[RP] Activités Internes

Wellington

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[justify]Daily Life
Another dream in the wall, ou le retour de Kosuke


Merci à [url=http://www.simpolitique.com/post273288.html#p273288]Sébaldie[/url] et [url=http://www.simpolitique.com/post273327.html#p273327]Viktor Troska[/url] pour leurs excellents deux derniers rps internes qui m'ont donné la motivation pour me lancer dans celui-ci qui me trainait dans la tête depuis quelques jours... Allez les lire ensuite si ce n'est pas fait...

[img]http://familyfedihq.org/wp-content/uploads/carpus2-2.jpg[/img]
[url=http://www.simpolitique.com/activites-internes-t9368-45.html#p268785]Rappelez-vous...[/url]

Le drapeau bleu et blanc flottait doucement sur le balcon de l'immeuble ultra-moderne. Trois plantes et deux chaises longues se trouvaient aussi entre les barrières en verres et la baie vitrée qui séparait l'extérieur de l'intérieur de l'appartement de Kosuke Asado. En cette mi-octobre la température était des plus agréables et de nombreuses personnes s'affairaient déjà dans les rues de ce quartier huppé du nord de Wellington alors qu'on approchait de 7h10. Les activités étaient des plus capitalistes avec de nombreux joggeurs et quelques acheteurs du matins qui en profitaient pour aller acheter des produits frais pour leur petit déjeuner.

Satsuko, 17 ans, regardait les nouvelles en hokkai sur son téléphone portable tout en préparant ses affaires. Son père était déjà à table, un bol et l'exemplaire du jour du Hokkaido Morning News devant lui. C'était une version numérique de son journal favori, la version papier arriverait avec un jour de retard dû au transport, et il attendit l'arrivée de sa fille pour lui montrer d'un doigt fier la photo qui s'affichait en premier-plan. Il s'agissait d'une [url=http://www.simpolitique.com/medias-hokkaido-t9952-210.html#p273260]photographie[/url] prise durant les défilés militaires données à l'occasion de la victoire du PSD aux élections. On y voyait l'Empereur saluer la bannière militaire hokkai. Le père sourit et regarda sa fille :


« Tu vois Satsuko, c'est l'avènement de notre empire. Tu en as de la chance toi. Tu vivras avec le grand empire hokkai. Un père ne peut espérer meilleur avenir pour sa fille... » déclara-il rêveur.

Né en 1969, Asado avait vu le jour durant les dernières années de « Grande Croissances » qui avaient suivi l'abandon du Che. Mais surtout il avait vécu de plein fouet les attentats, les meurtres, les affrontements quotidiens et la dérive de la jeunesse qui avait suivi et qu'on avait appelé « les années de plomb ». Nationaliste radical convaincu, il s'était rapidement fait son avis au côté de ses camarades étudiants, eux aussi dégoûter. Convaincu, oui, de la supériorité des hokkais sur le reste du monde, il mit toute la faute à la crise qui suivit sur les épaules de ses parents, incapables de conserver le grand empire hokkai. Après le crash de 1988, qui éliminera temporairement l'Hokkaido du concert des nations – et accessoirement la majorité de la fortune de la famille Asado – Kosuke quitte à grand regrets le pays « dirigé par des incapables » pour rejoindre l'Oceania au lointain Thyroptis comme des milliers d'autres jeunes hokkais. Refaisant sa vie dans le pays au kangourou, au sein de la communauté hokkai il va de soi, Asado connaîtra de rares espoirs d'un renouveau au pays : le raciste Jenkaku en 1994, qui n'aura finalement pas fait grand chose, et Nakajima dès 2016. Un nouvel espoir, marqué par le retour de l'Empereur, de l’expansionnisme, d'un discours belliqueux et suprématiste.

