[center]L’ancien savoir
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=860638groenlandglaconsicebergs.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/860638groenlandglaconsicebergs.jpg[/img][/url][/center]
Après plusieurs mois de présence confédérée sur la lointaine île de Tupiat, toujours tenue secrète, les liens se resserraient entre soldats confédérés sur place et Inuits. Chacun faisait des efforts pour se rapprocher de l’autre. Les Inuits partageaient avec les hommes du continent leur immense savoir-faire sur la fabrication de support pour écrire, la pêche, la chasse, la maîtrise d’un environnement hostile, tandis que les Confédérés apportaient quelques médicaments et de nouvelles saveurs (boissons, nourriture) qu’ils aimaient tant partager avec les Inuits.
Les médecins de la base militaire discutaient régulièrement avec les deux chamans Inuits de l’île. Ces derniers voulaient s’assurer d’être face à des hommes ayant une connaissance supérieure dans la guérison et donc, l’essence des êtres. Ils furent déçus. Le savoir froid et rationnel des docteurs en médecine de la Confédération laissait de marbre les chamans, qui étaient plus habitués à boire des mixtures dites illicites à Kritev pour entrer en contact avec le monde d’à côté. Cependant, les médecins comprirent rapidement que le savoir chamanique de ses hommes n’était pas que du flan motivés par quelques drogues douces. En effet, six mois après une fréquentation journalière, le premier médecin de l’île, qui ne voulait pas la quitter pour l’instant, a reçu un immense privilège, à savoir l’accès à des documents très anciens. Rédigés sur des peaux de bêtes –qui ne semblaient d’ailleurs pas être du phoque-, ces documents paraissaient très anciens, extrêmement anciens. Le médecin eut l’autorisation d’en emporter un seul, qu’il fit analyser : trois mille ans. Trois mille ans… L’écriture existait à peine selon la chronologie officielle. Il prit ensuite en photos absolument tous les documents, le chaman ne sachant de toute façon pas ce que c’était cet appareil qui faisait de la lumière. Il y en avait plus de deux mille. Une quantité phénoménale. Ensuite, pendant de longs jours, le chaman accepta de traduire ces documents au médecin, qui retraduit ensuite en biélorusse tout ce qu’il apprenait. Il en devenait complètement obsédé. Rapidement, il se rendit compte de plusieurs choses : la langue écrite-là n’était pas la langue des Inuits modernes. Le chaman le cachait avec difficulté, mais il traduisait très lentement. Ensuite, les documents étaient entassés dans un endroit très difficile d’accès, dans des dédales de pierres phénoménaux, pourquoi cacher ce savoir ? Et enfin, comment se pouvait-il que seuls deux hommes puissent avoir connaissance de la mystérieuse langue de ce savoir ? C’était bancal, instable ! Qu’allait-il arriver s’ils mourraient tous les deux subitement ?
Ce qui scia encore plus le médecin, c’était le contenu des documents. Le chaman, -mais le savait-il seulement ?-, était en train d’énoncer la suite de Fibonnacci, des méthodes de calcul pour déterminer Pi, les constellations et leurs trajectoires, des projets de construction immenses, un savoir médical très sophistiqué, et surtout, de nombreuses épopées et sagas racontant les histoires des premiers hommes. Tout se chamboulait dans la tête du médecin. Ses plus grandes certitudes étaient ébranlées, le monde entier devait être réécrit, dans tous ses domaines, que se passait-il ? Pourquoi ?
Qu’y avait-il encore à découvrir dans les profondeurs de l’île de Tupiat ?
[i4] - île Tupiat
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Chaarden
[center]Par les monts et par les... glaciers ![/center]
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=324707tupiatencore.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/324707tupiatencore.jpg[/img][/url][/center]
L'îlot de Tupiat n'avait jamais posé grand problème à la Confédération, et Vladimir Stramine avait vu la prise de cet îlot plus comme une opportunité d'étude ethnologique ou quelque chose comme ça, que comme une véritable conquête aux enjeux stratégiques colossaux. On y avait installé une base militaire pour ravitailler les bateaux et pouvoir accéder à Marutopia et Usi-Asgard rapidement, et quelques filets de pêches avec des harpons pour pouvoir attraper les grasses baleines qui tournoyaient sans cesse autour de l'îlot, comme pour vouloir le protéger. En dehors de ces deux... intérêts, il n'y en avait pas vraiment d'autres. A vrai dire, Tupiat amusait beaucoup les Confédérés.
