Diète d'Hochburg - 12 juillet 2029
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Otto
Depuis quelques jours étaient arrivées les délégations des trois couronnes catholiques & alméranes ayant répondu à l'invitation du prince Franz de Viertenstein. Les délégations thorvaloises, fiémançaises et hohenhoffoises ont été logés dans divers hôtels particuliers de la ville baroque d'Hochburg et depuis leurs arrivées respectives, quelques dîners et bals ont servi de discussions préliminaires entre les quatre monarchies à propos de la Question Impériale, à propos de laquelle le Saint-Père avait enfin accepté d'entamer des réformes. Le but de la Diète d'Hochburg était de préparer la Restauration Impériale et, si Dieu le veut, de rénover cet Empire. Néanmoins avant cela il faudra que les couronnes catholiques alméranes s'accordent sur l'organisation de cet Empire.
Le 12 juillet avait été choisi pour ouvrir la Diète. Ce jour était celui de la Saint Benoît, patron de l'Alméra. Le symbole était fort puisque le Saint-Empire, selon les décisions du Consistoire de 2029, ne pourrait qu'être alméran. La journée commença pour Leurs Altesses présentes sur le territoire d'Hochburg par une Messe en l'église bénédictine Sainte-Mathilde de Germanie. La Messe fut célébré pour l'Alméra et de nombreuses prières latines ponctuèrent la Messe afin de rappeler aux monarques et diplomates qu'ils étaient là pour l'avenir du Vieux Continent.
Une fois la Messe achevée, les délégations furent reçues à l'intérieur du Palais des Comtes, le même palais où six ans plutôt avait été reçu le Congrès d'Hochburg pour le retour du Saint-Père à Urba. A la chancellerie viertensteinoise, on espérait que cette Diète effacerait l'échec du Congrès qui n'avait fait qu'éclater les divisions au sein des couronnes alméranes. Les délégations commencèrent par dîner ensemble à l'intérieur d'une grande salle à manger. Lors du repas, les questions diplomatiques furent mises de côtés pour des discussions plus triviales.
Vers treize heure trente, après que les Grâces furent rendues après la fin du repas, les têtes couronnées de l'Alméra partirent vers la Salle du Conseil, celle-la qui servit à recevoir le Congrès d'Hochburg. Les différents monarques prirent leurs places et la rencontre commença par la prise de parole du jeune prince Franz de Viertenstein. Il parla en latin :
« Mes très chers cousins, Vos Excellences les ministres et ambassadeurs, je vous salue.
C'est avec un grand plaisir que je vous accueille en mes terres afin que nous puissions mener une discussion quant à l'avenir de l'Alméra et du Saint-Empire que le Très Saint Père, Zosime II, a accepté de réformer. Cette Diète doit nous permettre de jeter les fondations d'un Saint Empire Rénové qui sera capable d'entretenir sa mission telle qu'elle le doit. Notre ordre du jour ne comportera donc qu'un seul point : l'organisation de l'Empire. Des questions annexes pourront être abordé lorsque nous auront les bases essentielles à l'organisation du Saint-Empire. Cela vous convient-il ? »
Le 12 juillet avait été choisi pour ouvrir la Diète. Ce jour était celui de la Saint Benoît, patron de l'Alméra. Le symbole était fort puisque le Saint-Empire, selon les décisions du Consistoire de 2029, ne pourrait qu'être alméran. La journée commença pour Leurs Altesses présentes sur le territoire d'Hochburg par une Messe en l'église bénédictine Sainte-Mathilde de Germanie. La Messe fut célébré pour l'Alméra et de nombreuses prières latines ponctuèrent la Messe afin de rappeler aux monarques et diplomates qu'ils étaient là pour l'avenir du Vieux Continent.
Une fois la Messe achevée, les délégations furent reçues à l'intérieur du Palais des Comtes, le même palais où six ans plutôt avait été reçu le Congrès d'Hochburg pour le retour du Saint-Père à Urba. A la chancellerie viertensteinoise, on espérait que cette Diète effacerait l'échec du Congrès qui n'avait fait qu'éclater les divisions au sein des couronnes alméranes. Les délégations commencèrent par dîner ensemble à l'intérieur d'une grande salle à manger. Lors du repas, les questions diplomatiques furent mises de côtés pour des discussions plus triviales.
Vers treize heure trente, après que les Grâces furent rendues après la fin du repas, les têtes couronnées de l'Alméra partirent vers la Salle du Conseil, celle-la qui servit à recevoir le Congrès d'Hochburg. Les différents monarques prirent leurs places et la rencontre commença par la prise de parole du jeune prince Franz de Viertenstein. Il parla en latin :
« Mes très chers cousins, Vos Excellences les ministres et ambassadeurs, je vous salue.