Il était transcendé par ce discours, désormais quotidien, et retransmis par tous les médias et une grande partie de la classe politique hokkai. Chaque semaine amenait une nouvelle terre dans le giron hokkai et sa joie montait en proportion. Longtemps obligé de cacher sa nationalité, par honte des débâcles que connaissait sa mère-patrie, il l'affichait aujourd'hui au grand jour et avec fierté. Président de la NWHA, la North Wellington Hokkaido Association, il s'était fait un devoir d'informer ses compatriotes et de les rendre eux aussi fiers. Oui, fier, on pouvait le dire. Le drapeau hokkai, dans le salon, côtoyait une carte du grand empire hokkai à son apogée et un portrait de Nakajima et de l'empereur. Ce n'était pas pour rien si sa fille, Satsuko, portait le prénom de l'une des filles de l'Empereur. Il avait toujours sû au fond de lui que ce moment arriverait et désormais il attendait impatiemment sa retraite pour rentrer au pays. Sa fille, bilingue adélo-hokkai, et imprégnée des deux cultures suivrait la voie qui lui ferait plaisir même s'il faisait beaucoup pour lui inculquer les bonnes valeurs, les siennes. Elle devait prendre conscience de la chance qu'elle avait de faire partie d'un peuple supérieur et élu de dieu et ne fréquenter les océaniens que par nécessité. Que pouvait-on espérer d'une pays qui mettait un animal de cirque sur son drapeau et comme symbole national, de toute façon. Elle suivait des études et, sous le commandement de l'orgeuil de son père, devrait faire les meilleures existantes. C'est pourquoi elle devait, chaque jour, travailler dur pour accéder à une grande université, internationale si possible. Pourquoi pas tenter de la rapatrier sur Nakano ensuite. Il réfléchirait à son futur en temps voulu car il avait plus important à faire. Le comité hokkai en Oceania l'avait nommé, lui Kosuke, comme l'un des responsables de l'organisation du festival de l'Hokkaido en Oceania qui approchait à grand pas et s'annonçait mémorable dans la plus importante salle de congrès du pays. Un nouveau signe écrasant de la superiorité hokkai sur le reste du monde, une nouvelle preuve de puissance.

Pendant qu'il avait laissé son esprit s'échapper à ses rêves de grandeurs sa fille avait déjà commencé son repas. Il repris la lecture de son journal numérique, savourant chaque nouvelle annonce de prise de pouvoir, de domination, de grandeur. On lui disait ce qu'il voulait entendre et il en redemandait. Mais aveuglé par ses fantasmes, ses rêves de grandeur, sa nostalgie, il ne voyait que le bon. Ne questionnait jamais. Vénérait Nakajima qui devenait la Kirov hokkai. Il ne voyait pas sa fille virer, se transformer, épouser le multi-culturalisme océanien. Il ne voyait pas que chaque fois qu'il insultait « ces vendeurs de poissons d'endoa puants », « ces toxicos mayongais encore en train de tenter de pervertir notre jeunesse » ou « ces gangsters en cols blancs raksasans » voir « ces roumaliens attardés », alors qu'il insultait le reste de son immeuble, de son quartier ou de tout Wellington qu'il croisait, il ne voyait pas que sa fille souriait en anticipant sa prochaine sortie avec son copain, Rachid, un tchoconalien musulman de son école. Il ne se rendait pas compte que plus sa communauté se liait, se trouvait forte et plus il se coupait du reste du monde, plus il s'isolait. Qu'il ne voyait finalement plus que des hokkais, qu'il mangeait hokkai, parlait hokkai, n'était plus qu'un touriste en Oceania. Mais surtout, que les discours nationalistes finissaient toujours par laisser le pays dans la ruine, abandonné, détruit, avec une génération gâchée. Il se disait hokkai mais avait oublié les leçons de sa propre histoire, avait occulté la grandeur qui avait causé la chute de son pays. Il se disait hokkai mais n'était qu'un populiste comme un autre, au niveau des xénophobes kirépiens ou fepuviens.

Mais il n'en avait que faire, car comme le disait son hymne national l'Hokkaido est la terre des dieux et des hommes.

« 人類の過去の発祥の地、どこで彼の将来が誕生します。 »

« Terre où est né le passé de l'humanité et où naîtra son futur. »

Ainsi avaient parlé les anciens.
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Wellington

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[justify]Daily Life

[img]https://res.cloudinary.com/doctolib/image/upload/w_1024,h_700,c_limit/fnforugrzi9olkopmxau.jpg[/img]

Un cabinet prestigieux à Christport. Au mur de nombreux diplômes de psychiatrie. Un homme imposant, la soixantaine, derrière son bureau. Devant lui une femme fatiguée. Sûrement belle mais épuisée, par la vie, par l'âge. La discussion dure depuis un moment déjà. Animée, passionnée. L'enjeu c'est l'être aimé, alors on veut tout faire pour le sauver, pour l'aider.

[...]
''- Docteur, je ne sais plus quoi faire avec lui. J'ai vraiment peur... on ne le reconnaît plus.

''- Je crois, madame Douglas, que vous devriez vraiment le convaincre de venir ici. Comme je vous l'ai déjà dit, ce serait beaucoup plus simple si je pouvais lui parler... d'homme à homme, directement.

''- Je sais doc, je sais. Mais il ne veut pas en entendre parler.

