[center]Informations générales[/center]
[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f7/Japanese_Imperial_Seal.svg/150px-Japanese_Imperial_Seal.svg.png[/img][/center]
Nom officiel : Royaume kamique de Tosaka
Nom courant : Tosaka
Devise : Toujours grand
Dirigeant : Roi Hashikaku Ier
Idéologie de l'Etat : royalisme absolutiste ; aristocratie conservatrice ; militarisme ; hiérarchie de castes
Fête nationale : 14 mars (début du printemps)
Forme officielle de l'Etat : Monarchie absolue héréditaire et théocratique
Gentilé : Tosakien(nne)
Langue : japonais
Religion d'Etat : Kamisme
Monnaie : uru (µ)
Capitale : Kiriu
Hymne : https://www.youtube.com/watch?v=kR1Lqje5oys
Population : 59 millions d'habitants
Emplacement : A14
Superficie : 2 140 338 km²
Domaine internet : .tos
Indicatif téléphonique : +99
Code du pays : TO
Présentation générale du Royaume
-
Buonaparte
[center][cen]Institutions et pouvoir politique[/cen][/center]
[center][img]http://www.quizz.biz/uploads/quizz/358729/6_8bs8x.jpg[/img][/center]
Chef de l'Etat : Sa Majesté Hashikaku Ier
De grande taille et de constitution robuste, Sa Majesté a été dès son plus jeune âge remarquable par son intelligence et son courage. L’on raconte que dès ses 9 ans, il aurait franchi une rivière ayant un courant réputé mortel pour sauver son jeune frère, le prince Heiteru, de la noyade. Un autre jour, tandis qu’une bande d’assassins s’était introduite pour tuer son père le roi, le jeune Hashikaku, équipé d’un simple couteau de cuisine, aurait massacré l’un des tueurs sans la moindre pitié – il avait alors 11 ans. Avec le temps, son caractère trempé et la force de son esprit en ont fait un choix de qualité pour son accession au trône royal. Elu à la majorité des suffrages par le Haut-Conseil, le roi Hashikaku est aujourd’hui à la tête du pays, qu’il compte bien réformer en prenant chacun des problèmes à bras le corps, prêt à mener une politique de rupture avec ses prédécesseurs qu’il juge trop faible et prudent.
Haut-Conseil kamique
Dirigé par le Haut-Prêtre Shinjito, composé de 15 membres, figure de proue du régime, le Haut-Conseil est l’organe décisionnel le plus important du pays – après la personne du roi. Il est réélu à chaque mort du Haut-Prêtre par l’Assemblée ecclésiastique, composée de 564 prêtres kamiques censés représenter le pouvoir religieux dans le pays. Parmi ses fonctions les plus importantes, il nomme l’héritier du trône parmi la famille royale – un débat suivi d’un vote est alors organisé pour déterminer qui sera le plus apte à la gouvernance du pays –, gère les programmes éducatifs et culturels, la propagande du régime… Le Haut-Conseil détient également un droit de regard sur la politique économique et militaire, et détient la capacité d’émettre un avis mensuel – en accord avec le gouvernement – pour indiquer au souverain l’état global du pays.
CABINET ROYAL :
[quote]Chef du gouvernement : Chancelier Mendô no Shikaku
Assez âgé, ce noble modéré et réformateur est très respecté par la caste aristocratique et entièrement dévoué à la cause royale. Préoccupé par la situation de la patrie, le chancelier royal est prêt à exécuter les réformes nécessaires voulues par le roi.
Commissaire aux Affaires étrangères et diplomatiques : Hairu Jintu
Dévoué à la patrie et très respectueux envers la religion kamique, ce dynamique ministre, issu de la caste terrienne, est partisan d'une ouverture partielle du pays au reste du monde dans l'intérêt de Tosaka.
Commissaire aux Affaires financières, commerciales et économiques : Kimi Doshô
Jeune ministre fraîchement nommé par le roi, Doshô est un conservateur à tendance libérale, partisan de l'ouverture du pays et de l'implantation d'entreprises étrangères en vue de développer l'économie tosakienne.
Commissaire aux Armées royales et à la guerre : Kishi no Hatake
Hatake représente l'avenir de la noblesse tosakienne tel que le conçoit le roi. Très dynamique, toujours prêt à aller de l'avant, ambitieux et profondément intelligent, le commissaire aux Armées est aussi bien apprécié dans les salons mondains que dans les usines tosakienne. Prêt à prendre les problèmes à bras le corps, il est le fer de lance du gouvernement.
Commissaire aux Affaires intérieures et territoriales : Mendo no Yoko
Derrière ses petites lunettes et son chapeau se terre sa face calme aux yeux plissés : le commissaire de l'Intérieur n'est peut-être pas bien dynamique, mais son impassibilité et sa persévérance en font un choix de qualité pour ce poste.
Commissaire à la Justice royale et Commissaire aux Affaires culturelles et religieuse : Haut-Prêtre Shinjito
Le Haut-Prêtre, dirigeant de la caste kamique - la plus élevée après la famille royale - détient d'office ces deux commissariats ; il est de son devoir de faire respecter la justice kamique, et de faire prospérer la religion à travers le pays. Shinjito est un homme brave, entreprenant et digne, dont la force spirituelle l'a hissé à son extrêmement prestigieux rang.
