Dans les discussions, l'un des Urbains, Mgr. Agrippa Delano Pisa, ne cessa de prêter attentivement ses sens au décryptage des intentions de chacun afin de dissocier les vérités des mensonges, ce qui lui plaisait sans l'exalter. Il faut dire que Mgr. Pisa était l'un des rares hommes de Dieu à être reconnaissable de loin, par sa taille étonnante de 2m10, faisant de lui le ''Géant de l'Église'', et par sa classique tonsure à la manière des adeptes monastiques de Saint-Pierre. Grand et corpulent, mastoc de ses pairs, il était parfois surnommé injustement, par ses adversaires politiques, ''Goliath'' ou ''Philistin'', ce qui ne l'embêtait en rien malgré la connotation péjorative de ces termes. De plus, contrairement au stéréotype qui sous-entendait que les grands étaient bêtes et les petits, malins, M. Pisa incarnait un syncrétisme peu orthodoxe de ces conceptions populaires et des cancans. Par contre, sa personnalité n'était pas publique, et seuls des ouï-dire forgeaient sa réputation d'homme généreux et vertueux...
Le ''Géant de l'Église'' se leva, haussa sa main droite pour obtenir formellement la parole, remercia ses confrères, puis il renchérit:«Messeigneurs, Saint-Père, je ne pèserai point mes mots pour vous signifier mon avis...L'Empire et le Vatican ont été des partenaires historiques, nous le savons tous, mais ils ont également été les plus farouches adversaires en matière de privilèges réservés et de pouvoir...Vous souvenez-vous de la ''Querelle des Investitures'', ou des combats entre ''Guelfes et Gibelins'', ou encore, des autres confrontations manifestes entre les empereurs et les papes ? Vous souhaitez rétablir vraisemblablement un empire alméran ou universel, l'un sur la thèse que la notion impériale est propre à l'Alméra en qualité de Glaive de Dieu tandis que l'autre, nullement délimité, serait sans frontière dans un esprit d'unité...Avant toute chose, pourquoi un ''empire'' ? Est-ce un legs de l'Empire néapolitain d'Occident, un des vieilles dynasties mérovingiennes et carolingiennes qui promettaient la paix et l'ordre, d'où cela provient ? Quelle nécessité avait l'Empire auparavant, et quel besoin servirait-il aujourd'hui ? Étalons-nous sur la ''Question impériale''...À mon avis, historiquement, l'Empire n'a existé qu'à travers les césars et les augustes, par une volonté dominatrice, que Dieu a lui-même asphyxié tant la corruption avait rongé jusqu'aux origines mêmes de Neapolis et de ses premiers lucumons, dont Romulus...Si je vais plus loin, avec la désintégration de l'Empire antique, nous observons les empereurs francs qui ont été des serviteurs de l'Église. En effet, ils l'ont été, mais comme les autres empereurs, ils promirent la paix, et n'engendrèrent que haine et souffrance dans leurs sillages, rompant promesses et allégeances. Le principe a été le même avec l'Empire germanique, toujours plus envieux et belliqueux. Pourquoi l'Empire, et pourquoi destituer la reine Viktoria pour ensuite faire ceindre la Couronne de Fer à un autre ? C'est un projet que de parler de la notion impériale, et c'est un autre que de remettre en question les méthodes de nomination des empereurs, naturellement dévolues aux papes...comme le sont les domaines de la ''Donation de Constantin''...Puisque nous parlons de l'Empire et de son existence, de sa constitution, mentionnons le Saint-Siège lui-même...» Reprenant son souffle, Mgr. Pisa observa l’auditoire, Zosime II et remercia les autres pour leur écoute, tout en les invitant à discuter plus en détails de quelque chose d'aussi important que l'Empire.
Consistoire «Dio e la nozione imperiale» de Zosime II (2029)
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Otto
Un immense cardinal s'était levé des rangs urbains pour parler. Ces propos n'étaient pas dénués de sens, mais il semblait sciemment oublier ce que Douai avait affirmé dès le début du Consistoire : l'historicité impériale de l'Alméra. Märtzer, gagné à l'option almérane, repris la parole pour répondre à Son Eminence Delano Pisa.
« Eminence, je pense que nous nous rejoignons tous pour dire que le Vatican et l'Empire furent deux partenaires historiques. Les querelles que vous évoquer relèvent d'un débat qui me semble aujourd'hui révolu : celui de la théocratie pontificale. Il est aujourd'hui admis que le Saint Père a pouvoir dans les affaires spirituelles mais qu'il ne serait bénéficier d'un pouvoir sur les royaumes chrétiens au nom de Dieu. Nous ne demandons d'ailleurs pas une Restauration Impériale au nom de Dieu mais au nom de l'Eglise : l'Empire doit être la balance séculière de l'Eglise.
