(RP) Les affres du sanctuaire du Dragon (Rp)
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Sir_Ulric
<center>Les affres du sanctuaire du Dragon
[img]http://img145.imageshack.us/img145/3633/ombreroumalien.jpg[/img]
Au cœur de la resplendissante Cité du Soleil, au centre même des coulisses du pouvoir de la Roumalie, se trouvait d’incroyables bâtisses d’un âge révolu, maints trésors possédant suffisamment d’attrait pour obnubiler un conquistador vaniteux, et assez d’employés pour juguler une armée. Cette cité, qui gisait au milieu même de la Capitale, se dressait majestueusement, affichant un caractère ferme, soutenu par les complexes exploits architecturaux classiques d’antan, tant stéréotypés, au-delà du Makara. Dans ce jardin au mille merveilles, où une foule d’humains bigarrés de couleurs, en stricte liaison avec des traditions anciennes, allaient et venaient, dans une bureaucratie ancestrale et sévère, il y avait des agitations constantes et des démêlés formant de multiples joutes verbales.
Devant le gigantesque portail de la Lueur Céleste, deux mandarins discutaillaient entre eux, avant de pénétrer de nouveau dans la colossale Cité du Soleil. L’un de ces deux hommes, en habit officiel, s’appelait Echi Wu-Tung, et était un mandarin d’estime, réputé pour avoir principalement accompli des prouesses dans les actions clandestines de la reconnue Confrérie Jinlong (Dragon d’Or), en ayant mené les opérations en Mokrekyovie et en Simbokie-Est, à leur fin. Son partenaire de conversation, Shyru Awa-Yhru, lui, était au service de ladite Confrérie, qui se trouvait être l’inoubliable agence de renseignements roumalienne : «Maître Shyru, où en sont les préparatifs pour les affaires Juggong et Bebfon ?», c’est aussitôt que le ciblé répondit avec calme, mais infini respect : «Selon les rapports, l’affaire Juggong progresse avec vitesse. Les assignés ont finalisé les premières phases d’établissement. Toutefois, le recrutement demeure lent et ardu, faute des trop fréquents couvre-feux du régime...Par contre, nos effectifs sont clairement engagés et offrent une allure ectoplasmique aux milices rurales. Nous prévoyons même assaillir les locaux et se saisir des installations…», soudainement, Wu-Tung, d’un geste ferme, leva rapidement, mais légèrement, sa main droite, afin d’ordonner l’arrêt immédiat à son subalterne, puis, lui-même, répliqua vivement «Annulez dès maintenant la prise des bastilles et casernes ! Nous ne devons pas hâter les choses, sans quoi, l’échec viendrait nous couvrir de honte, Maître Shyru. La patience est garante de la réussite. Agir diligemment ne répandrait rien de plus que des dangers inutiles à prendre. Consentissez à reconnaître les jugements précaires, apprenez de vos erreurs, et vous serez promis à un prestigieux avenir.», «Oui…Pardonnez-moi.», «Je n’ai pas à vous pardonner, car ce pardon, recherchez-le en vous-même. L’erreur a été écartée et vous pourrez méditer sur tous les sens de la phrase, ‘obligeance envers le devoir’...», pendant que le vieil homme parlait, Awa démontrait un regard admiratif envers l’immense sagesse de son locuteur, et à la fin des derniers mots, ledit Awa-Yhru salua solennellement l’estimé mandarin, avant de poursuivre : «Je vois…J’y veillerai.», puis, peu de temps après la mini affirmation, le mandarin dit qu’il était satisfait des progrès, mais qu’il devait réorganiser en trois points les priorités. Or cela, il demanda à son subalterne de poursuivre sur le dossier Bebfon, ce qu’il fit en sortant discrètement de sa manche un document roulé et surmonté d’un ruban vert forêt, bien noué : «Les cellules y sont catégoriquement installées et la réputation de nos hommes gagnent en essor chaque semaine passée là-bas. Il y a même des représentants de familles tout à fait recommandables qui utilisent désormais nos infrastructures, et toujours selon ces rapports que voici, nous parvenons à attiser l’intérêt de plusieurs classes sociales, comme il était prévu !»
En continuité plus tard
[img]http://img145.imageshack.us/img145/3633/ombreroumalien.jpg[/img]
Au cœur de la resplendissante Cité du Soleil, au centre même des coulisses du pouvoir de la Roumalie, se trouvait d’incroyables bâtisses d’un âge révolu, maints trésors possédant suffisamment d’attrait pour obnubiler un conquistador vaniteux, et assez d’employés pour juguler une armée. Cette cité, qui gisait au milieu même de la Capitale, se dressait majestueusement, affichant un caractère ferme, soutenu par les complexes exploits architecturaux classiques d’antan, tant stéréotypés, au-delà du Makara. Dans ce jardin au mille merveilles, où une foule d’humains bigarrés de couleurs, en stricte liaison avec des traditions anciennes, allaient et venaient, dans une bureaucratie ancestrale et sévère, il y avait des agitations constantes et des démêlés formant de multiples joutes verbales.
Devant le gigantesque portail de la Lueur Céleste, deux mandarins discutaillaient entre eux, avant de pénétrer de nouveau dans la colossale Cité du Soleil. L’un de ces deux hommes, en habit officiel, s’appelait Echi Wu-Tung, et était un mandarin d’estime, réputé pour avoir principalement accompli des prouesses dans les actions clandestines de la reconnue Confrérie Jinlong (Dragon d’Or), en ayant mené les opérations en Mokrekyovie et en Simbokie-Est, à leur fin. Son partenaire de conversation, Shyru Awa-Yhru, lui, était au service de ladite Confrérie, qui se trouvait être l’inoubliable agence de renseignements roumalienne : «Maître Shyru, où en sont les préparatifs pour les affaires Juggong et Bebfon ?», c’est aussitôt que le ciblé répondit avec calme, mais infini respect : «Selon les rapports, l’affaire Juggong progresse avec vitesse. Les assignés ont finalisé les premières phases d’établissement. Toutefois, le recrutement demeure lent et ardu, faute des trop fréquents couvre-feux du régime...Par contre, nos effectifs sont clairement engagés et offrent une allure ectoplasmique aux milices rurales. Nous prévoyons même assaillir les locaux et se saisir des installations…», soudainement, Wu-Tung, d’un geste ferme, leva rapidement, mais légèrement, sa main droite, afin d’ordonner l’arrêt immédiat à son subalterne, puis, lui-même, répliqua vivement «Annulez dès maintenant la prise des bastilles et casernes ! Nous ne devons pas hâter les choses, sans quoi, l’échec viendrait nous couvrir de honte, Maître Shyru. La patience est garante de la réussite. Agir diligemment ne répandrait rien de plus que des dangers inutiles à prendre. Consentissez à reconnaître les jugements précaires, apprenez de vos erreurs, et vous serez promis à un prestigieux avenir.», «Oui…Pardonnez-moi.», «Je n’ai pas à vous pardonner, car ce pardon, recherchez-le en vous-même. L’erreur a été écartée et vous pourrez méditer sur tous les sens de la phrase, ‘obligeance envers le devoir’...», pendant que le vieil homme parlait, Awa démontrait un regard admiratif envers l’immense sagesse de son locuteur, et à la fin des derniers mots, ledit Awa-Yhru salua solennellement l’estimé mandarin, avant de poursuivre : «Je vois…J’y veillerai.», puis, peu de temps après la mini affirmation, le mandarin dit qu’il était satisfait des progrès, mais qu’il devait réorganiser en trois points les priorités. Or cela, il demanda à son subalterne de poursuivre sur le dossier Bebfon, ce qu’il fit en sortant discrètement de sa manche un document roulé et surmonté d’un ruban vert forêt, bien noué : «Les cellules y sont catégoriquement installées et la réputation de nos hommes gagnent en essor chaque semaine passée là-bas. Il y a même des représentants de familles tout à fait recommandables qui utilisent désormais nos infrastructures, et toujours selon ces rapports que voici, nous parvenons à attiser l’intérêt de plusieurs classes sociales, comme il était prévu !»
En continuité plus tard
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Sir_Ulric
[center][f25]À la cime d’un règne, là où l’âge n’épargne nul être
08/08/2024
Ambiance sonore:
https://www.youtube.com/watch?v=pzNE4qNFyyQ
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/863642CitduSoleil.jpg[/img]
«Imposante bâtisse, qui depuis des siècles répétés, incarnait le centre névralgique de la gestion d’un pays mystérieux, hanté par les spectres d’un âge révolu »
[justify]La Cité du Soleil et ses cours d’eau apparaissaient paisibles, sous des cieux nuageux, clairsemés des rayons d’Hélios, mais le temps, contrairement aux apparences, ne jouait pas l’érudit, ébahit sous le charme des cerisiers du printemps.
Les horloges sonnaient déjà, et faisaient résonner leur avertissement, révélant la quinzième heure de la journée, annonçant à un vieil homme qui, peu après avoir allumé quelques tiges d’encens en l’honneur d’ancêtres depuis longtemps au repos, se préparait à s’installer à son bureau, pour accomplir quelques labeurs quotidiens : «Voyons voir…Hm…», exprima calmement le vieillard, d’une voix sous les enrouements de l’âge. Puis, se saisit-il d’un modeste boîtier laqué, qu’il ouvrit doucement, en toussotant avec modération, avant de prendre des lunettes plutôt rondelettes, afin de commencer à œuvrer, s’étirant pour empoigner l’un des manuscrits qui était empilé : «Manifeste des pertes...Plusieurs dizaines comptabilisées, et rapatriées pour rites funèbres…»
Soudain, peu après quelques minutes de travail, un jeune personnage perturba la sérénité de la pièce, mais à l’inverse de l’habitude, ce n’était pas un servant qui s’approchait respectueusement du nonagénaire : «Majesté, excusez l’interruption qui vous affuble d’un bref retard au sein de vos devoirs, mais il m’apparaît judicieux de vous remettre votre breuvage, pour que vous puissiez y quérir un peu de réconfort, et d’apaisement pour votre corps.» Levant son regard vers son nouvel interlocuteur, le roi sourit, et dit : «Fils, viens, vous n’ébranlez nuls travaux, d’aucune offense vous ne devez vous faire pardonner. Est-ce donc un crime d’être soucieux pour son père ? » Le trentenaire n’eut ainsi rien à dire, outre un simple merci, et présenta une révérence emplit de déférence, avant de lui-même s’asseoir auprès de l’un des plus vieux monarque de toute l’histoire du pays. Les yeux des concernés se fixèrent pendant quelques secondes, avant que l’un des deux, le plus jeune, ne verse de thé que pour deux, pour ensuite délier les langues : «Puis-je partager un temps avec Sa Majesté ?» Évidemment, Huan Yue reçut l’approbation du vénérable.
Les politesses, strictes, mais habituelles et naturelles, s’échangèrent, et le souverain accorda à son second fils une entrevue, où tous deux parlaient des événements, d’expériences et d’avenir, et enfin, de la guerre. Néanmoins, le sujet ne se dirigeait que vers une seule conclusion : L’avenir n’est pas encore révélé.
Finalement, vers le zénith de la conversation, Tsu-Tao rit d’une blague fortuite, certes anodine, mais désopilante, que le jeune Cheng laissa volontairement s’échapper pour ranimer le sourire aux lèvres de son roi, mais le résultat ne fut pas celui espéré, car au moment où le souverain s’esclaffait, le visage de celui-ci s’obscurcit, pâlit, se crispa aussitôt, afficha un rictus sévère, et rougit-il par la pression sanguine…Huan Yue, rapidement, appela à l’aide, face à son père, qui semblait brutalement se retirer : «À moi, le roi est souffrant ! Vous, allez immédiatement dépêcher le médecin !»[/justify][/f25][/center]
08/08/2024
Ambiance sonore:
https://www.youtube.com/watch?v=pzNE4qNFyyQ
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/863642CitduSoleil.jpg[/img]
«Imposante bâtisse, qui depuis des siècles répétés, incarnait le centre névralgique de la gestion d’un pays mystérieux, hanté par les spectres d’un âge révolu »
[justify]La Cité du Soleil et ses cours d’eau apparaissaient paisibles, sous des cieux nuageux, clairsemés des rayons d’Hélios, mais le temps, contrairement aux apparences, ne jouait pas l’érudit, ébahit sous le charme des cerisiers du printemps.
Les horloges sonnaient déjà, et faisaient résonner leur avertissement, révélant la quinzième heure de la journée, annonçant à un vieil homme qui, peu après avoir allumé quelques tiges d’encens en l’honneur d’ancêtres depuis longtemps au repos, se préparait à s’installer à son bureau, pour accomplir quelques labeurs quotidiens : «Voyons voir…Hm…», exprima calmement le vieillard, d’une voix sous les enrouements de l’âge. Puis, se saisit-il d’un modeste boîtier laqué, qu’il ouvrit doucement, en toussotant avec modération, avant de prendre des lunettes plutôt rondelettes, afin de commencer à œuvrer, s’étirant pour empoigner l’un des manuscrits qui était empilé : «Manifeste des pertes...Plusieurs dizaines comptabilisées, et rapatriées pour rites funèbres…»
Soudain, peu après quelques minutes de travail, un jeune personnage perturba la sérénité de la pièce, mais à l’inverse de l’habitude, ce n’était pas un servant qui s’approchait respectueusement du nonagénaire : «Majesté, excusez l’interruption qui vous affuble d’un bref retard au sein de vos devoirs, mais il m’apparaît judicieux de vous remettre votre breuvage, pour que vous puissiez y quérir un peu de réconfort, et d’apaisement pour votre corps.» Levant son regard vers son nouvel interlocuteur, le roi sourit, et dit : «Fils, viens, vous n’ébranlez nuls travaux, d’aucune offense vous ne devez vous faire pardonner. Est-ce donc un crime d’être soucieux pour son père ? » Le trentenaire n’eut ainsi rien à dire, outre un simple merci, et présenta une révérence emplit de déférence, avant de lui-même s’asseoir auprès de l’un des plus vieux monarque de toute l’histoire du pays. Les yeux des concernés se fixèrent pendant quelques secondes, avant que l’un des deux, le plus jeune, ne verse de thé que pour deux, pour ensuite délier les langues : «Puis-je partager un temps avec Sa Majesté ?» Évidemment, Huan Yue reçut l’approbation du vénérable.
