[i44] - Saint-Sévère
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Iles-MJA V3
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Alwine
Grande découverte :
[right]8 Février 2028, île inconnue, ouest du Zanyane.[/right]
Le Capitaine Chokor Nolak, qui commandait la frégate Princesse Mabolania, l'un des trois bâtiments-clés de la flotte maokorienne à l'heure actuelle, avait reçu pour mission d'escorter deux navires civils, destinés au commerce, sur une « nouvelle » route commerciale, ou du moins qui n'avait plus été parcourue par des navires maokoriens depuis longtemps, et qui allait permettre au Maok de reconnaître l'état actuel des côtes du continent zanyanais, dont il n'avait plus de nouvelles depuis longtemps, mais aussi de savoir si cette route était viable et de s'assurer au passage des risques éventuels qui pourraient se présenter le long de celle-ci.
Cette route passait par l'Agorsa'a, section du voyage qui était rendue sûre par le déploiement par les deux pays d'une dizaine de vaisseaux de guerre chargés d'en assurer le calme, et qui était déjà bien connue des maokoriens à présent, puis continuait, faisait escale en Androvie, contournait la pointe sud du Zanyane et remontait ensuite vers l'Aiglantine. De là, on pouvait espérer dans le futur que des liaisons pourraient partir vers le Viertenstein et, au-delà, le Thorval. Pour l'heure, le but de cette expédition-ci était de reprendre vers l'Ouest jusqu'au Maok, en passant par les détroits tenus par le Royaume de Tyrance.
Pour cette expédition, les trois vaisseaux s'étaient vu remettre chacun une radio longue portée, dans le but de pouvoir contacter le Royaume en cas de soucis... et jusqu'ici, n'avaient pas eu à les utiliser. Bien entendu, la présence du vaisseau de guerre jouait certainement, mais en tous cas, même une fois dépassé l'Agorsa'a, les choses s'étaient bien passées, et aucune attaque n'avait été à signalé. La prochaine zone de tension potentielle serait celle constituée par les eaux au large du Nord-Ouest Zanyane, mais cela ne serait qu'après l'escale en Aiglantine, qu'on espérait agréable. Pour ce premier essais par ce côté, les deux vaisseaux civils n'étaient que de petit tonnage et il n'y aurait pas grand flux commerciaux, mais cela pourrait peut-être venir plus tard.
Chokor Nolak savait néanmoins qu'un îlot dans les parages était tenu par une force issue, justement du Nord-Ouest Zanyane et, peu désireux de créer un accrochage avec eux, surtout qu'il s'agissait de la puissante Union Shulu, par le passage d'un navire de guerre à proximité – d'autant plus que, d'après ce qu'il savait, l'Union avait établit des zones d'exclusivité qui entraîneraient une attaque immédiate dans le cas où on y pénétrerait – prenait garde aux éventuelles îles qui pourraient être repérées par le sonar, le radar, et la vigie. Il s'attendait donc éventuellement à ce qu'on lui signale un îlot habité, qu'il faudrait éviter avec soin, mais ce ne fut pas ce qu'il découvrit finalement, non !
Par un beau matin, la vigie l'interrompit dans ses prières du début de la journée pour lui annoncer, tout excité, qu'on avait bel et bien repérer un îlot, mais un îlot qui était visiblement strictement vierge de toute présence humaine, et certainement vierge de la présence d'une quelconque puissance militaire. Vu que, d'après ce qu'avait compris le capitaine, les découvertes d'îles vierges se faisaient de plus en plus nombreuses ces derniers temps, Chokor Nolak fut pris d'un grand espoir et, après avoir fini ses prières et en avoir rajouté quelques-unes qui venaient tout juste de naître dans son cœur, donna l'instruction de s'approcher avec prudence et, au cas où la situation se confirmerait, de préparer un débarquement.
Les confirmations furent bel et bien faites et, peu avant midi, Chokor Nolak débarqua sur la plage la plus favorable de l'île dans un canot, et proclama l'île comme Possession de la Couronne Royale de Maok, au nom du Roi Ménélok IV de Maok. Il lui donna le nom d'Île Saint-Sévère, en hommage à un saint fêté le jour de sa découverte, et qu'il était justement en train de prier lorsqu'on lui a annoncé la présence de l'île, et le prêtre du bord baptise officiellement l'île de ce nom avant de la bénir au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et de la consacrer officiellement à Saint-Sévère, qui sera le patron de la première église de l'île. Ce n'est qu'une fois ces tâches essentielles accomplies que l'exploration de l'île est lancée par les marins de le Princesse Mabolania.
De son côté, Chokor Nolak, revenu sur son vaisseau, utilisa sa radio longue-portée pour joindre l'amirauté maokorienne, et lui faire part de sa découverte. Les réactions furent joyeuses et, après que sa hiérarchie lui eut confirmé qu'il avait bien agit, le capitaine eut l'émotion d'entendre la voix, bien que légèrement déformée par la radio, du Roi lui-même, accouru depuis le Palais Royal jusqu'à la Citadelle Royale où avait été installé le récepteur radio, qui le félicitait pour ce haut fait. Rapidement, après ce moment de grande émotion, le capitaine reçu ses instructions quand à la démarche à suivre pour la suite des opérations sur l'île, instructions qu'il reçu et accepta parfaitement, ainsi que la consigne d'un rapport à effectuer quotidiennement.
Vu que l'Aiglantine n'était plus très loin, et qu'on espérait que, grâce à la base fiémançaise présente là-bas, la route restante était sûre, les deux vaisseaux civils allaient continuer seuls et, depuis l'Aiglantine, prendraient une route à la sûreté éprouvée pour rejoindre le Maok. Parmi les passagers, une bonne vingtaine se porta volontaire pour aider l'équipage du vaisseau de guerre à une première mise en valeur de l'île, ce qui fut volontiers accepté. Les autres reprirent la route du nord, tandis que le Princesse Mabolania restait sur place. Son équipage avait pour instruction de veiller sur les droits maokoriens sur l'île, et de commencer à la mettre en valeur.
La première étape était d'établir une première base sur la plage, où on avait trouvé plusieurs sources d'eau douce, puis de partir explorer l'île, aussi bien par la mer que par la terre. Le but était de s'assurer qu'il n'y avait bel et bien pas d'autochtones, ou, le cas échéant, de se présenter à eux, de découvrir quelles étaient les ressources naturelles de l'île et de trouver si possible des sources d'approvisionnement. Pendant ce temps, en se servant des matériaux locaux, on allait édifier une chapelle dédiée à Saint-Sévère, afin de permettre à tous de vivre leur vie religieuse et de marquer l'entrée de l'île dans le monde chrétien. Plus tard, on l'espérait, la chapelle se transformerait en église, et l'établissement maokorien deviendrait durable.
[right]8 Février 2028, île inconnue, ouest du Zanyane.[/right]
Le Capitaine Chokor Nolak, qui commandait la frégate Princesse Mabolania, l'un des trois bâtiments-clés de la flotte maokorienne à l'heure actuelle, avait reçu pour mission d'escorter deux navires civils, destinés au commerce, sur une « nouvelle » route commerciale, ou du moins qui n'avait plus été parcourue par des navires maokoriens depuis longtemps, et qui allait permettre au Maok de reconnaître l'état actuel des côtes du continent zanyanais, dont il n'avait plus de nouvelles depuis longtemps, mais aussi de savoir si cette route était viable et de s'assurer au passage des risques éventuels qui pourraient se présenter le long de celle-ci.
Cette route passait par l'Agorsa'a, section du voyage qui était rendue sûre par le déploiement par les deux pays d'une dizaine de vaisseaux de guerre chargés d'en assurer le calme, et qui était déjà bien connue des maokoriens à présent, puis continuait, faisait escale en Androvie, contournait la pointe sud du Zanyane et remontait ensuite vers l'Aiglantine. De là, on pouvait espérer dans le futur que des liaisons pourraient partir vers le Viertenstein et, au-delà, le Thorval. Pour l'heure, le but de cette expédition-ci était de reprendre vers l'Ouest jusqu'au Maok, en passant par les détroits tenus par le Royaume de Tyrance.
Pour cette expédition, les trois vaisseaux s'étaient vu remettre chacun une radio longue portée, dans le but de pouvoir contacter le Royaume en cas de soucis... et jusqu'ici, n'avaient pas eu à les utiliser. Bien entendu, la présence du vaisseau de guerre jouait certainement, mais en tous cas, même une fois dépassé l'Agorsa'a, les choses s'étaient bien passées, et aucune attaque n'avait été à signalé. La prochaine zone de tension potentielle serait celle constituée par les eaux au large du Nord-Ouest Zanyane, mais cela ne serait qu'après l'escale en Aiglantine, qu'on espérait agréable. Pour ce premier essais par ce côté, les deux vaisseaux civils n'étaient que de petit tonnage et il n'y aurait pas grand flux commerciaux, mais cela pourrait peut-être venir plus tard.
Chokor Nolak savait néanmoins qu'un îlot dans les parages était tenu par une force issue, justement du Nord-Ouest Zanyane et, peu désireux de créer un accrochage avec eux, surtout qu'il s'agissait de la puissante Union Shulu, par le passage d'un navire de guerre à proximité – d'autant plus que, d'après ce qu'il savait, l'Union avait établit des zones d'exclusivité qui entraîneraient une attaque immédiate dans le cas où on y pénétrerait – prenait garde aux éventuelles îles qui pourraient être repérées par le sonar, le radar, et la vigie. Il s'attendait donc éventuellement à ce qu'on lui signale un îlot habité, qu'il faudrait éviter avec soin, mais ce ne fut pas ce qu'il découvrit finalement, non !
Par un beau matin, la vigie l'interrompit dans ses prières du début de la journée pour lui annoncer, tout excité, qu'on avait bel et bien repérer un îlot, mais un îlot qui était visiblement strictement vierge de toute présence humaine, et certainement vierge de la présence d'une quelconque puissance militaire. Vu que, d'après ce qu'avait compris le capitaine, les découvertes d'îles vierges se faisaient de plus en plus nombreuses ces derniers temps, Chokor Nolak fut pris d'un grand espoir et, après avoir fini ses prières et en avoir rajouté quelques-unes qui venaient tout juste de naître dans son cœur, donna l'instruction de s'approcher avec prudence et, au cas où la situation se confirmerait, de préparer un débarquement.
Les confirmations furent bel et bien faites et, peu avant midi, Chokor Nolak débarqua sur la plage la plus favorable de l'île dans un canot, et proclama l'île comme Possession de la Couronne Royale de Maok, au nom du Roi Ménélok IV de Maok. Il lui donna le nom d'Île Saint-Sévère, en hommage à un saint fêté le jour de sa découverte, et qu'il était justement en train de prier lorsqu'on lui a annoncé la présence de l'île, et le prêtre du bord baptise officiellement l'île de ce nom avant de la bénir au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et de la consacrer officiellement à Saint-Sévère, qui sera le patron de la première église de l'île. Ce n'est qu'une fois ces tâches essentielles accomplies que l'exploration de l'île est lancée par les marins de le Princesse Mabolania.
De son côté, Chokor Nolak, revenu sur son vaisseau, utilisa sa radio longue-portée pour joindre l'amirauté maokorienne, et lui faire part de sa découverte. Les réactions furent joyeuses et, après que sa hiérarchie lui eut confirmé qu'il avait bien agit, le capitaine eut l'émotion d'entendre la voix, bien que légèrement déformée par la radio, du Roi lui-même, accouru depuis le Palais Royal jusqu'à la Citadelle Royale où avait été installé le récepteur radio, qui le félicitait pour ce haut fait. Rapidement, après ce moment de grande émotion, le capitaine reçu ses instructions quand à la démarche à suivre pour la suite des opérations sur l'île, instructions qu'il reçu et accepta parfaitement, ainsi que la consigne d'un rapport à effectuer quotidiennement.