Alors qu'un projet de retour de la CESS sur la scène internationale était sans doute en train d'être rédigé, Stramine souhaitait avancer ses pions les uns après les autres. Tupiat... Marutopia... Usi-Asgard... Juvna-Est... des points d'ancrage hors-métropole qui permettait d'avoir des assises un peu partout sur l'hémisphère Nord et donc, d'accroître sa puissance.
On ne sait jamais, au final, ce qui se cache derrière un glacier, sous la banquise, ou derrière les pans de neige d'immenses montagnes, perdues dans l'océan de brume du grand Nord.
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L'îlot de Tupiat n'avait jamais posé grand problème à la Confédération, et Vladimir Stramine avait vu la prise de cet îlot plus comme une opportunité d'étude ethnologique ou quelque chose comme ça, que comme une véritable conquête aux enjeux stratégiques colossaux. On y avait installé une base militaire pour ravitailler les bateaux et pouvoir accéder à Marutopia et Usi-Asgard rapidement, et quelques filets de pêches avec des harpons pour pouvoir attraper les grasses baleines qui tournoyaient sans cesse autour de l'îlot, comme pour vouloir le protéger. En dehors de ces deux... intérêts, il n'y en avait pas vraiment d'autres. A vrai dire, Tupiat amusait beaucoup les Confédérés.
Alors qu'un projet de retour de la CESS sur la scène internationale était sans doute en train d'être rédigé, Stramine souhaitait avancer ses pions les uns après les autres. Tupiat... Marutopia... Usi-Asgard... Juvna-Est... des points d'ancrage hors-métropole qui permettait d'avoir des assises un peu partout sur l'hémisphère Nord et donc, d'accroître sa puissance.
On ne sait jamais, au final, ce qui se cache derrière un glacier, sous la banquise, ou derrière les pans de neige d'immenses montagnes, perdues dans l'océan de brume du grand Nord.
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Chaarden
[center]Léviathan[/center]
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=90571898Humpbackwhale208PGbaleineetplongeur.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/90571898Humpbackwhale208PGbaleineetplongeur.jpg[/img][/url][/center]
Dès l’arrivée de la marine confédérée sur l’île, une richesse extraordinaire avait été repérée par les sonars : il s’agissait de la population assez impressionnante de cétacés, et plus particulièrement de baleines à bosse, dans les eaux de Tupiat. Immédiatement, un statut de protection des eaux a été prononcé autour de l’île. Les baleines sont des mammifères très mobiles, qui ne restent que peu de temps dans les mêmes eaux, elles voyagent beaucoup, et c’est souvent ce qui cause leur perte. Même si aujourd’hui, la population baleinière du simpomonde n’est pas au bord de l’extinction, elle n’en demeure pas moins en diminution constante. Cependant, Tupiat offre pour les baleines un cadre exceptionnel. A à peine quelques kilomètres des rives de l’île, les fonds marins deviennent très profonds, de manière abrupt, et l’on passe rapidement de quelques centaines de mètres de profondeur à quelques kilomètres. C’est dans ces fonds marins, encore largement inexplorés, que se trouvent par exemple les différentes sortes de plancton, un des fondamentaux de la nourriture de la baleine, qui ne se prive donc pas d’un tel garde-manger. Pour les scientifiques confédérés, il s’agit d’un terrain d’étude absolument hors du commun.
