Les minarets et le vif-argent sont illégaux en Sébaldie, casser de la pub est légalisé.[/center]
[justify]Le [url=http://www.simpolitique.com/post279819.html#p279819]2 septembre dernier[/url], les Sébaldes ont été invités à se prononcer sur pas moins de 11 initiatives populaires, toutes très différentes. Celles-ci sont maintenant promulguées sous la forme d’une loi. Quels enseignements retenir du dernier Referendag ?
LES MINARETS N’ONT PLUS DROIT DE CITÉ EN SÉBALDIE. C’est l’initiative qui a fait le plus parler d’elle ce 2 septembre mais c’est également celle qui a été adoptée avec la plus faible avance. Avec une abstention de 40 %, l’initiative islamophobe visant à détruire les minarets actuels et interdire l’implantation de nouveaux a été adoptée avec une très courte majorité : 50.88 %. « Plus que jamais, la politique sébalde se réduit à la capacité des 51 % à martyriser les 49 % autres. » soupire le recteur de la mosquée de Kavas, la plus grande du pays. Certes, l’initiative ne s’appliquera pas pour sa mosquée, protégée au titre de « monument national » mais elle aura des répercussions importantes sur la trentaine de mosquées avec minarets présentes sur le territoire sébalde. Même avant le vote du 2 septembre, des chefs de chantier cobraquois travaillant pour l’entreprise de BTP La Cachacane auraient, cet été, étudié et balisé certaines mosquées du pays, non sans susciter la curiosité des pratiquants musulmans. Autrement dit, la République Sébalde a délégué la destruction des minarets à une puissance étrangère ouvertement islamophobe… Une manière assez lâche de se décharger de cette besogne relativement peu populaire. Déjà, des centaines de membres de forces de l’ordre quadrillent la mosquée et les alentours pour éviter toute réaction de la part de la communauté. Officiellement, pour contenter les lubies de 30 % de l’électorat sébalde, le feu a été mis aux poudres. L’addition risque d’être très salée.
LES SÉBALDES SUIVENT LES HOKKAIS EN INTERDISANT LE MERCURE SUR LEUR TERRITOIRE. L’initiative N°16 avait été portée par des immigrés hokkais naturalisés sébaldes, encore choqués par le Maladie de Minahata, véritable fléau sur l’île makarane. À une assez courte majorité (51.10 %), les Sébaldes ont donc dit « non » au mercure pour des raisons de salubrité publique. Néanmoins, les prothésistes dentaires sont furieux : ils ont très souvent recours au mercure pour le « plombage » (qui en réalité ne contient pas de plomb) des dents affectés par les caries. D’autres observateurs politiques y voient une victoire de la gérontocratie édentée sébalde. Néanmoins, en 2029, l’impact de l’initiative sera beaucoup moins fort que si elle avait été adoptée il y a 50 ans : depuis longtemps, les thermomètres vendus en Sébaldie ne comportent plus de mercure et l’usage du mercure est dans le fait presque négligeable dans la consommation globale. Une interdiction plus symbolique qu’efficace, qui fera surtout enrager les dentistes.
LE TIMBRE À 1 BALD RESTAURÉ. Dans sa politique de dématérialisation, le gouvernement libéral avait décidé de [url=http://www.simpolitique.com/post267663.html#p267663]supprimer le timbre destiné aux plis de moins de 20 grammes[/url], considérant que « ce qui tient dans une enveloppe pesant moins de 20 grammes peut parfaitement tenir dans un e-mail » pour reprendre les propos du porte-parole. S’ensuit une longue contestation, en provenance notamment des personnes âgées, qui souhaitent la réintroduction d’un timbre à 1 Bald symbolique maximum. L’initiative a porté ses fruits : 62 % des électeurs l’ont approuvée, malgré l’opposition du gouvernement qui n’a cessé de rappeler « qu’une réintroduction de ce timbre aura d’inexorables répercussions sur les dépenses publiques ». Un chantage à l’impôt auxquels n’ont pas succombé les électeurs. L’Etat, qui garde la mainmise sur le service postal en Sébaldie, s’attèle donc à réintroduire le timbre de 20 g à 1 Bald mais aura plaisir à en modifier les conditions pour dissuader les clients d’y recourir, par exemple en faisant de ce timbre le pli hyper-économique extrêmement lent.
DÉGRADER LA PUBLICITÉ EST DANS LA MAJORITÉ DES CAS LÉGALISÉ. 52.11 % des Sébaldes se sont prononcés en faveur de la dépénalisation des actes de vandalisme contre le mobilier urbain à usage exclusivement publicitaire (panneaux, totems publicitaires…). « C’est la mort de notre métier ! » pleure la filiale « Mobilier urbain & Achats d’Espaces » du groupe publicitaire Reklams. Les assurances, en effet, ont menacé de multiplier par cinquante les souscriptions de leurs primes pour s’adapter à la situation. Lot de consolation : les mobiliers urbains à usage mixte (abribus décorés de publicités) sont épargnés par l’initiative mais là encore, les assurances ont sensiblement augmenté leurs tarifs. Pour les altermondialistes, « c’est une victoire importante avant la mort pure et simple de la publicité ! ». Le soir même des résultats, des groupes de « casseurs de pub » ont ainsi saccagé d’innombrables panneaux de la capitale et des grandes villes. Au matin du lundi 3 septembre, outre les panneaux pulvérisés, les débris de verre jonchent les territoires. « Je regrette déjà d’avoir voté pour l’initiative » témoigne un passant de 53 ans, « j’ai sorti mon chien ce matin, il a été blessé à la patte par l’un de ces débris de verre. Il m’en coûtera 65 Bald de soins vétérinaires ». Là encore, les électeurs sébaldes semblent avoir réfléchi à leur vote après avoir glissé l’enveloppe dans l’urne.
CHANGEMENT DE TARIFICATION KILOMÉTRIQUE POUR LE RÉSEAU FERROVIAIRE : UNE RÉPERCUSSION ÉCONOMIQUE « CATASTROPHIQUE ». Un groupe d’usagers du train excédés par la [url=http://www.simpolitique.com/post278102.html#p278102]tarification kilométrique de certains trajets[/url] a obtenu gain de cause, avec l’appui de près de 59 % des électeurs. Un trajet en train était en effet jusqu’à jour calculé sur la distance parcourue par celui-ci sur les rails, ce qui pouvait donner lieu à des différences notables par rapport à la distance réelle, à vol d’oiseau. C’est cette dernière méthode de calcul qui a été adoptée lors du Referendag. SebRail, qui gère le réseau ferroviaire, ne cache pas sa déception vis-à-vis de cette « initiative déconnectée des réalités, qui ignore toutes les contraintes logistiques et géographiques propres à la Sébaldie ».