''- Vous me dites qu'il est de plus en plus renfermé... or, vous savez aussi bien que moi...

''- Je suis son épouse je sais très bien ce qui s'est passé avec cette dépression. C'est de l'histoire ancienne.

''- Bien, bien. Mais on ne peut écarter une rechute. Toute cette pression, ce stress, tout cela est très mauvais pour lui. Sans parler de physiquement les conséquences pour son corps.

''- Elle pleure un peu. Je sais docteur, je sais. Mais je n'arrive rien à faire. Il se renferme, il ne veut presque plus me parler.... et plus son travail le tue et plus il veut travailler... je ne comprends rien.

''- Comment a-t-il supporté les agissements des manifestants ?

''- Très mal, ça a été un calvaire. Il n'a plus parlé de toute la soirée. J'ai voulu lui couper la télé... mais vous savez comme il est... Il est resté devant pendant des heures à les regarder insulter son nom... notre nom... snif mais le pire, le pire c'est quand notre fille est rentrée et qu'on l'avait insulté sur ça à l'école.

''- J'imagine qu'il prend cela personnellement.

''- C'est cela, il croit qu'il est fautif de tout cela. J'ai peur pour lui...

''- Avez-vous parlé de démission ?

''- Oh je vous arrête tout de suite, je l'ai supplié mais il ne veut rien entendre parler. Il dit qu'il doit assumer, qu'il n'est pas un... comment dit-il déjà... ce mot de jeunes là... un « looser ». La première-ministre lui met une pression démentielle...cette fille de joie.

''- Mhhh.... en effet, cela s'annonce plutôt mal. Je crois que vous devriez lui montrer vraiment que vous êtes avec lui. Le rassurer. Lui montrer que vous êtes fier de lui. Il cherche un soutien. Seul il n'arrivera qu'à se détruite.

''- Bien... bien-sûr docteur.

''- A-t-il des fantasmes particuliers ?

''- P...pardon ?

''- Sexuellement. Vous avez des relations j'imagine.

''- Euh... oui...mais enfin.. nous sommes chrétiens. Nous faisons les choses... comme elles doivent être enfin.

"- Oui, je vois, d'accord. Néanmoins essayez d'être à son écoute.

"- Vous croyez que ce n'est pas ce que je fais ? Elle est à deux doigts de craquer puis se reprend. Dites-moi docteur, donnez-moi une solution... je veux retrouver mon Ryan.

"- Écoutez madame Douglas, je pense que le mieux à faire pour votre famille est de vous tenir à l'écart un moment. Profitez des fêtes de fin d'année pour partir. Vous avez les moyens de prendre des vacances, faites-le. Si vous le pouvez, quittez l'Oceania. Allez vous reposer, laissez son travail de côté. N'y pensez plus. Il reviendra la tête reposée et aura pu se reposer un moment. Montrez-lui que votre famille est unie, et c'est ce que vous êtes. Ne laissez pas votre belle famille être détruite par des problèmes politiques. Soyez forte [...][/justify]
Wellington

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[justify]Noël chez les kangourous

[img]http://www.allianceabroad.com/wp-content/uploads/Christmas-in-Australia-4.jpg[/img]

Noël est l'occasion de célébrer l'arrivée du Christ-sauveur chez tous les chrétiens d'Oceania. Deuxième journée la plus importante de l'année dans le calendrier sacré, après la fête de Pâques, des messes importantes sont données dans toutes les églises du pays. Ces célébrations font presque toutes le plein de fidèles car Noël est une tradition restée importante dans la culture océanienne.

Noël est aussi l'occasion de laisser sa vie professionnelle de côté l'espace d'un instant. Les 24, 25 et 26 décembre sont fériés alors que les grandes vacances estivales ont débuté le 20 décembre pour les grandes vacances annuelles dans les écoles et dans la majorité des foyers. Noël est l'occasion pour les familles de se retrouver au complet et de prendre le temps pour soi et surtout pour les autres. Les grands repas familiaux (souvent des barbecues/grillardes sur les côtes) se tiennent à cette date et de nombreuses familles font de grands trajets pour se retrouver l'espace de quelques jours. C'est la première grande-fête de l'été avant le Nouvel-An et la fête nationale et celle qui a le plus un aspect familial.