Les politesses, strictes, mais habituelles et naturelles, s’échangèrent, et le souverain accorda à son second fils une entrevue, où tous deux parlaient des événements, d’expériences et d’avenir, et enfin, de la guerre. Néanmoins, le sujet ne se dirigeait que vers une seule conclusion : L’avenir n’est pas encore révélé.
Finalement, vers le zénith de la conversation, Tsu-Tao rit d’une blague fortuite, certes anodine, mais désopilante, que le jeune Cheng laissa volontairement s’échapper pour ranimer le sourire aux lèvres de son roi, mais le résultat ne fut pas celui espéré, car au moment où le souverain s’esclaffait, le visage de celui-ci s’obscurcit, pâlit, se crispa aussitôt, afficha un rictus sévère, et rougit-il par la pression sanguine…Huan Yue, rapidement, appela à l’aide, face à son père, qui semblait brutalement se retirer : «À moi, le roi est souffrant ! Vous, allez immédiatement dépêcher le médecin !»[/justify][/f25][/center]
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Sir_Ulric
[center][f25]Six millénaire sous six pieds de terre
-/-/2028
Ambiance sonore:
https://www.youtube.com/watch?v=thM2HHriVcY&index=2&list=PL4FF6DCEF3813460D
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/998938Sanctuairedesmurmures.jpg[/img]
«Sanctuaire des murmures »
[justify]Suite au retrait de Bu-Jian vers de lointaines contrées, le Conseil des Cinq avait finalement repris les rennes
du pouvoir, et cette fois, les conseillers comptaient maintenir fermement leur emprise sur la société et assouvir leur
vœu hégémonique, en tenant à l'écart la dynastie et ses loyaux serviteurs, en utilisant tous les moyens pour parvenir
à œuvrer.
Depuis que Bu-Jian s'était retiré avec quelques privilégiés, le Conseil s'arrogea vite les sceaux dynastiques et concocta
de raffermir leur mainmise, mais les objectifs des membres de la régence étaient clairs: Tradition, pas de compromis,
pas d'étrangers, une terre de Roumaliens, par des Roumaliens pour des Roumaliens...
Grand-Maître du Conseil:«Messeigneurs, que le Ciel soit témoin de ce jour mémorable pour notre civilisation. J'ouvre la séance
du jour, en prononçant le proposition de maître Khan Liu. Sa motion concerne le vent de modernisme qui insuffle la populace
depuis quelques années, et les travaux théoriques mis en branle par le roi. J'invite donc maître Liu à nous introduire.
Les autres conseillers s'observèrent mutuellement, chuchotèrent entre eux rapidement avant que l'interpellé ne se lève, et prenne
la parole:«Cette réunion étant totalement close, je vous confirme les propos du grand-maître. Je vous suggère donc de mettre de
concert nos efforts pour allonger notre mandat et empêcher le roi d'empiéter sur nos plans. Déjà, les tâches qui l'accaparent en
Géorgie devraient le maintenir au Vicaskaran pendant un long moment. Ainsi, nous pourrons facilement manœuvrer...Surtout que
les modifications que nous avons apportés au testament de feu Tsu-Tao nous a fait bénéficier d'une certaine largesse de légitimité
pour intervenir...»
Les gens de la salle offrirent gestuellement leur approbation. L'un des éminents conseillers demanda la parole, Tshan, et il se leva
grâce à sa canne, avant de balayer du regard les gens, puis de dire:«L'avenir, messeigneurs, de la Roumalie est désormais entre nos
mains, mais tâchons de ne pas nous avancer hâtivement. Le roi a ses partisans, et les habitants sont trop souvent crédules, immatures
et volages en politique, n'ayant jamais participé à la gestion du gouvernement, mais, en l'occurrence, cette même naïveté nous servira
tant que le roi ne sera pas de retour, car la confiance à l'égard du Trône du Dragon est robuste, et nous le représentons en l'absence de
son détenteur. Maintenons notre bon souverain là-bas, dans ce lointain territoire, et encourageons-le à poursuivre son oeuvre étrangère
pendant que nous, nous nous occuperons de maçonner le devenir ici. Envoyons-lui périodiquement des informations anodines et des
actualités faussées pour lui faire penser que tout va pour le mieux...La Géorgie est une terre qui l'occupera, et elle ne dispose d'aucun
moyen, pour le moment, de démentir ce que nous lui ferons parvenir.»
Ainsi, après la prose du vieux Tshan, le grand-maître lui succéda:«Excellent...Merci à vous, grands régents du trône. Commençons par
remplacer des responsables dans les différentes sphères de l'État afin de nous assurer un soutien...Préparez vos gens aux changements
et faites-moi appeler le ministre de l'Intérieur...Maintenant, disposez. La séance est levée. »
[/f25][/justify][/center]
-/-/2028
Ambiance sonore:
https://www.youtube.com/watch?v=thM2HHriVcY&index=2&list=PL4FF6DCEF3813460D
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/998938Sanctuairedesmurmures.jpg[/img]
«Sanctuaire des murmures »
[justify]Suite au retrait de Bu-Jian vers de lointaines contrées, le Conseil des Cinq avait finalement repris les rennes
du pouvoir, et cette fois, les conseillers comptaient maintenir fermement leur emprise sur la société et assouvir leur
vœu hégémonique, en tenant à l'écart la dynastie et ses loyaux serviteurs, en utilisant tous les moyens pour parvenir
à œuvrer.
Depuis que Bu-Jian s'était retiré avec quelques privilégiés, le Conseil s'arrogea vite les sceaux dynastiques et concocta
de raffermir leur mainmise, mais les objectifs des membres de la régence étaient clairs: Tradition, pas de compromis,
pas d'étrangers, une terre de Roumaliens, par des Roumaliens pour des Roumaliens...
Grand-Maître du Conseil:«Messeigneurs, que le Ciel soit témoin de ce jour mémorable pour notre civilisation. J'ouvre la séance
du jour, en prononçant le proposition de maître Khan Liu. Sa motion concerne le vent de modernisme qui insuffle la populace
depuis quelques années, et les travaux théoriques mis en branle par le roi. J'invite donc maître Liu à nous introduire.
Les autres conseillers s'observèrent mutuellement, chuchotèrent entre eux rapidement avant que l'interpellé ne se lève, et prenne
la parole:«Cette réunion étant totalement close, je vous confirme les propos du grand-maître. Je vous suggère donc de mettre de
concert nos efforts pour allonger notre mandat et empêcher le roi d'empiéter sur nos plans. Déjà, les tâches qui l'accaparent en
Géorgie devraient le maintenir au Vicaskaran pendant un long moment. Ainsi, nous pourrons facilement manœuvrer...Surtout que
les modifications que nous avons apportés au testament de feu Tsu-Tao nous a fait bénéficier d'une certaine largesse de légitimité
pour intervenir...»
Les gens de la salle offrirent gestuellement leur approbation. L'un des éminents conseillers demanda la parole, Tshan, et il se leva
grâce à sa canne, avant de balayer du regard les gens, puis de dire:«L'avenir, messeigneurs, de la Roumalie est désormais entre nos
mains, mais tâchons de ne pas nous avancer hâtivement. Le roi a ses partisans, et les habitants sont trop souvent crédules, immatures
et volages en politique, n'ayant jamais participé à la gestion du gouvernement, mais, en l'occurrence, cette même naïveté nous servira
tant que le roi ne sera pas de retour, car la confiance à l'égard du Trône du Dragon est robuste, et nous le représentons en l'absence de
son détenteur. Maintenons notre bon souverain là-bas, dans ce lointain territoire, et encourageons-le à poursuivre son oeuvre étrangère
pendant que nous, nous nous occuperons de maçonner le devenir ici. Envoyons-lui périodiquement des informations anodines et des
actualités faussées pour lui faire penser que tout va pour le mieux...La Géorgie est une terre qui l'occupera, et elle ne dispose d'aucun
moyen, pour le moment, de démentir ce que nous lui ferons parvenir.»
Ainsi, après la prose du vieux Tshan, le grand-maître lui succéda:«Excellent...Merci à vous, grands régents du trône. Commençons par
remplacer des responsables dans les différentes sphères de l'État afin de nous assurer un soutien...Préparez vos gens aux changements
et faites-moi appeler le ministre de l'Intérieur...Maintenant, disposez. La séance est levée. »
[/f25][/justify][/center]
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Sir_Ulric
[center][f25]Six millénaire sous six pieds de terre II
-/-/2028
Ambiance sonore:
https://www.youtube.com/watch?v=fZw3caBQmcA&index=18&list=PL4FF6DCEF3813460D
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/998938Sanctuairedesmurmures.jpg[/img]
«Sanctuaire des murmures »
[justify]Aussitôt une réunion ajournée, une seconde succédait afin d'harmoniser les efforts des seigneurs
du Conseil des Cinq. Ainsi, lors d'une journée orageuse, les conseillers s'étaient à nouveau réuni. Le Premier-
Seigneur présidait la séance du jour comme la dernière fois, scrutant la salle et ceux qui l'habitaient. Soudain, il
empoigna une cloche, l'agita calmement et exigea rien de moins que le silence:«Messeigneurs, j'ouvre la séance
du Conseil...Aujourd'hui, nous aborderons les résultats de nos activités et leurs impacts. J'apprécierai, quant à moi,
manifester mon avis sur l'une des actions entreprises par l'un de nos pairs...J'ai reçu le ouï-dire, puis la confirmation
officielle de cette même rumeur qui se révéla finalement être la vérité. En effet, une série d'arrestations maladroite et
publique a été commise, et le titulaire de l'administration provinciale a réagi rapidement à ces ''bris'' de juridiction...
Le gouverneur de Jiyi, ce Qiang, il envenime nos plans et son attachement à Bu-Jian ne nous facilitera
pas la tâche. Par contre, je ne peux pas le blâmer de réagir de la sorte, puisqu'il est, après tout, dans son droit. Quelqu'un
parmi nous a dépêché des agents spéciaux de la Jinlong avec un ordre de mission trop peu élaboré...»
Dans la pièce, l'un des seigneurs du Conseil demanda la parole, l'obtint et dit:«En vérité, c'est moi l'instigateur...J'ai peut-être
été trop vague dans mes souhaits vis-à-vis ces dociles exécutants. Peut-être...» «Réellement ? Vous avez ouvertement dévoilé
que nous avions des intentions à un adversaire doué et indélogeable ! À l'avenir, le Conseil se passera de vos initiatives et ne
vous accordera pas une seconde chance...» Dépité, plus un mot ne se logeait sur la langue de l'humilié. Un autre conseiller prit
la parole, disant que si Qiang ne pouvait être limogé que par une ordonnance royale, il pouvait parfaitement, au vu de son âge,
paisiblement s'endormir pour ne plus s'éveiller. À cette proposition, le Premier-Seigneur resta d'abord perplexe, puis fronça les
sourcils:«Un empoisonnement, dites-vous ? Si nous échouons, il en sera fini des soupçons et notre objectif vis-à-vis Jiyi sera
définitivement ruiné...Je ne suis pas contre, mais si vous le faites, vous endosserez pleinement les conséquences de votre
succès, ou de votre échec.» Hochant modestement de la tête avec une assurance malicieuse, le conseiller s'inclina et reprit
sa place. «Maintenant que nous avons souligner ce point, est-ce que les honorables membres ont des rapports à éclaircir aux
yeux du Conseil ?» «Oui, Premier-Seigneur. J'aimerai apporter votre attention sur les événements de ''Boaterra''...»
«Ce caillou n'a pas été offert à l'empereur d'Hokkaido ?» «En effet, mais les anciens propriétaires kirépiens ont décidé de renier les
doléances du traité pour démontrer leur mécontentement à l'égard de notre choix de céder l'îlot à l'Hokkaido. Néanmoins, je me dois de
spécifier à monseigneur que le ministre Yuanjia Goa a déjà répondu au Soviet d'Ophrone à propos de cette affaire...Nous
attendons les conclusions.» L'assemblée papota quelques secondes sur ce morceau de boue chaude et les tensions diplomatiques
qu'il causait, quand tout à coup, de ça clochette, le Premier-Seigneur les interrompit:«Allons, messeigneurs, apaisez-vous. Si une
correspondance a été écrite en guise de réponse à l'affront, nous ne pouvons rien faire de plus dans l'instant pour cette situation
épineuse. Alors, patientons. Y a-t-il un autre sujet à apporter ?» Répondant à l'appel, le vieux Tshan le leva et dit:«J'ai eu l'occasion
de discuter avec la Cour et je puis vous dire que si la population, dans l'instant, ne nous apprécie pas particulièrement, elle est moins
réceptive que l'administration elle-même...Le cabinet des ministres nous consent l'obéissance, mais pas la docilité encline. Autrement
dit, ils sont loyaux au roi. Les renvoyer ne sera pas chose aisée étant donné le poids de notre influence. En cette seconde séance du
Conseil, je me dois de vous informer que le commandant de la Garde royale est soupçonneux face à nous.» L'homme qui, jusqu'ici, présidait
le Conseil, hocha de la tête, affirma qu'il s'occuperait lui-même du responsable de la Garde. Voyant qu'il n'y avait pas d'autres sujets
importants à traiter, il ferma la séance...
[/f25][/justify][/center]
-/-/2028
Ambiance sonore:
https://www.youtube.com/watch?v=fZw3caBQmcA&index=18&list=PL4FF6DCEF3813460D
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/998938Sanctuairedesmurmures.jpg[/img]
«Sanctuaire des murmures »
[justify]Aussitôt une réunion ajournée, une seconde succédait afin d'harmoniser les efforts des seigneurs
du Conseil des Cinq. Ainsi, lors d'une journée orageuse, les conseillers s'étaient à nouveau réuni. Le Premier-
Seigneur présidait la séance du jour comme la dernière fois, scrutant la salle et ceux qui l'habitaient. Soudain, il
empoigna une cloche, l'agita calmement et exigea rien de moins que le silence:«Messeigneurs, j'ouvre la séance
du Conseil...Aujourd'hui, nous aborderons les résultats de nos activités et leurs impacts. J'apprécierai, quant à moi,
manifester mon avis sur l'une des actions entreprises par l'un de nos pairs...J'ai reçu le ouï-dire, puis la confirmation
officielle de cette même rumeur qui se révéla finalement être la vérité. En effet, une série d'arrestations maladroite et
publique a été commise, et le titulaire de l'administration provinciale a réagi rapidement à ces ''bris'' de juridiction...