AU RANG DES INITIATIVES REJETÉES. Elle avait été perçue comme « plus écoeurante encore que la Pedoinitiatief » : l’initiative N°24 souhaitant l’instauration d’une circonstance atténuante lors d’un viol lorsque la victime est « objectivement attrayante » a été massivement rejetée par plus de 80 % des électeurs. « 20 % de partisans, c’est déjà trop ! » s’exclament les féministes, qui n’ont pas accueilli le résultat à la fête. « Nous faisons notre nid petit à petit… » répondent de manière narquoise les auteurs de l’initiative. Beaucoup plus étonnant, le rejet de l’initiative « Pour une Sébaldie unie et solidaire » en réalité hostile contre l’Union des Juifs Sébaldes, symbolise « l’attachement des Sébaldes à leur liberté d’expression et à celle de leurs opposants », comme le résume le porte-parole du parti sioniste. D’autant que les Sébaldes sont eux-mêmes attachés à leur région respective, l’idée qu’un parti n’ait pas le droit de prôner sécession et autonomie du pouvoir central n’est pas entièrement partagée. On notera par ailleurs le bon score de l’initiative cependant rejetée anti-hipsters (plus de 40 %), celle de la suppression des filières publiques universitaires en sciences humaines (43.69 %) considérées comme « inutiles au marché de l’emploi » et surtout, celle de l’initiative anti-Tel Erib (47.34 %). La Cyrénanie est en effet le principal partenaire de la Sébaldie extra-jeekimois. En effet, à titre de comparaison, la Sébaldie commerce davantage avec une Cyrénanie géographiquement très lointaine qu’avec son « voisin » schenkennien. Enfin, l’initiative souhaitant la taxation des gains d’argent déçoit (39.07 %), ce qui rappelle l’attachement des Sébaldes à leurs casinos, jeux de grattage et de paris.[/justify]
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Un « camp temporaire » établi depuis début octobre dans la province
de Zanskan, dans la lisière du bois.
Le gouvernement déménage les camps de réfugiés varloviens[/center]
[justify]Les réfugiés varloviens, qui fuient le régime militariste du général Alcevic, n’ont officiellement plus le droit de cité au Novacan et devront rejoindre l’une des provinces voisines, notamment au Gelnan et au Zanskan. Une victoire pour la province juive de Sébaldie.[/justify]
[justify]VICTOIRE DES NOVACANAIS, QUI RÉTABLISSENT LES DOUANES. Le 21 septembre dernier, une [url=http://www.simpolitique.com/post280220.html#p280220]vidéo a fait le tour des réseaux sociaux[/url], notamment sur Twikle. Un groupe de jeunes, armés de battes de baseball et de torches, ont délogé une trentaine de réfugiés varloviens qui avaient trouvé refuge dans une grange désaffectée. Ces jeunes, proches des mouvements juifs ultra-orthodoxes ont pu agir sous le regard indifférent de quelques gardes de la société de sécurité privée qui assure dorénavant l’ordre dans la province occidentale. En effet, depuis la promulgation de la [url=http://www.simpolitique.com/post270543.html#p270543]loi MSER1-2028[/url] accordant une quasi-autonomie à la province novacanaise, celle-ci organise sa politique de sécurité publique comme elle l’entend. Or, la province, dominée par les sionistes, a en effet confié la sécurité publique à des milices privées, qui ont déjà fait parler d’elles lors des violents affrontements entre Juifs et Musulmans en [url=http://www.simpolitique.com/post267886.html#p267886]janvier 2028[/url]. Cette milice privée, qui aurait des liens avec le Tel-Erib, protégerait de manière très inégalitaire les Novacanais et les étrangers. Autrement dit, la sécurité des varloviens n’est pas assurée au Novacan et ces derniers peuvent tout au plus plaider leur cause auprès de la justice nationale pour exiger des réparations. Néanmoins, le gouvernement ne souhaite guère ébruiter ces remous et a préféré tout simplement déménager les Varloviens dans des provinces voisines de leur pays d’origine, le Gelnan et le Zanskan, qui restent sous le contrôle de l’Etat central. Les Novacanais, qui expriment depuis longtemps leur désir d’auto-détermination, s’en réjouissent et ont profité d’une disposition de la loi MSER1-2028 pour contrôler définitivement les flux humains : l’établissement de douanes à ses frontières provinciales. Autrement dit, les Sébaldes sont libres de circuler sur tout le territoire de leur pays, à l’exception de la province novacanaise. Les douanes peuvent refuse r, sans motif, la venue de citoyens sébaldes extra-provinciaux ou étrangers.
QUEL INTÉRÊT À ACCUEILLIR LES RÉFUGIÉS VARLOVIENS ? Les réfugiés varloviens ont été déménagés à une centaine de kilomètres de là, a priori sans heurt. Le Gelnan, notamment, concentre déjà une importante communauté varlovienne russophone au nord, la plupart ayant été naturalisés sébaldes depuis et organisés politiquement via le mouvement politique « Amitié sébaldo-varlovienne », qui participe aux scrutins provinciaux depuis longtemps. Par sa politique d’asile politique généreuse couplée par un mutisme total sur les exactions commises par le régime d’Alcevic, la Sébaldie souhaite rester la destination prioritaire des Varloviens. Stranaberg tente en effet de vider l’actuelle Varlovie de ses forces vives, sans se mettre à dos le régime militariste. Une opération assez risquée, d’autant que la concurrence de la Schenkennie, qui a fait de l’accueil des réfugiés varloviens un des thèmes privilégiés de sa campagne électorale, est rude. « Nous voulons repartir à zéro et oublier « l’incident novacanais ». » déclare un haut-fonctionnaire sous couvert de l’anonymat. Par des cours de néerlandais gratuits et des facilités administratives, la Sébaldie souhaite que les réfugiés varloviens épousent la nationalité et les principes sébaldes. « Le régime d’Alcevic tombera quand son pays sera vidé de ses forces vives. La Sébaldie veut avoir un rôle proéminent dans cette chute. » continue le haut-fonctionnaire anonyme, qui rêve d’un accord de libre-échange entre la Sébaldie et la Varlovie. L’avis des riverains, qui devront cohabiter avec ces réfugiés, est en revanche ignoré.[/justify]
La destruction du premier minaret créé l’émoi dans la communauté musulmane
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Le minaret de la mosquée d'Ambrosius, le premier du pays à être détruit.[/center]
[justify]Ne dites pas aux musulmans sébaldes que ce jour est à marquer d’une pierre blanche, il leur évoquera bien de mauvais souvenirs. Conformément à [url=http://www.simpolitique.com/post279819.html#p279819]l’adoption par voie référendaire de l’initiative hostile aux minarets[/url], le premier d’entre eux fut démoli à Ambrosius, municipalité de la province gelnanaise où une communauté musulmane est établie depuis plusieurs décennies.