C'est avec un grand plaisir que je vous accueille en mes terres afin que nous puissions mener une discussion quant à l'avenir de l'Alméra et du Saint-Empire que le Très Saint Père, Zosime II, a accepté de réformer. Cette Diète doit nous permettre de jeter les fondations d'un Saint Empire Rénové qui sera capable d'entretenir sa mission telle qu'elle le doit. Notre ordre du jour ne comportera donc qu'un seul point : l'organisation de l'Empire. Des questions annexes pourront être abordé lorsque nous auront les bases essentielles à l'organisation du Saint-Empire. Cela vous convient-il ? »
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Arios
Pour Jean III, comme pour beaucoup de ses ministres, il était toujours amusant, et quelque part pesant, de se rendre aux réunions et colloques des monarchies traditionnalistes d'Alméra, où les princes récitaient des formules latines, où il y avait dans les couloirs plus de moines que de diplomates, et où les messes ressemblaient à celles qu'on imposait chaque semaine à la haute noblesse de la Cour, à Opemont, comme celles qui lui avaient été imposées par son père et prédécesseur durant de longues années.
"L'arrière-pays", comme il l'appelait, avait ses coutumes figées, son horizon bloqué, ses aspirations purement continentales et encore, son entre-soi liturgique, une altérité terrible dans laquelle devait faire semblant de se confondre, régulièrement, la Fiémance, appelée par les liens de l'Histoire et par les amalgames que tous voulaient faire, par mauvaise appréciation ou méconnaissance de sa culture. Il considérait, mais notamment à l'image de théologiens parmi les plus introduits auprès d'Hochburg, que la Fiémance était l'ambassade de l'Alméra, au moins.
Quelques semaines durant, cette conception avait été ébranlée d'abord par des mécontentements populaires et querelles dynastiques en Fiémance, qu'avaient attisé violemment des désirs d'émancipation pour cet "arrière-pays" fort d'un réseau neuf de relations diplomatiques avec des pays extérieurs et critiquant ouvertement les caractères propres, trop singuliers, d'Opemont à la frontière de la Chrétienté et de l'animisme.
Alors que les discussions battaient son plein, les émissaires du Viertenstein avaient fait volte-face d'eux-mêmes, et tandis que leurs moines s'étaient pris à rêver d'un Empereur zanyanais pour mettre le temporel à terre, dans un esprit de théologie abstraite pure et exercice intellectuel, ils avaient soudain baissé la queue et s'étaient joint, d'un coup, à l'argumentaire de Frédégond de Douai, envoyé d'Opemont pour discuter un Empire essentiellement alméran.
La Papauté, s'appuyant fière d'elle sur le saint Texte, avaient finalement rejoint cette vision des choses, et même les représentants du Zanyane s'étaient pliés à cette construction intellectuelle selon laquelle l'Empire était un fait historique, un fait alméran, c'est à dire un fait païen avant d'être chrétien et donc un fait du temporel, du séculier, qui ne saurait être ainsi un instrument de contre-pouvoir au Saint-Siège.
Jean III venait avec le ferme désir d'être élu Empereur ; il était de l'âge où la dégénérescence du cerveau n'est pas encore assez avancée pour étouffer le naturel appel de la gloire et du titre. Néanmoins, la construction d'un super-État qui rattraperait en une semaine les dix ans d'efforts makarans était un enjeu qui permettrait, peut-être, que l'on sacrifie la saga familiale au profit du genre humain, enfin, du genre alméran.
Jean de Fiémance : Nous sommes heureux de faire partie de cette génération de monarques qui ont dans leur main la possibilité et le devoir de reconstruire pacifiquement ce que les armes ont défait, à savoir l'unité intégrale du continent, au profit de nos soucis partagés de bien-être humain.
Nous savons que le souverainisme alimente la plupart des tensions à l'encontre de l'Empire. Le Souverainisme est la base du Nationalisme, que nous avons toujours eu souci de combattre conjointement. La construction que nous avons à faire consisterait à ne pas abattre la Souveraineté des États, respectant ainsi les intérêts de chaque haute famille.
Néanmoins, la Fiémance plébiscitera la mise en place d'un gouvernement impérial, auquel participeraient conjointement des ministres de différente nationalité, se répartissant les ministères en fonction des domaines de compétences les plus assurés dans chaque tradition de pays.
