[i8] - Boaterra

Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

21 novembre 2028

[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/883997StrotypefigdelArmeroyaledanslimaginairecollectif.jpg[/img]
Stéréotype figé de l'Armée royale dans l'imaginaire collectif

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/117806DploiementdelaMarineroyale.jpg[/img]
Déploiement de la Marine royale roumalienne à la lisière de la forêt près de Padeirinha

[f25]L'opérateur radio reçut et fit connaître la réponse kirépienne à ses supérieurs, faisant réagir la hiérarchie
puissamment fonctionnelle et maintenant, en branle. Même si l'Armée royale de la Roumalie avait subi des revers
au cours des dernières années, son commandement et ses troupiers ne faisaient qu'un corps solidement et intimement
lié. Dans l'affaire de Boaterra, le commodore Song Ziwen, homme discipliné et décoré de la campagne du Nanzhao et
des Kapasanes pour sa bravoure, son zèle et sa compétence, informa le QG des actualités locales et, préventivement,
éleva l'alerte de son vaisseau à trois sur cinq, en réponse aux nombreuses agitations qui tiraillaient le base navale du
Kirep.

Le commodore savait qu'un affrontement, malgré le courage, la loyauté et le talent de ses subalternes, dans les conditions
présentes, se solderait par de lourdes pertes, et au mieux, n'incarnerait qu'un baroud d'honneur, affligeant des dégâts chez
l'adversaire. Du moins, sans renfort en cas de conflit armé, à court terme, des hommes manqueraient, et à long terme, des
fournitures se raréfiaient. Or, la décision d'une guerre appartenait au haut commandement, mais celle d'une bataille pesait
sur les épaules de l'officier local en charge. Le concernant, Ziwen, sachant que son navire ne supporterait pas longtemps un
assaut direct, même avec les appareils modernes à disposition, il décida d'apprêter son équipage sans être agressif.

Ainsi, afin de ne pas affoler inutilement les autorités du Duché de Boaterra, une estafette fut envoyé auprès du fildago afin
de l'informer, poliment et respectueusement, de la situation réelle, mettant l'accent sur la rupture d'un traité par les chefs
du Kirep, manquant ainsi à l'honneur. Le message laissa transparaître que, voulant offrir le meilleur aux habitants de l'île,
les Roumaliens avaient décidé d'échanger sa suzeraineté vassalique au détriment de son empire pour le mieux-être des
gens de Boaterra à l'Empire d'Hokkaido, un pays certes aussi lointain que la Roumalie, en appuyant la lettre d'une carte
fraîche, mais à même de faire croître et prospérer le territoire et ceux qui y vivent.

Pendant ce temps, un garde du corps roumalien est proposé au fildago (chef des locaux) et les matelots du cuirassé se
répartirent au gré des volontés du commodore, en adéquation avec le principe tactique d'une insuffisance matérielle
sur mer. En effet, dans ce principe, et dans le but de garantir une résistance farouche et robuste, 1000 des 1 500 hommes
en présence mirent pied à terre et établir des positions dans la jungle, avec des sous-officiers en charge de chaque peloton
(à peu près 36 soldats par peloton) pour optimiser l'efficacité d'une potentielle bravade. Chaque unité a en ce sens sa radio
portative en communication directe avec le commodore, qui, pour l'occasion, installera son PC, avec la permission du fildago,
dans le manoir du chef de la localité (Padeirinha), ou, en cas de refus courtois, placera ledit PC dans une antre au sein des récifs
rocheux directement dans la rade de la zone padeirinhanne. Le navire, lui, aura été confié à un capitaine qui se devra d'assurer la
défense énergique contre l'adversaire en cas de raid.