Vu que l'Aiglantine n'était plus très loin, et qu'on espérait que, grâce à la base fiémançaise présente là-bas, la route restante était sûre, les deux vaisseaux civils allaient continuer seuls et, depuis l'Aiglantine, prendraient une route à la sûreté éprouvée pour rejoindre le Maok. Parmi les passagers, une bonne vingtaine se porta volontaire pour aider l'équipage du vaisseau de guerre à une première mise en valeur de l'île, ce qui fut volontiers accepté. Les autres reprirent la route du nord, tandis que le Princesse Mabolania restait sur place. Son équipage avait pour instruction de veiller sur les droits maokoriens sur l'île, et de commencer à la mettre en valeur.
La première étape était d'établir une première base sur la plage, où on avait trouvé plusieurs sources d'eau douce, puis de partir explorer l'île, aussi bien par la mer que par la terre. Le but était de s'assurer qu'il n'y avait bel et bien pas d'autochtones, ou, le cas échéant, de se présenter à eux, de découvrir quelles étaient les ressources naturelles de l'île et de trouver si possible des sources d'approvisionnement. Pendant ce temps, en se servant des matériaux locaux, on allait édifier une chapelle dédiée à Saint-Sévère, afin de permettre à tous de vivre leur vie religieuse et de marquer l'entrée de l'île dans le monde chrétien. Plus tard, on l'espérait, la chapelle se transformerait en église, et l'établissement maokorien deviendrait durable.
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Alwine
Premières constructions :
[right]27 Février 2028, Île Saint-Sévère, ouest du Zanyane.[/right]
Près de vingt jours après la découverte de l'Île Saint-Sévère, les choses s'y organisaient de plus en plus concrètement. Après une longue exploration, on avait pu confirmer les premières impressions du Capitaine Chokor Nolak et de ses hommes de façon certaines. L'île était bel et bien inhabitée, ce qui était dommage d'un côté, car cela faisait qu'il n'y avait pas de population à évangéliser, chose qui aurait à coup sûr était admirable aux yeux des maokoriens, mais bénéfique également d'un autre côté puisque de la sorte personne ne pourrait accuser, faussement bien entendu, la Couronne de Maok d'avoir l'intention de spoiler un peuple de sa terre ancestrale. La ressource principale semblait également confirmée comme était de très nombreuses plages mais aussi bancs et par endroits véritables plaines de sables le long des côtes, qui permettaient d'envisager une exploitation raisonnée de celui-ci.
À côté de cela, il y avait heureusement plusieurs sources d'eau claire et même une petite rivière sortant de l'une d'entre elle, et arrosant une petite plaine qui semblait propice à la culture. Enfin, il y avait également, comme souvent sous ces latitudes, une forêt de type zanyanaise sur la majorité des terres qui semblaient fertiles, mais les maokoriens avaient l'habitude de gérer ce genre de choses, avec l'ouest de leur territoire qui était très boisé. L'un dans l'autre, on avait déterminé qu'il y avait là de quoi instaurer une petite communauté, et on avait confirmé la recommandation de mettre en place une petite industrie du verre, qui permettra d'exploiter le sable visiblement d'excellente qualité de l'île sans risquer de dénaturer les lieux par une exploitation trop grande. L'idée étant d'espérer créer à terme un patrimoine propre à l'Île Saint-Sévère, fait d'artisans-verriers particulièrement réputés dans le Maok et pourquoi pas à l'extérieur même de la sphère maokorienne.
Pour l'heure, la garde de l'île est toujours assurée par le Princesse Mabolania, qui a été ravitaillé et dont une partie de l'équipage a été relevé, et sous le commandement du Capitaine Chokor Nolak, qui agit au nom du Roi Ménélok IV. Plusieurs vaisseaux ont en effet rallié l'île avec des volontaires militaires mais aussi civils, et de quoi construire durablement les premières habitations en briques, le mortier pouvant être réalisé à partir du sable abondant sur l'île. Deux familles ont également été volontaires pour s'installer directement sur l'île et tester les conditions de vies avant l'envoi très probables de plusieurs autres familles dans les semaines ou les mois qui viennent. La petite chapelle bâtie dans les premiers jours a déjà un agrandissement de prévus et, à terme, on pense faire venir des pierres de construction du continent pour bâtir une grande et belle Église Saint-Sévère, ainsi que plusieurs chapelles plus petites, dont l'une déjà prévue pour être dédiée à la Vierge Marie, notamment.
Un autre projet à l'étude est la mise en place de grands pontons capables d’accueillir efficacement les vaisseaux maokoriens et alliés qui passeront par-là, le temps de se ravitailler, dans la mesure du possible, et tout simplement de faire escale. Entre cela, tous les projets déjà notés et la mise en place de casernes et de bâtiments communs, les projets ne manquent donc pas sur l'Île Saint-Sévère, qui est toujours l'objet de beaucoup d'attention de la part de la Couronne du Maok. Tout semble se mettre en place pour l'instant dans la bonne humeur, vers une occupation raisonnée et efficace de l'île, qui espère bientôt accueillir son premier artisan-verrier et ainsi commencer sa spécialisation, mais aussi, dès le printemps prochain, pouvoir entamer sa première saison agricole, récolter ses premiers fruits et ainsi goûter de façon concrètes à toutes les promesses de Saint-Sévère.
[right]27 Février 2028, Île Saint-Sévère, ouest du Zanyane.[/right]
Près de vingt jours après la découverte de l'Île Saint-Sévère, les choses s'y organisaient de plus en plus concrètement. Après une longue exploration, on avait pu confirmer les premières impressions du Capitaine Chokor Nolak et de ses hommes de façon certaines. L'île était bel et bien inhabitée, ce qui était dommage d'un côté, car cela faisait qu'il n'y avait pas de population à évangéliser, chose qui aurait à coup sûr était admirable aux yeux des maokoriens, mais bénéfique également d'un autre côté puisque de la sorte personne ne pourrait accuser, faussement bien entendu, la Couronne de Maok d'avoir l'intention de spoiler un peuple de sa terre ancestrale. La ressource principale semblait également confirmée comme était de très nombreuses plages mais aussi bancs et par endroits véritables plaines de sables le long des côtes, qui permettaient d'envisager une exploitation raisonnée de celui-ci.
À côté de cela, il y avait heureusement plusieurs sources d'eau claire et même une petite rivière sortant de l'une d'entre elle, et arrosant une petite plaine qui semblait propice à la culture. Enfin, il y avait également, comme souvent sous ces latitudes, une forêt de type zanyanaise sur la majorité des terres qui semblaient fertiles, mais les maokoriens avaient l'habitude de gérer ce genre de choses, avec l'ouest de leur territoire qui était très boisé. L'un dans l'autre, on avait déterminé qu'il y avait là de quoi instaurer une petite communauté, et on avait confirmé la recommandation de mettre en place une petite industrie du verre, qui permettra d'exploiter le sable visiblement d'excellente qualité de l'île sans risquer de dénaturer les lieux par une exploitation trop grande. L'idée étant d'espérer créer à terme un patrimoine propre à l'Île Saint-Sévère, fait d'artisans-verriers particulièrement réputés dans le Maok et pourquoi pas à l'extérieur même de la sphère maokorienne.
Pour l'heure, la garde de l'île est toujours assurée par le Princesse Mabolania, qui a été ravitaillé et dont une partie de l'équipage a été relevé, et sous le commandement du Capitaine Chokor Nolak, qui agit au nom du Roi Ménélok IV. Plusieurs vaisseaux ont en effet rallié l'île avec des volontaires militaires mais aussi civils, et de quoi construire durablement les premières habitations en briques, le mortier pouvant être réalisé à partir du sable abondant sur l'île. Deux familles ont également été volontaires pour s'installer directement sur l'île et tester les conditions de vies avant l'envoi très probables de plusieurs autres familles dans les semaines ou les mois qui viennent. La petite chapelle bâtie dans les premiers jours a déjà un agrandissement de prévus et, à terme, on pense faire venir des pierres de construction du continent pour bâtir une grande et belle Église Saint-Sévère, ainsi que plusieurs chapelles plus petites, dont l'une déjà prévue pour être dédiée à la Vierge Marie, notamment.
Un autre projet à l'étude est la mise en place de grands pontons capables d’accueillir efficacement les vaisseaux maokoriens et alliés qui passeront par-là, le temps de se ravitailler, dans la mesure du possible, et tout simplement de faire escale. Entre cela, tous les projets déjà notés et la mise en place de casernes et de bâtiments communs, les projets ne manquent donc pas sur l'Île Saint-Sévère, qui est toujours l'objet de beaucoup d'attention de la part de la Couronne du Maok. Tout semble se mettre en place pour l'instant dans la bonne humeur, vers une occupation raisonnée et efficace de l'île, qui espère bientôt accueillir son premier artisan-verrier et ainsi commencer sa spécialisation, mais aussi, dès le printemps prochain, pouvoir entamer sa première saison agricole, récolter ses premiers fruits et ainsi goûter de façon concrètes à toutes les promesses de Saint-Sévère.
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Alwine
L'artisanat se met en place :
[right]12 mars 2028, Île Saint-Sévère, ouest du Zanyane.[/right]
Les choses continuent de suivre leur cour sur l'Île Saint-Sévère. Si les plus gros projets ont encore assez peu avancé, mais continuent peu à peu de se concrétiser, avec notamment la confirmation du projet de bâtir en dur l'Église Saint-Sévère, et la pose symbolique de la première pierre de celle-ci, pour une construction qui, néanmoins, est prévue pour durer longtemps et se faire par étape, les messes continuant d'être célébrées dans la structure en bois dont on a commencé l’agrandissement en attendant, le geste étant ici avant tout un symbole destiné à encrer durablement dans les esprits la présence maokorienne et chrétienne sur l'île, si les gros projets ont encore assez peu avancer, donc, d'autres sont déjà en marche.
Ainsi, l’artisanat, particulièrement, connaît son premier essor. Les premiers ateliers de maîtres-verriers sont en place, aillant été construits en brique avec soin par les maokoriens présents, les soldats et les civils mettant ensemble la main à la pâte sous l'égide des premiers verriers arrivés sur place. Néanmoins, plus que des bâtiments, ce sont des hommes qualifiés qu'il manquait surtout à l'Île Saint-Sévère, lors de sa découverte, pour exploiter le grande potentiel de ses importantes réserves de sables, et lui permettre de devenir un lieu où l'art du verre pourrait prendre la place que Dieu semblait lui avoir destiné en créant l'endroit.
Et justement, ce manque-là aussi avait été peu à peu comblé, avec l'arrivée de maîtres-verriers, et particulièrement d'un maître-verrier venu non pas du Maok mais directement du Thorval, et plus précisément de la ville d'Adursted, très réputée pour son travail du verre et particulièrement pour sa réalisation de vitraux, le maître-verrier Botulf. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle, en dépit de la piété des maokoriens, on ne comptait pas hâter plus qu'il ne le fallait la construction de l'église : on espérait que, le temps que les travaux soient assez avancés, maître Botulf et ses collègues d'origines maokorienne venu apprendre son savoir d'exception, soient assez avancés dans leur collaboration pour pouvoir doter l'édifice de vitraux directement produits sur l'île, qui constitueront la meilleure preuve de l'amour des nouveaux habitants du lieu pour le Seigneur et pour Sa maison. À défaut de pouvoir en fournir les pierres ou les joyaux, ils lui donneront ainsi son plus bel ornement, celui dont la beauté s'habille de lumière.
Aillant heureusement pu partir du Thorval avant que les nouvelles de pandémie ne jettent un voile d'inquiétude sur l'Alméra et puis sur le monde, le maître-verrier est venu s'installer sur l'Île Saint-Sévère avec sa femme ainsi que ses trois apprentis, les jeunes Henrik, Morten et Tyge. Cet apport du Thorval, mêlé avec les jeunes maîtres-verriers venus du Maok pour s'établir durablement sur l'île, qui, en leur temps, ont été les meilleurs apprentis des artisans les plus qualifiés du Royaume, constituera, du moins tous l'espèrent-ils sur la petite île zanyanaise, le socle sur lequel un artisanat qualifié pourra se bâtir, profitant des ressources naturelles de l'île pour exercer son art et devenant à terme, si Dieu le veut, un centre de production de petite quantité mais de grande qualité, destiné à être apprécié dans tout le Maok et peut-être même au-delà.