A titre personnel, mais je pense être rejoins par plusieurs de mes éminents collègues, je défend la suspension de la dignité impériale pour Sa Majesté Victoria pour une raison simple : elle a été incapable d'accomplir sa mission. Le Saint Siège ne se trouve à Urba que grâce à un dialogue avec la République Urbaine. Victoria, après la guerre d'Urba, n'a rien fait pour permettre le retour du Saint Père en la Ville Eternelle alors que le prince Otto de Viertenstein, en compagnie de Leurs Altesses les monarques de Thorval, de Fiémance et de toute l'Alméra catholique se furent réuni à Hochburg pour discuter d'un retour du pape en ses Etats.
Enfin, vous posez une question essentielle à notre discussion : pourquoi l'Empire ? Je vous répondrai simplement que cela devient une nécessité pour défendre notre Foi dans les eaux troublées de notre siècle. Cet Empire est également le fruit de 1.200 ans d'histoire almérane, héritier non pas de l'Empire Néapolitain mais de celui de Huguemagne. Il doit être le héraut de la Foi et servir de bras à notre Eglise, la défendant quand elle est menacée, mais la servant également quand elle est blessée.
Pour conclure, je me permettrai de revenir sur l'historicité de certains de vos propos Eminence ! l'Empire d'Huguemagne et de ses descendants n'a pas été exempt de faute, mais il a permit à l'Alméra de se convertir au catholicisme. Le Saint Empire a garantie à l'Alméra sa foi en luttant contre la Réformation qui émergea au Quantar. Sans le Saint Empire, la Réformation aurait sûrement touché l'Alméra toute entière, ne laissant à Dieu qu'une poignée de bastion très catholique et très isolé. L'Empire sut également défendre l'Alméra à la bataille du Juvna en 1571 lorsqu'il réuni une flotte rassemblant tout les royaumes catholiques de l'Alméra pour renvoyer au Baredjal les envahisseurs. Nous pourrions multiplier les exemples, mais je peux que ceux-ci suffisent déjà à rappeler aux Eminents membres du consistoire les bienfaits de l'Empire dans l'histoire de l'Alméra. »
« Eminence, je pense que nous nous rejoignons tous pour dire que le Vatican et l'Empire furent deux partenaires historiques. Les querelles que vous évoquer relèvent d'un débat qui me semble aujourd'hui révolu : celui de la théocratie pontificale. Il est aujourd'hui admis que le Saint Père a pouvoir dans les affaires spirituelles mais qu'il ne serait bénéficier d'un pouvoir sur les royaumes chrétiens au nom de Dieu. Nous ne demandons d'ailleurs pas une Restauration Impériale au nom de Dieu mais au nom de l'Eglise : l'Empire doit être la balance séculière de l'Eglise.
A titre personnel, mais je pense être rejoins par plusieurs de mes éminents collègues, je défend la suspension de la dignité impériale pour Sa Majesté Victoria pour une raison simple : elle a été incapable d'accomplir sa mission. Le Saint Siège ne se trouve à Urba que grâce à un dialogue avec la République Urbaine. Victoria, après la guerre d'Urba, n'a rien fait pour permettre le retour du Saint Père en la Ville Eternelle alors que le prince Otto de Viertenstein, en compagnie de Leurs Altesses les monarques de Thorval, de Fiémance et de toute l'Alméra catholique se furent réuni à Hochburg pour discuter d'un retour du pape en ses Etats.
Enfin, vous posez une question essentielle à notre discussion : pourquoi l'Empire ? Je vous répondrai simplement que cela devient une nécessité pour défendre notre Foi dans les eaux troublées de notre siècle. Cet Empire est également le fruit de 1.200 ans d'histoire almérane, héritier non pas de l'Empire Néapolitain mais de celui de Huguemagne. Il doit être le héraut de la Foi et servir de bras à notre Eglise, la défendant quand elle est menacée, mais la servant également quand elle est blessée.