LE ROYAUME DE COBRAC EN CHARGE DU CHANTIER. Le gouvernement sébalde a pris acte de ce léger plébiscite en faveur de l’initiative mais a refusé d’engager son nom. Aussi, la République Sébalde a-t-elle décidé de déléguer la besogne de démolition des 72 minarets non protégés au titre de monuments nationaux au Royaume de Cobrac, connu pour sa politique très hostile à l’égard au culte mahométan. Depuis le 25 septembre 2028, [url=http://www.simpolitique.com/post274961.html#p274961]ce petit royaume alméran prohibe d’ailleurs la pratique de l’islam[/url]. C’est l’entreprise cobraquoise « La Cachacane » qui est chargée de détruire dans les six prochains mois ces 72 minarets présents sur le sol sébalde. Symboliquement, elle a commencé par la destruction des minarets de la petite mosquée d’Ambrosius, municipalité voisine de Gelnoberg, l’une des moins fréquentées du pays. « Nous laissons aux fidèles des plus grandes mosquées de Sébaldie le temps de faire leurs adieux, nous ne sommes pas des monstres. » a commenté le contremaître principal, en langue cobraquoise. La sous-traitance ne sera pas sans impact financier pour les contribuables : même si le Cobrac met du cœur à l’ouvrage, la facture s’élèverait à presque 2 millions $RAK. C’est le prix que le gouvernement a accepté de payer pour ne pas ternir sa réputation.
ÉMOI ET VIOLENCES AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE. Près de trois cents musulmans ont fait le choix de venir assister à la destruction des minarets d’Ambrosius, jusqu’à ce que la situation devienne insupportable. Le bruit occasionné par les engins de BTP peinait à camoufler les insultes en arabe proférées par les musulmans contre les Cobraquois. Armés jusqu’aux dents, des policiers quadrillent la zone de chantier et ont rapidement dispersé un mouvement de foule qui prenait corps. 17 interpellations et 3 blessés légers sont à dénombrer parmi les « spectateurs ». Car c’est moins l’interdiction de bâtir de nouveaux minarets que la rétroactivité de l’initiative qui a causé l’émoi, la destruction de l’existant plutôt que l’interdiction du futur. Le gouvernement dit « respecter la décision des Sébaldes » même s’il déplore de manière ostensible le vote de l’initiative. Dans un très sérieux communiqué, le ministère de la Culture, en charge des cultes, a proposé plusieurs alternatives : « L’initiative interdit l’existence de tout minaret construit en dur ; elle n’interdit de facto pas les minarets mobiles et souples ». Autrement dit, il est toujours possible aux musulmans d’investir dans des mosquées gonflables pour contourner la loi.[/justify]
Les camps de réfugiés arrivent à saturation au moment où
la Sébaldie réaffirme sa neutralité vis-à-vis du conflit en Varlovie
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Les réfugiés s’installent là où ils le peuvent, au cœur des grandes villes sébaldes.
Ici, un camp de réfugiés varloviens et constanciens dans un parc de Gelnoberg, à côté du quartier d’affaires.[/center]
[justify]Critiquée pour son mutisme à l’égard du régime du général Alcevic, la Sébaldie ne démord pas et refuse de soutenir la coalition menée par la Schenkennie et le Lénovin, avec l’appui de la Rostovie. Pourtant, malgré sa neutralité officielle, elle est obligée de prendre sa part dans le conflit, notamment humanitaire. La Sébaldie arrive à saturation de sa capacité d’accueil et en appelle aux aides désintéressées d’Etats tiers.[/justify]
[justify]NEUTRALITÉ OFFICIELLE, MAIS NON TOTALEMENT DÉSINTERESSÉE. Par la voix de son Premier ministre, Juozas Menecius, la Sébaldie a refusé clairement de soutenir la coalition menée par la Schenkennie et le Lénovin. Une manière d’honorer sa tradition de neutralité de longue date puisque, déjà, lors du premier conflit varlovien en 2021, la Sébaldie avait refusé de participer à la coalition menée notamment par le Liethuviska et les forces alliées de l’Union du Jeekim. « L’avenir nous a donné raison : nous sommes aujourd’hui la première puissance continentale ! » rappelle la ministre de la Défense, Sabina Zekri. En effet, avant le conflit varlovien, la Sébaldie était une puissance secondaire du Jeekim, derrière les mastodontes Liethuviska, Varlovie et même le Remino. Alors que les deux premiers pays ont payé un lourd tribut pour leur fort engagement dans le conflit, la Sébaldie a tiré profit de cette situation en se présentant comme le seul Etat stable et paisible du Jeekim. Cette stratégie de neutralité, quelque peu opportuniste, a certes cantonné la Sébaldie à un rôle de nain militaire qu’elle connaît bien mais l’a hissé à la première place du podium économique. Le scénario est semblable huit ans plus tard, seuls les visages de la coalition alliée ont changé. La Schenkennie incarne aujourd’hui ce qu’était le Liethuviska. Fort de son succès aux dernières élections législatives, le pouvoir impérial veut avoir la mainmise sur la future Varlovie qui sera à reconstruire. La Sébaldie, qui a le même dessein, a refusé d’être un « allié comme un autre » de la Schenkennie, elle a refusé d’être dans l’ombre de celle-ci, comme peut l’être le Lénovin. Considérant que le peuple varlovien sera davantage reconnaissant de l’aide humanitaire que des bombes envoyées – même contre l’ennemi - par l’Empire, la Sébaldie joue les bons samaritains. Aussi, malgré la fronde des nationalistes qui participent au gouvernement libéral, la Sébaldie a-t-elle d’ouvrir complètement ses frontières à l’accueil des réfugiés varloviens et constanciens.