Le pouvoir du gouvernement impérial serait toujours soumis à l'accord des gouvernements de chaque État.
Il conviendrait de s'entendre sur la liste des ministères, bien qu'elle puisse évoluer à mesure du temps.
"L'arrière-pays", comme il l'appelait, avait ses coutumes figées, son horizon bloqué, ses aspirations purement continentales et encore, son entre-soi liturgique, une altérité terrible dans laquelle devait faire semblant de se confondre, régulièrement, la Fiémance, appelée par les liens de l'Histoire et par les amalgames que tous voulaient faire, par mauvaise appréciation ou méconnaissance de sa culture. Il considérait, mais notamment à l'image de théologiens parmi les plus introduits auprès d'Hochburg, que la Fiémance était l'ambassade de l'Alméra, au moins.
Quelques semaines durant, cette conception avait été ébranlée d'abord par des mécontentements populaires et querelles dynastiques en Fiémance, qu'avaient attisé violemment des désirs d'émancipation pour cet "arrière-pays" fort d'un réseau neuf de relations diplomatiques avec des pays extérieurs et critiquant ouvertement les caractères propres, trop singuliers, d'Opemont à la frontière de la Chrétienté et de l'animisme.
Alors que les discussions battaient son plein, les émissaires du Viertenstein avaient fait volte-face d'eux-mêmes, et tandis que leurs moines s'étaient pris à rêver d'un Empereur zanyanais pour mettre le temporel à terre, dans un esprit de théologie abstraite pure et exercice intellectuel, ils avaient soudain baissé la queue et s'étaient joint, d'un coup, à l'argumentaire de Frédégond de Douai, envoyé d'Opemont pour discuter un Empire essentiellement alméran.
La Papauté, s'appuyant fière d'elle sur le saint Texte, avaient finalement rejoint cette vision des choses, et même les représentants du Zanyane s'étaient pliés à cette construction intellectuelle selon laquelle l'Empire était un fait historique, un fait alméran, c'est à dire un fait païen avant d'être chrétien et donc un fait du temporel, du séculier, qui ne saurait être ainsi un instrument de contre-pouvoir au Saint-Siège.
Jean III venait avec le ferme désir d'être élu Empereur ; il était de l'âge où la dégénérescence du cerveau n'est pas encore assez avancée pour étouffer le naturel appel de la gloire et du titre. Néanmoins, la construction d'un super-État qui rattraperait en une semaine les dix ans d'efforts makarans était un enjeu qui permettrait, peut-être, que l'on sacrifie la saga familiale au profit du genre humain, enfin, du genre alméran.
Jean de Fiémance : Nous sommes heureux de faire partie de cette génération de monarques qui ont dans leur main la possibilité et le devoir de reconstruire pacifiquement ce que les armes ont défait, à savoir l'unité intégrale du continent, au profit de nos soucis partagés de bien-être humain.
Nous savons que le souverainisme alimente la plupart des tensions à l'encontre de l'Empire. Le Souverainisme est la base du Nationalisme, que nous avons toujours eu souci de combattre conjointement. La construction que nous avons à faire consisterait à ne pas abattre la Souveraineté des États, respectant ainsi les intérêts de chaque haute famille.
Néanmoins, la Fiémance plébiscitera la mise en place d'un gouvernement impérial, auquel participeraient conjointement des ministres de différente nationalité, se répartissant les ministères en fonction des domaines de compétences les plus assurés dans chaque tradition de pays.
Le pouvoir du gouvernement impérial serait toujours soumis à l'accord des gouvernements de chaque État.
Il conviendrait de s'entendre sur la liste des ministères, bien qu'elle puisse évoluer à mesure du temps.
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Zaldora
[justify]Annabelle II et sa délégation vinrent par obligation à Hochburg ; ils préféraient le concept de Confrérie, tombé à l'eau, à celui d'empire et d'empereur destiné à régner sur tous. C'est donc avec retenue qu'ils assistèrent aux jours d'avant-Diète, pour ne pas se faire happer par l'atmosphère "impériale" voulue par les Viertensteinois et rester lucides. A ce titre, ils n'apprécièrent que modérément la messe et ses prières, interprétées comme une façon subtile de leur forcer la main. La langue officielle des discussions était le latin.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]
Ajoutant à la suite de Jean III, afin d'insister.
« Le Saint-Empire ne peut réussir sa mission qu'en veillant à ne pas être ou devenir l'adversaire des aspirations somme toute naturelles des pays à demeurer libres et à préserver leurs dignité.»[/justify]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]
Ajoutant à la suite de Jean III, afin d'insister.