Pour conclure, je me permettrai de revenir sur l'historicité de certains de vos propos Eminence ! l'Empire d'Huguemagne et de ses descendants n'a pas été exempt de faute, mais il a permit à l'Alméra de se convertir au catholicisme. Le Saint Empire a garantie à l'Alméra sa foi en luttant contre la Réformation qui émergea au Quantar. Sans le Saint Empire, la Réformation aurait sûrement touché l'Alméra toute entière, ne laissant à Dieu qu'une poignée de bastion très catholique et très isolé. L'Empire sut également défendre l'Alméra à la bataille du Juvna en 1571 lorsqu'il réuni une flotte rassemblant tout les royaumes catholiques de l'Alméra pour renvoyer au Baredjal les envahisseurs. Nous pourrions multiplier les exemples, mais je peux que ceux-ci suffisent déjà à rappeler aux Eminents membres du consistoire les bienfaits de l'Empire dans l'histoire de l'Alméra. »
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Djinndigo
Sur un banc un peu éloigné, à mi-distance entre le dernier et le premier rang, trois humbles cardinaux, vieux mais sages, sont assis et écoutent. Alors que nul ne s'inquiétait ni ne se doutait de leur présence, l'un d'eux, au visage pâle mais à la sagesse grande, se leva :
- En tant que représentant de l'Empire Tyrantin qui gît au-delà des flots, je vous salue, et viens vous parler du point de vue de l'empereur et, par extension, de sa nation. Gibère Premier Constantin, descendant de Caesar lui-même, souhaite que la couronne impériale occidentale, si elle n'est pas héréditaire, qu'au moins seuls les catholiques monarchiques aient le droit au vote ; qu'on élisent un César ou un Augustule, peu nous porte. Que le Saint Empire soit fort ou faible, les rois du monde auront choisi son dirigeant tout-puissant. Nous savons que le titre d'empereur que ceint en ce moment-même notre Empereur n'est pas aussi fort et réel que celui du Saint-Empire.
Mais nous sommes les frères du Saint Empire ; qu'il nous reconnaisse ou non, nous sommes égaux bien que seulement en titre. Qu'un monarque catholique alméran soit élu, soit. Mais qu'on fasse empereur n'importe qui, disons un valet, par Dieu, c'est un crime ! Nous sommes tous fils de Dieu mais l'empereur du Saint-Empire n'est pas simplement le fils de Dieu, c'est son bras armé, sa force, son incarnation, si le pape lui-même n'en est pas tout autant.
Huguemagne se hissa sur le trône d'empereur par la force militaire, comme Caesar fit ; mais ce sont les quelques rares exceptions à la règle. De la dynastie d'Augustus, on obtint Trajan, Claude, et bien que pour un Trajan nous eûmes dix Néron, nous fûmes gagnants du bras de fer dynastique. L'hérédité est forte ; nous aurions soutenu le moindre candidat héréditaire valide autre que celui qui fut bafoué par sa mère si il y en avait eu un.
- En tant que représentant de l'Empire Tyrantin qui gît au-delà des flots, je vous salue, et viens vous parler du point de vue de l'empereur et, par extension, de sa nation. Gibère Premier Constantin, descendant de Caesar lui-même, souhaite que la couronne impériale occidentale, si elle n'est pas héréditaire, qu'au moins seuls les catholiques monarchiques aient le droit au vote ; qu'on élisent un César ou un Augustule, peu nous porte. Que le Saint Empire soit fort ou faible, les rois du monde auront choisi son dirigeant tout-puissant. Nous savons que le titre d'empereur que ceint en ce moment-même notre Empereur n'est pas aussi fort et réel que celui du Saint-Empire.
Mais nous sommes les frères du Saint Empire ; qu'il nous reconnaisse ou non, nous sommes égaux bien que seulement en titre. Qu'un monarque catholique alméran soit élu, soit. Mais qu'on fasse empereur n'importe qui, disons un valet, par Dieu, c'est un crime ! Nous sommes tous fils de Dieu mais l'empereur du Saint-Empire n'est pas simplement le fils de Dieu, c'est son bras armé, sa force, son incarnation, si le pape lui-même n'en est pas tout autant.
Huguemagne se hissa sur le trône d'empereur par la force militaire, comme Caesar fit ; mais ce sont les quelques rares exceptions à la règle. De la dynastie d'Augustus, on obtint Trajan, Claude, et bien que pour un Trajan nous eûmes dix Néron, nous fûmes gagnants du bras de fer dynastique. L'hérédité est forte ; nous aurions soutenu le moindre candidat héréditaire valide autre que celui qui fut bafoué par sa mère si il y en avait eu un.
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Otto
Märtzer, le plus actif des cardinaux viertensteinois, prit encore une fois la parole :
« Eminence, puisque vous voulez parler d'histoire, alors allons-y.
L'Empire, du moins dans le sens Chrétien du terme, est né à la Conversion de Constantin, fils de Sainte Hélène. Il devint le glaive de l'Eglise, protégeant la barque de Saint Pierre contre les hérésies qui se développèrent en ces siècles si lointain. Cette mission se perpétua lorsque Huguemagne, le soir de Noël, se fit sacrer à Urba Empereur, après avoir uni les Fjellmans, les Alémaniques et les Luriens en une seule couronne. Il répéta devant le Saint Père la promesse de défendre la Foi. Ce serment fut répété par les Saints Empereurs et fut souvent appliqués. Néanmoins, les Braunschweig ont fourvoyé la Couronne Impériale en en faisant un titre héréditaire. La question urbaine, qui ne se résolut qu'en 2024 grâce à l'intervention de Son Altesse la Très Chrétienne Reine de Thorval et de Son Altesse le Très Fidèle prince de Viertenstein, permit de révéler l'incapacité des Braunschweig à tenir le rôle qui leur était dévolu.