Que ces rêves se réalisent un jour ou pas, en attendant les maîtres-verriers semblent bien installés sur l'Île Saint-Sévère, et partis pour s'encrer solidement dans la culture du lieu. Alors que le premier village se construit peu à peu autour de l'église de bois, et que la Couronne songe à faire venir des familles complètes pour peupler l'île, au-delà de la présence des militaires qui en assurent toujours la garde, des volontaires venus y aider et des artisans qu'elle y a installer, l'avenir de ce petit morceau de Maok perdu de l'autre côté du Zanyane se dessine en tous cas positivement dans le cœur et dans l'esprit de ceux qui y vivent et de ceux qui, au Maok même, y dirigent leurs pensées.
[right]12 mars 2028, Île Saint-Sévère, ouest du Zanyane.[/right]
Les choses continuent de suivre leur cour sur l'Île Saint-Sévère. Si les plus gros projets ont encore assez peu avancé, mais continuent peu à peu de se concrétiser, avec notamment la confirmation du projet de bâtir en dur l'Église Saint-Sévère, et la pose symbolique de la première pierre de celle-ci, pour une construction qui, néanmoins, est prévue pour durer longtemps et se faire par étape, les messes continuant d'être célébrées dans la structure en bois dont on a commencé l’agrandissement en attendant, le geste étant ici avant tout un symbole destiné à encrer durablement dans les esprits la présence maokorienne et chrétienne sur l'île, si les gros projets ont encore assez peu avancer, donc, d'autres sont déjà en marche.
Ainsi, l’artisanat, particulièrement, connaît son premier essor. Les premiers ateliers de maîtres-verriers sont en place, aillant été construits en brique avec soin par les maokoriens présents, les soldats et les civils mettant ensemble la main à la pâte sous l'égide des premiers verriers arrivés sur place. Néanmoins, plus que des bâtiments, ce sont des hommes qualifiés qu'il manquait surtout à l'Île Saint-Sévère, lors de sa découverte, pour exploiter le grande potentiel de ses importantes réserves de sables, et lui permettre de devenir un lieu où l'art du verre pourrait prendre la place que Dieu semblait lui avoir destiné en créant l'endroit.
Et justement, ce manque-là aussi avait été peu à peu comblé, avec l'arrivée de maîtres-verriers, et particulièrement d'un maître-verrier venu non pas du Maok mais directement du Thorval, et plus précisément de la ville d'Adursted, très réputée pour son travail du verre et particulièrement pour sa réalisation de vitraux, le maître-verrier Botulf. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle, en dépit de la piété des maokoriens, on ne comptait pas hâter plus qu'il ne le fallait la construction de l'église : on espérait que, le temps que les travaux soient assez avancés, maître Botulf et ses collègues d'origines maokorienne venu apprendre son savoir d'exception, soient assez avancés dans leur collaboration pour pouvoir doter l'édifice de vitraux directement produits sur l'île, qui constitueront la meilleure preuve de l'amour des nouveaux habitants du lieu pour le Seigneur et pour Sa maison. À défaut de pouvoir en fournir les pierres ou les joyaux, ils lui donneront ainsi son plus bel ornement, celui dont la beauté s'habille de lumière.
Aillant heureusement pu partir du Thorval avant que les nouvelles de pandémie ne jettent un voile d'inquiétude sur l'Alméra et puis sur le monde, le maître-verrier est venu s'installer sur l'Île Saint-Sévère avec sa femme ainsi que ses trois apprentis, les jeunes Henrik, Morten et Tyge. Cet apport du Thorval, mêlé avec les jeunes maîtres-verriers venus du Maok pour s'établir durablement sur l'île, qui, en leur temps, ont été les meilleurs apprentis des artisans les plus qualifiés du Royaume, constituera, du moins tous l'espèrent-ils sur la petite île zanyanaise, le socle sur lequel un artisanat qualifié pourra se bâtir, profitant des ressources naturelles de l'île pour exercer son art et devenant à terme, si Dieu le veut, un centre de production de petite quantité mais de grande qualité, destiné à être apprécié dans tout le Maok et peut-être même au-delà.
Que ces rêves se réalisent un jour ou pas, en attendant les maîtres-verriers semblent bien installés sur l'Île Saint-Sévère, et partis pour s'encrer solidement dans la culture du lieu. Alors que le premier village se construit peu à peu autour de l'église de bois, et que la Couronne songe à faire venir des familles complètes pour peupler l'île, au-delà de la présence des militaires qui en assurent toujours la garde, des volontaires venus y aider et des artisans qu'elle y a installer, l'avenir de ce petit morceau de Maok perdu de l'autre côté du Zanyane se dessine en tous cas positivement dans le cœur et dans l'esprit de ceux qui y vivent et de ceux qui, au Maok même, y dirigent leurs pensées.
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Alwine
Le développement de l'île :
[right]8 juin 2028, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]
Beaucoup de choses sont arrivées en trois mois, sur l'Île Saint-Sévère. La première, et certainement la principale, est le passage de sa « voisine », l'Île Fotamba, sous la protection de la Couronne de Maok, et son intégration dans le Royaume. Bien que le ralliement de l'île se soit passé [url=http://www.simpolitique.com/ile-fotamba-t11740.html#p269510]près de deux mois plus tôt[/url], déjà, il continue à être un des grands sujets de conversation sur l'île, tant la nouvelle a surpris. Pour les colons et les militaires venus s'installer sur la première île découverte par les maokoriens, l'Île Fotamba, c'était surtout un nom qui évoquait la puissante et plutôt belliqueuse Union Shulu, et donc la menace de guerres ou en tous cas de conflits potentiels, d'escarmouches, de menaces, bref, une raison pour regarder vers l'ouest non pas avec espoir mais plutôt avec une certaine dose de crainte. Quelle ne fut donc pas leur ébahissement quand ce fut Fotamba, la possible menace, qui demanda... à obtenir une protection !
Finalement, alors que certains habitants craignaient des problèmes, tout fini par se passer à merveille et, peu à peu, des relations positives se tissent entre l'Île Saint-Sévère et l'Île Fotamba, unies sous la bienveillante protection du Royaume de Maok, et dans un même archipel, nommé, selon la langue et les traditions de Fotamba "Archipel Mokanga", un nom qui sonne façon plaisante aux oreilles des habitants. Pour l'heure, l'économie encore en construction de Saint-Sévère limite encore ces échanges, mais des fruits qui ne poussent que sur l'une ou l'autre île ont déjà été échangé pour montrer tout l'intérêt de ce genre de choses aux habitants de Fotamba, les Katangalas. L'Île Saint-Sévère a aussi envoyé certaines de ses premières production en verre chez sa voisine, certaines aillant apparemment émerveillé une partie des indigènes, qui en échange leur ont généreusement fait parvenir toutes sortes de vivres, à une époque où on avait encore produit très peu de nourriture sur l'île, et où l'apport fut donc très apprécié. À terme, il semble évident que chacune des îles aura pour vocation de pourvoir autant que possible aux éventuelles carences de l'autre avant de pousser plus loin.
Autre grande émotion pour les maokoriens venus habiter sur l'Île Saint-Sévère, la visite du Prince Royal Baluak en personne ! Celui-ci, venu principalement pour visiter l'Île Fotamba et établir une Charte avec les indigènes réglant les modalités de leur entrée dans le Royaume de son frère aîné le Roi Ménélok IV, n'a évidemment pas manqué de faire escale sur Saint-Sévère, toute proche, et même d'y mener un assez long séjour. De plus, il était arrivé juste à temps pour fêter Pacques avec eux, ce qui laissait, encore maintenant, un fort souvenir ravis dans l'esprit des habitants, qui considéraient comme un signe très positif que pour la première occurrence d'une telle fête passée sur l'île, un membre de la famille royale soit venu partager leurs festivités. Le Prince a également eut à cœur lors de son passage de visiter tous les habitants, y compris les verriers venus du Thorval, le maître-verrier Botulf et les siens, les remerciant au nom de son frère d'avoir accepté de transmettre leur savoir sur cette île visiblement destinée par Dieu à produire du verre.
Mais cela n'avait pas été la seule émotion puisque l'île avait également vu arriver au cours du mois précédent le premier navire maokorien chargé d'alcools et de vivres en provenance du Kweku. Si la majorité du rhum ainsi obtenu a été envoyé vers l'Île Fotamba, qui connaît une forte demande, les habitants de Saint-Sévère ont également profité de l'échange, et ont pu aussi revendre une partie de leur production de verre... bref, le commerce, encore timidement certes, commence à se mettre en place. Les travaux ont d'ailleurs débuter pour aménager peu à peu un port correct à l'endroit le plus approprié, d'une façon respectueuse de l'île ainsi que de sa faune et sa flore, bien entendu. Ainsi, l’œuvre principale est l'aménagement de longs pontons qui vont permettre aux vaisseaux de s’amarrer et de décharger leurs passages ou leurs cargaisons facilement sur l'île, ou inversement de charger hommes et marchandises sans problèmes, le tout dans l'endroit le plus approprié, là où le tirant d'eau reste élevé jusqu'à une proximité raisonnable de la terre.
Pour autant, l'Île Saint-Sévère ne comptait pas se construire comme une terre dépendante de l'extérieur pour son approvisionnement, au contraire ! Les territoires repérés comme fertiles avaient été mis en culture, et ceux qui étaient venus sur l'île dans l'idée d'y être paysans avaient pu se mettre au travail. Bien rodés qu'ils étaient au fonctionnement de l'agriculture au Maok continental, ils n'eurent guère de mal à s’acclimater sur l'île, qui connaissait des conditions sensiblement proches. Même si l'objectif ne sera sans doute pas atteint cette année, le but, à terme, est, en combinant les terres fertiles en tant que telles avec certains territoires forestiers où pourront être exploités et récoltés toutes sortes de fruit, de rendre l'île auto-suffisante. Si un surplus venait finalement à se dégager une fois la population constituée définitivement et la production optimale pour les conditions posées, qui sont le respect de la faune et de la flore, atteinte, elle pourrait toujours facilement être envoyée sur d'autres îles, dans le commerce ou jusqu'au Maok même, quoique cette solution ne soit pas privilégiée vu les distances.
En tous cas, les choses vont bon train sur l'Île Saint-Sévère, et les habitants, pleins de dynamismes, sont confiants en l'avenir. La construction de l'église avance bien, et les chapelles plus petites ont également fleuris. Les bâtiments d'habitations et les ateliers, présents ou futurs, commencent également de plus en plus à prendre une forme plus définitive et, dans l'ensemble, la population est très optimiste, les maokoriens venant de temps en temps du continent pour la renforcer petit à petit, tandis que des volontaires de « courte durée » se retirent, ne faisant que contribuer au climat de bonne humeur et de positivisme qui règne sur l'île, dont les habitants, qui ont gardé toutes leurs habitudes chrétiennes, rendent fréquemment grâce à Dieu et à Saint-Sévère, leur patron, pour le don qui leur fut fait de cette terre qui, déjà maintenant, commence à produire des œuvres de verre de plus en plus aboutie, au fur et à mesure que le savoir s'y répand et s'y améliore. Bientôt, on pense que les vitraux seront prêts à être réalisés et, une fois fait, une fois l'église définitivement construite et consacrée, les habitants ne s'en sentiront que plus encore chez eux.