Le gouverneur de Jiyi, ce Qiang, il envenime nos plans et son attachement à Bu-Jian ne nous facilitera
pas la tâche. Par contre, je ne peux pas le blâmer de réagir de la sorte, puisqu'il est, après tout, dans son droit. Quelqu'un
parmi nous a dépêché des agents spéciaux de la Jinlong avec un ordre de mission trop peu élaboré...»
Dans la pièce, l'un des seigneurs du Conseil demanda la parole, l'obtint et dit:«En vérité, c'est moi l'instigateur...J'ai peut-être
été trop vague dans mes souhaits vis-à-vis ces dociles exécutants. Peut-être...» «Réellement ? Vous avez ouvertement dévoilé
que nous avions des intentions à un adversaire doué et indélogeable ! À l'avenir, le Conseil se passera de vos initiatives et ne
vous accordera pas une seconde chance...» Dépité, plus un mot ne se logeait sur la langue de l'humilié. Un autre conseiller prit
la parole, disant que si Qiang ne pouvait être limogé que par une ordonnance royale, il pouvait parfaitement, au vu de son âge,
paisiblement s'endormir pour ne plus s'éveiller. À cette proposition, le Premier-Seigneur resta d'abord perplexe, puis fronça les
sourcils:«Un empoisonnement, dites-vous ? Si nous échouons, il en sera fini des soupçons et notre objectif vis-à-vis Jiyi sera
définitivement ruiné...Je ne suis pas contre, mais si vous le faites, vous endosserez pleinement les conséquences de votre
succès, ou de votre échec.» Hochant modestement de la tête avec une assurance malicieuse, le conseiller s'inclina et reprit
sa place. «Maintenant que nous avons souligner ce point, est-ce que les honorables membres ont des rapports à éclaircir aux
yeux du Conseil ?» «Oui, Premier-Seigneur. J'aimerai apporter votre attention sur les événements de ''Boaterra''...»
«Ce caillou n'a pas été offert à l'empereur d'Hokkaido ?» «En effet, mais les anciens propriétaires kirépiens ont décidé de renier les
doléances du traité pour démontrer leur mécontentement à l'égard de notre choix de céder l'îlot à l'Hokkaido. Néanmoins, je me dois de
spécifier à monseigneur que le ministre Yuanjia Goa a déjà répondu au Soviet d'Ophrone à propos de cette affaire...Nous
attendons les conclusions.» L'assemblée papota quelques secondes sur ce morceau de boue chaude et les tensions diplomatiques
qu'il causait, quand tout à coup, de ça clochette, le Premier-Seigneur les interrompit:«Allons, messeigneurs, apaisez-vous. Si une
correspondance a été écrite en guise de réponse à l'affront, nous ne pouvons rien faire de plus dans l'instant pour cette situation
épineuse. Alors, patientons. Y a-t-il un autre sujet à apporter ?» Répondant à l'appel, le vieux Tshan le leva et dit:«J'ai eu l'occasion
de discuter avec la Cour et je puis vous dire que si la population, dans l'instant, ne nous apprécie pas particulièrement, elle est moins
réceptive que l'administration elle-même...Le cabinet des ministres nous consent l'obéissance, mais pas la docilité encline. Autrement
dit, ils sont loyaux au roi. Les renvoyer ne sera pas chose aisée étant donné le poids de notre influence. En cette seconde séance du
Conseil, je me dois de vous informer que le commandant de la Garde royale est soupçonneux face à nous.» L'homme qui, jusqu'ici, présidait
le Conseil, hocha de la tête, affirma qu'il s'occuperait lui-même du responsable de la Garde. Voyant qu'il n'y avait pas d'autres sujets
importants à traiter, il ferma la séance...
[/f25][/justify][/center]
-
Sir_Ulric
[center][f25]Six millénaire sous six pieds de terre III
-/-/2028
Ambiance sonore:
https://www.youtube.com/watch?v=3h0heT3sVas
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/391700Sanctuairedesmurmures.jpg[/img]
«Sanctuaire des murmures»
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/971590Duel.jpg[/img]
«Duel entre factions»
[f25][justify]Plusieurs séances du Conseil avaient finalement transformées les relations entre ses membres en
une poudrière enflammée, où les discussions affichaient subtilement des condamnations et accusations, mais
leur appétit du pouvoir maintenait encore une cohésion, plus résolu que toutes les rages et insultes. Ainsi, les
seigneurs roumaliens se concentraient davantage sur ceux qui essayaient de contrer leur influence, dont le roi
officiellement en campagne pour reprendre ses privilèges, le capitaine de la Garde royale qui s'était retiré après
un ''malentendu'' et le gouverneur de Jiyi qui s'était attribué un ''pays'' à lui. Ceci, sans compter tous les détracteurs
qui se voilaient dans toute la Roumalie dans un objectif patriotique...
Ce fut d'ailleurs après l'une des nombreuses réunions du Conseil que la décision d'éliminer le commandant de la Garde
fut adoptée...
Calme, à son bureau, le capitaine Xia Sing-Ling, grâce à une correspondance privée avec le roi et à une rencontre opportune
avec le véritable sosie, confirma ses doutes et commença à sciemment désobéir ou réinterpréter les ordres du Conseil des Cinq,
le temps qu'il ne rassemble suffisamment de ses hommes pour déloger les adversaires de la famille royale. Cependant, le jeu
se voyait périlleux, et les conseillers exigeaient toujours plus de docilité, ce que Xia était incapable de leur consentir pleinement.
D'ailleurs, contrecarrer les plans des éminents conseillers était devenu la quête réelle de Sing-Ling, en vertu de son devoir. Là la
raison pour laquelle, lorsqu'il finalisait ses documents officiels et s'apprêtait à remettre ses rapports, évidemment falsifiés en faveur
des loyalistes œuvrant dans les ombres, un individu, aux armes du Conseil, se présenta avec les politesses d'usage:«Capitaine, mes
maîtres vous font parvenir leur vœu de s'entretenir avec vous dans l'instant, au jardin.» Suite à la délivrance du message, l'officier
renvoya l'homme, s'appropria son manteau et verrouilla son bureau. Non sans se munir de ses armes de service, bien sûr.
Lors de sa promenade jusqu'au jardin, Xia se demandait ce que voulait les conseillers, surtout à 19h00. Suspicieux, il déploya des
soldats de confiance près du lieu de rendez-vous, puis, sans éveiller de soupçon, se dirigea vers son destin. «Que le Ciel me vienne
en aide.», se dit-il, avant de franchir le portail menant à sa destination.
Arrivé, l'homme balaya du regard l'espace, ne remarquant qu'une silhouette. Il s'en approcha et dit:«Vous désiriez me voir ?» Soudain,
la silhouette se dévoila et repoussa d'un vif coup de pied le capitaine, avant que celle-ci n'extirpe rapidement un sabre. Surpris, le
chef de la Garde dégaina et un silence s'abattit sur le lieu, avant que plusieurs fracas successifs n'entaillent les chairs. Un combat
qui entrevoyait la victoire de Xia. Néanmoins, une fois au sol, le sicaire sourit, ricana et dit, en essuyant sur son revers de manche
le mélange de sueur et de sang qui perlait près de sa bouche:«Cessez, capitaine...Vous avez honorablement gagné. Par contre, vous
avez oublié une chose...» «Quoi donc, vermine ?»,répondit le victorieux, qui fit signe aux hommes camouflés de faire surface «L'honneur
a-t-il un sens ici ?» Déconcerté par la question, Xia recula prudemment d'un pas, scruta les alentours avant de sentir une piqûre spontanée
se heurter à sa nuque «Mais...Qu'est-ce ?», vociféra le chef, tout en tâtant l'endroit du ressenti. «Si c'est le crépuscule pour moi, c'est
aussi celui pour vous.», ajouta l'assassin, pendant que son adversaire s'écroulait, conscient, mais aux membres engourdis. «Quant à vous,
messieurs !», dit de nouveau l'homme du Conseil aux gardes présents, «reposez sereinement en paix.» Au même instant, plusieurs ninjas
accablèrent les quelques braves de coups, jusqu'au trépas. Toujours totalement présent d'esprit, le capitaine, impuissant et maintenant
sur le sol, au corps désobéissant, voyait l'homme qu'il avait vaincu venir à lui, se saisir de son kanata et, avec celui-ci, il empala le sosie
du roi sur place. «Veillez sur lui pour la nuit, capitaine...» Finalement, l'équipe de nettoyeurs fit son travail, disposa la scène, retira les corps
des autres hommes et laissèrent le ''roi'' et son ''meurtrier'' sur place, jusqu'au petit matin...Là ou toute la nuit, le valeureux capitaine délia
sa langue pour maudire son ennemi...peu de temps avant d'entendre les mots qui mettaient fin à sa vie:«Garde ! Au meurtre ! GARDE !»[/justify][/center][/f25]
-/-/2028
Ambiance sonore:
https://www.youtube.com/watch?v=3h0heT3sVas
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/391700Sanctuairedesmurmures.jpg[/img]
«Sanctuaire des murmures»
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/971590Duel.jpg[/img]
«Duel entre factions»
[f25][justify]Plusieurs séances du Conseil avaient finalement transformées les relations entre ses membres en
une poudrière enflammée, où les discussions affichaient subtilement des condamnations et accusations, mais
leur appétit du pouvoir maintenait encore une cohésion, plus résolu que toutes les rages et insultes. Ainsi, les
seigneurs roumaliens se concentraient davantage sur ceux qui essayaient de contrer leur influence, dont le roi
officiellement en campagne pour reprendre ses privilèges, le capitaine de la Garde royale qui s'était retiré après
un ''malentendu'' et le gouverneur de Jiyi qui s'était attribué un ''pays'' à lui. Ceci, sans compter tous les détracteurs
qui se voilaient dans toute la Roumalie dans un objectif patriotique...
Ce fut d'ailleurs après l'une des nombreuses réunions du Conseil que la décision d'éliminer le commandant de la Garde
fut adoptée...
Calme, à son bureau, le capitaine Xia Sing-Ling, grâce à une correspondance privée avec le roi et à une rencontre opportune
avec le véritable sosie, confirma ses doutes et commença à sciemment désobéir ou réinterpréter les ordres du Conseil des Cinq,
le temps qu'il ne rassemble suffisamment de ses hommes pour déloger les adversaires de la famille royale. Cependant, le jeu
se voyait périlleux, et les conseillers exigeaient toujours plus de docilité, ce que Xia était incapable de leur consentir pleinement.
D'ailleurs, contrecarrer les plans des éminents conseillers était devenu la quête réelle de Sing-Ling, en vertu de son devoir. Là la
raison pour laquelle, lorsqu'il finalisait ses documents officiels et s'apprêtait à remettre ses rapports, évidemment falsifiés en faveur
des loyalistes œuvrant dans les ombres, un individu, aux armes du Conseil, se présenta avec les politesses d'usage:«Capitaine, mes
maîtres vous font parvenir leur vœu de s'entretenir avec vous dans l'instant, au jardin.» Suite à la délivrance du message, l'officier
renvoya l'homme, s'appropria son manteau et verrouilla son bureau. Non sans se munir de ses armes de service, bien sûr.
Lors de sa promenade jusqu'au jardin, Xia se demandait ce que voulait les conseillers, surtout à 19h00. Suspicieux, il déploya des
soldats de confiance près du lieu de rendez-vous, puis, sans éveiller de soupçon, se dirigea vers son destin. «Que le Ciel me vienne
en aide.», se dit-il, avant de franchir le portail menant à sa destination.
Arrivé, l'homme balaya du regard l'espace, ne remarquant qu'une silhouette. Il s'en approcha et dit:«Vous désiriez me voir ?» Soudain,
la silhouette se dévoila et repoussa d'un vif coup de pied le capitaine, avant que celle-ci n'extirpe rapidement un sabre. Surpris, le
chef de la Garde dégaina et un silence s'abattit sur le lieu, avant que plusieurs fracas successifs n'entaillent les chairs. Un combat
qui entrevoyait la victoire de Xia. Néanmoins, une fois au sol, le sicaire sourit, ricana et dit, en essuyant sur son revers de manche
le mélange de sueur et de sang qui perlait près de sa bouche:«Cessez, capitaine...Vous avez honorablement gagné. Par contre, vous
avez oublié une chose...» «Quoi donc, vermine ?»,répondit le victorieux, qui fit signe aux hommes camouflés de faire surface «L'honneur
a-t-il un sens ici ?» Déconcerté par la question, Xia recula prudemment d'un pas, scruta les alentours avant de sentir une piqûre spontanée
se heurter à sa nuque «Mais...Qu'est-ce ?», vociféra le chef, tout en tâtant l'endroit du ressenti. «Si c'est le crépuscule pour moi, c'est
aussi celui pour vous.», ajouta l'assassin, pendant que son adversaire s'écroulait, conscient, mais aux membres engourdis. «Quant à vous,
messieurs !», dit de nouveau l'homme du Conseil aux gardes présents, «reposez sereinement en paix.» Au même instant, plusieurs ninjas
accablèrent les quelques braves de coups, jusqu'au trépas. Toujours totalement présent d'esprit, le capitaine, impuissant et maintenant
sur le sol, au corps désobéissant, voyait l'homme qu'il avait vaincu venir à lui, se saisir de son kanata et, avec celui-ci, il empala le sosie
du roi sur place. «Veillez sur lui pour la nuit, capitaine...» Finalement, l'équipe de nettoyeurs fit son travail, disposa la scène, retira les corps
des autres hommes et laissèrent le ''roi'' et son ''meurtrier'' sur place, jusqu'au petit matin...Là ou toute la nuit, le valeureux capitaine délia
sa langue pour maudire son ennemi...peu de temps avant d'entendre les mots qui mettaient fin à sa vie:«Garde ! Au meurtre ! GARDE !»[/justify][/center][/f25]
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Nicotine09
[center]Le Grand Royaume sur fond de tension[/center]
23h59 … 00h00.
Déclenchement des opérations.
- Il est l'heure.
- Bien monsieur. Coupez tout.
Les soldats du génie coupèrent les communications et l'électricité alimentant la prison.