« Le Saint-Empire ne peut réussir sa mission qu'en veillant à ne pas être ou devenir l'adversaire des aspirations somme toute naturelles des pays à demeurer libres et à préserver leurs dignité.»[/justify]
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Hohenhoff
[center][img]http://zupimages.net/up/15/50/90jd.png[/img]
S.M.R.Aloisius II d'Hohenhoff, Roi d'Hohenhoff.[/center]
Aloisius était venu à la Diète rassemblée par les Princes de Viertenstein en compagnie de sa fille et héritière, ainsi que de ses conseillers, et avait suivit pieusement les rites qui avaient précédé la réunion entre les monarques proprement dites. Pour tout dire, il était surpris du petit nombre de têtes couronnées qui avaient été invités pour cette occasion pourtant très importante pour l'Alméra. Il s'attendait à voir ici tous les souverains catholiques, de l'ex-impératrice déchue mais toujours reine au Roi de Cobrac, entre autres exemples, mais on ne semblait avoir en vérité invité que les plus puissants monarques du continent, ainsi que lui-même, certes, mais vraisemblablement seulement parce que, justement, l'Hohenhoff, d'abord mis de côté, avait élevé la voix contre l'idée de voir un Saint-Empire « alméran » se construire sans lui.
Ce fut donc assez mitigé qu'il se joignit au rassemblement des monarques, et qu'il écouta ses pairs prendre la parole, suivant le latin quoique pas avec autant de fluidité que certains, peut-être. Après les avoir laissé parlé, car il reconnaissait volontiers à part lui que l'Hohenhoff était la plus modeste des couronnes ici représentés, il en vint lui aussi à prendre la parole.
S.M.R. Aloisius II d'Hohenhoff : « Je ne peux que rejoindre les propos de Sa Majesté la Reine du Thorval, quant au respect de la liberté de chacun des monarques et de chacun des peuples d'Alméra dans ce nouveau Saint-Empire. Je crois profondément qu'un Empire trop « fort » échouera, car chaque peuple est épris, à juste titre, de sa propre liberté et de ses propres traditions. Il n'est pas dans la culture de l'Hohenhoff de plier genoux devant des Empereurs comme s'il était au rang de ses vassaux, et mon peuple refusera de le faire aujourd'hui plus qu'il ne l'a fait hier.
J'avoue être quelque peu troublé par la proposition de gouvernement impérial de Sa Majesté le Roi de Fiémance. Pour gouverner, il faut disposer d'un pouvoir, et, à ma courte honte, j'avoue ne pas bien comprendre comment se pouvoir pourrait reposer dans les mains du gouvernement impérial et pourtant être toujours soumis à l'accord de chaque état. Je serai heureux de recevoir des explications à ce sujet. »
Les paroles du Roi archipélagique étaient quelque peu guindées et formelles, parfois un peu grossières également, du fait de sa maîtrise imparfaite – ou plutôt une maîtrise lourde, académique et non pratique, car presque jamais pratiquée – du latin, mais il ne s'en alarma guère. Après tout, puisque la langue de débat lui avait été imposée unilatéralement et sans même s'inquiéter de son éventuelle maîtrise... Au lieu de cela, il poursuivit.
S.M.R. Aloisius II d'Hohenhoff : « Par ailleurs, il a aussi été fait mention de ministres issus de chaque état, et cela m'amène à une autre question. Nous ne sommes, ici, que quatre des têtes couronnées de l'Alméra. Sans doute, avec le Thorval et la Fiémance, avons-nous les plus illustres, certes, mais pouvons nous pour autant nous constituer en Diète et décider de l'Empire « Alméran » au nom de tous les autres monarques de notre continent ? Et ce gouvernement, sera-t-il issu de nos seuls rangs, ou, véritablement, sera-t-il « alméran » car ouvert aux talents venus de tous les royaumes du continent ? »
S.M.R.Aloisius II d'Hohenhoff, Roi d'Hohenhoff.[/center]
Aloisius était venu à la Diète rassemblée par les Princes de Viertenstein en compagnie de sa fille et héritière, ainsi que de ses conseillers, et avait suivit pieusement les rites qui avaient précédé la réunion entre les monarques proprement dites. Pour tout dire, il était surpris du petit nombre de têtes couronnées qui avaient été invités pour cette occasion pourtant très importante pour l'Alméra. Il s'attendait à voir ici tous les souverains catholiques, de l'ex-impératrice déchue mais toujours reine au Roi de Cobrac, entre autres exemples, mais on ne semblait avoir en vérité invité que les plus puissants monarques du continent, ainsi que lui-même, certes, mais vraisemblablement seulement parce que, justement, l'Hohenhoff, d'abord mis de côté, avait élevé la voix contre l'idée de voir un Saint-Empire « alméran » se construire sans lui.
