[justify]L'ETERNEL RECOMMENCEMENT
[url=https://www.youtube.com/watch?v=gKHOiTE_2sM]Un classique, enfin je crois ![/url]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/37/1441741372-vassili-krelinsky.png[/img][/center]
Depuis plusieurs mois, la question de l'Aigle Noir semblait être terminé : Privé de ses principaux chefs et désorganisé, elle allait succomber rapidement, très rapidement. De nombreux agents du Comité de Sureté Général avait été envoyé pour noyauter et détruire ce qui restait de l'organisation. Avec des directives assez simples, ils se devaient de réaliser leurs tâches le plus rapidement possible. Mais depuis plusieurs jours, l'une des "taupes" qui opérait dans une cellule à l'Ouest du pays, ne donnait plus signe de vie. D'abord, l'on a cru à un système de sécurité, c'est à dire la préservation de l'agent et des données qu'il avait pu engrener au cours de sa mission. Puis, ce fut l'inquiétude au fil du temps. Finalement, la "taupe" avait été retrouvé dans un parc, les pieds devants et dans l'impossibilité de pouvoir continuer sa mission. En d'autres termes, il était mort. L'enquête fut donné à Vassili Krelinsky, ancien haut placé dans la Garde Nationale qui, pour des raisons familiales et pour son attrait trop important pour la boisson, avait été rétrogradé à des postes subalternes. Ces collègues proches n'aimaient pas particulièrement travailler avec lui, que ce soit pour son style, pour son travail, pour ses vêtements, pour sa façon d'être... Pourtant, c'est ce que l'on nommerait dans un film le 'bon flic'. Arrivé sur les lieux, il passa les différentes barrières et postes de sécurité pour pouvoir prendre part à l'enquête, comme il lui avait été demandé. Une fois de plus, cela ne plaisait pas à sa collègue du moment, Lidia Gorovna.
LIDIA GOROVNA | « Mais qu'est ce que tu fais ici, toi ? »
VASSILI KRELINSKY | « Quoi ? T'es pas au courant ? Lipasty m'a mis sur cette affaire avec toi. Je n'ai rien demandé moi, je suis bientôt à la retraite de toute façon. Alors qu'est ce qu'on a ? Enfin, qu'est ce que tu as ? »
LIDIA GOROVNA | « C'était un de nos informateurs, qui travaillait avec le Comité et avec la Garde Nationale. Il était chargé de surveiller le groupe de l'Aigle Noir dans cette région, qui semblait vouloir faire de la résistance. Faut croire qu'il a pris cher. »
VASSILI KRELINSKY | « Il s'est fait démasqué ? »
LIDIA GOROVNA | « Très certainement. Du moins, c'est ce que l'on pense. Il y a quelques semaines, il nous avait fait savoir qu'il détenait une liste importante de personnalités de la Fédération, plus ou moins proche de l'Aigle Noir. Depuis, plus aucunes nouvelles. »
VASSILI KRELINSKY | « Humpf, rien d'étonnant là dedans. Est-ce que l'on sait comment ça s'est terminé pour lui ? »
MÉDECIN LÉGISTE | « Il a été sévèrement frappé et passé à tabac. Plusieurs fractures et hématomes divers. Ce qui l'a achevé, s'est de s'être fait planter plusieurs fois au niveau de l'abdomen. Pour information, nous avons retrouvé ceci sur lui. »
LIDIA GOROVNA | « Un message ? »
VASSILI KRELINSKY | « C'est écrit "Voilà le sort qui est réservé aux traîtres", avec une petite griffe de nos chers amis de l'Aigle Noir. »
LIDIA GOROVNA | « Donc, il s'est fait découvrir. Mais comment ? »
VASSILI KRELINSKY | « Tu sais Lidia, c'est notre boulot ça de savoir comment et pourquoi. »
MÉDECIN LÉGISTE | « Ah au fait, vous serez intéressé de savoir que l'on a identifié l'arme du crime : Il s'agit d'une baïonnette utilisé par l'ancienne Légion Almérane, l'organisation paramilitaire de nos chers amis fascistes. »
VASSILI KRELINSKY | « Voilà qui est intéressant. Ils nous laissent des pistes. Lidia, essayes de savoir ce qui a pu lui arriver, du moins comment il a pu se faire tuer de la sorte. Quand à moi, je vais allez interroger notre cher Plouzkov, qui aura certainement des explications à nous fournir. »
LIDIA GOROVNA | « Plouzkov ? On parle bien de Fedor Plouzkov, l'ancien responsable de la Légion Almérane qui purge une peine à perpétuité ? »
VASSILI KRELINSKY | « Oui, c'est bien lui. Il est entrain de ratisser des plans de tomates dans une coopérative agricole pénitencière, à quelques kilomètres de Filidagrad. Je vais voir ce qu'il aura à me dire sur tout ceci. On reste en contact surtout, cette affaire ne fait que commencer. »
[center]----[/center]
Quelques heures auparavant...
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/37/1441741372-oms.png[/img][/center]
??? | « [...] Très bien, tout est en place pour la prochaine opération. D'après nos informations, le colis devrait arriver dans très peu de temps. On le fait venir ici, il nous aide pour quelques petites choses et par la suite, on doit l'aider à s'exfiltrer par le Nord du pays. Tout est en place, le nom de code sera 'Fonin'. »
??? | « Qu'est ce qu'on doit faire pour le Grand X ? »
??? | « Rien, rien du tout. Nous n'avons pas les moyens de pouvoir faire quelque chose d'ici. Heureusement, ils sont suffisamment bête pour croire que nous ne sommes pas parés à toutes les éventualités qui pourraient se présenter. »
LA "TAUPE" | « De quels éventualités s'agit-il ? »
??? | « Celle de leur faire comprendre qu'on ne prend pas l'Aigle Noir pour une bande de gamins incapables d'analyser ce qui leur arrive dans la gueule. »
Quelques secondes de silence ont suffit pour que la "taupe" en question comprenne que ces propos le visait.. Alors qu'elle tentait de sortir son arme de poing qui se trouvait dans son dos, une rouée de coup se mit à pleuvoir sur lui, l'immobilisant au sol et le rendant vulnérable à toutes les attaques possibles, jusqu'à la plus fatale qui fut celle des coups de baïonnettes dans l'abdomen. Une fois leur méfait accompli, les deux complices de l'Aigle Noir mirent tout en scène, pour l'arriver des forces de l'ordre Oustrienne : Le mot, la baïonnette laissé planté dans le corps délibérément, etc etc.
??? | « Comment est-ce que tu as su que c'était un agent double ? »
??? | « Il posait trop de questions. »[/justify]
[RP Interne] En Oustrie, terrible Oustrie...
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Viktor Troska
[justify]LES RETROUVAILLES
[center][img]http://media-1.web.britannica.com/eb-media/43/140343-004-EB9539FC.jpg[/img][/center]
La Fédération avait décidé que le traitement imposé aux anciens tortionnaires, fascistes et réactionnaires ne seraient pas la mort, ou alors le travail jusqu'à ce qu'ils en meurent. Les éléments les plus dangereux avaient étaient éliminé depuis longtemps, mais de nombreuses têtes étaient encore vivantes. Elles étaient employés dans des coopératives agricoles, des usines ou dans divers autres lieux de productions afin de pouvoir se réhabiliter, quand cela était possible. Sinon, ils étaient condamné à perpétuité, avec néanmoins la possibilité de ne pas finir avec une balle dans la tête, le moment venu. Fedor Plouzkov était l'un d'entre eux. Responsable et Commandeur de la Légion Almérane, il avait été responsable de la 'mise au pas' de la société Oustrienne, avec tout les attirails propre au fascisme. Il était connu pour sa détermination et sa volonté de vouloir transformer l'Oustrie, radicalement. Les hommes qui composaient sa fameuse Légion, étaient loin d'avoir son intelligence et sa manière de prévoir les choses. Il est soupçonné de plusieurs massacres et autres charniers, mais officiellement rien ne prouve qu'il n'en a donné l'ordre. Il est l'un de ceux qui aiment bien arborer le fameux "Mon Honneur s'appelle Fidélité", bien que cela puisse paraître totalement désuet maintenant.
Il avait été envoyé ici, à quelques kilomètres de Filidagrad dans une coopérative agricole, afin de pouvoir se 'racheter', bien que ce rachat se ferait toute sa vie. Sans rechigner, il avait accepté toutes les conditions et travaillaient au sein de la coopérative, comme n'importe quel autre personne. Quand Krelinsky vint demander à lui parler, Plouzkov était entrain de prendre une pause, en fumant une cigarette. A l'approche de Krelinsky, il serra les dents et tourna la tête sur le côté. Le responsable de la Garde Nationale ne pu s'empêcher d'avoir un sourire aux lèvres, en voyant la réaction de son vis à vis. Avant la Guerre de Libération, ils se connaissaient très bien. Ils avaient tout les deux grandis dans les même quartier, fréquenté les même écoles, les même personnes, etc etc. Tout les deux s'étaient engagé très tôt dans la politique. Plouzkov avait été quelque peu le 'mentor' en politique de Krelinsky. La suite de l'histoire est simple : Krelinsky est devenu un socialiste convaincu, tandis que Plouzkov est devenu un fasciste notoire.
VASSILI KRELINSKY | « Alors Plouzkov, on est pas content de revoir son vieux copain ? Je ne m'attendais pas à des embrassades, mais pas à autant d'animosité malgré tout. Tu te plait ici ? »
Vassili avait dit tout ça sur un ton ironique. Les yeux de Plouzkov se posèrent à nouveau sur lui. Ce dernier était assis et entouré par plusieurs gardes, qui ne le quittaient pas lors de ses 'pauses'. Son air impassible faisait tout le monde, en face de Vassili qui s'installa tranquillement sur la chaise qui l'attendait.
VASSILI KRELINSKY | « Bon je vais allez droit au but sac à merde. On a retrouvé une baïonnette de la Légion Almérane, planté dans le corps d'un de nos agents en mission. J'aimerai que tu m'expliques pourquoi est-ce que la Légion et l'Aigle Noir bossent ensemble. De manière simple, si possible bien entendu. »
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/38/1442480544-plouzkov.png[/img][/center]
FEDOR PLOUZKOV | « Je t'emmerde Krelinsky, j'ai rien à te dire. Je suis plus en service. T'as oublié ? Je paye ma dette au peuple. »
L'un des gardes donna un coup de coude dans la face de Plouzkov après ses paroles, lui faisant perdre sa cigarette.
FEDOR PLOUZKOV | « C'est beau la justice populaire, quand même. Si ces singes promettent d'arrêter de me foutre des gnons toutes les cinq secondes, que j'ai le droit à un café, je veux bien te dire ce que je sais. Je demande aussi une protection sur ma personne, plus poussée. »
VASSILI KRELINSKY | « Tu veux pas non plus une prostituée Wapongaise, un peu de tabac blond et une bouteille de whisky tant que t'y es ? Estimes toi heureux de pouvoir boire un café. Qu'on apporte ce que le monsieur demande. »
Quelques instants plus tard, un café était apporté et les deux gardes se montraient moins collant avec Plouzkov. Ce dernier se mit à parler, à voix basse et en regardant autour de lui.
