, au mépris de sa famille. Sa mère et ses deux petites sœurs étaient visibles devant lui, bâillonnées et, elles aussi, abandonnées par celui qui était censé les protéger. Fils et père ne s’étaient jamais vraiment entendu mais cela n’empêchait pas le premier d’être surpris : son père, malgré ses fautes, ne le frappait pas comme un lâche. Et pourtant, il en était ainsi : comment sinon expliquer que l’homme d’affaire richissime soit absent alors que le reste de la famille attendait d’être exécutée ? Il n’avait pas digéré cette trahison… mais au moins lui, Bart Kirker, ferait son possible pour être un homme : il allait mourir, comme un chien, en salissant son honneur et en ravalant sa fierté… mais on lui avait promis que s’il coopérait, sa mère et ses sœurs auraient une mort rapide et sans subir de sévices.

      Le prompteur se mit en marche, entonnant un décompte. Trois…. Deux…. Un….


      Bart Kirker :
      « -Mon nom est Bart Kirker, né le 10 Avril 2009 à Ambrosius, fils de Margaretta Kirker et de Randal Kirker. Moi et ma famille sommes actuellement prisonniers en raison des crimes de mon père et de ses complices, les lâches brutes syphilitiques qui se nomment « Fraction Atome » ainsi que les dirigeants du soit-disant « État-libre de Sébaldie ». Leurs crimes sont nombreux mais le plus grand reste de défier la volonté d’Allah. Pourtant, c’est pour d’autres crimes que je paie aujourd’hui de ma vie.
      Les dirigeants du soit-disant « État-libre de Sébaldie », à travers leur bras armé des Sections d’Assaut, tuent, torturent, battent, volent, violent et asservissent les vrais fidèles. Ils prétendent ainsi contribuer à créer une nation plus forte, plus pure et plus sûre, débarassée du fléau que sont les immigrés et Sébaldes d’origine étrangère. Mais combien de « vrais » Sébaldes avaient perdu la vie à Ambrosius avant que le soit-disant « État-libre de Sébaldie » ne débute sa croisade sanglante ? Combien on périt depuis ? Non content de provoquer la colère de ceux qu’il voit comme des sous-hommes, le soit-disant « État-libre de Sébaldie » s’avère incapable de protéger ses propres citoyens.
      Je ne suis pas le premier à tomber en raison de la folie intolérante de Caspar Maas. Mais il appartient à Casper Maas que je sois le dernier : qu’il libère les esclaves et les laissent quitter Ambrosius et qu’il cesse les arrestations et autres discriminations sur base de l’ethnie ou la religion. Sans cela, d’autres exécutions suivront. Hommes, femmes, enfants, vieillards. Nul ne sera à l’abri. Je suis le fils d’un des hommes les plus influents au sein de l’État-libre de Sébaldie et personne n’a pu me protéger moi, ma mère, mes sœurs ou même mon père. Que pensez-vous que les Sections d’Assaut puissent faire pour protéger de simples citoyens. Elles n’en ont pas la volonté. Elles n’en ont pas la capacité. »


      La ligne suivante était la dernière. Et c’était la plus dure à énoncer. Pas tant la prononciation que le poids sur l’honneur du jeune homme et sur sa foi. Un regard à ses sœurs suffit toutefois à le décider.

      Bart Kirker :
      « -Oh Allah, pardonne moi ainsi qu'à tous ceux que j'ai offensé, ceux envers qui j'ai péché, ceux à qui je suis redevable de quoi que ce soit. Je reviens vers toi repentant, oh Allah, de toute chose que j'ai faite ou dite que tu n'agrées pas. Allahu akbar !! Allahu akbar !! »

      Islamiste n°1 :
      « - Allahu akbar !! »

      Et le couteau trancha la carotide.

      Islamiste n°2 :
      « - Il est mort repenti. Beaucoup parmi vous, infidèles, n’auront pas cette chance. Ceux sur qui vous comptez pour vous protéger sont faibles, incompétents et lâches. Ils préfèrent fuir que d’affronter ceux qu’ils appellent des êtres inférieurs, ne trouvant du courage que lorsque leur ennemi est enchainé et qu’ils sont eux-mêmes armés.
      Nous, les vrais serviteurs d’Allah, revendiquons l’attentat du 11/03/2030 où tant de vos fils et filles ont péri. C’était un acte de représailles suite à l’exécution de nos frères emprisonnés. Pour chaque fidèle tué, douze infidèles trouveront la mort !!
      Mais Allah est miséricordieux. Que s’arrêtent les violences de votre gouvernement, que s’ouvrent les prisons de votre État-libre de Sébaldie et que soient libérés les esclaves que vous avez pris sous « tutelle ». Alors, et alors seulement, les vies de vos enfants seront épargnées. »


      Nossom Liebmann :
      « -Coupez !! On va dire que ça va. Pas besoin d’une deuxième prise. »

      Islamiste n°2 :
      « - Un peu tard pour ça : il est mort. »

      Nossom Liebmann :
      « -Si vous y tenez, on a ses doublures... »

      Un regard de terreur passa chez les femmes assises au sol. Mais indépendamment de leur sort, leur frère et fils ferait le buzz sur la Toile.
      Par son sacrifice, il ferait se questionner plus d'un identitaire modéré sur le bien-fondé de ce combat qu'il ne pouvait pas gagner.
      Et avec un peu de chance, la CAJ verrait cette vidéo récupérée par leur nouvel orateur par procuration...


      [quote]En accord avec Nassadam94
      -2 RM pour la faction juive
      +2 RM pour la faction islamiste[/quote]
      Otto

      Message par Otto »

      • Faction jouée : Faction royaliste slave
      • Municipalité jouée : Krideric
      • Moyens utilisés : Création d'une Caisse Sociale et de corporation
      Dans les rues, on entonnait déjà les traditionnels chants royalistes slaves. Les "Vive le Roi, à bas la République / Vive le Roi, il défendra nos droits" étaient scandés avec joie par ceux qui avaient la petite ville. Mais déjà, il fallait organiser la vie ici. Pour cela, Valerian Belsmov avait réuni ses fidèles de "Krideric et Chrétienté" mais aussi de simples sympathisants voir de simples curieux à l'intérieur d'un bar-tabac, le Lion Bleu, pour une grande réunion publique. Il laissait le prince, qu'il appelait Monseigneur, s'occuper de la politique institutionnelle, lui s'occuperait d'organiser le "pays réel".