Ce fut donc assez mitigé qu'il se joignit au rassemblement des monarques, et qu'il écouta ses pairs prendre la parole, suivant le latin quoique pas avec autant de fluidité que certains, peut-être. Après les avoir laissé parlé, car il reconnaissait volontiers à part lui que l'Hohenhoff était la plus modeste des couronnes ici représentés, il en vint lui aussi à prendre la parole.
S.M.R. Aloisius II d'Hohenhoff : « Je ne peux que rejoindre les propos de Sa Majesté la Reine du Thorval, quant au respect de la liberté de chacun des monarques et de chacun des peuples d'Alméra dans ce nouveau Saint-Empire. Je crois profondément qu'un Empire trop « fort » échouera, car chaque peuple est épris, à juste titre, de sa propre liberté et de ses propres traditions. Il n'est pas dans la culture de l'Hohenhoff de plier genoux devant des Empereurs comme s'il était au rang de ses vassaux, et mon peuple refusera de le faire aujourd'hui plus qu'il ne l'a fait hier.
J'avoue être quelque peu troublé par la proposition de gouvernement impérial de Sa Majesté le Roi de Fiémance. Pour gouverner, il faut disposer d'un pouvoir, et, à ma courte honte, j'avoue ne pas bien comprendre comment se pouvoir pourrait reposer dans les mains du gouvernement impérial et pourtant être toujours soumis à l'accord de chaque état. Je serai heureux de recevoir des explications à ce sujet. »
Les paroles du Roi archipélagique étaient quelque peu guindées et formelles, parfois un peu grossières également, du fait de sa maîtrise imparfaite – ou plutôt une maîtrise lourde, académique et non pratique, car presque jamais pratiquée – du latin, mais il ne s'en alarma guère. Après tout, puisque la langue de débat lui avait été imposée unilatéralement et sans même s'inquiéter de son éventuelle maîtrise... Au lieu de cela, il poursuivit.
S.M.R. Aloisius II d'Hohenhoff : « Par ailleurs, il a aussi été fait mention de ministres issus de chaque état, et cela m'amène à une autre question. Nous ne sommes, ici, que quatre des têtes couronnées de l'Alméra. Sans doute, avec le Thorval et la Fiémance, avons-nous les plus illustres, certes, mais pouvons nous pour autant nous constituer en Diète et décider de l'Empire « Alméran » au nom de tous les autres monarques de notre continent ? Et ce gouvernement, sera-t-il issu de nos seuls rangs, ou, véritablement, sera-t-il « alméran » car ouvert aux talents venus de tous les royaumes du continent ? »
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Otto
« En premier lieu nous tenons à signifier à Vos Altesses, Annabelle et Aloisius, que nous sommes entièrement d'accord avec la nécessité d'un pouvoir impérial faible : l'Empereur ne doit qu'être le premier des monarques almérans, le Primus Inter Pares. Son rôle doit être, selon nous, de présider l'Empire. Son rôle n'est cependant pas uniquement symbolique : il doit, par son action, maintenir l'Alméra catholique dans la paix. Les monarques de l'Alméra le seconde dans sa politique en maintenant un dialogue constant via leurs chancelleries et par la tenue de diètes lorsque cela sera nécessaire. Nous estimons par exemple que des actions importantes ne seraient être préparées sans l'aval de la Diète Impériale. Un gouvernement impériale peut néanmoins être envisagée à condition qu'il soit restreint aux deux postes clefs de l'Empire : la Chancellerie et le Maréchalat, le premier s'occupant de la diplomatie et le second des affaires militaires. Pour les questions annexes, les ministres des monarchies alméranes se retrouveront lorsque cela est nécessaire. Cependant il faut bien être clair sur ce point : les États doivent rester souverains et le gouvernement impérial ne serait leur imposer quoique se soit. Nous proposons que le gouvernement impérial n'ai qu'un pouvoir de recommandation.