Le statu quo sera de la sorte, tant qu'il n'y aura guère d'intervention des Kirépiens ou tant que le haut commandement ne transmettra
pas ses ordres.[/f25][/center][/justify]
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

Décembre 2028

[justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/621573Propagande.jpg[/img]
Soldats entre deux camps

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/406521Guerrecivileenvisage.jpg[/img]
Guerre...civile envisagée


[f25]En situation tendue depuis déjà un peu plus d'une semaine, les soldats du commodore Song Ziwen s'étaient terrés à plusieurs positions sur l'île de Boaterra, se promenant à l'aurore, se camouflant dans des planques définies au zénith et se reposant dans des criques et cavernes au nadir, toujours entre les expéditions forestières, les patrouilles, les communications radios chaque quatre heures et les surveillances, plus particulièrement pour quelques groupuscules spécifiques qui veillaient à scruter et relater chaque mouvement du contingent kirépien en bordure du territoire. Malgré le peu d'affrontements et les regards en chiens de faïence, le moral restait au beau fixe et les officiers offraient quotidiennement leurs rapports sans faute. Toutefois, si les activités militaires se voyaient si positives pour les hommes, ce n'était que grâce à Song lui-même, qui entretenait vaillamment l'esprit de chacun de ses subalternes, non par l'intervention de l'état-major, qui n'avait rien dit depuis l'incident avec la base navale kirépienne, mais bel et bien par sa volonté seule...Du moins, jusqu'à maintenant…

Dans une crevasse d'un récif maintenant PC, l'opérateur, sous l'hardiesse accablante de la chaleur, épongeait son front de la sueur qui y perlait, quand tout à coup, une transmission se fit entendre par quelques grésillements. Manifestement, c'était l'état-major qui ordonnait au responsable de repousser les forces adverses et de les cantonner à leur retranchement par un pilonnage stratégique du campement maritime kirépien puis par un assaut décisif et massif, censé assiéger les forces slaves et les contraindre à la reddition. C'est à ce moment que le commodore devint pensif, constatant l'irréalité d'accomplir un tel plan dans les conditions dont il avait à sa disposition. Or, il fixa les techniciens et officiers de la pièce, tout en réfléchissant à l'ordre formel et irrévocable de la Capitale. «Impossible! C'est tout bonnement suicidaire sans fournitures supplémentaires et en l'absence de renforcements humains...», se dit, en sa conscience, le meneur. Il s'enveloppa donc d'une apparence d'assurance et informa ses pairs officiers avec camaraderie et fermeté :«Compatriotes, frères, nos généraux nous ont exigés de capturer les environs de favoriser la reddition de nos...ennemis. Nous obéirons, mais je crains qu'il ne faille vous prévenir honnêtement sur notre devenir. Les conditions dans lesquelles nous devrons percer l'adversaire nous laissent dans l'incapacité de durablement maintenir un siège, et encore moins d'encercler et confiner les Kirépiens...Notre devoir, à moins d'un contre-ordre, se devras d'être honoré...» Les soldats autour écoutaient chaque parole de leur commandant, sans détourner leur attention, et à l'instant de la conclusion, les officiers retirèrent leur couvre-chef, s'inclinèrent respectueusement devant le discoureur et répondirent unanimement et à l'unisson qu'ils étaient prêts à mener à bien leur quête, estimés de combattre auprès de lui…

Ainsi donc, suite à des encouragements et à un ordre de mobilisation, les fantassins convergèrent à en direction de la place que les escouades kirépiennes occupaient. Les tireurs d'élite, cachés à même les arbres, mettaient dans leur viseur les plus gradés, tandis que les troupiers chargeaient leur armement,
abrités dans les feuillages, attendant l'ordre d'assaut. Le croiseur, quant à lui, s'était muni des plus puissants obus dont il avait en réserve, l'approcha de la base navale et pointa ses canons vers le lieu en question, non sans alarmer les habitants du campement, qui, déjà visiblement aptes à cet événement, s'étaient armés en conséquence et positionnés des navires de dernière génération, moins blindés, mais ayant assurément une allonge supérieure sur l'énorme cuirassé.