Commissaire aux Affaires des transports, des infrastructures et des villes : Hakinawa no Kawaga
Assez compétent mais effacé, ce commissaire a surtout été choisi par le roi pour ses liens étroits avec les plus grandes familles nobles du royaume.
Commissaire aux Affaires éducatives, scientifiques et technologiques : Hajiwa Naikafu
Naikafu est issu de la caste philosophique kamique, lui conférant un pouvoir d'orientation très fort dans l'éducation et le développement scientifique de la nation.
Commissaire aux Affaires sociales, environnementales et sanitaires : Akiwa Noman
Il représente le parfait socle de la société tosakienne : père de famille strict mais lucide, mari aimant et décideur, dévoué au roi, à la patrie et aux dieux kamiques.
Chef de l'État-major des forces armées : Maréchal Kioto Inshiji
Dévoué à l'autorité royale et stratège de grande qualité, le Maréchal Inshiji est réputé pour son bellicisme et ses positions expansionnistes à l'international.[/quote]
[center][img]http://www.quizz.biz/uploads/quizz/358729/6_8bs8x.jpg[/img][/center]
Chef de l'Etat : Sa Majesté Hashikaku Ier
De grande taille et de constitution robuste, Sa Majesté a été dès son plus jeune âge remarquable par son intelligence et son courage. L’on raconte que dès ses 9 ans, il aurait franchi une rivière ayant un courant réputé mortel pour sauver son jeune frère, le prince Heiteru, de la noyade. Un autre jour, tandis qu’une bande d’assassins s’était introduite pour tuer son père le roi, le jeune Hashikaku, équipé d’un simple couteau de cuisine, aurait massacré l’un des tueurs sans la moindre pitié – il avait alors 11 ans. Avec le temps, son caractère trempé et la force de son esprit en ont fait un choix de qualité pour son accession au trône royal. Elu à la majorité des suffrages par le Haut-Conseil, le roi Hashikaku est aujourd’hui à la tête du pays, qu’il compte bien réformer en prenant chacun des problèmes à bras le corps, prêt à mener une politique de rupture avec ses prédécesseurs qu’il juge trop faible et prudent.
Haut-Conseil kamique
Dirigé par le Haut-Prêtre Shinjito, composé de 15 membres, figure de proue du régime, le Haut-Conseil est l’organe décisionnel le plus important du pays – après la personne du roi. Il est réélu à chaque mort du Haut-Prêtre par l’Assemblée ecclésiastique, composée de 564 prêtres kamiques censés représenter le pouvoir religieux dans le pays. Parmi ses fonctions les plus importantes, il nomme l’héritier du trône parmi la famille royale – un débat suivi d’un vote est alors organisé pour déterminer qui sera le plus apte à la gouvernance du pays –, gère les programmes éducatifs et culturels, la propagande du régime… Le Haut-Conseil détient également un droit de regard sur la politique économique et militaire, et détient la capacité d’émettre un avis mensuel – en accord avec le gouvernement – pour indiquer au souverain l’état global du pays.
CABINET ROYAL :
[quote]Chef du gouvernement : Chancelier Mendô no Shikaku
Assez âgé, ce noble modéré et réformateur est très respecté par la caste aristocratique et entièrement dévoué à la cause royale. Préoccupé par la situation de la patrie, le chancelier royal est prêt à exécuter les réformes nécessaires voulues par le roi.
Commissaire aux Affaires étrangères et diplomatiques : Hairu Jintu
Dévoué à la patrie et très respectueux envers la religion kamique, ce dynamique ministre, issu de la caste terrienne, est partisan d'une ouverture partielle du pays au reste du monde dans l'intérêt de Tosaka.
Commissaire aux Affaires financières, commerciales et économiques : Kimi Doshô
Jeune ministre fraîchement nommé par le roi, Doshô est un conservateur à tendance libérale, partisan de l'ouverture du pays et de l'implantation d'entreprises étrangères en vue de développer l'économie tosakienne.
Commissaire aux Armées royales et à la guerre : Kishi no Hatake
Hatake représente l'avenir de la noblesse tosakienne tel que le conçoit le roi. Très dynamique, toujours prêt à aller de l'avant, ambitieux et profondément intelligent, le commissaire aux Armées est aussi bien apprécié dans les salons mondains que dans les usines tosakienne. Prêt à prendre les problèmes à bras le corps, il est le fer de lance du gouvernement.
Commissaire aux Affaires intérieures et territoriales : Mendo no Yoko
Derrière ses petites lunettes et son chapeau se terre sa face calme aux yeux plissés : le commissaire de l'Intérieur n'est peut-être pas bien dynamique, mais son impassibilité et sa persévérance en font un choix de qualité pour ce poste.
