[center]The Dark Zone[/center]
[center][img]http://1.bp.blogspot.com/-L20GQdFF2wU/TYWvU-A-qJI/AAAAAAAAAT0/lSdjxeRjfc4/s1600/Sci-Fi-Post-Apocalyptic-2808.jpg[/img][/center]
La zone interdite, appelé communément par les Pelabsiens la ''Dark Zone'' est un territoire officiellement sous l'autorité du nouvel État du Pelabssa mais qui est en réalité hors de son contrôle. Le territoire n'a pas été encore entièrement sécurisé et est actuellement foulé par de nombreux groupes hors la loi, ainsi que de véritables petits seigneurs de guerre contrôlant des territoires entiers. Ces groupes sont composé essentiellement des déserteurs de la Main Noire, de bandits pelabssiens et d'autres individu peu recommandable. Les troupes de la coalition ne cessent de mener des incursions au sein de ces territoires, patrouillant les principaux axes de communications, notamment ceux reliant Dayton à Dillon, Fairtown à Ofsprey, Norfolk à la ville de Sanrow aux Nations-Unies Vicaskarindiennes et entre la ville de Hellbrook et Jersey City. Seul l'espace aérien du territoire est entièrement sous contrôle et un simple appel radio peu déclencher un déluge de feu sur les cibles désignés. S'ajoute à cela d'autres dangers lié aux zones de radiation, le poison que représente les métaux lourd, les meutes de chien sauvages ou bien la traîtrise de l'armement abandonné que se soit des explosifs, mines, obus ou armes chimiques.
Malgré ce portrait peu flatteur, la Dark Zone regorge de petits trésors, du moins suffisamment important pour ceux se risquant de s'y aventurer. De l'armement Rostov abandonné par manque de carburant? des centrales nucléaires inactives presque intacte? des locaux abandonné d'un laboratoire de recherche génétique? une collection privée de tableaux de grand maîtres enfouis dans les ruines d'une imposante résidence? les archives désordonnés d'une prestigieuse université? l'épave d'un porte-avion nucléaire? les serveurs inactifs de l'United-States Army? Les données d'un vaccin contre le Sida d'une entreprise pharmaceutique sans scrupule? Le prototype d'un robot sexuel Pelabssien d'un projet de recherche douteux? Les possibilités sont nombreuses. Vous pouvez être un mercenaire chassant la vermine du Rovostran, des chasseurs de trésors en quête de gloire et d'argent ou bien une corporation à la recherche de son prochain produit phare désireux de s'approprier celui de son concurrent malheureusement anéantis par l'invasion Rostov du Pelabssa...
Ce sujet est donc ouvert à tout les joueurs de Simpolitique.
Les découvertes MAJEURES devront être toutefois déterminées et validées par les MJs.
[RP]: The Dark Zone
-
Amaski
[bask][center]- Chapitre 1 : La Croix écarlate -[/bask]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/150153godlich145937779071645.jpg[/img][/center]
« Je ne comprends pas pourquoi nous sommes venus dans ce trou. » se plaignait Ivron, l'assistant du professeur Xarok. Un regard rapide autour de l'assistant et du physicien permettait de confirmer que les ruines de Roosevelt City étaient loin d'offrir un spectacle agréable à voir. Les immeubles éventrés et cisaillés jonchaient les grandes avenues de la ville détruite durant la Guerre. Partout des voitures cramées et rouillées bloquaient le passage. Et dieu savait ce qui se terrait dans les ruines. Heureusement que Xarok avait pu acheter les services de quelques mercenaires sayaken. Si le Désarmement national avait un bon côté, c'est qu'il avait gonflé le marché du mercenariat à bloc. On pouvait pour quelques centaines de dollars engager toute une petite troupe d'élite à sa solde. Les mercenaires accompagnaient les scientifiques à distance car le professeur Xarok ne voulait pas être dérangé dans son enquête par la proximité de ces soldats.
« Je vous l'ai déjà dit plusieurs fois, c'est ici que se trouve le point zéro. C'est très ironique que ce soit en pleine Dark Zone car j'aurai bien préféré que cela soit au centre de Hispalis. Nous aurions au moins pu aller déguster un vin numancien sur le passage. Cependant, avouez que cet endroit est bien plus fascinant. C'est ici que la Main noire et les USP ont combattu une bataille à mort. Ne sentez-vous pas l'adrénaline traverser votre corps ? Ce sentiment de plaisir d'affronter l'inconnu ? »
« Je préfère le confort du laboratoire, professeur. » couina le vieux assistant. « Au moins là, on ne peut pas nous tuer. Peut-être qu'il y a encore des soldats de la Main noire ? Nous prenons des risques inconsidérés pour une simple théorie. »
Xarok leva les yeux vers le ciel, désespérée par la lâcheté de son compagnon.
