[30.08.2029] Rencontre Gartagueule - Lénovin

Yul

Message par Yul »

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Vaskaël, le 30 août 2029, 10H50

Il faisait chaud et lourd, ce matin du 30 août. Toute la ville de Vaskaël était en ébullition, plusieurs milliers de personnes s'étaient regroupés au port près du grand débarcadère, pour attendre l'arrivée des émissaires lénovinirs arrivant en bateau depuis l'autre rive de la Baie des Mariages. On sentait une certaine tension, mêlée d'excitation et d'impatience dans la foules, et pour cause! C'était la première fois, en plus de 80 ans que des dignitaires étrangers venaient pour une rencontre officielle dans le royaume gartagaulois.
Pour l'occasion, les habitants avaient disposé des bouquets et guirlandes d'onagres aux fenêtres et balcons des maisons tout le long du parcours allant du port jusqu'au Fort de Vaskaël, le jaune de ces fleurs se mélangeant avec le brun de la meulière et le rouge des tuiles en terres cuites, rappelant les couleurs chatoyantes d'un automne qui ne tarderait plus, quelques jours plus tard, à se montrer.
Un grand tapis rouge avait été déroulé tout le long du quai du débarcadère, au bout duquel attendait un carrosse doré dans lequel était incrusté de l'ivoire et de l'ambre.
Devant le carrosse attendaient les deux ministres des affaires étrangères, Mr Yannick Pommerol, et Mme Ludmila de Lalande. L'un se sentait confiant et calme, l'autre, angoissée, lui faisait part de son appréhension.
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Ludmila de Lalande : Ils ne tarderont plus. J'espère que tout se passera bien aujourd'hui!

Yannick Pommerol : Je ne m'en fais pas. Il s'agit d'une visite protocolaire, certes, mais nous n'avons jusque là connu aucune tension avec les lénovinirs, et ceux-ci semblaient heureux de renouer le contact.

Ludmila de Lalande : Oui mais tout de même. Ils semblent avoir été vexés que nous ne leurs proposions pas de rester à Roch-Fort pour la nuit.

Yannick Pommerol : Nous ne pouvions pas décemment leur proposer de rester ici, nous devons nous rendre à Fourme d'Ambert dès ce soir afin de préparer la visite des émissaires venant de Schenkennie. Qui plus est, je ne comprend pas cette remarque concernant la noirceur nous sommes fin août et le soleil se couche à 20H30! Il ne leur faudrait quand même pas trois heures pour traverser le Polygale, si?
De toutes façons, étant donné la situation actuelle au Jeekim, je pense qu'ils seraient mal-avisés de nous bouder pour ce détail. Nous avons besoin autant les uns que les autres de se savoir solidaires, nombreuses sont les voix en Schenkennie qui remettent en question nos intégrités nationales respectives, ils doivent bien le savoir!

Ludmila de Lalande : Nous verrons bien. Tout est prêt pour les recevoir, espérons qu'ils aiment le ragoût de castor!

Yannick Pommerol : Oui, et qu'ils apprécieront nos alcools, j'ai demandé à mon sommelier de nous faire parvenir des bouteilles de ma cuvée personnelle... tout de même, ils semblent considérer le cidre comme une vulgaire piquette. Notre boisson sacrée!

Ludmila de Lalande : C'est vexant, mais ce n'est pas l'essentiel. Ah! Les voilà! Je vois leur bateau approcher!

Yannick Pommerol : Bien, il est temps! En piste! Allons sur le quai attendre nos convives!
Elliania

Message par Elliania »

Les lénovinirs n'étaient pas, en vérité, aussi chicaneurs que leur correspondance aurait pu, de prime abord, le laisser croire. Il était vrai toutefois que, par nécessité, ils avaient une haute considération du protocole, car en terre du Lénovin, du fait de l'entremêlement des peuples et des noblesses qui caractérisait les choses, le protocole était souvent ce qui sauvait nombre de situation, surtout en présence de gens que l'on rencontrait pour la première fois. Il aurait donc été d'usage, du côté lénovinir du fleuve, d'offrir asile pour la nuit à ses invités, quelques soient les contingences du moment. Pas de quoi, toutefois, froisser durablement le Conseiller aux Affaires Extérieures, qui avait vu des cultures bien plus « bizarres » ces derniers temps, en provenance du Makara notamment, et de fait, quand celui-ci s'avança en sortant du bateau vers les deux fonctionnaires venus l’accueillir, ce fut du moins avec l'apparence de la cordialité, comme toujours en débutant une nouvelle rencontre.