FEDOR PLOUZKOV | « Ne crois pas que je sois parano, ça n'est pas dans ma nature. Mais quelque chose se trame autour de moi et autour de ceux qui constituent les fondateurs de la Légion Almérane. Nous on est cuit, on est plus dans le système. Je ne sais même pas qui commande réellement cette Légion 2.0, en tout cas ce n'est pas moi qui suit derrière. Écoute moi attentivement Vassili, toute cette affaire pue la merde. J'ai lu les journaux, j'ai vu vos fanfaronnades. Vous êtes des idiots de croire que Tatamov, Kalamalevitch ou Ozokanine sont des dangers. Vous pensez avoir décapiter l'Aigle Noir, alors que l'Aigle Noir n'a même pas été touché. Vous vous êtes foutu dans un sacré pétrin. »
VASSILI KRELINSKY | « Mais qu'est ce que tu me racontes ? »
FEDOR PLOUZKOV | « Arrêtes de me prendre pour un demeuré Krelinsky. Tu étais encore entrain de téter ta mère, que je me battais déjà dans les rues. La Légion Almérane n'est plus sous mon contrôle depuis bien longtemps. Je suis hors-jeu, totalement. L'organisation a été revu, les moyens d'action également. De toi à moi, jamais de la vie je n'aurai pris la peine de discuter avec ces tarés de l'Aigle Noir. Tu te souviens de Varvaliwska ? »
VASSILI KRELINSKY | « Les charniers de femmes et de gosses ? »
FEDOR PLOUZKOV | « Oui. On a fait un grand bruit à l'époque, en disant que la Légion Almérane avait été responsable. Or c'est faux ! Il s'agit de l'Aigle Noir. Vassili, l'Aigle Noir a des liens absolument partout, même au sein de votre gouvernement. Ils ont des taupes un peu partout, qui peuvent frapper à tout moment. Cette organisation est plus puissante que vous ne le pensez. »
VASSILI KRELINSKY | « Alors pourquoi on a retrouvé la baïonnette de... »
FEDOR PLOUZKOV | « T'ES CON OU TU LE FAIS EXPRÈS ? L'Aigle Noir tente de faire passer ses actions sous le sigle de la Légion Almérane. Les deux organisations ont fusionnés si tu veux mon avis. Elles se protègent mutuellement et ont des liens puissant en Oustrie et ailleurs. Paraît que... que... »
VASSILI KRELINSKY | « Craches le morceau Fedor. »
FEDOR PLOUZKOV | « Que... Je ne peux rien dire du tout, ils vont me trouver, m'égorger et me regarder me vider de mon sang. »
VASSILI KRELINSKY | « Qui ça "ils" ? »
FEDOR PLOUZKOV | « Ils sont partout Vassili, ils sont partout ! J'ai besoin de ton aide. Ils vont me retrouver et ils vont me tuer pour ce que je viens te de dire ? »
VASSILI KRELINSKY | « MAIS QUI ? »
FEDOR PLOUZKOV | « JE PEUX PAS TE LE DIRE ! »
VASSILI KRELINSKY | « ARRÊTES DE TE FOUTRE DE MA GUEULE ! PARLES PLOUZKOV ! »
Plouzkov attrape le bras de Krelinsky et le fait se rasseoir, tandis qu'il se penche vers lui pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Krelinsky se calme et laisse Plouzkov se rasseoir en face de lui, tandis qu'il regarde du côté des gardes sur le côté.
VASSILI KRELINSKY | « Je vais voir ce que je peux faire. Je vais demander à ce que l'on te protège. Si il fallait témoigner, tu le ferais ? »
FEDOR PLOUZKOV | « Pas actuellement, pas tant que ces menaces pèsent sur moi. Vassili... J'ai peur. J'ai jamais eu autant peur putain. Faut que tu m'aides. »
VASSILI KRELINSKY | « J'ai essayé de t'aider Fedor, il y a de longues années de ça. »
Krelinsky se lève de sa chaise, laissant Plouzkov à ces sanglots. Il ne savait pas ce qui avait pu le mettre dans cette état, lui qui passait pour être froid, dur et sec même avec les siens. Comme convenu, Krelinsky avait demandé au responsable de la coopérative d'assurer une garde rapprochée sur Plouzkov et qu'il était capital qu'il soit en vie, quitte à le mettre à l'isolement. En s'en allant, Krelinsky croisa une dernière fois au loin, le regard de Plouzkov. Il passa ensuite son chemin, l'air quelque peu déboussolé par la tournure que prenait cette enquête.[/justify]
[center][img]http://media-1.web.britannica.com/eb-media/43/140343-004-EB9539FC.jpg[/img][/center]
La Fédération avait décidé que le traitement imposé aux anciens tortionnaires, fascistes et réactionnaires ne seraient pas la mort, ou alors le travail jusqu'à ce qu'ils en meurent. Les éléments les plus dangereux avaient étaient éliminé depuis longtemps, mais de nombreuses têtes étaient encore vivantes. Elles étaient employés dans des coopératives agricoles, des usines ou dans divers autres lieux de productions afin de pouvoir se réhabiliter, quand cela était possible. Sinon, ils étaient condamné à perpétuité, avec néanmoins la possibilité de ne pas finir avec une balle dans la tête, le moment venu. Fedor Plouzkov était l'un d'entre eux. Responsable et Commandeur de la Légion Almérane, il avait été responsable de la 'mise au pas' de la société Oustrienne, avec tout les attirails propre au fascisme. Il était connu pour sa détermination et sa volonté de vouloir transformer l'Oustrie, radicalement. Les hommes qui composaient sa fameuse Légion, étaient loin d'avoir son intelligence et sa manière de prévoir les choses. Il est soupçonné de plusieurs massacres et autres charniers, mais officiellement rien ne prouve qu'il n'en a donné l'ordre. Il est l'un de ceux qui aiment bien arborer le fameux "Mon Honneur s'appelle Fidélité", bien que cela puisse paraître totalement désuet maintenant.
Il avait été envoyé ici, à quelques kilomètres de Filidagrad dans une coopérative agricole, afin de pouvoir se 'racheter', bien que ce rachat se ferait toute sa vie. Sans rechigner, il avait accepté toutes les conditions et travaillaient au sein de la coopérative, comme n'importe quel autre personne. Quand Krelinsky vint demander à lui parler, Plouzkov était entrain de prendre une pause, en fumant une cigarette. A l'approche de Krelinsky, il serra les dents et tourna la tête sur le côté. Le responsable de la Garde Nationale ne pu s'empêcher d'avoir un sourire aux lèvres, en voyant la réaction de son vis à vis. Avant la Guerre de Libération, ils se connaissaient très bien. Ils avaient tout les deux grandis dans les même quartier, fréquenté les même écoles, les même personnes, etc etc. Tout les deux s'étaient engagé très tôt dans la politique. Plouzkov avait été quelque peu le 'mentor' en politique de Krelinsky. La suite de l'histoire est simple : Krelinsky est devenu un socialiste convaincu, tandis que Plouzkov est devenu un fasciste notoire.
VASSILI KRELINSKY | « Alors Plouzkov, on est pas content de revoir son vieux copain ? Je ne m'attendais pas à des embrassades, mais pas à autant d'animosité malgré tout. Tu te plait ici ? »
Vassili avait dit tout ça sur un ton ironique. Les yeux de Plouzkov se posèrent à nouveau sur lui. Ce dernier était assis et entouré par plusieurs gardes, qui ne le quittaient pas lors de ses 'pauses'. Son air impassible faisait tout le monde, en face de Vassili qui s'installa tranquillement sur la chaise qui l'attendait.
VASSILI KRELINSKY | « Bon je vais allez droit au but sac à merde. On a retrouvé une baïonnette de la Légion Almérane, planté dans le corps d'un de nos agents en mission. J'aimerai que tu m'expliques pourquoi est-ce que la Légion et l'Aigle Noir bossent ensemble. De manière simple, si possible bien entendu. »
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/38/1442480544-plouzkov.png[/img][/center]
FEDOR PLOUZKOV | « Je t'emmerde Krelinsky, j'ai rien à te dire. Je suis plus en service. T'as oublié ? Je paye ma dette au peuple. »
L'un des gardes donna un coup de coude dans la face de Plouzkov après ses paroles, lui faisant perdre sa cigarette.
FEDOR PLOUZKOV | « C'est beau la justice populaire, quand même. Si ces singes promettent d'arrêter de me foutre des gnons toutes les cinq secondes, que j'ai le droit à un café, je veux bien te dire ce que je sais. Je demande aussi une protection sur ma personne, plus poussée. »
VASSILI KRELINSKY | « Tu veux pas non plus une prostituée Wapongaise, un peu de tabac blond et une bouteille de whisky tant que t'y es ? Estimes toi heureux de pouvoir boire un café. Qu'on apporte ce que le monsieur demande. »
Quelques instants plus tard, un café était apporté et les deux gardes se montraient moins collant avec Plouzkov. Ce dernier se mit à parler, à voix basse et en regardant autour de lui.
FEDOR PLOUZKOV | « Ne crois pas que je sois parano, ça n'est pas dans ma nature. Mais quelque chose se trame autour de moi et autour de ceux qui constituent les fondateurs de la Légion Almérane. Nous on est cuit, on est plus dans le système. Je ne sais même pas qui commande réellement cette Légion 2.0, en tout cas ce n'est pas moi qui suit derrière. Écoute moi attentivement Vassili, toute cette affaire pue la merde. J'ai lu les journaux, j'ai vu vos fanfaronnades. Vous êtes des idiots de croire que Tatamov, Kalamalevitch ou Ozokanine sont des dangers. Vous pensez avoir décapiter l'Aigle Noir, alors que l'Aigle Noir n'a même pas été touché. Vous vous êtes foutu dans un sacré pétrin. »
VASSILI KRELINSKY | « Mais qu'est ce que tu me racontes ? »
FEDOR PLOUZKOV | « Arrêtes de me prendre pour un demeuré Krelinsky. Tu étais encore entrain de téter ta mère, que je me battais déjà dans les rues. La Légion Almérane n'est plus sous mon contrôle depuis bien longtemps. Je suis hors-jeu, totalement. L'organisation a été revu, les moyens d'action également. De toi à moi, jamais de la vie je n'aurai pris la peine de discuter avec ces tarés de l'Aigle Noir. Tu te souviens de Varvaliwska ? »
VASSILI KRELINSKY | « Les charniers de femmes et de gosses ? »
FEDOR PLOUZKOV | « Oui. On a fait un grand bruit à l'époque, en disant que la Légion Almérane avait été responsable. Or c'est faux ! Il s'agit de l'Aigle Noir. Vassili, l'Aigle Noir a des liens absolument partout, même au sein de votre gouvernement. Ils ont des taupes un peu partout, qui peuvent frapper à tout moment. Cette organisation est plus puissante que vous ne le pensez. »
VASSILI KRELINSKY | « Alors pourquoi on a retrouvé la baïonnette de... »
FEDOR PLOUZKOV | « T'ES CON OU TU LE FAIS EXPRÈS ? L'Aigle Noir tente de faire passer ses actions sous le sigle de la Légion Almérane. Les deux organisations ont fusionnés si tu veux mon avis. Elles se protègent mutuellement et ont des liens puissant en Oustrie et ailleurs. Paraît que... que... »
VASSILI KRELINSKY | « Craches le morceau Fedor. »
FEDOR PLOUZKOV | « Que... Je ne peux rien dire du tout, ils vont me trouver, m'égorger et me regarder me vider de mon sang. »
VASSILI KRELINSKY | « Qui ça "ils" ? »
FEDOR PLOUZKOV | « Ils sont partout Vassili, ils sont partout ! J'ai besoin de ton aide. Ils vont me retrouver et ils vont me tuer pour ce que je viens te de dire ? »
VASSILI KRELINSKY | « MAIS QUI ? »
FEDOR PLOUZKOV | « JE PEUX PAS TE LE DIRE ! »
VASSILI KRELINSKY | « ARRÊTES DE TE FOUTRE DE MA GUEULE ! PARLES PLOUZKOV ! »
Plouzkov attrape le bras de Krelinsky et le fait se rasseoir, tandis qu'il se penche vers lui pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Krelinsky se calme et laisse Plouzkov se rasseoir en face de lui, tandis qu'il regarde du côté des gardes sur le côté.