A l'occasion de la fête de Noël on offre des cadeaux à ses proches et surtout on remercie ceux qu'on aime pour leur présence, pour ce qu'ils ont fait pour nous. La tradition du « Père-Noël » n'existe pas, c'est le Saint-Nicolas qui vient amener des présents aux enfants et regarder ce qu'ils ont fait de bien et ce qu'ils ont fait de faux cette année. La fête de Noël est restée traditionnelle même si l'aspect commercial est bien présent avec les cadeaux. La tradition de l'échange, du remerciement et du rassemblement (être ensemble, en famille) est présent même dans les communautés non-chrétiennes du pays qui fêtent Noël sans l'aspect religieux mais en célébrant ces trois valeurs chères aux océaniens.

On est dans les premiers jours d'été et la température commence à être élevée. De nombreux océaniens en profitent pour des après-midi à la plage ou très décontracté. Les villes tournent au ralenti puisque les bureaux et les commerces n'ont pas le droit d'être ouvert durant ces trois jours de célébrations.[/justify]
Wellington

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[justify]Daily Life

Dans un des bureaux de rédacteur du Bristone Herald, quotidien à scandale et de petite qualité, considéré (à juste titre) comme un torchon, du média simpliste pour personne simple : du sport, du sexe, du scandale et de l'argent. Les journalistes y sont soit des jeunes débutants soit des carrières ratés, beaucoup poursuivent des vendettas personnelles et sont imbus d'eux-mêmes, prêt à beaucoup pour dénicher les pires scandales et salir la vie privée des océaniens connus pour améliorer le quotidien de leurs lecteurs.

''- Jill, Jill !
''- Ouais, quoi encore ?
''- Devines quoi...
''- Oh
''- Et...
''- Oh putain je connais cette tête... Naannn t'as pas encore épinglé encore un de ces cons d'attardé chrétien de New Hope...
''- [Le journaliste sourit comme un gosse]
''- Oh... jésus... t'es un vrai artiste toi. Magdalena t'as pas suffit....

Il rigole bruyamment, s'appuie sur son bureau et fixe son journaliste, Vaughan, en se calmant.

''- Bon dis-moi, qu'est ce que tu as ?
''- Tu sais le Douglas et sa femme, ils sont partis en vacances.
''- Ouais je sais. Mais une fausse piste, on a rien trouvé.
''- Et c'est là que ton Vaugh c'est un journaliste de génie. Je trouvais ça louche qu'on ait aucune information, ça voulait dire qu'ils étaient partis dans un lieu bien parano.
''- Bon, et ?
''- Donc pas moyen d'avoir des informations directement. J'ai alors activé mon réseau. Et figures-toi... que leur point faible... encore et toujours... c'était leur fille. Pas une actrice porno, rassures-toi, ça ferait beaucoup pour les nouveaux espoirs... mais une accro aux réseaux sociaux !
''- Oh... dis-moi pas que...
''- Tout à fait. M'a fallu un peu de boulot mais j'y suis arrivé. C'était assez rapide enfait. Dès le 2 janvier j'ai mis en place une couverture, fait du boulot, tout ça tout ça. Ils rentraient le 5, la fille a passé sa nuit et sa journée sur le net. Elle est tombé dans le trou... j'ai un dossier gros comme ça.

Il mime un très très grand espace avec ses deux mains.

''- Aig-lan-tine Jill fit-il en articulant chaque syllabe. c'est la clé du mystère. J'ai un tas de photos avec les Doug' dessus, tout plein d'infos, une source anonyme utilisable à souhait. On peut sortir une grosse édition le 12 pour le jour national on va leur faire super mal. Tu vois déjà le titre hein ?

Rêveur Jill lève les yeux au soleil et répond, presque dans un murmure...

''- « Les vrais patriotes »... sur une photo de Ryan en bikini ? Tu me vends du rêve.

Il éclate de rire et tape dans le dos de Jill

''- Bon faudra juste passer le conseil de rédaction...

Jill sourit. Tous les articles passent le conseil de rédaction. C'est la course à la surenchère ici.

''- Mais t'inquiètes pour ça, ils ne crachent jamais sur l'argent facile. Ecoutes, va terminer ton papier, t'auras première page et la une pour un Oceania Day. T'es excité comme un gosse, fais-toi plaisir Vaugh'. On les aura ces pédophiles de chrétins.[/justify]
Wellington

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[justify]Daily Life

« [...] ainsi par l'invention de l'organisme main-noiriste le Raksasa peut justifier son opération au Plarel puis son affaiblissement du Kirep et surtout de la Rostovie qu'elle met dans une position de victime. Irmanuel Krotchev, journaliste, tentera d'interroger la dipolomatie raksasienne à ce propos mais comme tous ceux avant lui fut menacé et son visa supprimé rapidement. La stratégie médiatique du Raksasa est imparable et à coûter de nombreuses vies chez les chercheurs de vérité. [...] »