Provenant de l'ancienne armée ayant combattu au Pelabssa, ces hommes étaient des fidèles du général Wong Tun-Li.
Après cette coupure de courant à la prison, les premières minutes furent fatales aux gardes.
Surpris, ils ne saisirent pas sur le moment que des gardes favorables à la cause royale libérèrent les prisonniers qui n'attendaient plus que ça. En effet, les informations naviguaient facilement dans ce contexte où deux factions se montaient. Les royalistes d'un côté, les conseillistes de l'autre.
L'insurrection de la prison pris plusieurs heures, les deux côtés étant de force égale, et se solda par une prise du bâtiment et de ses alentours. Les gardes favorables au conseil étant submergés par le nombre, les gardiens royalistes ayant ouvert l'armurerie afin d'armer les prisonniers. Comme convenu, des messages visuels furent envoyer afin de prévenir les hommes du général de la prise du bâtiment.
Ces bâtiments, bien que peu reluisant, restent cependant stratégiques.
Lieu facile à défendre, comportant des armureries et des réserves de nourriture, il est également possible de remettre en place les communications afin de les utiliser comme point fortifié.
Partout dans le Grand Royaume, des évènements similaires eurent lieu, démontrant l'organisation de cette opération à grande échelle. Parmi les anciens prisonniers, de nombreux officiers mais également des cadres. Le fils du général est cependant toujours retenu en captivité, certaines prisons étant toujours sous le contrôle des conseillistes. La torture ayant fonctionné, la traitrise ou simplement grâce au travail des carabiniers.
Au même instant.
00h00.
- Messieurs, il est l'heure.
Hochement de tête d'une trentaine de personnes.
Le groupe était un parmi des dizaines à travers le pays.
Guidé par un membre de la Confrérie Jinlong, plusieurs dizaines de personnes rodées aux déplacements et aux attaques nocturnes entreprirent de saboter des lieux de production d'armement, aidés par des royalistes et dans une moindre mesure, la prise de contrôle des arsenaux, principalement situés loin des lieux de pouvoir.
Selon les ordres de mission, ils prirent des zones clés tel que des villages, des ponts voir même des villes frontalières, là où l'armée encore fidèle au conseil est faible.
Cependant, certaines villes connurent des combats rapides et violent, profitant de la surprise, les royalistes eurent de faibles pertes tandis que les gardes loyaux au conseils subirent des dégâts qui, loin d'être catastrophiques, furent assez conséquents. Les miliciens furent réarmés selon les disponibilités, bien que la plupart durent prendre sur les corps des conseillistes.
Grossissant les rangs des royalistes, ils seront utilisés comme auxiliaires.
Ces évènements marqua la profonde scission dans l'armée.
D'un côté, se rangeant auprès du Grand Roi, représenté par le général Wong Tun-Li.
De l'autre, se rangeant auprès du Conseil.
Différentes armées se font une « guerre » de faction, paralysant tout l'appareil militaire. Les troupes sont désordonnées, n'obéissant qu'à certains officiers, et les hommes sont suffisamment nombreux pour éviter toute arrestation sans soulever une vague de protestation qui conduirait à une véritable bataille rangée à l'intérieur même de la garnison.
Des rixes sont notées et la guerre civile gronde si nous ne faisons rien.
La désobéissance de nombreux officiers et sous-officiers crée un vide dans les armées possédant une commanderie encore favorable au conseil.
La garde royale s'étant désolidarisée du conseil mais montrant un visage conciliant tout en travaillant dans l'ombre. Leur réputation en pâtis partiellement, n'ayant pu, aux yeux d'une partie de la population, protéger le Grand Roi mais également pensant travailler pour le conseil.
Cependant, l'inimitié des uns est également favorable pour d'autres.
Les officiers royaux appuyèrent sur leur propre réseau afin de prendre contact avec les gardes royaux, véritable atout pour le maintien de la paix à l'intérieur des provinces prisent mais également, comme soldats d'élites et connaissant bien certaines régions et notamment la capitale.
Les royalistes sont accueillis avec ferveur par les populations terrorisées par l'appareil de police politique. Les campagnes d'arrestation sauvages mais également la nouvelle des massacres colportées par des réfugier firent peur à une large part de la population qui n'aide pas ouvertement les royalistes, de crainte d'être également sujet aux massacres effectués par les carabiniers.
La peur de perdre leurs ainés, voir plus en ces temps d'instabilité.
Les prêtres et religieux exprimant leur désaccord avec le pouvoir en place subit divers catastrophes dont la plus notable est l'incendie des lieux de cultes mais également la privation de nombreuses bibliothèques par les autorités.
A la capitale, place forte du pouvoir du conseil, la tension est palpable.
Après une tentative de meurtre à l'encontre d'un employé wapongais, normalement protégé par les traités internationaux, la plupart des employés et gardes resté au pays reçurent de nombreuses directives afin d'éviter au mieux les ennuis. Des gardes, des miliciens ou encore d'anciens membres des forces de l'ordre se sont organisés afin de protéger les allés et venues des membres des légations, espérant éviter la mort d'un étranger pouvant provoquer de graves tensions en plus de la guerre civile qui se profile. Le quartier des ambassades est devenu un lieu risqué.
Quelques manifestations ont lieu malgré le couvre-feu, rapidement dispersées par l'armée qui n'hésite plus à tirer pour « l'ordre et la sécurité de tous ».
23h59 … 00h00.
Déclenchement des opérations.
- Il est l'heure.
- Bien monsieur. Coupez tout.
Les soldats du génie coupèrent les communications et l'électricité alimentant la prison.
Provenant de l'ancienne armée ayant combattu au Pelabssa, ces hommes étaient des fidèles du général Wong Tun-Li.
Après cette coupure de courant à la prison, les premières minutes furent fatales aux gardes.
Surpris, ils ne saisirent pas sur le moment que des gardes favorables à la cause royale libérèrent les prisonniers qui n'attendaient plus que ça. En effet, les informations naviguaient facilement dans ce contexte où deux factions se montaient. Les royalistes d'un côté, les conseillistes de l'autre.
L'insurrection de la prison pris plusieurs heures, les deux côtés étant de force égale, et se solda par une prise du bâtiment et de ses alentours. Les gardes favorables au conseil étant submergés par le nombre, les gardiens royalistes ayant ouvert l'armurerie afin d'armer les prisonniers. Comme convenu, des messages visuels furent envoyer afin de prévenir les hommes du général de la prise du bâtiment.
Ces bâtiments, bien que peu reluisant, restent cependant stratégiques.
Lieu facile à défendre, comportant des armureries et des réserves de nourriture, il est également possible de remettre en place les communications afin de les utiliser comme point fortifié.
Partout dans le Grand Royaume, des évènements similaires eurent lieu, démontrant l'organisation de cette opération à grande échelle. Parmi les anciens prisonniers, de nombreux officiers mais également des cadres. Le fils du général est cependant toujours retenu en captivité, certaines prisons étant toujours sous le contrôle des conseillistes. La torture ayant fonctionné, la traitrise ou simplement grâce au travail des carabiniers.
Au même instant.
00h00.
- Messieurs, il est l'heure.
Hochement de tête d'une trentaine de personnes.
Le groupe était un parmi des dizaines à travers le pays.
Guidé par un membre de la Confrérie Jinlong, plusieurs dizaines de personnes rodées aux déplacements et aux attaques nocturnes entreprirent de saboter des lieux de production d'armement, aidés par des royalistes et dans une moindre mesure, la prise de contrôle des arsenaux, principalement situés loin des lieux de pouvoir.
Selon les ordres de mission, ils prirent des zones clés tel que des villages, des ponts voir même des villes frontalières, là où l'armée encore fidèle au conseil est faible.
Cependant, certaines villes connurent des combats rapides et violent, profitant de la surprise, les royalistes eurent de faibles pertes tandis que les gardes loyaux au conseils subirent des dégâts qui, loin d'être catastrophiques, furent assez conséquents. Les miliciens furent réarmés selon les disponibilités, bien que la plupart durent prendre sur les corps des conseillistes.
Grossissant les rangs des royalistes, ils seront utilisés comme auxiliaires.
Ces évènements marqua la profonde scission dans l'armée.
D'un côté, se rangeant auprès du Grand Roi, représenté par le général Wong Tun-Li.
De l'autre, se rangeant auprès du Conseil.
Différentes armées se font une « guerre » de faction, paralysant tout l'appareil militaire. Les troupes sont désordonnées, n'obéissant qu'à certains officiers, et les hommes sont suffisamment nombreux pour éviter toute arrestation sans soulever une vague de protestation qui conduirait à une véritable bataille rangée à l'intérieur même de la garnison.
Des rixes sont notées et la guerre civile gronde si nous ne faisons rien.
La désobéissance de nombreux officiers et sous-officiers crée un vide dans les armées possédant une commanderie encore favorable au conseil.
La garde royale s'étant désolidarisée du conseil mais montrant un visage conciliant tout en travaillant dans l'ombre. Leur réputation en pâtis partiellement, n'ayant pu, aux yeux d'une partie de la population, protéger le Grand Roi mais également pensant travailler pour le conseil.
Cependant, l'inimitié des uns est également favorable pour d'autres.
Les officiers royaux appuyèrent sur leur propre réseau afin de prendre contact avec les gardes royaux, véritable atout pour le maintien de la paix à l'intérieur des provinces prisent mais également, comme soldats d'élites et connaissant bien certaines régions et notamment la capitale.
Les royalistes sont accueillis avec ferveur par les populations terrorisées par l'appareil de police politique. Les campagnes d'arrestation sauvages mais également la nouvelle des massacres colportées par des réfugier firent peur à une large part de la population qui n'aide pas ouvertement les royalistes, de crainte d'être également sujet aux massacres effectués par les carabiniers.
La peur de perdre leurs ainés, voir plus en ces temps d'instabilité.
Les prêtres et religieux exprimant leur désaccord avec le pouvoir en place subit divers catastrophes dont la plus notable est l'incendie des lieux de cultes mais également la privation de nombreuses bibliothèques par les autorités.
A la capitale, place forte du pouvoir du conseil, la tension est palpable.
Après une tentative de meurtre à l'encontre d'un employé wapongais, normalement protégé par les traités internationaux, la plupart des employés et gardes resté au pays reçurent de nombreuses directives afin d'éviter au mieux les ennuis. Des gardes, des miliciens ou encore d'anciens membres des forces de l'ordre se sont organisés afin de protéger les allés et venues des membres des légations, espérant éviter la mort d'un étranger pouvant provoquer de graves tensions en plus de la guerre civile qui se profile. Le quartier des ambassades est devenu un lieu risqué.
Quelques manifestations ont lieu malgré le couvre-feu, rapidement dispersées par l'armée qui n'hésite plus à tirer pour « l'ordre et la sécurité de tous ».
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Sir_Ulric
Situation finale avant la remise à Johel de la Roumalie par l'intermédiaire d'une vassalisation RP matrimoniale
Les étouffements d'un serpent sous les pattes draconiques
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/159823GardeetSeigneurs.jpg[/img]
Instants finaux du Conseil
Éreintées, les dernières forces conseillistes s'étaient rassemblées à Idjiwu, une place—forte reconnue pour
sa robustesse et pour ses précieux legs historiques; une ville remarquable de par ses attraits architecturaux
splendides, ses infrastructures anciennes de communauté fortifiée et son immense pagode de plus de mille-
cinq-cent ans d'existence, plus prestigieux sanctuaire du confucianisme roumalien de toute l'histoire du pays,
chef-d’œuvre du classicisme artistique et des ouvrages artisanaux. Autant dire que cette bâtisse en elle-même
était considérée inviolable...
En dépit de tout ça, ni les vieux remparts de la cité ni la rigoureuse discipline des soldats encore sous le commandement
des deux conseillers, selon toute vraisemblance, ne suffiraient à contenir l'inexorable avancée des légitimistes et
n'incarneraient qu'un baroud d'honneur, certes digne de la bravoure des combattants, mais un véritable gaspillage de
ressources humaines...Peu en importaient pour Shong et Hui, qui espéraient sincèrement obtenir une intervention divine
pour les secourir et rétablir ce qu'ils appelaient la ''noblesse des enseignements d'antan''.
Pendant que ''l'Armée de Restitution'' assiégeait lentement la cité en refoulant des faubourgs les guérilleros du Conseil,
resserrant ainsi de plus en plus l'étau, les conseillers s'étaient réuni autour d'une théière :
«Seigneur Shong, une fois que nous serons parvenu à tenir en respect les troupes insurrectionnelles, je crois qu'il sera
envisageable de munir la Roumalie d'un gouvernement nouveau s'appuyant sur une force policière avertie et loyale...La
fin de la royauté nous contraindra à choisir ce devenir.» Tandis que les conseillers s'écoutaient patiemment et que l'un
d'eux fabulait sur un avenir, le second du nom de Shong, répliqua poliment à son senior:«Bien sûr, Seigneur Hui, si le
Père de la Sagesse nous octroie sa bénédiction, mais je vous en prie, dans le contexte actuel, veillons à ne pas sombrer
dans la sénilité. Les réalités sont distinctes et nos vies, à mon grand dam, apparaissent arriver à leur terme.» Soudain,
un quarantenaire fit irruption dans la pièce, en tenue de colonel, saluant respectueusement les deux vieux hommes et
les informant impassiblement des activités de résistance:«Messeigneurs, conformément à vos directives, nous avons établi
plusieurs dispositifs défensifs dans toute la cité et avons consolider nos retranchements avec ce dont nous avions à disposition.
Si ces préparatifs sont désormais à leur meilleur, laissez-moi vous renseigner sur la situation militaire à l'extérieur de
l'enceinte...» Se dirigeant vers une carte holographique de dernière génération, probablement d'origine pelabssienne, il
fit défiler la zone et modifia selon les nouvelles données le terrain, tout en poursuivant les explications:«Comme vous
pouvez le constater, nous résistons présentement dans l'aile centrale grâce à un appui des batteries d'artillerie et aux tirs
soutenu d'armes lourdes, mais à ce rythme, aussi persistant dans les secteurs gauches que droits, nous ne pourrons maintenir
nos positions...Messeigneurs, si nous parvenons actuellement à retenir l'ennemi, nous ne pourrons le faire plus de dix heures
encore...Nous manquerons d'effectif et de munition. En dépit de la bravoure de nos hommes, les soldats du Mal. Wong seront
ici au plus tard à 4h00, demain...»