MALGRÉ UNE SITUATION HUMANITAIRE PLUS GRAVE QUE PRÉVUE, LA SÉBALDIE REFUSE L’AIDE CARNUTOISE. Les camps sébaldes arrivent à saturation : d’abord limités aux seules frontières sébaldo-varloviennes et sébaldo-constanciennes, ils investissent désormais les grandes villes comme la déjà déshéritée Gelnoberg ou la calme Nerwald. L’opinion publique, légèrement favorable à l’accueil des réfugiés, se dit néanmoins excédée par son ampleur. Les parcs publics des moyennes et grandes villes des provinces de Gelnan et de Zanskan sont maintenant occupés par les tentes et autres abris de fortune des réfugiés. La situation ne risque guère de s’améliorer : « il est déjà difficile pour un Sébalde de se trouver un logement en dur, l’accueil des réfugiés dans des conditions optimales relève du pur fantasme. » concède Goran Horandson, Vice-Premier ministre sébalde. Le pouvoir n’a d’autre choix que de ventiler les réfugiés dans les provinces plus éloignées : le Centran, le Kalternan, le Detvan et le Prican prennent leur part, bientôt suivies des dernières provinces, le Feldan, le Jovan et le Stranan. Seul le Novacan, qui bénéficie d’une autonomie élargie, garde un contrôle de ses frontières : la province juive s’est montrée totalement hostile à l’accueil du moindre réfugié. En plus des réfugiés varloviens et constanciens, ceux qui s’étaient installés en Schenkennie quittent l’Empire pour rejoindre la Sébaldie, qu’ils jugent plus stable et plus éloignée du conflit. La Sébaldie est donc le premier Etat touché par cette crise migratoire. Les propositions d’aides affluent, notamment de la part d’Etats qui ont annoncé leur neutralité, comme le Kaiyuan. D’après nos informations, la Sébaldie aurait adressé une fin de non-recevoir à l’aide proposée par la Carnutie, qui officiellement soutient la coalition menée par la Schenkennie et le Lénovin. Les observateurs géopolitiques y voient une manière d’infléchir la position du gouvernement carnutois vers la neutralité, dans le but d’affaiblir le pouvoir schenkennien. « L’avenir du Jeekim sera dessiné par ceux qui auront refusé de participer au conflit. » analyse l’un de ces observateurs. Ne manquant pas de sa légendaire originalité dans ses propositions, le Vice-Premier ministre Goran Horandson a estimé que l’occasion était idéale, d’encadrer l’esclavage [url=http://www.simpolitique.com/post277618.html#p277618]comme il l’avait proposé en avril[/url], ou selon ses propos « de permettre aux réfugiés de bénéficier d’une tutelle et donc d’une protection de la part des Sébaldes les plus aisés ». Devant l’urgence de la situation, Horandson devrait soumettre sa proposition de loi absurde, vernie d’humanisme alors qu’elle est foncièrement misanthrope, à un Parlement échaudé par la question de l’accueil des réfugiés.[/justify]
À qui profite le crime ? Certainement au Saint-Empire.[/center]
Note HRP : PozovaPost est un journal de tendance nationaliste dont les écrits ne sauraient engager le gouvernement sébalde.
[justify]ÉDITO. Le conflit entre la Schenkennie et la Varlovie débute à peine que les vautours s’attaquent aux premières charognes qui en sont victimes. Le Saint-Empire, qui n’a pas fait mystère de sa renaissance d’outre-tombe, entend apporter une aide humanitaire substantielle. Encore et toujours, l’Alméra fait de l’ingérence au Jeekim et s’approprie ce qu’elle considère être un « continent-appendice ».
L’ORGUEIL DU SAINT-EMPIRE. Mené par le Viertenstein, le projet de reconsolidation du Saint-Empire catholique d’Alméra s’est à peine concrétisée officiellement qu’elle agit sur le terrain, en apportant l’aide humanitaire dont ont besoin réfugiés varloviens et constanciens. Condamnant à peine l’ingérence d’un autre empereur orgueilleux, celui de la Schenkennie, le nouvel empire catholique s’est trouvé un alter-ego jeekimois. En réalité, par l’envoi de cette aide humanitaire, le Saint-Empire a donné son absolution à un empereur schenkennien qui met tout un continent jeekimois sans dessus dessous pour ses seuls intérêts. Il rendrait presque le général Alcevic sympathique. L'Empereur Gwenael peut désormais violer allègrement la souveraineté du territoire varlovien autant qu’il le souhaite : les dégâts, les vies qu’il brise seront mécaniquement réparés par son nouvel allié alméran. Sous couvert de jouer les bons samaritains, le Saint-Empire entend se donner une légitimité et une crédibilité auprès du reste du monde mais derrière l’humanitaire se cache la Realpolitik, un terme alémanique qui n’est pas étranger au Viertenstein.