[right]8 juin 2028, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]
Beaucoup de choses sont arrivées en trois mois, sur l'Île Saint-Sévère. La première, et certainement la principale, est le passage de sa « voisine », l'Île Fotamba, sous la protection de la Couronne de Maok, et son intégration dans le Royaume. Bien que le ralliement de l'île se soit passé [url=http://www.simpolitique.com/ile-fotamba-t11740.html#p269510]près de deux mois plus tôt[/url], déjà, il continue à être un des grands sujets de conversation sur l'île, tant la nouvelle a surpris. Pour les colons et les militaires venus s'installer sur la première île découverte par les maokoriens, l'Île Fotamba, c'était surtout un nom qui évoquait la puissante et plutôt belliqueuse Union Shulu, et donc la menace de guerres ou en tous cas de conflits potentiels, d'escarmouches, de menaces, bref, une raison pour regarder vers l'ouest non pas avec espoir mais plutôt avec une certaine dose de crainte. Quelle ne fut donc pas leur ébahissement quand ce fut Fotamba, la possible menace, qui demanda... à obtenir une protection !
Finalement, alors que certains habitants craignaient des problèmes, tout fini par se passer à merveille et, peu à peu, des relations positives se tissent entre l'Île Saint-Sévère et l'Île Fotamba, unies sous la bienveillante protection du Royaume de Maok, et dans un même archipel, nommé, selon la langue et les traditions de Fotamba "Archipel Mokanga", un nom qui sonne façon plaisante aux oreilles des habitants. Pour l'heure, l'économie encore en construction de Saint-Sévère limite encore ces échanges, mais des fruits qui ne poussent que sur l'une ou l'autre île ont déjà été échangé pour montrer tout l'intérêt de ce genre de choses aux habitants de Fotamba, les Katangalas. L'Île Saint-Sévère a aussi envoyé certaines de ses premières production en verre chez sa voisine, certaines aillant apparemment émerveillé une partie des indigènes, qui en échange leur ont généreusement fait parvenir toutes sortes de vivres, à une époque où on avait encore produit très peu de nourriture sur l'île, et où l'apport fut donc très apprécié. À terme, il semble évident que chacune des îles aura pour vocation de pourvoir autant que possible aux éventuelles carences de l'autre avant de pousser plus loin.
Autre grande émotion pour les maokoriens venus habiter sur l'Île Saint-Sévère, la visite du Prince Royal Baluak en personne ! Celui-ci, venu principalement pour visiter l'Île Fotamba et établir une Charte avec les indigènes réglant les modalités de leur entrée dans le Royaume de son frère aîné le Roi Ménélok IV, n'a évidemment pas manqué de faire escale sur Saint-Sévère, toute proche, et même d'y mener un assez long séjour. De plus, il était arrivé juste à temps pour fêter Pacques avec eux, ce qui laissait, encore maintenant, un fort souvenir ravis dans l'esprit des habitants, qui considéraient comme un signe très positif que pour la première occurrence d'une telle fête passée sur l'île, un membre de la famille royale soit venu partager leurs festivités. Le Prince a également eut à cœur lors de son passage de visiter tous les habitants, y compris les verriers venus du Thorval, le maître-verrier Botulf et les siens, les remerciant au nom de son frère d'avoir accepté de transmettre leur savoir sur cette île visiblement destinée par Dieu à produire du verre.
Mais cela n'avait pas été la seule émotion puisque l'île avait également vu arriver au cours du mois précédent le premier navire maokorien chargé d'alcools et de vivres en provenance du Kweku. Si la majorité du rhum ainsi obtenu a été envoyé vers l'Île Fotamba, qui connaît une forte demande, les habitants de Saint-Sévère ont également profité de l'échange, et ont pu aussi revendre une partie de leur production de verre... bref, le commerce, encore timidement certes, commence à se mettre en place. Les travaux ont d'ailleurs débuter pour aménager peu à peu un port correct à l'endroit le plus approprié, d'une façon respectueuse de l'île ainsi que de sa faune et sa flore, bien entendu. Ainsi, l’œuvre principale est l'aménagement de longs pontons qui vont permettre aux vaisseaux de s’amarrer et de décharger leurs passages ou leurs cargaisons facilement sur l'île, ou inversement de charger hommes et marchandises sans problèmes, le tout dans l'endroit le plus approprié, là où le tirant d'eau reste élevé jusqu'à une proximité raisonnable de la terre.
Pour autant, l'Île Saint-Sévère ne comptait pas se construire comme une terre dépendante de l'extérieur pour son approvisionnement, au contraire ! Les territoires repérés comme fertiles avaient été mis en culture, et ceux qui étaient venus sur l'île dans l'idée d'y être paysans avaient pu se mettre au travail. Bien rodés qu'ils étaient au fonctionnement de l'agriculture au Maok continental, ils n'eurent guère de mal à s’acclimater sur l'île, qui connaissait des conditions sensiblement proches. Même si l'objectif ne sera sans doute pas atteint cette année, le but, à terme, est, en combinant les terres fertiles en tant que telles avec certains territoires forestiers où pourront être exploités et récoltés toutes sortes de fruit, de rendre l'île auto-suffisante. Si un surplus venait finalement à se dégager une fois la population constituée définitivement et la production optimale pour les conditions posées, qui sont le respect de la faune et de la flore, atteinte, elle pourrait toujours facilement être envoyée sur d'autres îles, dans le commerce ou jusqu'au Maok même, quoique cette solution ne soit pas privilégiée vu les distances.
En tous cas, les choses vont bon train sur l'Île Saint-Sévère, et les habitants, pleins de dynamismes, sont confiants en l'avenir. La construction de l'église avance bien, et les chapelles plus petites ont également fleuris. Les bâtiments d'habitations et les ateliers, présents ou futurs, commencent également de plus en plus à prendre une forme plus définitive et, dans l'ensemble, la population est très optimiste, les maokoriens venant de temps en temps du continent pour la renforcer petit à petit, tandis que des volontaires de « courte durée » se retirent, ne faisant que contribuer au climat de bonne humeur et de positivisme qui règne sur l'île, dont les habitants, qui ont gardé toutes leurs habitudes chrétiennes, rendent fréquemment grâce à Dieu et à Saint-Sévère, leur patron, pour le don qui leur fut fait de cette terre qui, déjà maintenant, commence à produire des œuvres de verre de plus en plus aboutie, au fur et à mesure que le savoir s'y répand et s'y améliore. Bientôt, on pense que les vitraux seront prêts à être réalisés et, une fois fait, une fois l'église définitivement construite et consacrée, les habitants ne s'en sentiront que plus encore chez eux.
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Alwine
La magie des vitraux :
[right]12 Octobre 2028, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga , ouest du Zanyane.[/right]
Plusieurs événements avaient marqués la vie de l'Île Saint-Sévère et de ses habitants, ces derniers temps, c'était le moins que l'on pouvait dire. Le premier et peut-être le plus local avait été la finalisation des vitraux de l'église, qui avait été de conserve avec l'avancement des travaux de celle-ci, tant et si bien que quelques jours plus tôt l'édifice rêvé de longs mois par les colons, qui avaient hâte de pouvoir disposer d'un lieu de culte plus vaste et plus glorieux – et donc plus adapté à la force de leur amour pour le Seigneur – avait pu être officiellement consacrée. L'Église Saint-Sévère avait ainsi connue sa première messe, qui avait rassemblé presque la totalité des occupants de l'île, civils ou militaires, seuls ceux dont les occupations ne pouvaient être suspendues n'y assistant pas – et ceux-ci s'étant, bien entendu, rattrapés dès la messe suivante. Cela avait été un grand moment d'émotion pour tous, unis dans un même amour pour le Christ, dans une même dévotion envers la Sainte Trinité qui les avaient guidés jusqu'à cette île qui, pour beaucoup, était maintenant leur foyer.
Durant la célébration, on dit bien entendu une prière spéciale pour les maîtres, artisans et apprentis verriers qui avaient permis de réaliser les beaux vitraux de l'église, lesquels illuminaient celle-ci et avaient émerveillé nombre de fidèles, qui ne regrettaient pas d'avoir pris le temps de les attendre. On remercia particulièrement, une fois encore, maître Botulf et les siens, qui avaient tout particulièrement rendu tout cela possible. Un souvenir qui restait donc très fort dans la mémoire et dans l'esprit de nombre des habitants de Saint-Sévère. La production ne s'était pas arrêtée pour autant des les ateliers du verre, car chacune des églises en construction dans les diverses îles placées sous la protection de la Couronne du Maok, ainsi que les chapelles, réclamaient également leurs œuvres d'arts, comme si cela avait été un vibrant hommage à l'unité de ces territoires, qui étaient unis aussi bien entre eux que vis-à-vis du Royaume auquel chacun des colons continuait bien entendu d'être attaché, comme il se devait.
Deux autres grandes nouvelles, elles aussi liées au monde religieux, aient été la mort du Pape, le regretté Alexandre IX, et, plus encore sans doute, l'élection du nouveau souverain pontife... Zosime II, autrefois connu comme Monseigneur Phirok, évêque de Mojaro. Pour quelques-uns, particulièrement parmi les artisans, ce n'était nul autre que l'évêque qui les avait joyeusement bénis, avec un sourire plein d'espoir, avant qu'ils ne partent pour leur nouveau foyer. Pour les autres, cela restait généralement un personnage dont ils avaient au moins entendu parlé, ou même, au minimum... un maokorien ! Pour tous, c'était une immense joie et une insondable fierté de voir ainsi un enfant du Maok être le nouveau Pape, et rien de moins, s'il vous plaît, que le premier Pape noir de l'histoire de la Sainte Église Catholique. Bien loin des controverses qui agitaient certains pays du nord, pour eux s'était le symbole fort que leur église était réellement universelle, ouverte à tous les hommes, en tant que fidèles, que prêtres ou même, la preuve en était faite, que guide des croyants et chef de l'église.
De nombreuses messes avaient été données pour célébrer cet avènement, et de ce qu'ils en voyaient, entre l'Aiglantine et le Kweku, les principaux contacts directs qu'ils avaient avec l'extérieur étaient également positifs. On rapportait bien des rumeurs de trouble dans certaines parties du corps de l'Église, mais ces braves hommes se contentaient de hausser les épaules, faisant confiance à Zosime II pour régler les problèmes qui pourraient surgir, la plupart ayant eut l'occasion d'entendre parler de son action très positive en tant qu'évêque. En tous cas, cette nouvelle n'avait bien entendu fait que renforcer la foi des maokoriens de Saint-Sévère, comme dans les autres îles et, sans nul doute, au Maok continental. C'était également une raison de plus que de croire en la faveur dans laquelle Dieu ne pouvait que tenir leur patrie, qui se voyait gratifiée par les découvertes de nouveaux lieux où porter le doux amour de Dieu, tels que cette île, et en même temps était honorée par ce nouveau pape issu de ses rangs.
La dernière nouveauté, à côté de tout cela, semblait presque triviale, même si d'autres, plus matérialistes, l'auraient peut-être jugée plus importante. Venue du Sud, l'idée de placer des « jardins » sur les toits des habitations avait très vite touché l'Île Saint-Sévère, comme l'avaient voulu les autorités maokoriennes, et ici aussi avaient déclenchés un certain enthousiasme. Si certaines parties de l'île étaient déjà en culture – de façon toujours respectueuse de l'environnement qui les entourait – et si, comme dans les autres îles, on avait déjà progressé dans les autres domaines de subsistance, cette nouveauté fut jugée très intéressante, permettant de favoriser l'indépendance alimentaire et même, pourquoi pas, une capacité à exporter vers les autres îles si celles-ci se trouvaient en difficulté. En tous cas, l'idée plaisait beaucoup, et on envisageait déjà de construire certaines futures maisons de façon à faciliter ce genre d'ouvrage, voir, pourquoi pas, à créer de véritables terrasses-jardins. Nul doute en tous cas que le concept venu d'Aiglantine plaisait aux maokoriens de Saint-Sévère.
Et ainsi les choses continuaient-elles,la vie étant par ailleurs toujours tranquille et paisible sur la petite île perdue entre l'Eone et le continent, dont les habitants n'avaient rien perdus de leurs espoirs de bâtir ici un nouveau petit coin de paradis, que du contraire d'ailleurs, vu que pour l'heure les choses semblaient en bonne voie vers cette aspiration.