Léo détacha un moment les yeux de son vieux pc qui montrait déjà des signes de fatigue. La fenêtre affichait en grand, au dessus du texte, le bandeau de RealitySearcher, un site qui décortiquait les nouvelles du monde et n'hésitait pas à faire un vrai travail d'investigation en postant sur tous les sujets que trafiquaient les journaux mondiaux et surtout les journaux océaniens, vendus aux juifs. Un instant il jeta un regard à la ruelle miteuse qui s'étendait derrière sa fenêtre puis le reporta sur le drapeau des Églises du Christ. Il était fatigué de lire, mais toujours aussi choqué de voir à quel point on le manipulait ! Histoire de rencontrer un peu du monde il se connecta à la section forum de RealitySearcher et se connecta à la chat-box où ses amis habituels l'attendaient. Il y avait Kiproud, stameusy, Veronk bien-sûr mais aussi True4 et chanGe. Aujourd'hui on parlait surtout de la guerre aux EUT. Veronk expliquait qu'il y avait de nouvelles preuves comme quoi des entreprises juives proches de Moorhead-Gray avaient engendré un bénéfice record sur des ventes d'actions le jour où les attaques avaient débuté sur les EUT. Saletés de juifs. « Déjà qu'ils ont été averti de l'attaque pour se protéger... » se plaignit stameusy. Léo acquiesça.

Le soir, vers 19 heures, il prit son vélo pour rejoindre le centre de Bristone et le quartier de NorthMount. Il rejoignit le pub HILTON où des connaissances attendaient. Devant le bar, le patron se tenait aux côtés de Ryan Douglas, James Branwell, James Veritas, les figures de ce combat souterrain qui rendrait bientôt l'Oceania aux océaniens ! Saluant les têtes amicales qu'il reconnaissait il rejoignit un banc à l'arrière de la salle. Sur la petite estrade deux jeunes types du coin enchaînaient les lignes de rap sous le regard bienveillant de Shayne Olutma, le père de l'Oceania, et du drapeau océanien catholique. Dans la salle, pas un seul noir, pas un seul juif, pas un seul métisse. Tous les hommes, et quelques femmes, étaient blancs de rage et d'injustice.

« [..] Puis viens la haine :
Et là arrive les vrais problèmes :
Zanyanais retourne chez toi ;
Contre nous tu ne fais pas le poids.
Aski parait je suis une salope ;
Juste parce que je vote New Hope ;
J'aurai la haine, pas de culture ;
Et toi tu serais mon futur ?
J'adorerai Terienkov ;
Je serais un fanatique rostov.
Je n'ai qu'un seul défaut ;
Et ce n'est pas trop tôt :
Je suis hétéro catholique océanien ;
Et tu me traites comme un chien ?
Tu te fais baisé ;
Gray la juive t'as contrôlé.
Tu n'as pas compris ;
Ce n'est pas un jeu c'est fini ;
[...] »


Les rimes les plus violentes étaient reprises par une foule plutôt nombreuse pour cette petite salle. Puis eurent lieu des « conférences » qui furent traversé de scènes d'applaudissements et de slogans suprématistes.

Partout, mais surtout à Bristone témoin de cette crise sociale, de nombreux océaniens se radicalisaient dans le silence d'internet et des bars miteux. Majoritairement il s'agit de catholiques, jeunes souvent, descendants des colons adéliens. Nostalgiques d'une époque fantasmée où le multi-culturalisme n'existait pas et où le catholique blanc était le leader, ils construisent leur haine sur un sentiment d'injustice. Avec un rôle ingrat dans la société, ils mettent leur échec personnel sur le dos des étrangers qui souillent leur terre, complotent pour détruire la « race océanienne » et les mettent en marge. Cette radicalisation a attiré certains courant catholiques qui y voient l'occasion de remettre la religion au centre du pays. Ainsi cette « résistance » s'organise et se professionnalise. Hier elle avec les idées, aujourd'hui les moyens. Bientôt elle pourra passer à l'action et renverser l’oppression étrangère, rendre le pays aux Océaniens.[/justify]
Wellington

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[justify]Daily Life
Insérons nous dans la vie d'un océanien

Avec aujourd'hui : Hwang Jo Smith et William MacLoyd

« Foutus bridés. Font que m'emmerder ces cons » jura MacLoyd en regardant les chiffres rouges défiler sur le bandeau boursier de Financial One.