      Pour débuter cette organisation, la réunion du jour devait poser les bases du nouveau système social. Debout sur une table, il prit la parole. Il expliqua qu'il n'était plus possible de vivre à l'intérieur d'un système libéral et mondialisé et qu'il était temps que la province reprenne ce qui lui revienne de droit. Il était temps de renouer les contacts avec ses voisins, les premiers avec qui s'exerce la solidarité. Pour cela, le boyard montra à ses fidèles une urne dont le fond était déjà remplie par les billets des notables que Belsmov avait rencontré lors de son précédent dîner. Il expliqua à la foule que cette urne représentait le Crédit Social de Krideric. Désormais, chacun y participerait à la hauteur de ses moyens et tous pourrait venir y piocher, sous le contrôle d'un modérateur social. Bien évidemment, seul pourrait venir y piocher ceux qui ont déjà cotisé. Cette forme de solidarité rencontrait un franc succès dans la salle : les gens présents, des travailleurs viticoles, fidèles des paroisses, juifs un peu curieux de ce qu'il se passe du côté des royalistes, remplirent l'urne en émargeant la liste des participants au Crédit Social. ils élurent également quatre modérateur à main levé, afin d'être sûr qu'il n'y aura aucune fraude. Cette initiative avait également rencontré un grand succès chez les notables, qui voyaient enfin les charges sociales être utile à quelque d'autre qu'à engraisser un Etat lointain... Bref, chacun se retrouvait dans ce beau projet de solidarité.

      A l'intérieur du bar, un groupe de paysan était là. Après que l'euphorie autour de celui-ci se fut calmée, l'un d'entre eux, pris dans la joie des changements économiques et sociaux apportés par le retour de la monarchie, proposa aux autres paysans de quitter les syndicats paysans auxquels ils avaient adhéré depuis trop longtemps, engraissant une association aux services des industriels de l'agro-alimentaire, pour se réunir à l'intérieur de la Corporation Paysanne. Cette corporation, tout en reconnaissant la propriété de leur terre et de leur matériel par les paysans, bénéficiera d'une caisse commune permettant l'achat de matériel commun et d'un système social capable de remplacer le système social sébalde, qui désormais serait inexistant ici. En secret, Belsmov espérait qu'à terme, les ouvriers de la région fasse de même. Les petits commerces n'étaient néanmoins pas concernés par ce système dans l'esprit des royalistes. En effet, les corporations ne seraient remettre en cause le droit de commercer : les petits commerçants juifs de Krideric, dont certains avaient exprimés leur crainte du mouvement corporatiste auprès du prince, pouvait conserver leurs magasins et travailler dans ce nouveau cadre.

      Désormais, les bases du nouveau système économico-social de Krideric était posées : d'un côté, le Crédit Social marquait le remplacement de la sécurité sociale sébalde, lointaine et inutile, par un système local et oeuvrant réellement pour le bien de ses cotisants, et de l'autre, les corporations signifierait la reprise en main de l'économie localement.
      Sébaldie

      Message par Sébaldie »

      [quote][center]Friedenstempel
      [Fiche municipalité][/center]
          • [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/410971FriendenstempelBetteraves.jpg[/img]
            [img]http://img15.hostingpics.net/pics/782694FriendenstempelHoteldeville.jpg[/img][img]http://img15.hostingpics.net/pics/554787FriendenstempelDouanes.jpg[/img]
            Champ de betteraves avec en arrière-plan le « temple de la paix »
            Hôtel de Ville – Douanes récentes entre Friedenstempel et la province de Novacan

            (Crédits photos : Braine-l'Alleud, Belgique et Nivelles, Belgique)[/center]

            [justify]Friendstempel, le « temple de la paix », renoue avec son passé de ville frontalière malgré elle, suite au repli de la province de Novacan dont elle est voisine. Economiquement dominée par l'industrie agrochimique et de machinerie, elle est à l'image du gouvernement traversée par une instabilité politique. Le maire nationaliste a démissionné en protestant contre la colonie juive qui est en train de s'établir tandis que la renaissance des royalistes slaves n'évoque pas des souvenirs plus heureux.[/justify]

            [hr][/hr]

            Données générales :
            • Population : 33 700 habitants.
            • Gentilé : Libre-templier(s), Libre-templière(s)
            • Étiquette du maire : nationaliste (démissionnaire depuis janvier 2030, nouvelles élections initialement prévues en mai 2030)
            • Géographie physique : plaines, quelques buttes et collines, zone soumise à de fortes amplitudes thermiques
            • Localisation sur la carte des municipalités : # 212
            [hr][/hr]