L’ALMÉRA INTERVIENT DANS UN JEEKIM QU’IL MÉCONNAÎT. « [url=http://www.simpolitique.com/post280867.html#p280867]Alméran, catholique et électif.[/url] » : tout est dit dans ce qui s’apparente à un traité fondateur. Le Saint-Empire catholique et alméran agit dans un Jeekim largement païen. La Sébaldie, le Lénovin, la Varlovie, la Schenkennie, tous ont plus au moins rejeté le christianisme comme fondement de leurs sociétés. Et voilà que le Saint-Siège, dont le Saint-Empire est l’avatar politique et institutionnel, entend mener les pourparlers du début à la fin. En effet, avec une rapidité déconcertante, le Saint-Empire organise une [url=http://www.simpolitique.com/guerre-varlovie-mediation-sancto-imperiale-t12791.html]médiation[/url] entre les deux parties du conflit. Non mécontente d’avoir une fois de plus snobé la Sébaldie – qui a accueilli en plusieurs mois bien plus de réfugiés (sans doute trop) que le Saint-Empire pourra jamais accueillir – elle considère que les deux seuls Etats impactés par le conflit sont la Schenkennie et la Varlovie. Pourtant, la neutre Sébaldie paye déjà un lourd tribut pour ce conflit dont – contrairement au Saint-Empire – elle est frontalière. Alors que tous les peuples étiquetés celtiques du Nord-Jeekim, de Schenkennie à la Carnutie en passant par le Lénovin, se soumettent au diktat d’un Saint-Empire alméran arrogant, la Sébaldie doit réclamer son dû. Empêchons l’Alméra de conquérir une nouvelle fois nos terres, boutons-le hors de notre Jeekim ![/justify]
L’entre-deux-chaises de la Sébaldie dans le conflit ne convainc pas l’opinion publique. • Le Gelnan, cette bombe à retardement…[/center]
[justify]VARLOVIE-SCHENKENNIE : UNE REUNION DE CONCILIATION ALTERNATIVE, EN SÉBALDIE, ENTRE LES DEUX PAYS SE PRECISE MAIS TARDE À ARRIVER. La Sébaldie peut-elle réellement rester neutre vis-à-vis d’un conflit qui se déroule juste à côté d’elle ? Les Sébaldes sont partagés sur la question mais tous espèrent une fin très proche du conflit, craignant l’enlisement de celui-ci. Pour arriver à cette fin, deux camps s’affrontent : ceux qui plaident pour une intervention aux côtés de la Schenkennie pour éliminer Alcevic et ceux qui plaident pour le status quo, craignant les conséquences collatérales d’une éventuelle intervention sébalde. La communauté varlovienne installée en Sébaldie presse le gouvernement de sortir de son immobilisme mais là encore, ceux qui veulent bouter la Schenkennie hors de « leur » pays sont aussi nombreux que ceux qui veulent la chute d’Alcevic. « La Sébaldie doit jouer un rôle ! » clament les Varloviens. Le gouvernement, lui, veut bâtir une réunion de conciliation alternative à celle organisée par le Saint-Empire pour deux raisons, l’une pour éviter l’ingérence almérane au Jeekim et l’autre pour permettre à la Sébaldie de jouer de ses relations amicales avec la Varlovie indépendamment des régimes qui se sont succédé. L’initiative pourrait être retardée par la procédure de destitution déclenchée contre le gouvernement, dont le sort est laissé en suspens jusqu’à la mi-décembre. Difficile équation pour le Premier ministre Juozas Menecius, tiraillé entre deux camps et par la menace de sa propre destitution. [draco]#DeVrijeBladeren #JuozasEntre2Chaises[/draco]
LA COLÈRE GRONDE DANS L’OUEST. Rien ne semble calmer la colère des Sébaldes résidant au Gelnan, première province touchée par l’afflux de migrants varloviens, si bien que la destruction des minarets qui a démarré en octobre dernier, a été localement interrompu pour ne pas attiser les tensions. Tous les Gelnanais ont une raison d’exprimer leur colère : les nationalistes et identitaires se plaignent de la pression migratoire ; les islamistes se plaignent de l’escalade islamophobe qui règne et les Gelnanais en général n’admettent pas que le Novacan puisse rester à l’écart de toute la solidarité nationale. Un sentiment d’injustice se mêle à celui de colère et il suffit d’une petite étincelle pour que tout explose… [draco]#NouveauSebaldaquin #PoudrièreGelnanaise[/draco][/justify]
Juozas Menecius rompt la neutralité multiséculaire de la Sébaldie :
un crime de lèse-majesté ?
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Juozas Menecius, le 16 décembre, en compagnie de l’état-major sébalde.[/center]
[justify]Juozas Menecius a créé un immense tollé en annonçant la condamnation officielle de la Schenkennie et du Lénovin dans le cadre du conflit varlovien. Mais les observateurs politiques soulignent la ruse du Premier ministre sébalde, qui reprend en main à la fois son propre destin et celui de la Sébaldie.[/justify]
[justify]SUJET D’UNE PROCÉDURE DE DESTITUTION, MENECIUS PARVIENT À GAGNER DU TEMPS. Le procès devait avoir lieu en décembre 2029, il est finalement reculé de quelques semaines. Les avocats du Premier ministre ont réussi à retarder le [url=http://www.simpolitique.com/post278933.html#p278933]processus de destitution[/url] lancé par un collectif lui reprochant le caractère anticonstitutionnel d’une initiative populaire non suivie des faits. Le procès devait avoir lieu normalement le 21 décembre, il est reporté « au mois de janvier » sans autre précision. Et pour cause, les avocats du Premier ministre ont fait savoir qu’en sortant de sa position neutre, la Sébaldie « se risque à de potentielles menaces extérieures » et qu’en vertu de l’urgence de la situation, il est vital que le gouvernement reste en poste au moins le temps du conflit. La Cour Constitutionnelle a rejeté le report « sine dine » du procès, demandé par l’accusé mais lui a tout de même accordé « quelques semaines ». Une bataille de juristes gagnée par le gouvernement sébalde mais finalement assez maigre. La partie civile accuse notamment Juozas Menecius de « vouloir gagner du temps en mettant en danger la Sébaldie ». Un dangereux cynisme qui n’a pas laissé indifférente la population sébalde, laquelle accuse notamment le Premier ministre de « faire valoir ses propres intérêts avant la sécurité de son peuple ». « Juozas Menecius a rompu avec la tradition sébalde de neutralité… parce qu’il n’est pas sébalde ! » tance un député de l’opposition. Juozas Menecius est-il resté culturellement liethuviskien ? Les avis divergent.