Commissaire à la Justice royale et Commissaire aux Affaires culturelles et religieuse : Haut-Prêtre Shinjito
Le Haut-Prêtre, dirigeant de la caste kamique - la plus élevée après la famille royale - détient d'office ces deux commissariats ; il est de son devoir de faire respecter la justice kamique, et de faire prospérer la religion à travers le pays. Shinjito est un homme brave, entreprenant et digne, dont la force spirituelle l'a hissé à son extrêmement prestigieux rang.
Commissaire aux Affaires des transports, des infrastructures et des villes : Hakinawa no Kawaga
Assez compétent mais effacé, ce commissaire a surtout été choisi par le roi pour ses liens étroits avec les plus grandes familles nobles du royaume.
Commissaire aux Affaires éducatives, scientifiques et technologiques : Hajiwa Naikafu
Naikafu est issu de la caste philosophique kamique, lui conférant un pouvoir d'orientation très fort dans l'éducation et le développement scientifique de la nation.
Commissaire aux Affaires sociales, environnementales et sanitaires : Akiwa Noman
Il représente le parfait socle de la société tosakienne : père de famille strict mais lucide, mari aimant et décideur, dévoué au roi, à la patrie et aux dieux kamiques.
Chef de l'État-major des forces armées : Maréchal Kioto Inshiji
Dévoué à l'autorité royale et stratège de grande qualité, le Maréchal Inshiji est réputé pour son bellicisme et ses positions expansionnistes à l'international.[/quote]
-
Buonaparte
[center]Traditions, société et mœurs[/center]
[center][img]http://postfiles5.naver.net/20110405_132/gkhkim_13019779485882uPGF_JPEG/2682943629_826a567977.jpg?type=w2[/img]
Philosophie et organisation sociale[/center]
La philosophie et la culture tosakienne n’ont rien en commun avec celles existantes ailleurs dans le monde ; il s’agit d’une conception unique de la société, propre au processus de développement culturel de Tosaka. La population du royaume est répartie en castes sociales hiérarchisées entre elles. En dehors de la famille royale et de la noblesse, ces "castes" n'ont rien de commun avec ce qui est répandu dans les autres systèmes sociaux hiérarchisés. En effet, l'appartenance à une caste ne dépend pas de la naissance - une lignée fini souvent par dégénérer - mais de l'éducation reçue ; ainsi, la sélection se fait dès le plus jeune âge en fonction d'un examen individuelle très poussé, chaque jeune tosakien rejoignant la caste correspondant à son "profil axiologique". De plus, il est tout à fait possible qu'un membre d'une classe ne s'oriente pas vers ce qu'il lui a été destiné. Ainsi, un simple bourgeois peut obtenir un poste politique élevé, tandis qu'un esclave peut devenir un écrivain de renommé - bien que seul le maître récolte les gains. Bien que les castes sociales soient prédéfinies et théoriquement immuables, il n'est pas rare que certains changent d'orientation en fonction de leur mérite - seulement, un statut juridique est affilié à chaque caste, et quiconque voudrait s'émanciper de cette dernière serait affecter de tant d'entraves judiciaires, politiques ou sociales qu'il lui faudrait une volonté d'acier pour accéder à sa prétention. Et quiconque a une volonté d'acier mérite l'accession à ce qu'il désir.
Au sommet donc, se situe la caste des philosophes et prêtres Kamistes, maîtres spirituels du royaume et élevés dans des conditions physiques et mentales très fermes, en vue de perpétrer un type d’homme supérieur apte à développer les domaines clés de la société. Leur rôle est de façonner et d'entretenir la spiritualité et la culture tosakienne ; ils sont notamment en charge de l'éducation, de la diffusion littéraire et télévisuelle, etc. De cette caste est issu un roi dont la famille constitue une caste à elle seule, qui, bien que liée aux Kamistes, a une autorité partielle sur celle-ci et totale sur toutes les autres castes. Le contrôle du roi sur les Kami est toutefois limité puisqu’un code ancestral et intouchable défini clairement les prérogatives et les limites du pouvoir spirituel sur le temporel. Les représentants des prêtres Kami se constituent en un cercle élu baptisé le Haut-Conseil et dirigé par le Haut-Prêtre du royaume.
En dessous se situe l’aristocratie Eso, caste principalement composée de grands intellectuels et de chefs politiques. Chaque circonscription du royaume est soumise à l'autorité d'un noble, qui a lui-même a son service une pléthore d'aristocrates, le niveau le plus mince étant celui de la ville.
Directement subordonnés aux Eso sont les Bayago, la caste guerrière plébéienne. Les Bayago, bien qu'ayant un statut et une éducation strictement réduite aux arts militaires et à la philosophie guerrière, sont toutefois continuellement honorés dans la société tosakienne où le culte de la guerre et de l’homme belliqueux a une place très importante ; ils sont formés par les prêtres Kami à un entraînement philosophique et morale très rude et suffisamment profond pour en faire des soldats hors pairs. Rares sont les Bayago parvenant à se hisser au commandement ; la majorité compose la masse de soldat, dirigée par la caste noble.