            Infrastructures et économie:
            • Située à la frontière avec la province de Novacan, Friedenstempel en est la principale porte d’entrée. Elle est dotée d’une voie routière rapide qui transite de Gelnoberg, à Nova-Lenbruck en passant par Ambrosius et par elle.
            • La municipalité est dotée d’une gare ferroviaire, de fret comme de passagers qui relie Gelnoberg à Nova-Lenbruck, en passant par Ambrosius.
            • Depuis la promulgation de la [url=http://www.simpolitique.com/post270543.html#p270543]loi MSER1-2028 accordant une semi-autonomie à la province de Novacan[/url], la province de Novacan peut légalement, à ses frais, instituer des douanes à l’intérieur même de la Sébaldie, à ses frontières et donc gérer le flux de personnes et de marchandises en provenance de tout le reste de la Sébaldie. C’est ce qu’elle a fait à partir de la fin de l’année 2028. Cette décision a ralenti l’économie de Freidenstempel, la province de Novacan ayant décidé de limiter les échanges avec cette ville dont la couleur politique ne lui convient pas.
            • L'agriculture à Freidenstempel n’est pas négligeable mais ne constitue pas la majeure partie de son économie. La majorité de la ville est urbanisée et développe plutôt des cultures hors-sol. Néanmoins, le sud est plus rural et concentre quelques champs de betterave et dans une moindre mesure, de blé. Des productions frutières, plus modestes (de fraises notamment) complètent le paysage agricole.
            • L’industrie pondéreuse s’était développée du temps où Friedenstempel était une ville frontalière (jusqu’au début du XXe siècle) : sa localisation à la frontière avec l’Ouest lui permettait d’alléger les frais de ports de ses produits industriels, pour l’exportation vers les autres pays. Parmi ces produits pondéreux, la métallurgie constitue un maillon notable de l’industrie locale, tout comme la fabrication d’engins de construction, de levage, de manutention. Première entreprise de Sébaldie, le géant pharmaceutique Bergensberg, y a une importante assise, avec l’implantation d’un site pour sa filière de fabrication de produits agrochimiques. L’équipe municipale nationaliste a limité tant que possible l’arrivée de groupes étrangers. Le groupe cyrénan Ostell Machinery, spécialisé dans le matériel de levage et de manutention, est présent toutefois.
            • Freidenstempel n’est guère une ville à visiter, le tourisme y est inexistant sauf pour visiter le « temple de le paix » qui surplombe les champs de betterave au sud. Des groupes bancaires novacanais constituent l’essentiel de l’économie tertiaire. L’industrie pondéreuse a logiquement développé des commerces de gros et de détail « tous publics » dans les produits pondéreux, notamment dans la machinerie. Freidenstempel est le lieu idéal en Sébaldie pour acheter des appareils ménagers : les firmes étrangères KENT (Oceania), Smart Home domotique (Centralia), Sisowath AB (Kaiyuan) et Rex Corporex (Aiglantine) y ont ouvert leurs boutiques.
            • Avant que ne soit annexé l’actuelle province juive de Novacan (qui était l’Etat libre de Lenbruck) dans la première décennie du XXe siècle, Freidenstempel était une ville frontalière avec l’Ouest. Elle a su tirer bénéfice de ses échanges avec les Novacanais, si bien que Freidenstempel constitue une « ville amie » pour les juifs, qui y ont beaucoup investi. Cependant, depuis les années 2000 et la montée en puissance du sionisme, le Novacan a commencé à faire part de ses revendications territoriales et indépendantistes, et donc a coupé peu à peu les ponts avec sa ville voisine. En réponse, Freidenstempel a élu une équipe municipale nationaliste. Les échanges économiques entre le Novacan et la municipalité ont diminué comme peau de chagrin et la tension est montée à son paroxysme avec l’érection de frontières et de douanes, qui rappelle la situation au XIXe siècle.
            • L’économie souterraine est un fléau pour Freidenstempel. Quelques douaniers corrompus n’hésitent pas à y faire circuler de la drogue dure (cocaïne et héroïne), en provenance de Cyrénanie notamment, moyennant de très généreux pots-de-vin. Les revendeurs de drogue sont généralement des Novacanais et des juifs installés à Freidenstempel qui jouissent d’excellents rapports avec la Cyrénanie. Les clients sont pour la plupart des Sébaldes « de souche ». Par ailleurs, sont régulièrement fermés à Freidenstempel des casinos qui tombent dans la clandestinité et l’embauche de travailleurs non déclarés pour survivre financièrement. Lorsqu’elle fut une ville frontalière, Freidenstempel regorgeait de « [url=http://www.simpolitique.com/post280670.html#p280670]grenswinkels[/url] » (« magasins de frontière »). Tous ont mis la clé sur la porte au moment de l’annexion du Novacan, perdant de leur intérêt. Les activités tentent donc de survivre clandestinement.
            [hr][/hr]

            Sociologie et population :
            • 1 % de musulmans. Freidenstempel est la ville de l’Ouest-Gelnan la moins peuplée par des musulmans, en nombre comme en proportion. On estime leur nombre à 300 tout au plus.
            • 36 % de Juifs. Freidenstempel a la proportion de juifs la plus importante du Gelnan. Peu orthodoxes, ces Juifs le sont d’abord de culture. Exerçant des postes de haute responsabilité dans les groupes cyrénans de machineries et gardant une emprise sur l’économie souterraine, ils sont partout mais invisibles. Leur éloignement de l’orthodoxie les rend « normaux », comme le Sébalde lambda. Les Juifs souffrent néanmoins d’un déficit de sympathie important dans la municipalité de la part des non-Juifs.
            • 31 % de chrétiens, essentiellement orthodoxes, même si une communauté protestante d’au moins 2000 fidèles est également présente. Juifs et Chrétiens protestants entretiennent des relations très cordiales, les Chrétiens orthodoxes un peu moins. Le caractère peu orthodoxe de la pratique religieuse juive y a contribué, tout comme les certaines affinités que l’on peut retrouver entre la foi juive et la foi protestante.
            • Friedenstempel signifie « Temple de la paix » en allemand. Ce nom a été donné au moment de l’indépendance sébalde en 1815, où les révolutionnaires républicains ont rebouté les envahisseurs slaves venus d’Est-Alméra et du Saint-Empire orthodoxe au Jeekim. La maison Maksimov, qui régna sur la Sébaldie jusqu’à cette date, n’avait alors plus droit de cité. Heureusement pour elle, l’histoire panse les plaies et la haine contre les Slaves s’est largement calmée même si quelques relents subsistent. Friedenstempel risque donc d’être la prise la plus difficile pour les royalistes. Les habitants ont encore moins d’estime pour les Juifs en fait. Une butte qui surplombe les champs de betteraves a permis d’avoir un avantage sur les envahisseurs. Elle est aujourd’hui ornée d’une statue rappelant ces heures les plus glorieuses. Cette butte fut baptisée "temple de la paix" qui, à son tour, baptisera la municipalité.
            • Friedenstempel fut le théâtre [url=http://www.simpolitique.com/post267886.html#p267886]d’affronts en janvier 2028[/url] entre Juifs et Musulmans. Ceux-ci ont été violemment réprimés par la province de Novacan qui, profitant d’une compétence sécuritaire paramilitaire, l’a déléguée au groupe [url=http://www.simpolitique.com/maghen-international-t12774.html]Maghen International[/url]. En réponse à ces affronts, au copinage du gouvernement avec le Novacan et à l’octroi de prérogatives supplémentaires, le maire nationaliste a annoncé sa démission en janvier pour protester. À l’image du gouvernement, la municipalité est donc composée d’une équipe intérimaire le temps que soient organisées de nouvelles élections… ou pas !
            • Un camp de réfugiés varloviens et constanciens est installée à la périphérie de la ville. Les groupes antifascistes gardent une réelle emprise sur ce camp et n’hésitent pas à repousser les identitaires un peu zélés qui s’en offusqueraient. À vrai dire, les habitants de Friedenstempel préfèrent les nationalistes modérés aux identitaires purs et durs car longtemps la ville a coopéré avec ses voisins (juifs notamment) et a refusé le repli.

