- Faction jouée : Parti de la Renaissance Communiste Sébalde (PRCS)
- Municipalité jouée : Ambrosius
- Moyens utilisés : Rencontres avec des étudiants, chômeurs et salariés et mise en perspective de la stratégie du PRCS
'Choisissez les communistes !', affiche du PRCS[/center]
[justify]Il fallait garder la tête froide, c'était ce que devait se répéter continuellement les membres du PCRS après leur toute petite percée retranscrite par les journaux locaux. Ne pas tomber sous les "balles enrobées de sucres", pour reprendre une expression des communistes Eranéens. Le travail de sape était long et il y avait encore beaucoup à faire pour que le Parti devienne sur le long terme, un réel Parti de masse et considéré comme tel ! Inlassablement, chacun/une des militants faisait son possible pour se rendre disponible pour quelques actions symboliques. Certains pourraient considérer que cela consister uniquement à vouloir marquer son territoire, mais il s'agissait simplement de faire des impacts visuels et d'occuper l'espace public : Des affiches, des affiches et encore des affiches. Fini les longs débats purement stériles qui avait lieu au PCS, il fallait être capable de théoriser la situation de manière objective pour qu'elle soit perceptible pour la plus grande majorité possible. Qui sont les communistes Sébaldes, que veulent-ils et pourquoi ? Le PRCS ne cachait pas que sa finalité était de faire la révolution, c'est à dire d'instaurer une république socialiste en Sébaldie, mais qu'il fallait se donner les moyens de pouvoir le faire ! Le refus de participer aux élections, voulait simplement dire qu'il fallait se préparer patiemment à mener une guerre de position/tranchée, pour enlever chaque position de l'adversaire, chaque position de l'État et de ses attributs. La révolution n'était peut-être pas inscrite immédiatement dans l'agenda, mais elle restait LA perspective ultime.
Ambrosius, comme une grande partie des municipalités Sébaldes qui étaient plus ou moins proche de la Constance, subissaient les effets de la guerre en Varlovie et de tout ce qu'elle pouvait charrier avec elle : Des flots de réfugiés, une immigration importante qui prenait place dans le pays. Voilà le terreau favorable aux nationalistes, aux identitaires et aux capitalistes réunis. Voilà un sujet de discorde, un sujet de conflit permanent qui monopolisait l'attention. Jamais et ô grand jamais, les véritables questions étaient posés sur l'instrumentalisation constante de cette immigration, ses causes, ses conséquences. Quel est le travail d'un communiste ? Être radical, c'est finalement aller au fond des choses. Il y avait bien un vent qui soufflait pour les communistes Sébaldes et il venait de la Constance et au-delà de la Mer de Caru. Bâtir des organisations populaires, socialistes et antifascistes par les temps qui couraient, devenait une nécessité. Il y avait à Ambrosius de quoi pouvoir mettre en branle ce genre d'initiatives. Se côtoyaient étudiants idéalistes, travailleurs de divers branches et de nombreux chômeurs qui n'attendaient que de retrouver un travail. Si une jonction pouvait être réalisée, elle pourrait permettre d'une part de commencer à structurer l'Unité tant voulu par le PRCS, mais aussi à dissiper pas mal de clichés ou d'analyses biaisées, voir totalement fausse. C'est dans cette démarche que commencèrent à s'organiser des petits cercles de discussions et de réflexions qui abordaient des thèmes divers et variés, apportés par ses membres. De plus, les communistes Sébaldes étaient de très loin les seuls à s'organiser et si ils ne passent pas à la vitesse supérieure, ils finiront écraser comme d'autres l'ont été avant eux.