« Ces soldats seraient alors morts de faim voire au mieux affamés. Nous avons avec nous des soldats sayaken. Deux mille ans de sélection et de système de castes nous ont offert des soldats au morale d'acier. Nous courons au pire le risque d'assister à un combat, ce qui sera fascinant à voir.
Une simple théorie vous dites ? Je vous rappelle que vous m'avez aidé à analyser l'épée de la conne fanatique. Vous avez vu comme moi que l'acier rouge était soumis àun magnétisme non-ordinaire. Nos calculs ont permis de découvrir que la source de ce magnétisme était située dans ce lieu. A des milliers de kilomètres de la péninsule ! Si cela n'est pas assez extraordinaire pour venir ici, je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Bref, cessez vos lamentations. On vous prendrait pour un Numancien! »
Xarok avança à pas de charge, tenant dans sa main un appareil contenant un écran radar et une antenne au sommet. Sa blouse de physicien flotta sous le vent de la Dark Zone. Lui et Ivron avançaient dans les ruines en direction de ce qui semblait être une vieille église.
« Ah, je m'en doutais. Ces salos de protestants ont dû construire leur petit temple sur une ruine atlante. » s'exclama le scientifique. L'assistant s'interrogea face à ces protestations.
« Mais comment vous pouvez le savoir, c'est qu'une simple église. Rien ne dit qu'il y a eu une ruine atlante par ici. »
« C'est logique quand même. Les chrétiens ont pour habitude de bâtir leurs temples sur les ruines d'anciens édifices religieux. Selon ma boussole électrique, le point zéro doit se situer près du temple. Vous pensez vraiment qu'un artefact transdimensionnel se situerait dans une église chrétienne ? Il doit être dans une salle souterraine donc dans une structure antique. A part les Atlantes, aucun autre peuple civilisé n'a colonisé ce territoire avant l’ère colombienne. Ergo, ce complexe doit être un temple altante. Je me demande vraiment si je n'aurais pas dû vous laisser à Minas Sun. »
« Je ne me serais pas plaint de cela. » dit ce dernier en ajoutant. « Donc nous sommes presque là ? ». Une once d'espoir entoura sa voix. Ils arrivaient alors à ce qui avait été la porte principale de l'église. L'édifice avait été construit en pierre, mais il en restait que les murs et colonnes. Le toit avait été visiblement détruit durant les combats. Avec l'aide de quelques soldats, on dégagea l'entrée des restes des portes et de la caillasse. Sans hésiter une seconde, Xarok enjamba les éboulis et entra dans l'édifice, observant avec une attention minutieuse l'écran de son appareil portable. Il s'arrêta alors que devant l'autel qui était fendu en deux. Levant ses yeux, il vit alors la source du magnétisme. Une croix en acier écarlate haute d'un mètre brillait au fond de l’alcôve du sacro-saint. Le professeur lâcha.
« Zut, voilà qui est bien décevant. »
Ivron venait juste d'arriver auprès l'autel avec trois soldats sayaken.
« Qu'arrive-t-il ? » demanda l'assistant. Xarok répondit, visiblement déçu.
« Je m'attendais à ce que la source soit sous le temple. Dommage, il s'avère que le magnétisme est provoqué par cette croix qui doit être faite dans un acier similaire à notre épée. Je paris que son poids est également inférieur au rapport masse-gravité standard. » Xarok s'approcha de la croix et la souleva avec une main.
« C'est ce que je pensais. A peine quelques centaines de grammes. Étrangement, la croix semble posséder une masse en acier similaire à l'épée. Cependant, il faudrait aller analyser cela au laboratoire. Néanmoins, j'ose affirmer que nous pouvons désormais affirmer que la qualité quantique de l'épée doit se limiter à l'acier de la lame. Aussi, je doute que cette croix ait été placée après la Guerre. Cela indique donc que le matériel doit avoir un certain âge et surtout être manipulable par des crétins comme ceux qui ont forgé cette croix. »
L'assistant observa l'étrange objet. La lueur écarlate était fascinante et il avait l'envie de la toucher. Une envie presque compulsive. Il s'approcha de la croix et tendit sa main. Xarok le regarda, interrogatif.
« Du calme, vous aurez tout le temps pour admirer cet objet. Décidément, vous semblez vous être épris de ce truc. » Le professeur emporta alors la croix et se mit à marcher en direction de la sortie. L'assistant lui demanda.