VASSILI KRELINSKY | « Je vais voir ce que je peux faire. Je vais demander à ce que l'on te protège. Si il fallait témoigner, tu le ferais ? »
FEDOR PLOUZKOV | « Pas actuellement, pas tant que ces menaces pèsent sur moi. Vassili... J'ai peur. J'ai jamais eu autant peur putain. Faut que tu m'aides. »
VASSILI KRELINSKY | « J'ai essayé de t'aider Fedor, il y a de longues années de ça. »
Krelinsky se lève de sa chaise, laissant Plouzkov à ces sanglots. Il ne savait pas ce qui avait pu le mettre dans cette état, lui qui passait pour être froid, dur et sec même avec les siens. Comme convenu, Krelinsky avait demandé au responsable de la coopérative d'assurer une garde rapprochée sur Plouzkov et qu'il était capital qu'il soit en vie, quitte à le mettre à l'isolement. En s'en allant, Krelinsky croisa une dernière fois au loin, le regard de Plouzkov. Il passa ensuite son chemin, l'air quelque peu déboussolé par la tournure que prenait cette enquête.[/justify]
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Viktor Troska
[justify]ALEA JACTA EST
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/47/1447865090-oustrie.png[/img]
La face cachée de l'Oustrie après la guerre de libération : De nombreuses villes en ruines et abandonnées. Un terreau favorable pour l'Aigle Noir.[/center]
L'Aigle Noir s'était remise assez rapidement de l'arrestation de Tatamov et de Kalamelevitch. L'arrestation de Ozokanine devait purement formel et ne toucherait pas plus que ça, l'organisation ultra-nationaliste. L'histoire de l'Aigle Noir ce confond avec celle de l'Oustrie depuis plus d'un siècle et demi : Constitué comme un groupe de radicaux souhaitant défendre une pureté 'raciale' toute relative, l'Aigle Noir est devenu une organisation terroriste au début du XXème Siècle, visant notamment tout ce qu'elle considérait comme des éléments anti-patriotiques : Les communistes, socialistes, progressistes, libéraux, démocrates, juifs, franc-maçons, etc etc. Ses actions ont coûté la vie à des centaines de personnes, notamment à cause de bombes ou de lynchage divers et variés. Avec l'arrivée au pouvoir des monarchistes, l'Aigle Noir est devenu une force paramilitaire. Elle sera très rapidement mécontente de la tournure prise par cette monarchie, jugé trop laxiste. C'est elle qui servira de principal soutien pour le renversement de cette dernière, afin de permettre l'accession au pouvoir du Maréchal Giorgiev, dictateur fasciste et isolationniste. Devenu une sorte de garde rapprochée pour le Maréchal-Dictateur, elle se montrera particulièrement violente dans ses volontés "d'épuration", qui finiront par se retourner contre elle, réussissant même à s'aligner la 'prestigieuse' Légion Almérane, moins radical mais tout aussi volontariste dans sa politique de transformation de l'Oustrie.
Durant la Guerre de Libération, l'Aigle Noir se battra du côté du gouvernement fasciste pour tenter de détruire ce qu'ils jugent toujours comme le danger "juif et communiste", c'est à dire le mouvement révolutionnaire socialiste Oustrien, dans son intégralité. Après la prise de pouvoir par les socialistes, l'Aigle Noir est dissoute, ses principaux chefs sont arrêtés et emprisonnés. Ce qui reste de l'organisation est obligée de vivre de façon souterraine, pour ne pas se faire démanteler trop rapidement par le Comité de Sureté Général. Réussissant a maintenir une structure clandestine assez efficace, elle a réussis à tromper la vigilance et l'orgueil des autorités Oustriennes, en faisant croire que la perte de son principal dirigeant 'actif', allait la décapiter. Loin de là... D'un point de vue purement hiérarchique, Tatamov est de très loin le membre le plus influent et le plus haut placé dans la hiérarchie de l'Aigle Noir. Bien qu'il disposait d'un pouvoir assez fort, il n'était qu'un exécutant. Ce qui reste du 'Comité Invisible' que constitue l'Aigle Noir, est un noyau très restreint qui est même pratiquement inconnu d'un grand nombre de ses membres, ne serait-ce déjà que pour éviter qu'il n'y est pas des fuites. L'ancienne ville -maintenant totalement abandonnée- de Trujaviak, sert de base principal dans le Nord-Est du pays pour coordonner l'essentiel des actions de l'organisation. Le leader principal est un Oustrien, âgé de 45 ans. L'un des leaders de la 'nouvelle génération', celle qui a été enthousiasmée par le dictateur de Giorgiev. A la chute de ce dernier, il a préféré s'exiler loin des principaux 'centres' du pays, pour rebâtir l'organisation. Son nom est Mikhail Demolaiev.
LARV DORMOTROFF | « Qu'est-ce qui t'arrive Mikhail ? Tu as l'air bien soucieux ce matin. »
Dormotroff était l'un des lieutenants de Demolaiev. Bien qu'ils aient plus d'une dizaine d'années d'âge d'écart, ils sont très souvent sur la même longueur d'onde. Ils forment les "2D", comme on aime le dire dans le cercle très fermé de l'Aigle Noir.
MIKHAIL DEMOLAIEV | « Non, non, ce n'est rien. C'est juste que... Nous avons énormément de choses à faire pour que tout entre en ordre. Un de nos coursiers a bien faillit se faire avoir cette nuit, par des membres de la Garde Nationale. Cela devient préoccupant. »
LARV DORMOTROFF | « Rien n'amoral jusque là pourtant, c'est un lot quotidien. »
MIKHAIL DEMOLAIEV | « Pas depuis que nous attendons notre livraison spécial. J'ai peur que quelque chose ne filtre, que quelque chose ne se passe pas comme il le faudrait. »
LARV DORMOTROFF | « C'est donc pour ça que tu as demandé à ce que l'on fasse tourné constamment l'équipe des gardes... Je ne voulais pas t'en parler avant, mais cela me semble plus clair. »
MIKHAIL DEMOLAIEV | « Oui, il ne faudrait pas que le bras armé de la youpinerie organisé à Dzerjinvo, ne mette le nez dans nos affaires. Tu as des nouvelles quand à T-21 ? »
LARV DORMOTROFF | « Non aucune, nous attendons encore confirmation de sa part. En attendant, je pense que tu devrais te reposer un peu, tu as vraiment une sale gueule. Les gars et moi, on a quelque chose pour toi. »
MIKHAIL DEMOLAIEV | « Pour moi ? On fête quelque chose ? »
LARV DORMOTROFF | « Euh... Bah... »
Pendant que Dormotroff cherchait ses mots, plusieurs membres de la garde personnel de Demolaiev firent leurs entrées dans la pièce, en faisant un salut à la romaine, bien droit comme des i. Une caisse venait d'arriver, assez grande. Autour, se trouvait une sorte de papier cadeau... C'était étrange. Lavr fit un signe à Mikhail pour qu'il aille ouvrir son "cadeau". Alors qu'il s'approchait de la caisse, cette dernière se mit à trembler toute seule et à bouger de quelques centimètres. Mikhail fit un pas en arrière, en regardant Lavr du coin de l'oeil, ce dernier arborant un grand sourire disons, carnassier. Demolaiev déchira le papier cadeau et à l'aide d'un pied de biche tendu par son acolyte et lieutenant, il put ouvrir la caisse. Ce qu'il trouva à l'intérieur de cette dernière, le surpris un peu. Il s'agissait d'une jeune femme. Cette dernière était pieds et poings liés, avec un bâillon énorme sur la bouche. S'approchant d'un peu plus près, Demolaiev eut la surprise de voir qu'il s'agissait de [url=http://www.simpolitique.com/comite-surete-general-t11713.html#p265164]Velira Azrevninka[/url], l'une des figures importantes dans la lutte de la Fédération contre l'Aigle Noir. Il se retint de rire, puis lança un regard des plus glacials en direction de la militaire, en assez mauvaise posture.
MIKHAIL DEMOLAIEV | « T-21 sera content de savoir que nous tenons le Comité de Sureté Général par les couilles. Ou par les ovaires. T'en fais pas saloperie bolchevique, t'en a plus pour très longtemps. Mais d'abord, on va s'amuser un peu. »
Sur ces paroles, Demolaiev referma la caisse sur la militaire, qui était entrain de s'époumoner derrière son bâillon. L'Aigle Noir est connu pour deux choses : Son grand amour pour le fascisme mais également pour la torture bien faite, par des experts formés tout particulièrement. Cette pensée devait traverser Velira, tremblante de peur dans sa caisse, plongé dans l'obscurité à nouveau, commençant à pleurer.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/47/1447865095-mikhail-demolaiev.png[/img]
L'homme qui a déclaré la guerre à l'Oustrie et à la Fédération : Mikhail Demolaiev[/center][/justify]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/47/1447865090-oustrie.png[/img]
La face cachée de l'Oustrie après la guerre de libération : De nombreuses villes en ruines et abandonnées. Un terreau favorable pour l'Aigle Noir.[/center]
L'Aigle Noir s'était remise assez rapidement de l'arrestation de Tatamov et de Kalamelevitch. L'arrestation de Ozokanine devait purement formel et ne toucherait pas plus que ça, l'organisation ultra-nationaliste. L'histoire de l'Aigle Noir ce confond avec celle de l'Oustrie depuis plus d'un siècle et demi : Constitué comme un groupe de radicaux souhaitant défendre une pureté 'raciale' toute relative, l'Aigle Noir est devenu une organisation terroriste au début du XXème Siècle, visant notamment tout ce qu'elle considérait comme des éléments anti-patriotiques : Les communistes, socialistes, progressistes, libéraux, démocrates, juifs, franc-maçons, etc etc. Ses actions ont coûté la vie à des centaines de personnes, notamment à cause de bombes ou de lynchage divers et variés. Avec l'arrivée au pouvoir des monarchistes, l'Aigle Noir est devenu une force paramilitaire. Elle sera très rapidement mécontente de la tournure prise par cette monarchie, jugé trop laxiste. C'est elle qui servira de principal soutien pour le renversement de cette dernière, afin de permettre l'accession au pouvoir du Maréchal Giorgiev, dictateur fasciste et isolationniste. Devenu une sorte de garde rapprochée pour le Maréchal-Dictateur, elle se montrera particulièrement violente dans ses volontés "d'épuration", qui finiront par se retourner contre elle, réussissant même à s'aligner la 'prestigieuse' Légion Almérane, moins radical mais tout aussi volontariste dans sa politique de transformation de l'Oustrie.
Durant la Guerre de Libération, l'Aigle Noir se battra du côté du gouvernement fasciste pour tenter de détruire ce qu'ils jugent toujours comme le danger "juif et communiste", c'est à dire le mouvement révolutionnaire socialiste Oustrien, dans son intégralité. Après la prise de pouvoir par les socialistes, l'Aigle Noir est dissoute, ses principaux chefs sont arrêtés et emprisonnés. Ce qui reste de l'organisation est obligée de vivre de façon souterraine, pour ne pas se faire démanteler trop rapidement par le Comité de Sureté Général. Réussissant a maintenir une structure clandestine assez efficace, elle a réussis à tromper la vigilance et l'orgueil des autorités Oustriennes, en faisant croire que la perte de son principal dirigeant 'actif', allait la décapiter. Loin de là... D'un point de vue purement hiérarchique, Tatamov est de très loin le membre le plus influent et le plus haut placé dans la hiérarchie de l'Aigle Noir. Bien qu'il disposait d'un pouvoir assez fort, il n'était qu'un exécutant. Ce qui reste du 'Comité Invisible' que constitue l'Aigle Noir, est un noyau très restreint qui est même pratiquement inconnu d'un grand nombre de ses membres, ne serait-ce déjà que pour éviter qu'il n'y est pas des fuites. L'ancienne ville -maintenant totalement abandonnée- de Trujaviak, sert de base principal dans le Nord-Est du pays pour coordonner l'essentiel des actions de l'organisation. Le leader principal est un Oustrien, âgé de 45 ans. L'un des leaders de la 'nouvelle génération', celle qui a été enthousiasmée par le dictateur de Giorgiev. A la chute de ce dernier, il a préféré s'exiler loin des principaux 'centres' du pays, pour rebâtir l'organisation. Son nom est Mikhail Demolaiev.
LARV DORMOTROFF | « Qu'est-ce qui t'arrive Mikhail ? Tu as l'air bien soucieux ce matin. »
Dormotroff était l'un des lieutenants de Demolaiev. Bien qu'ils aient plus d'une dizaine d'années d'âge d'écart, ils sont très souvent sur la même longueur d'onde. Ils forment les "2D", comme on aime le dire dans le cercle très fermé de l'Aigle Noir.