À la suite de la nouvelle, les conseillers remercièrent puis congédièrent l'officier, lui recommandant par la même occasion de
combattre le plus longtemps possible. Une fois le militaire retiré, les seigneurs se fixèrent momentanément, s'accablant de regrets
et de remords, avant de balayer ces pensées et de se ressaisir.
«Puisque notre armée se fera inéluctablement oblitérer, Seigneur Hui, à moins d'une intervention divine, et que nous ne pouvons
espérer voguer par les mers ou s'aventurer par les chemins, nous devrions nous résoudre à nous battre à notre manière avant la
fin» Évidemment, Hui réfléchit à cette épineuse impasse, et eut une idée, mais pourquoi en faire part, se dit-il:«C'est une offre
que je ne puis refuser, confrère.» Ainsi, ils se versèrent une tasse de thé supplémentaire, déposèrent un plateau à même le sol
et sortirent un pot de pastilles noires et blanches. Il s'agissait donc de jouer au Go jusqu'au dénouement.
Maintenant tous deux seuls, les hommes s'amusèrent des heures durant, ingurgitant des quantités de thé, jouant comme ils ne
l'avaient plus fait depuis des lustres, se décontractant mutuellement, jusqu'à la fin d'une autre partie. «Ah...Seigneur Hui, vous
avez vaillamment combattu...Ça fait donc un score de 5-1 en ma faveur.» Son homologue, lui, ayant un ''plan'', hocha respectueusement
devant Shong, le félicita et ajouta:«Encore une fois, votre sens logique est indiscutable. Toutefois, si nous devons rejoindre l'Énergie,
je pense que j'aimerai me recueillir...Auriez-vous l'obligeance de prendre mes bougies d'encens dans mon havresac ?» Comprenant
le souhait de Hui, Shong s'empressa d'aller quérir les objets, quand tout à coup, il ressentit une terrible et soudaine douleur à travers
sa poitrine, ce qui le fit tomber, ne voyant, avant de lentement soupirer, son partenaire, un pistolet silencieux à la main. Vif, Hui se
leva, se dirigea vers la porte, l’entrouvrit et, constatant qu'il n'y avait qu'un garde pour surveiller, il referma subtilement la porte, cria
à l'aide, ajoutant un ton affolé. Le soldat pénétra donc rapidement dans la pièce, en urgence et, aussi rapidement, dès son entrée,
s'affaissa brutalement sur le plancher, un projectile l'ayant foudroyé à la tête sans somation. «Excellent !», laissa échapper Hui, disposant
son ancien confrère avec le cadavre du soldat revêtit des atours de seigneur près du plateau de Go. «Pardonne-moi, mon ami...Il en
vaut de ma vie, et la quarantaine est encore trop tôt pour délaisser mon destin. Repose auprès du Père de la Sagesse, et vous aussi,
brave guerrier...Votre sacrifice me permettra de revoir le printemps.» Faisant un geste religieux pour s'excuser, l'homme enfila les
habits de sergent, se macula le visage du sang de sa victime, dégoupilla une grenade près du visage des deux morts, collés, et se
retira promptement en dehors de la salle.
Un fracas assourdissant accompagna les éclats de verres pendant que l'homme sous les allures de soldat se faufilait parmi les ''siens''...
Johel, c'est dorénavant à vous l'honneur d'administrer la Roumalie par la concrétisation de la vassalisation souhaitée, puisque je change de
pays entre le 20 et 21 de ce mois.
Les étouffements d'un serpent sous les pattes draconiques
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/159823GardeetSeigneurs.jpg[/img]
Instants finaux du Conseil
Éreintées, les dernières forces conseillistes s'étaient rassemblées à Idjiwu, une place—forte reconnue pour
sa robustesse et pour ses précieux legs historiques; une ville remarquable de par ses attraits architecturaux
splendides, ses infrastructures anciennes de communauté fortifiée et son immense pagode de plus de mille-
cinq-cent ans d'existence, plus prestigieux sanctuaire du confucianisme roumalien de toute l'histoire du pays,
chef-d’œuvre du classicisme artistique et des ouvrages artisanaux. Autant dire que cette bâtisse en elle-même
était considérée inviolable...
En dépit de tout ça, ni les vieux remparts de la cité ni la rigoureuse discipline des soldats encore sous le commandement
des deux conseillers, selon toute vraisemblance, ne suffiraient à contenir l'inexorable avancée des légitimistes et
n'incarneraient qu'un baroud d'honneur, certes digne de la bravoure des combattants, mais un véritable gaspillage de
ressources humaines...Peu en importaient pour Shong et Hui, qui espéraient sincèrement obtenir une intervention divine
pour les secourir et rétablir ce qu'ils appelaient la ''noblesse des enseignements d'antan''.
Pendant que ''l'Armée de Restitution'' assiégeait lentement la cité en refoulant des faubourgs les guérilleros du Conseil,
resserrant ainsi de plus en plus l'étau, les conseillers s'étaient réuni autour d'une théière :
«Seigneur Shong, une fois que nous serons parvenu à tenir en respect les troupes insurrectionnelles, je crois qu'il sera
envisageable de munir la Roumalie d'un gouvernement nouveau s'appuyant sur une force policière avertie et loyale...La
fin de la royauté nous contraindra à choisir ce devenir.» Tandis que les conseillers s'écoutaient patiemment et que l'un
d'eux fabulait sur un avenir, le second du nom de Shong, répliqua poliment à son senior:«Bien sûr, Seigneur Hui, si le
Père de la Sagesse nous octroie sa bénédiction, mais je vous en prie, dans le contexte actuel, veillons à ne pas sombrer
dans la sénilité. Les réalités sont distinctes et nos vies, à mon grand dam, apparaissent arriver à leur terme.» Soudain,
un quarantenaire fit irruption dans la pièce, en tenue de colonel, saluant respectueusement les deux vieux hommes et
les informant impassiblement des activités de résistance:«Messeigneurs, conformément à vos directives, nous avons établi
plusieurs dispositifs défensifs dans toute la cité et avons consolider nos retranchements avec ce dont nous avions à disposition.
Si ces préparatifs sont désormais à leur meilleur, laissez-moi vous renseigner sur la situation militaire à l'extérieur de
l'enceinte...» Se dirigeant vers une carte holographique de dernière génération, probablement d'origine pelabssienne, il
fit défiler la zone et modifia selon les nouvelles données le terrain, tout en poursuivant les explications:«Comme vous
pouvez le constater, nous résistons présentement dans l'aile centrale grâce à un appui des batteries d'artillerie et aux tirs
soutenu d'armes lourdes, mais à ce rythme, aussi persistant dans les secteurs gauches que droits, nous ne pourrons maintenir
nos positions...Messeigneurs, si nous parvenons actuellement à retenir l'ennemi, nous ne pourrons le faire plus de dix heures
encore...Nous manquerons d'effectif et de munition. En dépit de la bravoure de nos hommes, les soldats du Mal. Wong seront
ici au plus tard à 4h00, demain...»
À la suite de la nouvelle, les conseillers remercièrent puis congédièrent l'officier, lui recommandant par la même occasion de
combattre le plus longtemps possible. Une fois le militaire retiré, les seigneurs se fixèrent momentanément, s'accablant de regrets
et de remords, avant de balayer ces pensées et de se ressaisir.
«Puisque notre armée se fera inéluctablement oblitérer, Seigneur Hui, à moins d'une intervention divine, et que nous ne pouvons
espérer voguer par les mers ou s'aventurer par les chemins, nous devrions nous résoudre à nous battre à notre manière avant la
fin» Évidemment, Hui réfléchit à cette épineuse impasse, et eut une idée, mais pourquoi en faire part, se dit-il:«C'est une offre
que je ne puis refuser, confrère.» Ainsi, ils se versèrent une tasse de thé supplémentaire, déposèrent un plateau à même le sol
et sortirent un pot de pastilles noires et blanches. Il s'agissait donc de jouer au Go jusqu'au dénouement.
Maintenant tous deux seuls, les hommes s'amusèrent des heures durant, ingurgitant des quantités de thé, jouant comme ils ne
l'avaient plus fait depuis des lustres, se décontractant mutuellement, jusqu'à la fin d'une autre partie. «Ah...Seigneur Hui, vous
avez vaillamment combattu...Ça fait donc un score de 5-1 en ma faveur.» Son homologue, lui, ayant un ''plan'', hocha respectueusement
devant Shong, le félicita et ajouta:«Encore une fois, votre sens logique est indiscutable. Toutefois, si nous devons rejoindre l'Énergie,
je pense que j'aimerai me recueillir...Auriez-vous l'obligeance de prendre mes bougies d'encens dans mon havresac ?» Comprenant
le souhait de Hui, Shong s'empressa d'aller quérir les objets, quand tout à coup, il ressentit une terrible et soudaine douleur à travers
sa poitrine, ce qui le fit tomber, ne voyant, avant de lentement soupirer, son partenaire, un pistolet silencieux à la main. Vif, Hui se
leva, se dirigea vers la porte, l’entrouvrit et, constatant qu'il n'y avait qu'un garde pour surveiller, il referma subtilement la porte, cria
à l'aide, ajoutant un ton affolé. Le soldat pénétra donc rapidement dans la pièce, en urgence et, aussi rapidement, dès son entrée,
s'affaissa brutalement sur le plancher, un projectile l'ayant foudroyé à la tête sans somation. «Excellent !», laissa échapper Hui, disposant
son ancien confrère avec le cadavre du soldat revêtit des atours de seigneur près du plateau de Go. «Pardonne-moi, mon ami...Il en
vaut de ma vie, et la quarantaine est encore trop tôt pour délaisser mon destin. Repose auprès du Père de la Sagesse, et vous aussi,
brave guerrier...Votre sacrifice me permettra de revoir le printemps.» Faisant un geste religieux pour s'excuser, l'homme enfila les
habits de sergent, se macula le visage du sang de sa victime, dégoupilla une grenade près du visage des deux morts, collés, et se
retira promptement en dehors de la salle.
Un fracas assourdissant accompagna les éclats de verres pendant que l'homme sous les allures de soldat se faufilait parmi les ''siens''...
Johel, c'est dorénavant à vous l'honneur d'administrer la Roumalie par la concrétisation de la vassalisation souhaitée, puisque je change de
pays entre le 20 et 21 de ce mois.
-
Nicotine09
[center]La Bataille du Mont Huoxing, l'étincelle d'Espoir[/center]
Depuis plusieurs jours, nous avions pris le contrôle de nombreux points fortifiés et d'importance stratégique à travers le pays. Barrages, prisons, forteresses, découpant ainsi le pays. Certaines forteresses furent assiégés, des villes coupées de leur approvisionnement, en eau ou en nourriture.
Nous menacions toutes les positions clés du Conseil.
Suite à la réunion de mon état-major, nous avions un plan suffisamment solide pour faire sortir les troupes de la capitale. Capitale qui était puissamment fortifiée et qui nous aurait fallu deux à trois fois plus d'hommes avec une artillerie lourde et des chars en nombre afin de pouvoir les inquiéter.
Notre stratégie s'est alors basée sur la défense portée à l'attaque, nous avons ainsi menacé de priver l'ennemi d'eau situé en aval de notre position.
En pente escarpé, la forteresse de fortune était basé sur un mont assez haut et nous avons alors creusé des tranchés. Cependant, leur disposition était tortueux et labyrinthique, afin de désorienter l'ennemi, réduire le nombre et écraser chaque unité une par une.
Sans appui de feu aérien ni de blindés lourds capables de rivaliser avec les unités mécanisées adverse, nous devrons les affaiblir pour qu'ils s'écrasent sur nos volées de balles.
C'est ainsi que les unités des éclaireurs furent chargés d'affaiblir les troupes ennemis, les démoraliser et détruire si possible les unités blindées et principalement les chars lourds dont le blindage était trop épais pour les détruire lors de combats réguliers.
Ces unités d'éclaireurs furent très efficace, piégeant certains passages, tuant des patrouilles, empoisonnant les vivres et l'eau utilisé. Des raids furent mener afin de détruire les convois de ravitaillement et les chars furent mis hors d'état de nuire.
Je tiens cette histoire de l'un des officiers ayant participé à l'une de ses opérations.
« … alors je me suis mis à couvert, le terrain était boisé et tortueux, nous n'avions aucun mal à nous camoufler et nous attendions. Ça faisais près de trois heures que nous attendions, sans bouger, limitant notre respiration. L'un de mes hommes s'est même uriné dessus, les ordres étaient clairs. Rester immobile et chargez lorsque vous verrez mon signal. C'est au bout de trois longues heures, caché au pied d'un arbre, le sol boueux, l'humidité mélangé à la boue froide, que nous entendîmes des moteurs. C'était des véhicules, roulant à vitesse réduite. Le terrain était trop accidenté pour rouler à plus de 30 à 50 km/h à certains passages. Lorsque le premier véhicule passa, je m'attendais à un signal mais rien. C'est alors qu'on a vu l'un des chars, l'une de nos cibles prioritaires. En fait, il y en avais une quinzaine dans ce convoi. Mais ils étaient peu gardés, une trentaine d'hommes en support, presque rien pour l'importance du convoi. C'est alors qu'on a entendu un tir de bazooka. L'obus a ricochet sur le blindage, c'est alors qu'un second tir a eu lieu, qui visait les chenilles cette fois ci. On a ainsi paralysé le premier et le dernier du convois. Ne pouvant plus se déplacer, cela a paralysé toute la ligne, les deux côtés étant bordé de forêt.
L'un de mes hommes, ayant servis avec moi lors de la guerre au Pelabssa, a pris l'un de ses grenades magnétique et l'a collé sur l'ouverture du char. Le dessus ayant un blindage assez fin. Ainsi, nous avions mis au silence une quinzaine de chars avant que le gros des troupes du convois ne reviennent. »
Cet autre point de vue provient d'un soldat, blessé lors de la bataille principale. Il a été l'un des tirailleurs terrorisant les irréguliers.