            Ce qui n’est pas mentionné est laissé libre à votre imagination. N’hésitez pas à enrichir le profil de cette municipalité par d’autres détails.

            [hr][/hr]

            Emprise des factions sur cette municipalité :
            • Etat de droit : 100 % d’emprise
            • Faction islamiste : 0 %
            • Faction royaliste slave : 0 %
            • Faction communiste : 0 %
            • Faction juive ultra-orthodoxe : 0 %
            • Faction identitaire : 0 %
            • Faction national-capitaliste : 0 %

        [/quote]
        Johel3007

        Message par Johel3007 »

        • Faction jouée : Faction juive ultra-orthodoxe
        • Municipalité jouée : Friedenstempel
        • Moyens utilisés :
          • Camp temporaire au temple de la paix
          • Appel à la solidarité entre juifs pour avoir des logements temporaires
          • Propagande par bouche à oreille pour du recrutement de volontaires et des dons financiers
        [center][img]http://s33.postimg.org/bw6gu6zhr/waterloo_945927a.jpg[/img][/center]

        Suite à la bataille d’Ambrosius qui venait d’avoir lieu, le convoi d’évacuation des derniers foyers juifs était passé par la route principale qui coupait les champs de Friedenstempel. Le lieu, hautement chargé de symbole, fut choisi par beaucoup pour s’arrêter. Tandis que les unités mobiles achevaient d’escorter les véhicules où les blessés étaient conduits aux hôpitaux du Novacan, ce furent donc quelques 860 hommes, femmes et enfants qui s’assemblèrent sur la butte du temple de la paix, dominant la région de toute sa hauteur.
        Ils furent rejoins plus tard dans l’après-midi par le rabbin de Friedenstempel et les quelques familles de fidèles dévots qu’il rassemblait autour de sa synagogue. Très vite, par le réseau du bouche à oreille, la nouvelle fut passée à travers l’imposante population juive de la municipalité : des réfugiés d’Ambrosius campaient sur le temple de la paix. Vivres, médicaments et couvertures affluèrent comme si les populations étaient des victimes de guerre échoués sur les côtes Sébaldes. Un geste apprécié mais que beaucoup de réfugiés refusèrent : ils avaient juste besoin d’un toit pour quelques nuits tout au plus. Ambrosius serait libéré assez tôt.

        Dans l’intervalle, ils racontaient les horreurs qu’ils avaient vécus et ce que cela impliquait pour leurs familles mais aussi pour nombre d’immigrés ou même de Sébalde « d’origine étrangère ». Entre les enfants levés en pleine nuit pour fuir, les proches abattus en pleine fuite, les grands-parents laissés derrière et qui seraient forcés de signer un acte de tutelle avant d’être abattus à leur tour, les véhicules et foyers incendiés lors des pillages… il y avait plus qu’assez pour faire réfléchir même les « Sébaldes d’origine juive » pour qui la synagogue faisait partie du paysage et rien d’autre.
        Si l’État-libre de Sébaldie ou ses partisans gagnaient les portes de Friedenstempel, le sang coulerait à flot. Les opinions politiques neutres de certains ne les sauveraient pas du couperet, forçant les juifs à passer la frontière. Ce discours fit son impression et fut relayé jusqu’au camp de réfugiés où Varloviens anti-fascistes et Constanciens anti-communistes cohabitaient dans une paix tendue. Eux aussi avaient à perdre au change : s’ils retournaient chez eux, ils étaient morts, ce qui était ce que le programme identitaire comme royaliste leur promettaient en substance, même si le premier était nettement plus direct et agressif que le second. Ils devraient émigrer à nouveau, vers le Novacan cette fois.
        Plus pragmatique encore était le fait tout simple que les petits commerces transfrontaliers entre Friedenstempel et le Novacan cesseraient si les identitaires arrivaient jusqu’à la municipalité. En tant qu’étranger à leur « État-libre », il ne serait pas possible de rentrer, sauf clandestinement. Et un Sébalde « pur souche » risquait un peu de prison pour contrebande, un Sébalde « juif » serait pour sa part vendu comme du bétail ou exécuté sur place. Oi vei !! On ne pouvait pas l’envisager !! Nombre de juifs de Friedenstempel devaient leur bonne fortune à la vente de stupéfiants et autres produits venus du Novacan et écouler en circuit court directement à Friedenstempel. Ils étaient les riches intermédiaires d’un commerce juteux que, à cause de leur religion ET ethnie, ils ne pourraient plus pratiquer si les identitaires prenaient le pouvoir.
        Et il y avait pire : si la Sébaldie entière succombait à la psychose identitaire, alors le Novacan autonomiste lui-même ne serait pas un sanctuaire, son territoire étant assumé être une part indivisible de la nation Sébalde, en dépit d’un peuplement juif à 70%. Ce peuplement serait traité avec la même brutalité mécanique que les 15% de juifs d’Ambrosius : intimidation, arrestation, mise en esclavage, exécution…
        Oh, oui, bien sûr, le Novacan se battrait. Avec sa puissance économique, il lèverait une armée. Il ferait appel à l’internationale juive, dont la Cyrénanie, pour obtenir du matériel militaire moderne en quantité. Il cajolerait diplomatiquement les états du Monde Libre pour protéger sa population du carnage. Et l’État-libre de Sébaldie serait vaincu. Mais combien de civils innocents périraient dans l’assaut initial ? Ne valait-il mieux pas tuer le cancer dès ses premiers signes de la tumeur plutôt que de devoir traiter une prolifération généralisée ?