Ensuite viennent les Sentaï, composant la caste bourgeoise et marchande qui détient le monopole des entreprises, bien que directement soumises à la législation et à l'autorité des nobles. Les Sentaï, bien que hiérarchiquement plus élevé que d’autres classes, sont globalement répudiés par la société, et le régime les observe d’un œil méfiant. Considéré comme potentiellement malhonnêtes et nuisibles à la santé du pays, les Sentaï sont strictement encadrés par la loi et la police d’Etat. Ainsi, bien souvent il s'agit de dirigeants d'entreprises directement ou indirectement sous le contrôle des autorités royales, les réduisant presque à un rôle de fonctionnaire. Cette méfiance vient du fait que les Sentaï sont affiliés au commerce, et le commerce au matérialisme, valeur médiocre dans la philosophie kamique.
Les Sentaï-Fu, au même rang hiérarchique que les commerçants, sont les propriétaires terriens. Ils sont détachés de la classe bourgeoise classique puisque bien plus accepté dans la société ; le royaume a toujours légiféré en faveur de l’agriculture et de l’exploitation de la terre, souvent considéré comme pilier fondateur de la société.
Enfin, viennent les Juchku, la caste la plus basse de la société. Considéré comme des esclaves sans droits, ils ont pour tâche d’exécuter toutes les missions les plus ingrates nécessaire au fonctionnement de l’ensemble ; ils peuvent être soumis et travailler pour n’importe quelle caste sociale, de la famille royale jusqu’au propriétaire terrien. Classe de "bourreaux de travail", les plus inefficaces sont envoyés dans des camps de travail où ils travailleront sans relâche jusqu'à la mort.
Une caste à part est constituée des Shinriku, composée exclusivement de soldats robustes dressés depuis la naissance pour le combat. Constituée de soldats d’élite sous les ordres directs du roi, cette caste n’entre pas dans la hiérarchie sociale et ses membres n’ont aucune identité propre.
[center]______
Système éducatif tosakien[/center]
Comme déjà décrit, le système éducatif tosakien repose sur une base simple : la hiérarchie des profils axiologiques. Ce système est entièrement contrôlé par la caste philosophique, permettant ainsi une formation complète de l'esprit. A sa naissance, l'enfant tosakien est laissé à l'éducation de ses parents, jusqu'à ses quatre ans. Arrivé là, il entre à la "Petite enfance", l'école universelle du royaume où chaque enfant, excepté ceux de la famille royale et de l'aristocratie, sont un jour envoyé. Après trois ans de formation basique où les enfants apprennent à lire, à écrire, à se concentrer, à s'exercer physiquement, à créer artistiquement (via des dessins...) et à obéir aux instituteurs, ils sont ensuite soumis à des évaluations psychologiques et physiologiques très profondes, basées sur des critères élaborés par les plus grands philosophes kamiques du royaume. Une fois les tests passés, les enfants sont envoyés durant un an pour un "stage axiologique" avec des élèves présentant les mêmes affinités psychologiques. Formés à l'excellence intellectuelle et morale (attention, la morale kamique diffère totalement de celle existant ailleurs, ainsi par exemple tuer autrui, bien que cela reste généralement condamné pour des raisons évidentes, peut être tout à fait légitimé par les circonstances), les élèves subissent, à l'issue de cette année de formation, de nouvelles évaluations approfondies.
Le premier cycle est ainsi achevé : l'enfant va alors sur ses neuf ans et est envoyé dans une des quatre catégorie d'écoles royales.
[center][img]http://postfiles5.naver.net/20110405_132/gkhkim_13019779485882uPGF_JPEG/2682943629_826a567977.jpg?type=w2[/img]
Philosophie et organisation sociale[/center]
La philosophie et la culture tosakienne n’ont rien en commun avec celles existantes ailleurs dans le monde ; il s’agit d’une conception unique de la société, propre au processus de développement culturel de Tosaka. La population du royaume est répartie en castes sociales hiérarchisées entre elles. En dehors de la famille royale et de la noblesse, ces "castes" n'ont rien de commun avec ce qui est répandu dans les autres systèmes sociaux hiérarchisés. En effet, l'appartenance à une caste ne dépend pas de la naissance - une lignée fini souvent par dégénérer - mais de l'éducation reçue ; ainsi, la sélection se fait dès le plus jeune âge en fonction d'un examen individuelle très poussé, chaque jeune tosakien rejoignant la caste correspondant à son "profil axiologique". De plus, il est tout à fait possible qu'un membre d'une classe ne s'oriente pas vers ce qu'il lui a été destiné. Ainsi, un simple bourgeois peut obtenir un poste politique élevé, tandis qu'un esclave peut devenir un écrivain de renommé - bien que seul le maître récolte les gains. Bien que les castes sociales soient prédéfinies et théoriquement immuables, il n'est pas rare que certains changent d'orientation en fonction de leur mérite - seulement, un statut juridique est affilié à chaque caste, et quiconque voudrait s'émanciper de cette dernière serait affecter de tant d'entraves judiciaires, politiques ou sociales qu'il lui faudrait une volonté d'acier pour accéder à sa prétention. Et quiconque a une volonté d'acier mérite l'accession à ce qu'il désir.