[right]12 Octobre 2028, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga , ouest du Zanyane.[/right]
Plusieurs événements avaient marqués la vie de l'Île Saint-Sévère et de ses habitants, ces derniers temps, c'était le moins que l'on pouvait dire. Le premier et peut-être le plus local avait été la finalisation des vitraux de l'église, qui avait été de conserve avec l'avancement des travaux de celle-ci, tant et si bien que quelques jours plus tôt l'édifice rêvé de longs mois par les colons, qui avaient hâte de pouvoir disposer d'un lieu de culte plus vaste et plus glorieux – et donc plus adapté à la force de leur amour pour le Seigneur – avait pu être officiellement consacrée. L'Église Saint-Sévère avait ainsi connue sa première messe, qui avait rassemblé presque la totalité des occupants de l'île, civils ou militaires, seuls ceux dont les occupations ne pouvaient être suspendues n'y assistant pas – et ceux-ci s'étant, bien entendu, rattrapés dès la messe suivante. Cela avait été un grand moment d'émotion pour tous, unis dans un même amour pour le Christ, dans une même dévotion envers la Sainte Trinité qui les avaient guidés jusqu'à cette île qui, pour beaucoup, était maintenant leur foyer.
Durant la célébration, on dit bien entendu une prière spéciale pour les maîtres, artisans et apprentis verriers qui avaient permis de réaliser les beaux vitraux de l'église, lesquels illuminaient celle-ci et avaient émerveillé nombre de fidèles, qui ne regrettaient pas d'avoir pris le temps de les attendre. On remercia particulièrement, une fois encore, maître Botulf et les siens, qui avaient tout particulièrement rendu tout cela possible. Un souvenir qui restait donc très fort dans la mémoire et dans l'esprit de nombre des habitants de Saint-Sévère. La production ne s'était pas arrêtée pour autant des les ateliers du verre, car chacune des églises en construction dans les diverses îles placées sous la protection de la Couronne du Maok, ainsi que les chapelles, réclamaient également leurs œuvres d'arts, comme si cela avait été un vibrant hommage à l'unité de ces territoires, qui étaient unis aussi bien entre eux que vis-à-vis du Royaume auquel chacun des colons continuait bien entendu d'être attaché, comme il se devait.
Deux autres grandes nouvelles, elles aussi liées au monde religieux, aient été la mort du Pape, le regretté Alexandre IX, et, plus encore sans doute, l'élection du nouveau souverain pontife... Zosime II, autrefois connu comme Monseigneur Phirok, évêque de Mojaro. Pour quelques-uns, particulièrement parmi les artisans, ce n'était nul autre que l'évêque qui les avait joyeusement bénis, avec un sourire plein d'espoir, avant qu'ils ne partent pour leur nouveau foyer. Pour les autres, cela restait généralement un personnage dont ils avaient au moins entendu parlé, ou même, au minimum... un maokorien ! Pour tous, c'était une immense joie et une insondable fierté de voir ainsi un enfant du Maok être le nouveau Pape, et rien de moins, s'il vous plaît, que le premier Pape noir de l'histoire de la Sainte Église Catholique. Bien loin des controverses qui agitaient certains pays du nord, pour eux s'était le symbole fort que leur église était réellement universelle, ouverte à tous les hommes, en tant que fidèles, que prêtres ou même, la preuve en était faite, que guide des croyants et chef de l'église.
De nombreuses messes avaient été données pour célébrer cet avènement, et de ce qu'ils en voyaient, entre l'Aiglantine et le Kweku, les principaux contacts directs qu'ils avaient avec l'extérieur étaient également positifs. On rapportait bien des rumeurs de trouble dans certaines parties du corps de l'Église, mais ces braves hommes se contentaient de hausser les épaules, faisant confiance à Zosime II pour régler les problèmes qui pourraient surgir, la plupart ayant eut l'occasion d'entendre parler de son action très positive en tant qu'évêque. En tous cas, cette nouvelle n'avait bien entendu fait que renforcer la foi des maokoriens de Saint-Sévère, comme dans les autres îles et, sans nul doute, au Maok continental. C'était également une raison de plus que de croire en la faveur dans laquelle Dieu ne pouvait que tenir leur patrie, qui se voyait gratifiée par les découvertes de nouveaux lieux où porter le doux amour de Dieu, tels que cette île, et en même temps était honorée par ce nouveau pape issu de ses rangs.
La dernière nouveauté, à côté de tout cela, semblait presque triviale, même si d'autres, plus matérialistes, l'auraient peut-être jugée plus importante. Venue du Sud, l'idée de placer des « jardins » sur les toits des habitations avait très vite touché l'Île Saint-Sévère, comme l'avaient voulu les autorités maokoriennes, et ici aussi avaient déclenchés un certain enthousiasme. Si certaines parties de l'île étaient déjà en culture – de façon toujours respectueuse de l'environnement qui les entourait – et si, comme dans les autres îles, on avait déjà progressé dans les autres domaines de subsistance, cette nouveauté fut jugée très intéressante, permettant de favoriser l'indépendance alimentaire et même, pourquoi pas, une capacité à exporter vers les autres îles si celles-ci se trouvaient en difficulté. En tous cas, l'idée plaisait beaucoup, et on envisageait déjà de construire certaines futures maisons de façon à faciliter ce genre d'ouvrage, voir, pourquoi pas, à créer de véritables terrasses-jardins. Nul doute en tous cas que le concept venu d'Aiglantine plaisait aux maokoriens de Saint-Sévère.
Et ainsi les choses continuaient-elles,la vie étant par ailleurs toujours tranquille et paisible sur la petite île perdue entre l'Eone et le continent, dont les habitants n'avaient rien perdus de leurs espoirs de bâtir ici un nouveau petit coin de paradis, que du contraire d'ailleurs, vu que pour l'heure les choses semblaient en bonne voie vers cette aspiration.
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Alwine
De légers nuages :
[right]9 Février 2029, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga , ouest du Zanyane.[/right]
Les mois avaient coulés sur Saint-Sévère, et ils avaient globalement été paisibles. La nouvelle église était maintenant bien étrennée, et on avait pu y célébrer les premières fêtes de la Noël, plus d'un mois au part avant déjà, maintenant. Cela avait été l'occasion de grandes réjouissances, bien entendu, d'une part parce que tel était toujours le cas pour les maokoriens quand venait le temps de cette célébration, la deuxième plus grande de l'année après celle de Pâques, qui marquait, elle, la résurrection du Christ. Mais aussi, d'autre part, à cause du caractère exceptionnel de cette célébration-ci. C'était la première fois qu'ils avaient l'occasion de fêter la naissance du Seigneur dans ce nouveau morceau de terre que celui-ci, dans sa grande générosité, avait décidé, en guidant la route des marins jusqu'ici, de placer sous la protection du Royaume de Maok, la première grande fête qu'accueillait leur église récemment construite.
De fait, la fête de Noël avait été la plus belle des derniers mois, mais pas la seule. Sur un plan plus civil, et plus prosaïque, les habitants de l'Île Saint-Sévère avaient aussi fêté, il y a seulement une journée, le huit février, l'anniversaire de la découverte de l'île. Cela faisait un an, déjà, que le Capitaine Chokor Nolak était arrivé, commandant le Princesse Mabolania et, peut-être grâce à sa vigilance exacerbée pour ne pas risquer le conflit avec l'Union Shulu mais surtout, tous les habitants en étaient convaincus, parce que tel était la volonté du Christ, dans son infinie bonté, avait découvert cette étendue de terre perdue au milieu des flots qu'il avait nommé Île Saint-Sévère, en hommage au saint homme fêté ce jour-là, lui qui était en train de lire les textes saints quand on lui avait annoncé la nouvelle. Un an plus tard, Chokor Nolak était toujours là, administrant et protégeant l'île au nom de la Couronne et selon les instructions de celle-ci, et surtout la communauté était bien installée !
Si l'on ajoutait à ces deux occasions festives majeurs les réjouissances plus modestes qui avaient pris place autour de l'an neuf, généralement fêté légèrement par les maokoriens, cela avait certainement été des mois forts joyeux, en effet. Mais les habitants n'avaient pas chômé pour autant, que du contraire même. Le travail continuait, les habitations finissaient peu à peu d'être aménagées. Là où c'était possible, on avait souvent déjà au moins commencé, et parfois fini, d'aménager le potager supplémentaire qui était venu sous forme de conseil, relayé par l'Île Saint-Théodore, depuis l'Aiglantine. Drôle de parcours pour une idée, certainement, de venir d'une île du nord, de rebondir sur une autre île au sud et de finalement arriver sur Saint-Sévère, avait fait remarquer l'un des colons en aménageant une partie de son toit, ce qui n'avait pas manqué de faire rire les voisins. Cela n'avait pas empêché cette nouvelle amélioration d'être réalisée, comme les autres d'ailleurs. Les ateliers du verre étaient maintenant bien lancés, et avaient même produits tout ou une partie de deux cadeaux royaux, étant visiblement très prisés par Sa Majesté Ménélok IV.
Tout n'était pas parfaitement rose, pourtant, dans le petit monde de l'Île Saint-Sévère. Les rumeurs autour de la « peste levantine » n'avaient pas manqué d'inquiéter certains des habitants, et dernièrement des mesures concrètes étaient venus répondre à ses inquiétudes. De la même façon qu'au Maok continental, tout vaisseau venant directement ou non des pays contaminés jusqu'ici devaient subir quelques jours de confinement sanitaire. Les passagers présentant des symptômes de la peste levantine, ou bactérie Bh321, selon son nom scientifiques, ne devaient pas débarquer sur l'île, mais au contraire être renvoyés vers leur pays d'origine pour y être soigné, car il était évident, plus encore que sur le continent, que Saint-Sévère ne possédait nullement les infrastructures nécessaires pour soigner ou même contenir une maladie aussi grave.
Les habitants le savait, des mesures semblables avaient été appliquées sur les quatre autres îles que comportait le territoire ultramarin du Maok. On devait, malheureusement, particulièrement prendre garde aux aiglantins, qui avaient après tout droit de relâche dans toutes les îles maokoriennes. Lorsque le cas se posait, néanmoins, on ne les accueillait pas avec défiance au contraire mais avec des sourires désolés de bord-à-bord, et des espoirs que tout cela prenne vite fin. Dans l'Archipel Mokanga, on avait bien entendu prit garde à Saint-Sévère elle-même, mais peut-être plus encore à l'Île Fotamba. On ignorait en effet si les Katangalas étaient plus ou moins résistants que le reste du monde à cette infection et, dans le doute, on prenait garde à les préserver d'une éventuelle contamination, eux qui étaient riches d'une culture unique que les sages et les moines commençaient à peine à découvrir, sans compter qu'une infection venue de l'extérieur aurait pu être désastreuse pour les relations entre nouveaux et anciens citoyens sur Fotamba.
Néanmoins, toutes ces précautions n'obscurcissaient que légèrement le ciel de Saint-Sévère. Pour ses habitants, il était en effet plus important de profiter de leur nouvelle existence et de continuer à la bâtir que de s'inquiéter pour des maux qui, au final, paraissaient bien lointains. On élevait des prières pour que le Seigneur inspire les hommes et leur face découvrir un remède, pour qu'il apaise les malades et, s'il choisissait de les rappeler à lui, pour qu'il les accueille avec bienveillance. Mais cela à part, on se concertait surtout pour continuer à faire de l'île un endroit où il faisait bon vivre et où les maokoriens pouvaient vivre en harmonie avec la nature locale, dans ce nouveau morceau de leur patrie dont Dieu leur avait fait grâce.