« … ils étaient peu inexpérimentés. Un ou deux morts et vous verrez une trentaine détaler. Ce n'est pas un manque de courage, ou peut être que si. Mais ils ne sont pas entrainés ou trop peu, ils n'ont pas d'expérience comme nous. Une fois leur officier tombé, ils s'enfuient. Certains restent sur leur position, attendant des ordres qui ne viendront jamais. Eux aussi tombent rapidement. On vise en premier les officiers puis les quelques courageux et on laisse fuir les irréguliers. C'est plus économique en balles, ce ne sont que des civils réquisitionnés et surtout, plus ils ont peur, plus il est facile de les désorganiser. »
La phase préliminaire a réussi à nous faire gagner 72 heures environs. Les pièges et diverses attaques les rendant prudent sur la route, diminuant leur cadence. Là où il aurait suffit d'une simple heure pour traverser, s'est vu rallonger de deux à trois heures. Les changements de chemins, l'impraticabilité des routes, les explosifs. Tout cela a permis de réduire en nombre les hommes susceptible de pouvoir combattre. Les pertes furent très sévères même si le nombre d'hommes en action fut très élevé. Environs 2 000 soldats et 6 000 irréguliers furent utilisés en temps que tirailleurs dont environs 800 soldats et 1 000 irréguliers furent capturés, tués ou blessés lors des embuscades et raids qui s'intensifièrent au fur et à mesure qu'ils avançaient.
Les pertes d'en face furent au minimum trois fois plus élevées et la perte en matériel fut bien plus sévère que les notre, avec la perte de plusieurs dizaines de véhicules, à peu près 200 véhicules d'après certains rapports. Un quart fut des chars de poids différents, la moitié des véhicules légers et le reste se partageant avec de l'artillerie et des blindés légers. Les attaques étaient rapide sur le modèle endoa, dont l'entrainement commun fut efficace. Les lieux étant propices aux nombreuses embuscades avec des attaques coordonnées laissant alors des points faibles s'ouvrir et où nous frappions fort et vite malgré un nombre restreint. Vivres et munitions furent détruit comme les carburants.
Différents villages furent rapidement évacués avant les hostilités, cependant, des groupes entiers sont restés sur place. Principalement des vieillards ne pouvant être transportés, nos moyens étant entièrement mobilisé pour la défense du camps de base. Ce lieu où tout s'est finis.
Ils furent cependant évacués par les troupes du conseil, eux même se battant pour la Roumalie bien qu'ils ne se battent pour le Grand-Roi. Une guerre fratricide est toujours à regretter.
Malgré de lourdes pertes de leur côté lors des missions des tirailleurs, une part non négligeable de pièces d'artilleries ont réussi à passer. Nous l'avions prévu mais la quantité de matériel déployé pour nous arrêter fut plus importante et bien plus impressionnante que nous l'avions prévu. Les tirs furent nombreux, un véritable déluge de feu.
Le poste de commandement tout comme les points de contrôle, les zones de stockage et de vie étaient profondément enfouis sur le flanc du mont, ce qui a limité nos dégâts mais certains passages se sont effondrés, les renforts n'ayant pas pu résister aux secousses des obus.
Les hommes ont su garder la tête froide, restant à terre, gardant leur arme à portée de main et se préparant à une bataille qui s'annonçait rude.
Après une heure de ce déluge de feu qui fis plusieurs dizaines de morts, l'état-major conseilliste a sans doute pensé qu'une attaque frontale avec tout les forces en réserve serait efficace et la reddition rapide de nos troupes. Ne connaissant ni nos moyens ni le nombre de nos troupes, une sous-estimation de leur puissance et de la notre a permis un assaut sans subterfuges. Leurs troupes, diminué par des pertes (mortelles et non-mortelles), avait un moral bas, les irréguliers également ce qui fut pour nous, un élément décisif.
L'attaque a eu lieu à l'aube par une avancée frontale et brute avec le support des quelques chars qui avaient pu passer. Nos premières lignes purent les repousser mais nos pertes furent nombreuses, de nombreux blessés incapables de pouvoir se battre. Nos tireurs et nos mortiers firent beaucoup de dégâts mais les cratères fumant créèrent de nombreux points de couverture. Sortant des forêts bordant le mont, les chars tirèrent lorsque nos canons de campagne, camouflés, répliquèrent.
La phase d'engagement fut rude et plusieurs heures passèrent avant un moment de répits, le replie des troupes pour un nouvel engagement à un autre point de défense. C'est alors qu'il plu, rendant la visibilité nulle. Nos mortiers et nos canons firent un bon travail, stoppant des tentatives d'attaques mais les pertes, nombreuses de part et d'autre, étaient essentiellement dû aux obus.
C'est après une journée de combat, rendant le sol boueux et constellé de cratères, rendant le terrain impraticable pour les chars et par manque de munitions pour nos mortiers et canons, que la bataille de mêlé eu lieu. La nuit fut calme et c'est à l'aube que les hommes du conseil attaquèrent. Les tirent furent fréquent jusqu'à ce que le premier homme s'élança dans la tranchée. Les tirent cessèrent peu à peu et les combats à l'épée, à la baïonnette voir à la pelle eurent lieu.
J'ai parlé à mes officiers qui m'ont rapporté ceci de plusieurs soldats en proie à des délires. Des traumas des combats au corps à corps.
« Je ne comprenais plus rien, les ennemis étaient devant et derrière mais personne ne pouvait tirer au risque de toucher l'un des notre. C'est alors qu'on s'est battu comme des enragés, pour notre vie. Le courage ? L'honneur ? Plus rien n'avait de sens. On devait tuer avant d'être tué par l'ennemi d'en face. Les combats étaient chaotiques et les quelques tirs de mitraillettes firent autant de mal aux notre qu'aux leurs. J'ai du en tuer une vingtaine, d'abords au fusil puis lorsqu'ils étaient assez près, à la baïonnette. J'ai perdu mon arme lorsqu'un des leur m'a frappé à la tête, mon casque m'a sauvé la vie. J'ai pris tout ce que je pouvais, d'un couteau, au casque en passant par une pierre pour fracasser le crâne d'un conseilliste qui n'avait même pas 20 ans et qui tentait de m'étrangler. J'ai vu des hommes transpercer leur adversaire et la lame traverser leur corps jusqu'à planter les combattants de derrière. »
De nombreux hommes, principalement des irréguliers, eurent des réactions similaires. Ces tranchées furent une vraie boucherie. Après des heures de combats, la retraite fut annoncée mais c'était pour mieux revenir. Au total, en une journée, plus de 8 000 pertes. Blessés, morts et disparus sur le champs de bataille, sans distinction de camp. Vint le troisième jour, les cadavres qui étaient dans les tranchées furent réunis et placés dans des fosses communes temporaires afin de pouvoir les enterrer ou les incinérer proprement plus tard.
Ce troisième jour, la pluie ne s'arrêta pas et les combats reprirent. Cependant, ce fut plus des combats de tirailleurs et la mise en place d'un plan afin d'arrêter les hostilités fut mis en place. Nos défenses ont été percé puis rebouchés mais les fragilités sont là. Nos hommes commencent à fatiguer et le moral, bien qu'au beau fixe, a été durement touché. Malgré notre nombre, l'artillerie ennemi qui nous pilonne démoralise et tue nos troupes sans pouvoir répliquer. Cependant, les pertes sévères qu'ils ont eu a permis l'accélération des évènements. Après cette journée de tirs de l'artillerie et de quelques tentatives de percer, rapidement détruites par des tirs de masse de nos hommes, la situation empira. Les cadavres, le sang et le métal... leur odeur se mélangeaient et nombreux furent malade.
Le quatrième et dernier jour, une attaque générale a eu lieu. La dernière. Les pertes ennemis étaient nombreuses, et proportionnellement plus. Si cette attaque échouaient ils ne pouvaient plus que se retirer. L'artillerie ennemie a tiré ses derniers obus, provenant des derniers stocks disponibles. Les convois avaient arrêtés d'affluer, de petites forces d'irréguliers limitant les déplacements et détruisant les obus acheminés. Ils étaient restés derrière les lignes dans ce but... Jusqu'à ce que l'opération se déclenche par cette attaque générale. Les quelques blindés légers firent leur effet, positionnés dans des zones hors des combats, j'ai attendu avant de les déployer derrière les lignes pour acheminer une force pour prendre détruire l'état-major. Sans tête, le corps meurt.
C'est ainsi qu'au début de l'attaque, j'ai ordonné aux irréguliers et à l'unité de blindé de marcher sur leur quartier général pendant que l'attaque sur le mont fut terrible. Toujours mieux armés que nous, ils firent de gros dégâts et c'est avec peine, avant la rupture du moral de nos troupes, qu'une fusée éclairante me renseignant sur la réussite de la mission qu'un regain d'énergie avec une motivation nouvelle que nos troupes réussirent à renverser la situation.
L'un de mes officiers, sur le front m'a expliqué ainsi, ce symbole d'espoir.
« … Nos servants de mitrailleuses avaient péri lorsqu'une grenade explosa à leur pied, déchiquetant leur membres. Peu après, ils affluèrent tandis que nos irréguliers reculèrent. Nous avions perdu tant d'hommes et leur promesse de victoire et leur soif de sang étaient visible dans leur yeux pendant qu'avec peine, je luttais face à eux. Malgré notre nombre, l'artillerie ennemi avait fais des ravages sur le moral, empêchant de dormir, inquiétant même les plus calmes et les plus sereins. C'était la fin, lorsque nous avons aperçue une fusée éclairante qui brilla de mille feux dans cette journée grise. Les soldats ennemis, regardèrent avec béatitude cette lumière qui signifiait la fin. C'est alors que j'ai hurlé avec une énergie nouvelle VICTOIRE ! Et j'entendis alors autour de moi des officiers crier la même chose et peu à peu, cela s'est transformé en courage, en énergie. Une renaissance a eu lieu et devant tant de cris, les adversaires eurent un instant d'hésitation, hésitation qui leur fut fatale. Mes hommes, des soldats comme des irréguliers, crièrent à s'en arracher les poumons et avec hargne, ils reprirent petit à petit du terrain en chargeant les ennemis, les forçant à reculer de quelques pas puis à fuir non sans combattre pour la plupart mais une partie des irréguliers, déjà las de cette bataille, au moral au fil tendu, craqua. Les soldats résistèrent mais nos réserves et nos unités les plus expérimentées eurent raison d'eux. Les pertes de la journée furent également terrible pour nous et pour eux »
Le moral des hommes est une composante essentielle et malgré des pertes gigantesques, près 10 000 hommes chez eux, soit un tiers des hommes blessés, tués ou disparu, pour des pertes allant jusqu'à 15 000 hommes chez nous. L'artillerie ayant était l'arme la plus destructrice, diminuant nos troupes et notre moral. Les compétences de nos hommes d'exceptions et expérimentés se diluèrent dans la masse. Chose remarquable, c'est que l'expérience, à défaut de créer plus de dégâts, a permis à nos lignes les plus stratégique de tenir là où les inexpérimentés ou ayant une expérience toute relative se sont rapidement désolidarisées et où les ennemis firent donc plus de dommages.
Les officiers et les soldats furent capturés suite à la bataille, de larges bandes furent cependant en fuite et des déserteurs de chaque camps se sont alors éparpillés dans les campagnes.
Temporairement prisonniers, ils ont été amené dans les prisons sous notre contrôle afin d'éviter toute nouvelle levée de la part des conseillistes dont la fin approchait à l'époque où j'écris ce rapport.
Depuis plusieurs jours, nous avions pris le contrôle de nombreux points fortifiés et d'importance stratégique à travers le pays. Barrages, prisons, forteresses, découpant ainsi le pays. Certaines forteresses furent assiégés, des villes coupées de leur approvisionnement, en eau ou en nourriture.
Nous menacions toutes les positions clés du Conseil.
Suite à la réunion de mon état-major, nous avions un plan suffisamment solide pour faire sortir les troupes de la capitale. Capitale qui était puissamment fortifiée et qui nous aurait fallu deux à trois fois plus d'hommes avec une artillerie lourde et des chars en nombre afin de pouvoir les inquiéter.
Notre stratégie s'est alors basée sur la défense portée à l'attaque, nous avons ainsi menacé de priver l'ennemi d'eau situé en aval de notre position.
En pente escarpé, la forteresse de fortune était basé sur un mont assez haut et nous avons alors creusé des tranchés. Cependant, leur disposition était tortueux et labyrinthique, afin de désorienter l'ennemi, réduire le nombre et écraser chaque unité une par une.
Sans appui de feu aérien ni de blindés lourds capables de rivaliser avec les unités mécanisées adverse, nous devrons les affaiblir pour qu'ils s'écrasent sur nos volées de balles.
C'est ainsi que les unités des éclaireurs furent chargés d'affaiblir les troupes ennemis, les démoraliser et détruire si possible les unités blindées et principalement les chars lourds dont le blindage était trop épais pour les détruire lors de combats réguliers.
Ces unités d'éclaireurs furent très efficace, piégeant certains passages, tuant des patrouilles, empoisonnant les vivres et l'eau utilisé. Des raids furent mener afin de détruire les convois de ravitaillement et les chars furent mis hors d'état de nuire.
Je tiens cette histoire de l'un des officiers ayant participé à l'une de ses opérations.
« … alors je me suis mis à couvert, le terrain était boisé et tortueux, nous n'avions aucun mal à nous camoufler et nous attendions. Ça faisais près de trois heures que nous attendions, sans bouger, limitant notre respiration. L'un de mes hommes s'est même uriné dessus, les ordres étaient clairs. Rester immobile et chargez lorsque vous verrez mon signal. C'est au bout de trois longues heures, caché au pied d'un arbre, le sol boueux, l'humidité mélangé à la boue froide, que nous entendîmes des moteurs. C'était des véhicules, roulant à vitesse réduite. Le terrain était trop accidenté pour rouler à plus de 30 à 50 km/h à certains passages. Lorsque le premier véhicule passa, je m'attendais à un signal mais rien. C'est alors qu'on a vu l'un des chars, l'une de nos cibles prioritaires. En fait, il y en avais une quinzaine dans ce convoi. Mais ils étaient peu gardés, une trentaine d'hommes en support, presque rien pour l'importance du convoi. C'est alors qu'on a entendu un tir de bazooka. L'obus a ricochet sur le blindage, c'est alors qu'un second tir a eu lieu, qui visait les chenilles cette fois ci. On a ainsi paralysé le premier et le dernier du convois. Ne pouvant plus se déplacer, cela a paralysé toute la ligne, les deux côtés étant bordé de forêt.