Néanmoins, et vous nous le faite remarquer Eminence, l'Empire fut depuis Constantin divisé en deux. Je vous répondrai que cette division n'était que politique ! Elle ne dut servir qu'à l'administration impériale et cette division fut désastreuse pour l'Empire. La disparition de la Couronne d'Orient, au XVIème siècle, était l'occasion la plus forte que nous ayons eu pour réunir les Eglises d'Orient et d'Occident et les Empires. Cela a échouer, mais nous pouvons aujourd'hui permettre la réunification de l'Empire. L'heure n'est pas à la division entre Empire d'Orient et d'Occident, mais à l'unité autour du Vexilium Christi ! »
« Eminence, puisque vous voulez parler d'histoire, alors allons-y.
L'Empire, du moins dans le sens Chrétien du terme, est né à la Conversion de Constantin, fils de Sainte Hélène. Il devint le glaive de l'Eglise, protégeant la barque de Saint Pierre contre les hérésies qui se développèrent en ces siècles si lointain. Cette mission se perpétua lorsque Huguemagne, le soir de Noël, se fit sacrer à Urba Empereur, après avoir uni les Fjellmans, les Alémaniques et les Luriens en une seule couronne. Il répéta devant le Saint Père la promesse de défendre la Foi. Ce serment fut répété par les Saints Empereurs et fut souvent appliqués. Néanmoins, les Braunschweig ont fourvoyé la Couronne Impériale en en faisant un titre héréditaire. La question urbaine, qui ne se résolut qu'en 2024 grâce à l'intervention de Son Altesse la Très Chrétienne Reine de Thorval et de Son Altesse le Très Fidèle prince de Viertenstein, permit de révéler l'incapacité des Braunschweig à tenir le rôle qui leur était dévolu.
Néanmoins, et vous nous le faite remarquer Eminence, l'Empire fut depuis Constantin divisé en deux. Je vous répondrai que cette division n'était que politique ! Elle ne dut servir qu'à l'administration impériale et cette division fut désastreuse pour l'Empire. La disparition de la Couronne d'Orient, au XVIème siècle, était l'occasion la plus forte que nous ayons eu pour réunir les Eglises d'Orient et d'Occident et les Empires. Cela a échouer, mais nous pouvons aujourd'hui permettre la réunification de l'Empire. L'heure n'est pas à la division entre Empire d'Orient et d'Occident, mais à l'unité autour du Vexilium Christi ! »
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Alwine
Après avoir fait valoir leur point de vue, et comme semblait s'établir l'idée d'un Empire Alméran et non universel parmi les autres cardinaux, les maokoriens s'étaient tenus silencieux, comme ils l'avaient annoncé, estimant que ce n'était pas au Maok de donner un Empereur à l'Alméra. Néanmoins, les derniers débats firent s'animer l'un des cardinaux, l'un des plus humbles sans doute, le doux Cardinal Nogubé Barkaok, qui n'avait jamais été un « politicien de l'église », mais plutôt un paisible érudit, élevé au rang de Cardinal pour ses savoirs qu'un Pape précédent avait jugé utile à l'Église et non pour un quelconque goût des débats. Doucement, il se leva et, nonobstant la passion des éventuels débats, prit la parole de sa voix douce.
« Que mes estimés confrères me pardonnent, ainsi que Sa Sainteté, qui sait bien toutefois mon amour des choses du savoir et des détails, mais il me semble relever une grave faille dans le raisonnement de mon frère tyrantin. Point ne souhaite remettre en cause le titre d'Empereur de Tyrance, héritier de l'Empire d'Orient, mais il m'étonnerait qu'il soit le descendant de tous les Césars et les Augustes, à commencer par le premier des César, à qui on ne connaît pas de postérité par le sang. De même, sur cette méprise peut-être, le reste de l'argumentation des faussées.
Vous nous dites que pour un Trajan nous eûment vingt Néron, mais vous semblez ignorer que si Néron participait bel et bien d'un modèle héréditaire de l'Empire, à l'époque où les Néapolitains avaient encore la déraison de choisir l'Empereur dans une même famille julio-claudienne, Trajan, lui, n'hérita du titre de personne, mais, en compagnie de Nerva, arriva au pouvoir par ses propres forces, lui qui n'était même pas issu de Néapolis même mais bien d'une famille de colons. On ne peut donc en tirer une leçon sur la réussite du modèle dynastique. Au contraire, il est plutôt la preuve que, en écartant parfois une dynastie vieillissante, on peut mettre au jour un trésor constitué par de nouveaux chefs de grande valeur.
