Rencontre Diplomatique Aiglantine-Maok
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Leraptopes
Voiture 1: Adelheid Friedburg/Malinia Namalik Balioko
[alb]Adelheid se sentit un peu confuse, sans le laisser vraiment transparaitre. Dans un élan de précipitation suite à l'ambiance détendu de la rencontre, elle laissa transparaitre l'un de ses tics. Elle souri gentiment à la Ministre lorsque celle-ci lui dit "Et me voici en sécurité !", bien que gênée.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et sérieuse]
"Laissez-moi d'abords remercier votre roi pour l'espoir et la confiance qu'il porte en nous, cela me va droit au cœur. Et cela est purement réciproque, nous n'avons eu que de bon échos de ce beau pays qu'est le Maok, et il nous apparait être un partenaire idéal pour conduire le continent vers la paix.Bien que...même si nous ne sommes peut-être pas particulièrement bien placé pour parler de l'avenir du Zanyane, au moins nous agissons. Si personne n'en prend l'initiative, la paix ne serait à mon sens qu'un triste mirage...
Concernant le dit protocole, et bien je pense que sans rentrer dans les détails, il doit être bien similaire aux autres. Réception, présentation, discutions, und so weitter. Mais je vous avoue que personnellement, je suis ouverte à toutes discutions même si je préfère tout de même les sujets moins officiels. Nous en discutons généralement tout le reste de la journée donc autant profiter un peu de ce maigre temps libre pour sortir du cadre de la visite. Alors n'ayez crainte, vraiment, je profite aussi généralement des trajets en voiture pour sortir un peu du cadre de la rencontre et en apprendre un peu plus sur le pays d'origine de mon interlocuteur. Sinon heureusement, je ne suis pas encore sourde! Mais la mémoire pourrait me faire défaut malheureusement. Nos journalistes ne vous ont laissé aucuns répits décidément, mais je me souviens des grandes lignes abordés. Je suis décidément vraiment surprise de voir que de nombreux points commun nous rapprochent."
[alb]Puis elle essaya d'être la plus détendu possible, car il lui sembla que Malinia semblait quelque peu gênée de poser de telles questions. Ce qui lui paraissaient compréhensible si le Maok avait eu une mauvaise expérience avec le système républicain. Mais elle connaissaient bien ce genre de situation, aborder des sujets qui peuvent s'avérer houleux s'ils ne sont pas habilement maîtrisée.
Et donc elle adaptait également le ton de sa voie pour rester la plus respectueuse possible.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et respectueuse]
"Oui bien évidement! Je répondrais à toutes vos questions. Mais c'est un vaste sujet."
[alb]Elle prit une courte pause[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et respectueuse]
"Et bien...je ne sais pas si mon opinion est véritablement impartiale puisque je suis la présidente mais...je trouve que notre république est un excellent système puisqu'il a toujours fonctionné chez nous. Le pouvoir est donné à l'ensemble de la population aiglanaise, sans distinction...Elle exprime sa volonté et ses choix par le biais de référendums locaux, fédérales ou nationaux...et le système est fait pour mettre tout le monde d'accord, c'est à dire qu'une loi ne passera jamais à 51% de voix "pour" contre 49% de "contre"...Après si je dois expliquer plus en détail ces référendums, les votants ont 4 choix: "Pour", "Contre", "à retravailler" et "Sans avis". Je ne vais pas donner d'explication supplémentaires pour le "Pour" ou le "Contre", mais concernant le choix "à retravailler", cela signifie que le votant est pour aller dans le sens de la future loi ou du futur projet, mais que la proposition actuelle ne lui convient pas...et quant au "Sans avis"...le votant remet en réalité son vote entre les mains du président, en l’occurrence moi. Et croyez-moi que les aiglantins s'en font une spécialités lorsque le sujet abordé a un impact considérable sur leur vie, comme ce fut le cas avec la Fiémance ou lors de notre ouverture à l'international par exemple. Donc j'applique la volonté des citoyens, mais je me retrouve très souvent à prendre des décisions à leur place, seule, et à trancher. Je choisis donc seule...le destin de mon peuple. Et dès lors je prie le Gardien de me montrer la bonne voie à emprunter. Parce que même si je reçois l'assistance de nombreux conseillers et de nombreuses organisations fédérales qui me fournissent une image quasiment exacte de l'état du pays dans son ensemble...ce sont mes choix qui auront un impact direct sur la vie de mes concitoyens. Et bien évidemment, si ça ne leur plaît pas...ce sera ma faute bien entendu.
Officiellement, je suis la représentante du peuple aiglantin, mais officieusement, j'ai vraiment l'impression, parfois, d'être la cheffe absolu, voir même d'être une dictate lorsque je tranche en mon âme et conscience....Ma place est très loin d'être enviée, contrairement à celles des Secrétaires. Généralement, les présidents aiglantins craquent bien avant la fin de leurs mandats et démissionnent. Et ceux qui ont les épaules assez solide pour porter le poids de la nation sur ses épaules le porte jusqu'à leur mort."
[alb]Son sourire s'était dégradé pour laisser place à un mine très sérieuse, détournant le regard de son interlocutrice. Elle s'en aperçut et y remédiât immédiatement.
Elle prit de nouveau une courte pose, l'air un peu gênée.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et un peu gênée]
"Sinon...historiquement, notre république est jeune, elle n'a "que" deux siècles. Et cette dernière a été instauré sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré, et sans que le sang n'imacule nos pavés. D'ailleurs nos ancêtres n'ont jamais connu la guerre, et nous espérons que cela se perpétuera encore aujourd'hui. Et bien avant la création des deux colonies quantarienne et fiémançaise qui répondaient, elles, de leurs métropoles respectives, l'aiglantine était déjà une démocratie. Un chef était chargé de mener son peuple et d'appliquer sa volonté, puisqu'à cette époque déjà, les habitants votaient...donc non, personne n'a jamais été destitués de ses fonctions par la population. Après révoqué, c'est encore autre chose."
[center]**********[/center]
Voiture 2: Joséphine Mercier/ Alwine Mnabinko Doumba
[alb]Joséphine écoutait attentivement Alwinne et avec sérieux, souriant à son trait d'humour sur la "pioche". Elle avait une conscience professionnel et un caractère qui semblait lui plaire. Joséphine avait la capacité de s'adapter à son interlocuteur, et elle était heureuse de pouvoir discuter avec une personne sérieuse et posé. Elle prit la parole en prenant soin de mettre en confiance la Ministre, en souriant toujours, mais sans exagérations.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, Souriante et sérieuse]
" Peut-être que certaine précisions seraient la bienvenue en effet, donc ne soyez nullement gênée de me poser ce genre de questions. Nous sommes ici pour nous connaitre non? Même s'il y a des limites, vous le comprendrez. Pour ma part, je suis tout a fait satisfaite d'être "tombée" avec vous. J'étais moi-même une militaire il y a bien longtemps."
[alb]Elle réfléchit un instant aux informations qu'elle allait donner, bien que celles-ci étaient loin d'être un secret d'état, elle préférait ne pas trop en dire.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, Souriante et sérieuse]
" Et bien déjà il m'est important de bien définir ce qu'est le pacifisme, du moins pour nous: Ne jamais avoir recours à la violence et toujours privilégier le dialogue. Mais. Cela ne nous empêche pas de donner les moyens nécessaires à nos forces de l’ordre, elles doivent être en effet capable de gérer n'importe quelles situations, y compris celles où le dialogue, malheureusement, échoue. Sinon, concernant notre armée, nous avons des militaires permanent et des réservistes. Des réservistes qui se compte en millions puisque tout homme ou femme âgés de plus de 18 ans et ayant effectué son service militaire en devient un. Ils sont appelés à prendre leur fonction en cas d'évènement extraordinaires. Ils peuvent être appelé à gérer une urgence comme prendre les armes pour défendre le territoire.
Sinon nous n'avons effectivement pas de char. Ce n'est pas une information compliqué a obtenir pour quiconque nous espionnerait. Nous disposons de véhicules légers et blindés, de transports de troupes...Mais notre artillerie est quelque peu dépassé, nos "chars" ne sont autre que des canons d'artilleries mobiles. Et notre artillerie la plus puissantes sert à...servait pardon...quoi que, à "repousser" des forces navales ennemies. Sinon nous disposons aussi d'hélicoptères...obsolètes si on les comparent aux bijoux almérans, mais ils remplissent parfaitement leurs rôle dans la protection civil.
Bref, l'armée n'intervient qu'en cas de crise majeur, et tous nos soldats sont des soldats d'élites polyvalents et entrainées.
Mais nous accordons bien plus d'importances aux services de police qui nous assistent chaque jours dans notre quotidiens.
Si une nouvelle question vous vient à l'esprit ou si vous souhaiter obtenir de plus amples renseignements, n'hésitez pas. Du coup je me permets de vous retourner la question, pourrais-je avoir des renseignements sur la police et l'armée du Maok?"
[center]**********[/center]
Voiture 3: Françoise Deschamps/ Zakor Nalagek
[alb]Et voilà que Françoise était toute gênée, rougissant de plus belle. Voilà un homme qui partageait sa passion avec qui elle allait enfin pouvoir discuter de ce qu'elle aimait le plus![/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, Souriante et sérieuse]
"Oh je vous en prie, pas de flatterie, vous me faite rougir!"
[alb]Mais elle était si enjoué qu'elle reprit toute son assurance pour étaler toute sa culture sur le Särkäny.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères,Souriante et sérieuse]
"Euh oui! Donc! Que vous n'en ayez jamais entendu parlé ne me surprend guère, car après mainte recherches, nous sommes désormais certain que le Särkäny est vraiment propre à l'Aiglantine et qui a été classé à tort d'ailleurs dans les religions païennes! Car rappelons que le mot païen a deux significations: l'un étant la non-croyance, l'athéisme donc, et la seconde désignant les religions polythéistes. Je comprends bien qu'il puisse y avoir confusion puisque nous scindons "Dieu" en plusieurs entités représenté sous formes de dragon et que nous appelons gardiens, le dragon étant à nos yeux le symbole de l'équilibre parfait. Pourtant chacune de ces entités fait partie intégrante de Dieu. Il est difficile pour l'homme d'imaginer que plusieurs personnes n'en sont en réalité qu'une, car même des jumeaux, aussi identique soient-il, sont deux personnes différentes. Dans le Särkäny, tout est "Dieu", enfin nous entendons par là l'énergie invisible qui régit l'univers....Je crois savoir comment l'expliquer.
Le Särkäny, c'est croire que tout est en équilibre et ce, à tout les niveaux: Au niveau individuel, d'un groupe, d'une ville, d'une région, d'un pays, d'un continent, d'un monde, d'un univers... Je peux, moi, en tant qu'être humain, me dire que j'ai mon dieu à moi, qui m'écoute, me guide et me protège, auquel je peux parler. Ce Dieu est représenté de manière symbolique par un dragon A, le dragon étant le signe de l'équilibre.
Maintenant, en tant que St-Laurencienne, je peux me dire que moi et tous les habitants de St-Laurent avons un Dieu qui nous protège, nous écoute, und so weitter. Et ce Dieu est est représenté de manière symbolique par un dragon B. Maintenant je réalise la même chose au niveau de notre pays, et plutôt, en fait, de notre île, et il y a donc un dragon C que nous appelons communément Gardien de l'île. Il est l'allégorie de l'Aiglantine, gardien de son équilibre.
C'est...un peu comme les anges gardien de la religion catholique, mais ces anges gardiens seraient à la fois des anges gardiens et "des" Dieux faisant partie intégrante du "Tout". Si vous étudiez cette religion plus en profondeur, vous verrez que le "Tout" est un concept qui reviens très souvent dans nos écrits. En tout cas je comprends que ce soit difficile de ne pas parler de polythéismes quand j'emploie le pluriel pour parler de Dieu.
Mais j'aurais dû commencer par cela: Bien sur que le Särkäny est compatible avec le christianisme, et même avec l'ensemble des religion existante! Le Särkäny est une religion de...comment dire... "l'acceptation", je m'explique: Il existe une entité supérieure qui régit l'univers et que nous appelons "le Tout", ou Mère-Nature également, même si on peut le considérer comme un abus de langage. Pour nous, toutes les religions, qu'elles soient monothéiste ou polythéiste, parle de la même puissance divine mais la nomme différemment. Ce Tout, ou Dieu si vous préférez, peut parfois envoyer des messages sur Terre et pour les hommes, dans le but de les guider sur le chemin de la rédemption. Car là où il y a une "légère" nuance avec le catholicisme, c'est que si les hommes passent par le purgatoire pour se repenter des pêchés qu'ils ont commis sur Terre avant d'atteindre le paradis, le Särkäny suppose que le purgatoire, c'est maintenant. En d'autre termes: notre existence en tant qu'Homme. Et je dis "suppose", car le Särkäny n'a pas la prétention de détenir la vérité. Cette religion est avant tout une philosophie saine et ancestrale basé sur les relations entre l'homme et la Nature au sens large du terme: Plantes, animaux, minéraux, etc... Mais je m'égare!
Je parlais des "Messagers du Ciel", comme nous les appelons dans le langage courant. "Le Tout", ou "Dieu" est omniprésent, omniscient, il nous côtoie en permanence, nous surveille, nous entends et nous parle...c'est ensuite à nous d'apprendre à écouter. C'est comme ça que nous le voyons en tout cas. Et donc parfois, Dieu s'adresse par le biais d'un Homme. Cet Homme peut se trouver n'importe où et s'adresser à n'importe qui, mais s'il s'avère être réellement un messager du ciel, voir même le Fils de Dieu, et non un gourou charlatant et manipulateur comme il y en a tant d'autre au zanyane, profitant de la crédulité et de la peur des gens, et bien son enseignement a une valeur inestimable. Et la parole de Jésus a une valeur inestimable et fait désormais partie intégrante de notre religion. En soit, nous reconnaissons Jésus comme un envoyé de Dieu, nous fêtons également sa naissance à noël ou encore la pâque au même titre que les chrétiens. C'est juste que nous avons une conception différente de son père, sachant qu'au sens large, nous sommes tous en théorie les enfants de Dieu.
Vous...m'avez suivie? Ou j'ai eu l'effet d'un somnifère? "
[alb]Adelheid se sentit un peu confuse, sans le laisser vraiment transparaitre. Dans un élan de précipitation suite à l'ambiance détendu de la rencontre, elle laissa transparaitre l'un de ses tics. Elle souri gentiment à la Ministre lorsque celle-ci lui dit "Et me voici en sécurité !", bien que gênée.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et sérieuse]
"Laissez-moi d'abords remercier votre roi pour l'espoir et la confiance qu'il porte en nous, cela me va droit au cœur. Et cela est purement réciproque, nous n'avons eu que de bon échos de ce beau pays qu'est le Maok, et il nous apparait être un partenaire idéal pour conduire le continent vers la paix.Bien que...même si nous ne sommes peut-être pas particulièrement bien placé pour parler de l'avenir du Zanyane, au moins nous agissons. Si personne n'en prend l'initiative, la paix ne serait à mon sens qu'un triste mirage...
Concernant le dit protocole, et bien je pense que sans rentrer dans les détails, il doit être bien similaire aux autres. Réception, présentation, discutions, und so weitter. Mais je vous avoue que personnellement, je suis ouverte à toutes discutions même si je préfère tout de même les sujets moins officiels. Nous en discutons généralement tout le reste de la journée donc autant profiter un peu de ce maigre temps libre pour sortir du cadre de la visite. Alors n'ayez crainte, vraiment, je profite aussi généralement des trajets en voiture pour sortir un peu du cadre de la rencontre et en apprendre un peu plus sur le pays d'origine de mon interlocuteur. Sinon heureusement, je ne suis pas encore sourde! Mais la mémoire pourrait me faire défaut malheureusement. Nos journalistes ne vous ont laissé aucuns répits décidément, mais je me souviens des grandes lignes abordés. Je suis décidément vraiment surprise de voir que de nombreux points commun nous rapprochent."
[alb]Puis elle essaya d'être la plus détendu possible, car il lui sembla que Malinia semblait quelque peu gênée de poser de telles questions. Ce qui lui paraissaient compréhensible si le Maok avait eu une mauvaise expérience avec le système républicain. Mais elle connaissaient bien ce genre de situation, aborder des sujets qui peuvent s'avérer houleux s'ils ne sont pas habilement maîtrisée.
Et donc elle adaptait également le ton de sa voie pour rester la plus respectueuse possible.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et respectueuse]
"Oui bien évidement! Je répondrais à toutes vos questions. Mais c'est un vaste sujet."
[alb]Elle prit une courte pause[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et respectueuse]
"Et bien...je ne sais pas si mon opinion est véritablement impartiale puisque je suis la présidente mais...je trouve que notre république est un excellent système puisqu'il a toujours fonctionné chez nous. Le pouvoir est donné à l'ensemble de la population aiglanaise, sans distinction...Elle exprime sa volonté et ses choix par le biais de référendums locaux, fédérales ou nationaux...et le système est fait pour mettre tout le monde d'accord, c'est à dire qu'une loi ne passera jamais à 51% de voix "pour" contre 49% de "contre"...Après si je dois expliquer plus en détail ces référendums, les votants ont 4 choix: "Pour", "Contre", "à retravailler" et "Sans avis". Je ne vais pas donner d'explication supplémentaires pour le "Pour" ou le "Contre", mais concernant le choix "à retravailler", cela signifie que le votant est pour aller dans le sens de la future loi ou du futur projet, mais que la proposition actuelle ne lui convient pas...et quant au "Sans avis"...le votant remet en réalité son vote entre les mains du président, en l’occurrence moi. Et croyez-moi que les aiglantins s'en font une spécialités lorsque le sujet abordé a un impact considérable sur leur vie, comme ce fut le cas avec la Fiémance ou lors de notre ouverture à l'international par exemple. Donc j'applique la volonté des citoyens, mais je me retrouve très souvent à prendre des décisions à leur place, seule, et à trancher. Je choisis donc seule...le destin de mon peuple. Et dès lors je prie le Gardien de me montrer la bonne voie à emprunter. Parce que même si je reçois l'assistance de nombreux conseillers et de nombreuses organisations fédérales qui me fournissent une image quasiment exacte de l'état du pays dans son ensemble...ce sont mes choix qui auront un impact direct sur la vie de mes concitoyens. Et bien évidemment, si ça ne leur plaît pas...ce sera ma faute bien entendu.
Officiellement, je suis la représentante du peuple aiglantin, mais officieusement, j'ai vraiment l'impression, parfois, d'être la cheffe absolu, voir même d'être une dictate lorsque je tranche en mon âme et conscience....Ma place est très loin d'être enviée, contrairement à celles des Secrétaires. Généralement, les présidents aiglantins craquent bien avant la fin de leurs mandats et démissionnent. Et ceux qui ont les épaules assez solide pour porter le poids de la nation sur ses épaules le porte jusqu'à leur mort."
[alb]Son sourire s'était dégradé pour laisser place à un mine très sérieuse, détournant le regard de son interlocutrice. Elle s'en aperçut et y remédiât immédiatement.
Elle prit de nouveau une courte pose, l'air un peu gênée.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et un peu gênée]
"Sinon...historiquement, notre république est jeune, elle n'a "que" deux siècles. Et cette dernière a été instauré sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré, et sans que le sang n'imacule nos pavés. D'ailleurs nos ancêtres n'ont jamais connu la guerre, et nous espérons que cela se perpétuera encore aujourd'hui. Et bien avant la création des deux colonies quantarienne et fiémançaise qui répondaient, elles, de leurs métropoles respectives, l'aiglantine était déjà une démocratie. Un chef était chargé de mener son peuple et d'appliquer sa volonté, puisqu'à cette époque déjà, les habitants votaient...donc non, personne n'a jamais été destitués de ses fonctions par la population. Après révoqué, c'est encore autre chose."
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Voiture 2: Joséphine Mercier/ Alwine Mnabinko Doumba
[alb]Joséphine écoutait attentivement Alwinne et avec sérieux, souriant à son trait d'humour sur la "pioche". Elle avait une conscience professionnel et un caractère qui semblait lui plaire. Joséphine avait la capacité de s'adapter à son interlocuteur, et elle était heureuse de pouvoir discuter avec une personne sérieuse et posé. Elle prit la parole en prenant soin de mettre en confiance la Ministre, en souriant toujours, mais sans exagérations.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, Souriante et sérieuse]
" Peut-être que certaine précisions seraient la bienvenue en effet, donc ne soyez nullement gênée de me poser ce genre de questions. Nous sommes ici pour nous connaitre non? Même s'il y a des limites, vous le comprendrez. Pour ma part, je suis tout a fait satisfaite d'être "tombée" avec vous. J'étais moi-même une militaire il y a bien longtemps."
[alb]Elle réfléchit un instant aux informations qu'elle allait donner, bien que celles-ci étaient loin d'être un secret d'état, elle préférait ne pas trop en dire.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, Souriante et sérieuse]
" Et bien déjà il m'est important de bien définir ce qu'est le pacifisme, du moins pour nous: Ne jamais avoir recours à la violence et toujours privilégier le dialogue. Mais. Cela ne nous empêche pas de donner les moyens nécessaires à nos forces de l’ordre, elles doivent être en effet capable de gérer n'importe quelles situations, y compris celles où le dialogue, malheureusement, échoue. Sinon, concernant notre armée, nous avons des militaires permanent et des réservistes. Des réservistes qui se compte en millions puisque tout homme ou femme âgés de plus de 18 ans et ayant effectué son service militaire en devient un. Ils sont appelés à prendre leur fonction en cas d'évènement extraordinaires. Ils peuvent être appelé à gérer une urgence comme prendre les armes pour défendre le territoire.
Sinon nous n'avons effectivement pas de char. Ce n'est pas une information compliqué a obtenir pour quiconque nous espionnerait. Nous disposons de véhicules légers et blindés, de transports de troupes...Mais notre artillerie est quelque peu dépassé, nos "chars" ne sont autre que des canons d'artilleries mobiles. Et notre artillerie la plus puissantes sert à...servait pardon...quoi que, à "repousser" des forces navales ennemies. Sinon nous disposons aussi d'hélicoptères...obsolètes si on les comparent aux bijoux almérans, mais ils remplissent parfaitement leurs rôle dans la protection civil.
Bref, l'armée n'intervient qu'en cas de crise majeur, et tous nos soldats sont des soldats d'élites polyvalents et entrainées.
Mais nous accordons bien plus d'importances aux services de police qui nous assistent chaque jours dans notre quotidiens.
Si une nouvelle question vous vient à l'esprit ou si vous souhaiter obtenir de plus amples renseignements, n'hésitez pas. Du coup je me permets de vous retourner la question, pourrais-je avoir des renseignements sur la police et l'armée du Maok?"
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Voiture 3: Françoise Deschamps/ Zakor Nalagek
[alb]Et voilà que Françoise était toute gênée, rougissant de plus belle. Voilà un homme qui partageait sa passion avec qui elle allait enfin pouvoir discuter de ce qu'elle aimait le plus![/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, Souriante et sérieuse]
"Oh je vous en prie, pas de flatterie, vous me faite rougir!"
[alb]Mais elle était si enjoué qu'elle reprit toute son assurance pour étaler toute sa culture sur le Särkäny.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères,Souriante et sérieuse]
"Euh oui! Donc! Que vous n'en ayez jamais entendu parlé ne me surprend guère, car après mainte recherches, nous sommes désormais certain que le Särkäny est vraiment propre à l'Aiglantine et qui a été classé à tort d'ailleurs dans les religions païennes! Car rappelons que le mot païen a deux significations: l'un étant la non-croyance, l'athéisme donc, et la seconde désignant les religions polythéistes. Je comprends bien qu'il puisse y avoir confusion puisque nous scindons "Dieu" en plusieurs entités représenté sous formes de dragon et que nous appelons gardiens, le dragon étant à nos yeux le symbole de l'équilibre parfait. Pourtant chacune de ces entités fait partie intégrante de Dieu. Il est difficile pour l'homme d'imaginer que plusieurs personnes n'en sont en réalité qu'une, car même des jumeaux, aussi identique soient-il, sont deux personnes différentes. Dans le Särkäny, tout est "Dieu", enfin nous entendons par là l'énergie invisible qui régit l'univers....Je crois savoir comment l'expliquer.
Le Särkäny, c'est croire que tout est en équilibre et ce, à tout les niveaux: Au niveau individuel, d'un groupe, d'une ville, d'une région, d'un pays, d'un continent, d'un monde, d'un univers... Je peux, moi, en tant qu'être humain, me dire que j'ai mon dieu à moi, qui m'écoute, me guide et me protège, auquel je peux parler. Ce Dieu est représenté de manière symbolique par un dragon A, le dragon étant le signe de l'équilibre.
Maintenant, en tant que St-Laurencienne, je peux me dire que moi et tous les habitants de St-Laurent avons un Dieu qui nous protège, nous écoute, und so weitter. Et ce Dieu est est représenté de manière symbolique par un dragon B. Maintenant je réalise la même chose au niveau de notre pays, et plutôt, en fait, de notre île, et il y a donc un dragon C que nous appelons communément Gardien de l'île. Il est l'allégorie de l'Aiglantine, gardien de son équilibre.
C'est...un peu comme les anges gardien de la religion catholique, mais ces anges gardiens seraient à la fois des anges gardiens et "des" Dieux faisant partie intégrante du "Tout". Si vous étudiez cette religion plus en profondeur, vous verrez que le "Tout" est un concept qui reviens très souvent dans nos écrits. En tout cas je comprends que ce soit difficile de ne pas parler de polythéismes quand j'emploie le pluriel pour parler de Dieu.
Mais j'aurais dû commencer par cela: Bien sur que le Särkäny est compatible avec le christianisme, et même avec l'ensemble des religion existante! Le Särkäny est une religion de...comment dire... "l'acceptation", je m'explique: Il existe une entité supérieure qui régit l'univers et que nous appelons "le Tout", ou Mère-Nature également, même si on peut le considérer comme un abus de langage. Pour nous, toutes les religions, qu'elles soient monothéiste ou polythéiste, parle de la même puissance divine mais la nomme différemment. Ce Tout, ou Dieu si vous préférez, peut parfois envoyer des messages sur Terre et pour les hommes, dans le but de les guider sur le chemin de la rédemption. Car là où il y a une "légère" nuance avec le catholicisme, c'est que si les hommes passent par le purgatoire pour se repenter des pêchés qu'ils ont commis sur Terre avant d'atteindre le paradis, le Särkäny suppose que le purgatoire, c'est maintenant. En d'autre termes: notre existence en tant qu'Homme. Et je dis "suppose", car le Särkäny n'a pas la prétention de détenir la vérité. Cette religion est avant tout une philosophie saine et ancestrale basé sur les relations entre l'homme et la Nature au sens large du terme: Plantes, animaux, minéraux, etc... Mais je m'égare!
Je parlais des "Messagers du Ciel", comme nous les appelons dans le langage courant. "Le Tout", ou "Dieu" est omniprésent, omniscient, il nous côtoie en permanence, nous surveille, nous entends et nous parle...c'est ensuite à nous d'apprendre à écouter. C'est comme ça que nous le voyons en tout cas. Et donc parfois, Dieu s'adresse par le biais d'un Homme. Cet Homme peut se trouver n'importe où et s'adresser à n'importe qui, mais s'il s'avère être réellement un messager du ciel, voir même le Fils de Dieu, et non un gourou charlatant et manipulateur comme il y en a tant d'autre au zanyane, profitant de la crédulité et de la peur des gens, et bien son enseignement a une valeur inestimable. Et la parole de Jésus a une valeur inestimable et fait désormais partie intégrante de notre religion. En soit, nous reconnaissons Jésus comme un envoyé de Dieu, nous fêtons également sa naissance à noël ou encore la pâque au même titre que les chrétiens. C'est juste que nous avons une conception différente de son père, sachant qu'au sens large, nous sommes tous en théorie les enfants de Dieu.
Vous...m'avez suivie? Ou j'ai eu l'effet d'un somnifère? "
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Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Bien entendu, ce fut avec attention que la chef de file de la délégation maokorienne écouta la présidente d'Aiglantine lui répondre. D'une part, aillant posé les questions, c'était la moindre des choses que de prendre le temps d'écouter les réponses, et d'autre part, le sujet l'intéressait réellement. Une réflexion lui vint à l'esprit, qu'elle avait déjà eu plusieurs fois, pour diverses raisons, en traitant avec les républiques qu'elle avait déjà rencontré, et un sourire amusé mais respectueux naquit sur ses lèvres, avec cette nuance qui l'empêchait de paraître moqueur, car il n'y avait justement rien, chez Malinia, qui se moquait de ce qu'elle observait, au contraire.
Elle maintint bien entendu son attention jusqu'au bout, s'attendant à des questions... qui ne vinrent pas. Peut-être la présidente avait elle tout simplement appris tout ce qu'elle voulait savoir de ce qui s'était dit avec les journalistes ? Ou, plongée dans les graves choses à expliquer sur son pays, n'y avait-elle pas songé ? Ce n'était pas bien grave dans tous les cas pour la Ministre, qui lui répondit en retrouvant un sourire plus ouvert, comme toujours plein de sympathie.
Malinia Namalik Balioko : « Hummm je vois... hé bien, puisque vous n'avez jamais eu personne portant ici le titre de Roi, je pense que je ne risque pas de vous offenser en vous révélant que, avec un vernis de formalisme et de grandes dépenses d'énergies supplémentaire, vous avez, madame la Présidente, plus ou moins les fonctions d'un bon monarque, et du moins en partie les états d'âmes qui vont avec. J'espère que cette révélation de ma part ne vous choque pas outre mesure ? »
La diplomate avait dit cela avec le sourire, mais s'arrêta tout de même pour vérifier que ce n'était pas trop le cas. Comme son interlocutrice ne semblait pas trembler de colère ou d'indignation, du moins pour autant qu'elle pouvait en juger, elle se permis de poursuivre.
Malinia Namalik Balioko : « Un Roi, ou une Reine, digne de ce nom, ne remplis pas en effet d'autres fonctions que la vôtre, sinon qu'il se passe de ce système de référendum qui, excusez-moi de cette analyse, me semble de vos propres aveux quelque peu... inefficace, sur les questions cardinales du moins. Raison sans doute pour laquelle une telle chose, coûteuse en temps, en énergie et en ressources a été abandonnée avec le temps dans tous les grands royaumes qui se sont formés. En Aiglantine, vous organisez un référendum et vous attendez que le peuple vous indique de choisir vous même, qui avez en main toutes les cartes et une meilleure vision des choses qu'eux, la meilleure voie. Au Maok et dans d'autres royaumes, le monarque en vient à cela sans avoir besoin que ses gens ne le lui rappellent à chaque occasion.
Cette formalité mise à part, donc, ce que vous me dites d'un président d'Aiglantine ma rappel fortement une fonction royale qu'on aurait limitée dans le temps. Sa Majesté Ménélok IV ne fait pas, au Maok, autre chose que vous. S'appuyant sur les grandes tendances qu'il sent dans le peuple, qu'il peut connaître grâce à son Parlement, mais aussi via les nombreux échos qui lui parviennent directement de ses gens, comme vous, il doit, en son âme et conscience, et jugé seulement par Dieu lui-même, prendre les meilleures décisions pour son peuple, si ce n'est que le Roi, lui, peut plus facilement prendre une décision impopulaire sur le moment... et qu'il n'a guère le choix de déposer son fardeau au bout d'une durée ritualisée.
De ce que je connais de l'histoire, les premiers ancêtres des Rois de Maok, où les peuples dits « barbares » qui donnèrent naissance aux lignées royales d'Alméra, n'ont pas régné autrement aux origines que comme les anciens habitants de votre île, avec un chef prenant les décisions au nom de son peuple, guidé par les votes de l'assemblée des guerriers, ou des citoyens, ou des familles... selon les lieux. Avec le temps, la plupart ont gardé la fonction de chef, transformée en Roi, et supprimé le vote, pour parfois le rétablir ensuite sous une forme ou une autre... en Aiglantine vous avez supprimé le chef pour le remplacer par un président, et institutionnalisé le vote, ou du moins, c'est la lecture que j'en ai. »
Réalisant qu'elle avait poussé loin sa réflexion, et à vous haute surtout, Malinia eut un léger toussotement, accompagné d'un sourire d'excuse à l'adresse de la Présidente.
Malinia Namalik Balioko : « Mais pardon, excusez-moi, ce n'était que l'expression de mes pensées ! Ne prenez surtout pas cela pour une offense ou une attaque de mon pays, ce n'est que ma lecture sur les choses... j'avoue que j'ai souvent été frappé, dernièrement, par les parentés parfois plus grandes qu'on ne le croirais entre les différents modes de gouvernements, surtout entre les républiques qui se proclament les plus républicaines et les royautés les plus royales qui soient, et vos paroles ont cristallisées ces idées dans mon esprit... pardonnez-moi, je vous prie.
Auriez-vous par hasard des questions sur le Maok, même si je vous en ai peut-être plus appris à l'instant que je ne l'aurai pensée – non que ce soit un problème ? Personnellement j'aimerais en savoir un peu plus, si vous le voulez bien, sur les relations diplomatiques actuelles entre l'Aiglantine et le reste du monde, ceci affin, peut-être, de mieux vous situer ? »
[center]**********[/center]
La Généralissime avait été surprise d'apprendre que son interlocutrice était une ancienne militaire. Une surprise agréable, toutefois, puisqu'il s'agissait, si elle avait tout compris, du numéros deux du gouvernement, sorte d'équivalent d'un Premier Ministre dans les Républiques classiques. Elle prit le temps de bien assimiler ce qu'on lui disait, avant de reprendre la parole pour répondre.
Alwine Mnabinko Doumba : « Je vous remercie pour ces éclaircissements, et bien sûr je serai ravie de vous en apprendre plus, moi aussi. Au Maok aussi, le service militaire est obligatoire, et de se fait sont en théorie mobilisables tous ceux qui ont fait celui-ci. Néanmoins, dans les faits, nous avons établis, en plus de nos troupes armées, une réserve deux fois plus nombreuse que notre armée, qui représente les réservistes rapidement mobilisables. Ils vivent une vie normale, comme des citoyens ordinaires, sinon qu'ils ont à un certain intervalle des entraînements, des formations, bref, ce qui les maintient comme des soldats performants, si vous me comprenez Ils contraste en cela avec le reste des appelables potentiels qui n'ont pas un tel encadrement.
Sinon hé bien je ne trahis aucun secret d'état en disant que notre matériel est de très bonne qualité, mais assez réduit en quantité, même si nous projetons dans un avenir proche de changer cela. Nous avons des DCA mobiles, des véhicules lances-missiles, des canons motorisés... et même quelques chars oui, quoiqu'ils restent de modèle assez légers. Notre isolationnisme a fait qu'en dépit de la volonté de mes prédécesseurs au poste de Généralissime de garder l'armée aussi moderne que possible, sachant que c'est souvent la qualité de l'équipement qui permet de bien se défendre, les quantités importables ont toujours été... réduite. Il en va de même pour notre aviation, de qualité mais très réduite, et dans une moindre mesure pour notre flotte, qui compte quelque beaux fleurons, mais est risible comparée aux grandes puissances...
Comme je l'ai mentionné, nous espérons pouvoir arranger un peu les choses, non pour devenir une grande puissance nous mêmes, mais pour pouvoir un peu mieux défendre notre territoire et nos eaux nationales. Une de nos grandes préoccupations, que je crois vous comprendrez, sont les pirates, ce qui explique que nous pensons passer commande de vaisseaux pour encore renforcer notre flotte. Nous sommes aussi partisans de la coopération dans ce domaine, et avons accepté certaines collaborations, mais aussi mis sur pied un projet plus formel avec une flotte bi-nationale qui reprend une dizaine de vaisseau du Maok et de la petite République d'Agorsa'a, que vous connaissez peut-être de nom, avec pour but unique de lutter contre la piraterie et de l'empêcher de gangrener les relations commerciales et touristiques entre nos deux pays.