Les sujets tournaient autour de la guerre en Varlovie, des expériences socialistes en Constance et finalement, de la situation globale et politique de la Sébaldie. Les récents évènements ont démontré qu'il existe un véritable problème au sommet du pouvoir dans le pays, avec un président trop faible et une multitude de politiciens qui attendaient la bonne occasion pour pouvoir se placer. Il en ressortait que laisser le pouvoir à un jeune technocrate incapable, n'était pas une solution en soi mais démontrait les failles de tout l'appareil exécutif dans le même temps. La personnification du pouvoir était un problème et mettre à la tête du pays un Président, un Guide Suprême ou même un foutu Roi n'y changeait absolument rien du tout, si tout n'est pas balayé pour faire place à de nouvelles organisations sociales et politiques. Il est dangereux de penser que la situation pourrait simplement se calmer avec "un peu plus de citoyennisme", "un peu plus de pouvoir d'État", ou encore le fameux "un peu plus de personnes capables". Ces vieux refrains étaient ceux qui pourrissaient inlassablement la société Sébalde et se répercutait sur la politique du pays, montrait l'apathie général et n'offrait que très peu de perspectives autre que le nihilisme ambiant ainsi que tout les discours faussement "libertaire" sur les choix individuelles comme finalité et accomplissement pour soi-même. Le communautarisme était l'autre fausse réponse apporté par ceux et celles qui voulaient remettre un peu d'ordre. Les juifs veulent pouvoir avoir recours à l'auto-défense ? Très bien. Mais le problème est que cette frange ultra-orthodoxe veut l'utiliser pour accomplir ses objectifs militaro-religieux dans toute la province ! Cette escalade ne fera rien d'autre que provoquer encore davantage de conflits communautaire et laissera la place à un pseudo arbitrage (royal, militaire, providentiel, etc etc) qui devra trancher pour mettre "tout le monde d'accord". Justement, le PRCS ne veut pas d'un arbitrage grossier et souhaite plus que tout que l'organisation des délaissés viennent des délaissés eux-même.
Que peuvent donc bien faire les chômeurs, en attendant que la guerre voisine finisse ? L'afflux d'immigrés semble peser grandement sur les chances de retrouver un travail, alors que ce dernier se fait déjà rare dans la province. Gelnan n'est qu'une périphérie pour un centre politique qui se trouve bien loin et ici, ce ne sont que les compagnies d'assurances qui arrivent à tirer leurs épingles du jeu en profitant des nombreuses inondations qui frappent la ville et ses alentours... Que faire donc, à part "ramener les immigrés chez eux" et peut-être aussi de "tirer dans le tas de quelques arabes et youpins ?" Le discours identitaire, xénophobe et nationaliste était présent dans de nombreuses prises de paroles durant les réunions mais les communistes Sébaldes ne lâchaient rien, il fallait avoir une analyse matérialiste de la situation afin d'en dégager des perspectives. Si il faut s'organiser pour une autre société, il ne faut pas simplement occuper l'espace public pour l'occuper, entretenir la marchandise et son fétichisme continuellement ! Il fallait d'autres formes d'organisations, d'autres manières de pouvoir s'exprimer. Le PRCS avait produit une analyse intéressante qui consistait à dire, qu'à l'instar de la politique du PELIC en Constance, il fallait être capable de pouvoir avoir des bases solides dans et autour des villes. Au vue de la situation financière de la ville, la rapacité des filiales agricoles implantées ne feraient que s'accentuer sur les éleveurs du coin. Il fallait réussir à les entraîner afin qu'ils puissent -par un moyen ou un autre-, être capable de pouvoir fournir des vivres si jamais la situation venait à être de nouveau tendu, surtout après l'annonce d'un récent attentat raté près d'une synagogue. Il n'y avait qu'une seule manière d'agir et c'était de s'implanter comme travailleur dans ce milieu, tisser des liens de solidarités et d'entraide pour des actions futures avec les travailleurs-éleveurs.
Partant de la base, le PRCS voyait sa base s'élargir au fur et rien mesure en commençant à organiser des collectifs/comités de luttes qui cibleraient des choses précises, des injustices précises : Il y avait de quoi gueuler contre la rapacité des multiples assureurs du coin ? Il fallait exiger un contrôle public dessus et de la part de la municipalité d'Ambrosius ! Il y avait de quoi gueuler contre la situation intenable des immigrés Varloviens ou de Constance ? Il fallait exiger la construction de logements sociaux pour tous et toutes, sans distinction ! Voilà comment devait se formuler petit à petit, la prise de conscience et surtout l'augmentation de l'audience des communistes Sébaldes. Dans la société, tout est politique. Commencer par s'attaquer aux problèmes du quotidien, c'est poser un problème de perspective politique sur le long terme. Il y avait de quoi gueuler contre le manque de moyen donner par la municipalité ? Il fallait exiger qu'une plus grande transparence soit faîte sur les caisses de la municipalité. Au final, les communistes Sébaldes avaient fait leur un slogan en vogue du côté de l'Alméra-Orientale et qui se résumait à "On a raison de se révolter !". Maintenant, il fallait plus que des révoltés, il fallait former un véritable État-Major révolutionnaire ![/justify]