Au sommet donc, se situe la caste des philosophes et prêtres Kamistes, maîtres spirituels du royaume et élevés dans des conditions physiques et mentales très fermes, en vue de perpétrer un type d’homme supérieur apte à développer les domaines clés de la société. Leur rôle est de façonner et d'entretenir la spiritualité et la culture tosakienne ; ils sont notamment en charge de l'éducation, de la diffusion littéraire et télévisuelle, etc. De cette caste est issu un roi dont la famille constitue une caste à elle seule, qui, bien que liée aux Kamistes, a une autorité partielle sur celle-ci et totale sur toutes les autres castes. Le contrôle du roi sur les Kami est toutefois limité puisqu’un code ancestral et intouchable défini clairement les prérogatives et les limites du pouvoir spirituel sur le temporel. Les représentants des prêtres Kami se constituent en un cercle élu baptisé le Haut-Conseil et dirigé par le Haut-Prêtre du royaume.
En dessous se situe l’aristocratie Eso, caste principalement composée de grands intellectuels et de chefs politiques. Chaque circonscription du royaume est soumise à l'autorité d'un noble, qui a lui-même a son service une pléthore d'aristocrates, le niveau le plus mince étant celui de la ville.
Directement subordonnés aux Eso sont les Bayago, la caste guerrière plébéienne. Les Bayago, bien qu'ayant un statut et une éducation strictement réduite aux arts militaires et à la philosophie guerrière, sont toutefois continuellement honorés dans la société tosakienne où le culte de la guerre et de l’homme belliqueux a une place très importante ; ils sont formés par les prêtres Kami à un entraînement philosophique et morale très rude et suffisamment profond pour en faire des soldats hors pairs. Rares sont les Bayago parvenant à se hisser au commandement ; la majorité compose la masse de soldat, dirigée par la caste noble.
Ensuite viennent les Sentaï, composant la caste bourgeoise et marchande qui détient le monopole des entreprises, bien que directement soumises à la législation et à l'autorité des nobles. Les Sentaï, bien que hiérarchiquement plus élevé que d’autres classes, sont globalement répudiés par la société, et le régime les observe d’un œil méfiant. Considéré comme potentiellement malhonnêtes et nuisibles à la santé du pays, les Sentaï sont strictement encadrés par la loi et la police d’Etat. Ainsi, bien souvent il s'agit de dirigeants d'entreprises directement ou indirectement sous le contrôle des autorités royales, les réduisant presque à un rôle de fonctionnaire. Cette méfiance vient du fait que les Sentaï sont affiliés au commerce, et le commerce au matérialisme, valeur médiocre dans la philosophie kamique.
Les Sentaï-Fu, au même rang hiérarchique que les commerçants, sont les propriétaires terriens. Ils sont détachés de la classe bourgeoise classique puisque bien plus accepté dans la société ; le royaume a toujours légiféré en faveur de l’agriculture et de l’exploitation de la terre, souvent considéré comme pilier fondateur de la société.
Enfin, viennent les Juchku, la caste la plus basse de la société. Considéré comme des esclaves sans droits, ils ont pour tâche d’exécuter toutes les missions les plus ingrates nécessaire au fonctionnement de l’ensemble ; ils peuvent être soumis et travailler pour n’importe quelle caste sociale, de la famille royale jusqu’au propriétaire terrien. Classe de "bourreaux de travail", les plus inefficaces sont envoyés dans des camps de travail où ils travailleront sans relâche jusqu'à la mort.
Une caste à part est constituée des Shinriku, composée exclusivement de soldats robustes dressés depuis la naissance pour le combat. Constituée de soldats d’élite sous les ordres directs du roi, cette caste n’entre pas dans la hiérarchie sociale et ses membres n’ont aucune identité propre.
[center]______
Système éducatif tosakien[/center]
Comme déjà décrit, le système éducatif tosakien repose sur une base simple : la hiérarchie des profils axiologiques. Ce système est entièrement contrôlé par la caste philosophique, permettant ainsi une formation complète de l'esprit. A sa naissance, l'enfant tosakien est laissé à l'éducation de ses parents, jusqu'à ses quatre ans. Arrivé là, il entre à la "Petite enfance", l'école universelle du royaume où chaque enfant, excepté ceux de la famille royale et de l'aristocratie, sont un jour envoyé. Après trois ans de formation basique où les enfants apprennent à lire, à écrire, à se concentrer, à s'exercer physiquement, à créer artistiquement (via des dessins...) et à obéir aux instituteurs, ils sont ensuite soumis à des évaluations psychologiques et physiologiques très profondes, basées sur des critères élaborés par les plus grands philosophes kamiques du royaume. Une fois les tests passés, les enfants sont envoyés durant un an pour un "stage axiologique" avec des élèves présentant les mêmes affinités psychologiques. Formés à l'excellence intellectuelle et morale (attention, la morale kamique diffère totalement de celle existant ailleurs, ainsi par exemple tuer autrui, bien que cela reste généralement condamné pour des raisons évidentes, peut être tout à fait légitimé par les circonstances), les élèves subissent, à l'issue de cette année de formation, de nouvelles évaluations approfondies.