Il ralluma son ordinateur et se connecta au site de son fournisseur mobile, l'entreprise privatephone. D'un geste rapide il entra son identifiant puis son mot de passe et attendit, triturant un crayon de papier publicitaire, que l'accès lui soit donné. Quelques secondes plus tard c'était fait et il pouvait enfin ouvrir sa fenêtre personnelle. Là se trouvaient les numéros de ses différents associés et employés, mais pas des filles c'était bien trop risqué. Il tapa H-W-A et attendit de voir le numéro de son homme à tout faire makaran s'afficher pour cliquer sur son numéro. Une fenêtre s'ouvrit, une boule de chargement apparut puis il fut mis en connexion et un bip sonore se fit entendre. Enfin, la tête de Jo Smith apparut.

''- Hwang, c'est bien toi ?
''- Allô... ouais ALLO patron ? Ecoutez je vous entends mal là ... YOKOTAWA TSU ! Couche-toi bordel. Euh, ouais monsieur je vous écoute.
''- C'est quoi ce bordel encore. Mounhir m'a dit que vous aviez des emmerdes.
''- Ouais... je crois pas que c'était une bonne idée... Yokotawa !!!! Watashi ga satsuei suruto. ! Comprendo ? Euh donc je vous disais, je crois pas que c'était une bonne idée de les amener ici maintenant. Elles font que chialer à cause des attentats à Nakano là. J'ai dû me stopper vers Brendall Woods sur la station-service mais je sais pas quoi en faire. L'autre a dégueulé sur mon siège en plus....
''- Je comprends. Écoute Hwang, t'es un professionnel toi. Tu connais leur langue, tu connais comment ça marche avec ces filles là. Garde ton calme, fait leur garder le leur et ramène les ici. On a un psy, il va les calmer. Tu veux du renfort ? Je peux t'envoyer Mounhir, il a emmené une fille sur le nord.
''- Ouais, ouais, je vois. Je vais faire ça comme ça. Pas besoin de Mounhir, je vais me débrouiller seul.

Les deux hommes raccrochèrent au même moment. Hwang rangea son téléphone portable dans la poche gauche de son short et remit les filles dans la voiture. Il avait rapidement nettoyé le bas du siège mais la puanteur était resté collée à l'habitacle et les pleurs des filles l'agaçait au plus au point. Il en avait marre de son métier, marre de vivre en transportant des fillettes de 16 ans chez des pervers. Belicia, sa femme, allait bientôt accoucher. Comment être un bon père quand on détruisait la jeunesse d'autres. Sa décision était prise, il quitterait MacLoyd et sa clique d'esclavagistes ce mois.

« Nakano... hakai sa remashita !! Ryōshin, deads... deads... » se lamenta une des filles, la plus vieille, qui était agé de 16 ans. Elle avait transité depuis le Mayong avant d'arriver ici, échappée d'un orphelinat hokkai et capturée par le réseau teleribocéanien de MacLoyd. Hwang lui caressa doucement le genou pour la calmer mais dû rapidement reprendre la conduite. La U-Transit était plutôt encombré en cette fin de semaine et il devait se méfier de chaque véhicule. Un accident, maintenant, serait désastreux.

Comment racheter sa dette ? Au fond, il le savait, une seul personne pouvait faire tomber ce réseau. Une jeune femme, courageuse, la seule qui n'avait jamais vraiment tenu tête à MacLoyd. Une fugitive, dans l'ombre, recherchée par le patron depuis des mois. La petite avait réalisée un coup de maître : elle avait fait tomber Yaakob Menashe, la plate forme de tous les échanges entre la Cyrenanie et l'Oceania. La police et un jeune inspecteur s'était approché de très près des hôtels de MacLoyd... il y avait eu des cadavres, des fuites. Tout avait faillit s'écrouler. Et là, début d'année, Cewckston tombait, enfin, l'un des principaux conseillers de son patron. Plus que jamais la place forte était menacée.

C'était bien beau. Mais Hwang savait que ce serait un chemin dur pour lui. La rédemption... non il ne pourrait jamais l'atteindre. Dans ses pensées il s'imaginait lutter avec la jeune Eden et emmener MacLoyd au tribunal... mais cela ne se ferait pas, non, il n'avait pas la force, pas le courage, pas l'envie de mourir. Mais en même temps tout allait s'écrouler, c'était sûr, les pédophiles ne faisaient long feu que sur leurs terres dans le lointain Vicasckaran. Il ne voulait pas tomber avec eux. Hwang était un con égoïste, peut-être, mais un con égoïste et opportuniste. Il devait contacter la fille.

Il fut ramené à la réalité par un nouveau pleurs de l'une des hokkais à l'arrière.