Enfin, pour ce qui est de notre doctrine plus large, hé bien elle est aussi la diplomatie et le dialogue avant tout. Notre but premier est de nous défendre et d'assurer la paix au Maok. Plus largement, nous espérons pouvoir l'assurer un jour au Zanyane, et pourquoi pas dans le monde. Mais pour cela, hélas, il faut avoir les moyens de se défendre un minimum. Et puis les jolis défilés militaires sont toujours bons pour le moral. »
Alwine eut un fin sourire, plus discret que ceux que pouvaient avoir ses collègues, ou même son souverain, mais tout aussi sincère. Elle avait parlé lentement, en détachant bien ses mots, avec assurance et beaucoup de structure. Elle marqua une pause avant de reprendre.
Alwine Mnabinko Doumba : « Je comprendrai parfaitement un refus, mais si d'aventure cela ne vous gênes pas, pourriez-vous me parler un peu de la base de la Fiémance en Aiglantine ? J'avoue que cette base a attiré notre attention, même si nous ne sommes guère inquiets, la Fiémance étant, grâce à Dieu, un état chrétien qui, si nous ne le connaissons pas véritablement directement, semble, de par ses partenariats proches avec certains de nos partenaires, être un élément fiable et stabilisateur de la région... mais pourrais-je connaître votre opinion, celle de votre peuple, là dessus ? Encore une fois, je comprendrai un non. »
[center]**********[/center]
Au début, Zakor fut sans doute celui qui eut le plus de mal à se concentrer, car il était après tout en tête à tête avec une jolie femme, même si celle-ci s'en défendait. Néanmoins, alors qu'elle parlait, son esprit se fixa de plus en plus sur l'objet de la discussion, et quand elle eut fini ce fut avec un sourire intéressé et pleine de bonne humeur qu'il répondit.
Zakor Nalagek : « Hé bien non, ne vous en faites pas, je vous ai suivie, et en tous cas vous n'avez sûrement pas un effet somnifère, au contraire, le sujet est passionnant, c'est rare de pouvoir observer une religion indigène dans son milieu d'origine sans qu'une autre foi ait pris le dessus ou que la haine ne soit devenue la règle, au choix... c'est toujours passionnant de pouvoir avoir une telle religion locale être ainsi révélée. Bien sûr, vous avez visiblement été influencés par le christianisme depuis plusieurs siècles, mais voir comment vous avez intégré la Bonne Nouvelle à vos croyances païennes est en soit très intéressant.
Je voudrais revenir ici sur la notion de paganisme... je sais que, à l'international, il tend à désigner les religions autres que ce qu'on appel les « grands monothéismes ». Au Maok, toutefois, nous l'entendons plus généralement, et sans aucune connotation péjorative, à tout ce qui n'est pas la chrétienté et qui n'est donc pas, à notre avis, dans la bonne voie. Je m'explique. Le paysage religieux maokorien est en effet à la fois divers et unis. Divers dans le sens qu'il reprend les trois grands courants du christianisme et, pour le Protestantisme particulièrement, de nombreuses subdivisions de ce grand courant. Il y a donc des Églises différentes, mais nous sommes tous chrétiens. De ce fait, nous voyons le monde sous ce prisme, comme tout peuple vois le monde sous le sien.
De ce fait, nous utilisons parfois le terme de « païen » aussi bien pour les juifs et les musulmans que pour la religion perliane, scandinave ou celte, par exemple, quoique certains tendent à faire une séparation... bref, pour nous, n'y voyez aucune offense, mais vous êtes des païens, au sens que vous êtes des gens qui sont en-dehors de notre propre religion. Nous ne connotons pas ce terme d'une quelconque façon, ce n'est pas une injure ou autre, simplement une façon objective de classer les fois que nous rencontrons. Nous pourrions dire « non-chrétien », mais nous trouvons cela plus insultant comme appellation, puisque très particulariste.
Mais je m'égare... pour en revenir à votre approche religieuse, elle me rappel quelque chose de l'Islam de nos voisins d'outre-mer, que j'ai étudié vu la proximité des terres arabes avec le Maok. Si ce n'est bien sûr que les musulmans considèrent que tous les peuples avant eux qui ont eut l'honneur d’accueillir un messager de Dieu ont déformé ses propos après sa mort, et que Mahomet était le dernier prophète qui balayais toutes les autres religions en mettant au goût du jour le message exact et incontestable directement dicté par Dieu, bien sûr. Votre approche plus raisonnable est certainement plus conciliante, et je ne peux que me réjouir que vous acceptiez au moins la réalité du Christ, au lieu de n'y voir qu'un homme sans pêchés...
Pour le reste hé bien, je ne suis pas prêtre, et je ne suis sans doute pas le mieux placé pour entamer le dialogue interreligieux, mais je suis certain que nos bons curés seraient d'accord avec moi en vous disant de prendre garde à ne point trop pêché par optimisme, si je puis me permettre quelques remarques. Vous parlez comme s'il n'existait aucune force négative dans l'univers au-delà des hommes, aucun « dragon noir », si je peux me permettre. Je vous conseillerais de prendre garde aux tentations et aux pièges que le Malin ne peut manquer de vous tendre si vous ignorez sa présence. La Bible met en garde les hommes sur les anges noirs, les démons, et le grand dragon maléfique qui viendra défier le Bien à la fin des temps... »
Le Ministre marqua une pause, ne sachant trop s'il n'avait pas été trop loin. Il avait simplement livré les points qui lui avaient sauté aux yeux dans le discours de la jeune femme, en se servant des textes saints et de ceux que d'autres religions prétendaient saints, qu'il avait étudié dans le cadre de ses fonctions culturelles, bien entendu. Finalement, après quelques instants, il repris, ne désirant pas rester sur une éventuelle mauvaise impression.
Zakor Nalagek : « En tous cas, je suis heureux d'avoir pu découvrir un peu de votre culture à travers vous, et d'apprendre que vous faites bon accueil aux chrétiens. Puis-je vous demander le point de vue de l'Aiglantine sur le prosélytisme, c'est à dire, pour parler en mots plus simples, le fait de prêcher sa religion à ceux qui ne la partagent pas pour espérer les convertir à sa foi ? Je sais que c'est un problème pour certains pays, particulièrement au Makara, et je ne voudrais pas risquer de futurs potentiels problèmes entre le Maok et l'Aiglantine à ce sujet. Je dois vous avouer qu'une vaste île zanyanaise en partie païenne fera forcément naître des vocations de missionnaires...
Et de mon côté, puis-je vous éclairer en quoi que ce soit sur la culture maokorienne ? N'hésitez pas ! J'ai un peu l'impression de ne faire que recevoir, dans cet échange, et je ne voudrais pas risquer une telle chose, car pour moi tout échange culturel doit se faire au bénéfice des deux parties ! »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Bien entendu, ce fut avec attention que la chef de file de la délégation maokorienne écouta la présidente d'Aiglantine lui répondre. D'une part, aillant posé les questions, c'était la moindre des choses que de prendre le temps d'écouter les réponses, et d'autre part, le sujet l'intéressait réellement. Une réflexion lui vint à l'esprit, qu'elle avait déjà eu plusieurs fois, pour diverses raisons, en traitant avec les républiques qu'elle avait déjà rencontré, et un sourire amusé mais respectueux naquit sur ses lèvres, avec cette nuance qui l'empêchait de paraître moqueur, car il n'y avait justement rien, chez Malinia, qui se moquait de ce qu'elle observait, au contraire.
Elle maintint bien entendu son attention jusqu'au bout, s'attendant à des questions... qui ne vinrent pas. Peut-être la présidente avait elle tout simplement appris tout ce qu'elle voulait savoir de ce qui s'était dit avec les journalistes ? Ou, plongée dans les graves choses à expliquer sur son pays, n'y avait-elle pas songé ? Ce n'était pas bien grave dans tous les cas pour la Ministre, qui lui répondit en retrouvant un sourire plus ouvert, comme toujours plein de sympathie.
Malinia Namalik Balioko : « Hummm je vois... hé bien, puisque vous n'avez jamais eu personne portant ici le titre de Roi, je pense que je ne risque pas de vous offenser en vous révélant que, avec un vernis de formalisme et de grandes dépenses d'énergies supplémentaire, vous avez, madame la Présidente, plus ou moins les fonctions d'un bon monarque, et du moins en partie les états d'âmes qui vont avec. J'espère que cette révélation de ma part ne vous choque pas outre mesure ? »
La diplomate avait dit cela avec le sourire, mais s'arrêta tout de même pour vérifier que ce n'était pas trop le cas. Comme son interlocutrice ne semblait pas trembler de colère ou d'indignation, du moins pour autant qu'elle pouvait en juger, elle se permis de poursuivre.
Malinia Namalik Balioko : « Un Roi, ou une Reine, digne de ce nom, ne remplis pas en effet d'autres fonctions que la vôtre, sinon qu'il se passe de ce système de référendum qui, excusez-moi de cette analyse, me semble de vos propres aveux quelque peu... inefficace, sur les questions cardinales du moins. Raison sans doute pour laquelle une telle chose, coûteuse en temps, en énergie et en ressources a été abandonnée avec le temps dans tous les grands royaumes qui se sont formés. En Aiglantine, vous organisez un référendum et vous attendez que le peuple vous indique de choisir vous même, qui avez en main toutes les cartes et une meilleure vision des choses qu'eux, la meilleure voie. Au Maok et dans d'autres royaumes, le monarque en vient à cela sans avoir besoin que ses gens ne le lui rappellent à chaque occasion.
Cette formalité mise à part, donc, ce que vous me dites d'un président d'Aiglantine ma rappel fortement une fonction royale qu'on aurait limitée dans le temps. Sa Majesté Ménélok IV ne fait pas, au Maok, autre chose que vous. S'appuyant sur les grandes tendances qu'il sent dans le peuple, qu'il peut connaître grâce à son Parlement, mais aussi via les nombreux échos qui lui parviennent directement de ses gens, comme vous, il doit, en son âme et conscience, et jugé seulement par Dieu lui-même, prendre les meilleures décisions pour son peuple, si ce n'est que le Roi, lui, peut plus facilement prendre une décision impopulaire sur le moment... et qu'il n'a guère le choix de déposer son fardeau au bout d'une durée ritualisée.
De ce que je connais de l'histoire, les premiers ancêtres des Rois de Maok, où les peuples dits « barbares » qui donnèrent naissance aux lignées royales d'Alméra, n'ont pas régné autrement aux origines que comme les anciens habitants de votre île, avec un chef prenant les décisions au nom de son peuple, guidé par les votes de l'assemblée des guerriers, ou des citoyens, ou des familles... selon les lieux. Avec le temps, la plupart ont gardé la fonction de chef, transformée en Roi, et supprimé le vote, pour parfois le rétablir ensuite sous une forme ou une autre... en Aiglantine vous avez supprimé le chef pour le remplacer par un président, et institutionnalisé le vote, ou du moins, c'est la lecture que j'en ai. »
Réalisant qu'elle avait poussé loin sa réflexion, et à vous haute surtout, Malinia eut un léger toussotement, accompagné d'un sourire d'excuse à l'adresse de la Présidente.
Malinia Namalik Balioko : « Mais pardon, excusez-moi, ce n'était que l'expression de mes pensées ! Ne prenez surtout pas cela pour une offense ou une attaque de mon pays, ce n'est que ma lecture sur les choses... j'avoue que j'ai souvent été frappé, dernièrement, par les parentés parfois plus grandes qu'on ne le croirais entre les différents modes de gouvernements, surtout entre les républiques qui se proclament les plus républicaines et les royautés les plus royales qui soient, et vos paroles ont cristallisées ces idées dans mon esprit... pardonnez-moi, je vous prie.
Auriez-vous par hasard des questions sur le Maok, même si je vous en ai peut-être plus appris à l'instant que je ne l'aurai pensée – non que ce soit un problème ? Personnellement j'aimerais en savoir un peu plus, si vous le voulez bien, sur les relations diplomatiques actuelles entre l'Aiglantine et le reste du monde, ceci affin, peut-être, de mieux vous situer ? »
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La Généralissime avait été surprise d'apprendre que son interlocutrice était une ancienne militaire. Une surprise agréable, toutefois, puisqu'il s'agissait, si elle avait tout compris, du numéros deux du gouvernement, sorte d'équivalent d'un Premier Ministre dans les Républiques classiques. Elle prit le temps de bien assimiler ce qu'on lui disait, avant de reprendre la parole pour répondre.
Alwine Mnabinko Doumba : « Je vous remercie pour ces éclaircissements, et bien sûr je serai ravie de vous en apprendre plus, moi aussi. Au Maok aussi, le service militaire est obligatoire, et de se fait sont en théorie mobilisables tous ceux qui ont fait celui-ci. Néanmoins, dans les faits, nous avons établis, en plus de nos troupes armées, une réserve deux fois plus nombreuse que notre armée, qui représente les réservistes rapidement mobilisables. Ils vivent une vie normale, comme des citoyens ordinaires, sinon qu'ils ont à un certain intervalle des entraînements, des formations, bref, ce qui les maintient comme des soldats performants, si vous me comprenez Ils contraste en cela avec le reste des appelables potentiels qui n'ont pas un tel encadrement.
Sinon hé bien je ne trahis aucun secret d'état en disant que notre matériel est de très bonne qualité, mais assez réduit en quantité, même si nous projetons dans un avenir proche de changer cela. Nous avons des DCA mobiles, des véhicules lances-missiles, des canons motorisés... et même quelques chars oui, quoiqu'ils restent de modèle assez légers. Notre isolationnisme a fait qu'en dépit de la volonté de mes prédécesseurs au poste de Généralissime de garder l'armée aussi moderne que possible, sachant que c'est souvent la qualité de l'équipement qui permet de bien se défendre, les quantités importables ont toujours été... réduite. Il en va de même pour notre aviation, de qualité mais très réduite, et dans une moindre mesure pour notre flotte, qui compte quelque beaux fleurons, mais est risible comparée aux grandes puissances...
Comme je l'ai mentionné, nous espérons pouvoir arranger un peu les choses, non pour devenir une grande puissance nous mêmes, mais pour pouvoir un peu mieux défendre notre territoire et nos eaux nationales. Une de nos grandes préoccupations, que je crois vous comprendrez, sont les pirates, ce qui explique que nous pensons passer commande de vaisseaux pour encore renforcer notre flotte. Nous sommes aussi partisans de la coopération dans ce domaine, et avons accepté certaines collaborations, mais aussi mis sur pied un projet plus formel avec une flotte bi-nationale qui reprend une dizaine de vaisseau du Maok et de la petite République d'Agorsa'a, que vous connaissez peut-être de nom, avec pour but unique de lutter contre la piraterie et de l'empêcher de gangrener les relations commerciales et touristiques entre nos deux pays.
Enfin, pour ce qui est de notre doctrine plus large, hé bien elle est aussi la diplomatie et le dialogue avant tout. Notre but premier est de nous défendre et d'assurer la paix au Maok. Plus largement, nous espérons pouvoir l'assurer un jour au Zanyane, et pourquoi pas dans le monde. Mais pour cela, hélas, il faut avoir les moyens de se défendre un minimum. Et puis les jolis défilés militaires sont toujours bons pour le moral. »
Alwine eut un fin sourire, plus discret que ceux que pouvaient avoir ses collègues, ou même son souverain, mais tout aussi sincère. Elle avait parlé lentement, en détachant bien ses mots, avec assurance et beaucoup de structure. Elle marqua une pause avant de reprendre.
Alwine Mnabinko Doumba : « Je comprendrai parfaitement un refus, mais si d'aventure cela ne vous gênes pas, pourriez-vous me parler un peu de la base de la Fiémance en Aiglantine ? J'avoue que cette base a attiré notre attention, même si nous ne sommes guère inquiets, la Fiémance étant, grâce à Dieu, un état chrétien qui, si nous ne le connaissons pas véritablement directement, semble, de par ses partenariats proches avec certains de nos partenaires, être un élément fiable et stabilisateur de la région... mais pourrais-je connaître votre opinion, celle de votre peuple, là dessus ? Encore une fois, je comprendrai un non. »
[center]**********[/center]
Au début, Zakor fut sans doute celui qui eut le plus de mal à se concentrer, car il était après tout en tête à tête avec une jolie femme, même si celle-ci s'en défendait. Néanmoins, alors qu'elle parlait, son esprit se fixa de plus en plus sur l'objet de la discussion, et quand elle eut fini ce fut avec un sourire intéressé et pleine de bonne humeur qu'il répondit.
Zakor Nalagek : « Hé bien non, ne vous en faites pas, je vous ai suivie, et en tous cas vous n'avez sûrement pas un effet somnifère, au contraire, le sujet est passionnant, c'est rare de pouvoir observer une religion indigène dans son milieu d'origine sans qu'une autre foi ait pris le dessus ou que la haine ne soit devenue la règle, au choix... c'est toujours passionnant de pouvoir avoir une telle religion locale être ainsi révélée. Bien sûr, vous avez visiblement été influencés par le christianisme depuis plusieurs siècles, mais voir comment vous avez intégré la Bonne Nouvelle à vos croyances païennes est en soit très intéressant.
Je voudrais revenir ici sur la notion de paganisme... je sais que, à l'international, il tend à désigner les religions autres que ce qu'on appel les « grands monothéismes ». Au Maok, toutefois, nous l'entendons plus généralement, et sans aucune connotation péjorative, à tout ce qui n'est pas la chrétienté et qui n'est donc pas, à notre avis, dans la bonne voie. Je m'explique. Le paysage religieux maokorien est en effet à la fois divers et unis. Divers dans le sens qu'il reprend les trois grands courants du christianisme et, pour le Protestantisme particulièrement, de nombreuses subdivisions de ce grand courant. Il y a donc des Églises différentes, mais nous sommes tous chrétiens. De ce fait, nous voyons le monde sous ce prisme, comme tout peuple vois le monde sous le sien.
De ce fait, nous utilisons parfois le terme de « païen » aussi bien pour les juifs et les musulmans que pour la religion perliane, scandinave ou celte, par exemple, quoique certains tendent à faire une séparation... bref, pour nous, n'y voyez aucune offense, mais vous êtes des païens, au sens que vous êtes des gens qui sont en-dehors de notre propre religion. Nous ne connotons pas ce terme d'une quelconque façon, ce n'est pas une injure ou autre, simplement une façon objective de classer les fois que nous rencontrons. Nous pourrions dire « non-chrétien », mais nous trouvons cela plus insultant comme appellation, puisque très particulariste.
Mais je m'égare... pour en revenir à votre approche religieuse, elle me rappel quelque chose de l'Islam de nos voisins d'outre-mer, que j'ai étudié vu la proximité des terres arabes avec le Maok. Si ce n'est bien sûr que les musulmans considèrent que tous les peuples avant eux qui ont eut l'honneur d’accueillir un messager de Dieu ont déformé ses propos après sa mort, et que Mahomet était le dernier prophète qui balayais toutes les autres religions en mettant au goût du jour le message exact et incontestable directement dicté par Dieu, bien sûr. Votre approche plus raisonnable est certainement plus conciliante, et je ne peux que me réjouir que vous acceptiez au moins la réalité du Christ, au lieu de n'y voir qu'un homme sans pêchés...
Pour le reste hé bien, je ne suis pas prêtre, et je ne suis sans doute pas le mieux placé pour entamer le dialogue interreligieux, mais je suis certain que nos bons curés seraient d'accord avec moi en vous disant de prendre garde à ne point trop pêché par optimisme, si je puis me permettre quelques remarques. Vous parlez comme s'il n'existait aucune force négative dans l'univers au-delà des hommes, aucun « dragon noir », si je peux me permettre. Je vous conseillerais de prendre garde aux tentations et aux pièges que le Malin ne peut manquer de vous tendre si vous ignorez sa présence. La Bible met en garde les hommes sur les anges noirs, les démons, et le grand dragon maléfique qui viendra défier le Bien à la fin des temps... »
Le Ministre marqua une pause, ne sachant trop s'il n'avait pas été trop loin. Il avait simplement livré les points qui lui avaient sauté aux yeux dans le discours de la jeune femme, en se servant des textes saints et de ceux que d'autres religions prétendaient saints, qu'il avait étudié dans le cadre de ses fonctions culturelles, bien entendu. Finalement, après quelques instants, il repris, ne désirant pas rester sur une éventuelle mauvaise impression.
Zakor Nalagek : « En tous cas, je suis heureux d'avoir pu découvrir un peu de votre culture à travers vous, et d'apprendre que vous faites bon accueil aux chrétiens. Puis-je vous demander le point de vue de l'Aiglantine sur le prosélytisme, c'est à dire, pour parler en mots plus simples, le fait de prêcher sa religion à ceux qui ne la partagent pas pour espérer les convertir à sa foi ? Je sais que c'est un problème pour certains pays, particulièrement au Makara, et je ne voudrais pas risquer de futurs potentiels problèmes entre le Maok et l'Aiglantine à ce sujet. Je dois vous avouer qu'une vaste île zanyanaise en partie païenne fera forcément naître des vocations de missionnaires...
Et de mon côté, puis-je vous éclairer en quoi que ce soit sur la culture maokorienne ? N'hésitez pas ! J'ai un peu l'impression de ne faire que recevoir, dans cet échange, et je ne voudrais pas risquer une telle chose, car pour moi tout échange culturel doit se faire au bénéfice des deux parties ! »
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Leraptopes
[alb]Adelheid ne pu s'empêcher de rire, un rire de surprise et surtout pas moqueur. La Ministre l'avait bien comprit puisqu'elle continua d'exposer son point de vue. La présidente l'écoutait attentivement, amusée et interessé. Car c'était bien la première fois qu'on la comparait à une reine et que l'on dressait un tel bilan de la démocratie aiglanaise, mais son analyse était pertinente. Si pertinente que cela l'avait touchée au plus profond d'elle. Mais elle souhaitait cependant nuancer les propos de son homologue, convaincu que tout n'était pas à jeter. Puis vînt le moment ou Malinia s'excusa de peur de l'avoir froissé.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et surprise, en agitant les mains]
"Ah non non non! Pas du tout, je vous l'assure!"
[alb]Elle prit un ton sérieux, un peu gênée par ce qu'elle prenait comme être un compliment, mais elle paraissait ravie de cette discution...et elle l'était.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et enjouée]
"Et bien, tout d'abord, bien évidemment que je me pose de nombreuses questions sur le Maok. Et j'aimerais en savoir d'avantage! Mais il est vrai que j'ai déjà eu quelques élements de réponse. J'aurais aimé savoir comment fonctionnait, et bien, le Royaume du Maok tout simplement. Tant bien au niveau politique, économique que culturel. Tenez, par exemple, j'ai pu entendre une question qui vous a été posée et qui a attiré mon attention, sur la technologie en général. Le progrès technologique interesse-t-il le Maok? Ou bien limitez-vous volontairement la technologie de votre pays en accord avec les Saintes écritures? Qu'en est-il par exemple de la médecine générale au Maok?
[alb]Puis la président sourit, pensive, et peut être un peu gênée.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et enjouée]
Ensuite, pour en revenir à ce que vous me disiez, et bien...ce n'est pas souvent qu'on me compare à une reine...même s'il y a encore du travail à faire, je ne sais pas vraiment comment le prendre...mais quand bien même j'en aurais la carure, je préfèrerais rester moi-même et libre de tout formalisme plûtot que d'être prisonnière des conventions sociales. Mais peut-être les rois ne sont-il pas gênés par cela puisque la plupart d'entre eux son éduqués dès leurs plus jeune age à prendre la relève un jour...Etait-ce d'ailleurs le cas de votre Roi, Monsieur Menelok IV? En tout cas je suis surprise de voir que le système politique aiglantin soit proche de celui d'une royauté comme celui du Maok...A vrai dire, je n'y avais jamais songée."
"Et sinon...votre analyse me plaît. Mais même si je trouve mes charges bien lourdes, je n'ai jamais dis ou pensé que ce système était inéficace. Oui, les votations prennent du temps, oui elles représentent un certains coût...qui est ma fois largement supportable, et oui elles peuvent effectivement être "inéficaces" démocratiquement dans le sens où je me retrouve à prendre moi-même des décisions. Je vous l'accorde. Mais quand bien même, les votations sont particulièrement utiles, surtout au niveau local et régionales. Les habitants influent directement sur leur vie et sur leur ville. Ce qui est particulièrement bon pour le moral, savoir que l'on est maître de son "destin". Alors oui, c'est un bien grand mot, mais c'est un fait: Nos vie dépendent en grande partie de l'état dans lequel on vit, du système politique, de la culture bien évidemment, mais aussi de nombreux autres facteurs tels que l'influence des grandes entreprises par exemples. Je pense que nous sommes d'accord sur ce point? Et bien pouvoir participer de manière concrète à l'évolution du système politique, de son pays et de pouvoir bouleverser les rapports de force est rassurant. Les aiglantins payent des impôts pour des services, je pense donc qu'il est juste qu'ils aient leur mot à dire au sujet de ces services...même lorsqu'ils n'en sont pas capable. Mais le simple fait de leur laisser le choix est à mon sens juste. Il ne faut pas se demander ce que le pays peut faire pour soit, mais plutot ce que l'on peut faire pour son pays. Les aiglantins se sentent concernés par les votations car ils savent qu'elles sont appliqués ensuite et qu'elles ne sont pas vaines. "
Et vous avez absolument raison, c'est bien ainsi que cela s'est passé. Le vote a été institutionalisé, mais le chef n'a pas pour autant disparu. Mais mieux vaut avoir l'autorisation de ses citoyens pour prendre une décision plutot que de la leur imposer sur le fait accomplis, au risque de causer des troubles. Ne pensez-vous pas? "
[alb]Elle prit une courte pause, se remémorant les dires de son interlocutrices.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et enjouée]
"Ah oui! C'est une excellente question, je souhaitais vous la retourner par ailleurs. Car je crois que le sujet a déjà été abordé avec les journalistes mais je n'ai pu vraiment entendre votre réponse. Nous concernant, nous nous ouvrons sur le monde pas à pas, sans grandes précipitations. Aller à la rencontre de l'autre n'est pas spécialement encré dans nos gênes, il faut le dire, et par cela j'entends faire le premier pas. Les "récents" évennements qui ont agité le nord du Zanyane voilà déjà 30 ans nous a préparer puis poussé à l'ouverture sur le monde. Puis il y a eu la prise des bas quartiers de St-Martin en 2007 par la piraterie nord zanyanaise, libéré quelques jours plus tard par l'armée de Lito lors d'une vaste opération militaire. Nous entretenons depuis d'excellente relations avec ce dernier, même si officielement nous n'avions aucun reel contact diplomatique. Voilà pour notre situation avant la visite officielle de la Fiémance en 2026, visite qui fut un véritable tournant pour notre politique. Dans le contexte de l'époque, le Lito et la Fiémance étaient en froids, et les discutions autour d'une base militaire nous avaient quelques peu...déséquilibré. Depuis, nous entretenons d'excellent liens avec la Fiémance, d'autant plus qu'elle s'est réconcilié depuis avec le Lito, entretenant depuis des relations neutres. Pour le reste de nos relations, je me permets de vous les citer car la liste est courte; nous avons reçu la visite du Roi du Lito, Monsieurs Idriss Ier, le Capitaine d'administration de l'Union Shulu, M.Mossé, pays que nous soutenons dans son dévelloppement, son excellence M.Sendai, le chancelier d'Hokkaido avec qui nous entretenons là aussi d'excellentes relations à la fois commerciales et culturelles et une délégation de l'Eone, idem.
Entre autres nous avons pu prendre contacte avec l'Oceania, l'Osmanistan, le Jahipte, la Cécopie, le Quantar et le Thorval. Ah! Et nous rencontrons demains le Viertenstein, nous attendons la visite de Herr.Von Leunheim, l'actuel chancelier de la principauté. (Hrp: + Sébaldie un mois après cette rencontre)
J'espère avoir été claire, et du coup...quand est-il du Maok actuellement?"
[center]************[/center]
[alb]Après avoir écouté attentivement la ministre, Joséphine s'engagea à lui répondre. De multiples éléments attisaient sa curiosité, des éléments semblables qui apparaissait souvent dans ses discutions avec ses collègues. En malheureux reflexe, elle eu une réaction de méfiance bien vite dissipé – et surtout parfaitement invisible –, consciente que la question était anodine. Mais cette base avait causé bien du soucis par le passé. Elle répondu calmement, sérieusement, et avec un léger sourire.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, sérieuse et souriante]
"Oh n'ayez crainte, si vous êtes assez sage pour respecter les points de vue d'autrui sans que cela n'altère votre jugement, alors nous pourrons discuter de tous les sujets, quels qu'ils soient. La fameuse base militaire se trouve à St-Martin, les accords ont été signés à la fin de l'année 2026, et elle a été inauguré au courant de l'année dernière.
Mon avis personnel était et est toujours globalement partagé: Nous nous méfions très fortement de la Fiémance au moment où nous l'avions rencontré. Ce qui en soit était à mon sens normal, mais je ferais bien mieux de vous expliquer précisément pourquoi: Il s'agissait de notre ex-métropole avec qui nous n'avons plus jamais eu de liens, et la République s'est fondé sur la défense commune contre le retour des forces fiémançaises et quantariennes. Or celles ci ne sont jamais revenu, mais les aiglantins ne les ont jamais oubliés...Sauf qu'entre temps le contexte et les moeurs ont évolués. De ce fait, je puis vous assurez qu'à la reception de la toute première missive diplomatique de la fiémance, nous étions tous prêt et décidé à tourner cette page de notre histoire. Mais nous sommes restés objectifs et méfiant: Le contexte était bien trop houleux pour que ce ne soit qu'une simple coïncidence...quoi que cela aurait pu l'être mais...la Fiémance venait tout juste de perdre un bastion au Zanyane à la suite d'une défaite contre le Lito, puis elle nous a contacté...pour nous proposer d'installer une base militaire destiné à enrayer la piraterie nord zanyanaise. Et comme nous sommes situé non loin du Lito...Nous avons tous paniqué, par manque d'expérience, par manque de temps. Des choses déplacés ont été dites lors de cette rencontre, car nous manquions cruellement d'objectivité, incapable de dicerner le vrai du faux...
Pour finir, Madame la présidente a accepté d'implanter cette base, espérant que celle-ci ne serve que ce à quoi elle était officiellement destiné. Et finalement, les relations entre le Lito et la Fiémance se sont améliorés, ce qui a été un grand soulagement pour nous. Puis nous avons rencontré d'autres fiémançais, nous avons appris à mieux la connaitre, à suivre leurs actualités tout comme eux l'ont fait pour nous. Et...je pense que la presse du Zanyane était bien dur avec ce pays. La Fiémance est un pays contesté car grande, puissante et avant-gardiste...mais en la connaissant mieux, elle s'avere être un excellent partenaire. Le Zanyane n'est pas libre je le crains, elle n'est qu'un pantin manipulé par les grandes puissances du mondes, toutes en quête de richesses. La Fiémance en faisait peut être partie, mais elle avait le mérite d'aller de l'avant et d'agir pour la population. Elle était stabilisatrice de la région, comme elle l'a été et l'ai toujours dans le nord-ouest du Zanyane en assurant la sécurité des navires touristiques et commerciaux. Au final, des massacres ont été commis et la guerre à reprit juste après leurs départ...et la Fiémance semble bien décidé à ne plus revenir, surtout ces temps-ci.
Pour l'heure, beaucoups de choses sont encore flous, des évènements gardés secrets ont eu lieux et seul le temps nous permettra d'avoir le recul nécessaires sur l'implication de la Fiémance au Zanyane.
J'espère avoir été assez clair, mais dans le cas contraire je me ferais un plaisir de reformuler ce que je viens de dire...le sujet est complexe et nos accents respectifs peuvent être gênant dans la compréhension."
[alb]Elle prit une courte pause avant de prendre un air intéressée.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, sérieuse et intéressée]
"Serait-il...possible d'en savoir d'avantage sur cette coopérations militaire? Car je ne vous cache pas que nos objectifs sont commun et que nous souhaitons, nous aussi, la paix et la sécurité au Zanyane. Et nous envisagions d'élaborer ce type de coopération maritime pour faire fronts à la piraterie toujours virulente dans le nord du continent. Nous sommes à la recherche de partenaires pour concrétiser un tel projet...alors...puisque vous m'en parlez..."
[alb]En dépit de son fort accent quantarien, Joséphine fut ont ne peut plus compréhensible.[/alb]
[center]*********[/center]
[alb]La Ministre des affaires étrangères étaient fascinée par les propos de son homologue, réellement interessé par son opinion, son point de vue et son raisonnement.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, enchantée et souriante]
"Et vous avez tellement raison! J'ai tant de questions à vous poser que je ne sais par laquelle commencer! Mais etes-vous en train de me dire que Christianisme, Protestantisme et Orthodoxes se côtoient en parfaite armonie au Maok?! C'est tout bonnement fantastique! Mais n'y a-t-il aucune tensions? Chacun accepte-t-il la religion de l'autre? S'il s'avère être le cas, ce serait un fait très rare et quasi-exceptionnel! Il arrive que deux religions issues de courants différents puissent s'accepter – ou devrais-je plutot dire tolérer – mutuellement, mais deux issues du même courant? Tenez, vous venez à l'instant de me donner la définition de paganisme – une définition fort interessante par ailleurs – et vous parler de "bonne voie". Alors comment se considèrent les fidèles de tous ces mouvements chrétiens entre eux? Car d'une certaine manière, chacun emprunte sa propre voie, celle qu'il considère comme être la bonne, je me trompe? Et surtout ne craignez rien, tant que le respect emplira vos paroles, je n'en serais nullement touchée! Les mots, aussi similaires qu'ils soient, peuvent varier en signification si drastiquement d'une culture à l'autre! Mais la communication et la comprehension sont les bases immuables de la bonne entente! Il serait si dommageable de se méprendre à cause de l'évolution paralelle des langues.
Et permettez-moi de vous remercier pour ce conseil avisé, mais cela me montre à quel point je suis sotte! Cela paraissait tellement clair dans mon esprit que j'ai ommis d'en parler! Bien sûr que le mal est présent, mais le concept même d'équilibre est basé sur le bien et le mal. Toutes les choses de notre univère vont par paires et sont antagoniste. L'un ne peut exister sans l'autre. Comment pourrions nous être heureux si nous n'avions j'avais été malheureux? Aurions-nous pu ressentir du plaisir en méconnaissant les effets de la douleur? La réponse est évidente! Enfin non, pardonnez-moi, elle m'est évidente. Je ne le pense pas.
Vous parliez d'anges noirs et de dragons maléfiques, vous avez totalement raison. Mais là où la chrétienneté discocie le bien du mal en deux allégories distinctes – les anges blanc des anges noir – le Särkäny lui représente cette dualité sous la forme d'un dragon. Croyez-moi vous allez finir soit par apprécier, soit par detester ces créatures tant elles sont omniprésentes dans notre religion et de-facto notre pays. Le dragon est l'allégorie de l'équilibre: A la fois protecteur et destructeur, sage et collérique, noble et sournois, empathique et cruel, bon et mauvais. Et l'excès de l'une ou l'autre de ces choses est mauvait pour soi comme pour les autres. Trop d'égoisme conduira à l'isolement, à la solitude et à la méfiance. Trop de générosité conduira autruit à la dépendance et à la paresse. Seul le mélange équitable des deux préservera durablement nos relations avec l'autre. Mais bien sur, nous visons ce qui nous semble juste et de ce fait, nous essayons d'être les meilleurs, de faire du mieux que nous le pouvons. Ah! Le Särkäny est tellement complexe...tout s'emboite et s'enchevêtre, il faut avoir à l'esprit que le concepte d'équilibre est partout et à tous les niveaux, du plus petit atôme à la plus grande des galaxies. Le moindre dérèglement à l'un ou l'autre niveau sera automatiquement compensé à un autre niveau. Je faisais tout à l'heure référence à une balance qui ne doit jamais être déséquilibré, et bien dites-vous que nous avons tous une balance unique et propre qui oscille entre bien et mal. Ces deux notions nous habites et nous guide, le mal nous hante dès notre plus jeune âge, et c'est a nous de trouver la paix intérieure par la prière, la méditation et la communion. Dans chaque société il y a des hommes bon, et dans chaque société il y a des hommes mauvais. Les deux sont complémentaires, les uns sont des idéalistes pronant la justice, et les autres sont des égoistes. Pourtant, ils font tous partie du même univers, ont tous le même Dieu, et tous le même gardien. Dieu sera parfois du coté des tyrans, permettant massacres et crimes odieux. Et Dieu sera parfois du coté des sages, permettant miracles et merveilles. "Les voies du Seigneurs sont impénétrable", est-ce bien comme cela que vous le dites? Et bien nous pensons de même, si ce n'est que nous pensons que le mal doit être fait pour que puisse triompher le bien. C'est une conception bien tristre, mais cruelle de vérité.