MAIS JUOZAS MENECIUS PERMET À LA SÉBALDIE DE REPRENDRE LA MAIN SUR LE CONFLIT VARLOVIEN. La Sébaldie a-t-elle une revanche à prendre vis-à-vis de la Schenkennie, qui a fait capoter le rêve qu’elle caressait de monter un marché commun au Jeekim ? La diplomatie s’en défend, le ministère des Affaires Etrangères dit avoir des « relations franches mais respectueuses » avec l’empereur schenkennien. Pourtant, les observateurs géopolitiques ne cessent de voir en la Sébaldie et la Schenkennie non pas des ennemis mais des rivaux. Séparés géographiquement par la Varlovie, c’est également elle qui les départagera. La Sébaldie craint notamment que la Schenkennie ne s’étende sur le continent jeekimois, par l’annexion d’une Varlovie éminemment stratégique, recelant notamment de nombreuses ressources énergétiques. Ou du moins, elle craint qu’elle ne consolide son emprise et façonne la Varlovie post-Alcevic à sa manière, en excluant la Sébaldie de toute décision. La Sébaldie, elle, a joué la carte de l’amicalité avec la Varlovie. Les deux Etats, voisins, ont toujours été en bons termes malgré des divergences idéologiques assez profondes. Elle refuse de se mettre à dos le général Alcevic mais ne souhaite pas pour autant le soutenir. Une position contrebalancée, qualifiée par certains de « molle » mais qui pourrait porter ses fruits. Dans sa tradition démocratique, la Sébaldie souhaite notamment à la fois être l’organisatrice et l’observatrice d’hypothétiques élections parlementaires varloviennes. Et ce, sans jamais prendre le risque d’envoyer des soldats et se mettre militairement à dos une Schenkennie militariste. La décision est maintenant suspendue à un général Alcevic, muré dans la paranoïa, qui peine aujourd’hui à faire confiance à qui que ce soit. Néanmoins, la Sébaldie par l’entremise de Juozas Menecius aura tenté d’éloigner l’influence du Saint-Empire et de reprendre significativement la main sur ce conflit bien jeekimois.[/justify]
Le Ramadan approche, les minarets disparaissent et ce n’est pas un mirage. • La Sébaldie s’amuse de ses voisins mais ne voit pas la poutre logée dans son propre œil.[/center]
[justify]DESTRUCTION DES MINARETS : DU RÉPIT POUR LES MUSULMANS DURANT NOËL, LES TRAVAUX REPRENDRONT DURANT LE RAMADAN. Le hasard fait parfois beaucoup de tort. En charge de la destruction de tous les minarets de la Sébaldie, conformément à l’initiative votée en ce sens, le Royaume de Cobrac a laissé leurs congés de Noël aux très chrétiens ouvriers de l’entreprise « La Cachacane ». Sur les 72 minarets à détruire, 40 le sont déjà. « Nous sommes en avance sur notre calendrier, nos ouvriers mettent beaucoup de cœur à l’ouvrage, nous avons donc décidé de les récompenser en leur octroyant deux semaines entières de vacances. » se réjouit le contremaître principal du projet. Certains repartiront au pays, d’autres passeront Noël en Sébaldie. Les travaux ne reprendront que le 7 janvier 2030. Or, hasard du calendrier, le Ramadan de 2030 débute la veille pour s’achever le 5 février... Tout report de ce chantier, qui constitue un coût journalier excessif pour les finances publiques sébaldes, est exclu. Le gouvernement veut en « finir le plus vite possible », tant pour des raisons de coût qu’électorales. Mais la facture risque bien d’être plus salée : durant ce mois, où la pratique de l’islam est bien plus suivie qu’à une autre époque de l’année, les musulmans se rendent en masse à la mosquée. Or, les mosquées concernées par la destruction des minarets sont par mesure de sécurité interdites aux fidèles. Bondées, les mosquées du pays disponibles ne parviendront pas à répondre aux attentes de tous, ce qui laisse craindre la constitution de mosquées et salles de prière clandestines, non soumises à la surveillance des pouvoirs publics. [draco]#Kulturism #RamadanNoir[/draco]
TRIBUNE : LE VALARYAN, ALLIÉ OBJECTIF ET DE CIRCONSTANCE ? Peu présent sur la scène diplomatique depuis deux ans et demi, le Valaryan a montré quelques signes d’hostilité à l’égard de l’Empire Schenkennien et ce quand bien même, les deux Etats entretenaient des relations au mieux fraternelles, au pire amicales. Au fur et à mesure que la coalition de Nord-Jeekim progresse en Varlovie, elle s’attire les réserves sinon la défiance des autres Etats. Après le retrait relatif de la Rostovie, la Schenkennie perd son allié valaryan. La Sébaldie, elle, a durci le ton contre la Schenkennie et le Lénovin, ce qui n’a pas été du goût de la reine carnutoise, qui a [url=http://www.simpolitique.com/post282479.html#p282479]noté « la montée en puissance des nationalismes fascistes en Sébaldie »[/url] (sic). La Schenkennie ne paie-t-elle pas en réalité le prix de son arrogance ? Elle veut reconstruire une Varlovie avec laquelle elle avait pourtant très peu de liens, du moins beaucoup moins que la Sébaldie, et qui a accueilli assez froidement les réfugiés varloviens dans ses camps. La Schenkennie s’est confrontée à l’ours valaryan, qui visiblement n’accepte l’existence sur le continent d’un Etat jeekimois plus expansionniste que lui, comme en témoigne la [url=http://www.simpolitique.com/post282359.html#p282359]relative percée du Parti Expansionniste du Jeekim au dernier renouvellement de la représentation parlementaire du pays[/url]. En quoi est-ce de bon augure pour la Sébaldie ? Avant tout parce que la défiance du Valaryan contrariera les projets schenkenniens. Pour autant, le Valaryan n’est pas à craindre, il n’est une menace que pour lui-même : technologiquement faible et diplomatiquement isolé, il n’a aucune chance de concrétiser ses fantasmes expansionnistes. Malgré sa condamnation officielle de la Schenkennie et de ses alliés, la Sébaldie reste en dehors de tout conflit et peut s’imposer encore davantage sur le Jeekim, comme elle l’a déjà fait à l’issue de la dernière guerre jeekimoise, il y a dix ans. Cependant, l’avenir n’est pas tout rose pour la Sébaldie : même si constitue la « force tranquille » de ce conflit, elle est menacée par une guerre non pas extérieure mais civile. Les tensions communautaires arrivent à leur paroxysme en Sébaldie, le climat politique se tend… Et cela pourrait bien lui coûter temporairement sa place.
[draco]#DeVrijeBladeren #ForceTranquilleSebalde[/draco][/justify]
Conflit varlovien : les communistes du monde entier sont-ils devenus royalistes ?[/center]
[justify]TRIBUNE. Les Etats d’obédience socialiste se pressent d’apporter leur soutien, tantôt diplomatique, tantôt militaire, à un Empire Schenkennien à l’opposé de leur idéologie. Ils signent là la victoire des partisans de la Realpolitik, pourtant chère aux capitalistes.