« Shut the fuck up... okay ? »[/justify]
Wellington

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[justify]Daily Life
Insérons nous dans la vie d'un océanien

Avec aujourd'hui : James Eckelburg

« Dernier appel pour les passagers du vol AO304 pour Yellowknive – Talequah, porte C8. Les passagers pour le vol AO304 pour Yellowknive – Talequah sont priés de rejoindre immédiatement la porte C8. Merci »

Un peu en retard en raison d'un réveil matinal, le professeur en géographie et en histoire James Eckelburg se dépêcha de rejoindre la porte indiquée qui ne se trouvait, heureusement, qu'à quelques mètres de là. Les passagers finissaient d'embarquer et il n'eut pas à faire la queue pour monter à bord du gros appareil d'Air Oceania. L'hôtesse vérifia sa carte d'embarquement et son passeport puis l'invita à monter à bord. Une dernière fois il foula le sol – ou plutôt la moquette – océanienne et prit place dans l'appareil. Là, un steward lui indiqua sa place, vers l'arrière de la classe économique, et il put s'installer confortablement dans son siège. A ses côtés un jeune couple charmant qui allait y faire dieu sait quoi et qu'il salua chaleureusement avant de tendre une oreille attentive vers les consignes de sécurité.

Le vol décolla en fin d'après-midi, vers 17 heures, et il choisit de privilégier un peu de travail aux études en allumant, dès que le voyant "Altitude de Croisière" se fut enclenché, son ordinateur portable. Un poste d'enseignant en géographie s'était libéré dans la plus grande école supérieure I (bac) de Yellowknive et il avait été contacté. Trentenaire, et expérimenté, cette expérience le tentait bien. Surtout vu tous les bruits qui circulaient sur la « colonie » hokkai. Il voulait se faire sa propre idée, et adorait voyager. C'était un contrat à durée déterminée, sur deux ans seulement à première vue, où il était chargé d'aider ses collègues adélophones dans l'organisation de l'établissement et à transmettre en petite partie le savoir-faire du Commonwealth. Tout en enseignant ses matières, la géographie et l'histoire, à des élèves. Il y a pire, surtout quand on vous accueille presque comme un roi avec logement de fonction. « Le salaire inférieur à celui de l'Oceania sera largement compensé par l'expérience et surtout le coût de la vie bien moins cher » s'était-il dit à lui-même et ainsi convaincu.

En plus de son travail il aurait l'occasion de tenir une colonne dans le quotidien « The Coast » pour parler de son expérience. Ce qui le réjouissait. Il avait déjà fait profiter les lecteurs de sa vie d'étudiants, puis d'enseignant, au cours de postes en Cyrénanie et au Mayong, il adorait cela. C'était un grand plus qui l'avait définitivement convaincu de partir pour le Talequah. De toute façon c'était temporaire et, en dehors de bons amis qu'il pourrait voir par vidéo-conférence, il ne laissait ni femme ni enfant en Oceania.

Enthousiaste, il se réjouissait vraiment à l'idée de pouvoir enseigner dans un pays dynamique et aux USP. Jeune, il avait visité durant une semaine au cours d'un voyage d'étudiant le Pelabssa et le souvenir qui lui était resté – tenant aujourd'hui beaucoup du fantasme et de l'imaginaire – était très fort. Vraiment, il avait hâte. Et voulait enfin savoir par lui-même ce qu'il en était, si les bruits qui courraient avaient lieu d'être.

« - Excuse me sir... puis-je vous servir quelque chose à boire ? »

Sorti de ses pensées par une charmante hôtesse, il commanda un petit verre d'eau gazeuse puis se permit une sieste.[/justify]
Wellington

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[justify]Catastrophe Ryo - Reportage photo (1)

Ces documents photographiques authentiques ont capturés la violence de l'arrivée de la tempête tropicale Ryo fin novembre 2029 et ses conséquences. Ces documents sont tirés de journalistes officiels ou de privés et ont parfois illustrés des sujets télévisés ou de presse écrite et commentés après coup par une brève description. Ces documents sont archivés par le O.H.C (Oceanian History Institute) dès février 2030 au titre de mémoire nationale d'un événement historique.

[img]http://img110.xooimage.com/files/0/0/a/catastrophe1-4f1b845.png[/img]

A Grease Beach, au sud de Calton, la tempête et ses vents violents ont fait déborder la mer qui a attaquée la côte et les plages de la petite ville de ses énormes vagues. Sans digue de protection et construite dans un seul but plaisancier, la ville n'a offert aucune résistance et a été inondée. La plupart des installations a proximité a été détruite.