Lorsqu'un evènement tragique arrive, nous ne le prenons jamais comme un hasard du destin. Dieu a toujours raison, quoique nous en pensions. Nous pouvons avoir l'impression qu'il nous abandonne, mais en réalité c'est nous qui l'abandonnons si nous doutons de ses choix.
Balthazard ne prend jamais partie pour les hommes, il ne fait que rétablir l'équilibre du monde, même si cela signifie infliger une peine énorme aux être-humains."
[alb]Elle sourit, radieuse. Puis en se remémorant tout ce qu'elle avait dit, elle se rendit compte que le ton employé n'était peut être pas le plus appropriée.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, un peu gênée, la main sur la bouche]
"Ah! Mais n'allez pas croire que le mal me fascine! Je ne faisais que réciter mes cours d'histoires! Ce genre de sujet est toujours à prendre avec des pincettes!
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante]
"Pour répondre à votre question, et bien le Särkäny n'est pas une religion qui s'exporte comme la parole du Seigneur Jésus-Christ. Nos valeurs nous sont propres, elles nous appartiennent, et sont adapté à notre milieu. Et il en va de même pour le christianisme ou l'islam. A ce jours, aucun messagers du Ciel ne nous a apporté de vérité. Mais bon nombres de Sarkans ont été, dit-on, les relais entre les hommes et l'univers. Capable même de prédire l'avenir! Historiquement, ce sont les autres qui ont souhaités se convertir au Särkäny, et par les autres j'entends les colons fiémançais et quantariens de l'époque. Le Särkäny est avant tout, comme je vous le disais précédement, une philosophie de vie. Et cette philosophie de vie se revelait aussi être un moyen de survie particulièrement efficace dans une jungles où chaque espèce vivante veut votre mort. C'est pourquoi la majorité d'entre eux se sont "convertie" au Särkäny. Certain allant jusqu'à renier leur foi originelle, se sentant habandonné ou trompé par le clergé de l'époque qui leur promettait mont et merveille.
Nous sommes très ouvert aux différentes cultures, mais nous ne tolérons pas les gens qui ne le sont pas envers nous. C'est pourquoi nous acceptons que des hommes pratiquent leurs propres religions sur notre île, mais ils doivent en contrepartie respecté notre mode de vie et nos valeurs.Voilà tout.
La chose est-elle similaire au Maok? Comment gérez-vous, ou gereriez-vous les autres religions au sein du Maok? Par exemple, si je venais habiter au maok, devrais-je croire en le Seigneur Jésus-Christ? Ou bien serais-je libre de vivre ma religion comme je l'entends?"
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et surprise, en agitant les mains]
"Ah non non non! Pas du tout, je vous l'assure!"
[alb]Elle prit un ton sérieux, un peu gênée par ce qu'elle prenait comme être un compliment, mais elle paraissait ravie de cette discution...et elle l'était.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et enjouée]
"Et bien, tout d'abord, bien évidemment que je me pose de nombreuses questions sur le Maok. Et j'aimerais en savoir d'avantage! Mais il est vrai que j'ai déjà eu quelques élements de réponse. J'aurais aimé savoir comment fonctionnait, et bien, le Royaume du Maok tout simplement. Tant bien au niveau politique, économique que culturel. Tenez, par exemple, j'ai pu entendre une question qui vous a été posée et qui a attiré mon attention, sur la technologie en général. Le progrès technologique interesse-t-il le Maok? Ou bien limitez-vous volontairement la technologie de votre pays en accord avec les Saintes écritures? Qu'en est-il par exemple de la médecine générale au Maok?
[alb]Puis la président sourit, pensive, et peut être un peu gênée.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et enjouée]
Ensuite, pour en revenir à ce que vous me disiez, et bien...ce n'est pas souvent qu'on me compare à une reine...même s'il y a encore du travail à faire, je ne sais pas vraiment comment le prendre...mais quand bien même j'en aurais la carure, je préfèrerais rester moi-même et libre de tout formalisme plûtot que d'être prisonnière des conventions sociales. Mais peut-être les rois ne sont-il pas gênés par cela puisque la plupart d'entre eux son éduqués dès leurs plus jeune age à prendre la relève un jour...Etait-ce d'ailleurs le cas de votre Roi, Monsieur Menelok IV? En tout cas je suis surprise de voir que le système politique aiglantin soit proche de celui d'une royauté comme celui du Maok...A vrai dire, je n'y avais jamais songée."
"Et sinon...votre analyse me plaît. Mais même si je trouve mes charges bien lourdes, je n'ai jamais dis ou pensé que ce système était inéficace. Oui, les votations prennent du temps, oui elles représentent un certains coût...qui est ma fois largement supportable, et oui elles peuvent effectivement être "inéficaces" démocratiquement dans le sens où je me retrouve à prendre moi-même des décisions. Je vous l'accorde. Mais quand bien même, les votations sont particulièrement utiles, surtout au niveau local et régionales. Les habitants influent directement sur leur vie et sur leur ville. Ce qui est particulièrement bon pour le moral, savoir que l'on est maître de son "destin". Alors oui, c'est un bien grand mot, mais c'est un fait: Nos vie dépendent en grande partie de l'état dans lequel on vit, du système politique, de la culture bien évidemment, mais aussi de nombreux autres facteurs tels que l'influence des grandes entreprises par exemples. Je pense que nous sommes d'accord sur ce point? Et bien pouvoir participer de manière concrète à l'évolution du système politique, de son pays et de pouvoir bouleverser les rapports de force est rassurant. Les aiglantins payent des impôts pour des services, je pense donc qu'il est juste qu'ils aient leur mot à dire au sujet de ces services...même lorsqu'ils n'en sont pas capable. Mais le simple fait de leur laisser le choix est à mon sens juste. Il ne faut pas se demander ce que le pays peut faire pour soit, mais plutot ce que l'on peut faire pour son pays. Les aiglantins se sentent concernés par les votations car ils savent qu'elles sont appliqués ensuite et qu'elles ne sont pas vaines. "
Et vous avez absolument raison, c'est bien ainsi que cela s'est passé. Le vote a été institutionalisé, mais le chef n'a pas pour autant disparu. Mais mieux vaut avoir l'autorisation de ses citoyens pour prendre une décision plutot que de la leur imposer sur le fait accomplis, au risque de causer des troubles. Ne pensez-vous pas? "
[alb]Elle prit une courte pause, se remémorant les dires de son interlocutrices.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Souriante et enjouée]
"Ah oui! C'est une excellente question, je souhaitais vous la retourner par ailleurs. Car je crois que le sujet a déjà été abordé avec les journalistes mais je n'ai pu vraiment entendre votre réponse. Nous concernant, nous nous ouvrons sur le monde pas à pas, sans grandes précipitations. Aller à la rencontre de l'autre n'est pas spécialement encré dans nos gênes, il faut le dire, et par cela j'entends faire le premier pas. Les "récents" évennements qui ont agité le nord du Zanyane voilà déjà 30 ans nous a préparer puis poussé à l'ouverture sur le monde. Puis il y a eu la prise des bas quartiers de St-Martin en 2007 par la piraterie nord zanyanaise, libéré quelques jours plus tard par l'armée de Lito lors d'une vaste opération militaire. Nous entretenons depuis d'excellente relations avec ce dernier, même si officielement nous n'avions aucun reel contact diplomatique. Voilà pour notre situation avant la visite officielle de la Fiémance en 2026, visite qui fut un véritable tournant pour notre politique. Dans le contexte de l'époque, le Lito et la Fiémance étaient en froids, et les discutions autour d'une base militaire nous avaient quelques peu...déséquilibré. Depuis, nous entretenons d'excellent liens avec la Fiémance, d'autant plus qu'elle s'est réconcilié depuis avec le Lito, entretenant depuis des relations neutres. Pour le reste de nos relations, je me permets de vous les citer car la liste est courte; nous avons reçu la visite du Roi du Lito, Monsieurs Idriss Ier, le Capitaine d'administration de l'Union Shulu, M.Mossé, pays que nous soutenons dans son dévelloppement, son excellence M.Sendai, le chancelier d'Hokkaido avec qui nous entretenons là aussi d'excellentes relations à la fois commerciales et culturelles et une délégation de l'Eone, idem.
Entre autres nous avons pu prendre contacte avec l'Oceania, l'Osmanistan, le Jahipte, la Cécopie, le Quantar et le Thorval. Ah! Et nous rencontrons demains le Viertenstein, nous attendons la visite de Herr.Von Leunheim, l'actuel chancelier de la principauté. (Hrp: + Sébaldie un mois après cette rencontre)
J'espère avoir été claire, et du coup...quand est-il du Maok actuellement?"
[center]************[/center]
[alb]Après avoir écouté attentivement la ministre, Joséphine s'engagea à lui répondre. De multiples éléments attisaient sa curiosité, des éléments semblables qui apparaissait souvent dans ses discutions avec ses collègues. En malheureux reflexe, elle eu une réaction de méfiance bien vite dissipé – et surtout parfaitement invisible –, consciente que la question était anodine. Mais cette base avait causé bien du soucis par le passé. Elle répondu calmement, sérieusement, et avec un léger sourire.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, sérieuse et souriante]
"Oh n'ayez crainte, si vous êtes assez sage pour respecter les points de vue d'autrui sans que cela n'altère votre jugement, alors nous pourrons discuter de tous les sujets, quels qu'ils soient. La fameuse base militaire se trouve à St-Martin, les accords ont été signés à la fin de l'année 2026, et elle a été inauguré au courant de l'année dernière.
Mon avis personnel était et est toujours globalement partagé: Nous nous méfions très fortement de la Fiémance au moment où nous l'avions rencontré. Ce qui en soit était à mon sens normal, mais je ferais bien mieux de vous expliquer précisément pourquoi: Il s'agissait de notre ex-métropole avec qui nous n'avons plus jamais eu de liens, et la République s'est fondé sur la défense commune contre le retour des forces fiémançaises et quantariennes. Or celles ci ne sont jamais revenu, mais les aiglantins ne les ont jamais oubliés...Sauf qu'entre temps le contexte et les moeurs ont évolués. De ce fait, je puis vous assurez qu'à la reception de la toute première missive diplomatique de la fiémance, nous étions tous prêt et décidé à tourner cette page de notre histoire. Mais nous sommes restés objectifs et méfiant: Le contexte était bien trop houleux pour que ce ne soit qu'une simple coïncidence...quoi que cela aurait pu l'être mais...la Fiémance venait tout juste de perdre un bastion au Zanyane à la suite d'une défaite contre le Lito, puis elle nous a contacté...pour nous proposer d'installer une base militaire destiné à enrayer la piraterie nord zanyanaise. Et comme nous sommes situé non loin du Lito...Nous avons tous paniqué, par manque d'expérience, par manque de temps. Des choses déplacés ont été dites lors de cette rencontre, car nous manquions cruellement d'objectivité, incapable de dicerner le vrai du faux...
Pour finir, Madame la présidente a accepté d'implanter cette base, espérant que celle-ci ne serve que ce à quoi elle était officiellement destiné. Et finalement, les relations entre le Lito et la Fiémance se sont améliorés, ce qui a été un grand soulagement pour nous. Puis nous avons rencontré d'autres fiémançais, nous avons appris à mieux la connaitre, à suivre leurs actualités tout comme eux l'ont fait pour nous. Et...je pense que la presse du Zanyane était bien dur avec ce pays. La Fiémance est un pays contesté car grande, puissante et avant-gardiste...mais en la connaissant mieux, elle s'avere être un excellent partenaire. Le Zanyane n'est pas libre je le crains, elle n'est qu'un pantin manipulé par les grandes puissances du mondes, toutes en quête de richesses. La Fiémance en faisait peut être partie, mais elle avait le mérite d'aller de l'avant et d'agir pour la population. Elle était stabilisatrice de la région, comme elle l'a été et l'ai toujours dans le nord-ouest du Zanyane en assurant la sécurité des navires touristiques et commerciaux. Au final, des massacres ont été commis et la guerre à reprit juste après leurs départ...et la Fiémance semble bien décidé à ne plus revenir, surtout ces temps-ci.
Pour l'heure, beaucoups de choses sont encore flous, des évènements gardés secrets ont eu lieux et seul le temps nous permettra d'avoir le recul nécessaires sur l'implication de la Fiémance au Zanyane.
J'espère avoir été assez clair, mais dans le cas contraire je me ferais un plaisir de reformuler ce que je viens de dire...le sujet est complexe et nos accents respectifs peuvent être gênant dans la compréhension."
[alb]Elle prit une courte pause avant de prendre un air intéressée.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, sérieuse et intéressée]
"Serait-il...possible d'en savoir d'avantage sur cette coopérations militaire? Car je ne vous cache pas que nos objectifs sont commun et que nous souhaitons, nous aussi, la paix et la sécurité au Zanyane. Et nous envisagions d'élaborer ce type de coopération maritime pour faire fronts à la piraterie toujours virulente dans le nord du continent. Nous sommes à la recherche de partenaires pour concrétiser un tel projet...alors...puisque vous m'en parlez..."
[alb]En dépit de son fort accent quantarien, Joséphine fut ont ne peut plus compréhensible.[/alb]
[center]*********[/center]
[alb]La Ministre des affaires étrangères étaient fascinée par les propos de son homologue, réellement interessé par son opinion, son point de vue et son raisonnement.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, enchantée et souriante]
"Et vous avez tellement raison! J'ai tant de questions à vous poser que je ne sais par laquelle commencer! Mais etes-vous en train de me dire que Christianisme, Protestantisme et Orthodoxes se côtoient en parfaite armonie au Maok?! C'est tout bonnement fantastique! Mais n'y a-t-il aucune tensions? Chacun accepte-t-il la religion de l'autre? S'il s'avère être le cas, ce serait un fait très rare et quasi-exceptionnel! Il arrive que deux religions issues de courants différents puissent s'accepter – ou devrais-je plutot dire tolérer – mutuellement, mais deux issues du même courant? Tenez, vous venez à l'instant de me donner la définition de paganisme – une définition fort interessante par ailleurs – et vous parler de "bonne voie". Alors comment se considèrent les fidèles de tous ces mouvements chrétiens entre eux? Car d'une certaine manière, chacun emprunte sa propre voie, celle qu'il considère comme être la bonne, je me trompe? Et surtout ne craignez rien, tant que le respect emplira vos paroles, je n'en serais nullement touchée! Les mots, aussi similaires qu'ils soient, peuvent varier en signification si drastiquement d'une culture à l'autre! Mais la communication et la comprehension sont les bases immuables de la bonne entente! Il serait si dommageable de se méprendre à cause de l'évolution paralelle des langues.
Et permettez-moi de vous remercier pour ce conseil avisé, mais cela me montre à quel point je suis sotte! Cela paraissait tellement clair dans mon esprit que j'ai ommis d'en parler! Bien sûr que le mal est présent, mais le concept même d'équilibre est basé sur le bien et le mal. Toutes les choses de notre univère vont par paires et sont antagoniste. L'un ne peut exister sans l'autre. Comment pourrions nous être heureux si nous n'avions j'avais été malheureux? Aurions-nous pu ressentir du plaisir en méconnaissant les effets de la douleur? La réponse est évidente! Enfin non, pardonnez-moi, elle m'est évidente. Je ne le pense pas.
Vous parliez d'anges noirs et de dragons maléfiques, vous avez totalement raison. Mais là où la chrétienneté discocie le bien du mal en deux allégories distinctes – les anges blanc des anges noir – le Särkäny lui représente cette dualité sous la forme d'un dragon. Croyez-moi vous allez finir soit par apprécier, soit par detester ces créatures tant elles sont omniprésentes dans notre religion et de-facto notre pays. Le dragon est l'allégorie de l'équilibre: A la fois protecteur et destructeur, sage et collérique, noble et sournois, empathique et cruel, bon et mauvais. Et l'excès de l'une ou l'autre de ces choses est mauvait pour soi comme pour les autres. Trop d'égoisme conduira à l'isolement, à la solitude et à la méfiance. Trop de générosité conduira autruit à la dépendance et à la paresse. Seul le mélange équitable des deux préservera durablement nos relations avec l'autre. Mais bien sur, nous visons ce qui nous semble juste et de ce fait, nous essayons d'être les meilleurs, de faire du mieux que nous le pouvons. Ah! Le Särkäny est tellement complexe...tout s'emboite et s'enchevêtre, il faut avoir à l'esprit que le concepte d'équilibre est partout et à tous les niveaux, du plus petit atôme à la plus grande des galaxies. Le moindre dérèglement à l'un ou l'autre niveau sera automatiquement compensé à un autre niveau. Je faisais tout à l'heure référence à une balance qui ne doit jamais être déséquilibré, et bien dites-vous que nous avons tous une balance unique et propre qui oscille entre bien et mal. Ces deux notions nous habites et nous guide, le mal nous hante dès notre plus jeune âge, et c'est a nous de trouver la paix intérieure par la prière, la méditation et la communion. Dans chaque société il y a des hommes bon, et dans chaque société il y a des hommes mauvais. Les deux sont complémentaires, les uns sont des idéalistes pronant la justice, et les autres sont des égoistes. Pourtant, ils font tous partie du même univers, ont tous le même Dieu, et tous le même gardien. Dieu sera parfois du coté des tyrans, permettant massacres et crimes odieux. Et Dieu sera parfois du coté des sages, permettant miracles et merveilles. "Les voies du Seigneurs sont impénétrable", est-ce bien comme cela que vous le dites? Et bien nous pensons de même, si ce n'est que nous pensons que le mal doit être fait pour que puisse triompher le bien. C'est une conception bien tristre, mais cruelle de vérité.
Lorsqu'un evènement tragique arrive, nous ne le prenons jamais comme un hasard du destin. Dieu a toujours raison, quoique nous en pensions. Nous pouvons avoir l'impression qu'il nous abandonne, mais en réalité c'est nous qui l'abandonnons si nous doutons de ses choix.
Balthazard ne prend jamais partie pour les hommes, il ne fait que rétablir l'équilibre du monde, même si cela signifie infliger une peine énorme aux être-humains."
[alb]Elle sourit, radieuse. Puis en se remémorant tout ce qu'elle avait dit, elle se rendit compte que le ton employé n'était peut être pas le plus appropriée.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, un peu gênée, la main sur la bouche]
"Ah! Mais n'allez pas croire que le mal me fascine! Je ne faisais que réciter mes cours d'histoires! Ce genre de sujet est toujours à prendre avec des pincettes!
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante]
"Pour répondre à votre question, et bien le Särkäny n'est pas une religion qui s'exporte comme la parole du Seigneur Jésus-Christ. Nos valeurs nous sont propres, elles nous appartiennent, et sont adapté à notre milieu. Et il en va de même pour le christianisme ou l'islam. A ce jours, aucun messagers du Ciel ne nous a apporté de vérité. Mais bon nombres de Sarkans ont été, dit-on, les relais entre les hommes et l'univers. Capable même de prédire l'avenir! Historiquement, ce sont les autres qui ont souhaités se convertir au Särkäny, et par les autres j'entends les colons fiémançais et quantariens de l'époque. Le Särkäny est avant tout, comme je vous le disais précédement, une philosophie de vie. Et cette philosophie de vie se revelait aussi être un moyen de survie particulièrement efficace dans une jungles où chaque espèce vivante veut votre mort. C'est pourquoi la majorité d'entre eux se sont "convertie" au Särkäny. Certain allant jusqu'à renier leur foi originelle, se sentant habandonné ou trompé par le clergé de l'époque qui leur promettait mont et merveille.
Nous sommes très ouvert aux différentes cultures, mais nous ne tolérons pas les gens qui ne le sont pas envers nous. C'est pourquoi nous acceptons que des hommes pratiquent leurs propres religions sur notre île, mais ils doivent en contrepartie respecté notre mode de vie et nos valeurs.Voilà tout.
La chose est-elle similaire au Maok? Comment gérez-vous, ou gereriez-vous les autres religions au sein du Maok? Par exemple, si je venais habiter au maok, devrais-je croire en le Seigneur Jésus-Christ? Ou bien serais-je libre de vivre ma religion comme je l'entends?"
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Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Heureusement pour la Ministre, son interlocutrice semblait bien prendre ses paroles, et, de manière générale, rester plutôt enjouée, ce qui lui convenait parfaitement. Une ambiance ouverte, décontractée, était à son avis le meilleur moyen d'avancer ! Elle écouta avec attention, grimaçant une seule fois, mais cela passa vite. Elle qui avait demandé des questions, on pouvait dire qu'elle était servie, mais ce n'était pas très grave, car elle adorait ce genre de situation où chacun avait pleinement l'occasion de découvrir l'autre et ne se sentait pas limité par le cadre formel de la rencontre. Pour une fois que la discussion tournait sur des sujets plus ouverts que les habituelles questions-réponses, elle ne s'en plaindrait sûrement pas ! Au lieu de cela, elle prit simplement quelques instants pour bien lister les interrogations de la Présidente, et être sûre de n'en rien oublier, avant de lui répondre.
Malinia Namalik Balioko : « Hé bien, je réclamais des questions, je suis servie... je constate que vous savez contenter vos partenaires en négociation ! Avant d'y répondre toutefois je me permettrais une petite remarque, c'est que, selon l'étiquette maokorienne, il faut appeler Sa Majesté... hé bien Sa Majesté. Ou Roi Ménélok IV. Ou « votre souverain », ou autre variation du même thème. Mais j'ai bien peur que « Monsieur Ménélok IV » ne puisse jamais convenir, et risquerait de choquer profondément mes compatriotes dans la bouche d'un officiel d'Aiglantine, ou d'ailleurs, soit dit en passant.
Non pas que je tienne absolument à vous reprendre, vous êtes bien entendu libre de vos paroles en privée, et je ne suis pas du genre à m'offusquer facilement, surtout lors d'une première rencontre ! Mais, si Sa Majesté elle-même pourrait être compréhensive, je crains que cela ne passe surtout très très mal au près de notre peuple, si vous avez l'occasion de parler dans la presse en écho jusqu'au Maok, ou de vous y rendre, ce qui j'espère sera le cas un jour. Le peuple est souvent le plus attaché à la dignité de notre souverain, qui pour lui reflète celle du pays. »
Le ton de Malinia était resté ouvert et amical, loin de se faire offusqué, au contraire. Elle souhaitait simplement éviter un incident diplomatique futur, qui ne manquait pas d'arriver si, devant le peuple, le chef d'une nation dont elle espérait faire un allié proche donnait du « monsieur » au Roi. Elle voyait déjà le tollé que cela ferait, jusqu'au Parlement, d'autant plus venant d'un état républicain et païen. Néanmoins, elle ne voulait pas donner l'impression à son interlocutrice de chercher à la mettre mal à l'aise, aussi enchaîna-t-elle rapidement.
Malinia Namalik Balioko : « Pour en revenir à vos questions, reprenons-les dans l'ordre, autant que je puisse m'en souvenir ! Tout d'abord, le point technologique... je voudrais avant tout profiter de l'occasion pour dissiper un malentendu que, de bonne foi, nombre de personnes font, et qui, de mauvaise foi cette fois, est de nature à être repris par toutes sortes de populistes et d'ennemis de la paix. Les Saintes Écritures ne refusent en rien le modernisme. Les Saintes Écritures n'en parlent pas du tout, en fait.
La preuve, le Thorval lui-même a lancé, de ce que j'ai appris discrètement lors de ma visite en Agorsa'a, son propre réseau internet, auquel ont adhéré d'autres pays « très chrétiens », pour reprendre un classement un peu facile. Et je ne prend là que l'exemple des chrétiens les plus fidèles qui soient, ceux qui sont comparables, par leur piété, aux maokoriens. Si l'on prend le christianisme au sens plus large, un autre grand réseau internet par exemple est océanien, nation elle aussi chrétienne, bien que peut-être un peu dévoyée de notre point de vue...
Mais je m'égare ! Désolé, cela a tendance à m'arriver souvent, tant la diplomatie est un sujet vaste ! Pour en revenir à votre question, le progrès technologique n'est pas bannis du Maok bien sûr, nous ne sommes pas des obscurantistes ! Vous citez un très bon exemple avec le volet médical. Dès notre ouverture au monde, nous avons cherché à nous améliorer dans ce domaine, notamment en envoyant nos étudiants être formés dans les meilleurs universités dans ce domaine à l'international, par exemple, mais pas seulement, dans l'Empire du Kaiyuan, pour pouvoir revenir le pratiquer et l'enseigner au Maok.
Nous sommes tout à fait pour le progrès « utile »... mais nous ne considérons pas qu'avoir le dernier téléphone 18G, l'ordinateur dernier-cri ou une télévision de la taille d'une feuille de papier soient des progrès utiles. Comme je l'ai dis nous avons le téléphone fixe et la radio, et cela nous suffit largement. Nous préférons passer du temps libre à l'Église, au près de Dieu, ou encore entre amis, chacun devant sa maison, ou l'un chez l'autre, ou encore à la taverne locale, entre autres exemple. Plutôt que de s'abrutir devant une télévision et de supporter une masse de publicité pour quelques miettes d'informations pré-mâchées, nous préférons lire le journal et en discuter avec le voisin...
Ce n'est pas tant un refus de la technologie au sens large que de ce qui nous semble inutile. Je vous assure que tous, jusqu'au fin-fond du Maok, sont bien informés de ce qui se passe dans le pays et le monde. Nul besoin d'internet pour cela. Plus qu'un choix de conviction, il s'agit surtout d'un manque criant d'intérêt de nos concitoyens, qui pour le moment n'ont pas non plus d'intérêt pour toute une série d'appareils jugés « vitaux » par nombre de pays évolués, et qui chez nous sont surtout vu comme générateurs d'oisiveté... et de coût, par le courant qu'ils utilisent.
En résumé, sommes nous fermé au progrès ? Non, pas du tout, particulièrement pas dans des domaines comme la santé par exemple, où de vrais progrès peuvent être faits, je pense notamment à la chirurgie par exemple. Ou encore en matière d'énergies vertes, comme les centrales hydroélectriques. Ou même encore, pour prendre un autre exemple, dans le domaine militaire, où le fait d'avoir une bonne technologie peut permettre de gagner une guerre avec moins de coût humain ou, mieux encore, d'éviter tout simplement la guerre ! Mais est-ce que nous voulons nous abrutir avec tous les gadget que le monde a développé en soixante ans, pendant que nous ne regardions pas ? Certainement pas ! »
La Ministre restait ouverte et souriante tout en répondant, comme elle l'avait été face aux journalistes. Elle était tout à fait à l'aise avec cette question, tout comme elle avait été à l'aise avec le faire de dire « non, merci », quand le Prince du Kaiyuan lui avait proposé de l'aide pour doter le gouvernement d'équipement « dernier cri ». Et ce fut en gardant le sourire qu'elle enchaîna.
Malinia Namalik Balioko : « Pour vous répondre sur, donc, Sa Majesté, en effet, elle a été préparée depuis toujours à devoir prendre la Couronne, même si cela c'est fait plus tôt que prévu originellement... sans vouloir entrer dans les détails de l'histoire dynastique, qui doivent assez peu intéresser une république, sa tante, la Reine Mabolania I, que Dieu garde son âme, était malheureusement stérile, et le frère de celle-ci, le père de notre Roi donc, périt avant elle, de sorte que le jeune Prince Ménélok fut dès lors l'héritier direct du Trône, sur lequel il fini en effet bel et bien par monter, comme vous le savez.
Il fut donc toujours préparé à assumer ses responsabilités un jour et, dès la mort de son père, à le faire dans un avenir assez proche. Et j'ose espérer pouvoir dire, sans fausse modestie, que cette préparation a porté ses fruits. Néanmoins, s'il sent qu'il est inapte à sa charge, un Roi – ou une Reine d'ailleurs – peut refuser la Couronne, sauf s'il n'y a pas d'autre héritier, et un souverain peut toujours abdiquer s'il sent qu'il a été au bout de ses forces. Ce genre de cas reste assez rare dans notre histoire, mais cela est bel et bien déjà arrivé et reste toujours possible.
Pour ce qu est du fonctionnement démocratique, si je doute qu'une idée de référendum systématique puisse un jour prendre au Maok, tant les citoyens font confiance au Roi de manière générale, et savent comment lui faire savoir autrement que leur attention est en alerte, ou qu'ils sont en désaccord, sur des points précis, au niveau local, il ne faut pas croire que, sur le fond, les choses sont si différente. Un chef de clan, de tribu ou de village est bien plus le père d'une famille très élargie qu'un tyran ou un despote ! Il ne gouverne bien sûr pas sans ses concitoyens, et il en va de même à tous les échelons du pouvoir.
Je pense, si je peux me permettre un conseil, que vous devriez peut-être vous renseigner plus en avant sur les royaumes chrétiens traditionnels ou, à ma connaissance, il n'en est pas un qui n'intègre, parfois très fortement, ce que l'on a maintenant coutume de dénommer un peu pompeusement « démocratie directe ou participative » et qui chez nous n'est que du bon sens. Le cas du Thorval notamment mériterait peut-être votre attention, vous y découvririez une démocratie locale très directe et on ne peut plus participative ! Et si les mécanismes au Maok sont moins connus, ils n'en sont pas moins présents également.
Pour ceux qui prennent le temps d'aller au-delà de l'apparence les affreux « royaumes avec tyranie de droit divine » parfois si caricaturés et critiqués par certaines organisations peuvent se révéler bien plus « démocratiques », quoique ce mot soit malheureusement devenu connoté, maintenant, que bien des républiques auto-proclamées, croyez-moi. Je ne veux pas vous abrutir de mots – je parle déjà assez – mais croyez-moi si vous en avez le temps, cela vaudrait bien quelques recherches, et pourrait vous apporter de belles et positives surprises. »
En effet, la Ministre parlait beaucoup, mais les sujets abordés en face avaient été bien vastes, il fallait l'avouer ! Elle marqua donc une pause et en profita pour regarder quelques instants par la fenêtre, curieuse de découvrir la ville qu'elle traversait, et rassemblant ses idées à propos de la dernière interrogation de son interlocutrice. Finalement, au bout de quelques instants, elle repris donc la parole sur ce dernier volet.
Malinia Namalik Balioko : « Pour ce qui est de vos relations, le moins que l'on puisse dire est qu'elles sont ouvertes et variées... et c'est également ce genre de diplomatie que veut mener le Maok. Notre ligne politique est très ouverte, et nous acceptons de traiter avec tout le monde ou presque, c'est à dire que quelque demande que nous recevions nous y répondrons. Nous avons également une diplomatie active, qui, lors des moments de calmes dans les rencontres que l'on nous demande, s'applique à élargir d'elle-même le champ diplomatique du Maok, comme nous l'avons fait en vous contactant, mais comme nous comptons aussi le faire plus tard avec d'autres !
Actuellement, le Maok entretient déjà des liens formels, sur le continent même, avec l'Agorsa'a ou l'Androvie, pour vous citer deux exemples, et vous bien entendu, bien sûr, mais aussi en-dehors, avec des liens officialisés aussi bien au Makara qu'en Alméra ou au Jeekim, avec des pays comme l'Empire du Kaiyuan, la République d'Endo, la Principauté de Viertenstein ou encore la République de Sébaldie, par exemple, et il est des états chez qui nous avons également juste une ambassade, généralement à cause de ralentissement dans la diplomatie de leur côté, comme par exemple le Royaume de Tyrance, entre le Zanyane et l'Alméra.
Dans les jours et les mois qui viennent, nous avons également de très nombreuses rencontres de programmées, attendant parfois confirmations de l'autre côté, et parfois déjà totalement réglé, avec le Royaume de Thorval notamment, et donc également avec le Bardaran et le Qabar, à terme, mais aussi avec le Royaume de Perlian, au Vicaskaran, ou encore, sur notre propre continent, les Républiques de Gowa et de Kweku... bref, comme vous le voyez notre vision est large, reprenant aussi bien des royaumes que des républiques, des états de notre continent comme des autres continent, sans distinction.
Plus loin encore nous avons encore bien d'autres projets de contacts, notamment au Thyroptis et au Barebjal, les deux continents les plus proches du Maok mais avec qui, malheureusement, nous n'avons pas encore pu nouer de lien à l'heure actuelle... mais pour nous ce n'est que partie remise, cela viendra bientôt ! Nous rêvons d'une diplomatie très large, qui permettra seule d'assurer la paix, pour nous et aussi pour le Zanyane voir un jour lointain pour le monde ! Les seuls pays avec qui nous ne pourrions traiter seraient ceux qui voudraient notre ruine, bien sûr, ou qui par exemple prôneraient la persécution des chrétiens ou la destruction aveugle de toute forme de royauté et qui donc, bien évidemment, ne pourraient pas rentrer en contact avec nous.
Au-delà de tout cela, j'ai aussi un grand projet, et Sa Majesté le partage, mais je pense qu'il est encore un peu tôt pour en parler, ce serait mieux de le faire quand nous serons tous réunis... et je viens déjà de parler longuement ! Je vous laisse la parole, Madame la Présidente, pour toute remarque ou question que vous pourriez avoir ! Par exemple avez-vous, de votre côté, des pays avec lesquels vous ne pourriez pas traiter, quoi qu'il arrive ? »
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Une courte réaction de méfiance avait semblé passé sur le visage de l'interlocutrice d'Alwine, mais heureusement celle-ci c'était vite estompée, au profit d'un retour de son sourire, et les explications étaient venues, sur la base elle-même, et sur les relations de l'Aiglantine avec la Fiémance, également. La Généralissime écouta avec la même attention calme mais aiguisée dont elle avait fait preuve jusque-là, et qu'elle réserva également à la question qui lui fut ensuite posée. Elle prit un instant de réflexion, puis entreprit de répondre.
Alwine Mnabinko Doumba : « Je vous remercie pour vos explications, et pour vos avis. Je partage largement votre analyse sur la Fiémance, et la violence des conflits dans le sud du continent a d'ailleurs fait partie des raisons qui ont poussé Sa Majesté à considérer que nous ne pouvions plus rester dans notre isolationnisme, que nous devions, au contraire, nous ouvrir, et faire rayonner notre stabilité à la grande longévité sur l'ensemble du continent, pour permettre à tous de se construire eux-aussi dans la paix, comme nous l'avons faits.
Hélas, cela est arrivé trop tard pour sauver la présence concrète de la Fiémance au Zanyane, et personnellement je le regrette. Le Maok est bien placé pour savoir que l'influence venue d'outre-mer peut être salvatrice, un déclic qui permet à un pays de franchir un pas nouveau pas en avant. Et nous avons vu aussi ce qui se passe quand l'autorité « coloniale », comme on dit, relâche brusquement la pression... de ce fait, nous ne pouvons que souhaiter aux habitants des territoires abandonnés par le Saint-Empire et la Fiémance de pouvoir connaître un destin aussi heureux par la suite que celui que connu le Maok, mais nous comprenons leurs épreuves.
Je ne suis pas d'accord par contre quand vous dites que le Zanyane n'est pas libre, ou du moins, les terres qui ne le sont pas ne le sont que parce qu'elles le veulent bien. Et qu'on ne me dise pas que faire partie d'un ensemble plus vaste, c'est forcément ne pas être libre ! Le Maok sous protectorat restait libre, et aujourd'hui des terres comme Bardaran ou l'Agorsa'a, ou d'autres moins évidemment alliés outre-mer, ne sont pas forcément des terres « en esclavage ». C'est ce genre de position qui a mené à la guerre dernièrement, et au départ de la Fiémance par exemple. Pour moi s'il faut construire le Zanyane nouveau c'est avec tous ses habitants. Sinon, nous ne construirons qu'un nouveau champ de bataille... »
Une pointe de passion était venu se glisser dans la voix de la militaire. Il était visible que même si la guerre était son métier, et en vérité sa vocation, ce n'était pas pour autant son but on son obsession. La vision encrée par six décennies d'unité parfaite et de total renfermement, à savoir l'armée comme moyen de se défendre et de repousser l'ennemi, était bien encré en elle comme dans l'esprit de la plupart des maokoriens.