Peut-être est-ce le froid, peut-être est-ce le calme, peut-être est-ce la profusion alimentaire, mais dans tous les cas, les baleines du Tupiat sont incroyablement calmes. Bien que ces animaux soient de toute manière assez pacifiques si on ne les ennuie pas, celles de l’île semblent encore plus tranquilles. Elles sont bien portantes et ont parfois avec elles de petits baleineaux trop mignons dont l’observation relève d’une vraie grâce. Actuellement, ce n’est pas la saison des baleineaux, ils ne sont pas à Tupiat : les plongeurs de l’université d’océanographie d’Ankamir ne se retrouveront pas face à des mères protectrices (et donc dangereuses). Voici que les premiers se jettent à l’eau, au-dessus d’un petit groupe d’une dizaine de baleines qui nagent à quelques kilomètres l’une de l’autre depuis le début de la matinée. On prend des photos extraordinaires, et plusieurs plongeurs ont même l’opportunité de toucher la peau à la texture si particulière de ces colosses du règne animal. Grâce à des outils dernier cri, il est possible de relever plusieurs mesures sur les animaux, de leur taille jusqu’à leur masse. En-dessous des palmes confédérées, des millions de kilomètre cube d’eau dans lesquels la lumière ne pénètre pas. Après quelques heures dans l’eau (et de nombreux relais entre les plongeurs), les baleines décidèrent de s’en aller : l’heure du repas avait sonnée, et elles se retirèrent dans la profondeur des abysses. L’un des plus beaux versets de la Bible semblaient inscrits sur chaque chose que les plongeurs virent en ce jour : « Depuis que Dieu a créé le monde […], sa puissance éternelle et sa nature divine se voient lorsque l’on considère ses œuvres avec intelligence » (Rom 1:20).
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Dès l’arrivée de la marine confédérée sur l’île, une richesse extraordinaire avait été repérée par les sonars : il s’agissait de la population assez impressionnante de cétacés, et plus particulièrement de baleines à bosse, dans les eaux de Tupiat. Immédiatement, un statut de protection des eaux a été prononcé autour de l’île. Les baleines sont des mammifères très mobiles, qui ne restent que peu de temps dans les mêmes eaux, elles voyagent beaucoup, et c’est souvent ce qui cause leur perte. Même si aujourd’hui, la population baleinière du simpomonde n’est pas au bord de l’extinction, elle n’en demeure pas moins en diminution constante. Cependant, Tupiat offre pour les baleines un cadre exceptionnel. A à peine quelques kilomètres des rives de l’île, les fonds marins deviennent très profonds, de manière abrupt, et l’on passe rapidement de quelques centaines de mètres de profondeur à quelques kilomètres. C’est dans ces fonds marins, encore largement inexplorés, que se trouvent par exemple les différentes sortes de plancton, un des fondamentaux de la nourriture de la baleine, qui ne se prive donc pas d’un tel garde-manger. Pour les scientifiques confédérés, il s’agit d’un terrain d’étude absolument hors du commun.
Peut-être est-ce le froid, peut-être est-ce le calme, peut-être est-ce la profusion alimentaire, mais dans tous les cas, les baleines du Tupiat sont incroyablement calmes. Bien que ces animaux soient de toute manière assez pacifiques si on ne les ennuie pas, celles de l’île semblent encore plus tranquilles. Elles sont bien portantes et ont parfois avec elles de petits baleineaux trop mignons dont l’observation relève d’une vraie grâce. Actuellement, ce n’est pas la saison des baleineaux, ils ne sont pas à Tupiat : les plongeurs de l’université d’océanographie d’Ankamir ne se retrouveront pas face à des mères protectrices (et donc dangereuses). Voici que les premiers se jettent à l’eau, au-dessus d’un petit groupe d’une dizaine de baleines qui nagent à quelques kilomètres l’une de l’autre depuis le début de la matinée. On prend des photos extraordinaires, et plusieurs plongeurs ont même l’opportunité de toucher la peau à la texture si particulière de ces colosses du règne animal. Grâce à des outils dernier cri, il est possible de relever plusieurs mesures sur les animaux, de leur taille jusqu’à leur masse. En-dessous des palmes confédérées, des millions de kilomètre cube d’eau dans lesquels la lumière ne pénètre pas. Après quelques heures dans l’eau (et de nombreux relais entre les plongeurs), les baleines décidèrent de s’en aller : l’heure du repas avait sonnée, et elles se retirèrent dans la profondeur des abysses. L’un des plus beaux versets de la Bible semblaient inscrits sur chaque chose que les plongeurs virent en ce jour : « Depuis que Dieu a créé le monde […], sa puissance éternelle et sa nature divine se voient lorsque l’on considère ses œuvres avec intelligence » (Rom 1:20).