Les deux belligérants observaient la tension escaladée farouchement, et les camps allaient ordonnés de frapper, sûrs de leur performance à meurtrir leur ennemi, quand soudainement, un vaisseau, un torpilleur kirépien, arborant paradoxalement la bannière royale de la Roumalie, voguait à l'horizon. Instamment, un moment de stupeur s'empara des âmes de tous, sauf des maîtres d’œuvre (Song et Jernej), qui reçurent l'identique communiqué de la hiérarchie du Kirep : Le roi, en chair et en os était là, et interdisait en quiconque de faire feu…

Plusieurs minutes plus tard, les régiments constatèrent la vérité et retournèrent leur veste, rejoignant leur souverain, et interrompant les démarches contre un ennemi qui n'en était pas un.

Bu-Jian, le roi roumalien, établit officiellement son QG sur Ilha de Marinheiros, coopéra avec les Kirépeins, étant passés de présumés adversaires à alliés, et dilvulgua publiquement, grâce aux satellites, pages internets et messages diplomatiques éclairs, la réalité des événements et les télégrammes qui furent auparavant échangés entre le Soviet kirépien et le souverain de la Roumalie…

Concernant les aborigènes, le roi en profita pour saluer le ''duc'' du fief, vassal sur papier, et, par la langue de l'interprète sur place, remercia le fildago pour sa loyauté en une époque de crises et lui avoua être honoré de faire sa rencontre. Le roi lui exprima son empathie et attribua à l'île, dans les limites légales, le statut vassalique de Duché de Boaterra, gouvernement autonome incorporé à la Roumalie et ayant de privilège d'une administration locale…

De retour sur le sujet de la Roumalie, Bu-Jian, après avoir annoncé au monde ses tourmentes, il commença à s'organiser, lui, ses fidèles et ses alliés, tandis que le Conseil des Cinq, ébranlé par l'information, démenti amèrement, sous le prétexte honteux, que l'homme de Beaterra n'était rien de plus qu'un sosie usurpateur...La Roumalie en elle-même étant isolée, seules quelques élites avaient su, et les conseillers œuvraient à éviter les débordements sur le point d'arriver...[/f25][/center][/justify]
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

Décembre 2028

[justify][center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/898520Paysagedelle.jpg[/img]
En bordure d'un paisible ru se dessine l'avenir d'un pays lointain

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/404081criture.png[/img]
À cœur sans chaîne et à la main agile se rédigea une lettre


[f25]Soixante-douze heures s'écoulèrent avant que Bu-Jian n'écrive prestement une lettre à sa sœur, présentement exilée au Wapong.
Comme à son habitude, les gestes qui s'imprégnaient dans le papier se succédaient et la facilité avec laquelle s'allongeait la rédaction
caractérisait la personnalité et l'adresse du monarque, lui-même désormais déshérité par le Conseil des Cinq.

Les oiseaux chantaient leur ode habituelle et les ménestrels de la nature, nombreux, inspiraient le roi fraîchement émoulu de ses devoirs,
mais une pensée sordide effaçait l'humeur cordiale; celle qui imageait allégoriquement une cuisante défaite et une déchéance menant la
société roumalienne vers un devenir moribond. Cependant, éloignant cette possibilité et faisant une prière à la seule divinité de la Roumalie,
Yuzhou Fanyin, le souverain confia son destin à la Sagesse du démiurge. Puis, il ordonna, sous les égarements momentanés ayant pour cause
l'étouffante chaleur, d'apprêter un hélicoptère.

Ainsi donc, après avoir personnellement sélectionné quatre soldats pour leurs qualités, il redonna le commandement au commodore et, avec la
permission du colonel Sredanović, se retira à bord d'un appareil kirépien possédant pour destination Lokfol, au Royaume de Wa.

Peu de temps après son retrait, les Kirépiens afférèrent des aéronefs discrets pour assurer la pleine sécurité du ''camarade-roi'', car l'espace
aérien, hors de la zone d'influence du Kirep, était périlleuse. Tout bonnement quand il s'agissait de traverser près du Raksasa nouvellement dépouillé de son empereur...

En cours de chemin, les balises de transmission confirmèrent au Directoire wapongais, via Bô 1er, que le souverain de Roumalie, ou du moins
celui qui en avait la prétention, voyageait en direction du Wapong pour aller à la rencontre de la princesse...[/f25][/center][/justify]
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