Alwine Mnabinko Doumba : « Je serai bien entendue également ravie de vous en dire plus sur la flotte commune que nous avons mis en place avec l'Agorsa'a. Son but premier est de sécuriser le flux commercial et humain entre le Maok et l'Agorsa'a, principalement contre les pirates. Plus largement, son but est également de lutter chaque fois que cela est possible contre la piraterie dans la région, en lançant des contre-attaques par exemple, où en se portant contre des pirates opérant en zone internationale, ou dans des eaux territoriales où elle serait bienvenue, et cela même si les dits pirates ne sont pas en train de se prendre à nos navires.
Pour l'heure, elle est relativement modeste, puisqu'elle reprend, comme je l'ai dis, une dizaine de vaisseaux, à savoir un croiseur, une frégate, une corvette et sept patrouilleurs, mis à disposition par les deux pays, ce qui, réunis, offre une belle puissance de feu, surtout contre des pirates ! Jusqu'ici, tous nos engagements ont été victorieux, et souvent la vue d'un de nos gros navires de guerre, surtout la frégate maokorienne ou le croiseur d'Agorsa'a, suffisent à faire fuir les pirates les moins décidés... ou à mettre en fuite après affrontement les plus audacieux, aussi !
Nous avons placé cette escadre sous une double amirauté, composée d'officiers des deux pays, et les missions de protection s’opèrent souvent avec des navires venus des deux pays mélangés, et protégeant aussi bien des navires d'un pays que de l'autre, ou des deux. Il est aussi prévu qu'en cas d'attaque sur l'un de nos pays, et vu les traités de défense qui nous lient par ailleurs l'un à l'autre, quoique en un point séparé de celui-ci, les navires puissent librement retourner dans leurs flottes d'origine, ou au contraire que la flotte commune soit déployée au combat comme une unité unie.
Si vous avez d'autres questions sur la flotte elle-même, n'hésitez pas. Pour ce qui est de l'idée que j'ai cru percevoir, si je ne me trompe, à savoir agrandir cette coopération pour inclure l'Aiglantine, par exemple, c'est à mes yeux possible, que ce soit en envisageant un accord séparé ou, mieux, une extension de l'accord existant... tout cela néanmoins devrait se négocier bien entendu en présence de l'Agorsa'a, et peut-être avec l'aide d'autres pays zanyanais, qui sait. Néanmoins, sur papier, si j'ose dire, l'idée n'est pas du tout inenvisageable pour le Maok, au contraire !
Par contre, clairement, si nous acceptons bien entendu toute aide contre la piraterie, et avons notamment signé, pour donner un exemple, des coopérations avec le Kaiyuan, nous serions plus réticent à ouvrir une flotte commune aussi poussée à des partenaires externes, sauf très bonne raison. L'intérêt est pour nous est en effet avant tout d'assurer l'intégrité de nos côtes et des vaisseaux qui y circulent. »
La Généralissime avait pu parler avec assurance, car il s'agissait de sujet dont elle avait souvent discuté avec son état major, mais aussi en plus petit comité, avec le Roi et la Ministre des Affaires Étrangères. Elle connaissait donc bien la position de son souverain et de ses pairs sur ce point. Après une légère pause, elle poursuivit sur un autre sujet qui l'intéressait.
Alwine Mnabinko Doumba : « Désolée d'en rester surtout aux thèmes militaires, mais ce sont ceux que je maîtrise le mieux... si vous me permettez donc une nouvelle question sur le sujet, pourriez-vous, si cela n'est pas secret, me parler des fournisseurs de l'armée d'Aiglantine ? Produit-elle ses propres armes ? Ou au contraire s'en remet-elle à l'étranger ? Le Maok est toujours à la recherche de nouveaux producteurs potentiels, particulièrement zanyanais. »
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Le Ministre était ravis de la discussion, particulièrement car il sentait tout l'enthousiasme de son interlocutrice, un enthousiasme qui montrait un intérêt au moins égal au sien pour la culture, de son pays comme des autres pays – ce dernier point justifiant sans doute bien qu'elle s'occupe des Affaires Étrangères. Il y avait quelques imprécisions dans son discours, et des erreurs flagrantes mais, vu l’isolationnisme de l'Aiglantine, il ne lui en tint pas rigueur, ne se fit pas un instant grognon ou moqueur, et entrepris au contraire de clarifier certaines choses d'un ton ouvert et amical.
Zakor Nalagek : « Si je puis me permettre, je pense tout d'abord que vous avez, peut-être, quelques idées fausses sur le christianisme... et ce n'est sans doute pas étonnant vu l’isolationnisme passé de votre île, et l'apport très ancien qu'à été la Parole du Christ sur votre île ! Avant d'aller plus loin, permettez-moi donc de clarifier quelques points et, je vous en prie, n'y voyez aucun mépris ou autre, qu'on associe souvent, hélas parfois à raison, au chrétien parlant de sa Foi, particulièrement à quelqu'un qui n'en fait pas partie... je vous assure que je ne suis pas comme ça.
Tout d'abord vous semblez confondre le Christianisme et le Catholicisme, je me permet de vous reprendre. Même si, sans doute, cela ferait très plaisir à Sa Sainteté – je parle ici du Pape – tous les chrétiens ne sont pas catholiques. Les chrétiens sont ceux qui croient au Christ, quelque soient leur confession. Ils peuvent être catholiques, orthodoxes, protestants, ou d'autres courants encore ! Une secte qui se réclamera de Jésus sera, parfois hélas, une secte chrétienne. La Chrétienté est la réunion de tous les courants qui se réclament du Christ, alors que le Catholicisme n'en est, hélas, qu'une branche parmi d'autres, bien que, pour moi, ce soit la bonne branche, vous comprenez ?
Ensuite, l'idée que les guerres de religions seraient plus fréquentes entre chrétiens de différentes confessions qu'entre chrétiens et gens d'une autre fois est, heureusement, fausse, ou du moins largement dépassée. Certes, dans certains pays, et particulièrement en Alméra centrale et occidentale, il y a eu par le passé des conflits, parfois violents, entre les différentes branches du christianisme, mais je puis vous assurer que, à ma connaissance, ceux-ci n'ont plus court nulle part sur notre belle simpoterre, heureusement ! Dans la plupart des pays, les chrétiens vivent en harmonie, et le Maok n'est pas vraiment une exception.
Pour vous donner les exemples que je connais le mieux, outre le Maok lui-même, le Thorval, le Royaume Catholique par excellence à l'heure actuelle, compte une minorité forte d'orthodoxes, plus forte qu'au Maok d'ailleurs, avec plus de deux personnes sur dix qui se réclament orthodoxes, et une minorité beaucoup plus faible de protestants. Le Viertenstein, principauté très catholique, qui d'ailleurs a apporté cette foi à mes propres ancêtres, compte une minorité protestante, de près d'une personne sur dix, parfaitement intégrée, et a étendu sa protection bienveillante à l'Agorsa'a, terre où les chrétiens de tous courants cohabitent en paix, mais où le courant le plus ancien et le plus dominant est l'orthodoxie...
Vous aurez pu noter que je parle ici des états, et cela est valable pour le Maok, des plus catholico-catholiques qui soit, ceux qui sont le plus attachés aux traditions catholiques, par exemple au célibat des prêtres, qui est un des points les plus tranchés, dans la pratique, entre catholiques et autres chrétiens... et que de nombreux autres pays catholiques n'appliquent plus, comme l'Océania par exemple ! Bref, en vous donnant les exemples les plus fidèles à la foi Catholique, j'espère vous avoir montré que celle-ci, même vécue pleinement, n'est absolument pas en conflit, nulle part à ma connaissance dans le monde, avec les autres branches du christianisme, ni d'ailleurs ces autres branches entre elles. »
Zakor avait parlé longuement, et avec une véritable passion dans la voix. La culture était sa passion, justement, et la foi un domaine qu'il trouvait à la fois primordial et particulièrement intéressant. Souriant toujours, il entrepris de se souvenir du reste de ce que lui avait dit la belle jeune femme, puis, après quelques instants, repris.
Zakor Nalagek : « Pour ce qui est de la manière dont nous nous voyons... hé bien, même si par le passé des accusations d'hérésies et des excommunications ont été lancées, aujourd'hui, la pensée d'un côté comme de l'autre est très différente. Je vais parler ici pour le Maok, dont je connais très bien la situation intérieure mais, avec quelques nuances peut-être d'un pays à l'autre, ces vérités sont, je pense, valables dans toute la Chrétienté. Nous avons vu avec les années que nous avons plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous séparent.
Nous ne suivons pas tous la même voie, certes, mais nous tendons tous vers la même destination, et nous servons tous Notre Seigneur Jésus-Christ. Est-ce que moi, catholique, je pense que les protestants ou les orthodoxes ne sont pas dans l'erreur ? Bien sûr que si, pour moi, ils le sont. Et pour un orthodoxe ou un protestant, je suis moi aussi dans l'erreur. Mais il y a plus qui nous réunis. Nous sommes tous frères et sœurs en Jésus-Christ. Je ne sais pas si je suis très clair... il n'y a pas véritablement d'hérésie entre les Catholiques, les Orthodoxes et les Protestants, à mon avis. Il y a des différences, des erreurs, mais elles sont minimes.
Comment dire ça plus simplement... disons que moi, catholique, je considère que les orthodoxes et les protestants adorent le seul véritable Dieu, simplement, ils ne le font pas de la bonne façon. Bien sûr, j'espère qu'un jour ils se rendront compte de leur erreur, mais en attendant cela ne m'empêche pas de les reconnaître comme des frères et sœurs en Jésus-Christ. De plus, dans un monde où il existe encore tant, pardonnez-moi, de païens, et où de plus en plus de chrétiens oublient les racines de leur foi, nous jugeons plus important de convertir ceux qui ne croient pas en Jésus, que ceux qui suivent, pour reprendre un mot célèbre sur le protestantisme « le chemin détourné et tortueux »... mais qui n'en mène pas moins au salut que la Voie Droite du Catholicisme.
Ici, bien sûr, mes propos sont teintés par ma propre confession, catholique. Mais les Orthodoxes ou les Protestants ont aussi cette même tolérance, cette même importance accordée à la fraternité commune dans le Christ, cette fraternité qui nous unis plus fortement que toute nos différences ne pourraient jamais nous séparer. »
La voix du Ministre sonnait avec une profonde sincérité, quand il parlait de sa Foi autant que quand il parlait de la façon qu'avaient les divers courants présents au Maok de vivre en harmonie... comme ils le faisaient aussi ailleurs dans le monde. ;
Zakor Nalagek : « Encore une fois je ne suis pas prêtre mais à titre personnel votre vision du mal me paraît... dérangeante. Peut-être juste quand elle parle de l'homme ou d'une bête, êtres imparfaits, mais pas quand elle s'applique à Dieu. Pour nous, chrétiens, Dieu n'est pas mauvais, pas même un peu. Les catastrophes que vous évoquiez sont des épreuves qu'Il nous envoie, pour des raisons qui nous dépassent parfois, mais toujours pour notre bien au final. Au contraire, le Malin, le Mauvais, celui que nos textes appellent Satan ou Lucifer, le Prince de ce Monde, est lui tout entier perdu, plongé dans la malignité. C'est lui qui concocte les plus noirs tourments, les véritables injustices, pour tenter de détourner l'homme de Dieu.
Pour nous, le Seigneur, Dieu le Père, n'est pas égal au Malin, au contraire. Lucifer fut un prince parmi les anges, mais il n'est pas l'égal de Dieu, et à la fin des temps, après avoir dominé le monde, pour tenter de séduire tous les hommes, il sera terrassé par notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ignorons pourquoi Dieu a permis l'existence de Satan, nous ne pouvons qu'évoquer le fait qu'il ait voulu nous laisser notre libre-arbitre. Néanmoins, ce genre de pensée que vous prônez, qui déclare en quelque sorte que Dieu est à la fois le bien et le mal, est pour nous fausse, et même dangereuse, ce faisant, vous ouvrez la voie à Lucifer, qui pourra faire passer son influence comme « le côté sombre de Dieu », sans plus... je ne puis que vous appeler à lutter contre lui.
Ce que je vais vous dire, et ce que je vous ai dis, vous paraît peut-être superstitieux, ou mystique, mais pour nous, au Maok, Satan est aussi réel que Dieu, et ses dangers, eux aussi, sont une réalité. Votre peuple devrait prendre garde, d'ailleurs, à ne pas se laisser séduire, aux derniers jours du monde, par la venue de la Bête... mais voilà, je crains de virer mystique à vos yeux, je ne vais donc pas poursuivre, néanmoins, sachez que mon avertissement était sincère. »
L'officiel maokorien paru hésiter un instant. Il ne voulait pas risquer de fausser les relations avec l'Aiglantine, et la chance potentielle, au-delà de celles-ci, de participer à la diffusion de la Bonne Nouvelle ici, en allant trop vite. Néanmoins, en son âme et conscience de chrétien, il ne pouvait laisser la jeune femme à la merci de tant de ténèbres. Jugeant en avoir assez dit, même si elle pourrait bien entendu revenir dessus si elle le voulait, il marqua une longue pause, puis repris.
Zakor Nalagek : « Pour en revenir à des sujets plus directs, et pour répondre à votre question, vous avez raison, tout d'abord, de mettre un conditionnel, car actuellement nous ne gérons pas grand chose de ce côté, notre population étant entièrement christianisée... néanmoins, bien sûr, cela n'a pas toujours été le cas, nous avons déjà connu ce soucis par le passé, et nous savons que, à la faveur de la venue d'étrangers, ou d'intégrations de nouveaux territoires par exemple, cela pourrait de nouveau l'être à l'avenir.
Au Maok, il n'y a pas de police de la pensée qui vas vous traquer pour vous livrer à l'Inquisition si vous êtes païenne, rassurez-vous ! La liberté religieuse est garantie dans notre pays, mais simplement la foi non-chrétienne doit rester privée. Que vous priez votre propre déité chez vous, c'est votre affaire privée, entre vous et l'Éternel. Si vous venez lancer une cérémonie païenne dans une église, hurler votre foi au milieu de la rue ou agresser les croyants, ça devient l'affaire de l'état... je pense que vous le comprenez ? La liberté religieuse oui, donc, mais les cultes non-chrétiens sont strictement privés.
L'une des raisons est que, au Maok, comme je vous l'ai dit, tout le monde est chrétien, et voir des étrangers débarquer en hurlant une foi différente serait très mal vu par les gens, tout simplement. Plus qu'une volonté de l'état, c'est une volonté du peuple. Néanmoins, encore une fois, il n'y a aucune haine religieuse, ni intolérance. Vous pourriez par exemple venir demain au Maok, et mener votre vie privée comme vous l'entendez, tant que celle-ci n'envahit pas la vie publique... et que vous n'émettez pas de blasphème en publique non plus.
Je m'explique sur ce point, qui est parfois mal compris. Vous pouvez critiquer l'église en elle-même, dire « l'évêque est un pourris », même si, soyons clair, cela ne serait jamais de bonne foi surtout à une si haute fonction, vous pouvez dire « le pape se trompe ! » ou même l'exprimer de manière plus crûe... et les résultats du dernier Concile l'ont bien montré, d'ailleurs. Mais par contre vous ne pouvez pas blasphémer. De même, dans un autre domaine, que vous pouvez critiquer le Roi, la Couronne, le gouvernement... ce que vous voulez, mais pas commettre de lèse-majesté. En somme nous sommes tolérants, mais pas avec l'intolérance... là encore, ça me semble normal. »
Zakor n'avait pu retenir un sourire en évoquant les réactions au Concile des Valeurs. Il se souvenait notamment de la sainte tempête de l'Archevêque qui avait surgit pour demander confirmation que ce qu'il tenait dans les mains – le communiqué sur le résultat du Concile – était bien une mauvaise farce faite par le gouvernement. Hélas, ça n'avait pas été le cas... il perdit un instant son sourire, mais se repris bien vite. Il gardait foi que le Saint-Père saurait écouter la voix de Dieu et revenir à des bases plus saine, et restait fidèle à la Sainte Église Urbaine. Retrouvant le sourire, il repris encore une dernière fois la parole.
Zakor Nalagek : « Si vous le permettez, j'aurai aussi une question ou plutôt je voudrais préciser ma dernière question : que pensez-vous du prosélytisme... en Aiglantine ? Pour prendre un exemple très concret, mettons que demain, un groupe de prêtre arrive chez vous, munis de visas en règle et tout le reste et, sans déprécier en rien vos valeurs, qui n'ont rien d'anti-chrétiennes, ni votre mode de vie, se mettent à prêcher et à tenter de convertir, pacifiquement et sans injure ni conflit bien sûr, vos concitoyens.
Comment réagiriez-vous ? Comment se positionnerait votre gouvernement par rapport à ça ? Certains pays l'interdisent tout simplement... certains pays ont même été jusqu'à envoyer des convois d'ânes au Pape pour que ça cesse, c'est vous dire. Et vous ? Accepteriez-vous que des prêtres, maokoriens par exemple, prêchent chez vous le message de Jésus-Christ, sa Bonne Nouvelle ? Renforcent la foi de ceux qui chez vous sont encore catholiques, et donnent aux autres la chance de pouvoir, s'ils le veulent, se convertir ? Ou bien cela vous semblerait-il une chose mauvaise, de nature à devoir être combattue ?
Je ne vous cache pas, une fois encore, que votre île, une fois popularisée dans notre presse, sera sans doute vue comme une terre idéale de mission potentielle par certains ordres religieux, et je pense qu'il est plus sain d'en discuter maintenant, et de pouvoir informer nos concitoyens de vos positions, que de n'en rien faire et d'avoir un incident diplomatique sur les bras. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Heureusement pour la Ministre, son interlocutrice semblait bien prendre ses paroles, et, de manière générale, rester plutôt enjouée, ce qui lui convenait parfaitement. Une ambiance ouverte, décontractée, était à son avis le meilleur moyen d'avancer ! Elle écouta avec attention, grimaçant une seule fois, mais cela passa vite. Elle qui avait demandé des questions, on pouvait dire qu'elle était servie, mais ce n'était pas très grave, car elle adorait ce genre de situation où chacun avait pleinement l'occasion de découvrir l'autre et ne se sentait pas limité par le cadre formel de la rencontre. Pour une fois que la discussion tournait sur des sujets plus ouverts que les habituelles questions-réponses, elle ne s'en plaindrait sûrement pas ! Au lieu de cela, elle prit simplement quelques instants pour bien lister les interrogations de la Présidente, et être sûre de n'en rien oublier, avant de lui répondre.
Malinia Namalik Balioko : « Hé bien, je réclamais des questions, je suis servie... je constate que vous savez contenter vos partenaires en négociation ! Avant d'y répondre toutefois je me permettrais une petite remarque, c'est que, selon l'étiquette maokorienne, il faut appeler Sa Majesté... hé bien Sa Majesté. Ou Roi Ménélok IV. Ou « votre souverain », ou autre variation du même thème. Mais j'ai bien peur que « Monsieur Ménélok IV » ne puisse jamais convenir, et risquerait de choquer profondément mes compatriotes dans la bouche d'un officiel d'Aiglantine, ou d'ailleurs, soit dit en passant.
Non pas que je tienne absolument à vous reprendre, vous êtes bien entendu libre de vos paroles en privée, et je ne suis pas du genre à m'offusquer facilement, surtout lors d'une première rencontre ! Mais, si Sa Majesté elle-même pourrait être compréhensive, je crains que cela ne passe surtout très très mal au près de notre peuple, si vous avez l'occasion de parler dans la presse en écho jusqu'au Maok, ou de vous y rendre, ce qui j'espère sera le cas un jour. Le peuple est souvent le plus attaché à la dignité de notre souverain, qui pour lui reflète celle du pays. »
Le ton de Malinia était resté ouvert et amical, loin de se faire offusqué, au contraire. Elle souhaitait simplement éviter un incident diplomatique futur, qui ne manquait pas d'arriver si, devant le peuple, le chef d'une nation dont elle espérait faire un allié proche donnait du « monsieur » au Roi. Elle voyait déjà le tollé que cela ferait, jusqu'au Parlement, d'autant plus venant d'un état républicain et païen. Néanmoins, elle ne voulait pas donner l'impression à son interlocutrice de chercher à la mettre mal à l'aise, aussi enchaîna-t-elle rapidement.
Malinia Namalik Balioko : « Pour en revenir à vos questions, reprenons-les dans l'ordre, autant que je puisse m'en souvenir ! Tout d'abord, le point technologique... je voudrais avant tout profiter de l'occasion pour dissiper un malentendu que, de bonne foi, nombre de personnes font, et qui, de mauvaise foi cette fois, est de nature à être repris par toutes sortes de populistes et d'ennemis de la paix. Les Saintes Écritures ne refusent en rien le modernisme. Les Saintes Écritures n'en parlent pas du tout, en fait.
La preuve, le Thorval lui-même a lancé, de ce que j'ai appris discrètement lors de ma visite en Agorsa'a, son propre réseau internet, auquel ont adhéré d'autres pays « très chrétiens », pour reprendre un classement un peu facile. Et je ne prend là que l'exemple des chrétiens les plus fidèles qui soient, ceux qui sont comparables, par leur piété, aux maokoriens. Si l'on prend le christianisme au sens plus large, un autre grand réseau internet par exemple est océanien, nation elle aussi chrétienne, bien que peut-être un peu dévoyée de notre point de vue...
Mais je m'égare ! Désolé, cela a tendance à m'arriver souvent, tant la diplomatie est un sujet vaste ! Pour en revenir à votre question, le progrès technologique n'est pas bannis du Maok bien sûr, nous ne sommes pas des obscurantistes ! Vous citez un très bon exemple avec le volet médical. Dès notre ouverture au monde, nous avons cherché à nous améliorer dans ce domaine, notamment en envoyant nos étudiants être formés dans les meilleurs universités dans ce domaine à l'international, par exemple, mais pas seulement, dans l'Empire du Kaiyuan, pour pouvoir revenir le pratiquer et l'enseigner au Maok.
Nous sommes tout à fait pour le progrès « utile »... mais nous ne considérons pas qu'avoir le dernier téléphone 18G, l'ordinateur dernier-cri ou une télévision de la taille d'une feuille de papier soient des progrès utiles. Comme je l'ai dis nous avons le téléphone fixe et la radio, et cela nous suffit largement. Nous préférons passer du temps libre à l'Église, au près de Dieu, ou encore entre amis, chacun devant sa maison, ou l'un chez l'autre, ou encore à la taverne locale, entre autres exemple. Plutôt que de s'abrutir devant une télévision et de supporter une masse de publicité pour quelques miettes d'informations pré-mâchées, nous préférons lire le journal et en discuter avec le voisin...
Ce n'est pas tant un refus de la technologie au sens large que de ce qui nous semble inutile. Je vous assure que tous, jusqu'au fin-fond du Maok, sont bien informés de ce qui se passe dans le pays et le monde. Nul besoin d'internet pour cela. Plus qu'un choix de conviction, il s'agit surtout d'un manque criant d'intérêt de nos concitoyens, qui pour le moment n'ont pas non plus d'intérêt pour toute une série d'appareils jugés « vitaux » par nombre de pays évolués, et qui chez nous sont surtout vu comme générateurs d'oisiveté... et de coût, par le courant qu'ils utilisent.
En résumé, sommes nous fermé au progrès ? Non, pas du tout, particulièrement pas dans des domaines comme la santé par exemple, où de vrais progrès peuvent être faits, je pense notamment à la chirurgie par exemple. Ou encore en matière d'énergies vertes, comme les centrales hydroélectriques. Ou même encore, pour prendre un autre exemple, dans le domaine militaire, où le fait d'avoir une bonne technologie peut permettre de gagner une guerre avec moins de coût humain ou, mieux encore, d'éviter tout simplement la guerre ! Mais est-ce que nous voulons nous abrutir avec tous les gadget que le monde a développé en soixante ans, pendant que nous ne regardions pas ? Certainement pas ! »
La Ministre restait ouverte et souriante tout en répondant, comme elle l'avait été face aux journalistes. Elle était tout à fait à l'aise avec cette question, tout comme elle avait été à l'aise avec le faire de dire « non, merci », quand le Prince du Kaiyuan lui avait proposé de l'aide pour doter le gouvernement d'équipement « dernier cri ». Et ce fut en gardant le sourire qu'elle enchaîna.
Malinia Namalik Balioko : « Pour vous répondre sur, donc, Sa Majesté, en effet, elle a été préparée depuis toujours à devoir prendre la Couronne, même si cela c'est fait plus tôt que prévu originellement... sans vouloir entrer dans les détails de l'histoire dynastique, qui doivent assez peu intéresser une république, sa tante, la Reine Mabolania I, que Dieu garde son âme, était malheureusement stérile, et le frère de celle-ci, le père de notre Roi donc, périt avant elle, de sorte que le jeune Prince Ménélok fut dès lors l'héritier direct du Trône, sur lequel il fini en effet bel et bien par monter, comme vous le savez.
Il fut donc toujours préparé à assumer ses responsabilités un jour et, dès la mort de son père, à le faire dans un avenir assez proche. Et j'ose espérer pouvoir dire, sans fausse modestie, que cette préparation a porté ses fruits. Néanmoins, s'il sent qu'il est inapte à sa charge, un Roi – ou une Reine d'ailleurs – peut refuser la Couronne, sauf s'il n'y a pas d'autre héritier, et un souverain peut toujours abdiquer s'il sent qu'il a été au bout de ses forces. Ce genre de cas reste assez rare dans notre histoire, mais cela est bel et bien déjà arrivé et reste toujours possible.
Pour ce qu est du fonctionnement démocratique, si je doute qu'une idée de référendum systématique puisse un jour prendre au Maok, tant les citoyens font confiance au Roi de manière générale, et savent comment lui faire savoir autrement que leur attention est en alerte, ou qu'ils sont en désaccord, sur des points précis, au niveau local, il ne faut pas croire que, sur le fond, les choses sont si différente. Un chef de clan, de tribu ou de village est bien plus le père d'une famille très élargie qu'un tyran ou un despote ! Il ne gouverne bien sûr pas sans ses concitoyens, et il en va de même à tous les échelons du pouvoir.
Je pense, si je peux me permettre un conseil, que vous devriez peut-être vous renseigner plus en avant sur les royaumes chrétiens traditionnels ou, à ma connaissance, il n'en est pas un qui n'intègre, parfois très fortement, ce que l'on a maintenant coutume de dénommer un peu pompeusement « démocratie directe ou participative » et qui chez nous n'est que du bon sens. Le cas du Thorval notamment mériterait peut-être votre attention, vous y découvririez une démocratie locale très directe et on ne peut plus participative ! Et si les mécanismes au Maok sont moins connus, ils n'en sont pas moins présents également.
Pour ceux qui prennent le temps d'aller au-delà de l'apparence les affreux « royaumes avec tyranie de droit divine » parfois si caricaturés et critiqués par certaines organisations peuvent se révéler bien plus « démocratiques », quoique ce mot soit malheureusement devenu connoté, maintenant, que bien des républiques auto-proclamées, croyez-moi. Je ne veux pas vous abrutir de mots – je parle déjà assez – mais croyez-moi si vous en avez le temps, cela vaudrait bien quelques recherches, et pourrait vous apporter de belles et positives surprises. »
En effet, la Ministre parlait beaucoup, mais les sujets abordés en face avaient été bien vastes, il fallait l'avouer ! Elle marqua donc une pause et en profita pour regarder quelques instants par la fenêtre, curieuse de découvrir la ville qu'elle traversait, et rassemblant ses idées à propos de la dernière interrogation de son interlocutrice. Finalement, au bout de quelques instants, elle repris donc la parole sur ce dernier volet.
Malinia Namalik Balioko : « Pour ce qui est de vos relations, le moins que l'on puisse dire est qu'elles sont ouvertes et variées... et c'est également ce genre de diplomatie que veut mener le Maok. Notre ligne politique est très ouverte, et nous acceptons de traiter avec tout le monde ou presque, c'est à dire que quelque demande que nous recevions nous y répondrons. Nous avons également une diplomatie active, qui, lors des moments de calmes dans les rencontres que l'on nous demande, s'applique à élargir d'elle-même le champ diplomatique du Maok, comme nous l'avons fait en vous contactant, mais comme nous comptons aussi le faire plus tard avec d'autres !
Actuellement, le Maok entretient déjà des liens formels, sur le continent même, avec l'Agorsa'a ou l'Androvie, pour vous citer deux exemples, et vous bien entendu, bien sûr, mais aussi en-dehors, avec des liens officialisés aussi bien au Makara qu'en Alméra ou au Jeekim, avec des pays comme l'Empire du Kaiyuan, la République d'Endo, la Principauté de Viertenstein ou encore la République de Sébaldie, par exemple, et il est des états chez qui nous avons également juste une ambassade, généralement à cause de ralentissement dans la diplomatie de leur côté, comme par exemple le Royaume de Tyrance, entre le Zanyane et l'Alméra.
Dans les jours et les mois qui viennent, nous avons également de très nombreuses rencontres de programmées, attendant parfois confirmations de l'autre côté, et parfois déjà totalement réglé, avec le Royaume de Thorval notamment, et donc également avec le Bardaran et le Qabar, à terme, mais aussi avec le Royaume de Perlian, au Vicaskaran, ou encore, sur notre propre continent, les Républiques de Gowa et de Kweku... bref, comme vous le voyez notre vision est large, reprenant aussi bien des royaumes que des républiques, des états de notre continent comme des autres continent, sans distinction.
Plus loin encore nous avons encore bien d'autres projets de contacts, notamment au Thyroptis et au Barebjal, les deux continents les plus proches du Maok mais avec qui, malheureusement, nous n'avons pas encore pu nouer de lien à l'heure actuelle... mais pour nous ce n'est que partie remise, cela viendra bientôt ! Nous rêvons d'une diplomatie très large, qui permettra seule d'assurer la paix, pour nous et aussi pour le Zanyane voir un jour lointain pour le monde ! Les seuls pays avec qui nous ne pourrions traiter seraient ceux qui voudraient notre ruine, bien sûr, ou qui par exemple prôneraient la persécution des chrétiens ou la destruction aveugle de toute forme de royauté et qui donc, bien évidemment, ne pourraient pas rentrer en contact avec nous.
Au-delà de tout cela, j'ai aussi un grand projet, et Sa Majesté le partage, mais je pense qu'il est encore un peu tôt pour en parler, ce serait mieux de le faire quand nous serons tous réunis... et je viens déjà de parler longuement ! Je vous laisse la parole, Madame la Présidente, pour toute remarque ou question que vous pourriez avoir ! Par exemple avez-vous, de votre côté, des pays avec lesquels vous ne pourriez pas traiter, quoi qu'il arrive ? »
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Une courte réaction de méfiance avait semblé passé sur le visage de l'interlocutrice d'Alwine, mais heureusement celle-ci c'était vite estompée, au profit d'un retour de son sourire, et les explications étaient venues, sur la base elle-même, et sur les relations de l'Aiglantine avec la Fiémance, également. La Généralissime écouta avec la même attention calme mais aiguisée dont elle avait fait preuve jusque-là, et qu'elle réserva également à la question qui lui fut ensuite posée. Elle prit un instant de réflexion, puis entreprit de répondre.
Alwine Mnabinko Doumba : « Je vous remercie pour vos explications, et pour vos avis. Je partage largement votre analyse sur la Fiémance, et la violence des conflits dans le sud du continent a d'ailleurs fait partie des raisons qui ont poussé Sa Majesté à considérer que nous ne pouvions plus rester dans notre isolationnisme, que nous devions, au contraire, nous ouvrir, et faire rayonner notre stabilité à la grande longévité sur l'ensemble du continent, pour permettre à tous de se construire eux-aussi dans la paix, comme nous l'avons faits.
Hélas, cela est arrivé trop tard pour sauver la présence concrète de la Fiémance au Zanyane, et personnellement je le regrette. Le Maok est bien placé pour savoir que l'influence venue d'outre-mer peut être salvatrice, un déclic qui permet à un pays de franchir un pas nouveau pas en avant. Et nous avons vu aussi ce qui se passe quand l'autorité « coloniale », comme on dit, relâche brusquement la pression... de ce fait, nous ne pouvons que souhaiter aux habitants des territoires abandonnés par le Saint-Empire et la Fiémance de pouvoir connaître un destin aussi heureux par la suite que celui que connu le Maok, mais nous comprenons leurs épreuves.
Je ne suis pas d'accord par contre quand vous dites que le Zanyane n'est pas libre, ou du moins, les terres qui ne le sont pas ne le sont que parce qu'elles le veulent bien. Et qu'on ne me dise pas que faire partie d'un ensemble plus vaste, c'est forcément ne pas être libre ! Le Maok sous protectorat restait libre, et aujourd'hui des terres comme Bardaran ou l'Agorsa'a, ou d'autres moins évidemment alliés outre-mer, ne sont pas forcément des terres « en esclavage ». C'est ce genre de position qui a mené à la guerre dernièrement, et au départ de la Fiémance par exemple. Pour moi s'il faut construire le Zanyane nouveau c'est avec tous ses habitants. Sinon, nous ne construirons qu'un nouveau champ de bataille... »
Une pointe de passion était venu se glisser dans la voix de la militaire. Il était visible que même si la guerre était son métier, et en vérité sa vocation, ce n'était pas pour autant son but on son obsession. La vision encrée par six décennies d'unité parfaite et de total renfermement, à savoir l'armée comme moyen de se défendre et de repousser l'ennemi, était bien encré en elle comme dans l'esprit de la plupart des maokoriens.
Alwine Mnabinko Doumba : « Je serai bien entendue également ravie de vous en dire plus sur la flotte commune que nous avons mis en place avec l'Agorsa'a. Son but premier est de sécuriser le flux commercial et humain entre le Maok et l'Agorsa'a, principalement contre les pirates. Plus largement, son but est également de lutter chaque fois que cela est possible contre la piraterie dans la région, en lançant des contre-attaques par exemple, où en se portant contre des pirates opérant en zone internationale, ou dans des eaux territoriales où elle serait bienvenue, et cela même si les dits pirates ne sont pas en train de se prendre à nos navires.
Pour l'heure, elle est relativement modeste, puisqu'elle reprend, comme je l'ai dis, une dizaine de vaisseaux, à savoir un croiseur, une frégate, une corvette et sept patrouilleurs, mis à disposition par les deux pays, ce qui, réunis, offre une belle puissance de feu, surtout contre des pirates ! Jusqu'ici, tous nos engagements ont été victorieux, et souvent la vue d'un de nos gros navires de guerre, surtout la frégate maokorienne ou le croiseur d'Agorsa'a, suffisent à faire fuir les pirates les moins décidés... ou à mettre en fuite après affrontement les plus audacieux, aussi !
Nous avons placé cette escadre sous une double amirauté, composée d'officiers des deux pays, et les missions de protection s’opèrent souvent avec des navires venus des deux pays mélangés, et protégeant aussi bien des navires d'un pays que de l'autre, ou des deux. Il est aussi prévu qu'en cas d'attaque sur l'un de nos pays, et vu les traités de défense qui nous lient par ailleurs l'un à l'autre, quoique en un point séparé de celui-ci, les navires puissent librement retourner dans leurs flottes d'origine, ou au contraire que la flotte commune soit déployée au combat comme une unité unie.
Si vous avez d'autres questions sur la flotte elle-même, n'hésitez pas. Pour ce qui est de l'idée que j'ai cru percevoir, si je ne me trompe, à savoir agrandir cette coopération pour inclure l'Aiglantine, par exemple, c'est à mes yeux possible, que ce soit en envisageant un accord séparé ou, mieux, une extension de l'accord existant... tout cela néanmoins devrait se négocier bien entendu en présence de l'Agorsa'a, et peut-être avec l'aide d'autres pays zanyanais, qui sait. Néanmoins, sur papier, si j'ose dire, l'idée n'est pas du tout inenvisageable pour le Maok, au contraire !