Nous aimerions revenir sur les propos de Son Altesse le Roi d'Hohenhoff. Bien évidemment, nous sommes déçu de l'absence de nombreux monarques almérans, mais les monarques ici présents sont ceux qui ont manifestés le plus d'entrain à la réforme impériale : il aurait été déplacé de faire venir ici Victoria de Braunsweig qui a toujours refusée d'entendre parler de réforme. Faire cette rencontre entre nos quatre couronnes, la major pars (les meilleurs) de l'Alméra catholique et monarchique nous semble être la réunion la plus productive pour rétablir l'Empire après les échecs des grands congrès d'Hochburg en 2023 et d'Adursted en 2026. Néanmoins il est évident que nous sommes prêt à entamer un dialogue avec les autres couronnes dès lors que l'Empire sera formé. »
Nous aimerions revenir sur les propos de Son Altesse le Roi d'Hohenhoff. Bien évidemment, nous sommes déçu de l'absence de nombreux monarques almérans, mais les monarques ici présents sont ceux qui ont manifestés le plus d'entrain à la réforme impériale : il aurait été déplacé de faire venir ici Victoria de Braunsweig qui a toujours refusée d'entendre parler de réforme. Faire cette rencontre entre nos quatre couronnes, la major pars (les meilleurs) de l'Alméra catholique et monarchique nous semble être la réunion la plus productive pour rétablir l'Empire après les échecs des grands congrès d'Hochburg en 2023 et d'Adursted en 2026. Néanmoins il est évident que nous sommes prêt à entamer un dialogue avec les autres couronnes dès lors que l'Empire sera formé. »
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Arios
Jean de Fiémance : Les tendances naturelles des populations, oserai-je dire biologiques, ne doivent pas nous faire perdre de vue que l'intérêt commun a son importance.
La réforme almérane que nous plébiscitons ne pourrait pas tendre, par réalisme, à l'effacement des souverainetés dites nationales ; et si l'on ne croit pas aux nations, des souverainetés au moins motivées par l'assise de familles, d'institutions, de réseaux à l'échelle de nos Etats réciproques.
Néanmoins, nous encourageons la mise sur pied d'un gouvernement impérial, pour la simple raison que la réalité de notre gestion est déjà marquée par des partenariats forts, desquels nous ne saurions être indépendants.
Il se trouve que la Défense almérane est aujourd'hui indissociable de l'expertise ingénieuriale portée par des Viertentinois, et du potentiel scientifique porté par des Fiémançais. Il se trouve que la meilleure défense du culte et de son rayonnement international est le fait de Thorvaliens. Les exemples peuvent se poursuivre.
La création d'un gouvernement impérial viendrait confirmer ces prédominances, dans l'intérêt du partage des connaissances, tout en élargissement le champs des potentiels de chaque savoir-faire.
Nous serions près, par exemple, à ce que demain la Défense à l'échelle du gouvernement impérial soit le fait d'un Ministre viertentinois, qui travaillera avec l'accord des gouvernements nationaux mais en servant bien de locomotive au progrès de nos populations dans leur ensemble.
La réforme almérane que nous plébiscitons ne pourrait pas tendre, par réalisme, à l'effacement des souverainetés dites nationales ; et si l'on ne croit pas aux nations, des souverainetés au moins motivées par l'assise de familles, d'institutions, de réseaux à l'échelle de nos Etats réciproques.
Néanmoins, nous encourageons la mise sur pied d'un gouvernement impérial, pour la simple raison que la réalité de notre gestion est déjà marquée par des partenariats forts, desquels nous ne saurions être indépendants.
Il se trouve que la Défense almérane est aujourd'hui indissociable de l'expertise ingénieuriale portée par des Viertentinois, et du potentiel scientifique porté par des Fiémançais. Il se trouve que la meilleure défense du culte et de son rayonnement international est le fait de Thorvaliens. Les exemples peuvent se poursuivre.
La création d'un gouvernement impérial viendrait confirmer ces prédominances, dans l'intérêt du partage des connaissances, tout en élargissement le champs des potentiels de chaque savoir-faire.
Nous serions près, par exemple, à ce que demain la Défense à l'échelle du gouvernement impérial soit le fait d'un Ministre viertentinois, qui travaillera avec l'accord des gouvernements nationaux mais en servant bien de locomotive au progrès de nos populations dans leur ensemble.
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Otto
« En somme le gouvernement impérial tel que vous l'entendez serait une institution composée des meilleurs éléments de l'Empire dans leurs domaines respectifs et qui aura pour charge de proposer aux gouvernements des lois. Bien entendu, les gouvernements doivent rester souverain et pourront toujours refuser les propositions du gouvernement impérial. Une sorte de navette devra être instituée entre les gouvernements et le Conseil Impérial afin de permettre à chaque Etat d'adapter au mieux, ou de discuter du refus, de ces propositions de lois.