MIKHAIL DEMOLAIEV | « Non, non, ce n'est rien. C'est juste que... Nous avons énormément de choses à faire pour que tout entre en ordre. Un de nos coursiers a bien faillit se faire avoir cette nuit, par des membres de la Garde Nationale. Cela devient préoccupant. »
LARV DORMOTROFF | « Rien n'amoral jusque là pourtant, c'est un lot quotidien. »
MIKHAIL DEMOLAIEV | « Pas depuis que nous attendons notre livraison spécial. J'ai peur que quelque chose ne filtre, que quelque chose ne se passe pas comme il le faudrait. »
LARV DORMOTROFF | « C'est donc pour ça que tu as demandé à ce que l'on fasse tourné constamment l'équipe des gardes... Je ne voulais pas t'en parler avant, mais cela me semble plus clair. »
MIKHAIL DEMOLAIEV | « Oui, il ne faudrait pas que le bras armé de la youpinerie organisé à Dzerjinvo, ne mette le nez dans nos affaires. Tu as des nouvelles quand à T-21 ? »
LARV DORMOTROFF | « Non aucune, nous attendons encore confirmation de sa part. En attendant, je pense que tu devrais te reposer un peu, tu as vraiment une sale gueule. Les gars et moi, on a quelque chose pour toi. »
MIKHAIL DEMOLAIEV | « Pour moi ? On fête quelque chose ? »
LARV DORMOTROFF | « Euh... Bah... »
Pendant que Dormotroff cherchait ses mots, plusieurs membres de la garde personnel de Demolaiev firent leurs entrées dans la pièce, en faisant un salut à la romaine, bien droit comme des i. Une caisse venait d'arriver, assez grande. Autour, se trouvait une sorte de papier cadeau... C'était étrange. Lavr fit un signe à Mikhail pour qu'il aille ouvrir son "cadeau". Alors qu'il s'approchait de la caisse, cette dernière se mit à trembler toute seule et à bouger de quelques centimètres. Mikhail fit un pas en arrière, en regardant Lavr du coin de l'oeil, ce dernier arborant un grand sourire disons, carnassier. Demolaiev déchira le papier cadeau et à l'aide d'un pied de biche tendu par son acolyte et lieutenant, il put ouvrir la caisse. Ce qu'il trouva à l'intérieur de cette dernière, le surpris un peu. Il s'agissait d'une jeune femme. Cette dernière était pieds et poings liés, avec un bâillon énorme sur la bouche. S'approchant d'un peu plus près, Demolaiev eut la surprise de voir qu'il s'agissait de [url=http://www.simpolitique.com/comite-surete-general-t11713.html#p265164]Velira Azrevninka[/url], l'une des figures importantes dans la lutte de la Fédération contre l'Aigle Noir. Il se retint de rire, puis lança un regard des plus glacials en direction de la militaire, en assez mauvaise posture.
MIKHAIL DEMOLAIEV | « T-21 sera content de savoir que nous tenons le Comité de Sureté Général par les couilles. Ou par les ovaires. T'en fais pas saloperie bolchevique, t'en a plus pour très longtemps. Mais d'abord, on va s'amuser un peu. »
Sur ces paroles, Demolaiev referma la caisse sur la militaire, qui était entrain de s'époumoner derrière son bâillon. L'Aigle Noir est connu pour deux choses : Son grand amour pour le fascisme mais également pour la torture bien faite, par des experts formés tout particulièrement. Cette pensée devait traverser Velira, tremblante de peur dans sa caisse, plongé dans l'obscurité à nouveau, commençant à pleurer.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/47/1447865095-mikhail-demolaiev.png[/img]
L'homme qui a déclaré la guerre à l'Oustrie et à la Fédération : Mikhail Demolaiev[/center][/justify]
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Viktor Troska
[justify]UN CHÂTEAU DE CARTES
[url=https://www.youtube.com/watch?v=yXU5zUHA1Ak]Elle colle bien avec le ton[/url]
[center][img]http://www.clydewaterfront.com/media/10608/GCC_IG_DoultonFountain_13258_copyright_McAteerPhotograph_ClydeWaterfront.jpg[/img][/center]
Depuis plusieurs mois, la question de l'Aigle Noir était posé au Conseil des Délégués du Peuple d'Oustrie. Officiellement, tout semblait être en ordre quand la question était posé. Officieusement, cette question restait épineuse et peu claire. L'on y passait que très peu de temps, ou le sujet était rapidement dévié. Qu'il y est des avancements notables sur le sujet n'était pas une nouveauté. Le problème résidait avant tout sur la manière d'éradiquer le problème. L'Aigle Noir était présent un peu partout, avait des ramifications dans une grande partie du pays, très loin de ce que pensait le Comité de Sureté Général quand il avait mit la main sur les principaux leaders 'visibles' de l'organisation, dont Ozokanine qui croupissait désormais en prison. Ce fut un choc à l'annonce de la mort de l'informateur, bien que l'information n'avait pas filtré hors des autorités compétentes. C'était une situation tendu, qui nécessitait beaucoup de sang-froid. Aujourd'hui cependant, il n'était pas question de l'Aigle Noir dans cette réunion du Conseil des Délégués du Peuple. Le sujet concernait avant tout le développement économique, l'organisation du prochain Congrès de l'Internationale Communiste, les tensions internationales. Pendant l'ensemble des discussions, le Président du Conseil des Délégués du Peuple, Volodia Daganovitch, semblait être ailleurs, absolument pas concentré sur les discussions, ni sur leurs aboutissements. Une fois la séance levé et que l'essentiel des Délégués du Peuple avaient quitté la pièce, Volodia fit quelques pas en direction d'une des grandes fenêtres de l'étage, qui donnait une belle et grande vue sur la Place Lahoudon. Là, il resta prostré quelques instants, l'air toujours aussi pensif. Derrière lui autour de la grande table des discussions, se trouvait encore Prebor Ketarziev, Délégué du Peuple à l'Inspection Ouvrière & Paysanne et également Premier Secrétaire du Parti Communiste des Travailleurs Oustriens, entrain de relier ses notes et se préparer à partir. C'est à ce moment là que Daganovitch, dos à lui, lui demanda de rester. Poliment et sans dire mot, Ketarziev reprit place.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Prebor, il faut que l'on parle. »
PREBOR KETARZIEV | « Je t'écoute. »
Il était rare que Volodia paraisse si soucieux, devait se dire Prebor. Son ton grave montrait que quelque chose n'allait pas. Volodia fit sortir de sa poche un morceau de papier qui s'avérait être un tract plié en plusieurs fois, qu'il alla déposer sur la table, juste sous le nez de Ketarziev. Ce dernier, ne semblait pas comprendre.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Tu sais ce que c'est ? »
PREBOR KETARZIEV | « Un... tract ? »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Oui, tu sais ce qu'il dit ? »
Prebor s'empara du papier et remit ses lunettes en place, avant de commencer à lire. Quelques instants plus tard, il reposa le tract, lançant un regard du coin de l'œil en direction de Volodia, qui ne l'avait pas quitter des yeux.
PREBOR KETARZIEV | « C'est un peu excessif. Depuis quand tu te laisses dompter par ce genre de tracts gauchistes ? »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Quand ils s'attaquent à moi personnellement. Ne me dis pas que cela est excessif, pas à moi. Je suis comparé à Vladislav Todor, Boris Goreltsine ou encore Grigoriï Riazanov ! C'est infamant, même de la part de la Jeune Garde Socialiste. Je ne me laisserai pas insulter sans rien faire. »
PREBOR KETARZIEV | « C'est parfaitement ton droit, mais pourquoi est-ce que tu... »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Ne joues pas avec moi Prebor, s'il te plaît. Personne n'est dupe, tout le monde sait que la Jeune Garde Socialiste est une création appuyé par toi ainsi que le Comité de Sureté Général. Seulement, je trouve odieux que vous vous en serviez contre moi. Vous ai-je une seule fois trahi, ai-je une seule fois manqué à mes promesses ? »
PREBOR KETARZIEV | « Je n'ai pas la responsabilité de la Jeune Garde Socialiste. Tu étais d'accord pour aider les Gardes Rouges Kirépiens. Tu sais parfaitement qu'il y a des éléments très jeunes dans la JGS, qu'il y a beaucoup d'exalté. Sérieusement, tu me crois capable de les utiliser contre toi ? Je pourrai te retourner toutes tes injonctions, camarade. T'ai-je une seule fois trahi, manqué de respect ? Jamais. Je te respecte, tout le monde te respecte ici, même si nous avons des désaccords politiques. Je me chargerai de cette histoire, si c'est ce que tu veux. »
L'ambiance avait soudainement changé. Volodia passait d'accusateur à accusé. Ketarziev arborait maintenant un visage fermé, en repliant le tract qu'il rangea dans sa serviette, sans regarder le Président du Conseil des Délégués du Peuple. Il se leva et c'est à ce moment là que Daganovitch lui attrapa le bras, comme pour le forcer à le regarder dans les yeux.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Excuses moi camarade-citoyen. Je crois que j'ai pris tout ceci trop à cœur. Je sais parfaitement que tu fais de ton mieux dans ton travail de tout les jours. C'est juste que... Ma position n'est pas facile. Je dois contenter tout le monde, alors que ce n'est vraiment pas simple. J'ai cru à tort, que tu en voulais à ma place et à moi-même. J'ai eu tort de penser de la sorte, c'était très égoïste de ma part. J'espère que tu ne m'en voudras pas. »
PREBOR KETARZIEV | « J'accepte tes excuses. J'aurai du être plus diplomate, également. La Jeune Garde Socialiste est comme elle est, avec ses éléments sûrs et d'autres plus instables. Je vais voir pour organiser une réponse politique, prouver qu'ils ont tort. Si ils doivent frapper quelqu'un, ce n'est certainement pas toi. Ne te laisse pas abattre de la sorte, je t'ai connu plus combattif que cela par le passé. »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Tu as sans doute raison. C'est à moi de prouver que ma politique n'est pas un... »
A ce moment là, la porte qui donnait sur la salle du Conseil des Délégués du Peuple s'ouvra et la Délégué du Peuple aux Affaires Internes, Nadezhda Fredericova apparut. Elle ne dit mot et déposa une petite boîte métallique sur la table, avant de s'asseoir sur l'une des choses, totalement prostrée. Daganovitch et Ketarziev se regardèrent sans comprendre. Il ne fallut que quelques secondes pour que la Délégué du Peuple aux Affaires Internes ne commence à fondre en larme, d'abord très discrètement et avec retenu, mais ensuite en ayant du mal à se contenir.
PREBOR KETARZIEV | « Nadez', qu'est-ce qui se passe ? »
Elle ne dit rien du tout, continuant à pleurer. Puis elle se leva et se jeta dans les bras de Ketarziev, enfouissant son visage contre lui, tentant de calmer ses pleurs. Surpris et décontenancé, le vieux bonhomme qu'était Prebor lui donna une tape dans le dos avant de l'étreindre et essayer de la calmer. De son côté, Volodia attrapa la petite boîte métallique que la Délégué du Peuple venait de déposer sur la table. Quand il l'ouvrit, il ne trouva dedans qu'un simple petit morceau de papier, où il était écrit "Fini les délicatesses". C'est alors qu'il remarqua que le fond de la petite boîte n'en était pas une : Il souleva le faux fond, avant de lâcher la boîte en poussant un petit râle de dégoût.