        C’est ces inquiétudes de pure survie et défense de leurs intérêts que plusieurs juifs et quelques réfugiés Varloviens et Constanciens questionnèrent les juifs d’Ambrosius sur la Cellule d’Autodéfense Juive de leur municipalité. Et juste comme cela, Nossom Liebmann venait de gagner un nouveau travail tandis que Rabbi Ariel venait de gagner un nouveau terrain de recrutement. Aucun des deux ne le savait pour l’instant mais les familles juives réfugiées sur le temple de la paix se chargeaient déjà de la propagande et du recrutement. Elles faisaient partie de ces 20% de juifs qui n’avaient PAS voulu fuir dès les premiers jours de l’État-libre de Sébaldie. Des hommes et femmes à la foi aussi forte que la volonté de ne pas abandonner leur foyer, quitte à devoir lutter. Leur départ d’Ambrosius, ils le voyaient comme un simple repli tactique, le temps de mettre les enfants en sécurité, de s’armer, de se préparer et de revenir en force. Et cette force, ils espéraient bien que leurs frères de foi de Friedenstempel, aussi peu croyants fussent-ils, la leur prêtent.
        Alwine

        Message par Alwine »

        • Faction jouée : Faction royaliste slave
        • Municipalité jouée : Krideric
        • Moyens utilisés : Approche de la mairesse de Krideric pour la rallier, couronnement royal, proclamation du Royaume de Sébaldie, prise de pouvoir concrète et mise en application des premières mesures
        Cette fois, ça y était. La guerre pouvait bien embraser Ambrosius, au nord-ouest, à Krideric, les choses étaient différentes : les royalistes étaient en position de force, et nul, pour l'instant, n'était en mesure de les contester suffisamment pour leur porter atteinte, fut-ce par les armes, à moins de mobiliser une véritable armée. La majorité de la population s'était laissée convaincre par les discours successifs du prince héritier présomptif, au point de concrétiser une nouvelle réalité, une réalité où ce titre n'avait plus rien de présomptif, ou d'hypothétique, comme avaient longtemps dis les ennemis de la monarchie slave. La majorité de la population, au-delà du clivage qu'avaient voulu créé les identitaires entre « gentils sébaldes de souches » et « mauvais immigrés », s'était laissée portée par l'idéologie royaliste, et, autant par peur de voir le chaos d'Ambrosius gagner la municipalité que par envie de dire non au pourrissement gouvernemental qui prenait de plus en plus le pas en Sébaldie, cette même population était prête à franchir le dernier pas.

        Comme pour faire souffler un vent plus favorable encore dans les ailes des royalistes, une nouvelle était tombée un peu plus tôt : Goran Horandson, fidèle à sa réputation d'agent du chaos en général, d'homme toujours prêt à faire les choix les plus mauvais pour la Sébaldie, avait refusé le poste de Premier Ministre, préférant continuer à assurer l'intérim. Pas de chance pour le pauvre président, qui avait, dans la douleur, fini par péniblement accouché d'une proposition de Premier Ministre : on lui répondait que le candidat n'était pas intéressé. Vu le caractère de l'indécis qui était sensé gouverner le pays, nul doute que cela augurait deux autres mois sans autorité centrale, deux autres mois où les états-voyous de tous poils comme celui d'Ambrosius pourraient continuer de fleurir comme bon leur semblerait pour répandre la guerre de toutes parts, deux autres mois où la guerre pourrait continuer de faire rage dans les rues sans que l'on ne puisse rien y faire au niveau central, sans que l'armée puisse intervenir.

        Cela, les gens étaient bien capable de le voir, et au besoin les partisans royalistes, toujours plus nombreux, savaient le faire voir. Un retour de l'état de droit en force aurait sans doute douché les efforts monarchistes, et Miesko Maksimov aurait été bon pour retourner chez lui... ou tenter de s'engager en politique locale, au mieux. Heureusement pour lui, cela avait été l'inverse, et ce nouvel affront, cette nouvelle preuve que les gens du gouvernement central n'en avaient rien à faire du sort des gens de l'ouest, ou du sort des gens tout court, était apparue clairement au peuple de Krideric, donnant, si nécessaire, le dernier élan au mouvement royaliste. Cela tombait bien, car le prince héritier présomptif avait déjà tout préparé pour le « grand final », et pour cela il avait appelé l'acteur-clé, enfin prêt à se donner maintenant que le peuple l'appelait, l'acclamait : son père, Valerian Maksimov, qui allait être restaurer sur le trône sébalde.

        Bien sûr, c'était un trône sébalde à l'orbe singulièrement réduit : une unique municipalité... pour l'instant. Cela n'empêchait pas que ce serait la restauration d'un véritable trône porté par la population. Et ainsi Valerian s'était-il déplacé, entouré de ses plus proches conseillers personnels, depuis sa demeure, dans le nord de la province, vers Krideric. Dans le futur, ladite demeure, de même que la coopérative agricole du nouveau roi, pourraient sans doute, si Dieu le voulait, être récupérés lors de l'intégration de leurs provinces dans le futur royaume, sinon, tant pis : Valerian espérait pouvoir les conserver, assurant par-là même une certaine connexion de son royaume avec le reste du pays, mais au besoin il était prêt à les mettre en jeu pour la restauration du royaume tel que voulu par ses sujets, un royaume où aucune jeune fille ne pourrait être décapitée par quelque barbare extrémiste en toute « légalité ».

        Comme il se devait, Miesko était lui-même venu accueillir son père dans la maison du particulier, fervent royaliste, qui le logeait à Krideric. Une maison assez cossue, d'ailleurs, mais après tout on était prince héritier – présomptif, mais pour encore bien peu de temps – où on ne l'était pas. Il alla aux devants de son père devant la porte avec le sourire, heureux autant de le revoir que de lui avoir conquis, par la force des mots et non celle des armes, le trône qu'il méritait plus que n'importe quel politicard de la côte est, même s'il n'en avait pas eut conscience depuis longtemps.