« Vous pensez que nous pouvons emporter cet objet ainsi ? Sans demander permission à quiconque ? »
« A qui ? Les Makarans de Dillon? Voyons, ces gens ne reconnaîtraient pas un objet de valeur scientifique si celui-ci leur apparaissait en tutu rose, bonnet d'âne et dansant la tektonik. Au pire, on leur dira que c'est un objet atlante. Ils ont un tel mépris pour tous ce qui n'est pas Indien qu'ils nous laisseront passer avec un sourire. » répliqua le professeur.
Xarok, Ivron et les mercenaires sayaken rembarquèrent alors dans leurs jeeps pour quitter Roosevelt City et rouler vers le Sud-ouest en direction de Dillon. Cette ville était une des rares agglomérations avec un port véritablement actif au Nord du continent et donc le seul moyen efficace de quitter cette régions dévastée et stérile. Alors qu'ils roulaient depuis plusieurs heures, Ivron osa poser une question à Xarok.
« Que pensez-vous ce que cette croix pourra nous apprendre ? »
« Bonne question. D'une certaine manière, elle nous donne les moyens de comparer les deux types d'acier et donc de faire des conclusions si nous avons vraiment devant nous un phénomène se répétant. Si oui, alors nous devons nous demander comment est-ce qu'il est possible que cette matière se trouve dans notre monde. » répondit le physicien.
« Et si c'est vraiment Dieu qui a créé ces objets ? Une épée offerte à une sœur et une croix, cela fait quand même suspect » remarqua l’assistant.
« Dieu n'est qu'un concept abstrait devant permettre aux humains d'expliquer l’inexplicable. Une béquille intellectuelle. Ce que nous pensons être des actes de Dieu ou de la magie n'est rien d'autre qu'une physique ou une science qui nous dépasse. La physique quantique et la théorie des cordes peuvent nous permettre d'expliquer l’existence de ces objets. Néanmoins, croyez-moi, nous ferions mieux de rester discret à ce sujet. » dit Xarok. A quoi Ivron demanda.
« Pourquoi? »
« Les humains détestent qu'on leur dise que Dieu est une fiction. Ils préfèrent croire en la magie que dans la science car celle-ci n'offre jamais des réponses, seulement des pièces d'un puzzle infini. »
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/150153godlich145937779071645.jpg[/img][/center]
« Je ne comprends pas pourquoi nous sommes venus dans ce trou. » se plaignait Ivron, l'assistant du professeur Xarok. Un regard rapide autour de l'assistant et du physicien permettait de confirmer que les ruines de Roosevelt City étaient loin d'offrir un spectacle agréable à voir. Les immeubles éventrés et cisaillés jonchaient les grandes avenues de la ville détruite durant la Guerre. Partout des voitures cramées et rouillées bloquaient le passage. Et dieu savait ce qui se terrait dans les ruines. Heureusement que Xarok avait pu acheter les services de quelques mercenaires sayaken. Si le Désarmement national avait un bon côté, c'est qu'il avait gonflé le marché du mercenariat à bloc. On pouvait pour quelques centaines de dollars engager toute une petite troupe d'élite à sa solde. Les mercenaires accompagnaient les scientifiques à distance car le professeur Xarok ne voulait pas être dérangé dans son enquête par la proximité de ces soldats.
« Je vous l'ai déjà dit plusieurs fois, c'est ici que se trouve le point zéro. C'est très ironique que ce soit en pleine Dark Zone car j'aurai bien préféré que cela soit au centre de Hispalis. Nous aurions au moins pu aller déguster un vin numancien sur le passage. Cependant, avouez que cet endroit est bien plus fascinant. C'est ici que la Main noire et les USP ont combattu une bataille à mort. Ne sentez-vous pas l'adrénaline traverser votre corps ? Ce sentiment de plaisir d'affronter l'inconnu ? »
« Je préfère le confort du laboratoire, professeur. » couina le vieux assistant. « Au moins là, on ne peut pas nous tuer. Peut-être qu'il y a encore des soldats de la Main noire ? Nous prenons des risques inconsidérés pour une simple théorie. »
Xarok leva les yeux vers le ciel, désespérée par la lâcheté de son compagnon.
« Ces soldats seraient alors morts de faim voire au mieux affamés. Nous avons avec nous des soldats sayaken. Deux mille ans de sélection et de système de castes nous ont offert des soldats au morale d'acier. Nous courons au pire le risque d'assister à un combat, ce qui sera fascinant à voir.