PREBOR KETARZIEV | « Volodia, qu'est-ce qui se passe bordel ? »
Prenant son courage à deux mains, Daganovitch prit la boîte à nouveau en main et montra à Prebor ce qu'elle contenait : Un index et un majeur, soigneusement coupé et bien disposé. Ce dernier eut une mine décomposé quand il aperçut les deux doigts, incapable de pouvoir dire quoi que ce soit. C'est Volodia qui percuta en premier.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Ils n'ont quand même pas... »
PREBOR KETARZIEV | « Quoi ? Qui ? Quoi ? Bon sang réponds ! »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Velira. Ils ont réussit à avoir Velira. »
A l'annonce de ce prénom, Fredericova se crispa encore davantage et serra du plus fort qu'elle pouvait Ketarziev, quitte à le faire suffoquer. Elle ne parvenait pas à cesser de pleurer. Ce n'était un secret de polichinelle pour personne : Fredericova et Azrevninka avaient une relation intime. Mais en Oustrie, on ne parle pas de ces choses là, du moins pas en public. Prebor et Volodia ne savaient pas quoi faire pour tenter de réconforter la Délégué du Peuple aux Affaires Internes. La femme la plus puissante d'Oustrie, se retrouvait soudainement totalement paralysée, incapable de pouvoir réagir et de contenir ses émotions. L'Aigle Noir avait frappé juste, au bon endroit. Ils voulaient paralyser le Comité de Sureté Général, paralyser les services de renseignements du pays. Pourquoi ? T-21 était la réponse. Mais ça, personne ne pouvait le savoir à part l'Aigle Noir.[/justify]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=yXU5zUHA1Ak]Elle colle bien avec le ton[/url]
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Depuis plusieurs mois, la question de l'Aigle Noir était posé au Conseil des Délégués du Peuple d'Oustrie. Officiellement, tout semblait être en ordre quand la question était posé. Officieusement, cette question restait épineuse et peu claire. L'on y passait que très peu de temps, ou le sujet était rapidement dévié. Qu'il y est des avancements notables sur le sujet n'était pas une nouveauté. Le problème résidait avant tout sur la manière d'éradiquer le problème. L'Aigle Noir était présent un peu partout, avait des ramifications dans une grande partie du pays, très loin de ce que pensait le Comité de Sureté Général quand il avait mit la main sur les principaux leaders 'visibles' de l'organisation, dont Ozokanine qui croupissait désormais en prison. Ce fut un choc à l'annonce de la mort de l'informateur, bien que l'information n'avait pas filtré hors des autorités compétentes. C'était une situation tendu, qui nécessitait beaucoup de sang-froid. Aujourd'hui cependant, il n'était pas question de l'Aigle Noir dans cette réunion du Conseil des Délégués du Peuple. Le sujet concernait avant tout le développement économique, l'organisation du prochain Congrès de l'Internationale Communiste, les tensions internationales. Pendant l'ensemble des discussions, le Président du Conseil des Délégués du Peuple, Volodia Daganovitch, semblait être ailleurs, absolument pas concentré sur les discussions, ni sur leurs aboutissements. Une fois la séance levé et que l'essentiel des Délégués du Peuple avaient quitté la pièce, Volodia fit quelques pas en direction d'une des grandes fenêtres de l'étage, qui donnait une belle et grande vue sur la Place Lahoudon. Là, il resta prostré quelques instants, l'air toujours aussi pensif. Derrière lui autour de la grande table des discussions, se trouvait encore Prebor Ketarziev, Délégué du Peuple à l'Inspection Ouvrière & Paysanne et également Premier Secrétaire du Parti Communiste des Travailleurs Oustriens, entrain de relier ses notes et se préparer à partir. C'est à ce moment là que Daganovitch, dos à lui, lui demanda de rester. Poliment et sans dire mot, Ketarziev reprit place.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Prebor, il faut que l'on parle. »
PREBOR KETARZIEV | « Je t'écoute. »
Il était rare que Volodia paraisse si soucieux, devait se dire Prebor. Son ton grave montrait que quelque chose n'allait pas. Volodia fit sortir de sa poche un morceau de papier qui s'avérait être un tract plié en plusieurs fois, qu'il alla déposer sur la table, juste sous le nez de Ketarziev. Ce dernier, ne semblait pas comprendre.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Tu sais ce que c'est ? »
PREBOR KETARZIEV | « Un... tract ? »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Oui, tu sais ce qu'il dit ? »
Prebor s'empara du papier et remit ses lunettes en place, avant de commencer à lire. Quelques instants plus tard, il reposa le tract, lançant un regard du coin de l'œil en direction de Volodia, qui ne l'avait pas quitter des yeux.
PREBOR KETARZIEV | « C'est un peu excessif. Depuis quand tu te laisses dompter par ce genre de tracts gauchistes ? »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Quand ils s'attaquent à moi personnellement. Ne me dis pas que cela est excessif, pas à moi. Je suis comparé à Vladislav Todor, Boris Goreltsine ou encore Grigoriï Riazanov ! C'est infamant, même de la part de la Jeune Garde Socialiste. Je ne me laisserai pas insulter sans rien faire. »
PREBOR KETARZIEV | « C'est parfaitement ton droit, mais pourquoi est-ce que tu... »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Ne joues pas avec moi Prebor, s'il te plaît. Personne n'est dupe, tout le monde sait que la Jeune Garde Socialiste est une création appuyé par toi ainsi que le Comité de Sureté Général. Seulement, je trouve odieux que vous vous en serviez contre moi. Vous ai-je une seule fois trahi, ai-je une seule fois manqué à mes promesses ? »
PREBOR KETARZIEV | « Je n'ai pas la responsabilité de la Jeune Garde Socialiste. Tu étais d'accord pour aider les Gardes Rouges Kirépiens. Tu sais parfaitement qu'il y a des éléments très jeunes dans la JGS, qu'il y a beaucoup d'exalté. Sérieusement, tu me crois capable de les utiliser contre toi ? Je pourrai te retourner toutes tes injonctions, camarade. T'ai-je une seule fois trahi, manqué de respect ? Jamais. Je te respecte, tout le monde te respecte ici, même si nous avons des désaccords politiques. Je me chargerai de cette histoire, si c'est ce que tu veux. »
L'ambiance avait soudainement changé. Volodia passait d'accusateur à accusé. Ketarziev arborait maintenant un visage fermé, en repliant le tract qu'il rangea dans sa serviette, sans regarder le Président du Conseil des Délégués du Peuple. Il se leva et c'est à ce moment là que Daganovitch lui attrapa le bras, comme pour le forcer à le regarder dans les yeux.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Excuses moi camarade-citoyen. Je crois que j'ai pris tout ceci trop à cœur. Je sais parfaitement que tu fais de ton mieux dans ton travail de tout les jours. C'est juste que... Ma position n'est pas facile. Je dois contenter tout le monde, alors que ce n'est vraiment pas simple. J'ai cru à tort, que tu en voulais à ma place et à moi-même. J'ai eu tort de penser de la sorte, c'était très égoïste de ma part. J'espère que tu ne m'en voudras pas. »
PREBOR KETARZIEV | « J'accepte tes excuses. J'aurai du être plus diplomate, également. La Jeune Garde Socialiste est comme elle est, avec ses éléments sûrs et d'autres plus instables. Je vais voir pour organiser une réponse politique, prouver qu'ils ont tort. Si ils doivent frapper quelqu'un, ce n'est certainement pas toi. Ne te laisse pas abattre de la sorte, je t'ai connu plus combattif que cela par le passé. »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Tu as sans doute raison. C'est à moi de prouver que ma politique n'est pas un... »
A ce moment là, la porte qui donnait sur la salle du Conseil des Délégués du Peuple s'ouvra et la Délégué du Peuple aux Affaires Internes, Nadezhda Fredericova apparut. Elle ne dit mot et déposa une petite boîte métallique sur la table, avant de s'asseoir sur l'une des choses, totalement prostrée. Daganovitch et Ketarziev se regardèrent sans comprendre. Il ne fallut que quelques secondes pour que la Délégué du Peuple aux Affaires Internes ne commence à fondre en larme, d'abord très discrètement et avec retenu, mais ensuite en ayant du mal à se contenir.
PREBOR KETARZIEV | « Nadez', qu'est-ce qui se passe ? »
Elle ne dit rien du tout, continuant à pleurer. Puis elle se leva et se jeta dans les bras de Ketarziev, enfouissant son visage contre lui, tentant de calmer ses pleurs. Surpris et décontenancé, le vieux bonhomme qu'était Prebor lui donna une tape dans le dos avant de l'étreindre et essayer de la calmer. De son côté, Volodia attrapa la petite boîte métallique que la Délégué du Peuple venait de déposer sur la table. Quand il l'ouvrit, il ne trouva dedans qu'un simple petit morceau de papier, où il était écrit "Fini les délicatesses". C'est alors qu'il remarqua que le fond de la petite boîte n'en était pas une : Il souleva le faux fond, avant de lâcher la boîte en poussant un petit râle de dégoût.
PREBOR KETARZIEV | « Volodia, qu'est-ce qui se passe bordel ? »
Prenant son courage à deux mains, Daganovitch prit la boîte à nouveau en main et montra à Prebor ce qu'elle contenait : Un index et un majeur, soigneusement coupé et bien disposé. Ce dernier eut une mine décomposé quand il aperçut les deux doigts, incapable de pouvoir dire quoi que ce soit. C'est Volodia qui percuta en premier.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Ils n'ont quand même pas... »
PREBOR KETARZIEV | « Quoi ? Qui ? Quoi ? Bon sang réponds ! »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Velira. Ils ont réussit à avoir Velira. »
A l'annonce de ce prénom, Fredericova se crispa encore davantage et serra du plus fort qu'elle pouvait Ketarziev, quitte à le faire suffoquer. Elle ne parvenait pas à cesser de pleurer. Ce n'était un secret de polichinelle pour personne : Fredericova et Azrevninka avaient une relation intime. Mais en Oustrie, on ne parle pas de ces choses là, du moins pas en public. Prebor et Volodia ne savaient pas quoi faire pour tenter de réconforter la Délégué du Peuple aux Affaires Internes. La femme la plus puissante d'Oustrie, se retrouvait soudainement totalement paralysée, incapable de pouvoir réagir et de contenir ses émotions. L'Aigle Noir avait frappé juste, au bon endroit. Ils voulaient paralyser le Comité de Sureté Général, paralyser les services de renseignements du pays. Pourquoi ? T-21 était la réponse. Mais ça, personne ne pouvait le savoir à part l'Aigle Noir.[/justify]
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Vladimir Ivanov
BLACK EAGLE & BLACK HAND
[url=https://www.youtube.com/watch?v=DhjDqY7HLBM]ambiance musicale[/url]
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Quelque part en Oustrie, le [url=http://www.simpolitique.com/post276232.html#p276232]20 Février 2029[/url]
(en français, avec un fort accent russo-tchétchène)
-Savez-vous ce qu'est devenu le [url=http://www.simpolitique.com/post198284.html#p198284]peuple viek[/url] ?
-Savez-vous ce qu'est devenu le [url=http://www.simpolitique.com/post223277.html#p223277]peuple delphinien[/url] ?
-Savez-vous ce qu'est devenu le [url=http://www.simpolitique.com/post254128.html#p254128]peuple pelabssien[/url] ?
Une silhouette sortait de l'ombre : son long manteau se confondait avec l'obscurité de la pièce, son crâne rasé s'illuminait en renvoyant la lumière d'une vieille lanterne. "Barbe noire", c'était son surnom chez les athées et chrétiens d'Alméra.
-L'Aponie. L'Apatheia. L'Ataraxie. La première pour le sacrifice de leurs corps. La seconde pour le sacrifice de leurs âmes. La troisième pour le sacrifice de leurs proches.
-Eh bien... je constate que nous avons affaire à un cas psychiatrique pour asile d'aliénés, plutôt qu'à un musulman radical.
-Quelle différence tu fais entre les deux ?
-S'il vous plait ! Un peu de respect pour notre invité. Il est là pour nous aider, et nous l'aiderons en retour. Il faut lui faire confiance. Après tout, en plus de l'objectif, l'Aigle et la Main partagent un même adjectif.
-Pour vous dire la vérité... j'ai moins en commun avec les musulmans qu'avec certains "cas psychiques" que vous percevez avec tant de condescendance. Malgré tout... ne croyez pas ceux qui clament que je ne suis qu'un opportuniste. Le Djihad, du moins tel qu'il est conçu par les azraqites, est la plus belle des expériences. Il dévoile la vaillance d'un aveugle vengeur qui n'a plus rien à perdre. Il dévoile la splendeur d'une croyance lorsque la surenchère s'abat sur ses adeptes les plus zélés. Il dévoile la puissance à l'état pur, celle que nous délivre leur rage, nous donnant alors ne serait-ce qu'un aperçu de notre futur, celui d'un être supérieur, celui... de notre successeur.
Mais, croyez-moi, c'est lorsqu'une femme est voilée qu'elle est la plus belle. Et toutes ces choses que nous fait découvrir le Djihad, nous nous devons de le recouvrir à notre tour du hijab de la Raison, et plus précisément celle de la patience.
-Que veux-tu dire par-là ?
-Il veut dire qu'il faut patienter en attendant que les bougnoules nous envahissent. Tu sais, toi ça va encore, t'es un alméran... mais les barejbaliens eux, ils ont du sang de nègre dans leurs veines, tu comprends, et on ne veut pas de ça chez nous !
-Mes frères ! Nos intérêts communs dépassent nos divisions doctrinales. Au nom de la Main Noire, et de notre expérience en la matière, nous vous demandons simplement de passer à l'action le plus vite possible. Frappez l'Oustrie en plein cœur avec les armes que nous vous offrons, et profitez de la confusion ainsi semée pour nous faire passer en Rostovie grâce à vos réseaux. Nous avons besoins de vos services. Il ne s'agit pas seulement d'un marché donnant-donnant sur court terme. Dans quelques mois ou quelques années, ces investissements à l'étranger porteront leur fruit ici-même. La Main a besoin de l'Aigle pour s'envoler. L'Aigle a besoin de la Main pour être guidé.