LES COMMUNISTES SÉBALDES SERONT ÉCARTÉS DE L’AVENIR POLITIQUE DE LA VARLOVIE. Le Parti Communiste Sébalde peste : lui, le parti centenaire de Sébaldie, ne participera pas à la Commission chargée de l’organisation et de la surveillance des élections parlementaires varloviennes, acceptée par le régime du général Alcevic. Le gouvernement a en effet dévoilé la [url=http://www.simpolitique.com/post282747.html#p282747]composition de cette commission[/url] : elle sera composée par un délégué de chaque groupe parlementaire représentant plus de 5 % du corps du Parlement sébalde et de Sages de la Cour Constitutionnelle. Autrement dit, pour qu’un groupe ait le privilège d’envoyer un commissaire, il doit jouir d’au moins 18 députés. Seront chargés des élections varloviennes le Mouvement Républicain Solidaire (gauche radicale écologiste), l’Alliance Sociale-Démocrate, l’Union Nationale Démocrate (libéraux), l’Union des Juifs Sébaldes, le Mouvement Nationaliste Sébalde et Identité Sébalde. Nationalistes et identitaires soutiennent ouvertement la Varlovie, « amie de longue date de la Sébaldie ». Les libéraux et les sociaux-démocrates, eux, se sont ralliés silencieusement à la cause varlovienne. L’Union des Juifs Sébaldes tend également du côté varlovien même si les positions sont moins claires. Pour les communistes, il ne restait qu’un espoir : que les « bobos-homo-écolo-féministes » du MRS comme ils les appellent, qui sont néanmoins les plus proches d’eux au niveau économique, se rallient à la cause schenkennienne. Or, le MRS hésite. Bref, pour le Parti Communiste, cette commission est 100 % pro-varlovienne et donc, conséquemment, pro-Alcevic. Il craint que les élections ne soient fraudées pour plaire au régime en place. Et demande à participer à cette commission, en vertu du « pluralisme politique ». Peine perdue ! Le Parti Communiste dispose au Parlement… d’un seul siège.
LE KIREP ET L’OUSTRIE DEVIENNENT ROYALISTES. La Schenkennie a scellé de drôles d’alliances. Un temps ami avec le Valaryan, il est aujourd’hui son adversaire, voire son ennemi. La Schenkennie est devenu rouge… à moins que ce ne soit les rouges qui soient devenus royalistes ? Par leur soutien diplomatique et militaire, le Kirep et l’Oustrie reconnaissent la légitimité de l’Empereur Schenkennien, qui ne doit sa place au sommet de l’Etat que par l’hérédité du pouvoir. Un principe fondamental opposé à l’obsession égalitariste kirépienne ou oustrienne. La Rostovie, qui se christianise lentement mais sûrement, est davantage cohérente dans le soutien qu’elle affiche vis-à-vis de la Schenkennie. En réalité, Kirep et Oustrie ont adapté leur position diplomatique par rapport à celle de la Sébaldie et du Monde Libre. Si la Sébaldie s’était engagée aux côtés des Schenkenniens, Oustriens et Kirépiens auraient tancé « l’impérialisme de la bourgeoisie oligarchique schenkennienne et lénovine » (le Lénovin ne s’offusquera d’ailleurs pas d’être taxée d’oligarchisme). Si la décision de soutenir l’un ou l’autre camp était évidente, l’Oustrie et le Kirep n’auraient pas attendu plusieurs semaines avant d’apporter leur soutien. Finalement, au bout de quelques semaines, le couperet tombe : « Tout le monde déteste la Sébaldie ! » clament de jeunes excités à Rabov, en Oustrie. Mégalomanes, les communistes oustriens croient être « tout le monde ». La décision kirépienne de bloquer la mer de Caru aux pavillons sébaldes, approuvée par l’Oustrie, en est l’illustration. Ce blocus aura zéro impact, la Sébaldie ne commerce avec aucun pays riverain de la mer. Dans ce conflit, le Kirep n’a qu’un seul but : annexer davantage de terres jeekimoises, comme il l’a fait pour le Pesak. S’il avait soutenu la Varlovie, il aurait exigé des terres schenkenniennes. Mais comme il soutient la Schenkennie, il exige des terres varloviennes-constanciennes. Non seulement les communistes se sont convertis au royalisme mais également à la Realpolitik®, cette stratégie de politique étrangère fondée non plus sur l’idéologie mais l’opportunisme et les intérêts. Une stratégie capitaliste, qui fait fi de toutes considérations idéologiques à laquelle se sont souscrits le Kirep et l’Oustrie. Par ailleurs, la Sébaldie est tellement détestée par « tout le monde » qu’une [url=http://www.simpolitique.com/plan-soutien-jeekim-bonds-t12846.html]levée de fonds[/url] destinée à l’accueil des réfugiés en Sébaldie et dans le Monde Libre, a permis de récolter plus qu’escompté, en plus de l’aide en provenance du Kaiyuan, de Cyrénanie, de Centralia et de Fiémance. Alors qu’elle n’a jamais participé à aucune action militaire, ni envahi leur pays de « propagande capitaliste », la Sébaldie suscite la haine de foules d’Alméra orientale. Pourtant, c’est cette même Sébaldie qui oriente la diplomatie du bloc socialiste. On n’est plus à une incohérence près…[/justify]
La Sélénie est-elle une partenaire ou une rivale ?[/center]
[justify]TRIBUNE. La Sélénie. Ce petit État enclavé, sans accès à la mer, disposant de modestes ressources naturelles, se donne les moyens de rivaliser avec les grandes puissances capitalistes du monde, telles que le Raksasa, la Cyrénanie... et la Sébaldie. Les ressemblances entre les deux États sont frappantes mais gardent des visées différentes.