Par contre, clairement, si nous acceptons bien entendu toute aide contre la piraterie, et avons notamment signé, pour donner un exemple, des coopérations avec le Kaiyuan, nous serions plus réticent à ouvrir une flotte commune aussi poussée à des partenaires externes, sauf très bonne raison. L'intérêt est pour nous est en effet avant tout d'assurer l'intégrité de nos côtes et des vaisseaux qui y circulent. »
La Généralissime avait pu parler avec assurance, car il s'agissait de sujet dont elle avait souvent discuté avec son état major, mais aussi en plus petit comité, avec le Roi et la Ministre des Affaires Étrangères. Elle connaissait donc bien la position de son souverain et de ses pairs sur ce point. Après une légère pause, elle poursuivit sur un autre sujet qui l'intéressait.
Alwine Mnabinko Doumba : « Désolée d'en rester surtout aux thèmes militaires, mais ce sont ceux que je maîtrise le mieux... si vous me permettez donc une nouvelle question sur le sujet, pourriez-vous, si cela n'est pas secret, me parler des fournisseurs de l'armée d'Aiglantine ? Produit-elle ses propres armes ? Ou au contraire s'en remet-elle à l'étranger ? Le Maok est toujours à la recherche de nouveaux producteurs potentiels, particulièrement zanyanais. »
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Le Ministre était ravis de la discussion, particulièrement car il sentait tout l'enthousiasme de son interlocutrice, un enthousiasme qui montrait un intérêt au moins égal au sien pour la culture, de son pays comme des autres pays – ce dernier point justifiant sans doute bien qu'elle s'occupe des Affaires Étrangères. Il y avait quelques imprécisions dans son discours, et des erreurs flagrantes mais, vu l’isolationnisme de l'Aiglantine, il ne lui en tint pas rigueur, ne se fit pas un instant grognon ou moqueur, et entrepris au contraire de clarifier certaines choses d'un ton ouvert et amical.
Zakor Nalagek : « Si je puis me permettre, je pense tout d'abord que vous avez, peut-être, quelques idées fausses sur le christianisme... et ce n'est sans doute pas étonnant vu l’isolationnisme passé de votre île, et l'apport très ancien qu'à été la Parole du Christ sur votre île ! Avant d'aller plus loin, permettez-moi donc de clarifier quelques points et, je vous en prie, n'y voyez aucun mépris ou autre, qu'on associe souvent, hélas parfois à raison, au chrétien parlant de sa Foi, particulièrement à quelqu'un qui n'en fait pas partie... je vous assure que je ne suis pas comme ça.
Tout d'abord vous semblez confondre le Christianisme et le Catholicisme, je me permet de vous reprendre. Même si, sans doute, cela ferait très plaisir à Sa Sainteté – je parle ici du Pape – tous les chrétiens ne sont pas catholiques. Les chrétiens sont ceux qui croient au Christ, quelque soient leur confession. Ils peuvent être catholiques, orthodoxes, protestants, ou d'autres courants encore ! Une secte qui se réclamera de Jésus sera, parfois hélas, une secte chrétienne. La Chrétienté est la réunion de tous les courants qui se réclament du Christ, alors que le Catholicisme n'en est, hélas, qu'une branche parmi d'autres, bien que, pour moi, ce soit la bonne branche, vous comprenez ?
Ensuite, l'idée que les guerres de religions seraient plus fréquentes entre chrétiens de différentes confessions qu'entre chrétiens et gens d'une autre fois est, heureusement, fausse, ou du moins largement dépassée. Certes, dans certains pays, et particulièrement en Alméra centrale et occidentale, il y a eu par le passé des conflits, parfois violents, entre les différentes branches du christianisme, mais je puis vous assurer que, à ma connaissance, ceux-ci n'ont plus court nulle part sur notre belle simpoterre, heureusement ! Dans la plupart des pays, les chrétiens vivent en harmonie, et le Maok n'est pas vraiment une exception.
Pour vous donner les exemples que je connais le mieux, outre le Maok lui-même, le Thorval, le Royaume Catholique par excellence à l'heure actuelle, compte une minorité forte d'orthodoxes, plus forte qu'au Maok d'ailleurs, avec plus de deux personnes sur dix qui se réclament orthodoxes, et une minorité beaucoup plus faible de protestants. Le Viertenstein, principauté très catholique, qui d'ailleurs a apporté cette foi à mes propres ancêtres, compte une minorité protestante, de près d'une personne sur dix, parfaitement intégrée, et a étendu sa protection bienveillante à l'Agorsa'a, terre où les chrétiens de tous courants cohabitent en paix, mais où le courant le plus ancien et le plus dominant est l'orthodoxie...
Vous aurez pu noter que je parle ici des états, et cela est valable pour le Maok, des plus catholico-catholiques qui soit, ceux qui sont le plus attachés aux traditions catholiques, par exemple au célibat des prêtres, qui est un des points les plus tranchés, dans la pratique, entre catholiques et autres chrétiens... et que de nombreux autres pays catholiques n'appliquent plus, comme l'Océania par exemple ! Bref, en vous donnant les exemples les plus fidèles à la foi Catholique, j'espère vous avoir montré que celle-ci, même vécue pleinement, n'est absolument pas en conflit, nulle part à ma connaissance dans le monde, avec les autres branches du christianisme, ni d'ailleurs ces autres branches entre elles. »
Zakor avait parlé longuement, et avec une véritable passion dans la voix. La culture était sa passion, justement, et la foi un domaine qu'il trouvait à la fois primordial et particulièrement intéressant. Souriant toujours, il entrepris de se souvenir du reste de ce que lui avait dit la belle jeune femme, puis, après quelques instants, repris.
Zakor Nalagek : « Pour ce qui est de la manière dont nous nous voyons... hé bien, même si par le passé des accusations d'hérésies et des excommunications ont été lancées, aujourd'hui, la pensée d'un côté comme de l'autre est très différente. Je vais parler ici pour le Maok, dont je connais très bien la situation intérieure mais, avec quelques nuances peut-être d'un pays à l'autre, ces vérités sont, je pense, valables dans toute la Chrétienté. Nous avons vu avec les années que nous avons plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous séparent.
Nous ne suivons pas tous la même voie, certes, mais nous tendons tous vers la même destination, et nous servons tous Notre Seigneur Jésus-Christ. Est-ce que moi, catholique, je pense que les protestants ou les orthodoxes ne sont pas dans l'erreur ? Bien sûr que si, pour moi, ils le sont. Et pour un orthodoxe ou un protestant, je suis moi aussi dans l'erreur. Mais il y a plus qui nous réunis. Nous sommes tous frères et sœurs en Jésus-Christ. Je ne sais pas si je suis très clair... il n'y a pas véritablement d'hérésie entre les Catholiques, les Orthodoxes et les Protestants, à mon avis. Il y a des différences, des erreurs, mais elles sont minimes.
Comment dire ça plus simplement... disons que moi, catholique, je considère que les orthodoxes et les protestants adorent le seul véritable Dieu, simplement, ils ne le font pas de la bonne façon. Bien sûr, j'espère qu'un jour ils se rendront compte de leur erreur, mais en attendant cela ne m'empêche pas de les reconnaître comme des frères et sœurs en Jésus-Christ. De plus, dans un monde où il existe encore tant, pardonnez-moi, de païens, et où de plus en plus de chrétiens oublient les racines de leur foi, nous jugeons plus important de convertir ceux qui ne croient pas en Jésus, que ceux qui suivent, pour reprendre un mot célèbre sur le protestantisme « le chemin détourné et tortueux »... mais qui n'en mène pas moins au salut que la Voie Droite du Catholicisme.
Ici, bien sûr, mes propos sont teintés par ma propre confession, catholique. Mais les Orthodoxes ou les Protestants ont aussi cette même tolérance, cette même importance accordée à la fraternité commune dans le Christ, cette fraternité qui nous unis plus fortement que toute nos différences ne pourraient jamais nous séparer. »
La voix du Ministre sonnait avec une profonde sincérité, quand il parlait de sa Foi autant que quand il parlait de la façon qu'avaient les divers courants présents au Maok de vivre en harmonie... comme ils le faisaient aussi ailleurs dans le monde. ;
Zakor Nalagek : « Encore une fois je ne suis pas prêtre mais à titre personnel votre vision du mal me paraît... dérangeante. Peut-être juste quand elle parle de l'homme ou d'une bête, êtres imparfaits, mais pas quand elle s'applique à Dieu. Pour nous, chrétiens, Dieu n'est pas mauvais, pas même un peu. Les catastrophes que vous évoquiez sont des épreuves qu'Il nous envoie, pour des raisons qui nous dépassent parfois, mais toujours pour notre bien au final. Au contraire, le Malin, le Mauvais, celui que nos textes appellent Satan ou Lucifer, le Prince de ce Monde, est lui tout entier perdu, plongé dans la malignité. C'est lui qui concocte les plus noirs tourments, les véritables injustices, pour tenter de détourner l'homme de Dieu.
Pour nous, le Seigneur, Dieu le Père, n'est pas égal au Malin, au contraire. Lucifer fut un prince parmi les anges, mais il n'est pas l'égal de Dieu, et à la fin des temps, après avoir dominé le monde, pour tenter de séduire tous les hommes, il sera terrassé par notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ignorons pourquoi Dieu a permis l'existence de Satan, nous ne pouvons qu'évoquer le fait qu'il ait voulu nous laisser notre libre-arbitre. Néanmoins, ce genre de pensée que vous prônez, qui déclare en quelque sorte que Dieu est à la fois le bien et le mal, est pour nous fausse, et même dangereuse, ce faisant, vous ouvrez la voie à Lucifer, qui pourra faire passer son influence comme « le côté sombre de Dieu », sans plus... je ne puis que vous appeler à lutter contre lui.
Ce que je vais vous dire, et ce que je vous ai dis, vous paraît peut-être superstitieux, ou mystique, mais pour nous, au Maok, Satan est aussi réel que Dieu, et ses dangers, eux aussi, sont une réalité. Votre peuple devrait prendre garde, d'ailleurs, à ne pas se laisser séduire, aux derniers jours du monde, par la venue de la Bête... mais voilà, je crains de virer mystique à vos yeux, je ne vais donc pas poursuivre, néanmoins, sachez que mon avertissement était sincère. »
L'officiel maokorien paru hésiter un instant. Il ne voulait pas risquer de fausser les relations avec l'Aiglantine, et la chance potentielle, au-delà de celles-ci, de participer à la diffusion de la Bonne Nouvelle ici, en allant trop vite. Néanmoins, en son âme et conscience de chrétien, il ne pouvait laisser la jeune femme à la merci de tant de ténèbres. Jugeant en avoir assez dit, même si elle pourrait bien entendu revenir dessus si elle le voulait, il marqua une longue pause, puis repris.
Zakor Nalagek : « Pour en revenir à des sujets plus directs, et pour répondre à votre question, vous avez raison, tout d'abord, de mettre un conditionnel, car actuellement nous ne gérons pas grand chose de ce côté, notre population étant entièrement christianisée... néanmoins, bien sûr, cela n'a pas toujours été le cas, nous avons déjà connu ce soucis par le passé, et nous savons que, à la faveur de la venue d'étrangers, ou d'intégrations de nouveaux territoires par exemple, cela pourrait de nouveau l'être à l'avenir.
Au Maok, il n'y a pas de police de la pensée qui vas vous traquer pour vous livrer à l'Inquisition si vous êtes païenne, rassurez-vous ! La liberté religieuse est garantie dans notre pays, mais simplement la foi non-chrétienne doit rester privée. Que vous priez votre propre déité chez vous, c'est votre affaire privée, entre vous et l'Éternel. Si vous venez lancer une cérémonie païenne dans une église, hurler votre foi au milieu de la rue ou agresser les croyants, ça devient l'affaire de l'état... je pense que vous le comprenez ? La liberté religieuse oui, donc, mais les cultes non-chrétiens sont strictement privés.
L'une des raisons est que, au Maok, comme je vous l'ai dit, tout le monde est chrétien, et voir des étrangers débarquer en hurlant une foi différente serait très mal vu par les gens, tout simplement. Plus qu'une volonté de l'état, c'est une volonté du peuple. Néanmoins, encore une fois, il n'y a aucune haine religieuse, ni intolérance. Vous pourriez par exemple venir demain au Maok, et mener votre vie privée comme vous l'entendez, tant que celle-ci n'envahit pas la vie publique... et que vous n'émettez pas de blasphème en publique non plus.
Je m'explique sur ce point, qui est parfois mal compris. Vous pouvez critiquer l'église en elle-même, dire « l'évêque est un pourris », même si, soyons clair, cela ne serait jamais de bonne foi surtout à une si haute fonction, vous pouvez dire « le pape se trompe ! » ou même l'exprimer de manière plus crûe... et les résultats du dernier Concile l'ont bien montré, d'ailleurs. Mais par contre vous ne pouvez pas blasphémer. De même, dans un autre domaine, que vous pouvez critiquer le Roi, la Couronne, le gouvernement... ce que vous voulez, mais pas commettre de lèse-majesté. En somme nous sommes tolérants, mais pas avec l'intolérance... là encore, ça me semble normal. »
Zakor n'avait pu retenir un sourire en évoquant les réactions au Concile des Valeurs. Il se souvenait notamment de la sainte tempête de l'Archevêque qui avait surgit pour demander confirmation que ce qu'il tenait dans les mains – le communiqué sur le résultat du Concile – était bien une mauvaise farce faite par le gouvernement. Hélas, ça n'avait pas été le cas... il perdit un instant son sourire, mais se repris bien vite. Il gardait foi que le Saint-Père saurait écouter la voix de Dieu et revenir à des bases plus saine, et restait fidèle à la Sainte Église Urbaine. Retrouvant le sourire, il repris encore une dernière fois la parole.
Zakor Nalagek : « Si vous le permettez, j'aurai aussi une question ou plutôt je voudrais préciser ma dernière question : que pensez-vous du prosélytisme... en Aiglantine ? Pour prendre un exemple très concret, mettons que demain, un groupe de prêtre arrive chez vous, munis de visas en règle et tout le reste et, sans déprécier en rien vos valeurs, qui n'ont rien d'anti-chrétiennes, ni votre mode de vie, se mettent à prêcher et à tenter de convertir, pacifiquement et sans injure ni conflit bien sûr, vos concitoyens.
Comment réagiriez-vous ? Comment se positionnerait votre gouvernement par rapport à ça ? Certains pays l'interdisent tout simplement... certains pays ont même été jusqu'à envoyer des convois d'ânes au Pape pour que ça cesse, c'est vous dire. Et vous ? Accepteriez-vous que des prêtres, maokoriens par exemple, prêchent chez vous le message de Jésus-Christ, sa Bonne Nouvelle ? Renforcent la foi de ceux qui chez vous sont encore catholiques, et donnent aux autres la chance de pouvoir, s'ils le veulent, se convertir ? Ou bien cela vous semblerait-il une chose mauvaise, de nature à devoir être combattue ?
Je ne vous cache pas, une fois encore, que votre île, une fois popularisée dans notre presse, sera sans doute vue comme une terre idéale de mission potentielle par certains ordres religieux, et je pense qu'il est plus sain d'en discuter maintenant, et de pouvoir informer nos concitoyens de vos positions, que de n'en rien faire et d'avoir un incident diplomatique sur les bras. »
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Leraptopes
[alb]C'est toujours attentivement qu'elle écouta la Ministre parler, les sujets abordés étant nombreux, elle devait se concentrer. Tout d’abord elle se pinça les lèvres, un peu surprise par la remarque de Malinia. Enfin surprise, oui et non. Il est vrai qu'il est d'usage d'employer des titres honorifiques et spécifiques lorsque l'on s'adresse ou parle d'un Roi. Elle avait parlé sans réfléchir – Quelle conne – mais cela lui avait paru tellement évident, "Monsieur" et "Madame" étant déjà en soit une profonde marque de respect et pas seulement un état civil. Et le roi du Lito qui lui avait autrefois fait la remarque contraire, la priant de l'appeller simplement Monsieur. Les cultures sont différentes et elles ne devaient surtout pas l'oublier pour éviter un quelconque incident diplomatique. Son interlocutrice avait eu parfaitement raison de le lui faire remarquer, d'autant plus que celle-ci restait tout à fait aimable en dépit que cela ai pu, malheureusement, la contrarier.
Elle hocha la tête et continua d'écouter poliment la ministre.
Elle écouta avec attention toutes ses paroles sur la technologie au Maok en générale, et une question supplémentaire lui vînt même à l'esprit...puis Malinia se mit à parler du Roi, et lorsqu'elle mentionna plus précisément le nom de Sa Majesté Mabolania I, elle ne pu que lâcher intérieurement qu'un "oh..." de compassion.
Elle continua d'écouter avec intéret, même si elle s'était quelque peu perdu pendant un temps. Elle avait ses raisons. Mais elle était heureuse de pouvoir discuter.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et un peu gênée]
"Pardonnez mon erreur de langage, Madame, mais je tiens vraiment à préciser que je parlais de Sa Majesté Menelok avec tout mon plus profond respect. Je respecte sincèrement le Roi pour le titre qu'il porte. Jamais je ne me permettrais de manquer de respect à quelqu'un, quel qu’il soit. "Monsieur" est une marque de distinction ici, elle véhicule le respect, tout comme "Madame" ou "Mademoiselle". Nous avions déjà reçu Mo...Sa Majesté Idriss Ier, Roi du Lito, qui nous avait humblement prié de l'appeler Monsieur. Je m'en excuse, cela ne se voulait nullement offensant je vous l'assure!"
[alb]Elle passa sa main dans ses cheveux en avalant sa salive. Elle essaya de se reprendre, bien que sa voix pu paraître étranglé au premier abord. C'est au fur et à mesure qu'elle parlait qu'elle reprit peu à peu son assurance.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Et bien...je vous remercie pour ces détails, tous plus intéressant les uns que les autres. Il s'agissait peut être d'un préjugé, qui semble ma foi répendu d'après ce que je comprend, de dire que les Saintes Ecriture interdisaient le progrès.
Je connais encore très peu le Thorval, ce pays nous avait contacté il y a quelques mois lors de la crise de Cécopie et nous avait parue être pleine de vertue. Mais je vous posais justement cette question car, de ce que j'ai pu apprendre de mes maigres sources, le Thorval semblait beaucoup moins...le mot ne me revient pas, mais le Thorval est très différent de l'Océania par exemple en matière d'infrastructure. Elle me parait beaucoup plus traditionaliste, tout comme le Maok d'ailleurs...et les valeurs chrétiennes y sont très présente, alors c'est pourquoi j'en suis venu à cette même conclusion, que peut-être, les Saintes-écritures pronaient une vie loin de la technologie...
Et du coup je ne pensais pas que le Thorval disposait d'internet, mais je ne sais pas si je devrais être surprise, il serait bien malvenue de critiquer un si grand pays uniquement pour l'absence d'un réseau internet. Après tout, nous n'avons nous même que deux points de connexion dans tout le pays, à la Grande Bibliothèque de Balthazard et à la Mairie. Et ce depuis peu.
C'est une excellente chose que de privilégier les échanges étudiants, enfin s'agit-il vraiment d'échanges ou bien seuls vos étudiants se rendent dans les écoles de médecines kayuannes? Nous souhaitons nous aussi donner le plus d'opportunités pour nos étudiants, et c'est pourquoi nous essayons de signer des accords de ce type avec tous les pays avec qui nous traitons, et j'espère sincèrement que le Maok ne fera pas figure d'exception.
Je partage votre avis, je n'ai jamais vraiment aimé la technologie même si je me rends compte qu'elle peut grandement simplifier la vie. Notre Secrétaire Nationale de l'énergie s'exaspère continuellement sur tous ces appareils de plus en plus gourmand. Mais avec toutes nos obligations, je puis vous assurer que machine-à-laver, lave-vaisselle et autre fer à repasser sauvent des vies. Pour ce qui est de la télévision, je ne la regarde que très rarement, sauf pour écouter de la musique ou regarder les informations. Après, je pense que nous avons le choix d'utiliser ces appareils. Mais certains d'entre eux peuvent bouleverser un peu trop nos habitudes, et nous serions tenté d'utiliser des outils analogiques. J'ai un ordinateur dans mon bureau depuis peu, et bon sang, cela a beau être pratique, je préfère mille fois mieux ma machine à écrire. Question d'habitude peut-être.
Ensuite...pardonnez-moi, je connais encore bien trop peu le christianisme outre-mer, mais...que pensez-vous des avancés médicales qui viennent contredire le jugement du Tout-Puissant? Défibrillateur? Avortement? Contraception? Enfin vous comprenez ce que je veux dire?"
[alb]Adelheid restait calme et posé, et continua sur sa lancé, peut-être un peu embêté d'aborder le passé du Roi Menelok IV.[/alb]
"Non, ne dites pas de tels choses, je prends plaisir à vous écouter, et l'Aiglantine a beau être une république, elle ne doit pas négliger l'histoire des autres civilisations, quelques soit le chemin qu'elles aient prit, qu'il soit bon ou mauvais.
Et je suis triste de savoir que Sa Magesté Menelok IV ai accédé au trône dans de tel condition. Nous ne choisissons pas les épreuves que nous endurons.
Votre roi me parait être un homme fort et respectable pour que vous le serviez et respectiez à ce point, et je salue sa détermination et son courage.
Encore une fois, je suis navré de porter de tels préjugé sur les royaumes chrétiens, mais je souhaite justement en discuter avec vous pour m'en faire une idée juste. Ce n'est absolument pas contre les royaume chrétien, car je ne peux que me baser sur les "on-dit" lorsque nous rencontrons d'autres nations. Je ne sais pas si je vous l'ai déjà expliqué, mais nous ne disposons aucunes informations sur le monde extra-aiglantin, si ce n'est celles obtenus sur internet et qui peuvent, comme j'ai pu le constater, être contestable...Alors j'accepte volontiers votre conseil et je me renseignerais personnellement sur le Thorval d'une part, et sur le Maok d'autre part.
Je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas nous inspirer de bonnes idées."
[alb]La présidente resta radieuse, espérant être agréable à son interlocutrice. Elle se sentait plutôt à l'aise avec cette femme joviale et souriante, mais elle craignait d'avoir fait un mauvais pas.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Et bien votre programme s'annonce chargé, et je pense que cela ne pourra être que bénéfique pour le Maok. Nous souhaitons nous aussi rencontrer tous nos voisins, mais nous sommes bien plus...timide? Je suppose qu'on ne rompt pas avec deux siècles d'isolationisme en moins d'un an. J'admire le travail que vous menez, cela doit être si passionnant! Pour tout vous dire, je n'ai jamais quitté l'Aiglantine, toutes nos rencontres se sont passé chez nous. Mais cela me plairais tellement de pouvoir voyager et découvrir d'autres mondes."
[alb]Elle fut un brin rêveuse, pensive, avant d'ajouter:[/alb]
"Je traiterais avec quiconque nous portera du respect, quel qu'il soit. Il ne faut jamais rompre le dialogue, peu importe la situation mêm si parfois un retrait peut être nécessaire. Ne le pensez-vous pas? Mais lorsque le respect n'est plus, alors je ne traiterais avec ces gens que si je le juge nécessaire, ou si je m'y verrais contraint."
[alb]Elle croisa les jambes et joigna ses deux mains, prenant une posture calme et posé. Elle souri gentiment à Malinia et, après un cours laps de temps à regarder la lumière se refléter sur les façades vitrés des immeubles, elle déclara, curieuse:[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Vous éveillez ma curiosité, Madame...j'attendrais donc patiemment notre arrivé à la mairie. Nous y serons d'une minute à l'autre."
[alb]La présidente paru beaucoup plus calme et posée.[/alb]
[center]**********[/center]
[alb]La Généralissime semblait être dans son élément, tant mieux! La discutions n'en serait que plus intéressante et ouverte. Joséphine écouta posément son interlocutrice sans jamais défaire son sourire et acquiesca à plusieurs reprise aux propos de celle-ci.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante et sérieuse]
"Oui, cela est peut-être arrivé bien trop tôt...trop tôt pour que nous puissions comprendre toute la complexité de l'affaire ou que nous puissions prendre part pour l'un ou l'autre partie. Concrètement, au vu de notre position, nous ne pouvions rien faire d'autre que de soutenir la population locale...mais les proportions qu'ont prit cette guerre ont tout juste été disproportionnés.
Mais voilà, je n'ai pas le droit de parler au nom des Cécopiens, eux-seuls pourront nous dire si la présence fiémançaise leur a été ou non salvatrice, comme vous dite.
Et bien sur que faire partie d'un ensemble plus vaste ne signifie pas ne pas être libre. Mais, sans vouloir généraliser et je me baserais donc sur l'exemple de notre pays, les colonisateurs d'antan ne se sont pas implanté en Aiglantine dans le seul but de nous sortir de notre état "sauvage" ou de prêcher la bonne parole. Il y avait évidemment un immense enjeux à la fois territorial, donc de prestige, de pouvoir; et économique. Les pierres et métaux précieux, le café, le cacao et les épices représentait une manne financière colossale pour l'époque, et pèse toujours dans l'économie mondiale quand je vois les prix d'échanges internationnaux actuels.
Et si nous avons relativement été épargné par la folie humaine, l'histoire coloniale du Zanyane est elle loi d'être glorieuse. Certaine métropoles ont peut-être gérer convenablement et justement leurs populations coloniales, mais ce ne fut certainement pas une généralité. Je pense que vous ne serez peut-être pas de mon avis vu que la présence coloniale au Maok a été un succès, mais je cromprends que des gens puisse réagir ainsi à l'encontre des anciennes puissances colloniales si eux même en ont eu une très mauvaise expérience par le passé.
Mais je suis totalement de votre avis sur ce point: Le Zanyane doit se reconstruire avec tous les pays, sans en ommetre un seul. Le dialogue aurait pû, je pense, empêcher bien des tragédies."
[alb]Joséphine parlait avec conviction, tout en prenant soin de ne pas aller dans l'excès. Elle connaissait très bien l'histoire de son pays, mais bien moins celle du Zanyane en générale (Bien qu'elle en connaissaient les grandes lignes), mais elle ne pensait pas avoir dit d'inepsies. Elle parlait toujours en souriant.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante]
"Concernant votre flotte, je vous remercie pour ces explications. Votre flotte a beau être modeste, le Maok a au moins le mérite de posséder des navires et de pouvoir agir efficacement contre la piraterie. Votre exposé a été très complet, et je n'entrevois pas de question supplémentaire pouvant émaner de ma part. Bien sûr, je souhaiterais discuter de cette fameuse coopération plus en détails, certainement lorsque nous serons à la mairie et que le cadre s'y prêtera, mais nous souhaitons d'une part acquérir une certaine autonomie pour préparer l'avenir, et d'autre part alléger les charges de la Fiémance au Zanyane. Nous leur devons beaucoup dans la sécurisation des eaux territoriales du nord ouest du zanyane, et en dépit de nos accords, il serait compréhensible que cette base militaires ne soit qu'un poid inutile dans le budjet de la Fiémance.
Je peux vous le dire, oui. Il existe des industries d'armements réputé en aiglantine, allant de la fabrication de fusils de précisions aux gilets par balles, armes de poings et couteaux. Mais nos productions ne sont adaptés qu'à un usage "privé", dans le cadre du service militaire obligatoire.
[alb]Elle hésita un instant, elle n'aimait pas spécialement parler de ce domaine. Mais ils étaient en 2027, et jamais aucun conflit n'avait touché l'Aiglantine...alors elle se dit qu'elle pouvait apporter des précisions:[/alb]
En cas de guerre, ce qui n'est bien heureusement jamais arrivé, nos industries sont parés à couvrir nos besoins...c'est à dire...que dans certaines entreprises, les machines sont conçu pour produire...si le cas venait à se présenter dans un futur sombre...des munitions, des véhicules de combats et des canons.
Cependant je crains que cela ne soit pas suffisant face à un ennemi puissant. Nous n'avons jamais vraiment innovés dans le domaine militaire, enfin du moins pas autant que les autres.
Nous ne possédons pas de plans de char de combats, même si nous possédons néanmoins des véhicules d'artillerie. Nous ne possédons aucun navire de guerre, mais beaucoup d'artillerie sol-mer.
Je ne pourrais vous dire si nous pourrions subvenir à vos besoins dans ce domaine sans que je ne me concerte avant avec le Secrétaire National de la Sécurité. [alb](hrp: Ce qui signifie surtout l'administration de simpo)[/alb]
Pourrais-je vous retourner la question? Car nous même, comme j'ai pu vous le dire précédemment, nous serions interessé pour nous procurer des navires de combat...et peut-être connaissez-vous des fournisseurs fiables?
[center]**********[/center]
[alb]Cette conversation était absolument passionnante et enrichissante! Elle fut un peu honteuse de son erreur, mais fut ravie des explications du Ministre: On ne la reprendrais plus se jura-t-elle! Les religions sont si complexe, elle avait encore tant à apprendre, des pratiques aux rituels!
Elle était totalement dans son élément, totalement décomplexé, et parlait avec vigueur et passion enflammée![/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangère, un peu confuse et la main devant la bouche]
"Oh pardonnez-moi! Je vous remercie pour ces explications! Elles me seront forts utiles et je vous promets que je ne répèterais pas la même erreur! Vraiment je vous assure, jamais je ne m'offusquerais si vous m'accordez votre respect, surtout si en plus je venais à me tromper comme à l'instant!
Comme vous venez de le soulever, la Bonne Parole nous a été apporté il y a si longtemps! Mais bien plus tard après la naissance du Seigneur Jesus Christ, et je suis absolument certaine que des différences vont surgir entre le christianisme aiglantin et le christianisme mondiale! Sans vouloir dire de bêtises, car comme vous venez de le constater, je ne suis pas infaillible, il n'y a ni orthodoxes, ni protestants en aiglantine. Enfin il y en a très certainement, mais peut-être ne connaissent-ils pas leur appartenance à ces deux branches! Je m'explique, au moment de la tentative d'évangélisation, ce sont des catholiques qui sont arrivé sur notre île! Et celle-ci n'a pas vécu les grands changement du christianisme tel que l'apparition du protestantisme par exemple. De ce fait, même si j'admets bien sûr que j'aurais dû bien mieux étudier les différentes branches du christianisme, je pense que la confusion est très courante chez nous, que christianisme égal catholiscisme. Ah! Je m'en excuse vraiment! Celà ne fait qu'une année que nous avons accès à la culture mondiale! Je tacherais de changer tout cela et de remetre à niveau tous nos citoyens!
Je suis heureuse d'entendre que ces conflits perpétuels aient enfin cessé, les chrétiens ne nous ont malheureusment pas montrer leur plus beau visage lorsqu'ils sont venu à nous, des préjugers persistent encore! Et vous comprendrez que malheureusement, suite aux querelles religieuses qui ont ravagé l'Ex-Saâwâaliya depuis presque 30 ans, ces préjugers ont la vie dure.
Je serais ravie de pouvoir découvrir les traditions religieuses du Maok, et même du Thorval d'ailleurs! C'est un pays dont j'entends parler de plus en plus souvent et qui m'apparait d'être de bonne moeurs!
[alb]La Secrétaire n'avait qu'une envie: voyager dans le monde. Le monde est si vaste et si passionnant! Elle songeait à visiter tous les pays du monde, qu'elle soit encore Secrétaire Nationale des Affaires étrangères ou non. Mais bon sang, Balthazard avait lui avait offert une chance si précieuse que d'accéder à ce poste en dépit de son jeune âge, une chance d’accéder à ce poste à cet époque, celle de l'ouverture diplomatique de l'Aiglantine sur le monde, une chance de rencontrer des gens incroyables, variés, intéressants et qui sait, peut être même surprenant!
Elle reprit immédiatement avec sa candeur naturelle.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangère, souriante]
"Je vous ai écouté avec beaucoup d'attention, et j'aimerais vous poser une question. Enfin j'ai tellement de questions! Mais voilà, l'une d'entre elle me vient à l'instant: Vous me dites que catholiques, protestants et othodoxes s'entendent très bien même si chacun considère que les uns et les autres ne vénère pas le Christ de la bonne manière...alors...qu'en est-il d'une religion complètement différente qui, elle aussi, vénère le Seigneur Jesus Christ? Les reconnaitriez-vous aussi comme des "frères" et "soeurs"? Ou bien serait-ce différent?
Et ensuite, là encore une question me vient à l'esprit sur le sujet! Y-a-t-il réellement une bonnes ou une mauvaises manière de croire en Dieu? Je veux dire, la Foi ne passe-t-elle pas principalement par la prière? Si un othodoxe ou un catholique prie Dieu ou bien son Fils avec son plus grand respect, sa plus grande dévotion et avec son plus grand amour, peut-on vraiment dire que l'un d'entre eu sera dans l'erreur?"
[alb]Sa curiosité naturelle l'amenait à se poser beaucoup de questions. Elle avait envie de cerner toutes les facettes du Christianisme, tout d'abord parce que cela l’intéressait, et parce qu'elle évaluait aussi les chances des Aiglantins d'être bien considéré des chrétiens étrangers. Si l'Aiglantine s'était ouverte sur le monde, c'était dans le seul but de créer des liens et d'avancer ensemble et surtout pas pour se créer des problèmes.
Elle prit une pause, souriante, le temps pour elle de fixer son regard sur la façade vitré et coloré d'un grand centre commerciale qu'elle connaissait bien, lui indiquant que le quartier administratifs n'était plus qu'à deux pas. Diantre! Elle n'avait plus beaucoup de temps! Sa foi en Dieu était belle à voir, quoi qu'il sembla hésitant, presque gêné même d'en parler. Elle avait bû ses paroles sans broncher et toujours avec un grand intérêt, car forcément, son point de vue – ou plûtot sa Vérité – était différente de la sienne. Elle avait plein de choses à dire, mais elle craignait de mettre mal à l'aise son interlocuteur. La religion est un sujet sensible, mais doit-on pour autant ne pas en discuter? Se disait-elle. Elle parlait donc calmement, tout en pesant ses mots (même si elle était visiblement contente d'en discuter), le but n'étant vraiment pas de prouver qui a raison, et qui a tort.
L'action n'ayant prit que quelques seconde, elle reprit immédiatement la parole pour répondre, toujours dans un ordre chronologique, au Ministre.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangère, souriante, calme et joviale]
"Une fois encore, je vous vous remercie pour votre conseil plein de Sagesse. Si vous me le donnez, c'est que vous devez nous apprécier, non?"
[alb]Elle fit un sourire sincère au ministre.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangère, souriante, calme et joviale (Sauf pour la première phrase)]
"Le Mal est partout malheureusement, je le sais bien. Il nous côtoie en permanance. Mais justement, c'est parce que nous savons qu'il est là que nous faisons attention et que nous travaillons à être meilleur! N'est-ce pas la volonté du Christ et de son Père?
Je me livre juste à une reflexion, dites-moi ce que vous en pensez. Et soyez franc je vous en conjure!
Hum...Et bien...imaginons que je me trompe, je crois à tort que Dieu et le Malin sont une seule et unique entité, alors quels en seront les conséquences? Tout d'abords, nous nous focalisons sur notre personnes, sur notre âme. – Les Chrétiens aussi soutiennent que l'homme à une âme, n'est-ce pas? – Donc, nous nous focalisons sur notre âme parce que nous ne voulons surtout pas contrarier le Tout-Puissant. Nous faisons donc en sorte de nous comporter le mieux possible pour ne pas le décevoir. Mais l'homme étant ce qu'il est, il ne peut s'empêcher de...pêcher, c'est bien ainsi que vous le dites? Commettre des erreurs? Voilà, et bien l'homme a un coté sombre que le Malin prend plaisir à cultiver. Alors en tant que Särkäny, je vais méditer, m'entraîner durement pour extirper le Mal de mon être, tous mes défauts qui pourraient provoquer la colère de Tout-Puissant qui est pour moi à la fois Dieu le Père et Satan le vil. Dans la réalité chrétienne, cela signifierait que je crains le Malin et que je me tournerais vers Dieu pour accomplir sa volonter. Etes-vous...d'accord?