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        Miesko Maksimov, prince héritier présomptif du trône slave.[/center]

        Miesko Maksimov : « Père ! Ah ! Quel plaisir de te voir ! »

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        Valerian Maksimov, monarque présomptif du trône slave.[/center]

        Valerian Maksimov : « Le plaisir est partagé, Miesko, soit-en sûr. »

        Le père et le fils s'embrassèrent, et se donnèrent des nouvelles mutuellement en rentrant dans la maison. Là, le roi à venir salua ses partisans présents – plus question maintenant d'éviter les « Votre Majesté » comme il le réclamait encore quelques mois plus tôt – avant de se retirer avec son fils. Celui-ci demanda des nouvelles de sa mère, du reste de la fratrie, de l'état d'esprit de son père, et en retour, brossa la situation à Krideric. Une situation qui était très bonne, raison pour laquelle il avait fait venir son géniteur. Il avait souhaité assumer seul la campagne de « conquête » de la ville, autant parce qu'il savait que la résolution de son père devait encore se renforcer, alors, que parce qu'il ne voulait pas que le futur monarque se retrouve pris dans un quelconque scandale politique si les choses tournaient mal. Lui, Miesko, était un personnage d'importance tout en restant « sacrifiable pour la cause », mais son père ne pouvait pas être éclaboussé, lui. Maintenant que l'opinion locale était acquise, il était temps qu'il fasse sa grande entrée.

        Après avoir parlé de ce qui avait déjà été fait, avec particulièrement une des dernières avancées, la fondation d'une caisse de solidarité et d'une corporation paysanne, toutes deux sur des modèles chers aux monarchistes et que Valerian ne pouvait qu'approuver, les deux hommes en vinrent à ce qui restait à faire, immédiatement, et notamment sur le plan politique. Le premier point était « simple », il s'agissait, maintenant que le peuple était convaincu, de mettre de leur côté la mairesse locale, de façon à asseoir durablement l'emprise des monarchistes sur Krideric. Un personnage difficilement contournable, comme Miesko ne tarda pas à l'expliquer.

        Miesko Maksimov : « ... Et tu vois, c'est pour cela qu'elle est indispensable. Nous ne pouvons que la rallier ou la mettre hors-jeu, et la sortir du jeu ne serait pas facile. »

        Valerian Maksimov : « Hummm de ce que j'ai entendu d'elle c'est une personne compétente, mais aux goûts luxueux et assez capricieuse... »

        Miesko Maksimov : « Ah, ça, il faudra savoir la manœuvrer... Il faudra sans doute lui laisser des responsabilités, la brosser dans le sens du poil et lui promettre un titre de noblesse, mais son ralliement en vaudra la peine. Et puis que veux-tu, c'est connu : On n’attire pas les mouches avec du vinaigre. »

        La mairesse restait toutefois un argument secondaire : si on pouvait gouverner avec elle, tant mieux, sinon... tant pis. Le prince se faisait fort de l'écarter – et, même s'il n'en dit rien à son père, certains partisans parmi les plus radicaux avaient d'autres idées encore pour faciliter les choses de ce côté, et s'assurer que l'écartement soit... définitif – et était beaucoup plus concentré sur un autre sujet : le couronnement. Il fallait agir, tant que le peuple était prêt à acclamer le nouveau roi, pour ensuite prouver tout le bien-fondé du pouvoir royal. Comme il l'expliqua à son père, la guerre qui s'était déclenchée de façon active à Ambrosius, même si elle était regrettable sur le plan humain, était d'une part hautement compréhensible sur le plan moral, car on ne pouvait guère demander aux immigrés de tout poils de rester les bras ballants pendant que leurs familles étaient massacrés ou bien réduites en esclavage, mais surtout, en avivant la crainte à Krideric, elle ne pourrait que leur servir. Il ne serait que temps, une fois la poudre calmée, de ramener la paix à Ambrosius.

        Valerian, néanmoins, s'inquiétait des nouvelles venues du littoral, et notamment des propos du « bouffon néerlandais », un sobriquet qui ne désignait dans sa bouche qu'une unique personne, le mondain Sebastiaan Van Althuis, que Valerian méprisait sincèrement. Son fils le rassura, en assurant que le mépris affiché par le prétendant adverse ne pourrait que les servir, et en assurant que ce que retiendraient les locaux, c'était surtout le petit jeu de manège du gouvernement fédéral, qui encore une fois se riait de leurs épreuves, de leurs morts et de leurs craintes.

        Miesko Maksimov : « Tu sais, père, quand le cannibale sodomite et le président-marionnette leur font leur petit jeu de chaises musicales puis haussent les épaules en leur disant « désolé, on vous abandonne pour encore un tour », les petites gens ne voient qu'une chose, de la félonie. Oui, le peuple s'est sentit trahis plus d'une fois par ce gouvernement des hypocrites, et crois moi : Il n’a pas digéré cette trahison… »

        Un à un, Miesko présenta ainsi à son père tous les rouages du plan dont ils avaient discuté avant son départ, et qu'il avait peaufiné pendant que celui-ci le suivait de loin. Il calma aussi, une à une, toutes ses inquiétudes. Et lui assura surtout que tout serait bel et bien prêt pour le lendemain, le lendemain qui serait leur grand jour, le jour où, après plus de deux siècles, les Maksimov retrouveraient leur trône, fut-ce seulement sur une petite partie de leur territoire...

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        Pendant que le prince accueillait le roi, deux autres hommes étaient chargés de rencontrer la « baronne » locale : un titre moins officiel mais qui traduisait une réalité bien plus réelle... jusqu'à maintenant. Il s'agissait de Kareslav Zovega, partisan royaliste de la première heure, qui en dépit de son échec à Ambrosius avait donné le véritable premier élan concret du mouvement, un élan qui les avait mené jusqu'ici, et qui était devenu un personnage important dans le cercle fermé des royalistes, et de Yelizabeta Vassilio, héritière d'une famille de boyards qui avaient servis les Maksimov il y a deux siècles, et continuaient encore de le faire aujourd'hui. Sa famille était toujours bien implantée à Krideric, et y vivait du commerce, avec une certaine prospérité. Ralliée au groupe royaliste par Valerian Belsmov, elle avait très vite trouvé sa place dans le cercle des conseillers du prince grâce à son excellente éducation et notamment à sa maîtrise en sciences politiques. Elle était l'atout de prestige du duo.