Une simple théorie vous dites ? Je vous rappelle que vous m'avez aidé à analyser l'épée de la conne fanatique. Vous avez vu comme moi que l'acier rouge était soumis àun magnétisme non-ordinaire. Nos calculs ont permis de découvrir que la source de ce magnétisme était située dans ce lieu. A des milliers de kilomètres de la péninsule ! Si cela n'est pas assez extraordinaire pour venir ici, je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Bref, cessez vos lamentations. On vous prendrait pour un Numancien! »
Xarok avança à pas de charge, tenant dans sa main un appareil contenant un écran radar et une antenne au sommet. Sa blouse de physicien flotta sous le vent de la Dark Zone. Lui et Ivron avançaient dans les ruines en direction de ce qui semblait être une vieille église.
« Ah, je m'en doutais. Ces salos de protestants ont dû construire leur petit temple sur une ruine atlante. » s'exclama le scientifique. L'assistant s'interrogea face à ces protestations.
« Mais comment vous pouvez le savoir, c'est qu'une simple église. Rien ne dit qu'il y a eu une ruine atlante par ici. »
« C'est logique quand même. Les chrétiens ont pour habitude de bâtir leurs temples sur les ruines d'anciens édifices religieux. Selon ma boussole électrique, le point zéro doit se situer près du temple. Vous pensez vraiment qu'un artefact transdimensionnel se situerait dans une église chrétienne ? Il doit être dans une salle souterraine donc dans une structure antique. A part les Atlantes, aucun autre peuple civilisé n'a colonisé ce territoire avant l’ère colombienne. Ergo, ce complexe doit être un temple altante. Je me demande vraiment si je n'aurais pas dû vous laisser à Minas Sun. »
« Je ne me serais pas plaint de cela. » dit ce dernier en ajoutant. « Donc nous sommes presque là ? ». Une once d'espoir entoura sa voix. Ils arrivaient alors à ce qui avait été la porte principale de l'église. L'édifice avait été construit en pierre, mais il en restait que les murs et colonnes. Le toit avait été visiblement détruit durant les combats. Avec l'aide de quelques soldats, on dégagea l'entrée des restes des portes et de la caillasse. Sans hésiter une seconde, Xarok enjamba les éboulis et entra dans l'édifice, observant avec une attention minutieuse l'écran de son appareil portable. Il s'arrêta alors que devant l'autel qui était fendu en deux. Levant ses yeux, il vit alors la source du magnétisme. Une croix en acier écarlate haute d'un mètre brillait au fond de l’alcôve du sacro-saint. Le professeur lâcha.
« Zut, voilà qui est bien décevant. »
Ivron venait juste d'arriver auprès l'autel avec trois soldats sayaken.
« Qu'arrive-t-il ? » demanda l'assistant. Xarok répondit, visiblement déçu.
« Je m'attendais à ce que la source soit sous le temple. Dommage, il s'avère que le magnétisme est provoqué par cette croix qui doit être faite dans un acier similaire à notre épée. Je paris que son poids est également inférieur au rapport masse-gravité standard. » Xarok s'approcha de la croix et la souleva avec une main.
« C'est ce que je pensais. A peine quelques centaines de grammes. Étrangement, la croix semble posséder une masse en acier similaire à l'épée. Cependant, il faudrait aller analyser cela au laboratoire. Néanmoins, j'ose affirmer que nous pouvons désormais affirmer que la qualité quantique de l'épée doit se limiter à l'acier de la lame. Aussi, je doute que cette croix ait été placée après la Guerre. Cela indique donc que le matériel doit avoir un certain âge et surtout être manipulable par des crétins comme ceux qui ont forgé cette croix. »
L'assistant observa l'étrange objet. La lueur écarlate était fascinante et il avait l'envie de la toucher. Une envie presque compulsive. Il s'approcha de la croix et tendit sa main. Xarok le regarda, interrogatif.
« Du calme, vous aurez tout le temps pour admirer cet objet. Décidément, vous semblez vous être épris de ce truc. » Le professeur emporta alors la croix et se mit à marcher en direction de la sortie. L'assistant lui demanda.
« Vous pensez que nous pouvons emporter cet objet ainsi ? Sans demander permission à quiconque ? »
« A qui ? Les Makarans de Dillon? Voyons, ces gens ne reconnaîtraient pas un objet de valeur scientifique si celui-ci leur apparaissait en tutu rose, bonnet d'âne et dansant la tektonik. Au pire, on leur dira que c'est un objet atlante. Ils ont un tel mépris pour tous ce qui n'est pas Indien qu'ils nous laisseront passer avec un sourire. » répliqua le professeur.