Bref, au final, je veux causer le moins de souffrance possible et procurer du bonheur à mon prochain – qu'il soit humain ou non, je le précise –. Pour moi les Särkäny, je n'aurais pas provoqué la colère du Tout-Puissant, et pour les chrétiens, j'aurais vaincu le Malin ou du moins l'aurais éloigné de moi pour me tourner vers la lumière.
Tout cela en me trompant, donc.
Alors...est-ce une si mauvaise chose que de croire quelque chose de faux mais qui apporte plus de bien que de mal?
En fait, les aiglantins ont toujours eu un esprit très cartésien, et le concepte d'équilibre est véridique, mathématique, physique – quoique remarquez que les connaissances de l'hommes sont bien limités et que peut-être nous apprendrons un jours qu'il y a quelque chose d'encore plus complexe que l'équilibre –. Alors concevoir que le Tout-Puissant lui même obéit à ce principe – ou plutot est le pilier fondamental de ce principe – est à mon sens logique! Et je parle là de croyances qui remonte à, pouh! -4000 avant Jésus Christ. Et la Bonne parole ne nous a été apporté qu'en 1598! Un peu plus tard en réalité, le temps que les Saintes écritures ne soient traduites un siècles plus tard. Rendez-vous compte! 5000 ans sans incidents notables! Donc je pense que même si d'accord, j'envisage de me tromper, – c'est possible après tout! Les almérans pensaient que la terre était plate! – et bien le Särkäny n'est pas du tout une mauvaise philosophie."
[alb]Elle termina sa phrase sur un sourire chaleureux. Peut-être avait-elle été un poil trop enthousiaste dans son raisonnement, mais elle trouvait le sujet si intéressant (l'interlocuteur allant avec) qu'elle ne pu s'empêcher de ne pas en discuter.[/alb]
[alb]Elle revînt brièvement sur le sujet du la liberté religieuse, dont le point de vue de Zakor l'avait parfaitement satisfaite. Et même surprise, lorsqu'elle entendu " l'évêque est un pourris ". Par contre elle avait noté que le Ministre était tourmenté. Elle avait dévelloppée un certain talent à le remarquer à force de côtoyer la présidente. Mais elle ne connaissait rien au problème, même il lui avait semblé comprendre qu'un excès de paroles avait causé des remous au Maok. C'est pourquoi elle n'en toucha pas un mot et suata directement sur la dernière question de son homologue.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et gentiment]
"Et bien ma foi, cela se passe de la même manière que chez nous, et je suis ravie de l'entendre! Cela me paraît aussi tout à fait normal, même si parfois, le silence est d'or.
Sinon..."
[alb]Elle eu un sourire innocent, le regard fuyant vers le plafond de la voiture.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et gentiment]
"Si quelque qu'un venait vous dire que votre maman n'est pas votre vrai maman, comment réagiriez-vous?"
[alb]Elle prit un air sincère.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et gentiment]
"Ce n'est pas à l'état de décider qui doit croire en qui. Tentez-donc! Le christianisme est déjà encré chez nous et nous l'a bien montré: Il ne nous pose aucun problème. Mais il ne nous pose aucun problème parce qu'il respectent intégralement nos valeurs. Accessoirement c'est un peu plus compliqué que cela, les chrétiens très chrétiens sont vraiment une minorité chez nous. Donc si des prêtres maokiens viennent prêcher – correctement – la bonne parole en aiglantine alors soyez-en sûr, ils auront beaucoup de succès, surtout sur la Côte-des-Saints. Le nom de ce Länder est équivoque. D'ailleurs il est amusant que vous m'en parliez car nous n'avons que très peu de prêtres et il s'agit même d'un problème national. Hum...comptez...un prêtre pour 110 000 habitants? Et inutile de vous préciser que nous ne possédons aucune cathédrale capable d'acceuillir autant de monde, à l'exception de l'Auditorium de Blathazard où se déroule les grandes messes comme à Noël ou bien à Pâque. Mais sinon beaucoup de chrétiens ne peuvent pas participer aux messes importantes, fautes de places. Alors les gens tournent par solidarité. Et puis c'est là que l'on remercie notre bon vieux poste de télévision! Généralement, les chaînes de télévisions nationales diffusent en directe ces cérémonies afin de ne léser personne.
Mais une fois encore, le christianisme aiglantin est peut-être bien différent du christianisme maokien. Qui sait, peut-être qu'une nouvelle "branche "est née en aiglantine. Donc c'est à voir, je ne m'y oppose personnellement pas, nous avons encore beaucoup à apprendre des autres.
[alb]Puis après une courte pause.[/alb]
J'en déduis donc que le Maok se positionne lui plus comme un missionnaire si vous me demandez cela, non? "
Elle hocha la tête et continua d'écouter poliment la ministre.
Elle écouta avec attention toutes ses paroles sur la technologie au Maok en générale, et une question supplémentaire lui vînt même à l'esprit...puis Malinia se mit à parler du Roi, et lorsqu'elle mentionna plus précisément le nom de Sa Majesté Mabolania I, elle ne pu que lâcher intérieurement qu'un "oh..." de compassion.
Elle continua d'écouter avec intéret, même si elle s'était quelque peu perdu pendant un temps. Elle avait ses raisons. Mais elle était heureuse de pouvoir discuter.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et un peu gênée]
"Pardonnez mon erreur de langage, Madame, mais je tiens vraiment à préciser que je parlais de Sa Majesté Menelok avec tout mon plus profond respect. Je respecte sincèrement le Roi pour le titre qu'il porte. Jamais je ne me permettrais de manquer de respect à quelqu'un, quel qu’il soit. "Monsieur" est une marque de distinction ici, elle véhicule le respect, tout comme "Madame" ou "Mademoiselle". Nous avions déjà reçu Mo...Sa Majesté Idriss Ier, Roi du Lito, qui nous avait humblement prié de l'appeler Monsieur. Je m'en excuse, cela ne se voulait nullement offensant je vous l'assure!"
[alb]Elle passa sa main dans ses cheveux en avalant sa salive. Elle essaya de se reprendre, bien que sa voix pu paraître étranglé au premier abord. C'est au fur et à mesure qu'elle parlait qu'elle reprit peu à peu son assurance.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Et bien...je vous remercie pour ces détails, tous plus intéressant les uns que les autres. Il s'agissait peut être d'un préjugé, qui semble ma foi répendu d'après ce que je comprend, de dire que les Saintes Ecriture interdisaient le progrès.
Je connais encore très peu le Thorval, ce pays nous avait contacté il y a quelques mois lors de la crise de Cécopie et nous avait parue être pleine de vertue. Mais je vous posais justement cette question car, de ce que j'ai pu apprendre de mes maigres sources, le Thorval semblait beaucoup moins...le mot ne me revient pas, mais le Thorval est très différent de l'Océania par exemple en matière d'infrastructure. Elle me parait beaucoup plus traditionaliste, tout comme le Maok d'ailleurs...et les valeurs chrétiennes y sont très présente, alors c'est pourquoi j'en suis venu à cette même conclusion, que peut-être, les Saintes-écritures pronaient une vie loin de la technologie...
Et du coup je ne pensais pas que le Thorval disposait d'internet, mais je ne sais pas si je devrais être surprise, il serait bien malvenue de critiquer un si grand pays uniquement pour l'absence d'un réseau internet. Après tout, nous n'avons nous même que deux points de connexion dans tout le pays, à la Grande Bibliothèque de Balthazard et à la Mairie. Et ce depuis peu.
C'est une excellente chose que de privilégier les échanges étudiants, enfin s'agit-il vraiment d'échanges ou bien seuls vos étudiants se rendent dans les écoles de médecines kayuannes? Nous souhaitons nous aussi donner le plus d'opportunités pour nos étudiants, et c'est pourquoi nous essayons de signer des accords de ce type avec tous les pays avec qui nous traitons, et j'espère sincèrement que le Maok ne fera pas figure d'exception.
Je partage votre avis, je n'ai jamais vraiment aimé la technologie même si je me rends compte qu'elle peut grandement simplifier la vie. Notre Secrétaire Nationale de l'énergie s'exaspère continuellement sur tous ces appareils de plus en plus gourmand. Mais avec toutes nos obligations, je puis vous assurer que machine-à-laver, lave-vaisselle et autre fer à repasser sauvent des vies. Pour ce qui est de la télévision, je ne la regarde que très rarement, sauf pour écouter de la musique ou regarder les informations. Après, je pense que nous avons le choix d'utiliser ces appareils. Mais certains d'entre eux peuvent bouleverser un peu trop nos habitudes, et nous serions tenté d'utiliser des outils analogiques. J'ai un ordinateur dans mon bureau depuis peu, et bon sang, cela a beau être pratique, je préfère mille fois mieux ma machine à écrire. Question d'habitude peut-être.
Ensuite...pardonnez-moi, je connais encore bien trop peu le christianisme outre-mer, mais...que pensez-vous des avancés médicales qui viennent contredire le jugement du Tout-Puissant? Défibrillateur? Avortement? Contraception? Enfin vous comprenez ce que je veux dire?"
[alb]Adelheid restait calme et posé, et continua sur sa lancé, peut-être un peu embêté d'aborder le passé du Roi Menelok IV.[/alb]
"Non, ne dites pas de tels choses, je prends plaisir à vous écouter, et l'Aiglantine a beau être une république, elle ne doit pas négliger l'histoire des autres civilisations, quelques soit le chemin qu'elles aient prit, qu'il soit bon ou mauvais.
Et je suis triste de savoir que Sa Magesté Menelok IV ai accédé au trône dans de tel condition. Nous ne choisissons pas les épreuves que nous endurons.
Votre roi me parait être un homme fort et respectable pour que vous le serviez et respectiez à ce point, et je salue sa détermination et son courage.
Encore une fois, je suis navré de porter de tels préjugé sur les royaumes chrétiens, mais je souhaite justement en discuter avec vous pour m'en faire une idée juste. Ce n'est absolument pas contre les royaume chrétien, car je ne peux que me baser sur les "on-dit" lorsque nous rencontrons d'autres nations. Je ne sais pas si je vous l'ai déjà expliqué, mais nous ne disposons aucunes informations sur le monde extra-aiglantin, si ce n'est celles obtenus sur internet et qui peuvent, comme j'ai pu le constater, être contestable...Alors j'accepte volontiers votre conseil et je me renseignerais personnellement sur le Thorval d'une part, et sur le Maok d'autre part.
Je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas nous inspirer de bonnes idées."
[alb]La présidente resta radieuse, espérant être agréable à son interlocutrice. Elle se sentait plutôt à l'aise avec cette femme joviale et souriante, mais elle craignait d'avoir fait un mauvais pas.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Et bien votre programme s'annonce chargé, et je pense que cela ne pourra être que bénéfique pour le Maok. Nous souhaitons nous aussi rencontrer tous nos voisins, mais nous sommes bien plus...timide? Je suppose qu'on ne rompt pas avec deux siècles d'isolationisme en moins d'un an. J'admire le travail que vous menez, cela doit être si passionnant! Pour tout vous dire, je n'ai jamais quitté l'Aiglantine, toutes nos rencontres se sont passé chez nous. Mais cela me plairais tellement de pouvoir voyager et découvrir d'autres mondes."
[alb]Elle fut un brin rêveuse, pensive, avant d'ajouter:[/alb]
"Je traiterais avec quiconque nous portera du respect, quel qu'il soit. Il ne faut jamais rompre le dialogue, peu importe la situation mêm si parfois un retrait peut être nécessaire. Ne le pensez-vous pas? Mais lorsque le respect n'est plus, alors je ne traiterais avec ces gens que si je le juge nécessaire, ou si je m'y verrais contraint."
[alb]Elle croisa les jambes et joigna ses deux mains, prenant une posture calme et posé. Elle souri gentiment à Malinia et, après un cours laps de temps à regarder la lumière se refléter sur les façades vitrés des immeubles, elle déclara, curieuse:[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Vous éveillez ma curiosité, Madame...j'attendrais donc patiemment notre arrivé à la mairie. Nous y serons d'une minute à l'autre."
[alb]La présidente paru beaucoup plus calme et posée.[/alb]
[center]**********[/center]
[alb]La Généralissime semblait être dans son élément, tant mieux! La discutions n'en serait que plus intéressante et ouverte. Joséphine écouta posément son interlocutrice sans jamais défaire son sourire et acquiesca à plusieurs reprise aux propos de celle-ci.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante et sérieuse]
"Oui, cela est peut-être arrivé bien trop tôt...trop tôt pour que nous puissions comprendre toute la complexité de l'affaire ou que nous puissions prendre part pour l'un ou l'autre partie. Concrètement, au vu de notre position, nous ne pouvions rien faire d'autre que de soutenir la population locale...mais les proportions qu'ont prit cette guerre ont tout juste été disproportionnés.
Mais voilà, je n'ai pas le droit de parler au nom des Cécopiens, eux-seuls pourront nous dire si la présence fiémançaise leur a été ou non salvatrice, comme vous dite.
Et bien sur que faire partie d'un ensemble plus vaste ne signifie pas ne pas être libre. Mais, sans vouloir généraliser et je me baserais donc sur l'exemple de notre pays, les colonisateurs d'antan ne se sont pas implanté en Aiglantine dans le seul but de nous sortir de notre état "sauvage" ou de prêcher la bonne parole. Il y avait évidemment un immense enjeux à la fois territorial, donc de prestige, de pouvoir; et économique. Les pierres et métaux précieux, le café, le cacao et les épices représentait une manne financière colossale pour l'époque, et pèse toujours dans l'économie mondiale quand je vois les prix d'échanges internationnaux actuels.
Et si nous avons relativement été épargné par la folie humaine, l'histoire coloniale du Zanyane est elle loi d'être glorieuse. Certaine métropoles ont peut-être gérer convenablement et justement leurs populations coloniales, mais ce ne fut certainement pas une généralité. Je pense que vous ne serez peut-être pas de mon avis vu que la présence coloniale au Maok a été un succès, mais je cromprends que des gens puisse réagir ainsi à l'encontre des anciennes puissances colloniales si eux même en ont eu une très mauvaise expérience par le passé.
Mais je suis totalement de votre avis sur ce point: Le Zanyane doit se reconstruire avec tous les pays, sans en ommetre un seul. Le dialogue aurait pû, je pense, empêcher bien des tragédies."
[alb]Joséphine parlait avec conviction, tout en prenant soin de ne pas aller dans l'excès. Elle connaissait très bien l'histoire de son pays, mais bien moins celle du Zanyane en générale (Bien qu'elle en connaissaient les grandes lignes), mais elle ne pensait pas avoir dit d'inepsies. Elle parlait toujours en souriant.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante]
"Concernant votre flotte, je vous remercie pour ces explications. Votre flotte a beau être modeste, le Maok a au moins le mérite de posséder des navires et de pouvoir agir efficacement contre la piraterie. Votre exposé a été très complet, et je n'entrevois pas de question supplémentaire pouvant émaner de ma part. Bien sûr, je souhaiterais discuter de cette fameuse coopération plus en détails, certainement lorsque nous serons à la mairie et que le cadre s'y prêtera, mais nous souhaitons d'une part acquérir une certaine autonomie pour préparer l'avenir, et d'autre part alléger les charges de la Fiémance au Zanyane. Nous leur devons beaucoup dans la sécurisation des eaux territoriales du nord ouest du zanyane, et en dépit de nos accords, il serait compréhensible que cette base militaires ne soit qu'un poid inutile dans le budjet de la Fiémance.
Je peux vous le dire, oui. Il existe des industries d'armements réputé en aiglantine, allant de la fabrication de fusils de précisions aux gilets par balles, armes de poings et couteaux. Mais nos productions ne sont adaptés qu'à un usage "privé", dans le cadre du service militaire obligatoire.
[alb]Elle hésita un instant, elle n'aimait pas spécialement parler de ce domaine. Mais ils étaient en 2027, et jamais aucun conflit n'avait touché l'Aiglantine...alors elle se dit qu'elle pouvait apporter des précisions:[/alb]
En cas de guerre, ce qui n'est bien heureusement jamais arrivé, nos industries sont parés à couvrir nos besoins...c'est à dire...que dans certaines entreprises, les machines sont conçu pour produire...si le cas venait à se présenter dans un futur sombre...des munitions, des véhicules de combats et des canons.
Cependant je crains que cela ne soit pas suffisant face à un ennemi puissant. Nous n'avons jamais vraiment innovés dans le domaine militaire, enfin du moins pas autant que les autres.
Nous ne possédons pas de plans de char de combats, même si nous possédons néanmoins des véhicules d'artillerie. Nous ne possédons aucun navire de guerre, mais beaucoup d'artillerie sol-mer.
Je ne pourrais vous dire si nous pourrions subvenir à vos besoins dans ce domaine sans que je ne me concerte avant avec le Secrétaire National de la Sécurité. [alb](hrp: Ce qui signifie surtout l'administration de simpo)[/alb]
Pourrais-je vous retourner la question? Car nous même, comme j'ai pu vous le dire précédemment, nous serions interessé pour nous procurer des navires de combat...et peut-être connaissez-vous des fournisseurs fiables?
[center]**********[/center]
[alb]Cette conversation était absolument passionnante et enrichissante! Elle fut un peu honteuse de son erreur, mais fut ravie des explications du Ministre: On ne la reprendrais plus se jura-t-elle! Les religions sont si complexe, elle avait encore tant à apprendre, des pratiques aux rituels!
Elle était totalement dans son élément, totalement décomplexé, et parlait avec vigueur et passion enflammée![/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangère, un peu confuse et la main devant la bouche]
"Oh pardonnez-moi! Je vous remercie pour ces explications! Elles me seront forts utiles et je vous promets que je ne répèterais pas la même erreur! Vraiment je vous assure, jamais je ne m'offusquerais si vous m'accordez votre respect, surtout si en plus je venais à me tromper comme à l'instant!
Comme vous venez de le soulever, la Bonne Parole nous a été apporté il y a si longtemps! Mais bien plus tard après la naissance du Seigneur Jesus Christ, et je suis absolument certaine que des différences vont surgir entre le christianisme aiglantin et le christianisme mondiale! Sans vouloir dire de bêtises, car comme vous venez de le constater, je ne suis pas infaillible, il n'y a ni orthodoxes, ni protestants en aiglantine. Enfin il y en a très certainement, mais peut-être ne connaissent-ils pas leur appartenance à ces deux branches! Je m'explique, au moment de la tentative d'évangélisation, ce sont des catholiques qui sont arrivé sur notre île! Et celle-ci n'a pas vécu les grands changement du christianisme tel que l'apparition du protestantisme par exemple. De ce fait, même si j'admets bien sûr que j'aurais dû bien mieux étudier les différentes branches du christianisme, je pense que la confusion est très courante chez nous, que christianisme égal catholiscisme. Ah! Je m'en excuse vraiment! Celà ne fait qu'une année que nous avons accès à la culture mondiale! Je tacherais de changer tout cela et de remetre à niveau tous nos citoyens!
Je suis heureuse d'entendre que ces conflits perpétuels aient enfin cessé, les chrétiens ne nous ont malheureusment pas montrer leur plus beau visage lorsqu'ils sont venu à nous, des préjugers persistent encore! Et vous comprendrez que malheureusement, suite aux querelles religieuses qui ont ravagé l'Ex-Saâwâaliya depuis presque 30 ans, ces préjugers ont la vie dure.
Je serais ravie de pouvoir découvrir les traditions religieuses du Maok, et même du Thorval d'ailleurs! C'est un pays dont j'entends parler de plus en plus souvent et qui m'apparait d'être de bonne moeurs!
[alb]La Secrétaire n'avait qu'une envie: voyager dans le monde. Le monde est si vaste et si passionnant! Elle songeait à visiter tous les pays du monde, qu'elle soit encore Secrétaire Nationale des Affaires étrangères ou non. Mais bon sang, Balthazard avait lui avait offert une chance si précieuse que d'accéder à ce poste en dépit de son jeune âge, une chance d’accéder à ce poste à cet époque, celle de l'ouverture diplomatique de l'Aiglantine sur le monde, une chance de rencontrer des gens incroyables, variés, intéressants et qui sait, peut être même surprenant!
Elle reprit immédiatement avec sa candeur naturelle.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangère, souriante]
"Je vous ai écouté avec beaucoup d'attention, et j'aimerais vous poser une question. Enfin j'ai tellement de questions! Mais voilà, l'une d'entre elle me vient à l'instant: Vous me dites que catholiques, protestants et othodoxes s'entendent très bien même si chacun considère que les uns et les autres ne vénère pas le Christ de la bonne manière...alors...qu'en est-il d'une religion complètement différente qui, elle aussi, vénère le Seigneur Jesus Christ? Les reconnaitriez-vous aussi comme des "frères" et "soeurs"? Ou bien serait-ce différent?
Et ensuite, là encore une question me vient à l'esprit sur le sujet! Y-a-t-il réellement une bonnes ou une mauvaises manière de croire en Dieu? Je veux dire, la Foi ne passe-t-elle pas principalement par la prière? Si un othodoxe ou un catholique prie Dieu ou bien son Fils avec son plus grand respect, sa plus grande dévotion et avec son plus grand amour, peut-on vraiment dire que l'un d'entre eu sera dans l'erreur?"
[alb]Sa curiosité naturelle l'amenait à se poser beaucoup de questions. Elle avait envie de cerner toutes les facettes du Christianisme, tout d'abord parce que cela l’intéressait, et parce qu'elle évaluait aussi les chances des Aiglantins d'être bien considéré des chrétiens étrangers. Si l'Aiglantine s'était ouverte sur le monde, c'était dans le seul but de créer des liens et d'avancer ensemble et surtout pas pour se créer des problèmes.
Elle prit une pause, souriante, le temps pour elle de fixer son regard sur la façade vitré et coloré d'un grand centre commerciale qu'elle connaissait bien, lui indiquant que le quartier administratifs n'était plus qu'à deux pas. Diantre! Elle n'avait plus beaucoup de temps! Sa foi en Dieu était belle à voir, quoi qu'il sembla hésitant, presque gêné même d'en parler. Elle avait bû ses paroles sans broncher et toujours avec un grand intérêt, car forcément, son point de vue – ou plûtot sa Vérité – était différente de la sienne. Elle avait plein de choses à dire, mais elle craignait de mettre mal à l'aise son interlocuteur. La religion est un sujet sensible, mais doit-on pour autant ne pas en discuter? Se disait-elle. Elle parlait donc calmement, tout en pesant ses mots (même si elle était visiblement contente d'en discuter), le but n'étant vraiment pas de prouver qui a raison, et qui a tort.
L'action n'ayant prit que quelques seconde, elle reprit immédiatement la parole pour répondre, toujours dans un ordre chronologique, au Ministre.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangère, souriante, calme et joviale]
"Une fois encore, je vous vous remercie pour votre conseil plein de Sagesse. Si vous me le donnez, c'est que vous devez nous apprécier, non?"
[alb]Elle fit un sourire sincère au ministre.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangère, souriante, calme et joviale (Sauf pour la première phrase)]
"Le Mal est partout malheureusement, je le sais bien. Il nous côtoie en permanance. Mais justement, c'est parce que nous savons qu'il est là que nous faisons attention et que nous travaillons à être meilleur! N'est-ce pas la volonté du Christ et de son Père?
Je me livre juste à une reflexion, dites-moi ce que vous en pensez. Et soyez franc je vous en conjure!
Hum...Et bien...imaginons que je me trompe, je crois à tort que Dieu et le Malin sont une seule et unique entité, alors quels en seront les conséquences? Tout d'abords, nous nous focalisons sur notre personnes, sur notre âme. – Les Chrétiens aussi soutiennent que l'homme à une âme, n'est-ce pas? – Donc, nous nous focalisons sur notre âme parce que nous ne voulons surtout pas contrarier le Tout-Puissant. Nous faisons donc en sorte de nous comporter le mieux possible pour ne pas le décevoir. Mais l'homme étant ce qu'il est, il ne peut s'empêcher de...pêcher, c'est bien ainsi que vous le dites? Commettre des erreurs? Voilà, et bien l'homme a un coté sombre que le Malin prend plaisir à cultiver. Alors en tant que Särkäny, je vais méditer, m'entraîner durement pour extirper le Mal de mon être, tous mes défauts qui pourraient provoquer la colère de Tout-Puissant qui est pour moi à la fois Dieu le Père et Satan le vil. Dans la réalité chrétienne, cela signifierait que je crains le Malin et que je me tournerais vers Dieu pour accomplir sa volonter. Etes-vous...d'accord?
Bref, au final, je veux causer le moins de souffrance possible et procurer du bonheur à mon prochain – qu'il soit humain ou non, je le précise –. Pour moi les Särkäny, je n'aurais pas provoqué la colère du Tout-Puissant, et pour les chrétiens, j'aurais vaincu le Malin ou du moins l'aurais éloigné de moi pour me tourner vers la lumière.
Tout cela en me trompant, donc.
Alors...est-ce une si mauvaise chose que de croire quelque chose de faux mais qui apporte plus de bien que de mal?
En fait, les aiglantins ont toujours eu un esprit très cartésien, et le concepte d'équilibre est véridique, mathématique, physique – quoique remarquez que les connaissances de l'hommes sont bien limités et que peut-être nous apprendrons un jours qu'il y a quelque chose d'encore plus complexe que l'équilibre –. Alors concevoir que le Tout-Puissant lui même obéit à ce principe – ou plutot est le pilier fondamental de ce principe – est à mon sens logique! Et je parle là de croyances qui remonte à, pouh! -4000 avant Jésus Christ. Et la Bonne parole ne nous a été apporté qu'en 1598! Un peu plus tard en réalité, le temps que les Saintes écritures ne soient traduites un siècles plus tard. Rendez-vous compte! 5000 ans sans incidents notables! Donc je pense que même si d'accord, j'envisage de me tromper, – c'est possible après tout! Les almérans pensaient que la terre était plate! – et bien le Särkäny n'est pas du tout une mauvaise philosophie."
[alb]Elle termina sa phrase sur un sourire chaleureux. Peut-être avait-elle été un poil trop enthousiaste dans son raisonnement, mais elle trouvait le sujet si intéressant (l'interlocuteur allant avec) qu'elle ne pu s'empêcher de ne pas en discuter.[/alb]
[alb]Elle revînt brièvement sur le sujet du la liberté religieuse, dont le point de vue de Zakor l'avait parfaitement satisfaite. Et même surprise, lorsqu'elle entendu " l'évêque est un pourris ". Par contre elle avait noté que le Ministre était tourmenté. Elle avait dévelloppée un certain talent à le remarquer à force de côtoyer la présidente. Mais elle ne connaissait rien au problème, même il lui avait semblé comprendre qu'un excès de paroles avait causé des remous au Maok. C'est pourquoi elle n'en toucha pas un mot et suata directement sur la dernière question de son homologue.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et gentiment]
"Et bien ma foi, cela se passe de la même manière que chez nous, et je suis ravie de l'entendre! Cela me paraît aussi tout à fait normal, même si parfois, le silence est d'or.
Sinon..."
[alb]Elle eu un sourire innocent, le regard fuyant vers le plafond de la voiture.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et gentiment]
"Si quelque qu'un venait vous dire que votre maman n'est pas votre vrai maman, comment réagiriez-vous?"
[alb]Elle prit un air sincère.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et gentiment]
"Ce n'est pas à l'état de décider qui doit croire en qui. Tentez-donc! Le christianisme est déjà encré chez nous et nous l'a bien montré: Il ne nous pose aucun problème. Mais il ne nous pose aucun problème parce qu'il respectent intégralement nos valeurs. Accessoirement c'est un peu plus compliqué que cela, les chrétiens très chrétiens sont vraiment une minorité chez nous. Donc si des prêtres maokiens viennent prêcher – correctement – la bonne parole en aiglantine alors soyez-en sûr, ils auront beaucoup de succès, surtout sur la Côte-des-Saints. Le nom de ce Länder est équivoque. D'ailleurs il est amusant que vous m'en parliez car nous n'avons que très peu de prêtres et il s'agit même d'un problème national. Hum...comptez...un prêtre pour 110 000 habitants? Et inutile de vous préciser que nous ne possédons aucune cathédrale capable d'acceuillir autant de monde, à l'exception de l'Auditorium de Blathazard où se déroule les grandes messes comme à Noël ou bien à Pâque. Mais sinon beaucoup de chrétiens ne peuvent pas participer aux messes importantes, fautes de places. Alors les gens tournent par solidarité. Et puis c'est là que l'on remercie notre bon vieux poste de télévision! Généralement, les chaînes de télévisions nationales diffusent en directe ces cérémonies afin de ne léser personne.
Mais une fois encore, le christianisme aiglantin est peut-être bien différent du christianisme maokien. Qui sait, peut-être qu'une nouvelle "branche "est née en aiglantine. Donc c'est à voir, je ne m'y oppose personnellement pas, nous avons encore beaucoup à apprendre des autres.
[alb]Puis après une courte pause.[/alb]
J'en déduis donc que le Maok se positionne lui plus comme un missionnaire si vous me demandez cela, non? "
-
Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre nota bien les réactions de son interlocutrices, notamment quand elle parla de la façon de parler du Roi, ou de la famille de celui-ci. Visiblement, la Présidente était quelqu'un de plutôt émotif, mais dans le bon sens du terme, et cela toucha Malinia, qui ne l'en écouta qu'avec plus d'attention. Il y avait là beaucoup de choses et, quand son interlocutrice eut terminé, la maokorienne prit quelques courts instants pour rassembler ses idées avant de répondre, préférant cela dit ne pas trop tarder puisque, apparemment, ils approchaient de la destination.
Malinia Namalik Balioko : « Hé bien, encore une fois vos réponses sont très riches... tout d'abord ne vous formalisez pas de ma remarque sur l'étiquette royale, si je puis dire. Le Maok n'est pas une de ses monarchies guindées qui offusquent d'un rien, mais je voulais plutôt vous mettre en garde pour le futur car, comme je l'ai dis, c'est le peuple lui-même qui est très attaché à ce genre de détails. Je sais que chaque pays a parfois ses divergences de protocoles et si le Lito a de tels usages je ne peux que comprendre en effet que vous aillez fait l'erreur. »
Malinia eut un bon sourire, du genre franc et rassurant, comme pour confirmer une bonne fois à son interlocutrice qu'il n'y avait vraiment plus aucun soucis, avant de poursuivre sur sa lancée, passant à un autre sujet.
Malinia Namalik Balioko : « Pour ce qui est de la technologie, je pense qu'il faut séparer ici les choix de tel ou tel pays, le Thorval ou le Maok par exemple, et les Saintes Écritures. Non, la Bible ne dit rien de la technologie moderne. La Bible fut écrite il y a deux milles ans ! Elle nous parle avant tout de spiritualité, de la façon dont nous devons vivre notre vie pour être en accord avec le Christ, ce genre de choses. Il n'est écrit nulle part quelque chose comme « Et en vérité je te le dis, tu n'utiliseras pas de grille-pain »... avouez que ce serait tout de même un peu saugrenu de placer de tels détails à côté de questions comme le salut de notre âme !
Quand le Thorval, ou le Maok, ou le Viertenstein, ou un autre pays encore, fait des choix dans ce qu'offre la technologie moderne, il peut le faire éclairé par l'enseignement du Christ, par ses valeurs, bien sûr, mais il n'obéit pas à un commandement... et comme je vous l'ai illustrer, il ne retranche pas forcément tout ce qu'on pourrait croire. Ainsi voyez, le Thorval a bel et bien son propre réseau, auquel est relié, entre autres, le Viertenstein. Donc est-ce que le Maok n'est pas intéressé par intrnet et consort parce que c'est « impie » ? Bien sûr que non. Il n'est pas intéressé, simplement. Nul besoin de vouloir justifier toute décision par un recours abusif à Dieu et d'ailleurs, comme le dit par contre clairement la Bible, il ne faut point invoquer son nom en vain.
Vous illustrez en fait assez bien ce que pense le peuple du Maok de la télévision par exemple, si je puis me permettre. Vous écoutez de la musique et des informations. Nous, nous avons décidé que nous n'avions pas besoin d'une télévision chère et gourmande en énergie pour une mission que la radio, ou encore les chorales de villages et les journaux, peuvent remplir sans elle ! Nous ne voyons tout simplement pas l'intérêt des efforts à dépenser pour tout cela. Est-ce que nous puisons cela dans nos valeurs chrétiennes, en préférant, par exemple, consacré le temps perdu devant la télévision à notre communauté, et l'argent perdu à l'acheter et à la faire fonctionner à d'autres choses, comme aider les plus démunis ? Certainement. Est-ce que pour cela regarder la télévision est contraire à la volonté de Dieu ? Bien sûr que non ! Nous estimons avoir mieux à faire, simplement.
Et permettez moi respectueusement de mettre en doute le fait qu'une machine à lavée ou un lave vaisselle sauve des vies. Vous considérez peut-être que le temps passer à laver les choses est du temps perdu, mais au Maok souvent, c'est une occasion de se retrouver en famille, ou entre voisins, au lavoir. On discute, on prend des nouvelles, tout en s'occupant utilement les mains. Et pour ceux qui vraiment n'en ont pas le temps, n'est-il pas plus utile de donner un travail à quelqu'un qui s'en chargera que d'acheter une machine toute faite pour le faire à sa place ? Il en va de même pour les appareilles de cuisines par exemple, et je pourrais continuer longtemps ainsi. Toutes ces choses sont-elles interdites par le gouvernement ? Non ! Mais le peuple y voit-il un intérêt ? Non plus ! Le gain nous semble très discutable, au contraire du coût supplémentaire en énergie, qui lui est indéniable. »
Une nouvelle fois, elle souligna l'argument d'un sourire, avant de reprendre son souffle quelques instants et, avec plus de gravité, de reprendre sur un point plus complexe.
Malinia Namalik Balioko : « Concernant le « jugement du Tout-Puissant », pardonnez-moi ces mots mais cette façon de le dire est de la foutaise. Si Dieu a décidé qu'un homme devait mourir, il périra. Si l'homme peut être sauvé, que ce soit par la médecine traditionnelle, par un coup de chance, par un défibrillateur ou un bloc opératoire, ce sera la volonté de Dieu. Pourquoi un défibrillateur serait-il contraire à la volonté de Dieu, et pas un massage cardiaque ? C'est la même chose, la même action, simplement portée à un niveau plus efficace. Dans les deux cas, un homme intervient pour sauver un autre homme. C'est la même chose pour tout le reste : si ce n'était pas impie du temps du Christ de soigner quelqu'un avec des herbes, ça ne l'est pas aujourd'hui de le soigner avec un médicament, par exemple.
La question de l'avortement, ou de l'euthanasie, sont des questions très différentes. C'est faux de dire que l'avortement est une « avancée médicale ». Dans l'antiquité, il existait déjà. Pareil pour l'euthanasie. Encore une fois la technique a évolué, l'acte est le même. Et l'acte en lui-même, le fait de détruire une vie, nous le réprouvons. Qu'on avorte en prenant des herbes toxiques pour l'enfant, comme les mécréantes le font au Maok depuis des millénaires, ou dans une clinique ultra-moderne, cela ne change rien au fait que ce soit une mauvaise chose. C'est un meurtre, madame la Présidente. Un humain qui tue un autre être humain totalement innocent. Comme pourrions nous l'approuver ? Et le fait que ce soit la mère qui le décide ne rend pas l'infanticide moins condamnable, que je sache ? Sans parler de notre foi, qui renforce cela, nous pensons que c'est simplement une question d'humanité de le condamner. »
La voix de Malinia s'était faite très sérieuse, et très grave. Elle prit quelques instants pour retrouver la sourire, avant de poursuivre.
Malinia Namalik Balioko : « Bref, sur toute question, la technologie intervient sur le « comment ? » pas sur le « pourquoi ? » ou le « est-ce bien ou mal ? ». Un homme est aussi mort qu'on le tue à coup de pierre ou à coup de balles, et un patient tout aussi sauvé quand on le guérit avec le savoir moderne... pour revenir sur ce savoir d'ailleurs, bien sûr, nous ne formons pas, pour l'heure, de médecin du Kaiyuan, quoique un jour nous espérons bien que notre enseignement aura assez gagné en qualité pour que ce soit possible. Néanmoins, il s'agit bien d'un échange d'étudiant, tout simplement parce que la médecine n'est pas la seule matière sur laquelle nous avons conclu des échanges.