-Très bien. On fait tout péter avec vos cadeaux de bienvenue pour que vous puissiez revenir au bercail. Et de là-bas, comment vous comptez vous y prendre pour nous aidez à libérer l'Oustrie des talmudo-bolchéviques ?
-C'est là que le voile doit tomber, mon frère. Il nous faudra supporter les défaites et la répression. Il nous faudra supporter l'emprisonnement et l'humiliation. Pour traverser cette épreuve, il nous faudra de la sagesse et de la patience, beaucoup de patience.
Mais je vous le garantis, lorsque retentira le cor de guerre dans les montagnes du Karachaï, celui-ci résonnera tel un signal jusqu'en Oustrie. Quand nos boieviki sèmeront la terreur dans tout le Turriïvostok, vous vous souviendrez de ma prophétie. Ce jour là, mes frères, vous saurez que votre renaissance est proche. Attention cependant, de ne pas se réjouir trop vite : pour une courte durée encore, vous devrez attendre que notre main invisible s'installe à Novgorod. Les yeux rivés sur le Karachaï à feu et à sang, l'ours ne se rendra compte de rien : pourtant, la main invisible libérera son némésis, qui à son tour, terrassera l'ursidé.
-Le némésis ?
-Je veux parler ici... Qu'importe, vous comprendrez tout cela au moment venu. Ce qu'il faut savoir pour l'instant, c'est que votre Aigle aura besoin de nous au pouvoir à Novgorod pour reprendre le dessus en Oustrie. Il n'en sera pas possible autrement.
-Et la garantie ? Comment savoir si votre prophétie n'est pas une vulgaire instrumentalisation ?
-Parce qu'on vous connait, les types de la Main Noire. Vous êtes du genre à massacrer vos propres alliés et partisans... les gens qui signent un pacte avec le diab... avec vous, finissent souvent par le regretter.
-Notre confiance mutuelle s'impose d'elle même, en raison des circonstances de nos situations respectives, toutes deux exceptionnelles. Nous avons un ennemi commun, qui est assurément plus fort et nous menace : le bolchévisme. D'après vous c'est une invention des juifs pour unir le monde et le dominer. D'après nous, c'est une vieille théorie dépassée par celle qu'elle a engendré conjointement avec le capitalisme et d'autres philosophies ou religions. Vous glorifiez le passé, nous glorifions le futur... mais nous combattons tous deux ce présent. Alors nous n'avons pas le choix : pour gagner, nous devons joindre nos forces.
Regardez au Nord, ralliez-vous à la cause karachaï, parce que vous n'avez rien à perdre : quoiqu'il arrive, vous ne serez pas déçu.
Les karachaïs ne sont ni nègres, ni sémites. Ce sont des almérans de souche caucasienne, comme vous ! Par conséquent, disons que cette fois-ci, la main que nous vous tendons est blanche. Blanche comme la race pure. -grand sourire-
-Je suppose que vous avez de nombreuses taupes au Kreml' de Novgorod, sans lesquelles votre soulèvement séparatiste ne pourrait vaincre...
-C'est déjà le cas : nos agents dans la capitale rostove sont nombreux, et ils n'attendent que mon signal au Karachaï.
Le lendemain, Saraï Hekmatyarov pût quitter l'Oustrie pour l'Asjanie avant de gagner le Turriïvostok, grâce à des réseaux mafieux complices de l'organisation fasciste oustrienne. Ce jour-là devînt doublement historique, silencieusement en Rostovie, brutalement en Oustrie...
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/242091blackeagle.jpg[/img] - [img]http://img15.hostingpics.net/pics/649533MainNoire22.jpg[/img]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=DhjDqY7HLBM]ambiance musicale[/url]
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Quelque part en Oustrie, le [url=http://www.simpolitique.com/post276232.html#p276232]20 Février 2029[/url]
(en français, avec un fort accent russo-tchétchène)
-Savez-vous ce qu'est devenu le [url=http://www.simpolitique.com/post198284.html#p198284]peuple viek[/url] ?
-Savez-vous ce qu'est devenu le [url=http://www.simpolitique.com/post223277.html#p223277]peuple delphinien[/url] ?
-Savez-vous ce qu'est devenu le [url=http://www.simpolitique.com/post254128.html#p254128]peuple pelabssien[/url] ?
Une silhouette sortait de l'ombre : son long manteau se confondait avec l'obscurité de la pièce, son crâne rasé s'illuminait en renvoyant la lumière d'une vieille lanterne. "Barbe noire", c'était son surnom chez les athées et chrétiens d'Alméra.
-L'Aponie. L'Apatheia. L'Ataraxie. La première pour le sacrifice de leurs corps. La seconde pour le sacrifice de leurs âmes. La troisième pour le sacrifice de leurs proches.
-Eh bien... je constate que nous avons affaire à un cas psychiatrique pour asile d'aliénés, plutôt qu'à un musulman radical.
-Quelle différence tu fais entre les deux ?
-S'il vous plait ! Un peu de respect pour notre invité. Il est là pour nous aider, et nous l'aiderons en retour. Il faut lui faire confiance. Après tout, en plus de l'objectif, l'Aigle et la Main partagent un même adjectif.
-Pour vous dire la vérité... j'ai moins en commun avec les musulmans qu'avec certains "cas psychiques" que vous percevez avec tant de condescendance. Malgré tout... ne croyez pas ceux qui clament que je ne suis qu'un opportuniste. Le Djihad, du moins tel qu'il est conçu par les azraqites, est la plus belle des expériences. Il dévoile la vaillance d'un aveugle vengeur qui n'a plus rien à perdre. Il dévoile la splendeur d'une croyance lorsque la surenchère s'abat sur ses adeptes les plus zélés. Il dévoile la puissance à l'état pur, celle que nous délivre leur rage, nous donnant alors ne serait-ce qu'un aperçu de notre futur, celui d'un être supérieur, celui... de notre successeur.
Mais, croyez-moi, c'est lorsqu'une femme est voilée qu'elle est la plus belle. Et toutes ces choses que nous fait découvrir le Djihad, nous nous devons de le recouvrir à notre tour du hijab de la Raison, et plus précisément celle de la patience.
-Que veux-tu dire par-là ?
-Il veut dire qu'il faut patienter en attendant que les bougnoules nous envahissent. Tu sais, toi ça va encore, t'es un alméran... mais les barejbaliens eux, ils ont du sang de nègre dans leurs veines, tu comprends, et on ne veut pas de ça chez nous !
-Mes frères ! Nos intérêts communs dépassent nos divisions doctrinales. Au nom de la Main Noire, et de notre expérience en la matière, nous vous demandons simplement de passer à l'action le plus vite possible. Frappez l'Oustrie en plein cœur avec les armes que nous vous offrons, et profitez de la confusion ainsi semée pour nous faire passer en Rostovie grâce à vos réseaux. Nous avons besoins de vos services. Il ne s'agit pas seulement d'un marché donnant-donnant sur court terme. Dans quelques mois ou quelques années, ces investissements à l'étranger porteront leur fruit ici-même. La Main a besoin de l'Aigle pour s'envoler. L'Aigle a besoin de la Main pour être guidé.
-Très bien. On fait tout péter avec vos cadeaux de bienvenue pour que vous puissiez revenir au bercail. Et de là-bas, comment vous comptez vous y prendre pour nous aidez à libérer l'Oustrie des talmudo-bolchéviques ?
-C'est là que le voile doit tomber, mon frère. Il nous faudra supporter les défaites et la répression. Il nous faudra supporter l'emprisonnement et l'humiliation. Pour traverser cette épreuve, il nous faudra de la sagesse et de la patience, beaucoup de patience.
Mais je vous le garantis, lorsque retentira le cor de guerre dans les montagnes du Karachaï, celui-ci résonnera tel un signal jusqu'en Oustrie. Quand nos boieviki sèmeront la terreur dans tout le Turriïvostok, vous vous souviendrez de ma prophétie. Ce jour là, mes frères, vous saurez que votre renaissance est proche. Attention cependant, de ne pas se réjouir trop vite : pour une courte durée encore, vous devrez attendre que notre main invisible s'installe à Novgorod. Les yeux rivés sur le Karachaï à feu et à sang, l'ours ne se rendra compte de rien : pourtant, la main invisible libérera son némésis, qui à son tour, terrassera l'ursidé.
-Le némésis ?
-Je veux parler ici... Qu'importe, vous comprendrez tout cela au moment venu. Ce qu'il faut savoir pour l'instant, c'est que votre Aigle aura besoin de nous au pouvoir à Novgorod pour reprendre le dessus en Oustrie. Il n'en sera pas possible autrement.
-Et la garantie ? Comment savoir si votre prophétie n'est pas une vulgaire instrumentalisation ?
-Parce qu'on vous connait, les types de la Main Noire. Vous êtes du genre à massacrer vos propres alliés et partisans... les gens qui signent un pacte avec le diab... avec vous, finissent souvent par le regretter.
-Notre confiance mutuelle s'impose d'elle même, en raison des circonstances de nos situations respectives, toutes deux exceptionnelles. Nous avons un ennemi commun, qui est assurément plus fort et nous menace : le bolchévisme. D'après vous c'est une invention des juifs pour unir le monde et le dominer. D'après nous, c'est une vieille théorie dépassée par celle qu'elle a engendré conjointement avec le capitalisme et d'autres philosophies ou religions. Vous glorifiez le passé, nous glorifions le futur... mais nous combattons tous deux ce présent. Alors nous n'avons pas le choix : pour gagner, nous devons joindre nos forces.
Regardez au Nord, ralliez-vous à la cause karachaï, parce que vous n'avez rien à perdre : quoiqu'il arrive, vous ne serez pas déçu.
Les karachaïs ne sont ni nègres, ni sémites. Ce sont des almérans de souche caucasienne, comme vous ! Par conséquent, disons que cette fois-ci, la main que nous vous tendons est blanche. Blanche comme la race pure. -grand sourire-
-Je suppose que vous avez de nombreuses taupes au Kreml' de Novgorod, sans lesquelles votre soulèvement séparatiste ne pourrait vaincre...
-C'est déjà le cas : nos agents dans la capitale rostove sont nombreux, et ils n'attendent que mon signal au Karachaï.
Le lendemain, Saraï Hekmatyarov pût quitter l'Oustrie pour l'Asjanie avant de gagner le Turriïvostok, grâce à des réseaux mafieux complices de l'organisation fasciste oustrienne. Ce jour-là devînt doublement historique, silencieusement en Rostovie, brutalement en Oustrie...
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-
Viktor Troska
[justify]COSAQUES ROUGES, EN AVANT !
[url=https://www.youtube.com/watch?v=DfpQUsqRzxU]Hourrah pour les (petits !) Cosaques du Kouban ![/url]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/19/1462956646-sitch.png[/img]
L'environnement Cosaque traditionnel avec au loin la 'modernité' de la Fédération : Un monde en devenir ![/center]
L'aigle Noir s'était maintenant tu depuis un long moment. Les velléités de représailles promises pour l'intervention de l'Oustrie dans le conflit en Varlovie, n'était pas venu ou alors avait été tué dans l'œuf par le Comité de Sureté Général. Cependant, cela ne voulait en aucun cas dire que l'Aigle Noir n'était plus une menace mais bel et bien que quelque chose était entrain de se passer, tout du moins de se préparer. Mais pourtant, aucun signalement d'activités récentes de la part de l'Aigle Noir, comme si elle s'était volontairement retiré en attendant quelqu'un, ou quelque chose. Cela inquiétait malgré tout en haut lieu et il fallait prévoir un plan de riposte juste "au cas où". L'Aigle Noir avait de nombreux ennemis et cela pouvait se comprendre par son idéologie mais également parce qu'elle représentait pour de nombreux Oustriens et Oustriennes. Mais toute une communauté lui était farouchement opposé et ne souhaitant en définitive que sa disparition (si possible la plus douloureuse possible) : C'était celle des Cosaques. Durement frappé durant la période monarchiste et fasciste, ces derniers n'avaient pas seulement nourri une grande rancœur mais étaient de ceux qui voulaient les écraser jusqu'au dernier, frapper impitoyablement et avec le plus de férocité possible. Cette opinion n'était pas partagée par d'autres personnes, notamment par les partis de l'opposition qui se moquait d'une part assez bien de ce que pouvait penser les Cosaques, mais que le problème de l'Aigle Noir était nourri par la nature même de la politique mené par le pays. En d'autre terme, elle était prête à se désarmer pour ne pas à devoir s'affronter violemment avec l'Aigle Noir.