Ors donc, il me semble, avec toute la modestie à apporter à ce point de vue, qu'un Empereur Alméran, héritier de l'Empire d'Occident et du Saint-Empire, se devrait de ne pas être héréditaire, mais bien élu. Il me semble que ses pairs, les monarques chrétiens d'Alméra, sont le plus à même de l'élire, sous l'égide et la guidance du Pape, mais cela n'est qu'un avis. En tous cas, là où le renouvellement, par des Trajan, des Constantin, nous a prouvé sa valeur, l'hérédité, par l'actuelle tenante du Saint-Empire même, nous a mainte fois prouver ses errements en matière impériale. »
HJ : Je sais je sais trop de parallèles avec l'IRL c'est mal, mais Gibère a cité Trajan en premier, pour en dire des bêtises (Trajan, héritier dynastique de César et Auguste ?!?), et l'historien en moi n'a pas pu résister... mes excuses ><
« Que mes estimés confrères me pardonnent, ainsi que Sa Sainteté, qui sait bien toutefois mon amour des choses du savoir et des détails, mais il me semble relever une grave faille dans le raisonnement de mon frère tyrantin. Point ne souhaite remettre en cause le titre d'Empereur de Tyrance, héritier de l'Empire d'Orient, mais il m'étonnerait qu'il soit le descendant de tous les Césars et les Augustes, à commencer par le premier des César, à qui on ne connaît pas de postérité par le sang. De même, sur cette méprise peut-être, le reste de l'argumentation des faussées.
Vous nous dites que pour un Trajan nous eûment vingt Néron, mais vous semblez ignorer que si Néron participait bel et bien d'un modèle héréditaire de l'Empire, à l'époque où les Néapolitains avaient encore la déraison de choisir l'Empereur dans une même famille julio-claudienne, Trajan, lui, n'hérita du titre de personne, mais, en compagnie de Nerva, arriva au pouvoir par ses propres forces, lui qui n'était même pas issu de Néapolis même mais bien d'une famille de colons. On ne peut donc en tirer une leçon sur la réussite du modèle dynastique. Au contraire, il est plutôt la preuve que, en écartant parfois une dynastie vieillissante, on peut mettre au jour un trésor constitué par de nouveaux chefs de grande valeur.
Ors donc, il me semble, avec toute la modestie à apporter à ce point de vue, qu'un Empereur Alméran, héritier de l'Empire d'Occident et du Saint-Empire, se devrait de ne pas être héréditaire, mais bien élu. Il me semble que ses pairs, les monarques chrétiens d'Alméra, sont le plus à même de l'élire, sous l'égide et la guidance du Pape, mais cela n'est qu'un avis. En tous cas, là où le renouvellement, par des Trajan, des Constantin, nous a prouvé sa valeur, l'hérédité, par l'actuelle tenante du Saint-Empire même, nous a mainte fois prouver ses errements en matière impériale. »
HJ : Je sais je sais trop de parallèles avec l'IRL c'est mal, mais Gibère a cité Trajan en premier, pour en dire des bêtises (Trajan, héritier dynastique de César et Auguste ?!?), et l'historien en moi n'a pas pu résister... mes excuses ><
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Arios
Voyant que les débats dérivaient...
Frédégond de Douai : Le Saint Empire est mort lorsque le monde s'est étendu.
Nous sommes d'avis de redonner un Empereur à l'Alméra, car il s'agit d'un titre traditionnel s'étant mu en titre de défense du Christianisme.
Mais aujourd'hui que la Vrai Foi est active et prospère sur d'autres terres, il convient de chercher là-bas les rôles fédérateurs traditionnels qui pourraient avoir cette fonction, là-bas.
Il ne me paraîtrait pas absurde que des titres équivalent aux yeux de la Papauté existent sur d'autres continents, à définir par des ensembles civilisationnels ; cela mettrait clairement une distinction entre le Saint-Père, et l'Empereur.
Et de toute façon, les sujets de défense de la Religion en Alméra sont déjà trop nombreux pour croire qu'une entité politique unique ait le pouvoir d'agir partout où les Chrétiens sont en danger, à commencer par leur réduction en esclavage au Zanyane "libre".
Frédégond de Douai : Le Saint Empire est mort lorsque le monde s'est étendu.
Nous sommes d'avis de redonner un Empereur à l'Alméra, car il s'agit d'un titre traditionnel s'étant mu en titre de défense du Christianisme.
Mais aujourd'hui que la Vrai Foi est active et prospère sur d'autres terres, il convient de chercher là-bas les rôles fédérateurs traditionnels qui pourraient avoir cette fonction, là-bas.
Il ne me paraîtrait pas absurde que des titres équivalent aux yeux de la Papauté existent sur d'autres continents, à définir par des ensembles civilisationnels ; cela mettrait clairement une distinction entre le Saint-Père, et l'Empereur.
Et de toute façon, les sujets de défense de la Religion en Alméra sont déjà trop nombreux pour croire qu'une entité politique unique ait le pouvoir d'agir partout où les Chrétiens sont en danger, à commencer par leur réduction en esclavage au Zanyane "libre".