        Ils avaient rendez-vous avec un personnage de taille de la politique locale donc, rien moins que la mairesse Veronika Salomon, la « maîtresse » de la ville, pour le moment du moins. Elle pourrait éventuellement le rester, en tous cas c'était le souhait des royalistes, mais cela dépendrait avant tout d'elle. Dans des tenues impeccables, très respectueux, les deux comparses – le vieux partisans buriné et la jolie noble pleine de vivacité – qui s'entendaient plutôt bien, furent d'une grande politesse avec la mairesse, dès leur entrée dans son bureau. Comme l'avait dit leur prince, on attirait pas les mouches avec du vinaigre, et ils étaient là pour présenter à la femme politique le pot de miel prévu par les royalistes. Après l'échange de politesses de rigueurs, ils introduisirent la situation sans tergiverser : Krideric était très largement favorable aux royalistes, le roi était revenu, et on allait assister au couronnement. Néanmoins, on ne souhaitait pas se priver des inestimables talents de Veronika, que du contraire, même.

        Les deux envoyés dirent tout le respect que le monarque et son fils avait pour la mairesse, une remarquable gestionnaire qui savait mener sa ville sans se mêler à la politique spectacle, ou plutôt la politique de la mascarade, des soit-disant grands partis sébaldes. Il fallait avouer qu'aujourd'hui la République prouvait une fois de plus qu'elle n'en avait que faire de l'intérêt des citoyens : elle les abandonnait lâchement à leur sort... de même que la mairesse elle-même, d'ailleurs, livrée à tous les outrages possibles. Que ferait-elle si les identitaires venaient au pouvoir et la mettaient dehors ? Si elle disait quelque chose elle serait sans doute tuée ou réduite en esclavage. Au contraire, en acceptant de soutenir les royalistes, elle pouvait rester en poste, sous l'autorité royale. Mieux, une fois que le royaume aurait réussi à s'étendre, elle gérerait Krideric durablement, avec pour « supérieur », si l'on pouvait dire, non un président et un premier ministre fous, mais un roi en qui elle pourrait avoir confiance.

        Ils dirent encore que si elle acceptait Veronika pourrait conserver son train de vie actuel, voir, à terme, l'améliorer. Ses remarquables capacités de gestionnaires seraient valorisés, et elle n'aurait plus à refuser annuellement les propositions de partis politiques nauséabonds. Mieux, reconnaissant ses grandes qualités, le roi se proposait de l'anoblir, ce qui lui garantirait une position qu'un coup électoral ne pourrait jamais remettre en cause. Elle pourrait prendre place dans la noblesse slave, au premier rang de ceux qui seraient anoblis quelques jours après le couronnement, avec un haut rang, consacrant la réalité qui était qu'elle se comportait plus comme une noble dame à Krideric, une baronne ou une duchesse, que comme une simple mairesse. Bref, ils ne manquèrent pas de lui faire de belles propositions, tout en la brossant dans le sens du poils, le tout sans non plus tomber dans l'obséquiosité : ils ne disaient que des vérités... mais les mettaient bien en avant.

        Enfin, ils mirent en garde la mairesse sur son courtisan, Vladislav Pezniev, que l'on voyait beaucoup lui tourner autour ces derniers temps. Ils prirent bien soin de rappeler que bien entendu elle restait maîtresse de ses fréquentations, mais lui remirent un dossier sur les fréquentations de Vladislav : un identitaire plus que convaincu, venu directement d'Ambrosius et des « petits papiers » de Caspar Maas. Qui comme par hasard la contactait quand ce même Maas prenait le pouvoir au nord-ouest. Ils soulignèrent habillement que si l'homme était sans doute charmant, ses buts étaient sans doute bien moins innocents qu'il n'y paraissait. Une dame de haute qualité telle qu'elle, mieux, une future noble, devait prendre garde aux « vautours » qui tentaient de profiter de son influence. S'ils avaient toute confiance dans son jugement, ils se permettaient de « porter ces faits à sa connaissance ».

        Après tout cela, ils se retirèrent, en espérant avoir su gagner le soutient de la mairesse. Plutôt qu'une romance politisée, humiliante, qui la résumait à une « faible femme » qui ne pouvait que tomber sous le charme du chacal envoyé vers elle, les royalistes lui proposaient du concret : une position sécurisée pour longtemps, un titre de noblesse et, garanti par tout cela, une poursuite de son luxueux train de vie, le tout en jouant carte sur table. Il était à espérer que cela suffise, se disaient-ils tous les deux – tandis que Kareslav Zovega pensa, à part lui, que cela valait mieux pour elle...

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        Le lendemain des retrouvailles royales, et de l'entrevue avec la mairesse, un grand événement se tenait devant la plus grande église de Krideric, dont la publicité avait largement été faite à travers toute la municipalité. Le public, du reste, était largement au rendez-vous : des royalistes de tous bords, des simples sympathisants au « noyau dur » du groupe, en passant par les membres de « Krideric et Chrétien » et les tous nouveaux corporatistes paysans, mais aussi des gens qui étaient simplement curieux, intéressés, qui avaient espoir, qui avaient besoin de quelque chose pour se distraire de la peur qui sourdait depuis Ambrosius... bref, c'était un peu le tout-Krideric qui était de sortie. Et bien entendu, les services de sécurités de Mylovan Alekhine étaient déployés au grand complet, pour la foule et surtout pour l'invité d'honneur de la journée : ils avaient été recrutés pour protéger le prince... mais c'était cette fois-ci le roi lui-même qui était de la partie. Un roi qui n'allait plus rien avoir de « présomptif ».

        En effet, l'événement, c'était rien de moins que le couronnement de Valerian Maksimov, qui allait devenir Valerian III de Sébaldie, roi d'un royaume qui se résumerait pour l'heure à Krideric... mais n'en serait pas moins réel. Après une messe orthodoxe, le monarque s'avança devant l'église, pour être largement vu par tous, parce qu'il était le roi de tous : des orthodoxes mais aussi des catholiques, mais aussi des athées, des juifs, des musulmans et de tous les autres : le roi de tous les sébaldes, à terme ! Il avait une allure noble, dans des vêtements de qualité, qui semblaient un bon compromis entre les mises anciennes du royaume de jadis et le temps de la modernité, mais dégageaient en tous cas une grande noblesse. Le roi lui-même avait belle allure, quand il avança, dans un groupe composé de son fils et de ses proches partisans. Si elle l'avait bien voulue, la mairesse était du nombre, sinon, tant pis.