Xarok, Ivron et les mercenaires sayaken rembarquèrent alors dans leurs jeeps pour quitter Roosevelt City et rouler vers le Sud-ouest en direction de Dillon. Cette ville était une des rares agglomérations avec un port véritablement actif au Nord du continent et donc le seul moyen efficace de quitter cette régions dévastée et stérile. Alors qu'ils roulaient depuis plusieurs heures, Ivron osa poser une question à Xarok.
« Que pensez-vous ce que cette croix pourra nous apprendre ? »
« Bonne question. D'une certaine manière, elle nous donne les moyens de comparer les deux types d'acier et donc de faire des conclusions si nous avons vraiment devant nous un phénomène se répétant. Si oui, alors nous devons nous demander comment est-ce qu'il est possible que cette matière se trouve dans notre monde. » répondit le physicien.
« Et si c'est vraiment Dieu qui a créé ces objets ? Une épée offerte à une sœur et une croix, cela fait quand même suspect » remarqua l’assistant.
« Dieu n'est qu'un concept abstrait devant permettre aux humains d'expliquer l’inexplicable. Une béquille intellectuelle. Ce que nous pensons être des actes de Dieu ou de la magie n'est rien d'autre qu'une physique ou une science qui nous dépasse. La physique quantique et la théorie des cordes peuvent nous permettre d'expliquer l’existence de ces objets. Néanmoins, croyez-moi, nous ferions mieux de rester discret à ce sujet. » dit Xarok. A quoi Ivron demanda.
« Pourquoi? »
« Les humains détestent qu'on leur dise que Dieu est une fiction. Ils préfèrent croire en la magie que dans la science car celle-ci n'offre jamais des réponses, seulement des pièces d'un puzzle infini. »
-
Amaski
[bask][center]- Chapitre 2 : Noblesse Disney oblige -[/bask]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/309395petitemontremickeyrougeetdoreeannees80145945673997278.jpg[/img][/center]
Nixoson était officiellement ambassadeur pour la Fédération tarnoise à Stepro, mais ses attributions allaient bien au-delà. En vérité, il était chargé de gérer tous les dossiers en lien avec les anciennes USP et cela depuis des nombreuses années. Au début, il avait agi comme agent secret en charge d'organiser les transactions entre le Gouvernement tarnois et la Main noire, des opérations classées secret défense, faisant ainsi de lui un des hommes ayant accès aux dossiers les plus confidentiels du Gouvernement de Markeson. Bien évidemment, ces missions restaient inconnues du grand public. Qui voulait dire à la population que le Gouvernement tarnois de l'époque avait contribué à l’anéantissement de leur ennemi mortel, les USP ? Personne.
Aujourd'hui, la civilisation pelabssienne était entra de renaître à l'Ouest du continent. Les avis étaient partagés à ce sujet dans la Fédération. Les progressistes et centristes militaient pour une politique de rapprochement avec les USP alors que les conservateurs avançaient l'argument que ces USP étaient les héritiers de l'état ayant imposé le Traité de Hellington au Tarnosia. L'idée de déclarer un embargo économique total sur les nouvelles USP faisait son chemin dans l'esprit des conservateurs, mais heureusement la question des relations avec cet état n'était pas prioritaire dans les débats parlementaires. On avait mille autres problèmes à régler avant.
L'air était lourd et infesté d'une odeur nauséabonde. L'ambassadeur tenait un mouchoir devant son nez pour éviter de devoir aspirer l'air empesté et observa la base des mercenaires. C'était un amas de tentes et de maisons rudimentaires réunies dans l'enceinte d'une palissade en bois. La Dark Zone attirait des nombreux chasseurs de trésors, rarement les éléments les plus cultivés de leurs pays respectifs. Les mercenaires sayaken qui s'étaient installés dans la région n'étaient pas une exception. C'étaient des hommes et femmes rustres et ensauvagés. Cependant, ils fouillaient les ruines des villes abandonnées sans peur et de manière diligente, mettant à jour des trésors technologiques et artistiques laissés à l'abandon durant la Guerre. Bien évidemment, la bande de mercenaires n'accumulait pas ces objets par passion, mais dans le but de les revendre et ainsi pouvoir s'enrichir.
C'est à ce moment que Nixoson entrait en jeu car il se chargeait de racheter les objets d'intérêt trouvés par les bandes de pilleurs pour le compte du Gouvernement. D'habitude, il donnait aux secrétaires la mission de faire les transactions mais quand les objets étaient particulièrement valeureux, il faisait le déplacement en personne avec une bonne escorte pour négocier avec les chefs de guerre. Aimait-il ces expéditions ? La vérité était qu'il prenait plaisir à pouvoir s'affranchir de ses obligations d'ambassadeur et de retrouver ce sentiment palpitant d'agent de terrain.