Pouvons-nous dire que sur ce point nous sommes tous d'accord ? Nous aimerions en effet aborder une autre problématique désormais : celle de la Défense. Nous souhaitons encore une fois rappeler que chaque Etat doit être souverain, cependant il est important que l'Empire ai les moyens de ses ambitions. Pour ce faire, la formation d'un corps d'armée international composé de régiment de chacun de nos pays et aux effectifs réduit nous semble être une bonne chose. Ses interventions ne pourront se faire que sur demande du Conseil Impérial et avec l'aval de la Diète. »
Pouvons-nous dire que sur ce point nous sommes tous d'accord ? Nous aimerions en effet aborder une autre problématique désormais : celle de la Défense. Nous souhaitons encore une fois rappeler que chaque Etat doit être souverain, cependant il est important que l'Empire ai les moyens de ses ambitions. Pour ce faire, la formation d'un corps d'armée international composé de régiment de chacun de nos pays et aux effectifs réduit nous semble être une bonne chose. Ses interventions ne pourront se faire que sur demande du Conseil Impérial et avec l'aval de la Diète. »
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Arios
Jean de Fiémance :Vous avez résumé la position fiémançaise quant à la politique.
Dans le domaine de la Défense, nous serions plutôt favorable à une intensification des dialogues existant, pour une collaboration d'armée à armée en cas de scène d'intervention ; la constitution d'un corps international, éminemment symbolique, nous parait une conjecture floue au vu de ce qui a existé par le passé dans diverses organisations et n'a jamais vécu longtemps.
Il est néanmoins évident que le Collège à la Défense existant entre le Thorval, le Viertenstein et la Fiémance en terme de catalogue aux productions normalisées devrait s'étendre à tous les pays intégrant l'Empire.
Dans le domaine de la Défense, nous serions plutôt favorable à une intensification des dialogues existant, pour une collaboration d'armée à armée en cas de scène d'intervention ; la constitution d'un corps international, éminemment symbolique, nous parait une conjecture floue au vu de ce qui a existé par le passé dans diverses organisations et n'a jamais vécu longtemps.
Il est néanmoins évident que le Collège à la Défense existant entre le Thorval, le Viertenstein et la Fiémance en terme de catalogue aux productions normalisées devrait s'étendre à tous les pays intégrant l'Empire.
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Zaldora
[justify][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]
« Soit pour le gouvernement impérial si son rôle se borne à coordonner, bonifier et développer la coopération entre les Couronnes, sans empiéter sur la souveraineté, l'indépendance et le libre-arbitre de chacun. Quant à la Défense, nous préférons aussi une collaboration accrue des armées à la création d'un ost continental distinct.»[/justify]
« Soit pour le gouvernement impérial si son rôle se borne à coordonner, bonifier et développer la coopération entre les Couronnes, sans empiéter sur la souveraineté, l'indépendance et le libre-arbitre de chacun. Quant à la Défense, nous préférons aussi une collaboration accrue des armées à la création d'un ost continental distinct.»[/justify]
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Hohenhoff
[center][img]http://zupimages.net/up/15/50/90jd.png[/img]
S.M.R.Aloisius II d'Hohenhoff, Roi d'Hohenhoff.[/center]
Aloisius avait peu parlé, mais écouté avec attention les longues interventions de ses pairs fiémançais et viertensteinois. Il n'était pas entièrement convaincu par la façon dont les autres royaumes étaient écartées des pensées du Prince, et ne pouvait s'empêcher de se demander ce que donnerait un Saint-Empire uniquement composé des « intéressés » à celui-ci. Serait-il encore cet Empire Alméran tant appelé par les deux participants ? Ou alors, la quête effrénée d'un pouvoir impérial, quelque qu'il puisse être, pour gouverner aux destinées de l'Alméra aveuglerait-elle le Viertenstein au point de lui faire bâtir un empire de quelques uns, en petit comité, qui ne serait guère reconnu que par ses alliés ? Il ne pouvait s'empêcher de nourrir ces doutes mais, ses questionnements ayant été ainsi balayés, il préféra ne pas les remettre plus en avant sur le tapis.
Au lieu de cela, il écouta les analyses de ses pairs sur la question des ministères impériaux, et vit le point être bien vite « classé » par le Prince, une fois encore, sans vraiment sembler demander un avis global, avant de passer aux questions militaires. Heureusement, il fut rassuré par l'intervention, courte mais, lui semblait-il, pleine de bon sens, de la Reine de Thorval, et intervint à sa suite pour appuyer ce qu'elle venait de souligner.