[right]9 Février 2029, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga , ouest du Zanyane.[/right]
Les mois avaient coulés sur Saint-Sévère, et ils avaient globalement été paisibles. La nouvelle église était maintenant bien étrennée, et on avait pu y célébrer les premières fêtes de la Noël, plus d'un mois au part avant déjà, maintenant. Cela avait été l'occasion de grandes réjouissances, bien entendu, d'une part parce que tel était toujours le cas pour les maokoriens quand venait le temps de cette célébration, la deuxième plus grande de l'année après celle de Pâques, qui marquait, elle, la résurrection du Christ. Mais aussi, d'autre part, à cause du caractère exceptionnel de cette célébration-ci. C'était la première fois qu'ils avaient l'occasion de fêter la naissance du Seigneur dans ce nouveau morceau de terre que celui-ci, dans sa grande générosité, avait décidé, en guidant la route des marins jusqu'ici, de placer sous la protection du Royaume de Maok, la première grande fête qu'accueillait leur église récemment construite.
De fait, la fête de Noël avait été la plus belle des derniers mois, mais pas la seule. Sur un plan plus civil, et plus prosaïque, les habitants de l'Île Saint-Sévère avaient aussi fêté, il y a seulement une journée, le huit février, l'anniversaire de la découverte de l'île. Cela faisait un an, déjà, que le Capitaine Chokor Nolak était arrivé, commandant le Princesse Mabolania et, peut-être grâce à sa vigilance exacerbée pour ne pas risquer le conflit avec l'Union Shulu mais surtout, tous les habitants en étaient convaincus, parce que tel était la volonté du Christ, dans son infinie bonté, avait découvert cette étendue de terre perdue au milieu des flots qu'il avait nommé Île Saint-Sévère, en hommage au saint homme fêté ce jour-là, lui qui était en train de lire les textes saints quand on lui avait annoncé la nouvelle. Un an plus tard, Chokor Nolak était toujours là, administrant et protégeant l'île au nom de la Couronne et selon les instructions de celle-ci, et surtout la communauté était bien installée !
Si l'on ajoutait à ces deux occasions festives majeurs les réjouissances plus modestes qui avaient pris place autour de l'an neuf, généralement fêté légèrement par les maokoriens, cela avait certainement été des mois forts joyeux, en effet. Mais les habitants n'avaient pas chômé pour autant, que du contraire même. Le travail continuait, les habitations finissaient peu à peu d'être aménagées. Là où c'était possible, on avait souvent déjà au moins commencé, et parfois fini, d'aménager le potager supplémentaire qui était venu sous forme de conseil, relayé par l'Île Saint-Théodore, depuis l'Aiglantine. Drôle de parcours pour une idée, certainement, de venir d'une île du nord, de rebondir sur une autre île au sud et de finalement arriver sur Saint-Sévère, avait fait remarquer l'un des colons en aménageant une partie de son toit, ce qui n'avait pas manqué de faire rire les voisins. Cela n'avait pas empêché cette nouvelle amélioration d'être réalisée, comme les autres d'ailleurs. Les ateliers du verre étaient maintenant bien lancés, et avaient même produits tout ou une partie de deux cadeaux royaux, étant visiblement très prisés par Sa Majesté Ménélok IV.
Tout n'était pas parfaitement rose, pourtant, dans le petit monde de l'Île Saint-Sévère. Les rumeurs autour de la « peste levantine » n'avaient pas manqué d'inquiéter certains des habitants, et dernièrement des mesures concrètes étaient venus répondre à ses inquiétudes. De la même façon qu'au Maok continental, tout vaisseau venant directement ou non des pays contaminés jusqu'ici devaient subir quelques jours de confinement sanitaire. Les passagers présentant des symptômes de la peste levantine, ou bactérie Bh321, selon son nom scientifiques, ne devaient pas débarquer sur l'île, mais au contraire être renvoyés vers leur pays d'origine pour y être soigné, car il était évident, plus encore que sur le continent, que Saint-Sévère ne possédait nullement les infrastructures nécessaires pour soigner ou même contenir une maladie aussi grave.
Les habitants le savait, des mesures semblables avaient été appliquées sur les quatre autres îles que comportait le territoire ultramarin du Maok. On devait, malheureusement, particulièrement prendre garde aux aiglantins, qui avaient après tout droit de relâche dans toutes les îles maokoriennes. Lorsque le cas se posait, néanmoins, on ne les accueillait pas avec défiance au contraire mais avec des sourires désolés de bord-à-bord, et des espoirs que tout cela prenne vite fin. Dans l'Archipel Mokanga, on avait bien entendu prit garde à Saint-Sévère elle-même, mais peut-être plus encore à l'Île Fotamba. On ignorait en effet si les Katangalas étaient plus ou moins résistants que le reste du monde à cette infection et, dans le doute, on prenait garde à les préserver d'une éventuelle contamination, eux qui étaient riches d'une culture unique que les sages et les moines commençaient à peine à découvrir, sans compter qu'une infection venue de l'extérieur aurait pu être désastreuse pour les relations entre nouveaux et anciens citoyens sur Fotamba.
Néanmoins, toutes ces précautions n'obscurcissaient que légèrement le ciel de Saint-Sévère. Pour ses habitants, il était en effet plus important de profiter de leur nouvelle existence et de continuer à la bâtir que de s'inquiéter pour des maux qui, au final, paraissaient bien lointains. On élevait des prières pour que le Seigneur inspire les hommes et leur face découvrir un remède, pour qu'il apaise les malades et, s'il choisissait de les rappeler à lui, pour qu'il les accueille avec bienveillance. Mais cela à part, on se concertait surtout pour continuer à faire de l'île un endroit où il faisait bon vivre et où les maokoriens pouvaient vivre en harmonie avec la nature locale, dans ce nouveau morceau de leur patrie dont Dieu leur avait fait grâce.
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Alwine
Un soleil radieux :
[right]3 juin 2029, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]
Les nuages qui avaient pesé au-dessus du ciel bleu de Saint-Sévère avaient été chassé au loin au fil des mois qui étaient passé, tout en douceur. Si certains s'étaient inquiétés du fait que l'île, sans doute la plus exposée des cinq que comptait le Maok, parce qu'étant aussi la plus connectée des cinq au monde extérieur, ne puisse être touchée par la peste levantine, cette inquiétude s'était avérée infondée. La terreur qu'avait pu inspirer cette triste maladie semblait s'être estompée au fur et à mesure, y compris sous la forme, bien assourdie, qui était parvenue jusqu'ici. On n'avait pas vraiment annoncé la victoire sur celle-ci, ce qui pouvait laisser une impression d’œuvre inachevée, mais du moins les raisons de la craindre avaient-elles semblé s'éloigner peu à peu, comme sur de souples pattes de velours.
Quoi qu'il en soit, on avait plus ou moins perdu cette raison de s'en faire sur l'Île Saint-Sévère, ouvrant la voie à de plus radieuses pensées. Des représentants de la guilde des verriers établie au niveau locale, et qui profitait toujours du souffle donné par maître Botulf, le noble maître-verrier thorvalois qui était venu faire profiter l'île de son savoir en tout premier, et qui avait permis, avec l'aide des maîtres venus du continent zanyanais, à bâtir le savoir-faire maintenant reconnu de cette île, avaient été conviés à l'inauguration des églises des îles du sud, qui toutes, bien entendu, avaient été dotée en matière de vitraux par eux. Ils en étaient revenus avec des avis globalement positifs sur la façon dont « rendait » leur travail, et avaient tous dit la joie des habitants des trois îles méridionales vis-à-vis de celui-ci, ce qui n'avait pas manqué en retour d'être plaisant aux yeux des habitants de Saint-Sévère.
Cette nouvelle preuve de l'estime dans laquelle on tenait leur travail, assortie d'autre échos, notamment les réactions de certains dignitaires vis-à-vis de présents fournis par leurs soins, en ce compris des personnages parfois royaux, comme le Roi de Tel-Mehrat, par exemple, avait nourrit l'idée d'un projet plutôt ambitieux, à leur échelle en tous cas, pour les artisans de Saint-Sévère. Un projet qui prenait ses racines dans une constatation toute simple : c'était par l'aide et la bonne volonté du Thorval que leur art avait pu ainsi éclore, grâce à l'aide de maître Botulf – même si celui-ci, qui avait bien entendu voix au chapitre à l'intérieur du chapitre local de la guilde, n'avait pas manqué de protester que sa contribution avait été bien humble, avec la modestie toute chrétienne qui lui était coutumière – qui leur avait permis de prendre leur envol. De fait, il était tout naturel pour eux de remercier le Thorval, à la hauteur de leurs moyens, toutefois.
Même si l'aide avait été envoyée en premier lieu par la Corporation Adurstedoise des Verriers, qu'on avait d'ailleurs déjà amplement remerciée via des échanges épistolaires, leur décision demandait un remerciement plus général. Et dans l'esprit des maokoriens, de Saint-Sévère comme d'ailleurs, ce qui représentait le mieux un pays en général, c'était bien entendu celui, ou celle, qui portait la Couronne. Ils avaient donc résolut de préparer des présents de remerciements pour la Reine de Thorval, pour laquelle tous, par les récits de maître Botulf autant que par l'avis généralement répandu sur elle au Maok, avaient le plus grand respect. On avait préparé trois chef-d’œuvre – c'est à dire pensé avec le même niveau d'exigence que celui demandé pour devenir un maître-verrier digne de ce nom – à son attention : une fiole ouvragée aux armes de la Maison Royale de Thorval, une statuette de verre délicatement colorée représentant la Sainte Vierge et un magnifique vitrail représentant la Passion.
On avait ensuite, avec soin, composé une missive, que le bon curé local avait accepté en souriant de traduire en latin, on avait commandé trois belles boites d'ébènes ouvragés aux artisans de Fotamba, et une fois que tout avait été prêt, on avait confié l'ensemble aux bons soins d'un des navires qui faisait escale au sur l'île et qui, être passé par l'Aiglantine, l'Hohenhoff et le Viertenstein, était destiné à se rendre jusqu'au Thorval. Si l'initiative avait au début été prise par les verriers, c'était toute l'île qui l'avait finalement accompagnée, et avait financé l'achat des boîtes, par exemple, tant tous étaient conscient que le travail du verre avait participé à doter l'île de l'identité qui était maintenant la sienne, et tant tous s'étaient enthousiasmés pour cette idée. Le fait de remercier un monarque aurait pu paraître presque présomptueux dans certaines cultures, mais était une chose qui venait naturellement aux maokoriens.
Et une fois le vaisseau parti, l'île reprit le court de sa vie, assez tranquille au demeurant. Les habitants, qui ne ménageaient pas leurs efforts pour continuer à faire de leur île un endroit agréable, avaient simplement inclus le salut du vaisseau dans leurs prières, où, joyeusement, ils remerciaient principalement le Seigneur pour ses bienfaits et le priait de continuer de les en gratifier, si tel était sa volonté, eux et leurs frères de par tout le Maok, et, au-delà, de par toute la Chrétienté, ainsi, également, de par tout le simpomonde.
[right]3 juin 2029, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]
Les nuages qui avaient pesé au-dessus du ciel bleu de Saint-Sévère avaient été chassé au loin au fil des mois qui étaient passé, tout en douceur. Si certains s'étaient inquiétés du fait que l'île, sans doute la plus exposée des cinq que comptait le Maok, parce qu'étant aussi la plus connectée des cinq au monde extérieur, ne puisse être touchée par la peste levantine, cette inquiétude s'était avérée infondée. La terreur qu'avait pu inspirer cette triste maladie semblait s'être estompée au fur et à mesure, y compris sous la forme, bien assourdie, qui était parvenue jusqu'ici. On n'avait pas vraiment annoncé la victoire sur celle-ci, ce qui pouvait laisser une impression d’œuvre inachevée, mais du moins les raisons de la craindre avaient-elles semblé s'éloigner peu à peu, comme sur de souples pattes de velours.