Il était convenu que Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple accompagné par Piotr Alan, Secrétaire du Comité Exécutif du Conseil des Délégués du Peuple d'Oustrie, se rendent sur les terres cosaques afin de discuter de la place des cosaques dans la Fédération et toutes les possibilités d'aménagement du territoire, d'aide à la communauté cosaque pour qu'elle ne souffre pas d'un trop grand décalage avec le reste de la Fédération. C'était ce qui s'était dit et c'est donc pour cela qu'ils se rendirent sur les terres cosaques. Mais il y avait une autre raison qui concernait justement la sécurité intérieure, l'Aigle Noir et un grand nombre de sujets annexes à ce dernier : De fait, c'était de cela dont il allait être question lors de cette rencontre. Le Kochevoï Anton Dzvedan attendait de pied ferme cette rencontre qui avait été décidé il y a de cela de nombreuses semaines et c'est dans son plus bel uniforme qu'il se tenait prêt à recevoir les deux principaux dirigeants de la Fédération. Il n'y avait pas nécessairement besoin d'une grande mise en scène pour cette rencontre, bien qu'à l'arrivée des deux hommes, de nombreux petits cosaques leurs apportèrent fleurs, présents en tout genre et sautillaient dans tout les sens avant de disparaître aussi vite qu'ils étaient venu. Avec un énorme sourire, Anton Dzvedan fit deux pas en avant pour serrer les mains de Daganovitch et de Alan qui ne devaient pas s'attendre à un tel accueil ! Ils furent invités à bien vouloir suivre le Kochevoï à travers le "sitch", cette place-forte importante dans la vie politique démocratique de la communauté cosaque. Après une très brève visite de ce petit village au caractère rustique et assez spartiate, ils allèrent s'installer sur une grande table en bois qui n'attendaient qu'eux dans une des nombreuses maisons collectives que contenait le "sitch". Les discussions pouvaient enfin commencer et ce fut Dzedan qui se chargea d'ouvrir les hostilités...
ANTON DZVEDAN | « Alors Citoyen-Président, pas entrain de faire sa campagne électorale pour être réélu ? »
Le ton ironique de cette question provoqua un léger fou rire du Président Daganovitch.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Hahaha, vous ne perdez pas le sens des priorités à ce que je vois. J'espère que vous voterez pour moi en tout cas ! »
ANTON DZVEDAN | « Vous m'êtes sympathique Citoyen-Président Daganovitch et je sais que vous avez fait énormément pour mon peuple, peut-être plus que d'autres ne l'auraient jamais fait. Mais ce n'est pas une raison pour essayer de m'amadouer pour que je puisse avoir l'idée de voter pour vous ! »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Nous parlerons de tout ça un autre moment voulez-vous, je crois que le Citoyen Alan qui est venu avec énormément de notes aimeraient vous entretenir sur un sujet en particulier. »
PIOTR ALAN | « Oh moi vous savez, tant que je suis reconduit à mon poste si le Citoyen-Président est réélu... (rires) Plus sérieusement, nous menons une guerre souterraine contre l'Aigle Noir depuis de nombreuses années comme vous le savez. Le problème, c'est que de nombreuses personnes refusent de voir la réalité en face : Ce n'est pas en laissant l'Aigle Noir à "l'extérieur" des principaux centres de notre pays, que cette organisation et ses ramifications vont cesser. L'attentat à Filidagrad n'a été qu'un avertissement et presque un an plus tard, nous nous demandons si il ne va pas y avoir un rappel qui pourrait être effectué. »
VOLODIA DAGANOVITCH | « L'Aigle Noir est bien trop calme et doit nécessairement préparer quelque chose, mais malgré tout nos efforts nous n'arrivons pas à savoir de quoi il s'agit. »
ANTON DZVEDAN | « Et vous venez me demander mon aide et celle de l'ensemble du peuple Cosaque, c'est bien ça ? Comme vous le savez, mon peuple garde un souvenir pénible de ces années et de la volonté d'exterminer notre identité, notre culture et nos propres enfants ! Nous nous sommes battus au moment de la Guerre de Libération avec vous, non seulement pour assurer la sécurité des Cosaques mais également pour que nous puissions bâtir une société nouvelle, juste et égalitaire. Mais aujourd'hui, vous venez m'annoncer que vous êtes impuissant devant l'Aigle Noir. Que vais-je dire tout à l'heure à l'ensemble de la communauté cosaque ? Que le Fédération ne peut rien nous promettre ? Qu'elle ne "sait pas" ? Mettez vous à ma place s'il vous plait. »
PIOTR ALAN | « Oui, c'est ce que nous essayons de faire et de... »
ANTON DZVEDAN | « NON ! (Le Kochevoï frappe la table de son poing) Je ne vous demande pas d'essayer, je vous demande de vous mettre à ma place. Nous n'avons pas peur de nous battre, ni même de mourir si il le faut. Nos traditions veulent qu'un Cosaque soit agile, bon guerrier, téméraire et fasse preuve d'honneur. Nous avons toujours rempli notre devoir vis à vis de la Fédération et nous continuerons à le faire... Tant que la Fédération remplisse également ses obligations envers les Cosaques ! »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Anton, s'il vous plait un peu de calme. Ce que voulait dire le Citoyen Alan allait totalement dans votre sens, peut-être est-ce avant tout un problème de sémantique. Jamais tant que je serai Président du Conseil des Délégués du Peuple, je ne laisserai quiconque souffrir ou manque de confiance dans l'œuvre de la Fédération. Jamais nous n'abandonnerons la lutte contre l'Aigle Noir, tout comme nous n'abandonnerons jamais notre soutien pour le peuple Cosaque. C'est bien parce que nous avons besoin d'une entraide mutuelle que nous sommes venus jusqu'à vous. Il n'y aura pas de fausses promesses, pas de petits jeux mesquins entre nous. Vous voulez la fin de l'Aigle Noir, nous la désirons aussi. Travaillons de manière intelligente ensemble et nous pourrons vaincre ensemble. Je connais très bien la valeur des Cosaques dans leur combat, n'oubliez pas que j'ai combattu avec votre père et votre grand-père, paix à leurs âmes. »
Dzvedan lève les yeux vers Daganovitch et son visage se crispe, comme si une vieille blessure venait de refaire surface. D'un geste amical, Volodia posa sa main sur l'épaule du Cosaque qui se trouvait juste en face de lui comme pour le secouer légèrement.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Sommes nous d'accord, Kochevoï Dzvedan ? »
ANTON DZVEDAN | « Oui... Oui, excusez-moi Citoyen-Secrétaire Alan. C'est juste que les souffrances que nous avons endurés, n'ont jamais été entièrement cicatrisées. Nous savons toute la volonté que vous mettez à faire de l'Oustrie un pays respectable, qui respecte le travailleur de la terre et de l'usine. Nous savons aussi que l'Aigle Noir n'y voit là dedans que l'opposé de sa conception du monde et qu'ils sont prêt à tout faire pour la détruire. Volodia... Citoyen-Président, laissez-moi avec mes Cosaques les trouver, laissez-moi les débusquer un après l'autre et nous vous rapporterons leur têtes. Nous leurs couperons la tête avec nos sabres et ils comprendront que les Cosaques ne sont pas des lâches et qu'ils sont prêt à se battre. Donnez-nous cette chance. »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Justement, nous aimerions approfondir ce sujet. »
PIOTR ALAN | « Tous autant que nous sommes ici, nous détestons profondément l'Aigle Noir, ses valeurs, ses idées et également sa brutalité. Le fascisme a été vaincu en Oustrie, mais il continue de subsister comme une croûte purulente que l'on ne pourra pas effacer tant que des mesures d'ordres générales auront été prise. Le combat contre l'Aigle Noir est un combat de tout les instants, mais la lutte contre le fascisme est également une lutte internationale. Comme vous le savez, nous sommes engagés dans un blocus maritime avec le Kirep voisin pour sécuriser la Mer de Caru. Les enjeux de la guerre en Varlovie ont pris une autre tournure avec l'intervention massive de puissances libérales-capitalistes. »
ANTON DZVEDAN | « Vous nous proposez d'aller nous battre en Varlovie, c'est bien cela ? »
PIOTR ALAN | « Oui et non. Nous ne pouvons pas nous permettre une intervention directe, cela ne ferait que mettre le feu aux poudres et transformerait cette guerre en une guerre mondiale, une guerre de bloc que nous devons éviter. Vous savez sans doute que [url=http://www.simpolitique.com/campagne-varlovie-t12780-60.html#p283697]des volontaires baptisés les "Phénix du Thyroptis"[/url] vont prendre part à la lutte contre le fascisme ? Voilà qui serait un signal fort donné aux fascistes du monde entier, à l'Aigle Noir et à l'ensemble des mouvements réactionnaires du monde entier : Les Cosaques seront en première ligne pour écraser la vermine fasciste partout où elle se trouve ! Sur le même modèle que les volontaires et miliciens du Thyroptis, la Fédération niera toute implication dans votre arrivée dans le conflit. Mais nous pourrons nos organiser pour que l'Internationale Communiste puisse faire en sorte de vous fournir ce dont vous avez besoin pour partir en campagne. Qu'en dites-vous ? »
ANTON DZVEDAN | « ... Je ne sais pas. Je dois vous avouer ne pas y avoir penser. Cela ne risque pas d'attiser la haine de l'Aigle Noir ? N'y aura t-il pas des représailles ? »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Si il doit y en avoir, nous ferons tout pour les contenir. Si vous revenez de la Varlovie avec une aura guerrière renforcée, cela démontrera à l'Aigle Noir que vous êtes prêt à vous opposer à eux et que nous serons tous ensemble pour les écraser ! Nous savons que tout ceci mérite réflexion et c'est pourquoi nous vous laisserons en discuter avec le reste du peuple cosaque. Nous attendrons votre réponse aussi longtemps que cela nécessitera réflexion. Vous avez aussi parfaitement le droit de refuser. »
ANTON DZVEDAN | « Non, non. Cette proposition sera discutée avec l'ensemble de notre peuple et nous prendrons la décision qui nous semble la plus appropriée. Le peuple cosaque est honoré de pouvoir faire partie des troupes de chocs antifascistes, en Alméra comme au Jeekim ! Je pense parler au nom de mon peuple et il sera honoré d'un tel prestige. Dès que nous aurons pris notre décision, nous vous le ferons savoir. J'espère que vous profiterez encore de notre hospitalité pour les prochaines heures, nos petits cosaques ont préparé pour votre venue un petit spectacle. Ne les décevez pas, ils ont travaillé des jours entiers pour être excellent le jour de la représentation ! »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Bien, je suppose que nous n'avons pas le choix que d'accepter... »
Piotr Alan haussa les épaules avec un léger sourire approbateur, tandis que Daganovitch serrait la main du Kochevoï. Les prochaines heures de délibérations allaient être d'une extrême importance tant pour le peuple Cosaque, que pour le reste de la Fédération. Un grand espoir semblait se dessiner, presque naïf : l'Aigle Noir allait être vaincue, d'une façon ou d'une autre ![/justify]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=DfpQUsqRzxU]Hourrah pour les (petits !) Cosaques du Kouban ![/url]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/19/1462956646-sitch.png[/img]
L'environnement Cosaque traditionnel avec au loin la 'modernité' de la Fédération : Un monde en devenir ![/center]
L'aigle Noir s'était maintenant tu depuis un long moment. Les velléités de représailles promises pour l'intervention de l'Oustrie dans le conflit en Varlovie, n'était pas venu ou alors avait été tué dans l'œuf par le Comité de Sureté Général. Cependant, cela ne voulait en aucun cas dire que l'Aigle Noir n'était plus une menace mais bel et bien que quelque chose était entrain de se passer, tout du moins de se préparer. Mais pourtant, aucun signalement d'activités récentes de la part de l'Aigle Noir, comme si elle s'était volontairement retiré en attendant quelqu'un, ou quelque chose. Cela inquiétait malgré tout en haut lieu et il fallait prévoir un plan de riposte juste "au cas où". L'Aigle Noir avait de nombreux ennemis et cela pouvait se comprendre par son idéologie mais également parce qu'elle représentait pour de nombreux Oustriens et Oustriennes. Mais toute une communauté lui était farouchement opposé et ne souhaitant en définitive que sa disparition (si possible la plus douloureuse possible) : C'était celle des Cosaques. Durement frappé durant la période monarchiste et fasciste, ces derniers n'avaient pas seulement nourri une grande rancœur mais étaient de ceux qui voulaient les écraser jusqu'au dernier, frapper impitoyablement et avec le plus de férocité possible. Cette opinion n'était pas partagée par d'autres personnes, notamment par les partis de l'opposition qui se moquait d'une part assez bien de ce que pouvait penser les Cosaques, mais que le problème de l'Aigle Noir était nourri par la nature même de la politique mené par le pays. En d'autre terme, elle était prête à se désarmer pour ne pas à devoir s'affronter violemment avec l'Aigle Noir.