Certes, le Maok ne peut rivaliser dans ce domaine-là, mais dans d'autres, c'est une autre question. Sur les langues notamment, étrangères comme internes, mais pas seulement... je ne saurais vous donner le détail de tous les cours, mais l'échange se fait bel et bien dans les deux sens, oui... et je serai plus que ravis d'instaurer aussi de tels échanges avec votre pays ! Comme vous l'avez souligné, c'est une grande opportunité pour nos étudiants que de bénéficier d'une telle diversité, chacun pouvant ainsi aller chercher l'enseignement qui lui convient le mieux, mais c'est aussi une façon pour nos pays de mieux ce connaître ce qui, je pense, est primordial pour une relation saine et durable, comme, je pense, vous le souligniez-bien en parlant du soucis de connaître les autres civilisations.
D'ailleurs, je vous remercie de l'intérêt porté au Maok, et de la sympathie accordée à notre souverain... hélas, tout Roi ne vient au pouvoir que par la mort de ceux qui ont régné avant lui, ou qui auraient pu le faire. Et pourtant, croyez bien que Sa Majesté était parmi les plus fervents à souhaiter une descendance à sa royale tante, car il l'aimait beaucoup. Si elle avait eut un enfant il en aurait été plus qu'heureux, même si cela l'aurait privé du trône. »
La voix de Malinia s'éteignit doucement, alors qu'elle regardait par la vitre, visiblement pensive. Ce n'était visiblement pas un sujet joyeux, au contraire même, mais plutôt que de s'y laisser engloutir elle préféra essayer de repartir sur autre chose, quoi que son sourire sonne pour une fois comme un peu faux, bien que pas hypocrite, plutôt dénué de sa bonne humeur coutumière.
Malinia Namalik Balioko : « Enfin... excusez-moi, le sujet est pénible. Peut-être pourrions-nous le laisser de côté ? Pour en revenir à ce que nous disions... ah oui, les voyage ! Vous savez, je crois que c'est compréhensible, c'est un effet que j'ai vu moi-même : après un long isolement, les gens sont curieux de vous voir ! C'est vrai pour Lokaroum, et cela doit être encore plus vrai pour vous, dont l'isolement fut bien plus long. Je suis d'ailleurs contente d'avoir l'occasion de vous visiter, car le plus souvent je suis celle qui reçois, de part, sans doute, cette curiosité que nous évoquions. Il est agréable d'inverser les rôles pour une fois, je dois bien l'avouer, et je suis heureuse de pouvoir en profiter pour découvrir votre pays. J'espère que nous pourrons y rester quelques jours d'ailleurs, si vous le voulez bien. »
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De son côté, la Généralissime menait une conversation moins chargée émotionnellement, peut-être mais qui restait très intéressante. Elle écouta son interlocutrice avec cette attention soutenue qu'elle savait si bien mettre en de nombreuses choses, puis entreprit de lui répondre point par point, visiblement très intéressée par la discussion.
Alwine Mnabinko Doumba : « Bien sûr, il va de soit qu'un colonisateur venant s'établir dans un pays a souvent plus que des bonnes paroles en tête... est-ce que je pourrais soutenir par exemple que le Viertenstein n'était pas du tout intéressé par l'argent ou les émeraudes du Maok ? Disons que ce serait bien difficile... néanmoins, je reste persuadée que la coopération économique n'est pas forcément quelque chose qui va rendre la chose « diabolique ». On peut certes parler dans certains cas d'une exploitation économique pure et dure, ce qui est encore différent, mais quand, comme, je crois, c'était le cas en Cécopie, les populations locales profitent autant du développement de l'économie, qu'elle soit minière, agricole ou autre, que la métropole, j'avoue que je n'y vois pas de mal...
Bien sûr, notre ouverture fut un peu trop tardive pour que je puisse parler en experte sur le cas fiémançais. Néanmoins, je pense personnellement que l'autorité bienveillante de ce Royaume faisait du bien à cette portion du Zanyane, et je trouve bien dommage qu'elle ait pris fin... il suffit de voir la situation actuelle : l'Agorsa'a, sous la protection, et non la domination ou l'exploitation, du Viertenstein, prospère dans la paix, signe des accords internationaux, est reconnue comme une nation. Le reste de la région, qui a été proclamée indépendante de toute aide extérieure, continue de sombrer dans le chaos. La guerre continue, en ce moment même, en dépit du départ de la Fiémance. Une preuve à mes yeux que ce n'était pas elle le problème...
Néanmoins, si chacun peut avoir sa lecture, je suis heureuse que nous nous accordions sur le fait qu'il faille traité avec tous pour instaurer la paix. De ce que j'ai compris, Malinia a eu un peu de mal à faire comprendre cette idée à l'Agorsa'a, au début, mais finalement ce fut chose faite. Si l'Aiglantine a déjà cette vision d'elle-même, cela me rassure un peu sur notre vision. »
Alwine eut un léger sourire à cette idée, non sans une pointe de malice. Elle souriait moins facilement que ses deux compagnons de voyage, et de manière moins éclatante, mais quand elle le faisait c'était également avec sincérité.
Alwine Mnabinko Doumba : « Concernant la flotte, ce fut un plaisir... du reste ces dispositions ne sont pas vraiment secrètes, elles sont énoncées clairement dans le traité, publique, qui nous lie à l'Agorsa'a. Concernant une extension de la coopération, il faudrait en discuter également avec eux néanmoins vu l'éloignement de l'Aiglantine je pense que d'autres états, comme Bardaran par exemple, devraient être inclus ou au moins consultés pour que cela soit efficace... c'est en tous cas une question qu'il faudrait voir globalement mais en attendant je serais personnellement ravie de mettre en place quelque chose de bilatéral entre nos deux pays.
Je vous remercie pour les précisions sur l'Aiglantine, et serai heureuse d'avoir tous les détails... d'autant que j'ai bien perçu, je crois, que vous hésitiez à aborder le sujet ? Je vous remercie en ce cas de votre confiance et soyez rassurée, en aucun cas je ne divulguerais ce genre de chose à un autre pays sans votre accord. Je considère que ce qui est dis en privé doit resté privé, de manière générale. Si je puis me permettre, à terme, trouver un moyen de moderniser vos productions pourrait être un atout majeur pour votre pays, que ce soit dans le cadre d'une production interne ou pour une revente aux autres pays, par exemple du Zanyane.
De notre côté, nous produisons actuellement peu d'armes, et de qualité très loin des standards modernes. Nos armuriers travaillent plutôt pour les particuliers que pour l'armée. Néanmoins, nous avons des accords de transfert technologiques et d'aides pour la découverte de nouvelles technologies qui, s'ils doivent encore être activés, devraient nous permettre à assez court terme de devenir autonomes pour la production de toute une série d'armes et de matériels, bien que pas pour tous, bien entendu. Quand cela se confirmera, nous serons bien sûr ravis de vendre à l'Aiglantine, si cela vous intéressait bien entendu.
Pour le reste hé bien, je ne vais pas vous le cacher une fois encore les commandes sont publiques, le Maok a récemment sélectionné deux fournisseurs principaux. Au part avant, nous avions divers fournisseurs dans le centre de l'Alméra, mais ils ont cessé leurs activités... et de toute façon nos commandes étaient au part avant très très espacées et indirectes, du fait de notre isolement. Bref, avec l'ouverture de notre diplomatie, nous avons pu trouver de nouveaux fournisseurs, que, personnellement, je ne peux que recommander, vu que ce sont les mêmes recommandations que j'ai préparé pour Sa Majesté et le Conseil pour notre commande d'armement prévue l'année qui vient... j'ai préparé les notes peut avant notre départ et j'ai encore toutes les données en tête.
D'un côté, vous avez le Kaiyuan, ou plutôt diverses sociétés de ce pays. Ils sont très compétitifs, particulièrement pour les vaisseaux, et je ne peux personnellement que vous recommander de vous adresser à eux pour votre flotte de guerre. Leurs vaisseaux sont à la fois de bonne qualité et d'un prix très intéressant... il n'y a que pour les frégates qu'ils sont un peu chers, mais je ne voudrais pas vous noyer sous les détails. Concernant l'armement individuel, c'est également à une entreprise du Kaiyuan que nous feront appel pour renouveler notre matériel, mais je ne vous cacherai pas qu'ils nous avaient fait d'excellentes conditions... néanmoins en dehors de cela je soulignerais personnellement leurs qualités qui sont un bon prix, une très bonne qualité, et peut-être surtout un large choix, comparé à d'autres entreprises.
L'autre fournisseur du Maok, c'est le Collegia Defensionis Industriatis, ou CDI, qui réunis la Fiémance, le Thorval et le Viertenstein, le dernier y étant largement le plus actif. Ils offrent l'avantage de produire plus ou moins de tout, bien que leur offre en armement individuel soit limitée, de façon centralisée, donc on s'adresse à une seule « adresse » pour les négociations éventuelles. Là encore je ne vous cache pas, par honnêteté, que j'ai été attiré par leurs catalogues en partie parce qu'ils nous accordent également une belle marge de réduction, mais néanmoins je crois largement à la qualité de leurs produits. Le seul soucis est que parfois ils sont un peu cher, cela dépend des catégories...
Personnellement, je les recommanderai pour ce qu'on appel la cavalerie motorisée, tout ce qui est char de guerre par exemple, et l'aviation. Ce sont dans ces deux domaines que le Maok passera commande. Ils disposent d'un vaste choix de chars d'assez bon prix, légers ou lourds, et d'une bonne offre d'aviation, avec des hélicoptères et des avions de combat... et contrairement à d'autres fournisseurs comme un certain empire du sud du Makara, ils ne mettent pas de restriction sur la vente demandant une « alliance gold » avec eux pour acheter. Du côté naval ils font de très bon prix sur les frégates, mais par contre sont un peu chers pour les autres classes de vaisseaux. Pour vous faire une idée, le Maok a meilleur marché de commandé au Kaiyuan, qui ne nous fait pas de ristourne sur les vaisseaux, que chez eux, qui pourtant nous en font une. »
En terminant son exposé, Alwine se rendit compte qu'elle avait peut-être été un peu loin dans les détails, et que son interlocutrice n'en demandait sans doute pas tant, ce qui la fit légèrement grimacer.
Alwine Mnabinko Doumba : « Mais je m'emporte... désolé si j'ai fournis trop de détail, comme je vous le disais, j'ai encore tout le rapport en tête... on dirait presque que je touche une commission pour leur faire de la publicité mais je vous assure que non pourtant. Si cela vous intéresse, je pourrai vous faire parvenir ma documentation. »
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Zakor, quand à lui, trouvait la discussion passionnante, et avait presque oublié qu'ils étaient en route pour quelque part et pas plongé dans une discussion pour le seul plaisir de discuter. La plupart des questions abordées étaient profondes, et même troublantes, et il n'était pas sûr d'avoir toutes les clés en main pour y répondre, mais il était néanmoins enthousiaste pour le faire et, dès que son interlocutrice eut terminé, il reprit la parole à son tour avec le sourire.
Zakor Nalagek : « Il y a là beaucoup de choses, mais je vais essayer de répondre dans l'ordre, si vous le voulez bien... tout d'abord, il n'y a pas de honte à ne pas connaître tous les embranchements d'une foi qui n'est pas la sienne, et vous feriez sans doute plaisir à bien des évêques en étant convaincue que le catholicisme est égal en sens au christianisme, d'ailleurs. C'est d'autant plus compréhensible si votre pays a été christianisé uniquement par des catholiques et n'a, depuis, pas connu de contact direct avec des églises d'autres branches. Il n'y a aucun mal à ne pas savoir telle ou telle chose, c'est en nous apprenant mutuellement ce que nous savons que nous pouvons avancer vers la connaissance, mais aussi développer de bonnes relations. Si chacun savait tout, nous resterions dans nos coins respectifs, et ce ne serait pas vraiment une bonne chose !
Je ne peux en effet que vous encourager à découvrir les traditions de chacune des nations qui composent la chrétienté, ou même le catholicisme. Vous trouverez au Thorval, ou au Maok, ou encore au Viertenstein par exemple, quantité de traditions plus ou moins locales et plus ou moins vivaces, mais souvent, dans les pays traditionalistes particulièrement, profondément ancré dans l'identité des populations. Et, bien sûr, il y a celles qui traversent tout le monde catholique ou, encore au-delà, tout le monde chrétien ! Les plus grandes fêtes du Maok, même à l'échelon régionales, sont celles qui réunissent tous les chrétiens ensemble. Bref, c'est un territoire riche pour qui en est curieux et si tel est votre cas n'hésitez pas à le creuser. La Bibliothèque Royale de Lokaroum serait ravie de vous accueillir, par exemple. »
Le Ministre accompagna l'invitation, sincère, d'un sourire. Il était heureux de voir une jeune femme qui était finalement une païenne, si on allait au fond des choses, s'intéresser autant à la foi. Cela lui semblait un signe d'espoir pour l'Aiglantine.
Zakor Nalagek : « Concernant la manière de croire hé bien... je crois que l'analogie la plus parlante est celle que j'ai déjà cité tantôt, celle du « chemin tortueux ». Je m'explique. Imaginons que la vie soit un voyage qui puisse, si on choisi bien son chemin, mener vers Dieu, c'est à dire, plus largement, vers le paradis, le bonheur, bref, vous voyez ce que je veux dire, non ? Hé bien pour moi, chrétien catholique, il y a une route toute tracée, toute droite, qui va directement vers Dieu, c'est la Sainte Église Catholique Urbaine, fondée par Saint Pierre, le premier Pape. En suivant cette voie, je vais vers Dieu directement, et si je suis les indications, c'est à dire les préceptes de la Sainte Église, je n'ai aucune chance de me perdre en route. La voie est claire, et si pas toujours facile toujours praticable, droite, idéale.
Maintenant, l'orthodoxie et le protestantisme, qu'est-ce, dans mon analogie ? Des chemins qui se perdent, qui débouchent en enfer ou autre ? Non. Ils mènent aussi vers Dieu, mais ils sont plus longs, plus tortueux, plus difficiles. Il y a bien plus de risque de se perdre en chemin, de s'égarer, de dévier de la route et de ne jamais atteindre Dieu. Donc oui, c'est « correct » si on peut dire, puisque ce chemin mène à Dieu. Mais ce n'est qu'une route tortueuse, détournée. Dois-je me dire « puisque mon frère a choisi cette route difficile, qu'il y reste », ou bien « je vais essayer de l'appeler, pour qu'il parcoure avec moi la route droite, où il n'aura aucun risque de s'égarer » ? Bien entendu, je choisi la deuxième solution, et j'essaye de faire en sorte que mes frères et sœurs empruntes la route droite et sans risque de se perdre en route. N'est-ce pas naturel ?
Donc oui, il y a une bonne façon, ou une meilleure façon, de prier Dieu. Celle que nous a montré Jésus, et que nous a transmis Saint Pierre, son disciple. Je reconnais les autres chemins : oui, ils mènent à Dieu, oui, ceux qui les arpentes sont mes frères et sœurs, oui, ils sont en chemin vers Jésus. Mais Jésus a lui-même tracé une meilleure route, plus droite, qui leur éviterait le risque de s'égarer en chemin, donc je préférerais qu'ils l'empruntent... mais je ne vais pas sortir mon fusil pour les y forcer non plus ! »
Zakor eut un léger rire à cette idée, même s'il était sincère. Le but était, avec un peu d'humour certes, d'essayer de dissiper les doutes sur de potentielles conversions « forcées », qui n'étaient pas du tout dans l'esprit du Maok.
Zakor Nalagek : « Mais j'en oublie un point, celui d'autres personnes croyant en Jésus. Hé bien déjà, s'ils croient au Christ, ils sont chrétiens. Est-ce que forcément je les reconnais comme frères et sœurs ? Hé bien je dirais oui, à priori... dans les faits, pas à tous les coups. Si vous imaginiez le nombre d'exemples que nous avons où le message du Christ est déformé, bafoué... une religion qui prônerait le Christ comme une figure de luxure ou de haine par exemple, ne serait pas notre sœur, mais plutôt une œuvre du Malin usurpant le nom de Jésus. Pareil pour les courants, parfois influents, qui ont existé par le passé, comme l'arianisme, qui disait en gros : « Jésus n'est qu'un homme, un prophète ». Ceux-là, ce sont des hérétiques, pas des frères et sœurs en Christ. Pour reprendre mon analogie, leur chemin ne mène pas à Dieu.
Mais par contre ce n'est pas non plus forcément le cas. Je vous avoue que, classiquement, on a tendance à pouvoir cataloguer toute église dans un des trois courants. Il existe des églises de rite particulier au sein même de la foi catholique par exemple, qui sont catholiques mais avec des traditions séparées. C'est plus ouvert encore pour les orthodoxes, où il existe de nombreuses églises autocéphales, avec leur propre Patriarche indépendant, qui est une sorte de petit Pape de son église, qui peut si l'église est assez grande avoir des évêques sous sa juridiction et ainsi de suite... Et alors je ne parle même pas du protestantisme, qui lui n'a aucune hiérarchie précise.
Au Maok, mais c'est là notre façon propre de faire, nous avons coutume de classer toutes les sectes originales, les congrégations se revendiquant originales et issues de dogmes catholiques ou orthodoxes, dans la case « protestant », si bien sûr nous les considérons comme réellement chrétiennes. Plus largement, il arrive très souvent que les protestants eux-mêmes se divisent en plusieurs églises, développe de nouveaux groupes... bref, c'est très large. La question est de savoir « est-ce que cette croyance est vraiment chrétienne », et si c'est oui, alors oui, pour nous, maokoriens, ce sont des frères et sœurs en Christ... même si encore une fois nous voudrions les ramener sur la « bonne » voie, comme je l'ai expliqué plus tôt.
Après, pour avoir une position théologiquement plus sûre, il faudrait demander directement au Vatican, je n'ai pas la prétention de parler pour la chrétienté, ni même pour le catholicisme... ou pour l'église du Maok, qui a sa propre voix. »
Il eut une fois de plus un petit sourire avec cette précision, comme pour la souligner. Il faisait part de son avis personnel, éclairé bien sûr par le contexte propre au Maok.
Zakor Nalagek : « Concernant le Mal, je comprend bien que votre philosophie de vie est bonne, et je ne dis pas du tout le contraire. Simplement, si vous pensez que Dieu est aussi le diable, c'est la porte ouverte à la tentation de celui-ci. Si Dieu est le mal, s'il est bon et mauvais, comment l'homme pourrait-il, comme vous dites « extirper le mal de lui-même » ? Serait-il plus parfais que Dieu pour contrôler son côté sombre là où Dieu n'y arrive pas ? Et si le Malin venait vous tenter, ne seriez vous pas tenter de lui complaire pour, comme vous dites « ne pas décevoir le Tout Puissant », si vous considérez qu'il est une « part du Tout Puissant » ?
Bref, cela me semble bien risqué, mais oui, si au final vous en venez à faire le bien certainement c'est une bonne chose, meilleur que si vous faisiez le mal. Néanmoins, il est tout de même de mon devoir de vous mettre en garde pour le salut de votre âme. Une bonne philosophie, c'est déjà bien, je ne dirai jamais le contraire, mais il est mieux encore, à notre avis, de le faire étant éclairé par la Lumière du Christ, qui nous montrera au mieux le chemin vers le Bien... j'avoue avoir du mal à trouver mes mots, désolé. Encore une fois je vous l'ai dis je ne suis pas prêtre, et donc assez limité sur ce genre de débat...
Mais concernant les prêtres justement, en effet, votre situation est préoccupante ! J'imaginais l'Aiglantine comme une terre à christianiser, ou re-christianiser, mais vous me dites maintenant qu'il y a déjà des chrétiens qui sont tout simplement en manque de prêtres et d'églises ! C'est une situation que je trouve encore bien plus grave, je vous l'avoue. Il faudrait valider cela quand nous serons tous réunis, mais certainement le Maok serait ravis de vous aider en vous fournissant des prêtres maokoriens qui pourraient venir renforcer le clergé aiglantin, et permettre ainsi à tous ceux qui veulent entendre la Parole du Christ de pouvoir le faire. Car suivre la messe via un média est assurément mieux que de ne pas la suivre du tout, mais néanmoins cela ne saurait véritablement remplacer une messe, ne fut-ce que par l'absence de la communion.
À plus long terme, le Maok serait aussi ravis de vous aider à bâtir plus d'églises et peut-être plus de séminaires, ainsi qu'à former de nouveaux prêtres pour que, d'ici une génération peut-être, l'Aiglantine soit capable d'être autonome et d'avoir sa propre église locale solide, qui ne devra pas dépendre de l'étranger, tout comme le Maok, après avoir pu compter sur les prêtres du Viertenstein, a pu se doter de son clergé plus que suffisant pour ne pas être dépendant de prêtres étrangers. Si cela vous intéresse, nous pourrions d'ailleurs demander l'aide du Thorval, qui a fait nombre d’œuvres de cette sorte ces dernières années. Pour citer une situation proche, il a par exemple reconstruit toutes les églises du Royaume de Perlian, également situé sur une île, comme vous le savez peut-être.
Mais je m'emballe, vous n'avez même pas donner votre accord... j'avoue volontiers que l'idée de frères et sœurs en Christ incapables de communier pour de simples raisons logistiques et techniques éveille en moi une indignation qui me pousse à vouloir agir, mais ne voyez pas ça, je vous en prie, comme une volonté de vous imposer tout cela, plutôt comme une main tendue pour de l'aide... de l'aide énergique, certes ! »
Une fois encore, le Ministre eut un léger rire, amusé par ses propres propos. Il avait bien conscience d'avoir été très « énergique » en effet, et il espérait que ce ne serait pas mal perçu.
Zakor Nalagek : « Sinon pour répondre à votre dernière question, le Maok, en effet, est une terre missionnaire. D'ailleurs, en plus de la mission de sacerdoce au près des chrétiens déjà existant, nos prêtres seraient aussi ravis, comme je vous l'ai dis, de parler de Jésus aux aiglantins, si vous le voulez bien. Donc oui, nous tenterons, si votre autorisation se confirme mais, veuillez le croire, toujours dans le respect du point de vue de vos concitoyens, qu'ils se sentent ou non chrétiens. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre nota bien les réactions de son interlocutrices, notamment quand elle parla de la façon de parler du Roi, ou de la famille de celui-ci. Visiblement, la Présidente était quelqu'un de plutôt émotif, mais dans le bon sens du terme, et cela toucha Malinia, qui ne l'en écouta qu'avec plus d'attention. Il y avait là beaucoup de choses et, quand son interlocutrice eut terminé, la maokorienne prit quelques courts instants pour rassembler ses idées avant de répondre, préférant cela dit ne pas trop tarder puisque, apparemment, ils approchaient de la destination.
Malinia Namalik Balioko : « Hé bien, encore une fois vos réponses sont très riches... tout d'abord ne vous formalisez pas de ma remarque sur l'étiquette royale, si je puis dire. Le Maok n'est pas une de ses monarchies guindées qui offusquent d'un rien, mais je voulais plutôt vous mettre en garde pour le futur car, comme je l'ai dis, c'est le peuple lui-même qui est très attaché à ce genre de détails. Je sais que chaque pays a parfois ses divergences de protocoles et si le Lito a de tels usages je ne peux que comprendre en effet que vous aillez fait l'erreur. »
Malinia eut un bon sourire, du genre franc et rassurant, comme pour confirmer une bonne fois à son interlocutrice qu'il n'y avait vraiment plus aucun soucis, avant de poursuivre sur sa lancée, passant à un autre sujet.
Malinia Namalik Balioko : « Pour ce qui est de la technologie, je pense qu'il faut séparer ici les choix de tel ou tel pays, le Thorval ou le Maok par exemple, et les Saintes Écritures. Non, la Bible ne dit rien de la technologie moderne. La Bible fut écrite il y a deux milles ans ! Elle nous parle avant tout de spiritualité, de la façon dont nous devons vivre notre vie pour être en accord avec le Christ, ce genre de choses. Il n'est écrit nulle part quelque chose comme « Et en vérité je te le dis, tu n'utiliseras pas de grille-pain »... avouez que ce serait tout de même un peu saugrenu de placer de tels détails à côté de questions comme le salut de notre âme !
Quand le Thorval, ou le Maok, ou le Viertenstein, ou un autre pays encore, fait des choix dans ce qu'offre la technologie moderne, il peut le faire éclairé par l'enseignement du Christ, par ses valeurs, bien sûr, mais il n'obéit pas à un commandement... et comme je vous l'ai illustrer, il ne retranche pas forcément tout ce qu'on pourrait croire. Ainsi voyez, le Thorval a bel et bien son propre réseau, auquel est relié, entre autres, le Viertenstein. Donc est-ce que le Maok n'est pas intéressé par intrnet et consort parce que c'est « impie » ? Bien sûr que non. Il n'est pas intéressé, simplement. Nul besoin de vouloir justifier toute décision par un recours abusif à Dieu et d'ailleurs, comme le dit par contre clairement la Bible, il ne faut point invoquer son nom en vain.
Vous illustrez en fait assez bien ce que pense le peuple du Maok de la télévision par exemple, si je puis me permettre. Vous écoutez de la musique et des informations. Nous, nous avons décidé que nous n'avions pas besoin d'une télévision chère et gourmande en énergie pour une mission que la radio, ou encore les chorales de villages et les journaux, peuvent remplir sans elle ! Nous ne voyons tout simplement pas l'intérêt des efforts à dépenser pour tout cela. Est-ce que nous puisons cela dans nos valeurs chrétiennes, en préférant, par exemple, consacré le temps perdu devant la télévision à notre communauté, et l'argent perdu à l'acheter et à la faire fonctionner à d'autres choses, comme aider les plus démunis ? Certainement. Est-ce que pour cela regarder la télévision est contraire à la volonté de Dieu ? Bien sûr que non ! Nous estimons avoir mieux à faire, simplement.
Et permettez moi respectueusement de mettre en doute le fait qu'une machine à lavée ou un lave vaisselle sauve des vies. Vous considérez peut-être que le temps passer à laver les choses est du temps perdu, mais au Maok souvent, c'est une occasion de se retrouver en famille, ou entre voisins, au lavoir. On discute, on prend des nouvelles, tout en s'occupant utilement les mains. Et pour ceux qui vraiment n'en ont pas le temps, n'est-il pas plus utile de donner un travail à quelqu'un qui s'en chargera que d'acheter une machine toute faite pour le faire à sa place ? Il en va de même pour les appareilles de cuisines par exemple, et je pourrais continuer longtemps ainsi. Toutes ces choses sont-elles interdites par le gouvernement ? Non ! Mais le peuple y voit-il un intérêt ? Non plus ! Le gain nous semble très discutable, au contraire du coût supplémentaire en énergie, qui lui est indéniable. »
Une nouvelle fois, elle souligna l'argument d'un sourire, avant de reprendre son souffle quelques instants et, avec plus de gravité, de reprendre sur un point plus complexe.
Malinia Namalik Balioko : « Concernant le « jugement du Tout-Puissant », pardonnez-moi ces mots mais cette façon de le dire est de la foutaise. Si Dieu a décidé qu'un homme devait mourir, il périra. Si l'homme peut être sauvé, que ce soit par la médecine traditionnelle, par un coup de chance, par un défibrillateur ou un bloc opératoire, ce sera la volonté de Dieu. Pourquoi un défibrillateur serait-il contraire à la volonté de Dieu, et pas un massage cardiaque ? C'est la même chose, la même action, simplement portée à un niveau plus efficace. Dans les deux cas, un homme intervient pour sauver un autre homme. C'est la même chose pour tout le reste : si ce n'était pas impie du temps du Christ de soigner quelqu'un avec des herbes, ça ne l'est pas aujourd'hui de le soigner avec un médicament, par exemple.
La question de l'avortement, ou de l'euthanasie, sont des questions très différentes. C'est faux de dire que l'avortement est une « avancée médicale ». Dans l'antiquité, il existait déjà. Pareil pour l'euthanasie. Encore une fois la technique a évolué, l'acte est le même. Et l'acte en lui-même, le fait de détruire une vie, nous le réprouvons. Qu'on avorte en prenant des herbes toxiques pour l'enfant, comme les mécréantes le font au Maok depuis des millénaires, ou dans une clinique ultra-moderne, cela ne change rien au fait que ce soit une mauvaise chose. C'est un meurtre, madame la Présidente. Un humain qui tue un autre être humain totalement innocent. Comme pourrions nous l'approuver ? Et le fait que ce soit la mère qui le décide ne rend pas l'infanticide moins condamnable, que je sache ? Sans parler de notre foi, qui renforce cela, nous pensons que c'est simplement une question d'humanité de le condamner. »
La voix de Malinia s'était faite très sérieuse, et très grave. Elle prit quelques instants pour retrouver la sourire, avant de poursuivre.
Malinia Namalik Balioko : « Bref, sur toute question, la technologie intervient sur le « comment ? » pas sur le « pourquoi ? » ou le « est-ce bien ou mal ? ». Un homme est aussi mort qu'on le tue à coup de pierre ou à coup de balles, et un patient tout aussi sauvé quand on le guérit avec le savoir moderne... pour revenir sur ce savoir d'ailleurs, bien sûr, nous ne formons pas, pour l'heure, de médecin du Kaiyuan, quoique un jour nous espérons bien que notre enseignement aura assez gagné en qualité pour que ce soit possible. Néanmoins, il s'agit bien d'un échange d'étudiant, tout simplement parce que la médecine n'est pas la seule matière sur laquelle nous avons conclu des échanges.
Certes, le Maok ne peut rivaliser dans ce domaine-là, mais dans d'autres, c'est une autre question. Sur les langues notamment, étrangères comme internes, mais pas seulement... je ne saurais vous donner le détail de tous les cours, mais l'échange se fait bel et bien dans les deux sens, oui... et je serai plus que ravis d'instaurer aussi de tels échanges avec votre pays ! Comme vous l'avez souligné, c'est une grande opportunité pour nos étudiants que de bénéficier d'une telle diversité, chacun pouvant ainsi aller chercher l'enseignement qui lui convient le mieux, mais c'est aussi une façon pour nos pays de mieux ce connaître ce qui, je pense, est primordial pour une relation saine et durable, comme, je pense, vous le souligniez-bien en parlant du soucis de connaître les autres civilisations.
D'ailleurs, je vous remercie de l'intérêt porté au Maok, et de la sympathie accordée à notre souverain... hélas, tout Roi ne vient au pouvoir que par la mort de ceux qui ont régné avant lui, ou qui auraient pu le faire. Et pourtant, croyez bien que Sa Majesté était parmi les plus fervents à souhaiter une descendance à sa royale tante, car il l'aimait beaucoup. Si elle avait eut un enfant il en aurait été plus qu'heureux, même si cela l'aurait privé du trône. »
La voix de Malinia s'éteignit doucement, alors qu'elle regardait par la vitre, visiblement pensive. Ce n'était visiblement pas un sujet joyeux, au contraire même, mais plutôt que de s'y laisser engloutir elle préféra essayer de repartir sur autre chose, quoi que son sourire sonne pour une fois comme un peu faux, bien que pas hypocrite, plutôt dénué de sa bonne humeur coutumière.
Malinia Namalik Balioko : « Enfin... excusez-moi, le sujet est pénible. Peut-être pourrions-nous le laisser de côté ? Pour en revenir à ce que nous disions... ah oui, les voyage ! Vous savez, je crois que c'est compréhensible, c'est un effet que j'ai vu moi-même : après un long isolement, les gens sont curieux de vous voir ! C'est vrai pour Lokaroum, et cela doit être encore plus vrai pour vous, dont l'isolement fut bien plus long. Je suis d'ailleurs contente d'avoir l'occasion de vous visiter, car le plus souvent je suis celle qui reçois, de part, sans doute, cette curiosité que nous évoquions. Il est agréable d'inverser les rôles pour une fois, je dois bien l'avouer, et je suis heureuse de pouvoir en profiter pour découvrir votre pays. J'espère que nous pourrons y rester quelques jours d'ailleurs, si vous le voulez bien. »
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De son côté, la Généralissime menait une conversation moins chargée émotionnellement, peut-être mais qui restait très intéressante. Elle écouta son interlocutrice avec cette attention soutenue qu'elle savait si bien mettre en de nombreuses choses, puis entreprit de lui répondre point par point, visiblement très intéressée par la discussion.
Alwine Mnabinko Doumba : « Bien sûr, il va de soit qu'un colonisateur venant s'établir dans un pays a souvent plus que des bonnes paroles en tête... est-ce que je pourrais soutenir par exemple que le Viertenstein n'était pas du tout intéressé par l'argent ou les émeraudes du Maok ? Disons que ce serait bien difficile... néanmoins, je reste persuadée que la coopération économique n'est pas forcément quelque chose qui va rendre la chose « diabolique ». On peut certes parler dans certains cas d'une exploitation économique pure et dure, ce qui est encore différent, mais quand, comme, je crois, c'était le cas en Cécopie, les populations locales profitent autant du développement de l'économie, qu'elle soit minière, agricole ou autre, que la métropole, j'avoue que je n'y vois pas de mal...
Bien sûr, notre ouverture fut un peu trop tardive pour que je puisse parler en experte sur le cas fiémançais. Néanmoins, je pense personnellement que l'autorité bienveillante de ce Royaume faisait du bien à cette portion du Zanyane, et je trouve bien dommage qu'elle ait pris fin... il suffit de voir la situation actuelle : l'Agorsa'a, sous la protection, et non la domination ou l'exploitation, du Viertenstein, prospère dans la paix, signe des accords internationaux, est reconnue comme une nation. Le reste de la région, qui a été proclamée indépendante de toute aide extérieure, continue de sombrer dans le chaos. La guerre continue, en ce moment même, en dépit du départ de la Fiémance. Une preuve à mes yeux que ce n'était pas elle le problème...
Néanmoins, si chacun peut avoir sa lecture, je suis heureuse que nous nous accordions sur le fait qu'il faille traité avec tous pour instaurer la paix. De ce que j'ai compris, Malinia a eu un peu de mal à faire comprendre cette idée à l'Agorsa'a, au début, mais finalement ce fut chose faite. Si l'Aiglantine a déjà cette vision d'elle-même, cela me rassure un peu sur notre vision. »
Alwine eut un léger sourire à cette idée, non sans une pointe de malice. Elle souriait moins facilement que ses deux compagnons de voyage, et de manière moins éclatante, mais quand elle le faisait c'était également avec sincérité.
Alwine Mnabinko Doumba : « Concernant la flotte, ce fut un plaisir... du reste ces dispositions ne sont pas vraiment secrètes, elles sont énoncées clairement dans le traité, publique, qui nous lie à l'Agorsa'a. Concernant une extension de la coopération, il faudrait en discuter également avec eux néanmoins vu l'éloignement de l'Aiglantine je pense que d'autres états, comme Bardaran par exemple, devraient être inclus ou au moins consultés pour que cela soit efficace... c'est en tous cas une question qu'il faudrait voir globalement mais en attendant je serais personnellement ravie de mettre en place quelque chose de bilatéral entre nos deux pays.
Je vous remercie pour les précisions sur l'Aiglantine, et serai heureuse d'avoir tous les détails... d'autant que j'ai bien perçu, je crois, que vous hésitiez à aborder le sujet ? Je vous remercie en ce cas de votre confiance et soyez rassurée, en aucun cas je ne divulguerais ce genre de chose à un autre pays sans votre accord. Je considère que ce qui est dis en privé doit resté privé, de manière générale. Si je puis me permettre, à terme, trouver un moyen de moderniser vos productions pourrait être un atout majeur pour votre pays, que ce soit dans le cadre d'une production interne ou pour une revente aux autres pays, par exemple du Zanyane.