Quoi qu'il en soit, on avait plus ou moins perdu cette raison de s'en faire sur l'Île Saint-Sévère, ouvrant la voie à de plus radieuses pensées. Des représentants de la guilde des verriers établie au niveau locale, et qui profitait toujours du souffle donné par maître Botulf, le noble maître-verrier thorvalois qui était venu faire profiter l'île de son savoir en tout premier, et qui avait permis, avec l'aide des maîtres venus du continent zanyanais, à bâtir le savoir-faire maintenant reconnu de cette île, avaient été conviés à l'inauguration des églises des îles du sud, qui toutes, bien entendu, avaient été dotée en matière de vitraux par eux. Ils en étaient revenus avec des avis globalement positifs sur la façon dont « rendait » leur travail, et avaient tous dit la joie des habitants des trois îles méridionales vis-à-vis de celui-ci, ce qui n'avait pas manqué en retour d'être plaisant aux yeux des habitants de Saint-Sévère.
Cette nouvelle preuve de l'estime dans laquelle on tenait leur travail, assortie d'autre échos, notamment les réactions de certains dignitaires vis-à-vis de présents fournis par leurs soins, en ce compris des personnages parfois royaux, comme le Roi de Tel-Mehrat, par exemple, avait nourrit l'idée d'un projet plutôt ambitieux, à leur échelle en tous cas, pour les artisans de Saint-Sévère. Un projet qui prenait ses racines dans une constatation toute simple : c'était par l'aide et la bonne volonté du Thorval que leur art avait pu ainsi éclore, grâce à l'aide de maître Botulf – même si celui-ci, qui avait bien entendu voix au chapitre à l'intérieur du chapitre local de la guilde, n'avait pas manqué de protester que sa contribution avait été bien humble, avec la modestie toute chrétienne qui lui était coutumière – qui leur avait permis de prendre leur envol. De fait, il était tout naturel pour eux de remercier le Thorval, à la hauteur de leurs moyens, toutefois.
Même si l'aide avait été envoyée en premier lieu par la Corporation Adurstedoise des Verriers, qu'on avait d'ailleurs déjà amplement remerciée via des échanges épistolaires, leur décision demandait un remerciement plus général. Et dans l'esprit des maokoriens, de Saint-Sévère comme d'ailleurs, ce qui représentait le mieux un pays en général, c'était bien entendu celui, ou celle, qui portait la Couronne. Ils avaient donc résolut de préparer des présents de remerciements pour la Reine de Thorval, pour laquelle tous, par les récits de maître Botulf autant que par l'avis généralement répandu sur elle au Maok, avaient le plus grand respect. On avait préparé trois chef-d’œuvre – c'est à dire pensé avec le même niveau d'exigence que celui demandé pour devenir un maître-verrier digne de ce nom – à son attention : une fiole ouvragée aux armes de la Maison Royale de Thorval, une statuette de verre délicatement colorée représentant la Sainte Vierge et un magnifique vitrail représentant la Passion.
On avait ensuite, avec soin, composé une missive, que le bon curé local avait accepté en souriant de traduire en latin, on avait commandé trois belles boites d'ébènes ouvragés aux artisans de Fotamba, et une fois que tout avait été prêt, on avait confié l'ensemble aux bons soins d'un des navires qui faisait escale au sur l'île et qui, être passé par l'Aiglantine, l'Hohenhoff et le Viertenstein, était destiné à se rendre jusqu'au Thorval. Si l'initiative avait au début été prise par les verriers, c'était toute l'île qui l'avait finalement accompagnée, et avait financé l'achat des boîtes, par exemple, tant tous étaient conscient que le travail du verre avait participé à doter l'île de l'identité qui était maintenant la sienne, et tant tous s'étaient enthousiasmés pour cette idée. Le fait de remercier un monarque aurait pu paraître presque présomptueux dans certaines cultures, mais était une chose qui venait naturellement aux maokoriens.
Et une fois le vaisseau parti, l'île reprit le court de sa vie, assez tranquille au demeurant. Les habitants, qui ne ménageaient pas leurs efforts pour continuer à faire de leur île un endroit agréable, avaient simplement inclus le salut du vaisseau dans leurs prières, où, joyeusement, ils remerciaient principalement le Seigneur pour ses bienfaits et le priait de continuer de les en gratifier, si tel était sa volonté, eux et leurs frères de par tout le Maok, et, au-delà, de par toute la Chrétienté, ainsi, également, de par tout le simpomonde.
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Alwine
Une réponse royale :
[right]11 juin 2029, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]
Quand les habitants de l'Île Saint-Sévère avaient envoyé leurs présents, [url=http://www.simpolitique.com/post278423.html#p278423]accompagnés d'une lettre[/url], à la souveraine du Thorval, cela avait été sans arrière pensée. Ils ne s'attendaient ni à une réponse personnelle de la reine nordique, ni, en fait, à quoi que ce soit de particulier : pour eux, l'important était de témoigner leur reconnaissance au Thorval et leur considération à la Reine Annabelle. Ils furent donc surpris quand, très rapidement, une réponse leur parvint, transmise par le service de communication de la Couronne dans les meilleurs délais :
[quote="Zaldora"][quote]A l'attention de la communauté d'habitants de Saint-Sévère,
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/08/1456234803-armes-pour-lettre.png[/img][/center]
Mon père, capitaine, messieurs, chers amis,
[justify]Les présents offerts avec modestie d'intention sont les plus beaux car il nous est possible en les contemplant de ressentir, en quelque sorte, la sincérité de leurs auteurs. Vous nous gratifiez de magnifiques ouvrages pour lesquels nous vous adressons nos profonds remerciements. La dévotion de l’île Saint-Sévère au noble travail du verre est une glorieuse nouvelle et la participation du Maître Botulf à cette réalisation, un homme précédé de sa réputation, est une grande source de satisfaction. Étant donné la précision des détails, la beauté et l'harmonie de l'ensemble, nous ne doutons un seul instant que les compagnons ayant contribué à ces trois présents deviendront des maîtres du verre, si ce n'est déjà fait. Il est possible qu'à l'occasion d'un prochain voyage à Bardaran, nous profitions de notre présence au Zanyane pour venir sur Saint-Sévère et ainsi avoir l'honneur de vous rencontrer tous.
Respectueusement,[/justify]
[img]http://zupimages.net/up/16/32/nuzc.png[/img]
[/quote][/quote]
La réponse royale, lue d'abord par les responsables de l'île, puis communiquée oralement, après la messe, par le Père Kalidé lui-même à l'ensemble de la population de l'île. Les habitants furent touchés par la simplicités des mots de la puissante souveraine thorvaloise, et les artistes furent particulièrement honoré des compliments qu'elle glissait dans sa missive. De fait, la « réponse d'Annabelle » devint l'un des principaux sujets de conversation sur l'île pendant plusieurs jours, tant elle avait touché les habitants. La possibilité d'une visite royale, étrangère qui plus est, dans leur toute jeune communauté, ne manquait pas également d'animer les conversations. La simple évocation de cette possibilité, tout comme la reconnaissance de leurs humbles mérites, par la Reine de Thorval, très admirée pour son engagement envers la chrétienté, et de par les paroles élogieuse des thorvalois présents sur l'île à son sujet, leur semblait en quelque sorte consacrer la justesse de leur présence ici, sur Saint-Sévère.
Bien entendu, on se concerta rapidement pour envoyer une réponse à la reine nordique, rédigée une fois encore, en latin, par le bon curé local, tout ému lui-même, en vérité, d'avoir eut l'occasion de lire cette royale réponse à sa jeune paroisse. On profita à nouveau du premier vaisseau de confiance à destination du Thorval pour faire porter cette réponse et la vie continua ensuite son cours sur la petite Île Saint-Sévère, même si l'on continuait de parler de l'événement qu'avait été la lettre dans la petite communauté, et si, en vérité, de nombreuses prières s'élevèrent à cette époque de la jeune église de l'île et de nombreux foyers pour que le Seigneur soutienne la santé et les œuvres de la bonne Reine Annabelle. Les verriers, motivés par ces compliments royaux, ne continuèrent leur travail qu'avec plus de zèle et, l'un dans l'autre, ce fut avec une motivation renouvelée que les choses continuèrent leur cours sur ce petit morceau de Maok d'outre-mer.
[right]11 juin 2029, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]
Quand les habitants de l'Île Saint-Sévère avaient envoyé leurs présents, [url=http://www.simpolitique.com/post278423.html#p278423]accompagnés d'une lettre[/url], à la souveraine du Thorval, cela avait été sans arrière pensée. Ils ne s'attendaient ni à une réponse personnelle de la reine nordique, ni, en fait, à quoi que ce soit de particulier : pour eux, l'important était de témoigner leur reconnaissance au Thorval et leur considération à la Reine Annabelle. Ils furent donc surpris quand, très rapidement, une réponse leur parvint, transmise par le service de communication de la Couronne dans les meilleurs délais :
[quote="Zaldora"][quote]A l'attention de la communauté d'habitants de Saint-Sévère,
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/08/1456234803-armes-pour-lettre.png[/img][/center]
Mon père, capitaine, messieurs, chers amis,
[justify]Les présents offerts avec modestie d'intention sont les plus beaux car il nous est possible en les contemplant de ressentir, en quelque sorte, la sincérité de leurs auteurs. Vous nous gratifiez de magnifiques ouvrages pour lesquels nous vous adressons nos profonds remerciements. La dévotion de l’île Saint-Sévère au noble travail du verre est une glorieuse nouvelle et la participation du Maître Botulf à cette réalisation, un homme précédé de sa réputation, est une grande source de satisfaction. Étant donné la précision des détails, la beauté et l'harmonie de l'ensemble, nous ne doutons un seul instant que les compagnons ayant contribué à ces trois présents deviendront des maîtres du verre, si ce n'est déjà fait. Il est possible qu'à l'occasion d'un prochain voyage à Bardaran, nous profitions de notre présence au Zanyane pour venir sur Saint-Sévère et ainsi avoir l'honneur de vous rencontrer tous.
Respectueusement,[/justify]
[img]http://zupimages.net/up/16/32/nuzc.png[/img]
[/quote][/quote]
La réponse royale, lue d'abord par les responsables de l'île, puis communiquée oralement, après la messe, par le Père Kalidé lui-même à l'ensemble de la population de l'île. Les habitants furent touchés par la simplicités des mots de la puissante souveraine thorvaloise, et les artistes furent particulièrement honoré des compliments qu'elle glissait dans sa missive. De fait, la « réponse d'Annabelle » devint l'un des principaux sujets de conversation sur l'île pendant plusieurs jours, tant elle avait touché les habitants. La possibilité d'une visite royale, étrangère qui plus est, dans leur toute jeune communauté, ne manquait pas également d'animer les conversations. La simple évocation de cette possibilité, tout comme la reconnaissance de leurs humbles mérites, par la Reine de Thorval, très admirée pour son engagement envers la chrétienté, et de par les paroles élogieuse des thorvalois présents sur l'île à son sujet, leur semblait en quelque sorte consacrer la justesse de leur présence ici, sur Saint-Sévère.
Bien entendu, on se concerta rapidement pour envoyer une réponse à la reine nordique, rédigée une fois encore, en latin, par le bon curé local, tout ému lui-même, en vérité, d'avoir eut l'occasion de lire cette royale réponse à sa jeune paroisse. On profita à nouveau du premier vaisseau de confiance à destination du Thorval pour faire porter cette réponse et la vie continua ensuite son cours sur la petite Île Saint-Sévère, même si l'on continuait de parler de l'événement qu'avait été la lettre dans la petite communauté, et si, en vérité, de nombreuses prières s'élevèrent à cette époque de la jeune église de l'île et de nombreux foyers pour que le Seigneur soutienne la santé et les œuvres de la bonne Reine Annabelle. Les verriers, motivés par ces compliments royaux, ne continuèrent leur travail qu'avec plus de zèle et, l'un dans l'autre, ce fut avec une motivation renouvelée que les choses continuèrent leur cours sur ce petit morceau de Maok d'outre-mer.