Arrivant au centre du camp, il fut conduit vers une grande tente dans laquelle l'attentait le chef de la bande, un certain Tomyas Karen. L'homme en question était un Sayaken haut de deux mètres, baraqué comme une armoire à glace et dont le signe le plus distinctif était un bandeau noir couvrant son œil droit. Nixoson connaissait bien Tomyas d'une époque différente, celle quand il fallait envoyer du ravitaillement à la Main noire afin d'éviter que le front s'écroule trop rapidement aux USP. Des histoires bien trop sombres pour être racontées aux petits-fils devant un bon feu de cheminée. L'ambassadeur s'adressa à son ancien complice.
« On m'a dit que vous auriez trouvé quelque chose de particulièrement intéressant. Selon ce que vos photos indiquent, vous seriez tombé sur un prototype d'ordinateur pelabssien ? »
Tomyas Karen sourit, révélant une dentition déficitaire et répliqua.
« Observez par vous-même. »
Il se leva et alla vers un coin de la tente où il souleva une bâche militaire révélant un ensemble de cubes métalliques à l'air futuriste. C'était visiblement une forme de processeur. Une petite lumière rouge clignotait même sur le plus grand des cubes.
« Intéressant, je pense que vous êtes tombé sur quelque chose de notable. Je vous propose deux mois de ravitaillement et 100 pièces d'or pour ces processeurs. Vous aurez aussi un bonus sur les objets que vous nous livrez d’habitude donc livres et tableaux anciens. » proposa Nixoson.
« Deux mois ? Ma troupe ne cesse de grandir depuis la fin des combats. Je veux au moins trois mois. C'est indispensable. » exigea le seigneur de guerre. L'ambassadeur n'hésita pas longtemps et dit.
« Cela me va. Sinon, vous en êtes où concernant les autres objets? »
Tomyas Karen s'assit sur une chaise de camping derrière la table militaire au centre de la tente. Heureux d'avoir pu conclure l'affaire avec Nixoson, il sortit un cigare tarnois et l'alluma devant l'ambassadeur en posant ses pieds sur la table.
« Ah ? Du très beau. On a déniché plusieurs tableaux et bustes présidentiels. Je vous le promets, les bourgeois de Titanua vont se les arracher. Il y a aussi d'autres objets pour les marchands d'antiquité donc des exemplaires de films et de musique pop ainsi que des montres Disney. Bref, le classique. Les Pelabssiens en ont produit ces trucs en masse et on en trouve dans chaque cave. Je ne comprends pas pourquoi les bourgeois de la terre natale raffolent de ces trucs, mais j'ai entendu dire qu'une montre mickey de la Dark Zone pouvait se marchander jusqu'à plusieurs milliers de ryaïns à Namikon. Un cousin m'a même dit qu'ils ont été obligé d'introduire une politique de lutte anti-fraude sur le marché des reliques pelabssiennes. Le monde est décidément fou. »
Nixoson s'amusa des anecdotes de Karen. Il était parfaitement au courant de ces affaires. Les villes tarnoises étaient en plein boom industriel et la nouvelle bourgeoisie qui naissait dans le cadre de cette Seconde Industrialisation était famélique de tout ce qui pouvait être rare et contenir du prestige. La fin de la civilisation pelabssien avait pour conséquence de rendre ses reliques limitées et donc précieux pour une bourgeoisie en quête de l'unique, de la chose qui est difficile à acquérir et qu'on peut montrer à ses pairs durant un dîner dans son palais de ville. Un véritable culte aux reliques pelabssiennes s'était donc installé et les marchands de produits pelabssiens sillonnaient les villes comme jadis les vendeurs d'indulgences en Alméra. Un entrepreneur faisant fortune n'était pas vraiment intégré dans la haute bourgeoisie de la capitale s'il n'avait pas au moins un tableau d'un président pelabssien ou mieux, un morceau d'un monument historique. Cela avait aussi pour effet de faire le lit des maîtres de la contrefaçon et des petits malins. Un inspecteur de Koloria aurait ainsi même affirmé récemment.