Le premier cycle est ainsi achevé : l'enfant va alors sur ses neuf ans et est envoyé dans une des quatre catégorie d'écoles royales.
- La première est celle des "Echanges" et correspond grossièrement à la caste Sentaï, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une école destinée à dresser la frange économique du pays. Elle est fondée sur la capacité des élèves à s'intéresser aux autres, à comprendre les mécanismes et les échanges de la société... Y sont principalement formés les futurs détenteurs des secteurs clés de l'économie, mais permet également de déboucher sur les métiers du journalisme, de la traduction, de la sociologie... Il s'agit de l'école la plus répudiée du royaume (au vue de l'image que le commerce matériel dégage), mais également la deuxième plus difficile, et forme les élèves jusqu'à leurs vingt ans.
- La deuxième est celle de la "Force" et constitue l'école la plus répandu chez les jeunes élèves. Elle se base sur la capacité des enfants à se battre, à détenir des aptitudes physiques et mentales robustes, à se dévouer à la patrie et à l'honneur - et, moins glorieusement, à leur inaptitude à se détacher de la masse. Formés aux activités physiques et à la culture nationale, les élèves sortant de cette école sont bien souvent destinés à la carrière militaire ou aux services publics. Il s'agit de l'école "moyenne", qui forme les élèves jusqu'à leurs dix-huit ans.
- La troisième est celle du "Travail" et est réservée, disons-le, aux plus simples d'esprit qui s'avèrent même incapables de respecter les traditions et de se battre pour la patrie. L'éducation y est extrêmement sévère et rigoureuse ; l'obéissance y est une condition imprescriptible. Chaque décennie, on peut recenser au moins un cas d'enfant mort battu par son professeur. Véritables camp de travail destinés aux enfants, on leur y apprend toutes sortes de travaux manuels d'utilité publique - de la maçonnerie à la pêche, en passant par la cordonnerie, la plomberie... La plupart des enfants sortant de ces écoles disciplinaires et autoritaires intégreront la caste esclave du royaume. A nuancer toutefois ; un esclave détient généralement une bonne condition et, du fait de la haute éducation générale des maîtres, être esclave revient simplement à s'y dévouer. Les sévices physiques et mentales sont si rares que si ils étaient rendus publics, un scandale s'ensuivrait - et personne ne veut de scandales. Les esclaves sont obéissants et les maîtres bons ; voilà une société bien formée. Cette école forme les élèves jusqu'à leurs seize ans.
- La quatrième et dernière est celle de la "Pensée", c'est la plus raffinée de toutes les écoles. Formant aux arts, aux sciences et à la philosophie, elle sélectionne ses élèves selon des critères essentiellement fondés sur le potentiel de l'esprit. Y sont inculqués toutes les valeurs profondes de la pensée et de la culture kamique, le fonctionnement originel de cette société, mais également des autres, qui sont bien évident souvent discréditées par certains professeurs. Les enfants issus de cette école, une fois l'esprit formés à l'excellence jusqu'à leurs vingt trois ans (voir plus), sont redirigés vers la caste kamique qui offre une multitude de possibilités.
-
Buonaparte
[center]Histoire du Royaume[/center]
[center][img]https://lh3.googleusercontent.com/wEiTLfBlHJHL_P-8pcfV9gBXD5RNWfhzZnagAGYUfw=s630[/img][/center]
Le prophète Fimune, divin parmi les Hommes, a fondé le royaume tosakien il y a 2700 années de cela. A l'époque, les terres de la patrie étaient occupées par des clans et des tribus guerroyant sans cesse pour leurs survies et pour accumuler assez de territoires afin de prendre l'ascendant et d'établir une société stable.
Mais la guerre se perpétrait depuis plus d'un millénaire déjà lorsque le prophète propagea sa philosophie. Des milliers, des centaines de milliers d'hommes avaient combattus et péris dans cette contrée reculée de Makara, naturellement séparée du continent par une bande de sable aride au nord et des montagnes abruptes à l'est.
Partant seulement avec quelques disciples, la pensée de Fimune se propagea rapidement dans les tribus de l'ouest, établies près de la côte. Fondée sur la volonté d'établir une société prospère et puissante reposant sur la capacité des individus à se soumettre et à se surpasser, permettant ainsi l'avènement de grands hommes, d'une grande patrie forte, unie et capable de mener à bien une politique de développement collectif, au grand mépris de la masse ignare à qui l'on enseignerai à combattre et à mourir à tout prix pour les castes supérieures.
Dotés d'une combattivité et d'un moral sans précédent, les premiers guerriers kamiques conquirent rapidement les clans locaux, convertissant leurs membres à la nouvelle religion.
En moins d'un siècle, le royaume fut érigé sur un petit territoire et Fimune, la veille de sa mort, fut couronnée roi sous l'appellation de Fimune Ier du nom. Mais, fragilisé par les incessantes attaques des tribus restantes et les guerres de pouvoirs intestines, le nouveau royaume dû se contenter d'une stratégie essentiellement défensive, permettant ainsi d'unifier les peuples conquis et d'ancrer la religion kamique dans la nouvelle culture qui voyait le jour.