Sa Grâce Grand-Ducale le Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen : « Monsieur Pommerol, Madame de Lalande, je présume ? C'est un plaisir pour moi d'être ici aujourd'hui et de représenter le Lénovin au près de notre voisin du Gartagueule. »

Avec un sourire, il serra la main des deux représentants, ou les salua, selon leur coutume. Il parlait leur langue avec un léger accent – l'accent schenkennien, car il avait appris le gartagaulois à partir du schenkennien, beaucoup plus courant au Lénovin – comme il parlait la plupart des langues du Lénovin et des peuples directement voisins – la première catégorie étant plus fournie que la seconde – ce qui était l'un des atouts pour lesquels il avait réussi à se placer à se poste. D'un geste, il désigna la personne qui le suivait.

Sa Grâce Grand-Ducale le Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen : « Permettez-moi de vous présenter Sa Grâce Ducale la Duchesse de Goval Enaria Morienal. En tant que voisine de votre pays, et riveraine de cette belle cité, elle partagera avec moi les pouvoirs diplomatiques au cours de cette ambassade. »

Et en effet derrière lui arriva la Duchesse, vêtue d'une robe-pantalon à la fois élégante et pratique, qui la mettait joliment en valeur. Il était, il fallait le dire, infiniment plus agréable à regarder que le Grand-Duc, et également plus jeune, puisqu'elle n'avait que vingt-six ans. Elle n'en régnait pas moins avec volonté sur la province s'étendant juste de l'autre côté du fleuve, raison, outre sa proximité culturelle avec les gartagaulois, qui avait justifié sa présence. Néanmoins, parce qu'elle n'était pas membre du gouvernement, parce que, surtout, elle n'avait pas l'influence du vieux Grand-Duc des Aingeal, elle n'avait pas, comme lui, porté cette ambassade seule, mais sous la « supervision », en quelque sorte, du Conseiller. Cela ne l'empêcha pas de sourire aux ministres et de les saluer selon leur coutume, qui était aussi largement la sienne, et de leur parler, pour sa part sans accent.

Sa Grâce Ducale la Duchesse Enaria Morienal : « Je remercie Sa Grâce pour cette aimable présentation. Je suis heureuse de vous rencontrer, et de pouvoir rencontrer Son Altesse Eugénie ainsi que votre Archidruide. Je suis sûre qu'ensemble nous feront de ce fleuve qui sépare nos deux pays un vecteur d'échange, et que nous saurons développer l'amitié entre nos deux peuples sous la bénédiction de Lach-Taël »
Yul

Message par Yul »

[justify]Dès que le bateau fut amarré à quai, les soldats composant le comité d'accueil se mirent au garde à vous.
Les deux ministres attendaient que les ambassadeurs du Lénovin descendent de leur bateau, puis les saluèrent, acceptant tour à tour la poignée de main proposée du Grand-Duc Vartanen.
Puis, ils saluèrent tour à tour la Duchesse Morienal, selon les coutumes Taëlistes quand on salue une femme : en saisissant délicatement la main droite de la duchesse et lui caressant l'intérieur du poignet du pouce, tout en faisant petite une révérence en la fixant droit dans les yeux.
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Ludmila de Lalande : Votre grâce, puis se tournant à nouveau vers le Grandè Duc Vartanen et faisant une simple révérence Votre grâce.

Yannick Pommerol : Imitant Ludmila de Lalande, Votre grâce. Soyez tout deux les bienvenus à Vaskaël, de ce côté du Polygale. Votre maîtrise de notre langue maternelle nous honore! Se tournant vers la duchesse, Nous sommes heureux que ce soit des dignitaires du Lénovin qui soient les premiers à venir nous rencontrer, et que dire de notre joie, de savoir une enfant de Lach-Taël parmi ces dignitaires! Il nous paraissait naturel que vous soyez les premiers que nous contactions, du fait de notre cousinage.

Ludmila de Lalande : Avez vous fait bon voyage? Avec cette chaleur, j'imagine que vous avez soif? Si vous le désirez, nous pouvons d'ores et déjà nous rendre jusqu'au carrosse, nous y trouverons du cidre sacré et de l'eau qui vous permettront de vous rafraîchir.
Elliania

Message par Elliania »

L’accueil fait par les deux diplomates fut bon, et plutôt apprécié des lénovinirs. Enaria ne manqua pas de sourire devant les réponses de leurs interlocuteur, ravie de trouver chez eux des sentiments d'ouverture aussi proche des siens, tandis que le Grand-Duc marquait son contentement par un simple rictus. Il fallait dire qu'il n'était guère démonstratif. La proposition de gagner le véhicule pour prendre un rafraîchissement réussi néanmoins à lui tirer un sourire plus prononcé.