        Il fut couronné par le pope de Krideric comme Valerian III, Roi de Sébaldie, Protecteur de Krideric, et largement acclamé par la foule, pas que par les orthodoxes, d'ailleurs. Une couronne fut posée sur sa tête, une couronne héritée de sa famille – pas la veille couronne royale, depuis longtemps perdue, mais une qu'un de ses ancêtres, en deux siècles, avait fait forgé par désir de grandeur – et qu'il avait apporté avec lui, un élégant cercle d'or serti de quelques bijoux qui lui donnait un air très dignes. Une fois couronné, il s'avança devant la foule et, à l'aide d'un discours, se fendit d'un discours qui serait le premier de son règne.

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        Valerian III, Roi de Sébaldie.[/center]

        Valerian Maksimov : « Sébaldes, citoyens de Krideric, si je suis votre roi aujourd'hui c'est plus que par le poids du sang, c'est à votre appel ! C'est parce que vous avez réclamé un roi, et que je suis le roi légitime, que je suis aujourd'hui parmi vous, que je suis votre roi. Je ne serai pas un roi lointain et hautain, qui se plaît en mondanité, mais un roi qui vous assurera écoute, protection et prospérité ! Je ferai de mon mieux pour être digne de la charge qui m'a été remise au nom de mes ancêtres et au nom de votre volonté ! »

        Le nouveau monarque poursuivit son discours, largement écris avec l'aide de son fils, pour proclamer qu'il serait le roi de tous. Même si, il l'affirmait sans avoir peur d'être taxé de populisme, la Sébaldie avait des racines avant tout orthodoxes et slaves, il ne serait pas un roi raciste ou haineux, mais acceptait les citoyens de toutes origines, pourvu qu'ils n'aient comme désir que la paix et la prospérité de la Sébaldie. Il promit aux citoyens d'assurer leur sécurité face à la menace identitaire d'Ambrosius, face à la menace du ralliement forcé, de l'esclavage pour ceux qui n'étaient pas de la bonne couleur, de la mort de tous ceux qui « colorés » ou non, ne seraient pas d'accord avec Caspar Maas. Il assurerait aussi la prospérité et le respect de tous ses citoyens. L'évolution du royaume se ferait dans la durée mais, dès maintenant, il annonça une série de mesures :

        [quote]*La « loi sur l'esclavage », dite loi sur la tutelle consentie, était abolie dans le Royaume de Sébaldie. Tous les esclaves présents sur le territoire seraient remis en liberté, et redeviendraient des citoyens de plein droit.

        *La vie de tous les hommes et de toutes les femmes du Royaume de Sébaldie était garantie. Nul ne pourrait y être mis à mort en raison de ses origines, de sa religion ou de ses opinions politiques.

        *Le Royaume de Sébaldie annonçait sa volonté de collaborer avec la République. Si à terme le but avoué du Royaume était de s'étendre à toute la province, puis à tout le pays, en attendant, les citoyens étaient autorisés à circuler librement entre les deux ensemble, les échanges économiques étaient maintenus, l'état de droit était conservé.

        *En accord avec le point précédent, tout résident du Royaume était libre de voyager ou d'investir dans la République, et inversement. De même, tout résident du Royaume pouvait le quitter à tout moment, de même que tout sébalde pouvait intégrer le Royaume.

        *Tout territoire sébalde qui demanderait son intégration au Royaume de Sébaldie, municipalité, ville, province ou autre, s'y verrait admis de grand cœur.

        *Sur le plan économique, la création de corporation était officiellement permise, et les corporations protégées par le pouvoir royal. Néanmoins, la liberté d'entreprise était également préservée en parallèle, en toute liberté.

        *Tout membre de l'administration local, qu'il soit policier, employé de mairie ou autre était invité à prêter allégeance au Royaume, et serait alors maintenu dans ses fonctions. Au besoin, en fonction des réponses, d'autres personnes seraient s'il le fallait recruter pour compléter les différents groupes, et notamment le corps de police.

        *La police royale ainsi formée serait entraînée et armée pour assurer la sécurité des citoyens. Un corps de milice citoyen serait aussi formé pour se protéger notamment de l'état-voyou soit-disant libre. Néanmoins, ce corps ne serait nullement destiné à oppresser la population, et tout policier ou milicien qui porterait atteinte à ses concitoyens de manière injustifiée serait jugé plus durement même qu'un citoyen ordinaire. La sécurité et la liberté des gens était maintenue.

        *La liberté de culte au sein du Royaume de Sébaldie était confirmée, et on affirmait fermement que nul ne pourrait subir de dommage en raison de sa foi.

        *Le Royaume de Sébaldie étant un état autonome de la République, on ne payerait plus aucun impôt à celui-ci, les impôts seraient pris en charge par le Royaume, de même que les amandes et toute autre dividende. Leur montant n'était pas destiné à être augmenté et serait réévalué pour voir s'ils devaient être baissés dans le futur.[/quote]

        Ce programme, expliqua le monarque, était destiné à être enclenché dès maintenant, cependant que certaines mesures – celles concernant les employés municipaux et la future milice royale notamment – étaient destinées à être concrétisées et développées dans la durée. Dans tous les cas, l'assemblée était largement assez gagnée à la cause royaliste pour acclamer le monarque. Restait à voir quel serait l'impact sur la municipalité en général, mais en tous les cas, l'atmosphère, ce jour-là, fut plutôt joyeuse à Krideric autour du roi et des siens. Le lendemain, ils prenaient possession de la mairie, avec l'accord de la mairesse autant que possible, et prenaient concrètement les rênes. Le règne de Valerian avait commencé, et maintenant qu'il était en place, qu'il avait franchis le pas, lui et son fils, tout comme leurs partisans, n'allaient pas lâcher la place de si tôt...
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