[img]http://img110.xooimage.com/files/3/0/b/catastrophe1-4f1b89c.png[/img]

La municipalité de Daytona Beach avait construit il y a quatre ans une promenade en bois le long de la côte. Les assauts de la mer en furie ont eu raison de cette installation qui a été emportée sur le parking une centaine de mètres plus loin et a écrasé de nombreux véhicules. Deux personnes ont été blessés et sorties de ce piège mortel par les services de secours.

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Dans le quartier de South Bohemian, en face du CBD de Calton, certains tentent de garder leur quotidien intact en pratiquant leur course du matin habituelle. L'ampleur des dégâts est impressionnante et l'eau encore présente partout. Le sol est boueux et jonché d'objets arrachés au sol et aux maisons.

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Certains, par inconscience ou par malchance, ont été surpris par l'arrivée de la tempête. Ici, au centre de Balmers Hill, un taxi a été stoppé net par la chute d'un arbre sur la chaussée, déraciné par les vents soufflant parfois à près de 100km/h. Le chauffeur et son passager sont indemnes mais certains n'ont pas eu cette chance.

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L'Avenue qui longe la côte et les hôtels sur Marina Bay est complètement innondée par une eau furieuse qui a envahi la plage et la chaussée. La route est inutilisable et l'ensemble des établissements touristiques ont été évacués rapidement. Heureusement, on a pied et on peut donc - avec un peu d'audace - traverser cette masse d'eau agitée jonchée de déchets divers. Le courant a tout emporté sur son passage dont des véhicules qui se sont retrouvés, parfois, dans les piscines de certains hôtels.

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Les membres de la Squad (brigade) 2 du C.F.D (Calton Fire Department) secourent une personne qui était ensevelie après l'effondrement d'un mur d'un centre commercial à Lakeshore (banlieue nord de Calton). Les services de secours ont été débordés et ont dû affronter des inondations, des incendies, des éboulements, des chutes d'objets et des accidents variés. Ils ont perdu de nombreux membres de leurs unités dans ces périlleuses opérations de sauvetage et d'aide à la population. Ici, le blessé - un homme de 36 ans - sera conduit rapidement à l'Hôpital Communautaire de Lakeshore où il est pris en charge.[/justify]
Wellington

Message par Wellington »

Plus jamais ça | Never ever (la version RP est en adélien, traduite et adaptée en français pour toi lecteur)
Hal Grants, (c) Bluetake Records, 2030

[couplet]
On avait dit plus jamais ça,
Devant les Hommes nus, les hommes sans bras,
Les cités décimées, les cités crépuscules,
Détruites par cet obscur groupuscule.
Dans ce monde libre et libéré,
Uni par un peu de paix,
On s'était réveillé avec une gueule de bois,
On avait dit plus jamais ça.

[refrain]
On avait dit plus jamais ça,
Et tu m'avais promis,
Une longue et belle vie de famille,
La paix, deux enfants, un chez-moi,
Tu avais juste omis de me dire,
Que les Hommes recherchent toujours le pire.

[couplet]
Rues marchandes d'Hellington détruites.
Familles lerminiennes sur la route, en fuite.
Devant l'inhumaine main ensanglantée,
Qui revient maintenant nous hanter.
Que ton rêve soit rouge, blanc ou bleu,
Ce n'est pas ça que tu veux.
Alors que les chars foncent sur les enfants,
Leur espoir maintenant en prison,
Leur futur – notre futur - dans la mire d'un sniper,
Leur avenir – notre avenir - dans la faim et la peur.

[refrain]
On avait dit plus jamais ça,
Et tu m'avais promis,
Une longue et belle vie de famille,
La paix, deux enfants, un chez-moi,
Tu avais juste omis de me dire,
Que les Hommes recherchent toujours le pire.

[couplet]
Lorsque les ogives avaient frappés,
Des morts, par milliers, décimés,
Les caméras tremblaient à la télévision,
La voix de la commentatrice pleine d'émotion.
On avait dit : plus jamais ça !
Les nations unies contre l'inhumain.
On avait lutté contre ce bras,
On s'était serrés les coudes, tenus par la main.
De Novgorod où tombaient les tyrans,
Au tombeau du tombé combattant makaran.

[refrain]
On avait dit plus jamais ça,
Et tu m'avais promis,
Une longue et belle vie de famille,
La paix, deux enfants, un chez-moi,
Tu avais juste omis de me dire,
Que les Hommes recherchent toujours le pire.

[...]
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