« Si on rassemblait tous les prétendus morceaux de la statue de la Liberté en circulation, le monument reconstruit serait haut de 200 mètres. »
Néanmoins, Nixoson ne portait qu'un intérêt secondaire au trafic des reliques. Ce qui l'intéressait aujourd'hui le plus, c'était ces processeurs dont l'allure indiquait qu'on n'était pas face à quelques vieux ordinateurs de collège. De toute façon, même si c'était qu'un simple ordinateur, il pourrait faire apprendre des très nombreuses choses aux scientifiques tarnois. Sans aucun doute que Xarok pourrait se charger d'étudier ces appareils, pensa Nixoson. Le jeune scientifique était un homme à tout faire, même si ses dernières théories étaient des plus farfelues. Apparemment, Xarok prétendait que l'épée de la religieuse illuminée serait un objet trans-dimensionnel. Il ne comprenait pas beaucoup à la physique, mais le mot trans-dimensionnel lui semblait déjà être assez farfelu. Selon Nixoson, il suffirait d'enfermer la religieuse dans un bon asile et de ne plus jamais parler de cette femme et de sa fameuse épée. On perdait un temps fou à poursuivre des chimères. Si Dieu voulait vraiment parler avec les hommes, alors il aurait qu'à envoyer un message clair et visible pour tous. Nul besoin de passer par des faux prophètes.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/309395petitemontremickeyrougeetdoreeannees80145945673997278.jpg[/img][/center]
Nixoson était officiellement ambassadeur pour la Fédération tarnoise à Stepro, mais ses attributions allaient bien au-delà. En vérité, il était chargé de gérer tous les dossiers en lien avec les anciennes USP et cela depuis des nombreuses années. Au début, il avait agi comme agent secret en charge d'organiser les transactions entre le Gouvernement tarnois et la Main noire, des opérations classées secret défense, faisant ainsi de lui un des hommes ayant accès aux dossiers les plus confidentiels du Gouvernement de Markeson. Bien évidemment, ces missions restaient inconnues du grand public. Qui voulait dire à la population que le Gouvernement tarnois de l'époque avait contribué à l’anéantissement de leur ennemi mortel, les USP ? Personne.
Aujourd'hui, la civilisation pelabssienne était entra de renaître à l'Ouest du continent. Les avis étaient partagés à ce sujet dans la Fédération. Les progressistes et centristes militaient pour une politique de rapprochement avec les USP alors que les conservateurs avançaient l'argument que ces USP étaient les héritiers de l'état ayant imposé le Traité de Hellington au Tarnosia. L'idée de déclarer un embargo économique total sur les nouvelles USP faisait son chemin dans l'esprit des conservateurs, mais heureusement la question des relations avec cet état n'était pas prioritaire dans les débats parlementaires. On avait mille autres problèmes à régler avant.
L'air était lourd et infesté d'une odeur nauséabonde. L'ambassadeur tenait un mouchoir devant son nez pour éviter de devoir aspirer l'air empesté et observa la base des mercenaires. C'était un amas de tentes et de maisons rudimentaires réunies dans l'enceinte d'une palissade en bois. La Dark Zone attirait des nombreux chasseurs de trésors, rarement les éléments les plus cultivés de leurs pays respectifs. Les mercenaires sayaken qui s'étaient installés dans la région n'étaient pas une exception. C'étaient des hommes et femmes rustres et ensauvagés. Cependant, ils fouillaient les ruines des villes abandonnées sans peur et de manière diligente, mettant à jour des trésors technologiques et artistiques laissés à l'abandon durant la Guerre. Bien évidemment, la bande de mercenaires n'accumulait pas ces objets par passion, mais dans le but de les revendre et ainsi pouvoir s'enrichir.
C'est à ce moment que Nixoson entrait en jeu car il se chargeait de racheter les objets d'intérêt trouvés par les bandes de pilleurs pour le compte du Gouvernement. D'habitude, il donnait aux secrétaires la mission de faire les transactions mais quand les objets étaient particulièrement valeureux, il faisait le déplacement en personne avec une bonne escorte pour négocier avec les chefs de guerre. Aimait-il ces expéditions ? La vérité était qu'il prenait plaisir à pouvoir s'affranchir de ses obligations d'ambassadeur et de retrouver ce sentiment palpitant d'agent de terrain.
Arrivant au centre du camp, il fut conduit vers une grande tente dans laquelle l'attentait le chef de la bande, un certain Tomyas Karen. L'homme en question était un Sayaken haut de deux mètres, baraqué comme une armoire à glace et dont le signe le plus distinctif était un bandeau noir couvrant son œil droit. Nixoson connaissait bien Tomyas d'une époque différente, celle quand il fallait envoyer du ravitaillement à la Main noire afin d'éviter que le front s'écroule trop rapidement aux USP. Des histoires bien trop sombres pour être racontées aux petits-fils devant un bon feu de cheminée. L'ambassadeur s'adressa à son ancien complice.
« On m'a dit que vous auriez trouvé quelque chose de particulièrement intéressant. Selon ce que vos photos indiquent, vous seriez tombé sur un prototype d'ordinateur pelabssien ? »
Tomyas Karen sourit, révélant une dentition déficitaire et répliqua.