L'un de mes hommes, ayant servis avec moi lors de la guerre au Pelabssa, a pris l'un de ses grenades magnétique et l'a collé sur l'ouverture du char. Le dessus ayant un blindage assez fin. Ainsi, nous avions mis au silence une quinzaine de chars avant que le gros des troupes du convois ne reviennent. »
Cet autre point de vue provient d'un soldat, blessé lors de la bataille principale. Il a été l'un des tirailleurs terrorisant les irréguliers.
« … ils étaient peu inexpérimentés. Un ou deux morts et vous verrez une trentaine détaler. Ce n'est pas un manque de courage, ou peut être que si. Mais ils ne sont pas entrainés ou trop peu, ils n'ont pas d'expérience comme nous. Une fois leur officier tombé, ils s'enfuient. Certains restent sur leur position, attendant des ordres qui ne viendront jamais. Eux aussi tombent rapidement. On vise en premier les officiers puis les quelques courageux et on laisse fuir les irréguliers. C'est plus économique en balles, ce ne sont que des civils réquisitionnés et surtout, plus ils ont peur, plus il est facile de les désorganiser. »
La phase préliminaire a réussi à nous faire gagner 72 heures environs. Les pièges et diverses attaques les rendant prudent sur la route, diminuant leur cadence. Là où il aurait suffit d'une simple heure pour traverser, s'est vu rallonger de deux à trois heures. Les changements de chemins, l'impraticabilité des routes, les explosifs. Tout cela a permis de réduire en nombre les hommes susceptible de pouvoir combattre. Les pertes furent très sévères même si le nombre d'hommes en action fut très élevé. Environs 2 000 soldats et 6 000 irréguliers furent utilisés en temps que tirailleurs dont environs 800 soldats et 1 000 irréguliers furent capturés, tués ou blessés lors des embuscades et raids qui s'intensifièrent au fur et à mesure qu'ils avançaient.
Les pertes d'en face furent au minimum trois fois plus élevées et la perte en matériel fut bien plus sévère que les notre, avec la perte de plusieurs dizaines de véhicules, à peu près 200 véhicules d'après certains rapports. Un quart fut des chars de poids différents, la moitié des véhicules légers et le reste se partageant avec de l'artillerie et des blindés légers. Les attaques étaient rapide sur le modèle endoa, dont l'entrainement commun fut efficace. Les lieux étant propices aux nombreuses embuscades avec des attaques coordonnées laissant alors des points faibles s'ouvrir et où nous frappions fort et vite malgré un nombre restreint. Vivres et munitions furent détruit comme les carburants.
Différents villages furent rapidement évacués avant les hostilités, cependant, des groupes entiers sont restés sur place. Principalement des vieillards ne pouvant être transportés, nos moyens étant entièrement mobilisé pour la défense du camps de base. Ce lieu où tout s'est finis.
Ils furent cependant évacués par les troupes du conseil, eux même se battant pour la Roumalie bien qu'ils ne se battent pour le Grand-Roi. Une guerre fratricide est toujours à regretter.
Malgré de lourdes pertes de leur côté lors des missions des tirailleurs, une part non négligeable de pièces d'artilleries ont réussi à passer. Nous l'avions prévu mais la quantité de matériel déployé pour nous arrêter fut plus importante et bien plus impressionnante que nous l'avions prévu. Les tirs furent nombreux, un véritable déluge de feu.
Le poste de commandement tout comme les points de contrôle, les zones de stockage et de vie étaient profondément enfouis sur le flanc du mont, ce qui a limité nos dégâts mais certains passages se sont effondrés, les renforts n'ayant pas pu résister aux secousses des obus.
Les hommes ont su garder la tête froide, restant à terre, gardant leur arme à portée de main et se préparant à une bataille qui s'annonçait rude.
Après une heure de ce déluge de feu qui fis plusieurs dizaines de morts, l'état-major conseilliste a sans doute pensé qu'une attaque frontale avec tout les forces en réserve serait efficace et la reddition rapide de nos troupes. Ne connaissant ni nos moyens ni le nombre de nos troupes, une sous-estimation de leur puissance et de la notre a permis un assaut sans subterfuges. Leurs troupes, diminué par des pertes (mortelles et non-mortelles), avait un moral bas, les irréguliers également ce qui fut pour nous, un élément décisif.
L'attaque a eu lieu à l'aube par une avancée frontale et brute avec le support des quelques chars qui avaient pu passer. Nos premières lignes purent les repousser mais nos pertes furent nombreuses, de nombreux blessés incapables de pouvoir se battre. Nos tireurs et nos mortiers firent beaucoup de dégâts mais les cratères fumant créèrent de nombreux points de couverture. Sortant des forêts bordant le mont, les chars tirèrent lorsque nos canons de campagne, camouflés, répliquèrent.
La phase d'engagement fut rude et plusieurs heures passèrent avant un moment de répits, le replie des troupes pour un nouvel engagement à un autre point de défense. C'est alors qu'il plu, rendant la visibilité nulle. Nos mortiers et nos canons firent un bon travail, stoppant des tentatives d'attaques mais les pertes, nombreuses de part et d'autre, étaient essentiellement dû aux obus.
C'est après une journée de combat, rendant le sol boueux et constellé de cratères, rendant le terrain impraticable pour les chars et par manque de munitions pour nos mortiers et canons, que la bataille de mêlé eu lieu. La nuit fut calme et c'est à l'aube que les hommes du conseil attaquèrent. Les tirent furent fréquent jusqu'à ce que le premier homme s'élança dans la tranchée. Les tirent cessèrent peu à peu et les combats à l'épée, à la baïonnette voir à la pelle eurent lieu.
J'ai parlé à mes officiers qui m'ont rapporté ceci de plusieurs soldats en proie à des délires. Des traumas des combats au corps à corps.
« Je ne comprenais plus rien, les ennemis étaient devant et derrière mais personne ne pouvait tirer au risque de toucher l'un des notre. C'est alors qu'on s'est battu comme des enragés, pour notre vie. Le courage ? L'honneur ? Plus rien n'avait de sens. On devait tuer avant d'être tué par l'ennemi d'en face. Les combats étaient chaotiques et les quelques tirs de mitraillettes firent autant de mal aux notre qu'aux leurs. J'ai du en tuer une vingtaine, d'abords au fusil puis lorsqu'ils étaient assez près, à la baïonnette. J'ai perdu mon arme lorsqu'un des leur m'a frappé à la tête, mon casque m'a sauvé la vie. J'ai pris tout ce que je pouvais, d'un couteau, au casque en passant par une pierre pour fracasser le crâne d'un conseilliste qui n'avait même pas 20 ans et qui tentait de m'étrangler. J'ai vu des hommes transpercer leur adversaire et la lame traverser leur corps jusqu'à planter les combattants de derrière. »
De nombreux hommes, principalement des irréguliers, eurent des réactions similaires. Ces tranchées furent une vraie boucherie. Après des heures de combats, la retraite fut annoncée mais c'était pour mieux revenir. Au total, en une journée, plus de 8 000 pertes. Blessés, morts et disparus sur le champs de bataille, sans distinction de camp. Vint le troisième jour, les cadavres qui étaient dans les tranchées furent réunis et placés dans des fosses communes temporaires afin de pouvoir les enterrer ou les incinérer proprement plus tard.
Ce troisième jour, la pluie ne s'arrêta pas et les combats reprirent. Cependant, ce fut plus des combats de tirailleurs et la mise en place d'un plan afin d'arrêter les hostilités fut mis en place. Nos défenses ont été percé puis rebouchés mais les fragilités sont là. Nos hommes commencent à fatiguer et le moral, bien qu'au beau fixe, a été durement touché. Malgré notre nombre, l'artillerie ennemi qui nous pilonne démoralise et tue nos troupes sans pouvoir répliquer. Cependant, les pertes sévères qu'ils ont eu a permis l'accélération des évènements. Après cette journée de tirs de l'artillerie et de quelques tentatives de percer, rapidement détruites par des tirs de masse de nos hommes, la situation empira. Les cadavres, le sang et le métal... leur odeur se mélangeaient et nombreux furent malade.
Le quatrième et dernier jour, une attaque générale a eu lieu. La dernière. Les pertes ennemis étaient nombreuses, et proportionnellement plus. Si cette attaque échouaient ils ne pouvaient plus que se retirer. L'artillerie ennemie a tiré ses derniers obus, provenant des derniers stocks disponibles. Les convois avaient arrêtés d'affluer, de petites forces d'irréguliers limitant les déplacements et détruisant les obus acheminés. Ils étaient restés derrière les lignes dans ce but... Jusqu'à ce que l'opération se déclenche par cette attaque générale. Les quelques blindés légers firent leur effet, positionnés dans des zones hors des combats, j'ai attendu avant de les déployer derrière les lignes pour acheminer une force pour prendre détruire l'état-major. Sans tête, le corps meurt.
C'est ainsi qu'au début de l'attaque, j'ai ordonné aux irréguliers et à l'unité de blindé de marcher sur leur quartier général pendant que l'attaque sur le mont fut terrible. Toujours mieux armés que nous, ils firent de gros dégâts et c'est avec peine, avant la rupture du moral de nos troupes, qu'une fusée éclairante me renseignant sur la réussite de la mission qu'un regain d'énergie avec une motivation nouvelle que nos troupes réussirent à renverser la situation.
L'un de mes officiers, sur le front m'a expliqué ainsi, ce symbole d'espoir.
« … Nos servants de mitrailleuses avaient péri lorsqu'une grenade explosa à leur pied, déchiquetant leur membres. Peu après, ils affluèrent tandis que nos irréguliers reculèrent. Nous avions perdu tant d'hommes et leur promesse de victoire et leur soif de sang étaient visible dans leur yeux pendant qu'avec peine, je luttais face à eux. Malgré notre nombre, l'artillerie ennemi avait fais des ravages sur le moral, empêchant de dormir, inquiétant même les plus calmes et les plus sereins. C'était la fin, lorsque nous avons aperçue une fusée éclairante qui brilla de mille feux dans cette journée grise. Les soldats ennemis, regardèrent avec béatitude cette lumière qui signifiait la fin. C'est alors que j'ai hurlé avec une énergie nouvelle VICTOIRE ! Et j'entendis alors autour de moi des officiers crier la même chose et peu à peu, cela s'est transformé en courage, en énergie. Une renaissance a eu lieu et devant tant de cris, les adversaires eurent un instant d'hésitation, hésitation qui leur fut fatale. Mes hommes, des soldats comme des irréguliers, crièrent à s'en arracher les poumons et avec hargne, ils reprirent petit à petit du terrain en chargeant les ennemis, les forçant à reculer de quelques pas puis à fuir non sans combattre pour la plupart mais une partie des irréguliers, déjà las de cette bataille, au moral au fil tendu, craqua. Les soldats résistèrent mais nos réserves et nos unités les plus expérimentées eurent raison d'eux. Les pertes de la journée furent également terrible pour nous et pour eux »
Le moral des hommes est une composante essentielle et malgré des pertes gigantesques, près 10 000 hommes chez eux, soit un tiers des hommes blessés, tués ou disparu, pour des pertes allant jusqu'à 15 000 hommes chez nous. L'artillerie ayant était l'arme la plus destructrice, diminuant nos troupes et notre moral. Les compétences de nos hommes d'exceptions et expérimentés se diluèrent dans la masse. Chose remarquable, c'est que l'expérience, à défaut de créer plus de dégâts, a permis à nos lignes les plus stratégique de tenir là où les inexpérimentés ou ayant une expérience toute relative se sont rapidement désolidarisées et où les ennemis firent donc plus de dommages.
Les officiers et les soldats furent capturés suite à la bataille, de larges bandes furent cependant en fuite et des déserteurs de chaque camps se sont alors éparpillés dans les campagnes.
Temporairement prisonniers, ils ont été amené dans les prisons sous notre contrôle afin d'éviter toute nouvelle levée de la part des conseillistes dont la fin approchait à l'époque où j'écris ce rapport.
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Johel3007
[center]Nouvelle Aube au Pays du Levant[/center]
[img]http://s14.postimg.org/3qhofhrqp/lettres_d_iwo_jima_403388_34838.jpg[/img]
La radio crachota quand Dewei ajusta la réception pour capter la fréquence correcte tandis que ses frères d'armes jetaient des regards nerveux aux alentours, aux aguets face aux officiers. C'était devenu leur petit rituel depuis que leur unité avait dû se replier de Zih. La ville, désormais aux mains des partisans de la soit-disante "Armée de Restitution". Clique d'officiers traitres à la solde des puissances étrangères comme le Kirep, cette armée voulait placé sur le trône un pantin, une marionnette née de la chirurgie esthétique des barbares Almérans, une abomination qui n'avait du Grand Roi Bu-Jian que le visage et la voix.
Tel était en tout cas la position officielle de la Hiérarchie sur la question, relayée à Dewei et ses frères d'armes par leurs officiers. Mais alors que les défaites s'accumulaient, que vivres et munitions se faisaient plus rares et qu'ils disaient adieux à toujours plus de camarades laissés blessés dans les villages, cette version des événements était mise à mal. Et cela d'autant plus qu'il y en avait une autre qui, du soir au matin, sautant d'une fréquence radio à une autre, relatait une toute autre situation.
La transmission stabilisée, une voix claire et cristalline murmura autour du feu, accompagnée d'un cours extrait d'une des marches martiales de Roumalie. La jeune femme se nommait Jia Wilei. Elle était une Simbok ayant émigrée à Wapong-City voici dix ans déjà, quand sa famille avait fui la guerre civile au Shankhaï. Une compatriote, en quelque sorte, et de l'age de la plupart des soldats assis autour de cette radio dont le volume, guère plus haut qu'un chuchotement, peinait à faire entendre le message. Mais mieux valait louper une information que d'être fusillé si l'officier, lui, l'entendait. Écouté "Radio Soleil" était interdit depuis déjà un mois.
Jia Wilei :
Présentatrice
"-...concluant en cela le Siège de Idjiwu. Des milliers de braves sont tombés de parts et d'autres, chacun avec un serment à leur Roi pendu aux lèvres, qu'ils se battent dans l'Armée de Restitution ou dans les forces du Conseil des Cinq. La signature de capitulation du Colonel Han Da-Fu marque la fin de la dernière grande formation militaire loyale au Conseil des Cinq. Si le Grand Royaume est encore loin d'être unifié, avec des poches de résistance encore vivaces ici et là, Sa Majesté Bu-Jian, lors d'une réunion au sommet avec l'Empereur Naotokan d'Hokkaido, la Princesse Cheng Lei-Hai, le Jugwonjag Bô de Wa et d'autres soutiens Makiran, a déclaré estimé les marques soutiens populaires et de la volonté céleste suffisantes que pour revenir à Rouziwu.