S.M.R. Aloisius II d'Hohenhoff : « Je ne peux qu'abonder dans le sens de Sa Majesté la Reine de Thorval. En effet, un gouvernement impérial me semble acceptable dans ces conditions, s'il respecte strictement la souveraineté de chacun. Car sachez le, Roi Jean, biologique ou non les aspirations à l'indépendance de l'Hohenhoff n'en sont pas moins réelles, et, comme je l'ai souligné, nous ne ploieront jamais le genoux devant quelque Empereur suzerain.
Concernant l'armée également, je suis d'accord avec Leurs Majestés. Une coopération accrue entre nos armées me semble une chose positive et tout à fait souhaitable. En revanche, une armée impériale proprement dites me semble une aventure peu avisée, qui causerait plus de tension qu'elle n'apporterait de réponse, à mon avis, pour des questions de financement, de loyauté des hommes, de zone de recrutement et milles autres détails. Je pense que notre confiance mutuelle doit être assez grande pour nous passer de ce genre d'artifice.
Pour ce qui est du Collegia, il est déjà le fournisseur unique du matériel militaire hohenhoffois actuellement en fonction. Je ne vois aucun inconvénient, que du contraire, à poursuivre et pourquoi pas renforcer ma collaboration avec celui-ci, mais qu'avez-vous en tête exactement en ce domaine, Roi Jean ? Une obligation des états membres de l'Empire à se fournir au près de lui ? Ou à se conformer à ses normes ? Voir à collaborer directement à sa production ? Ou autre chose encore ? J'avoue être peu familier de ce genre de question, et je m'en excuse. »
S.M.R.Aloisius II d'Hohenhoff, Roi d'Hohenhoff.[/center]
Aloisius avait peu parlé, mais écouté avec attention les longues interventions de ses pairs fiémançais et viertensteinois. Il n'était pas entièrement convaincu par la façon dont les autres royaumes étaient écartées des pensées du Prince, et ne pouvait s'empêcher de se demander ce que donnerait un Saint-Empire uniquement composé des « intéressés » à celui-ci. Serait-il encore cet Empire Alméran tant appelé par les deux participants ? Ou alors, la quête effrénée d'un pouvoir impérial, quelque qu'il puisse être, pour gouverner aux destinées de l'Alméra aveuglerait-elle le Viertenstein au point de lui faire bâtir un empire de quelques uns, en petit comité, qui ne serait guère reconnu que par ses alliés ? Il ne pouvait s'empêcher de nourrir ces doutes mais, ses questionnements ayant été ainsi balayés, il préféra ne pas les remettre plus en avant sur le tapis.
Au lieu de cela, il écouta les analyses de ses pairs sur la question des ministères impériaux, et vit le point être bien vite « classé » par le Prince, une fois encore, sans vraiment sembler demander un avis global, avant de passer aux questions militaires. Heureusement, il fut rassuré par l'intervention, courte mais, lui semblait-il, pleine de bon sens, de la Reine de Thorval, et intervint à sa suite pour appuyer ce qu'elle venait de souligner.
S.M.R. Aloisius II d'Hohenhoff : « Je ne peux qu'abonder dans le sens de Sa Majesté la Reine de Thorval. En effet, un gouvernement impérial me semble acceptable dans ces conditions, s'il respecte strictement la souveraineté de chacun. Car sachez le, Roi Jean, biologique ou non les aspirations à l'indépendance de l'Hohenhoff n'en sont pas moins réelles, et, comme je l'ai souligné, nous ne ploieront jamais le genoux devant quelque Empereur suzerain.
Concernant l'armée également, je suis d'accord avec Leurs Majestés. Une coopération accrue entre nos armées me semble une chose positive et tout à fait souhaitable. En revanche, une armée impériale proprement dites me semble une aventure peu avisée, qui causerait plus de tension qu'elle n'apporterait de réponse, à mon avis, pour des questions de financement, de loyauté des hommes, de zone de recrutement et milles autres détails. Je pense que notre confiance mutuelle doit être assez grande pour nous passer de ce genre d'artifice.
Pour ce qui est du Collegia, il est déjà le fournisseur unique du matériel militaire hohenhoffois actuellement en fonction. Je ne vois aucun inconvénient, que du contraire, à poursuivre et pourquoi pas renforcer ma collaboration avec celui-ci, mais qu'avez-vous en tête exactement en ce domaine, Roi Jean ? Une obligation des états membres de l'Empire à se fournir au près de lui ? Ou à se conformer à ses normes ? Voir à collaborer directement à sa production ? Ou autre chose encore ? J'avoue être peu familier de ce genre de question, et je m'en excuse. »