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Saint-Siège
[center][ms]Sainte Église catholique urbaine[/ms]
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/230121Catholique.png[/img]
Le Saint-Père leva sa main droite afin de souligner un arrêt, sitôt les dialogues des éminences, achevés. Il prit ensuite quelques secondes pour regarder les dignitaires au sein de la salle, et composa sa phrase limpidement:«Aujourd'hui, je ne puis affirmer ma décision, mais sachez que vos avis m'ont été enrichissants et que vous m'avez fidèlement appuyé dans le processus décisionnel par rapport à l'Empire et son destin.» Le pape poursuivit en descendant lentement, mais avec assurance, les marches du modeste escalier qui le séparait des ''Princes de l'Église'':«Je prendrai une décision après une nuit de réflexions et de contemplations. Je vous remercie tous sincèrement pour votre dévotion à l'Église du Christ et à ses serviteurs...»
Une fois la séance dissoute, les discussions continuèrent autour de repas dans les bistros d'Urba et dans les lieux publics, librement. Chez les Urbains plus particulièrement, l'Empire apparaissait comme une nécessité plus qu'un choix, même si la plupart espérait voir un Vatican moins dépendant, plus leste...
Quarante-huit heures plus tard, S.S. Zosime II fit parvenir sa décision à tous les concernés par les supports de communication existants, révélant l'aboutissement des réflexions du Saint-Père: L'Empire devra être alméran, souscrire à une obédience entière à l'Église catholique urbaine et à son guide, incarner le Glaive qui déviera les coups de Satan et veillera à la sûreté des chrétiens, assumera fidèlement une défense temporelle des institutions de l'Église, de ses reliques et de ses membres. En ce sens, il est inscrit que le rôle de l'empereur sera aussi d'appliquer le précepte de ''faire de toutes les nations des disciples''. L'empereur et le pape seront deux instances complémentaires égales, une temporelle et l'autre spirituelle, n'affectant nullement le domaine de l'autre tout en étant libre de recommander ou déconseiller l'homologue. Le titre d'empereur ne sera point héréditaire, et dépendra des princes-électeurs et de l'appui du pape par le sacre (ou par invalidation). Dans ses messages, le pape indique encore et clairement un passage de l'Ancien Testament (Deutéronome 17;15) :«Tu mettras sur toi le roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère...» Il cita également, mettant l'accent sur ce passage(Samuel 8;10 à 18):«Il dit:«Voici quel sera le droit du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils, et il les mettra sur ses chars et parmi ses cavaliers, afin qu'ils courent devant son char; il s'en fera des chefs de cinquante, et il les emploiera à labourer ses terres, à récolter ses moissons, à fabriquer ses armes de guerre et l'attirail de ses chars. Il prendra vos filles, pour en faire des parfumeuses, des cuisinières et des boulangères. Il prendra la meilleure partie de vos champs, de vos vignes et de vos oliviers, et les donnera à ses serviteurs . Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs bœufs et vos ânes, et s'en servira pour ses travaux. Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclaves. Et alors, vous crierez contre votre roi que vous vous serez choisi, mais l'Éternel ne vous exaucera point...» Le Saint-Père termina ainsi sur la «Question impériale»...[/center]
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/230121Catholique.png[/img]
Le Saint-Père leva sa main droite afin de souligner un arrêt, sitôt les dialogues des éminences, achevés. Il prit ensuite quelques secondes pour regarder les dignitaires au sein de la salle, et composa sa phrase limpidement:«Aujourd'hui, je ne puis affirmer ma décision, mais sachez que vos avis m'ont été enrichissants et que vous m'avez fidèlement appuyé dans le processus décisionnel par rapport à l'Empire et son destin.» Le pape poursuivit en descendant lentement, mais avec assurance, les marches du modeste escalier qui le séparait des ''Princes de l'Église'':«Je prendrai une décision après une nuit de réflexions et de contemplations. Je vous remercie tous sincèrement pour votre dévotion à l'Église du Christ et à ses serviteurs...»
Une fois la séance dissoute, les discussions continuèrent autour de repas dans les bistros d'Urba et dans les lieux publics, librement. Chez les Urbains plus particulièrement, l'Empire apparaissait comme une nécessité plus qu'un choix, même si la plupart espérait voir un Vatican moins dépendant, plus leste...