« Observez par vous-même. »
Il se leva et alla vers un coin de la tente où il souleva une bâche militaire révélant un ensemble de cubes métalliques à l'air futuriste. C'était visiblement une forme de processeur. Une petite lumière rouge clignotait même sur le plus grand des cubes.
« Intéressant, je pense que vous êtes tombé sur quelque chose de notable. Je vous propose deux mois de ravitaillement et 100 pièces d'or pour ces processeurs. Vous aurez aussi un bonus sur les objets que vous nous livrez d’habitude donc livres et tableaux anciens. » proposa Nixoson.
« Deux mois ? Ma troupe ne cesse de grandir depuis la fin des combats. Je veux au moins trois mois. C'est indispensable. » exigea le seigneur de guerre. L'ambassadeur n'hésita pas longtemps et dit.
« Cela me va. Sinon, vous en êtes où concernant les autres objets? »
Tomyas Karen s'assit sur une chaise de camping derrière la table militaire au centre de la tente. Heureux d'avoir pu conclure l'affaire avec Nixoson, il sortit un cigare tarnois et l'alluma devant l'ambassadeur en posant ses pieds sur la table.
« Ah ? Du très beau. On a déniché plusieurs tableaux et bustes présidentiels. Je vous le promets, les bourgeois de Titanua vont se les arracher. Il y a aussi d'autres objets pour les marchands d'antiquité donc des exemplaires de films et de musique pop ainsi que des montres Disney. Bref, le classique. Les Pelabssiens en ont produit ces trucs en masse et on en trouve dans chaque cave. Je ne comprends pas pourquoi les bourgeois de la terre natale raffolent de ces trucs, mais j'ai entendu dire qu'une montre mickey de la Dark Zone pouvait se marchander jusqu'à plusieurs milliers de ryaïns à Namikon. Un cousin m'a même dit qu'ils ont été obligé d'introduire une politique de lutte anti-fraude sur le marché des reliques pelabssiennes. Le monde est décidément fou. »
Nixoson s'amusa des anecdotes de Karen. Il était parfaitement au courant de ces affaires. Les villes tarnoises étaient en plein boom industriel et la nouvelle bourgeoisie qui naissait dans le cadre de cette Seconde Industrialisation était famélique de tout ce qui pouvait être rare et contenir du prestige. La fin de la civilisation pelabssien avait pour conséquence de rendre ses reliques limitées et donc précieux pour une bourgeoisie en quête de l'unique, de la chose qui est difficile à acquérir et qu'on peut montrer à ses pairs durant un dîner dans son palais de ville. Un véritable culte aux reliques pelabssiennes s'était donc installé et les marchands de produits pelabssiens sillonnaient les villes comme jadis les vendeurs d'indulgences en Alméra. Un entrepreneur faisant fortune n'était pas vraiment intégré dans la haute bourgeoisie de la capitale s'il n'avait pas au moins un tableau d'un président pelabssien ou mieux, un morceau d'un monument historique. Cela avait aussi pour effet de faire le lit des maîtres de la contrefaçon et des petits malins. Un inspecteur de Koloria aurait ainsi même affirmé récemment.
« Si on rassemblait tous les prétendus morceaux de la statue de la Liberté en circulation, le monument reconstruit serait haut de 200 mètres. »
Néanmoins, Nixoson ne portait qu'un intérêt secondaire au trafic des reliques. Ce qui l'intéressait aujourd'hui le plus, c'était ces processeurs dont l'allure indiquait qu'on n'était pas face à quelques vieux ordinateurs de collège. De toute façon, même si c'était qu'un simple ordinateur, il pourrait faire apprendre des très nombreuses choses aux scientifiques tarnois. Sans aucun doute que Xarok pourrait se charger d'étudier ces appareils, pensa Nixoson. Le jeune scientifique était un homme à tout faire, même si ses dernières théories étaient des plus farfelues. Apparemment, Xarok prétendait que l'épée de la religieuse illuminée serait un objet trans-dimensionnel. Il ne comprenait pas beaucoup à la physique, mais le mot trans-dimensionnel lui semblait déjà être assez farfelu. Selon Nixoson, il suffirait d'enfermer la religieuse dans un bon asile et de ne plus jamais parler de cette femme et de sa fameuse épée. On perdait un temps fou à poursuivre des chimères. Si Dieu voulait vraiment parler avec les hommes, alors il aurait qu'à envoyer un message clair et visible pour tous. Nul besoin de passer par des faux prophètes.