Sa Grâce Grand-Ducale le Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen : « Le voyage fut bon, mais je vous avoue que je prendrai volontiers un rafraîchissement, en effet. Pour le reste hé bien, j'estime que c'est mon rôle en tant que responsable des relations du Lénovin avec l'extérieur de connaître les langues de nos voisins, surtout que le gartagaulois a des racines communes avec des langues parlées au Lénovin, ce qui facilite encore la tâche. »

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Sa Grâce Ducale la Duchesse Enaria Morienal : « Je serai également heureuse de partager le cidre sacré avec vous. Je vous avoue que cela faisait longtemps que j'espérais accomplir un tel voyage et bâtir un pont diplomatique par-delà le Polygale. »

La jeune Duchesse, radieuse, parlait avec la conviction qu'apportait la sincérité. Pour elle, ouvrir les relations avec le Gartagueule était une formidable opportunité, politique comme économique, une occasion unique de renforcer sa position, ce qui était, avec un oligarque lénovinir, la meilleure façon d'être certain de son soutient. Par ailleurs, les deux lénovinirs avaient emboîté le pas à leurs hôtes dès que ceux-ci s'étaient mis en route, continuant de parler en avançant vers le carrosse.

Sa Grâce Ducale la Duchesse Enaria Morienal : « Je suis heureuse de voir que les carrosses sont toujours en usage outre-Polygale. J'avoue avoir du mal avec la prolifération des véhicules motorisés à tout crin qu'on observe par exemple dans l'Empire. S'ils peuvent être utiles quand d'autres moyens ne sont pas disponibles, il faut avouer qu'ils sont à la fois bien laids, odorants et bruyants dans la plupart des situations. »

Visiblement, ce n'était pas au près des lénovinirs que le manque de voitures allait poser problème, loin de là même. De ce côté, le Lénovin était assez semblable à son voisin : un large usage du cheval et du train, avec, sans doute, les mêmes projets sur le long terme pour optimiser tout cela.
Yul

Message par Yul »

[justify]Voyant ses invités sourire, Ludmila de Lalande commença à se détendre, et invita les émissaires lénovinirs à la suivre. Elle ouvrit la marche et se dirigea vers le carrosse, tandis que les dignitaires la suivait, Yannick Pommerol fermant la marche.
Au passage du groupe, les gartagaulois présents derrière les barrières de sécurités applaudissaient et envoyaient des fleurs sur le tapis rouge, tout en prenant soin d'éviter de les lancer sur les personnalités. Arrivés devant le carrosse, un valet ouvrit en la porte puis proposa aux émissaires lénovinirs de les aider à y monter. Entrèrent ensuite Ludmila de Lalande, puis Yannick Pommerol. Le valet ferma ensuite la porte du carrosse, puis le cocher hua ses chevaux et mis en marche, tandis que les gardes à cheval de l'escortes se plaçaient autour du carrosse. Le convoi s'en alla en direction du fort, au petit trot.
Ludmila servi du cidre dans une coupe de verre, qu'elle tendit à la duchesse. Puis elle s'enquit des préférences de l'Archiduc, afin de savoir si il préférait de l'eau ou du cidre.

Fort de Vaskaël, 11H30

Le voyage dura calmement environ une demi-heure, puis le carrosse passa sur un pont levis, avant de passer sous une herse ouverte, seule entrée de la place forte en pierre qui se dressait devant eux. Le carrosse continua au pas dans la cour jusque devant la porte d'un donjon, devant laquelle la princesse Eugénie, et l'Archiduc attendaient.
Le carrosse se mit à l'arrêt, le valet en descendit puis ouvrit la porte. Yannick Pommerol en descendit le premier, suivi de Ludmila de Lalande. Vint ensuite le tour de l'Archiduc, puis de la Duchesse.
La princesse Eugénie s'avança doucement vers le carrosse, en souriant, tendant une main vers l'archiduc afin de le saluer. Puis, elle salua la duchesse selon les coutumes Taëlistes.[/justify]


Princesse Eugénie : Votre grâce grand-ducale, votre grâce la duchesse, au nom de mon grand-père, le roi Taranis VII et au nom de tout le peuple gartagaulois, je vous souhaite la bienvenue dans le Royaume gartagaulois de Lach-Taël. C'est un honneur pour moi de vous recevoir, et je suis heureuse que compte une représentante de notre religion parmi les premiers diplomates étrangers visitant officiellement le royaume depuis plus de 80 ans. Je souhaite sincèrement que notre rencontre de ce jour scellera pour longtemps une profonde amitié entre nos peuples.
Elliania