Au fil des siècles et des guerres, le territoire du royaume tendit à s'agrandir en conservant une base stable dans la région de la capitale. Les descendants de Fimune Ier, demi-dieu et premier roi des tosakiens, parvinrent à établir définitivement leur lignée grâce aux conflits et à la religion kamique, qui s'implanta durablement dans la vie de chacun.
L'identité tosakienne se forma au fil de l'histoire. Les trois plus grandes vertus consacrées par la morale kamico-tosakienne furent la simplicité (en opposition aux passions et à l'oisiveté), l’obéissance (impliquant une société ordonnée, une dévotion aux supérieurs et une passion pour le travail) et l’instinct guerrier (poussant ainsi les tosakiens à s'étendre toujours plus et leur inculquant le sens du sacrifice).
Les basses couches de la population, dressées depuis leurs naissances au travail et au sacrifice, sont fermement soumises aux plus hautes, sous peine d’une répression terrible. Globalement, les esclaves restent bien traités lorsqu’ils n’outrepassent pas le rôle auquel ils sont confinés.
Les tosakiens sont endoctrinés et élevés depuis leur plus jeune âge par le clergé kamique qui maîtrise le pays depuis des siècles. Chaque couche de la population a son éducation spécifique : certains sont formés au travail acharné, d’autres à la culture, d’autres aux métiers militaires.
Globalement, la population est totalement dévouée au roi, descendant réputé du demi-dieu Fimune, auquel est voué un grand culte personnel et dont le moindre outrage vaudrait peine de mort.
En 1643, le royaume, alors très prospère et ouvert au monde, subit une terrible défaite contre une coalition de plusieurs pays voisins contre lesquels Tosaka s'était militairement engagé en vue d'une conquête globale. On raconte même que le roi de l'époque, Kosama VII, se fit hara-kiri en apprenant le désastre militaire. Grâce à la vaillance et à la résistance du peuple tosakien, l'envahisseur pu être repoussé de justesse et un traité de paix extrêmement humiliant fut ratifié, marquant la perte d'une partie importante du royaume de Tosaka, qui fut réduit à un petit territoire accueillant une grosse population.
Profondément marqué par ce revers, le fier et belliqueux peuple tosakien, rejetant ce dernier sur la faute des étrangers et des idées d'ailleurs qui auraient entachés la culture kamique, entama une ère de repli sur soi et de fermeture des frontières.
Perdurant pendant quatre siècles, le royaume de Tosaka, coupé et ignoré du reste du monde, pu à loisir développer une culture très poussée impliquant des concepts et une certaine vision de la société différant totalement avec ce qui s'était propagé dans le reste du monde. Loin des idéaux démocratiques ou populistes, vu comme une émanation de la faiblesse du peuple qui a triomphé grâce à l'union de ses forces, le royaume de Tosaka est aujourd'hui profondément ancré dans une logique élitiste et belliciste, tout autant qu'animée par une curiosité croissante du monde externe et une volonté de se moderniser.
Économiquement, le royaume s'est plutôt autonomisé grâce à un fort marché intérieur dynamisé par une immense population dévouée au travail et à l'avenir. Les ressources nécessaires à la croissance industrielle et économique apparaissaient néanmoins de plus en plus limitées, faisant apparaître de nombreuses carences dans le système économique tosakien. Une longue stagnation, ponctuée de récessions et de crises, marqua celui-ci, qui, bien que n'empêchant pas le développement de la société tosakienne, retarda considérablement le niveau technologique du royaume sur le reste du monde.
En retard de plusieurs décennies dans de nombreux domaines, frappé d'une insuffisance des moyens militaires, doté d'une population beaucoup trop importante pour la taille du territoire et d'une économie en manque de ressources pour se développer, Tosaka fait aujourd'hui face à une situation de plus en plus périlleuse. A un tournant de son histoire, la nation est désormais entre les mains du tout jeune et ambitieux roi Hashikaku Ier, et celui-ci compte bien redresser la patrie et en faire la puissance qu'elle a toujours aspiré à devenir.
[center][img]https://lh3.googleusercontent.com/wEiTLfBlHJHL_P-8pcfV9gBXD5RNWfhzZnagAGYUfw=s630[/img][/center]
Le prophète Fimune, divin parmi les Hommes, a fondé le royaume tosakien il y a 2700 années de cela. A l'époque, les terres de la patrie étaient occupées par des clans et des tribus guerroyant sans cesse pour leurs survies et pour accumuler assez de territoires afin de prendre l'ascendant et d'établir une société stable.
Mais la guerre se perpétrait depuis plus d'un millénaire déjà lorsque le prophète propagea sa philosophie. Des milliers, des centaines de milliers d'hommes avaient combattus et péris dans cette contrée reculée de Makara, naturellement séparée du continent par une bande de sable aride au nord et des montagnes abruptes à l'est.