Il était convenu que Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple accompagné par Piotr Alan, Secrétaire du Comité Exécutif du Conseil des Délégués du Peuple d'Oustrie, se rendent sur les terres cosaques afin de discuter de la place des cosaques dans la Fédération et toutes les possibilités d'aménagement du territoire, d'aide à la communauté cosaque pour qu'elle ne souffre pas d'un trop grand décalage avec le reste de la Fédération. C'était ce qui s'était dit et c'est donc pour cela qu'ils se rendirent sur les terres cosaques. Mais il y avait une autre raison qui concernait justement la sécurité intérieure, l'Aigle Noir et un grand nombre de sujets annexes à ce dernier : De fait, c'était de cela dont il allait être question lors de cette rencontre. Le Kochevoï Anton Dzvedan attendait de pied ferme cette rencontre qui avait été décidé il y a de cela de nombreuses semaines et c'est dans son plus bel uniforme qu'il se tenait prêt à recevoir les deux principaux dirigeants de la Fédération. Il n'y avait pas nécessairement besoin d'une grande mise en scène pour cette rencontre, bien qu'à l'arrivée des deux hommes, de nombreux petits cosaques leurs apportèrent fleurs, présents en tout genre et sautillaient dans tout les sens avant de disparaître aussi vite qu'ils étaient venu. Avec un énorme sourire, Anton Dzvedan fit deux pas en avant pour serrer les mains de Daganovitch et de Alan qui ne devaient pas s'attendre à un tel accueil ! Ils furent invités à bien vouloir suivre le Kochevoï à travers le "sitch", cette place-forte importante dans la vie politique démocratique de la communauté cosaque. Après une très brève visite de ce petit village au caractère rustique et assez spartiate, ils allèrent s'installer sur une grande table en bois qui n'attendaient qu'eux dans une des nombreuses maisons collectives que contenait le "sitch". Les discussions pouvaient enfin commencer et ce fut Dzedan qui se chargea d'ouvrir les hostilités...
ANTON DZVEDAN | « Alors Citoyen-Président, pas entrain de faire sa campagne électorale pour être réélu ? »
Le ton ironique de cette question provoqua un léger fou rire du Président Daganovitch.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Hahaha, vous ne perdez pas le sens des priorités à ce que je vois. J'espère que vous voterez pour moi en tout cas ! »
ANTON DZVEDAN | « Vous m'êtes sympathique Citoyen-Président Daganovitch et je sais que vous avez fait énormément pour mon peuple, peut-être plus que d'autres ne l'auraient jamais fait. Mais ce n'est pas une raison pour essayer de m'amadouer pour que je puisse avoir l'idée de voter pour vous ! »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Nous parlerons de tout ça un autre moment voulez-vous, je crois que le Citoyen Alan qui est venu avec énormément de notes aimeraient vous entretenir sur un sujet en particulier. »
PIOTR ALAN | « Oh moi vous savez, tant que je suis reconduit à mon poste si le Citoyen-Président est réélu... (rires) Plus sérieusement, nous menons une guerre souterraine contre l'Aigle Noir depuis de nombreuses années comme vous le savez. Le problème, c'est que de nombreuses personnes refusent de voir la réalité en face : Ce n'est pas en laissant l'Aigle Noir à "l'extérieur" des principaux centres de notre pays, que cette organisation et ses ramifications vont cesser. L'attentat à Filidagrad n'a été qu'un avertissement et presque un an plus tard, nous nous demandons si il ne va pas y avoir un rappel qui pourrait être effectué. »
VOLODIA DAGANOVITCH | « L'Aigle Noir est bien trop calme et doit nécessairement préparer quelque chose, mais malgré tout nos efforts nous n'arrivons pas à savoir de quoi il s'agit. »
ANTON DZVEDAN | « Et vous venez me demander mon aide et celle de l'ensemble du peuple Cosaque, c'est bien ça ? Comme vous le savez, mon peuple garde un souvenir pénible de ces années et de la volonté d'exterminer notre identité, notre culture et nos propres enfants ! Nous nous sommes battus au moment de la Guerre de Libération avec vous, non seulement pour assurer la sécurité des Cosaques mais également pour que nous puissions bâtir une société nouvelle, juste et égalitaire. Mais aujourd'hui, vous venez m'annoncer que vous êtes impuissant devant l'Aigle Noir. Que vais-je dire tout à l'heure à l'ensemble de la communauté cosaque ? Que le Fédération ne peut rien nous promettre ? Qu'elle ne "sait pas" ? Mettez vous à ma place s'il vous plait. »
PIOTR ALAN | « Oui, c'est ce que nous essayons de faire et de... »
ANTON DZVEDAN | « NON ! (Le Kochevoï frappe la table de son poing) Je ne vous demande pas d'essayer, je vous demande de vous mettre à ma place. Nous n'avons pas peur de nous battre, ni même de mourir si il le faut. Nos traditions veulent qu'un Cosaque soit agile, bon guerrier, téméraire et fasse preuve d'honneur. Nous avons toujours rempli notre devoir vis à vis de la Fédération et nous continuerons à le faire... Tant que la Fédération remplisse également ses obligations envers les Cosaques ! »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Anton, s'il vous plait un peu de calme. Ce que voulait dire le Citoyen Alan allait totalement dans votre sens, peut-être est-ce avant tout un problème de sémantique. Jamais tant que je serai Président du Conseil des Délégués du Peuple, je ne laisserai quiconque souffrir ou manque de confiance dans l'œuvre de la Fédération. Jamais nous n'abandonnerons la lutte contre l'Aigle Noir, tout comme nous n'abandonnerons jamais notre soutien pour le peuple Cosaque. C'est bien parce que nous avons besoin d'une entraide mutuelle que nous sommes venus jusqu'à vous. Il n'y aura pas de fausses promesses, pas de petits jeux mesquins entre nous. Vous voulez la fin de l'Aigle Noir, nous la désirons aussi. Travaillons de manière intelligente ensemble et nous pourrons vaincre ensemble. Je connais très bien la valeur des Cosaques dans leur combat, n'oubliez pas que j'ai combattu avec votre père et votre grand-père, paix à leurs âmes. »
Dzvedan lève les yeux vers Daganovitch et son visage se crispe, comme si une vieille blessure venait de refaire surface. D'un geste amical, Volodia posa sa main sur l'épaule du Cosaque qui se trouvait juste en face de lui comme pour le secouer légèrement.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Sommes nous d'accord, Kochevoï Dzvedan ? »
ANTON DZVEDAN | « Oui... Oui, excusez-moi Citoyen-Secrétaire Alan. C'est juste que les souffrances que nous avons endurés, n'ont jamais été entièrement cicatrisées. Nous savons toute la volonté que vous mettez à faire de l'Oustrie un pays respectable, qui respecte le travailleur de la terre et de l'usine. Nous savons aussi que l'Aigle Noir n'y voit là dedans que l'opposé de sa conception du monde et qu'ils sont prêt à tout faire pour la détruire. Volodia... Citoyen-Président, laissez-moi avec mes Cosaques les trouver, laissez-moi les débusquer un après l'autre et nous vous rapporterons leur têtes. Nous leurs couperons la tête avec nos sabres et ils comprendront que les Cosaques ne sont pas des lâches et qu'ils sont prêt à se battre. Donnez-nous cette chance. »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Justement, nous aimerions approfondir ce sujet. »
PIOTR ALAN | « Tous autant que nous sommes ici, nous détestons profondément l'Aigle Noir, ses valeurs, ses idées et également sa brutalité. Le fascisme a été vaincu en Oustrie, mais il continue de subsister comme une croûte purulente que l'on ne pourra pas effacer tant que des mesures d'ordres générales auront été prise. Le combat contre l'Aigle Noir est un combat de tout les instants, mais la lutte contre le fascisme est également une lutte internationale. Comme vous le savez, nous sommes engagés dans un blocus maritime avec le Kirep voisin pour sécuriser la Mer de Caru. Les enjeux de la guerre en Varlovie ont pris une autre tournure avec l'intervention massive de puissances libérales-capitalistes. »
ANTON DZVEDAN | « Vous nous proposez d'aller nous battre en Varlovie, c'est bien cela ? »
PIOTR ALAN | « Oui et non. Nous ne pouvons pas nous permettre une intervention directe, cela ne ferait que mettre le feu aux poudres et transformerait cette guerre en une guerre mondiale, une guerre de bloc que nous devons éviter. Vous savez sans doute que [url=http://www.simpolitique.com/campagne-varlovie-t12780-60.html#p283697]des volontaires baptisés les "Phénix du Thyroptis"[/url] vont prendre part à la lutte contre le fascisme ? Voilà qui serait un signal fort donné aux fascistes du monde entier, à l'Aigle Noir et à l'ensemble des mouvements réactionnaires du monde entier : Les Cosaques seront en première ligne pour écraser la vermine fasciste partout où elle se trouve ! Sur le même modèle que les volontaires et miliciens du Thyroptis, la Fédération niera toute implication dans votre arrivée dans le conflit. Mais nous pourrons nos organiser pour que l'Internationale Communiste puisse faire en sorte de vous fournir ce dont vous avez besoin pour partir en campagne. Qu'en dites-vous ? »
ANTON DZVEDAN | « ... Je ne sais pas. Je dois vous avouer ne pas y avoir penser. Cela ne risque pas d'attiser la haine de l'Aigle Noir ? N'y aura t-il pas des représailles ? »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Si il doit y en avoir, nous ferons tout pour les contenir. Si vous revenez de la Varlovie avec une aura guerrière renforcée, cela démontrera à l'Aigle Noir que vous êtes prêt à vous opposer à eux et que nous serons tous ensemble pour les écraser ! Nous savons que tout ceci mérite réflexion et c'est pourquoi nous vous laisserons en discuter avec le reste du peuple cosaque. Nous attendrons votre réponse aussi longtemps que cela nécessitera réflexion. Vous avez aussi parfaitement le droit de refuser. »
ANTON DZVEDAN | « Non, non. Cette proposition sera discutée avec l'ensemble de notre peuple et nous prendrons la décision qui nous semble la plus appropriée. Le peuple cosaque est honoré de pouvoir faire partie des troupes de chocs antifascistes, en Alméra comme au Jeekim ! Je pense parler au nom de mon peuple et il sera honoré d'un tel prestige. Dès que nous aurons pris notre décision, nous vous le ferons savoir. J'espère que vous profiterez encore de notre hospitalité pour les prochaines heures, nos petits cosaques ont préparé pour votre venue un petit spectacle. Ne les décevez pas, ils ont travaillé des jours entiers pour être excellent le jour de la représentation ! »
VOLODIA DAGANOVITCH | « Bien, je suppose que nous n'avons pas le choix que d'accepter... »
Piotr Alan haussa les épaules avec un léger sourire approbateur, tandis que Daganovitch serrait la main du Kochevoï. Les prochaines heures de délibérations allaient être d'une extrême importance tant pour le peuple Cosaque, que pour le reste de la Fédération. Un grand espoir semblait se dessiner, presque naïf : l'Aigle Noir allait être vaincue, d'une façon ou d'une autre ![/justify]