Quarante-huit heures plus tard, S.S. Zosime II fit parvenir sa décision à tous les concernés par les supports de communication existants, révélant l'aboutissement des réflexions du Saint-Père: L'Empire devra être alméran, souscrire à une obédience entière à l'Église catholique urbaine et à son guide, incarner le Glaive qui déviera les coups de Satan et veillera à la sûreté des chrétiens, assumera fidèlement une défense temporelle des institutions de l'Église, de ses reliques et de ses membres. En ce sens, il est inscrit que le rôle de l'empereur sera aussi d'appliquer le précepte de ''faire de toutes les nations des disciples''. L'empereur et le pape seront deux instances complémentaires égales, une temporelle et l'autre spirituelle, n'affectant nullement le domaine de l'autre tout en étant libre de recommander ou déconseiller l'homologue. Le titre d'empereur ne sera point héréditaire, et dépendra des princes-électeurs et de l'appui du pape par le sacre (ou par invalidation). Dans ses messages, le pape indique encore et clairement un passage de l'Ancien Testament (Deutéronome 17;15) :«Tu mettras sur toi le roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère...» Il cita également, mettant l'accent sur ce passage(Samuel 8;10 à 18):«Il dit:«Voici quel sera le droit du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils, et il les mettra sur ses chars et parmi ses cavaliers, afin qu'ils courent devant son char; il s'en fera des chefs de cinquante, et il les emploiera à labourer ses terres, à récolter ses moissons, à fabriquer ses armes de guerre et l'attirail de ses chars. Il prendra vos filles, pour en faire des parfumeuses, des cuisinières et des boulangères. Il prendra la meilleure partie de vos champs, de vos vignes et de vos oliviers, et les donnera à ses serviteurs . Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs bœufs et vos ânes, et s'en servira pour ses travaux. Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclaves. Et alors, vous crierez contre votre roi que vous vous serez choisi, mais l'Éternel ne vous exaucera point...» Le Saint-Père termina ainsi sur la «Question impériale»...[/center]
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Amaski
Ainsi donc l’Empire mondial était mort. Belm Karn ne pouvait pas cacher sa déception face à la décision du Pape, mais elle semblait irrévocable. Il fallait donc désormais vivre avec elle, de gré ou de force. Arrivant dans la petite auberge urbaine dans laquelle il avait élu domicile à son arivée, le jeune moine qui l'accompagnait sentit que son supérieur était mal à l'aise. Le jeune nameken avait l'esprit vif même s'il n'était pas destiné à une carrière dans l’Église. Son âme était bien trop rebelle et il faisait partie de cette nouvelle génération voulant faire la fusion entre l'ancienne et la nouvelle religion. Il pouvait apporter beaucoup à l’Église tarnoise, pensa Belm, mais les portes du Saint-Siège lui resteront éternellement fermées.
C'est ainsi que le jeune lui demanda.
« Vous êtes irrité, Monseigneur ? »
Belm Karn l'observa avec un regard légèrement surpris. Il ne pouvait pas s'habituer à être appelé ainsi, même après tant d'années. Cette appellation lui pesait. Ce honneur avait pour lui quelque chose de presque insupportable, aussi grave qu'une insulte. Après quelques secondes de répit, il répondit.
« Je ne cache pas ma déception face à la décision du Pape. Nous sommes désormais devant bien de problèmes. »
« Qu'arrivera-t-il maintenant ? » questionna le jeune, visiblement inquiet à son tour. Le vieux prêtre répliqua calmement, se disant que le moineau avait bien mérité quelques explications après tant de jours de fidèle labeur.
« Cela doit rester entre nous. »
« Bien évidemment, Votre Excellence. » dit le jeune, à quoi l’archevêque sursauta intérieurement avant de se confesser.
« Quand la Révolution a éclaté, je faisais partie de ce qu'on appelait les partisans. Cela veut dire les forces non-militaires du Mouvement Suniste. »
Le moine prit alors un air choqué qui se muta immédiatement en fascination. Ainsi donc, le très calme Belm Karn avait participé à la Révolution de 2013 ? Quelle révélation ! Belm continua alors.
« Je n'étais pas un partisan majeur, mais j'ai gardé mon affinité pour les idées de Gorun Sun. A mon avis, elles sont les rares à pouvoir mettre un terme à la folie qui hante ce monde. Cependant, je pense que les Tarnois ont voulu précipiter l'Histoire et Dieu n'aime pas quand on le force la main. On ne peut changer le Monde en voulant renverser tout. Il faut apporter le changement par étape. Ce consistoire était une occasion pour militer pour l'Empire chrétien universel. Qui sait, peut-être que dans quelques générations, il aurait permis l'unification de l'humanité sous une même religion et contribuant à créer une paix dorée pour dix générations. C'était une occasion, mais Dieu n'a pas décidé de nous accorder cette possibilité d'unifier l'Humanité. »
L’archevêque marqua une petite pause avant de continuer.