La Cité-Soleil, encore en ruines par endroit suite aux violents combats, est néanmoins prête à accueillir le Grand Roi, dont la première priorité sitôt son pouvoir rétabli dans la capitale, sera de réaliser une tournée du pays en vue de rassurer les populations loyalistes et de convaincre les derniers sceptiques. Parmi ceux-là, on notera la 43ème division d'infanterie qui, réfugie dans les collines autour de Zhi, refusent toujours de se rendre sans assurance quant à l'identité réelle du souverain. Dans cette optique, la Princesse Cheng Lei-Hai, soeur ainée de Bu-Jian, a accepté de nous accorder une nouvelle interview.
Bonsoir, Votre Altesse."
Cheng Lei-Hai:
Princesse de Roumalie
"-Bonsoir, Dame Wilei. Et bonsoir à vous tous, chers sujets qui nous écouter."
Jia Wilei :
Présentatrice
"-Altesse, ce n'est pas la première fois que nous avons l'honneur de vous accueillir sur nos ondes. Vous avez eu l'occasion de vous exprimer à plusieurs reprises depuis que votre dernière communication avec le Conseil des Cinq suite à leur proclamation du décès de Sa Majesté."
Cheng Lei-Hai:
Princesse de Roumalie
"-Oui, en effet. Ayant eu vent de rumeurs quant à la disparition de mon frère en Géorgie et soupçonneuse des dessins du Conseil, j'ai eu la chance de pouvoir me réfugier au Wapong peu avant que les traitres ne mettent en branle leur plan pour usurper le Trône du Dragon. Un plan qui échoua spectaculairement : mon frère parvint à s'évader de sa prison et à mettre en place un gouvernement en exil sur l'une des îles du Grand Royaume. Une situation qui força le Conseil à faire usage d'un sosie pour tenter de garder le pouvoir. Mais face aux volontés d'apaisement émanant des chanceleries du monde entier de confronter les deux Bu-Jian sur un terrain neutre et devant témoins, le Conseil fut coincé : son sosie, aussi bon fut-il dans des scénarios préparés et à l'écart des proches de Bu-Jian, ne tromperait jamais les amis d'enfance du Grand Roi et encore moins sa soeur.
L'assassinat du sosie visa à décapiter la monarchie, moins par volonté régicide que pour gagner du temps : les conjurés devaient raffermir leur autorité sur la bureaucratie du Grand Royaume et sur l'armée, un processus qui nécessiterait du temps. Hors, déjà, aux frontières d'Endo, du Shankhaï et du Choson, les forces du Pacte de Kanton se mobilisaient, prêtes à submerger le Grand Royaume s'il sombrait trop dans l'anarchie.
Soutenu par les banques Hokkai et par le Pacte de Kanton, l'Armée de Restitution a fait un travail splendide en ralliant les loyalistes sous une seule bannière mais surtout en préservant l'ordre public et la paix civile parmi nos sujets, leur épargnant autant que possible les souffrances que leur promettait une guerre civile hors de tout contrôle. Les destructions demeurent nombreuses et beaucoup de larmes et de sang ont coulés. Mais cela aurait pu être bien pire et le Grand Royaume, s'il est en deuil pour ses enfants sacrifiés, se relèvera vite.
Aux soldats ayant juré allégeance au Conseil des Cinq et croyant que Bu-Jian est mort sous la lame de son propre protecteur et ami Xia Sing-Ling, Capitaine de la Garde Royale, je réponderai qu'il n'en est rien. J'ai vu Bu-Jian, en chair et en os. Et si son visage et sa voix eurent pu être contrefaits par les sciences d'Alméra, sa mémoire et son coeur ne l'auraient pu. De même que milles petits détails et manières que seule une soeur ou un frère ayant grandi à ses côtés aurait pu connaitre. Cheng Bu-Jian, héritier de Cheng Tsu-Tsao et Grand Roi de Roumalie, est vivant. Et il vous commande de déposer les armes. Il sait que votre combat était celui de guerriers loyaux à leur devoir mais manipuler par leurs supérieurs qui, eux, avaient oublié le leur. Aucun sanction ne sera donc retenue à l'encontre des soldats qui n'auront fait que suivre les ordres. Une attitude moins souple sera tenue à l'égard des officiers, dont on attend une conduite irréprochable en toute chose, mais la même magnanimité sera de mise en ce qui concerne le camps qu'ils ont choisi de soutenir : au service de l'Armée de Restitution ou du Conseil des Cinq, chacun s'est battu pour la Roumalie, unie, forte, paisible et immortelle sous les cieux."
L'interview se poursuivit sur des questions plus légères, faisant notamment le point quant aux rumeurs de fiançailles entre la princesse et l'actuelle souverain de la vallée de Wa. Des questions qu'elle esquiva avec grâce. Mais Dewei n'écoutait déjà plus qu'à moitié. S'il n'osait en souffler mot à ses camarades, de peur d'être pris pour un traître ou un couard, sa décision était prise. À la prochaine nuit sans lune, il déserterait pour se rendre à Zhi. Et là, il capitulerait auprès des forces de l'Armée de Restitution. Il n'était pas entièrement convaincu par la version de Lei-Hai mais à quoi bon lutter pour un Roi mort quand le monde entier désirait prétendre qu'il était en vie et que le Grand Royaume lui-même ne voyait plus ce combat comme une lutte à mort mais comme une simple nuisance ? Combien de divisions restaient-elles fidèles à leur devoir, réellement ? Et cela pouvait-il faire la différence ? Sans le soutien et la coordination de la Hiérarchie, sans la logistique et l'appui du peuple, ce n'était qu'une question de temps avant que Dewei et ses frères d'armes ne deviennent guère que de vulgaires brigands dans l'esprit des gens.
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La radio crachota quand Dewei ajusta la réception pour capter la fréquence correcte tandis que ses frères d'armes jetaient des regards nerveux aux alentours, aux aguets face aux officiers. C'était devenu leur petit rituel depuis que leur unité avait dû se replier de Zih. La ville, désormais aux mains des partisans de la soit-disante "Armée de Restitution". Clique d'officiers traitres à la solde des puissances étrangères comme le Kirep, cette armée voulait placé sur le trône un pantin, une marionnette née de la chirurgie esthétique des barbares Almérans, une abomination qui n'avait du Grand Roi Bu-Jian que le visage et la voix.
Tel était en tout cas la position officielle de la Hiérarchie sur la question, relayée à Dewei et ses frères d'armes par leurs officiers. Mais alors que les défaites s'accumulaient, que vivres et munitions se faisaient plus rares et qu'ils disaient adieux à toujours plus de camarades laissés blessés dans les villages, cette version des événements était mise à mal. Et cela d'autant plus qu'il y en avait une autre qui, du soir au matin, sautant d'une fréquence radio à une autre, relatait une toute autre situation.
La transmission stabilisée, une voix claire et cristalline murmura autour du feu, accompagnée d'un cours extrait d'une des marches martiales de Roumalie. La jeune femme se nommait Jia Wilei. Elle était une Simbok ayant émigrée à Wapong-City voici dix ans déjà, quand sa famille avait fui la guerre civile au Shankhaï. Une compatriote, en quelque sorte, et de l'age de la plupart des soldats assis autour de cette radio dont le volume, guère plus haut qu'un chuchotement, peinait à faire entendre le message. Mais mieux valait louper une information que d'être fusillé si l'officier, lui, l'entendait. Écouté "Radio Soleil" était interdit depuis déjà un mois.
Jia Wilei :
Présentatrice
"-...concluant en cela le Siège de Idjiwu. Des milliers de braves sont tombés de parts et d'autres, chacun avec un serment à leur Roi pendu aux lèvres, qu'ils se battent dans l'Armée de Restitution ou dans les forces du Conseil des Cinq. La signature de capitulation du Colonel Han Da-Fu marque la fin de la dernière grande formation militaire loyale au Conseil des Cinq. Si le Grand Royaume est encore loin d'être unifié, avec des poches de résistance encore vivaces ici et là, Sa Majesté Bu-Jian, lors d'une réunion au sommet avec l'Empereur Naotokan d'Hokkaido, la Princesse Cheng Lei-Hai, le Jugwonjag Bô de Wa et d'autres soutiens Makiran, a déclaré estimé les marques soutiens populaires et de la volonté céleste suffisantes que pour revenir à Rouziwu.
La Cité-Soleil, encore en ruines par endroit suite aux violents combats, est néanmoins prête à accueillir le Grand Roi, dont la première priorité sitôt son pouvoir rétabli dans la capitale, sera de réaliser une tournée du pays en vue de rassurer les populations loyalistes et de convaincre les derniers sceptiques. Parmi ceux-là, on notera la 43ème division d'infanterie qui, réfugie dans les collines autour de Zhi, refusent toujours de se rendre sans assurance quant à l'identité réelle du souverain. Dans cette optique, la Princesse Cheng Lei-Hai, soeur ainée de Bu-Jian, a accepté de nous accorder une nouvelle interview.
Bonsoir, Votre Altesse."
Cheng Lei-Hai:
Princesse de Roumalie
"-Bonsoir, Dame Wilei. Et bonsoir à vous tous, chers sujets qui nous écouter."
Jia Wilei :
Présentatrice
"-Altesse, ce n'est pas la première fois que nous avons l'honneur de vous accueillir sur nos ondes. Vous avez eu l'occasion de vous exprimer à plusieurs reprises depuis que votre dernière communication avec le Conseil des Cinq suite à leur proclamation du décès de Sa Majesté."
Cheng Lei-Hai:
Princesse de Roumalie
"-Oui, en effet. Ayant eu vent de rumeurs quant à la disparition de mon frère en Géorgie et soupçonneuse des dessins du Conseil, j'ai eu la chance de pouvoir me réfugier au Wapong peu avant que les traitres ne mettent en branle leur plan pour usurper le Trône du Dragon. Un plan qui échoua spectaculairement : mon frère parvint à s'évader de sa prison et à mettre en place un gouvernement en exil sur l'une des îles du Grand Royaume. Une situation qui força le Conseil à faire usage d'un sosie pour tenter de garder le pouvoir. Mais face aux volontés d'apaisement émanant des chanceleries du monde entier de confronter les deux Bu-Jian sur un terrain neutre et devant témoins, le Conseil fut coincé : son sosie, aussi bon fut-il dans des scénarios préparés et à l'écart des proches de Bu-Jian, ne tromperait jamais les amis d'enfance du Grand Roi et encore moins sa soeur.
L'assassinat du sosie visa à décapiter la monarchie, moins par volonté régicide que pour gagner du temps : les conjurés devaient raffermir leur autorité sur la bureaucratie du Grand Royaume et sur l'armée, un processus qui nécessiterait du temps. Hors, déjà, aux frontières d'Endo, du Shankhaï et du Choson, les forces du Pacte de Kanton se mobilisaient, prêtes à submerger le Grand Royaume s'il sombrait trop dans l'anarchie.
Soutenu par les banques Hokkai et par le Pacte de Kanton, l'Armée de Restitution a fait un travail splendide en ralliant les loyalistes sous une seule bannière mais surtout en préservant l'ordre public et la paix civile parmi nos sujets, leur épargnant autant que possible les souffrances que leur promettait une guerre civile hors de tout contrôle. Les destructions demeurent nombreuses et beaucoup de larmes et de sang ont coulés. Mais cela aurait pu être bien pire et le Grand Royaume, s'il est en deuil pour ses enfants sacrifiés, se relèvera vite.
Aux soldats ayant juré allégeance au Conseil des Cinq et croyant que Bu-Jian est mort sous la lame de son propre protecteur et ami Xia Sing-Ling, Capitaine de la Garde Royale, je réponderai qu'il n'en est rien. J'ai vu Bu-Jian, en chair et en os. Et si son visage et sa voix eurent pu être contrefaits par les sciences d'Alméra, sa mémoire et son coeur ne l'auraient pu. De même que milles petits détails et manières que seule une soeur ou un frère ayant grandi à ses côtés aurait pu connaitre. Cheng Bu-Jian, héritier de Cheng Tsu-Tsao et Grand Roi de Roumalie, est vivant. Et il vous commande de déposer les armes. Il sait que votre combat était celui de guerriers loyaux à leur devoir mais manipuler par leurs supérieurs qui, eux, avaient oublié le leur. Aucun sanction ne sera donc retenue à l'encontre des soldats qui n'auront fait que suivre les ordres. Une attitude moins souple sera tenue à l'égard des officiers, dont on attend une conduite irréprochable en toute chose, mais la même magnanimité sera de mise en ce qui concerne le camps qu'ils ont choisi de soutenir : au service de l'Armée de Restitution ou du Conseil des Cinq, chacun s'est battu pour la Roumalie, unie, forte, paisible et immortelle sous les cieux."
L'interview se poursuivit sur des questions plus légères, faisant notamment le point quant aux rumeurs de fiançailles entre la princesse et l'actuelle souverain de la vallée de Wa. Des questions qu'elle esquiva avec grâce. Mais Dewei n'écoutait déjà plus qu'à moitié. S'il n'osait en souffler mot à ses camarades, de peur d'être pris pour un traître ou un couard, sa décision était prise. À la prochaine nuit sans lune, il déserterait pour se rendre à Zhi. Et là, il capitulerait auprès des forces de l'Armée de Restitution. Il n'était pas entièrement convaincu par la version de Lei-Hai mais à quoi bon lutter pour un Roi mort quand le monde entier désirait prétendre qu'il était en vie et que le Grand Royaume lui-même ne voyait plus ce combat comme une lutte à mort mais comme une simple nuisance ? Combien de divisions restaient-elles fidèles à leur devoir, réellement ? Et cela pouvait-il faire la différence ? Sans le soutien et la coordination de la Hiérarchie, sans la logistique et l'appui du peuple, ce n'était qu'une question de temps avant que Dewei et ses frères d'armes ne deviennent guère que de vulgaires brigands dans l'esprit des gens.