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Alwine
Une visite royale :
[right]2 janvier 2030, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]
Les fêtes de fin d'années s'achevaient tout juste sur l'Île Saint-Sévère, où l'on avait plus fêté, néanmoins, la Naissance de Jésus-Christ que la nouvelle année proprement dites. C'était déjà la deuxième fête de Noël qui était célébrée sur l'île, et la première qui avait pu se faire dans la nouvelle église, ce qui avait bien entendu donné une coloration particulière à la célébration. C'était après tout quelque chose d'important que d'avoir pu ainsi célébrer la seconde plus grande fête chrétienne – aux yeux des maokoriens qui, bien entendu, plaçaient Pâques, commémoration de la Résurrection du Sauveur, au premier rang, devant Noël qui n'était que celle de sa naissance, car tous les hommes pouvaient naître, mais que seul Jésus avait les clés de la résurrection – dans le lieux qu'ils avaient élevés pour consacrer leur amour et leur respect envers Dieu, un signe fort et important de l'encrage de la communauté sur cette nouvelle terre donnée, aux yeux de ses habitants, par la main généreuse du Seigneur.
Néanmoins, au-delà de cet événement, certes exceptionnel, mais appelé à se répéter, encore et encore, comme une lumière qui année après année viendrait illuminer l'Île Saint-Sévère comme le reste du monde chrétien, n'avait pas suffit à étouffer le sujet de conversation qui faisait toujours bruisser l'île, depuis trois mois maintenant. Un événement qui était bien loin d'être appelé à une telle répétition, mais qui au contraire garderait son caractère d'exception d'une toute autre manière. Cet événement, que n'avaient jamais imaginé les habitants de l'île s'il ne s'était pas produit, c'était rien de moins qu'une visite royale. Non pas, pourtant, la visite de leur propre roi, Ménélok IV de Maok. La lignée royale avait déjà visité Saint-Sévère, et d'autres îles, en la personne du Prince Baluak, certes, ce qui restait d'ailleurs également gravé dans la mémoire locale. Mais d'une part la venue princière n'était pas alors tournée avant tout vers leur île, et d'autre part cela n'avait été que la visite d'un Prince, non encore du Roi.
Une autre tête couronnée était néanmoins bel et bien venue sur l'île : la Reine Annabelle II de Thorval elle-même, qui avait profité de [url=http://www.simpolitique.com/rencontre-diplomatique-aiglantine-thorval-t12739.html]sa visite en Aiglantine[/url] à la fin du mois de septembre, visite diplomatique pour l'établissement de liens avec la république îlienne de l'ouest du Zanyane, pour tenir la promesse qu'elle avait faites aux gens de Saint-Sévère dans [url=http://www.simpolitique.com/saint-severe-t12180.html#p278493]sa lettre du mois de juin[/url]. Bien entendu, les habitants n'avaient pas douté, à l'époque, de la parole de la souveraine scandinave, qui promettait sa venue dans la lettre longuement lue et commentée à travers l'île. Néanmoins, ils ne s'attendaient certainement pas à ce que cette promesse se réalise aussi rapidement, ni en provenance de l'Aiglantine, partenaire commercial et culturel bien connu sur Sait-Sévère, relativement proche de la grande île... raison d'ailleurs – la proximité – pour laquelle la Reine du nord n'avait pas hésité à se permettre ce crochet.
Autant dire que la venue de la Reine de Thorval, très appréciée sur l'île, et d'autant plus depuis sa réponse lumineuse, pleine de bonté et d'humilité, aux présents qu'on lui avait envoyé, avait causé beaucoup d'émois sur l'île. C'était un honneur à plus d'un titre, puisque Saint-Sévère avait été ainsi la première parcelle de terre maokorienne à recevoir la visite de la Reine Très Chrétienne, qui n'avait encore jamais mis le pied au Maok continental, ce qui était une distinction qui avait beaucoup enthousiasmé les colons, en plus des nombreuses autres raisons de se réjouir. Même si on avait été prévenu que la venue royale que tardivement, beaucoup d'énergie avait été déployée pour la préparer. Néanmoins, loin de réactions guindées, qu'on aurait pu trouver en Alméra ou au Makara, tout c'était fait dans la bonne humeur, associant tous les habitants de l'île pour préparer une fête et un court séjour digne de la souveraine thorvaloise, très appréciée, il fallait le dire, non seulement par ceux qui vivaient sur Saint-Sévère mais même, plus largement, par ceux qui vivaient à travers tout le Maok, du continent comme des îles.
Au final, la réception avait été très colorée. On avait préparé des présents que l'on offrit à la Reine à son arrivée, comprenant, outre de nouveaux ouvrages de verre, des produits, notamment des fruits, produits sur l'île et typique de celle-ci, offerts par les responsables des Guildes sur place, le bon Père Kalidé ou encore le Capitaine Chokor Nolak, qui avait d'ailleurs accueillit la Reine officiellement au nom du Roi de Maok. Globalement, la réaction avait été très joyeuse, populaire. La Reine avait eut droit à un des meilleurs logements de l'île – humble pourtant au regard d'un palais ou d'une villa almérane, car tout le monde ici vivait dans une certaine frugalité – à de beaux repas et avait été invitée à visiter les différents lieux importants de l'île, ainsi, bien sûr, qu'à partager les offices religieux de la communauté. Globalement, ce fut un moment d'échange, grâce aux traducteurs thorvalois, d'une part, et aux membres de la communauté parlant latin, le Père Kalidé en tête, de l'autre.
L'ensemble avait été très chaleureux, et un beau moment de partage aux yeux des habitants, qui avaient été très positivement marqués par la personne de la Reine de Thorval – tout comme d'autres, comme les aiglantins, par exemple. La défense n'en avait pas moins été négligée, avec un nombre de vaisseau mouillant dans les eaux de Saint-Sévère largement supérieur à la normale pendant la visite royale, mais sans que cela n'apporte une ombre sur la visite. Finalement, la Reine était repartie, saluée par la foule joyeuse des habitants, et même si cela faisait déjà trois mois, le souvenir n'en raisonnait toujours pas moins avec force dans les cœurs, les conversations et les prières des habitants de l'Île Saint-Sévère.
[right]2 janvier 2030, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]
Les fêtes de fin d'années s'achevaient tout juste sur l'Île Saint-Sévère, où l'on avait plus fêté, néanmoins, la Naissance de Jésus-Christ que la nouvelle année proprement dites. C'était déjà la deuxième fête de Noël qui était célébrée sur l'île, et la première qui avait pu se faire dans la nouvelle église, ce qui avait bien entendu donné une coloration particulière à la célébration. C'était après tout quelque chose d'important que d'avoir pu ainsi célébrer la seconde plus grande fête chrétienne – aux yeux des maokoriens qui, bien entendu, plaçaient Pâques, commémoration de la Résurrection du Sauveur, au premier rang, devant Noël qui n'était que celle de sa naissance, car tous les hommes pouvaient naître, mais que seul Jésus avait les clés de la résurrection – dans le lieux qu'ils avaient élevés pour consacrer leur amour et leur respect envers Dieu, un signe fort et important de l'encrage de la communauté sur cette nouvelle terre donnée, aux yeux de ses habitants, par la main généreuse du Seigneur.
Néanmoins, au-delà de cet événement, certes exceptionnel, mais appelé à se répéter, encore et encore, comme une lumière qui année après année viendrait illuminer l'Île Saint-Sévère comme le reste du monde chrétien, n'avait pas suffit à étouffer le sujet de conversation qui faisait toujours bruisser l'île, depuis trois mois maintenant. Un événement qui était bien loin d'être appelé à une telle répétition, mais qui au contraire garderait son caractère d'exception d'une toute autre manière. Cet événement, que n'avaient jamais imaginé les habitants de l'île s'il ne s'était pas produit, c'était rien de moins qu'une visite royale. Non pas, pourtant, la visite de leur propre roi, Ménélok IV de Maok. La lignée royale avait déjà visité Saint-Sévère, et d'autres îles, en la personne du Prince Baluak, certes, ce qui restait d'ailleurs également gravé dans la mémoire locale. Mais d'une part la venue princière n'était pas alors tournée avant tout vers leur île, et d'autre part cela n'avait été que la visite d'un Prince, non encore du Roi.
Une autre tête couronnée était néanmoins bel et bien venue sur l'île : la Reine Annabelle II de Thorval elle-même, qui avait profité de [url=http://www.simpolitique.com/rencontre-diplomatique-aiglantine-thorval-t12739.html]sa visite en Aiglantine[/url] à la fin du mois de septembre, visite diplomatique pour l'établissement de liens avec la république îlienne de l'ouest du Zanyane, pour tenir la promesse qu'elle avait faites aux gens de Saint-Sévère dans [url=http://www.simpolitique.com/saint-severe-t12180.html#p278493]sa lettre du mois de juin[/url]. Bien entendu, les habitants n'avaient pas douté, à l'époque, de la parole de la souveraine scandinave, qui promettait sa venue dans la lettre longuement lue et commentée à travers l'île. Néanmoins, ils ne s'attendaient certainement pas à ce que cette promesse se réalise aussi rapidement, ni en provenance de l'Aiglantine, partenaire commercial et culturel bien connu sur Sait-Sévère, relativement proche de la grande île... raison d'ailleurs – la proximité – pour laquelle la Reine du nord n'avait pas hésité à se permettre ce crochet.
Autant dire que la venue de la Reine de Thorval, très appréciée sur l'île, et d'autant plus depuis sa réponse lumineuse, pleine de bonté et d'humilité, aux présents qu'on lui avait envoyé, avait causé beaucoup d'émois sur l'île. C'était un honneur à plus d'un titre, puisque Saint-Sévère avait été ainsi la première parcelle de terre maokorienne à recevoir la visite de la Reine Très Chrétienne, qui n'avait encore jamais mis le pied au Maok continental, ce qui était une distinction qui avait beaucoup enthousiasmé les colons, en plus des nombreuses autres raisons de se réjouir. Même si on avait été prévenu que la venue royale que tardivement, beaucoup d'énergie avait été déployée pour la préparer. Néanmoins, loin de réactions guindées, qu'on aurait pu trouver en Alméra ou au Makara, tout c'était fait dans la bonne humeur, associant tous les habitants de l'île pour préparer une fête et un court séjour digne de la souveraine thorvaloise, très appréciée, il fallait le dire, non seulement par ceux qui vivaient sur Saint-Sévère mais même, plus largement, par ceux qui vivaient à travers tout le Maok, du continent comme des îles.
Au final, la réception avait été très colorée. On avait préparé des présents que l'on offrit à la Reine à son arrivée, comprenant, outre de nouveaux ouvrages de verre, des produits, notamment des fruits, produits sur l'île et typique de celle-ci, offerts par les responsables des Guildes sur place, le bon Père Kalidé ou encore le Capitaine Chokor Nolak, qui avait d'ailleurs accueillit la Reine officiellement au nom du Roi de Maok. Globalement, la réaction avait été très joyeuse, populaire. La Reine avait eut droit à un des meilleurs logements de l'île – humble pourtant au regard d'un palais ou d'une villa almérane, car tout le monde ici vivait dans une certaine frugalité – à de beaux repas et avait été invitée à visiter les différents lieux importants de l'île, ainsi, bien sûr, qu'à partager les offices religieux de la communauté. Globalement, ce fut un moment d'échange, grâce aux traducteurs thorvalois, d'une part, et aux membres de la communauté parlant latin, le Père Kalidé en tête, de l'autre.
L'ensemble avait été très chaleureux, et un beau moment de partage aux yeux des habitants, qui avaient été très positivement marqués par la personne de la Reine de Thorval – tout comme d'autres, comme les aiglantins, par exemple. La défense n'en avait pas moins été négligée, avec un nombre de vaisseau mouillant dans les eaux de Saint-Sévère largement supérieur à la normale pendant la visite royale, mais sans que cela n'apporte une ombre sur la visite. Finalement, la Reine était repartie, saluée par la foule joyeuse des habitants, et même si cela faisait déjà trois mois, le souvenir n'en raisonnait toujours pas moins avec force dans les cœurs, les conversations et les prières des habitants de l'Île Saint-Sévère.