« Néanmoins, ces espoirs sont désormais morts. Les Almérans préfèrent la tranquillité du passé au risque de l'avenir. Maintenant, nous devons nous adapter. Bientôt, un géant naîtra en Alméra. Le nouveau empereur aura un prestige politique comme aucun monarque aura atteint auparavant. Cela nous conduit donc à la question comment nous pouvons maintenir la Principauté sans désarmer notre pays face au prestige de l'Empereur. Nous pourrions sans problème ignorer cette difficulté en temps normaux, mais les mouvements nationalistes au Sénat pourront être séduits par l'idée de restaurer le Kansteltatum au nom du prestige national. L'Empire mondial étant mort, les Pandas n'auront pas quoi argumenter contre une telle idée. »
« Et cela doit être empêché, n'est-ce pas ? » constata le moineau. Belm répliqua.
« Oui, le Kansteltatum est une institution païenne, dépassée et ce que peu savent, dotée d'une puissance funeste. Les Kansteltans n'étaient pas des simples monarques car ils se considéraient comme des dieux vivants. La foi catholique est encore trop jeune pour s'exposer au risque d'avoir dans une génération, un souverain se proclamant dieu vivant. Non, il faut empêcher cela et j'ai déjà une idée. J'ai clarifié cela avec l'ambassadeur du Thorval, mais nous devrons la jouer très finement. Personne doit le savoir. »
Le moineau acquiesça avec la tête et demanda alors.
« Nous retournons à Titanua ? »
« Non, nous partons à New Heaven. » dit Belm à la surprise du moineau.
C'est ainsi que le jeune lui demanda.
« Vous êtes irrité, Monseigneur ? »
Belm Karn l'observa avec un regard légèrement surpris. Il ne pouvait pas s'habituer à être appelé ainsi, même après tant d'années. Cette appellation lui pesait. Ce honneur avait pour lui quelque chose de presque insupportable, aussi grave qu'une insulte. Après quelques secondes de répit, il répondit.
« Je ne cache pas ma déception face à la décision du Pape. Nous sommes désormais devant bien de problèmes. »
« Qu'arrivera-t-il maintenant ? » questionna le jeune, visiblement inquiet à son tour. Le vieux prêtre répliqua calmement, se disant que le moineau avait bien mérité quelques explications après tant de jours de fidèle labeur.
« Cela doit rester entre nous. »
« Bien évidemment, Votre Excellence. » dit le jeune, à quoi l’archevêque sursauta intérieurement avant de se confesser.
« Quand la Révolution a éclaté, je faisais partie de ce qu'on appelait les partisans. Cela veut dire les forces non-militaires du Mouvement Suniste. »
Le moine prit alors un air choqué qui se muta immédiatement en fascination. Ainsi donc, le très calme Belm Karn avait participé à la Révolution de 2013 ? Quelle révélation ! Belm continua alors.
« Je n'étais pas un partisan majeur, mais j'ai gardé mon affinité pour les idées de Gorun Sun. A mon avis, elles sont les rares à pouvoir mettre un terme à la folie qui hante ce monde. Cependant, je pense que les Tarnois ont voulu précipiter l'Histoire et Dieu n'aime pas quand on le force la main. On ne peut changer le Monde en voulant renverser tout. Il faut apporter le changement par étape. Ce consistoire était une occasion pour militer pour l'Empire chrétien universel. Qui sait, peut-être que dans quelques générations, il aurait permis l'unification de l'humanité sous une même religion et contribuant à créer une paix dorée pour dix générations. C'était une occasion, mais Dieu n'a pas décidé de nous accorder cette possibilité d'unifier l'Humanité. »
L’archevêque marqua une petite pause avant de continuer.
« Néanmoins, ces espoirs sont désormais morts. Les Almérans préfèrent la tranquillité du passé au risque de l'avenir. Maintenant, nous devons nous adapter. Bientôt, un géant naîtra en Alméra. Le nouveau empereur aura un prestige politique comme aucun monarque aura atteint auparavant. Cela nous conduit donc à la question comment nous pouvons maintenir la Principauté sans désarmer notre pays face au prestige de l'Empereur. Nous pourrions sans problème ignorer cette difficulté en temps normaux, mais les mouvements nationalistes au Sénat pourront être séduits par l'idée de restaurer le Kansteltatum au nom du prestige national. L'Empire mondial étant mort, les Pandas n'auront pas quoi argumenter contre une telle idée. »
« Et cela doit être empêché, n'est-ce pas ? » constata le moineau. Belm répliqua.
« Oui, le Kansteltatum est une institution païenne, dépassée et ce que peu savent, dotée d'une puissance funeste. Les Kansteltans n'étaient pas des simples monarques car ils se considéraient comme des dieux vivants. La foi catholique est encore trop jeune pour s'exposer au risque d'avoir dans une génération, un souverain se proclamant dieu vivant. Non, il faut empêcher cela et j'ai déjà une idée. J'ai clarifié cela avec l'ambassadeur du Thorval, mais nous devrons la jouer très finement. Personne doit le savoir. »
Le moineau acquiesça avec la tête et demanda alors.
« Nous retournons à Titanua ? »
« Non, nous partons à New Heaven. » dit Belm à la surprise du moineau.