Partant seulement avec quelques disciples, la pensée de Fimune se propagea rapidement dans les tribus de l'ouest, établies près de la côte. Fondée sur la volonté d'établir une société prospère et puissante reposant sur la capacité des individus à se soumettre et à se surpasser, permettant ainsi l'avènement de grands hommes, d'une grande patrie forte, unie et capable de mener à bien une politique de développement collectif, au grand mépris de la masse ignare à qui l'on enseignerai à combattre et à mourir à tout prix pour les castes supérieures.
Dotés d'une combattivité et d'un moral sans précédent, les premiers guerriers kamiques conquirent rapidement les clans locaux, convertissant leurs membres à la nouvelle religion.
En moins d'un siècle, le royaume fut érigé sur un petit territoire et Fimune, la veille de sa mort, fut couronnée roi sous l'appellation de Fimune Ier du nom. Mais, fragilisé par les incessantes attaques des tribus restantes et les guerres de pouvoirs intestines, le nouveau royaume dû se contenter d'une stratégie essentiellement défensive, permettant ainsi d'unifier les peuples conquis et d'ancrer la religion kamique dans la nouvelle culture qui voyait le jour.
Au fil des siècles et des guerres, le territoire du royaume tendit à s'agrandir en conservant une base stable dans la région de la capitale. Les descendants de Fimune Ier, demi-dieu et premier roi des tosakiens, parvinrent à établir définitivement leur lignée grâce aux conflits et à la religion kamique, qui s'implanta durablement dans la vie de chacun.
L'identité tosakienne se forma au fil de l'histoire. Les trois plus grandes vertus consacrées par la morale kamico-tosakienne furent la simplicité (en opposition aux passions et à l'oisiveté), l’obéissance (impliquant une société ordonnée, une dévotion aux supérieurs et une passion pour le travail) et l’instinct guerrier (poussant ainsi les tosakiens à s'étendre toujours plus et leur inculquant le sens du sacrifice).
Les basses couches de la population, dressées depuis leurs naissances au travail et au sacrifice, sont fermement soumises aux plus hautes, sous peine d’une répression terrible. Globalement, les esclaves restent bien traités lorsqu’ils n’outrepassent pas le rôle auquel ils sont confinés.
Les tosakiens sont endoctrinés et élevés depuis leur plus jeune âge par le clergé kamique qui maîtrise le pays depuis des siècles. Chaque couche de la population a son éducation spécifique : certains sont formés au travail acharné, d’autres à la culture, d’autres aux métiers militaires.
Globalement, la population est totalement dévouée au roi, descendant réputé du demi-dieu Fimune, auquel est voué un grand culte personnel et dont le moindre outrage vaudrait peine de mort.
En 1643, le royaume, alors très prospère et ouvert au monde, subit une terrible défaite contre une coalition de plusieurs pays voisins contre lesquels Tosaka s'était militairement engagé en vue d'une conquête globale. On raconte même que le roi de l'époque, Kosama VII, se fit hara-kiri en apprenant le désastre militaire. Grâce à la vaillance et à la résistance du peuple tosakien, l'envahisseur pu être repoussé de justesse et un traité de paix extrêmement humiliant fut ratifié, marquant la perte d'une partie importante du royaume de Tosaka, qui fut réduit à un petit territoire accueillant une grosse population.
Profondément marqué par ce revers, le fier et belliqueux peuple tosakien, rejetant ce dernier sur la faute des étrangers et des idées d'ailleurs qui auraient entachés la culture kamique, entama une ère de repli sur soi et de fermeture des frontières.
Perdurant pendant quatre siècles, le royaume de Tosaka, coupé et ignoré du reste du monde, pu à loisir développer une culture très poussée impliquant des concepts et une certaine vision de la société différant totalement avec ce qui s'était propagé dans le reste du monde. Loin des idéaux démocratiques ou populistes, vu comme une émanation de la faiblesse du peuple qui a triomphé grâce à l'union de ses forces, le royaume de Tosaka est aujourd'hui profondément ancré dans une logique élitiste et belliciste, tout autant qu'animée par une curiosité croissante du monde externe et une volonté de se moderniser.
Économiquement, le royaume s'est plutôt autonomisé grâce à un fort marché intérieur dynamisé par une immense population dévouée au travail et à l'avenir. Les ressources nécessaires à la croissance industrielle et économique apparaissaient néanmoins de plus en plus limitées, faisant apparaître de nombreuses carences dans le système économique tosakien. Une longue stagnation, ponctuée de récessions et de crises, marqua celui-ci, qui, bien que n'empêchant pas le développement de la société tosakienne, retarda considérablement le niveau technologique du royaume sur le reste du monde.
En retard de plusieurs décennies dans de nombreux domaines, frappé d'une insuffisance des moyens militaires, doté d'une population beaucoup trop importante pour la taille du territoire et d'une économie en manque de ressources pour se développer, Tosaka fait aujourd'hui face à une situation de plus en plus périlleuse. A un tournant de son histoire, la nation est désormais entre les mains du tout jeune et ambitieux roi Hashikaku Ier, et celui-ci compte bien redresser la patrie et en faire la puissance qu'elle a toujours aspiré à devenir.