Message par Elliania »

Les oligarques accueillirent bien entendu de bonne grâce les applaudissements et autres marques de faveur des gartagaulois, et leurs adressèrent d'aimables saluts. Le Grand-Duc se disait que cela avait été probablement instrumentalisé par leurs hôtes pour donner une image positive, alors que la Duchesse, plus sincère, adressa de francs et charmants sourires à ceux qui étaient après tout ses voisins, à un simple fleuve de distance. Une fois installé, alors qu'Enaria partageait avec plaisir le cidre sacré avec les ministres, Erik le choisi aussi, par défaut – car il avait tendance à toujours placer l'eau en bas sur la liste de ses choix. Pendant le trajet, la Duchesse se chargea du gros de la conversation, jusqu'à ce que vienne enfin l'arrivée. Les lénovinirs descendirent dignement, et saluèrent ensuite la Princesse. Le Grand-Duc, bien entendu, ne songea même pas à lui serrer la main et une fois qu'il tint ladite main dans la sienne la gratifia plutôt, vu son rang, d'un élégant baise-main, avant de lui répondre en premier, de par son rang supérieur au sein de la délégation.

Sa Grâce Grand-Ducale le Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen : « Votre Altesse Royale, je suis heureux, au nom du Conseil Oligarchique et du Prince Edvard IX, de vous rendre vos salutations. Sachez que c'est un plaisir et un honneur pour moi de vous rencontrer pour restaurer les liens entre nos nations dans toutes leurs forces. »

Sa Grâce Ducale la Duchesse Enaria Morienal : « Votre Altesse, je ne peux que rejoindre Sa Grâce dans le plaisir qui est le mien de vous rendre visite pour restaurer les liens entre nos peuples. En tant que Duchesse de Goval, province qui partage une large frontière avec vous, en tant que votre co-religionnaire, en tant qu'héritière de cultures proches, sachez que je suis très heureuse de pouvoir bâtir des « ponts », si j'ose dire, au-dessus du Polygale pour établir une amitié et des relations que j'espère solide et mutuellement profitables. »
Yul

Message par Yul »

[justify]La princesse invita les deux émissaires à entrer, puis les guida, suivis de l'Archidruide et des deux ministres jusque dans un grand salon, où elle leur proposa de s’asseoir.
Un valet fit le tour des convives, en commençant pas les deux émissaires, afin de leur proposer des rafraîchissements : eaux diverses, cidres, et alcools apéritifs à base de pomme, de poire ou de cerise plus corsés.
Puis, un valet apporta à la princesse Eugénie trois coffrets en chêne finement ornés. Elle en offrit un au grand duc Erik Vartanen, un à la duchesse Enaria Morienal et garda le dernier sur ses genoux.
Elle invita les lénovinirs à ouvrir les coffrets. Ceux-ci découvrirent chacun un poignard dans son fourreau. Les fourreaux, en ivoire, était finement sculpté et incrusté d'ambre et représentaient des chevaux. Les manches étaient eux aussi d'ivoire et d'ambre, finement sculptés. La garde était simple, en acier, tout comme la lame, proprement polie avec une inscription gravée en verticale en alphabet gartagaulois.[/justify]


Princesse Eugénie : Je suis heureuse de vous offrir, à chacun, un poignard, fabriqué spécialement par un de nos meilleurs artisans de Loch Belenel. Vous plaisent-ils? Nous avons pensé qu'y représenter des chevaux vous plairait. Attention à la lame, elle est très aiguisée! L'inscription qui y est gravée est écrite en caractère gartagaulois, je me doute que vous pouvez la comprendre? Ce troisième coffret renferme lui aussi un poignard, que je souhaiterais offrir à son Altesse le Prince Edvard IX. (s'adressant à l'Archiduc Vartanen) Votre grâce, puis-je vous le confier? Le transmettrez vous au Prince, avec mes respectueuses amitiés?
Elliania

Message par Elliania »

Les nobles lénovinirs acceptèrent volontiers de suivre leur hôtesse et le reste de la troupe, de même qu'ils acceptèrent les alcools qu'on leur proposait. La Duchesse choisi à nouveau le cidre, tandis que le Grand-Duc se laissa tenter par un alcool de cerise qui semblait prometteur. Vint ensuite le temps des cadeaux, que les lénovinirs n'avaient pas prévus, ce qui ne fit que rendre l'attention plus plaisante, d'autant que le cadeau était beau, et chargé de sens – l'un et l'autre sachant en effet lire les signes, quoique avec plus de difficulté pour le Conseiller, à qui sa compagne souffla la fin de la phrase à voix basse. Refermant sa propre boîte, c'est avec un sourire légèrement amusé, mais néanmoins sincère, pour une fois, que ledit Conseiller accepta de recevoir également celle destinée au Prince.