SÉLÉNIE, SÉBALDIE... La première des similitudes se lit au niveau étymologique. Ces deux États de langue germanique ont des noms très semblables, à tel point que les ministères sébaldes disposent chacun, dans leur service d'acheminement et de tri de courrier, d'un casier spécifique, sobrement intitulé "ERREUR DE DESTINATAIRE : SELENIE". Régulièrement, des navettes postales font le trajet entre la Sébaldie et la Sénie ; et entre la Sélénie et la Sébaldie pour attribuer le courrier à qui de droit, envoyé par des individus étourdis. Bien qu'une communauté germanophone notable existe en Sébaldie, c'est le néerlandais qui prédomine le paysage linguistique sébalde, du moins dans les provinces les plus peuplées. De plus, le yiddish est également parlé par les communautés juives de ces deux États. La communauté juive représente 11 % de la population sélène... exactement comme la Sébaldie. Troublante similtude, une de plus. Bien que la Sélénie soit almérane et la Sébaldie jeekimoise, ces ressemblances tant linguistiques que religieuses s'expliquent par l'Histoire : la Sébaldie a été fondée par des colons en provenance du Laagland, qui n'est guère éloigné de la Sélénie. Les Juifs d'Alméra ont, eux aussi, fait le voyage vers le "Nouveau continent" jeekimois dès le XIIe siècle mais ont fondé leur propre État : l'État libre du Lenbruck, annexé par la Sébaldie au début du XXe siècle et réduite au statut de province (le Novacan, "la Nouvelle Province" dont le chef-lieu est Nova-Lenbruck, "le Nouveau Lenbruck").
IN FREEDOM WE TRUST... BUT NOT THE SAME ONE. Les deux États sont mus par l'impératif de liberté, tant économique que sociétale. En cela, ils se distinguent d'un État rakssan capitaliste mais resté ultraconservateur et d'une Cyrénanie, culturellement si différente. La Sélénie a néanmoins opté pour un régime fédéral, alors que la Sébaldie reste un État unitaire avec un pouvoir centralisé à Stranaberg, avec toutefois de larges prérogatives accordées à ses entités territoriales. C'est bien là l'ironie de l'histoire : d'un côté, la Sébaldie reste attachée à un régime unitaire alors que, gangrénée par le communautarisme, elle devrait au contraire épouser le fédéralisme ; de l'autre, la Sélénie – plus petite en taille et superficie, avec des densités de population très variables d'une région à une autre en raison de son relief montagneux – aurait plus logiquement la configuration d'un État unitaire. Le Congrès sélène a d'ailleurs du trancher le problème de l'indépendance monétaire de chacune de ses Ligues fédérées, qui dépréciait le $el, par l'instauration d'une banque centrale. Depuis, la monnaie sélène est devenue l'€del. Mais là encore, les deux Etats sont unis par leurs incohérences internes. Pour enfoncer le clou, le référendum d'initiative populaire est en vigueur dans l'un et l'autre pays. L'usage qu'en font les habitants est en revanche très différent. C'est que les populations sélènes et sébaldes sont bien différentes. Le peuple sélène, plutôt uni, reste attaché à sa stabilité multiséculaire, et à une religion qui, si elle ne s'immisce pas dans la politique conduite par le pouvoir exécutif, reste importante. A l'inverse, depuis les colons laaglandais du XIIe siècle, fervents catholiques, la Sébaldie s'est largement déchristianisée et c'est ce qui fait d'elle une nation bien jeekimoise, sous influence des courants païens celtiques du Nord-Jeekim notamment. Les deux États n'ont pas le même rapport vis-à-vis de la sécurité. Les forces armées et policières restent très importantes en Sélénie, où le service militaire est toujours en vigueur. Un tel dispositif est impensable en Sébaldie. Les Sébaldes ne sont guère des patriotes, et le droit de brûler le drapeau national leur est même garanti par la Constitution. Surtout, ils ont une conception différente de la paix sociale qui, pour eux, ne peut être atteinte que si les aspirations de chacun sont atteintes. La force policière ne vient qu'en ultime recours.
LA SÉLÉNIE VEUT DEVENIR UNE ALTERNATIVE À UNAWI. La Sébaldie réussit-elle à maintenir sa paix dans de telles conditions ? En fait, si jamais au cours de son histoire elle n'a attaqué un État tiers, ni participé militairement à une quelconque opération, elle est en guerre à elle toute seule. L'immigration massive qu'elle connaît, la coexistence de communautés parfois hostiles rendent le climat politique souvent tendu. Depuis plusieurs années, par exemple, on assiste par exemple à une escalade islamophobe. En utilisant le dispositif d'initiative populaire, les Sébaldes veulent restreindre aux musulmans leur droit de pratiquer librement leur culte. Moins touchée par l'immigration, la Sélénie permet la coexistence somme toute paisible de ses différentes communautés religieuses, ethniques et linguistiques. Par ailleurs, le paysage parlementaire est très différent : sept courants politiques sont représentés au Congrès sélène même si dans les faits, seuls deux – d'inspiration libérale - le dominent d'une législature à l'autre depuis des décennies. Le Parlement sébalde est, quant à lui, éclaté en une vingtaine de partis voire micro-partis différents, à la faveur d'un mode de scrutin extrêmement proportionnel. Les petits partis sébaldes permettent aux grands de bâtir des coalitions gouvernementales, certes fragiles et parfois contre-nature, mais efficaces. Après le régime communiste de 1949-1968, la Sébaldie a alterné entre chrétiens-démocrates, libéraux, sociaux-démocrates, nationalistes, malthusiens, pour revenir à un libéralisme de centre mou. C'est sur cette instabilité tant civile que gouvernementale que la Sélénie entend jouer sa carte : attirer les capitaux du monde entier grâce à un régime fiscal avantageux, un Etat aux dépenses sociales inférieures à celle de la Sébaldie, un cadre plus paisible et moins "dépravé". La Sélénie entend moins coopérer avec sa "sœur" jeekimoise que la concurrencer, ce qui en fait d'elle a priori une rivale. Mais sa localisation peu avantageuse, aux portes d'un Cobrac ultraconservateur, d'une Fiémance expansionniste et d'une Alméra orientale aussi hostile que proche risquent d'être autant de freins à ses ambitions. La neutralité perpétuelle est une promesse difficile à tenir car elle dépend moins de soi-même que des ambitions des autres. La Sébaldie l'a appris à ses dépens : elle a été obligée de prendre position entre la Schenkennie et la Varlovie, en faveur de cette dernière, car elle se sentait menacée par les ambitions territoriales de la première et de ses alliés. La Sélénie, au carrefour d'États très ambitieux, sera tôt ou tard forcée de se prononcer sur ses évènements voisins. Elle ne pourra se contenter d'être un paradis fiscal. La stabilité dont elle jouit ne doit pas se muer en immobilisme si elle veut perpétuer.[/justify]