Sa Grâce Grand-Ducale le Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen : « C'est cadeaux sont magnifiques, Votre Altesse, et reflètent assurément tout le savoir-faire des artisans gartagaulois. C'est avec joie que j'accepterai de me charger de convoyer celui destiné à Son Altesse qui, je suis sûr, l'appréciera à sa juste valeur. »

Sa Grâce Ducale la Duchesse Enaria Morienal : « Je ne puis que joindre ma voix à celle de Sa Grâce pour vous remercier, Altesse. Je dois dire que ces objets sont vraiment magnifiques, et, si je connais bien la culture d'outre-Polygale, ils reflètent bien les matériaux les plus précieux que la mer offre à Gartagueule. Je suis très honorée de ce présent, et je saurai expliquer en votre nom au près de notre Prince combien il est précieux. »
Yul

Message par Yul »

[justify]Les bavardages continuèrent encore quelques dizaines de minutes, permettant aux personnes présentes de faire connaissance. Puis, un valet vint annoncer à la Princesse Eugénie l'imminence du déjeuner.[/justify]

Princesse Eugénie : Mon valet vient de m'annoncer que le repas va être servi sous peu, si vous le voulez-bien, je vous propose que nous allions nous installer à table.

[justify]Tout le monde semblant d'accord, la princesse guida ses invités et les ministres jusqu'à la salle à manger. l'Archidruide quant à lui se retira. il était resté silencieux tout le long de la matinée.[/justify]

Princesse Eugénie : Vos grâces, peut-être connaissez-vous les traditions gartagauloises? Nous espérons que le silence de notre Archidruide ne vous a pas vexés? Si vous désirez des précisions à ce sujet, je serais ravie de vous les donner. En respect du protocole, il ne partagera pas notre déjeuner.

[justify]La princesse indiqua à chacun quelle place lui était attribuée. Elle présiderait la table. Le Grand-Duc Vartanen serait assis à sa droite, la duchesse Morienal à sa gauche. Les ministres seraient positionnés en bout de table, Ludmila de Lalande près de la duchesse, Yannick Pommerol s’assiérait quant à lui à la droite de l'Archiduc.
Des valets vinrent demander à chacun ses préférences pour les plats, en fonction du menu qui avait été proposé par les services du ministère quelques jours avant la rencontre. Ils servirent à qui le voulait des eaux, jus de fruits, liqueurs et évidemment du cidre. Plusieurs valets partirent aux cuisines, un seul restant ans la salle, en retrait, pour s'occuper du service des boissons et hors d'oeuvres.
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Princesse Eugénie : Je tiens encore une fois à vous remercier d'avoir accepté notre invitation. Comme nous vous l'avons indiqué, nous préférons parler des choses les plus sérieuses à table, aussi, je propose, si vous êtes d'accord, que nous entrions dans le vif du sujet. Comme nous vous l'avons indiqué, je souhaiterais que nous abordions les points concernant l'économie, le commerce, la sécurité aux frontières et la situation globale à l'échelle du Jeekim, notamment sur la Schenkennie. J'ajoute que j'aimerais que nous envisagions si cela vous paraît possible, une coopération judiciaire. Est-ce que cela vous conviendrait? Avez vous des questions ou besoin de précisions, avant que nous ne commencions?
Elliania

Message par Elliania »

Les lénovinirs suivirent le mouvement initié par leurs hôtes avec grâce, et avec le sourire. Ils connaissaient en effet les traits de la culture d'outre-Polygale qui commandait à la présence de l'Archidruide – dans le cas d'Erik pour s'être renseigné avant de venir – et ne posèrent guère de question. Les deux nobles s'assirent avec plaisir aux places proposés, et écoutèrent les propos de la Princesse avant de lui répondre.

Sa Grâce Grand-Ducale le Conseiller aux Affaires Extérieures Erik Vartanen : « Hé bien, ce programme me convient tout à fait, aussi bien celui de parler de tout ceci en mangeant que celui de la discussion telles que vous la proposez. Il serait peut-être bon de commencer par l'un des derniers points que vous avez évoqués, celui des relations diplomatiques et de la situation au Jeekim, si vous le voulez bien, je pense que c'est une bonne base pour la discussion. »

Sa Grâce Ducale la Duchesse Enaria Morienal : « Il semble en effet fondamental de d'abord poser les bases générales avant de parler d'économie et de culture, même si, soyez-en sûr, j'ai beaucoup à voir avec vous sur ces sujet également ! »
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