De notre côté, nous produisons actuellement peu d'armes, et de qualité très loin des standards modernes. Nos armuriers travaillent plutôt pour les particuliers que pour l'armée. Néanmoins, nous avons des accords de transfert technologiques et d'aides pour la découverte de nouvelles technologies qui, s'ils doivent encore être activés, devraient nous permettre à assez court terme de devenir autonomes pour la production de toute une série d'armes et de matériels, bien que pas pour tous, bien entendu. Quand cela se confirmera, nous serons bien sûr ravis de vendre à l'Aiglantine, si cela vous intéressait bien entendu.
Pour le reste hé bien, je ne vais pas vous le cacher une fois encore les commandes sont publiques, le Maok a récemment sélectionné deux fournisseurs principaux. Au part avant, nous avions divers fournisseurs dans le centre de l'Alméra, mais ils ont cessé leurs activités... et de toute façon nos commandes étaient au part avant très très espacées et indirectes, du fait de notre isolement. Bref, avec l'ouverture de notre diplomatie, nous avons pu trouver de nouveaux fournisseurs, que, personnellement, je ne peux que recommander, vu que ce sont les mêmes recommandations que j'ai préparé pour Sa Majesté et le Conseil pour notre commande d'armement prévue l'année qui vient... j'ai préparé les notes peut avant notre départ et j'ai encore toutes les données en tête.
D'un côté, vous avez le Kaiyuan, ou plutôt diverses sociétés de ce pays. Ils sont très compétitifs, particulièrement pour les vaisseaux, et je ne peux personnellement que vous recommander de vous adresser à eux pour votre flotte de guerre. Leurs vaisseaux sont à la fois de bonne qualité et d'un prix très intéressant... il n'y a que pour les frégates qu'ils sont un peu chers, mais je ne voudrais pas vous noyer sous les détails. Concernant l'armement individuel, c'est également à une entreprise du Kaiyuan que nous feront appel pour renouveler notre matériel, mais je ne vous cacherai pas qu'ils nous avaient fait d'excellentes conditions... néanmoins en dehors de cela je soulignerais personnellement leurs qualités qui sont un bon prix, une très bonne qualité, et peut-être surtout un large choix, comparé à d'autres entreprises.
L'autre fournisseur du Maok, c'est le Collegia Defensionis Industriatis, ou CDI, qui réunis la Fiémance, le Thorval et le Viertenstein, le dernier y étant largement le plus actif. Ils offrent l'avantage de produire plus ou moins de tout, bien que leur offre en armement individuel soit limitée, de façon centralisée, donc on s'adresse à une seule « adresse » pour les négociations éventuelles. Là encore je ne vous cache pas, par honnêteté, que j'ai été attiré par leurs catalogues en partie parce qu'ils nous accordent également une belle marge de réduction, mais néanmoins je crois largement à la qualité de leurs produits. Le seul soucis est que parfois ils sont un peu cher, cela dépend des catégories...
Personnellement, je les recommanderai pour ce qu'on appel la cavalerie motorisée, tout ce qui est char de guerre par exemple, et l'aviation. Ce sont dans ces deux domaines que le Maok passera commande. Ils disposent d'un vaste choix de chars d'assez bon prix, légers ou lourds, et d'une bonne offre d'aviation, avec des hélicoptères et des avions de combat... et contrairement à d'autres fournisseurs comme un certain empire du sud du Makara, ils ne mettent pas de restriction sur la vente demandant une « alliance gold » avec eux pour acheter. Du côté naval ils font de très bon prix sur les frégates, mais par contre sont un peu chers pour les autres classes de vaisseaux. Pour vous faire une idée, le Maok a meilleur marché de commandé au Kaiyuan, qui ne nous fait pas de ristourne sur les vaisseaux, que chez eux, qui pourtant nous en font une. »
En terminant son exposé, Alwine se rendit compte qu'elle avait peut-être été un peu loin dans les détails, et que son interlocutrice n'en demandait sans doute pas tant, ce qui la fit légèrement grimacer.
Alwine Mnabinko Doumba : « Mais je m'emporte... désolé si j'ai fournis trop de détail, comme je vous le disais, j'ai encore tout le rapport en tête... on dirait presque que je touche une commission pour leur faire de la publicité mais je vous assure que non pourtant. Si cela vous intéresse, je pourrai vous faire parvenir ma documentation. »
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Zakor, quand à lui, trouvait la discussion passionnante, et avait presque oublié qu'ils étaient en route pour quelque part et pas plongé dans une discussion pour le seul plaisir de discuter. La plupart des questions abordées étaient profondes, et même troublantes, et il n'était pas sûr d'avoir toutes les clés en main pour y répondre, mais il était néanmoins enthousiaste pour le faire et, dès que son interlocutrice eut terminé, il reprit la parole à son tour avec le sourire.
Zakor Nalagek : « Il y a là beaucoup de choses, mais je vais essayer de répondre dans l'ordre, si vous le voulez bien... tout d'abord, il n'y a pas de honte à ne pas connaître tous les embranchements d'une foi qui n'est pas la sienne, et vous feriez sans doute plaisir à bien des évêques en étant convaincue que le catholicisme est égal en sens au christianisme, d'ailleurs. C'est d'autant plus compréhensible si votre pays a été christianisé uniquement par des catholiques et n'a, depuis, pas connu de contact direct avec des églises d'autres branches. Il n'y a aucun mal à ne pas savoir telle ou telle chose, c'est en nous apprenant mutuellement ce que nous savons que nous pouvons avancer vers la connaissance, mais aussi développer de bonnes relations. Si chacun savait tout, nous resterions dans nos coins respectifs, et ce ne serait pas vraiment une bonne chose !
Je ne peux en effet que vous encourager à découvrir les traditions de chacune des nations qui composent la chrétienté, ou même le catholicisme. Vous trouverez au Thorval, ou au Maok, ou encore au Viertenstein par exemple, quantité de traditions plus ou moins locales et plus ou moins vivaces, mais souvent, dans les pays traditionalistes particulièrement, profondément ancré dans l'identité des populations. Et, bien sûr, il y a celles qui traversent tout le monde catholique ou, encore au-delà, tout le monde chrétien ! Les plus grandes fêtes du Maok, même à l'échelon régionales, sont celles qui réunissent tous les chrétiens ensemble. Bref, c'est un territoire riche pour qui en est curieux et si tel est votre cas n'hésitez pas à le creuser. La Bibliothèque Royale de Lokaroum serait ravie de vous accueillir, par exemple. »
Le Ministre accompagna l'invitation, sincère, d'un sourire. Il était heureux de voir une jeune femme qui était finalement une païenne, si on allait au fond des choses, s'intéresser autant à la foi. Cela lui semblait un signe d'espoir pour l'Aiglantine.
Zakor Nalagek : « Concernant la manière de croire hé bien... je crois que l'analogie la plus parlante est celle que j'ai déjà cité tantôt, celle du « chemin tortueux ». Je m'explique. Imaginons que la vie soit un voyage qui puisse, si on choisi bien son chemin, mener vers Dieu, c'est à dire, plus largement, vers le paradis, le bonheur, bref, vous voyez ce que je veux dire, non ? Hé bien pour moi, chrétien catholique, il y a une route toute tracée, toute droite, qui va directement vers Dieu, c'est la Sainte Église Catholique Urbaine, fondée par Saint Pierre, le premier Pape. En suivant cette voie, je vais vers Dieu directement, et si je suis les indications, c'est à dire les préceptes de la Sainte Église, je n'ai aucune chance de me perdre en route. La voie est claire, et si pas toujours facile toujours praticable, droite, idéale.
Maintenant, l'orthodoxie et le protestantisme, qu'est-ce, dans mon analogie ? Des chemins qui se perdent, qui débouchent en enfer ou autre ? Non. Ils mènent aussi vers Dieu, mais ils sont plus longs, plus tortueux, plus difficiles. Il y a bien plus de risque de se perdre en chemin, de s'égarer, de dévier de la route et de ne jamais atteindre Dieu. Donc oui, c'est « correct » si on peut dire, puisque ce chemin mène à Dieu. Mais ce n'est qu'une route tortueuse, détournée. Dois-je me dire « puisque mon frère a choisi cette route difficile, qu'il y reste », ou bien « je vais essayer de l'appeler, pour qu'il parcoure avec moi la route droite, où il n'aura aucun risque de s'égarer » ? Bien entendu, je choisi la deuxième solution, et j'essaye de faire en sorte que mes frères et sœurs empruntes la route droite et sans risque de se perdre en route. N'est-ce pas naturel ?
Donc oui, il y a une bonne façon, ou une meilleure façon, de prier Dieu. Celle que nous a montré Jésus, et que nous a transmis Saint Pierre, son disciple. Je reconnais les autres chemins : oui, ils mènent à Dieu, oui, ceux qui les arpentes sont mes frères et sœurs, oui, ils sont en chemin vers Jésus. Mais Jésus a lui-même tracé une meilleure route, plus droite, qui leur éviterait le risque de s'égarer en chemin, donc je préférerais qu'ils l'empruntent... mais je ne vais pas sortir mon fusil pour les y forcer non plus ! »
Zakor eut un léger rire à cette idée, même s'il était sincère. Le but était, avec un peu d'humour certes, d'essayer de dissiper les doutes sur de potentielles conversions « forcées », qui n'étaient pas du tout dans l'esprit du Maok.
Zakor Nalagek : « Mais j'en oublie un point, celui d'autres personnes croyant en Jésus. Hé bien déjà, s'ils croient au Christ, ils sont chrétiens. Est-ce que forcément je les reconnais comme frères et sœurs ? Hé bien je dirais oui, à priori... dans les faits, pas à tous les coups. Si vous imaginiez le nombre d'exemples que nous avons où le message du Christ est déformé, bafoué... une religion qui prônerait le Christ comme une figure de luxure ou de haine par exemple, ne serait pas notre sœur, mais plutôt une œuvre du Malin usurpant le nom de Jésus. Pareil pour les courants, parfois influents, qui ont existé par le passé, comme l'arianisme, qui disait en gros : « Jésus n'est qu'un homme, un prophète ». Ceux-là, ce sont des hérétiques, pas des frères et sœurs en Christ. Pour reprendre mon analogie, leur chemin ne mène pas à Dieu.
Mais par contre ce n'est pas non plus forcément le cas. Je vous avoue que, classiquement, on a tendance à pouvoir cataloguer toute église dans un des trois courants. Il existe des églises de rite particulier au sein même de la foi catholique par exemple, qui sont catholiques mais avec des traditions séparées. C'est plus ouvert encore pour les orthodoxes, où il existe de nombreuses églises autocéphales, avec leur propre Patriarche indépendant, qui est une sorte de petit Pape de son église, qui peut si l'église est assez grande avoir des évêques sous sa juridiction et ainsi de suite... Et alors je ne parle même pas du protestantisme, qui lui n'a aucune hiérarchie précise.
Au Maok, mais c'est là notre façon propre de faire, nous avons coutume de classer toutes les sectes originales, les congrégations se revendiquant originales et issues de dogmes catholiques ou orthodoxes, dans la case « protestant », si bien sûr nous les considérons comme réellement chrétiennes. Plus largement, il arrive très souvent que les protestants eux-mêmes se divisent en plusieurs églises, développe de nouveaux groupes... bref, c'est très large. La question est de savoir « est-ce que cette croyance est vraiment chrétienne », et si c'est oui, alors oui, pour nous, maokoriens, ce sont des frères et sœurs en Christ... même si encore une fois nous voudrions les ramener sur la « bonne » voie, comme je l'ai expliqué plus tôt.
Après, pour avoir une position théologiquement plus sûre, il faudrait demander directement au Vatican, je n'ai pas la prétention de parler pour la chrétienté, ni même pour le catholicisme... ou pour l'église du Maok, qui a sa propre voix. »
Il eut une fois de plus un petit sourire avec cette précision, comme pour la souligner. Il faisait part de son avis personnel, éclairé bien sûr par le contexte propre au Maok.
Zakor Nalagek : « Concernant le Mal, je comprend bien que votre philosophie de vie est bonne, et je ne dis pas du tout le contraire. Simplement, si vous pensez que Dieu est aussi le diable, c'est la porte ouverte à la tentation de celui-ci. Si Dieu est le mal, s'il est bon et mauvais, comment l'homme pourrait-il, comme vous dites « extirper le mal de lui-même » ? Serait-il plus parfais que Dieu pour contrôler son côté sombre là où Dieu n'y arrive pas ? Et si le Malin venait vous tenter, ne seriez vous pas tenter de lui complaire pour, comme vous dites « ne pas décevoir le Tout Puissant », si vous considérez qu'il est une « part du Tout Puissant » ?
Bref, cela me semble bien risqué, mais oui, si au final vous en venez à faire le bien certainement c'est une bonne chose, meilleur que si vous faisiez le mal. Néanmoins, il est tout de même de mon devoir de vous mettre en garde pour le salut de votre âme. Une bonne philosophie, c'est déjà bien, je ne dirai jamais le contraire, mais il est mieux encore, à notre avis, de le faire étant éclairé par la Lumière du Christ, qui nous montrera au mieux le chemin vers le Bien... j'avoue avoir du mal à trouver mes mots, désolé. Encore une fois je vous l'ai dis je ne suis pas prêtre, et donc assez limité sur ce genre de débat...
Mais concernant les prêtres justement, en effet, votre situation est préoccupante ! J'imaginais l'Aiglantine comme une terre à christianiser, ou re-christianiser, mais vous me dites maintenant qu'il y a déjà des chrétiens qui sont tout simplement en manque de prêtres et d'églises ! C'est une situation que je trouve encore bien plus grave, je vous l'avoue. Il faudrait valider cela quand nous serons tous réunis, mais certainement le Maok serait ravis de vous aider en vous fournissant des prêtres maokoriens qui pourraient venir renforcer le clergé aiglantin, et permettre ainsi à tous ceux qui veulent entendre la Parole du Christ de pouvoir le faire. Car suivre la messe via un média est assurément mieux que de ne pas la suivre du tout, mais néanmoins cela ne saurait véritablement remplacer une messe, ne fut-ce que par l'absence de la communion.
À plus long terme, le Maok serait aussi ravis de vous aider à bâtir plus d'églises et peut-être plus de séminaires, ainsi qu'à former de nouveaux prêtres pour que, d'ici une génération peut-être, l'Aiglantine soit capable d'être autonome et d'avoir sa propre église locale solide, qui ne devra pas dépendre de l'étranger, tout comme le Maok, après avoir pu compter sur les prêtres du Viertenstein, a pu se doter de son clergé plus que suffisant pour ne pas être dépendant de prêtres étrangers. Si cela vous intéresse, nous pourrions d'ailleurs demander l'aide du Thorval, qui a fait nombre d’œuvres de cette sorte ces dernières années. Pour citer une situation proche, il a par exemple reconstruit toutes les églises du Royaume de Perlian, également situé sur une île, comme vous le savez peut-être.
Mais je m'emballe, vous n'avez même pas donner votre accord... j'avoue volontiers que l'idée de frères et sœurs en Christ incapables de communier pour de simples raisons logistiques et techniques éveille en moi une indignation qui me pousse à vouloir agir, mais ne voyez pas ça, je vous en prie, comme une volonté de vous imposer tout cela, plutôt comme une main tendue pour de l'aide... de l'aide énergique, certes ! »
Une fois encore, le Ministre eut un léger rire, amusé par ses propres propos. Il avait bien conscience d'avoir été très « énergique » en effet, et il espérait que ce ne serait pas mal perçu.
Zakor Nalagek : « Sinon pour répondre à votre dernière question, le Maok, en effet, est une terre missionnaire. D'ailleurs, en plus de la mission de sacerdoce au près des chrétiens déjà existant, nos prêtres seraient aussi ravis, comme je vous l'ai dis, de parler de Jésus aux aiglantins, si vous le voulez bien. Donc oui, nous tenterons, si votre autorisation se confirme mais, veuillez le croire, toujours dans le respect du point de vue de vos concitoyens, qu'ils se sentent ou non chrétiens. »
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Leraptopes
[alb]Le ton de la discutions semblait avoir monté d'un cran. Adelheid écouta chaque mot de la Ministre avec une extrême sériosité. Son visage s'était fermée. Mainte réflexions lui parcourait l'esprit, et peut-être était-elle allé trop loin. Elle qui voulait des réponses, là voilà qui était servie.
Visiblement Malinia se forçait un peu à sourire. Sans doute touché par la discutions, en bien, ou en mal. Adelheid ne pu que baisser les yeux un instant et se parler à elle-même. "Mais quelle conne." Elle avait fauté, semble-t-il. Mais elle avait grandement apprécié que Malinia n'y soit pas allé avec des pincettes, cela avait le mérite d'être clair. Elle s'imagina juste être en présence de Joséphine pour se rassurer. Qu'aurait-elle fait? Elle lui aurait certainement délivré un message de soutient et assortit d'une bonne paire de gifles. Elle se ressaisit donc, et reprit posément, de manière neutre, sérieuse.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, très sérieuse]
"Madame..."
[alb]Elle baissa légèrement la tête tout en fixant Malinia en signe de respect.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, très sérieuse]
"J'apprécie beaucoup votre franchise. Sincèrement. Je vous prie de m'excuser d'avoir aborder de tels thèmes, sans doute n'aurais-je pas dû. Je ne vous ai point posé ces questions pour vous déstabiliser, mais parce que j'ai mes raisons. Ces sujets sont graves et portent à la polémique, mais j’espérais qu'avoir l'avis d'une personne étrangère...votre avis...m'aiderait à trouver des réponses. Je vous en remercie, les vôtres m'ont été utiles et je ne les oublierais pas."
[alb]Elle se remit à sourire timidement, mais sincèrement, comme si rien ne s'était produit, et désireuse d'aller de l'avant. Elle posa légèrement sa main sur le siège centrale de la banquette arrière, comme pour y prendre appuis, et elle se remit à parler.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriant timidement]
"Et...bien évidemment, vous pourrez restez autant de temps que vous le désirez. Un jour, une semaine, un mois, plus si vous le souhaitez. Que ce soit dans le cadre de cette rencontre ou non, vous serez toujours les bienvenues en Aiglantine. Vous me semblez être une belle personne, et les belles personnes seront toujours la bienvenue. J'en profite pour vous dire que si vous souhaitez quoi que ce soit durant votre séjour, nous sommes à votre entière disposition, pour vous comme pour votre entourage."
[alb]Elle regarda brièvement par la vitre, puis elle ajouta.[/alb]
"Voilà à peine une heure que nous nous connaissons, et j'apprécie chaque secondes de cette rencontre. Vous accordez beaucoups d'înterêt à notre pays, vous êtes ouvertes, agréable, intéressante...Je suis totalement ravie d'avoir fait votre connaissance. Vous êtes le genre de personne qui me donne envie d'aller à la rencontre de nos voisins. Et je me désole d'avoir défais un si beau sourire, car je l'ai bien remarquée, ce n'est pas un sourire de façade, c'est un sourire sincère, plein de bonne humeur, rayonnant...Je m'excuse encore une fois, j'ai envie de voir à nouveau votre beau sourire. Je vais veiller à ce que cette rencontre vous soit encore plus agréable qu'elle n'a pu commencer."
[alb]La voiture avait ralentit et s'était immobilisé devant le parvis de la mairie de la ville, un somptueux bâtiment en pières et ornée d'une végétation luxuriante, socle d'une tour en verre d'une cinquantaine d'étages. "Quoi? Déjà!?" Pensa soufflée la présidente. Elle n'avait même pas remarqué qu'elles avaient passé le – très gros – barrage routiers de la police à l'entrée du quartier administratifs.
Elle déboucla sa ceinture, puis elle annonça:[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriant timidement]
"Et bien Madame, je vous souhaite la bienvenue dans nos quartiers."
[center]**********[/center]
[alb]Alwinne connaissait le sujet à n'en point douter. Joséphine avait pris note de tous ce qu'elle avait pu dire. Elle avait effectivement entendu parlé du consortium CDI, dont elle avait eu de bon écho sur l'aviation. En sa qualité de Secrétaire Générale, elle ne se contenta que de retenir toutes ces informations sans les juger. Elle laisserait au Secrétaire Nationale de la sécurité tout ce loisir.
Elle souri franchement aux dernière paroles d'alwinne, il est vrai qu'elle avait du talent pour vendre des engins militaire. Clair, précis, critique, son avis était fort intéressant et méritait de peser dans les futures acquisitions aiglanaises. Joséphine rit intérieurement lorsque la Généralissime parla de commission, mais elle fut même agréablement surprise qu'elle lui propose sa documentation.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, souriante]
"Mais très volontiers! Cela complètera les très bonne informations que vous m'avez déjà fournie. En tout cas vous méritez cette commission à n'en point douter. Je ne pouvais espérer meilleure réponse, donc je vous remercie grandement.
Ensuite...la méfiance n'est-elle pas de mise lorsque l'on parle d'armement? S'arme-t-on pour faire peur à l'autre ou parce que nous avons peur de l'autre? C'est certainement inconvenant de ma part, je le sais bien. Vous me parraissez être de bonnes personnes, d'autant plus que le Maok est stable, habité de valeurs pacifiques, le nombres de points communs ne cesse d'augmenter...cela doit être parce que je suis aiglanaise."
[alb]Elle haussa les épaules et leva les yeux au plafond.[/alb]
"Nous basculons aisément entre excès de méfiance et naïveté béante."
[alb]Elle reprit comme auparavant, le sourire au lèvre.[/alb]
"C'est ridicule, pardonnez-moi. Mais j'apprécie franchement que vous m'assurez que vous n'en parlerez pas. J. Ce n'est pas un secret d'état, mais nous préférerions que cela ne s'ébruite pas, voilà tout. Ce n'est pas le genre d'information que je donnerais à tout le monde, mais...j'ai l'impression que je peux vous faire confiance.
Ensuite, moderniser notre production pourrait effectivement être un atout majeur, l'idéal étant d'au moins atteindre les standards des autres armés. Mais vendre notre production? Je ne sais pas...ou alors pas au Zanyane, ou du moins pas maintenant. C'est justement parce que trop d'armes circulent que les autorités ne parviennent pas à rétablir l'ordre. Au Nord Ouest Zanyane du moins, la piraterie locale est diantrement bien équipé.
Et puisque vous nous le proposez si gentillement, j'attendrais de voir votre documentation. Et je suis certain que si vous présenteriez ces même armes à notre Secrétaire Nationale de la Sécurité de la même manière qu'à l'instant, je pense que nous pourrons envisager fortement un partenariat en ce sens."
[alb]Elle termina une une touche d'humour amicale, rien qui ne pouvait vexer la Généralissime.
Elle jeta un œil à sa montre.[/alb]
"Et peut-être que pour conclure, car nous arriverons d'une minute à l'autre, je rejoins votre avis sur la Cécopie. Et la Fiémance. Les tensions en volta se sont peut être légèrement calmé, mais nous sommes loin de l'idéal anti-fiémançais que dépeignait les journaux litoniens. Maintenant justement, je préfère prendre du recul et ne pas juger immédiatement. Aucun des deux camps n'est vraiment blanc à mon avis.
Donc je pense que nous ne devrons compter que sur nous même, oui. Donc je suis ravie de voir que nous ne sommes pas les seules à vouloir un avenir meilleurs pour ce continent! Et...il faut croire que Mme la Ministre à su trouver les mots juste puisqu'aujourd'hui vous menez une coopération militaire conjointe. Faire évoluer les pensés va être une chose trèèès compliqué, mais je suis certaine que le temps jouera en notre faveur."
[alb]Leur voiture ralenti et vînt se garer derrière celle de la présidente et de la Ministre Royale des affaires étrangères. Elle regardait la foule d'employés accolés contre les balustrades des étages supérieurs. Silencieux, curieux. La visite de dignitaires étrangers étant toujours perçu comme un événement.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, souriante]
"Et bien...voici la mairie de Balthazard, c'est ici que nous travaillons et c'est ici que nous nous arrêtons."
[center]**********[/center]
[alb]C'est tout sourire, comme à son habitude, que la Secrétaire écoutait attentivement le Ministre, riant à son humour, souriant à ses propos, rayonnant par sa présence. C'était avec enthousiasme qu'il lui avait répondu, ce qui avait le don de lui plaire, et beaucoup de chose ayant été dites, elle ne manqua pas de se plonger dans de grandes réflexions. Et elle fut même surprise, presque sans voix, lorsque le ministre l'invita subtilement à visiter la Bibliothèque royale du Royaume. Du quoi illuminer sa journée et susciter sa curiosité pour encore longtemps. Et puis parler avec lui était si intéressant! Mais à son grand dam, il allait falloir qu'elle soit concise, le convoie ayant presque atteint le centre ville. Elle se remit à parler avec son charme naturel, enchantée du temps qu'elle avait pu passer en la présence de Zakor.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante]
"Votre analogie était parfaite, je n'ai rien à y redire, je comprends à présent votre point de vue. Donc je vous remercie pour toutes ces aimables explications."
[alb]Elle parla un peu plus timidement et calmement, sans jamais défaire son sourire. Et devînt de plus en plus enthousiaste à force de parler, se replongeant totalement dans le sujet.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et timidement]
"Et puis...dire que l'homme est parfait serait un grand mensonge. Vous avez beaucoup d'esprit, Monsieur, et j'aime cela. Je n'ai pas la sagesse de nos Sarkan, mais j'aimerais vous apporter un début de réponse, même si je crains que répondre à une telle question en moins de quelques minutes soit quelque peu délicat. Pour faire simple, pour nous Dieu est parfait, même s'il est à la fois le bien et le mal. Forcément, l'Homme aspire au bien, comme l'ensemble des créatures je pense, mais comme je vous l'ai dis, le "mal" est nécessaire à l'univers, tout comme le "bien". Je nuance car notre définition du mal et du bien peuvent allègrement varier entre les cultures, et que l'homme a tendance à tout rapporter à soi. Tout ce qui compose l'univers, chaques éléments, chaques atomes, est pour nous Dieu, "le Tout". Tout ces élément se fichent de savoir ce qu'est le bien ou le mal, elles ne font qu'interagirent entre elles pour s'équilibrer. Le principe d'équilibre. Dieu n'est donc ni bon, ni mauvais, ce qui revient aussi à dire que Dieu est à la fois bon et mauvais. Au final, l'équilibre est toujours là. Dieu est juste. Et à la différence de l'Homme, Dieu sait maintenir cet équilibre. Et nous venons d'entrer dans le quartier administratifs et je crainds de ne plus avoir beaucoup de temps. Je vais donc être extrêmement brève.
En sachant cela, considérez qu'une chose met "en péril" cette balance: l'homme. Même si au final elle sera toujours gagnante.
Peut-on extirper le mal nous même? Oui, ça l'est, car nous sommes les seuls maîtres de nos âmes. Nous choisissons si nous voulons être de bonnes personnes ou de mauvaises personnes. Ce n'est qu'une question de volonté. Mais nous ne sommes pas parfait, justement parce que nous ne savons pas conserver cet équilibre précaire entre le bien et le mal. Si l'excès de mal est bien plus dommageable que l'excès de bien, si une personne est trop gentille, d'autre personnes peu scrupuleuses et n'ayant pas effectué ce travail sur soi profiteront d'elle.
[alb]Elle passa sa main dans ses cheveux, montrant son exaspération. La première voiture venait tout juste d'entamer le virage pour se garer.[/alb]
"Ah! Pardonnez-moi, je résume des bouquins entiers et j’oublie de parler de chose importantes, cela ne doit pas vous aider..."
[alb]Elle reprit avec le sourire et calmement, que pouvait-elle faire d'autre?[/alb]
"Monsieur, Pardonnez-moi, je vous jure que j'apporterais réponses à vos questions ultérieurement, nous aurons de le plaisir d'en rediscuter, je vous le promets.
Discuter avec vous durant ce trajt était tout bonnement exceptionnel, c'est certainement l'une des discutions les plus intéressantes que j'ai pu avoir dans ma vie, et j'espère que je rencontrerais encore de nombreuses personnes aussi passionnés que je ne puis l'être.
Je vais réfléchir à tous ce que vous m'avez dit, nos lois sont complexes et bicentenaires pour la plupart, alors je ne pourrais vous donner de réponse sur le champs. Et ce genre de décisions ne se prends ni seul, ni à la légère...mais je vous remercie de votre proposition. Qui sait, les temps ont tellement changé depuis l'an 1800."
[alb]Leur voiture, qui refermait le convoi, s’arrêta juste derrière ses deux prédécesseurs. Les chauffeurs et leurs adjoints en descendirent pour tenir la porte à leurs passagers.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, ravie et timidement]
"Et...je serais plusque ravie de pouvoir visiter la Bibliothèque Royale de Lokaroum..."
[alb]Elle adressa un dernier sourire à Zakor avant que sa portière ne s'ouvre et qu'elle ne descende délicatement du véhicule.[/alb]
[center]**********[/center]
[quote]Tous les passagers quittèrent les voitures et faisait face à l'entrée principale du bâtiment.
Les différents groupes se retrouvèrent, et chacun se mit en route dans le bâtiment monumentale. A l'entrée, l'immense hall en marbre vert était loin d'être vide malgré l'absence de clients. Les nombreux employés présents aux guichets étaient levés pour acceuillir les maokiens.
Chaleureusement, souriantes, les trois femmes guidèrent leurs invités jusqu'à la salle où la rencontre allait avoir lieu. Il fallut traverser les larges couloirs qui menaient au bureaux collectifs, et là encore, les employés se levaient tour à tour – quand ils n'étaient pas déjà debout – au passage de la délégation étrangère.
Le groupes arriva rapidement au premier étage du bâtiment dans la dite-salle joliment décorée où on les invita à s'installer dans un sofa, à boire (eau, cocktail, jus de fruit, alcool...) et à manger (Pâtisseries salée, biscuit d'apéritifs, petits légumes frais...).
Et lorsque le moment fut propice...[/quote]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Et bien, Mesdames, Monsieur, je pense que nous allons pouvoir attaquer les sujets important de cette rencontre. Tout d'abords, nous pourrions peut-être commencer par les bases: reconnaissance, non agression et non ingérence. Qu'en pensez-vous?"
Visiblement Malinia se forçait un peu à sourire. Sans doute touché par la discutions, en bien, ou en mal. Adelheid ne pu que baisser les yeux un instant et se parler à elle-même. "Mais quelle conne." Elle avait fauté, semble-t-il. Mais elle avait grandement apprécié que Malinia n'y soit pas allé avec des pincettes, cela avait le mérite d'être clair. Elle s'imagina juste être en présence de Joséphine pour se rassurer. Qu'aurait-elle fait? Elle lui aurait certainement délivré un message de soutient et assortit d'une bonne paire de gifles. Elle se ressaisit donc, et reprit posément, de manière neutre, sérieuse.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, très sérieuse]
"Madame..."
[alb]Elle baissa légèrement la tête tout en fixant Malinia en signe de respect.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, très sérieuse]
"J'apprécie beaucoup votre franchise. Sincèrement. Je vous prie de m'excuser d'avoir aborder de tels thèmes, sans doute n'aurais-je pas dû. Je ne vous ai point posé ces questions pour vous déstabiliser, mais parce que j'ai mes raisons. Ces sujets sont graves et portent à la polémique, mais j’espérais qu'avoir l'avis d'une personne étrangère...votre avis...m'aiderait à trouver des réponses. Je vous en remercie, les vôtres m'ont été utiles et je ne les oublierais pas."
[alb]Elle se remit à sourire timidement, mais sincèrement, comme si rien ne s'était produit, et désireuse d'aller de l'avant. Elle posa légèrement sa main sur le siège centrale de la banquette arrière, comme pour y prendre appuis, et elle se remit à parler.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriant timidement]
"Et...bien évidemment, vous pourrez restez autant de temps que vous le désirez. Un jour, une semaine, un mois, plus si vous le souhaitez. Que ce soit dans le cadre de cette rencontre ou non, vous serez toujours les bienvenues en Aiglantine. Vous me semblez être une belle personne, et les belles personnes seront toujours la bienvenue. J'en profite pour vous dire que si vous souhaitez quoi que ce soit durant votre séjour, nous sommes à votre entière disposition, pour vous comme pour votre entourage."
[alb]Elle regarda brièvement par la vitre, puis elle ajouta.[/alb]
"Voilà à peine une heure que nous nous connaissons, et j'apprécie chaque secondes de cette rencontre. Vous accordez beaucoups d'înterêt à notre pays, vous êtes ouvertes, agréable, intéressante...Je suis totalement ravie d'avoir fait votre connaissance. Vous êtes le genre de personne qui me donne envie d'aller à la rencontre de nos voisins. Et je me désole d'avoir défais un si beau sourire, car je l'ai bien remarquée, ce n'est pas un sourire de façade, c'est un sourire sincère, plein de bonne humeur, rayonnant...Je m'excuse encore une fois, j'ai envie de voir à nouveau votre beau sourire. Je vais veiller à ce que cette rencontre vous soit encore plus agréable qu'elle n'a pu commencer."
[alb]La voiture avait ralentit et s'était immobilisé devant le parvis de la mairie de la ville, un somptueux bâtiment en pières et ornée d'une végétation luxuriante, socle d'une tour en verre d'une cinquantaine d'étages. "Quoi? Déjà!?" Pensa soufflée la présidente. Elle n'avait même pas remarqué qu'elles avaient passé le – très gros – barrage routiers de la police à l'entrée du quartier administratifs.
Elle déboucla sa ceinture, puis elle annonça:[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriant timidement]
"Et bien Madame, je vous souhaite la bienvenue dans nos quartiers."
[center]**********[/center]
[alb]Alwinne connaissait le sujet à n'en point douter. Joséphine avait pris note de tous ce qu'elle avait pu dire. Elle avait effectivement entendu parlé du consortium CDI, dont elle avait eu de bon écho sur l'aviation. En sa qualité de Secrétaire Générale, elle ne se contenta que de retenir toutes ces informations sans les juger. Elle laisserait au Secrétaire Nationale de la sécurité tout ce loisir.
Elle souri franchement aux dernière paroles d'alwinne, il est vrai qu'elle avait du talent pour vendre des engins militaire. Clair, précis, critique, son avis était fort intéressant et méritait de peser dans les futures acquisitions aiglanaises. Joséphine rit intérieurement lorsque la Généralissime parla de commission, mais elle fut même agréablement surprise qu'elle lui propose sa documentation.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, souriante]
"Mais très volontiers! Cela complètera les très bonne informations que vous m'avez déjà fournie. En tout cas vous méritez cette commission à n'en point douter. Je ne pouvais espérer meilleure réponse, donc je vous remercie grandement.
Ensuite...la méfiance n'est-elle pas de mise lorsque l'on parle d'armement? S'arme-t-on pour faire peur à l'autre ou parce que nous avons peur de l'autre? C'est certainement inconvenant de ma part, je le sais bien. Vous me parraissez être de bonnes personnes, d'autant plus que le Maok est stable, habité de valeurs pacifiques, le nombres de points communs ne cesse d'augmenter...cela doit être parce que je suis aiglanaise."
[alb]Elle haussa les épaules et leva les yeux au plafond.[/alb]
"Nous basculons aisément entre excès de méfiance et naïveté béante."
[alb]Elle reprit comme auparavant, le sourire au lèvre.[/alb]
"C'est ridicule, pardonnez-moi. Mais j'apprécie franchement que vous m'assurez que vous n'en parlerez pas. J. Ce n'est pas un secret d'état, mais nous préférerions que cela ne s'ébruite pas, voilà tout. Ce n'est pas le genre d'information que je donnerais à tout le monde, mais...j'ai l'impression que je peux vous faire confiance.
Ensuite, moderniser notre production pourrait effectivement être un atout majeur, l'idéal étant d'au moins atteindre les standards des autres armés. Mais vendre notre production? Je ne sais pas...ou alors pas au Zanyane, ou du moins pas maintenant. C'est justement parce que trop d'armes circulent que les autorités ne parviennent pas à rétablir l'ordre. Au Nord Ouest Zanyane du moins, la piraterie locale est diantrement bien équipé.
Et puisque vous nous le proposez si gentillement, j'attendrais de voir votre documentation. Et je suis certain que si vous présenteriez ces même armes à notre Secrétaire Nationale de la Sécurité de la même manière qu'à l'instant, je pense que nous pourrons envisager fortement un partenariat en ce sens."
[alb]Elle termina une une touche d'humour amicale, rien qui ne pouvait vexer la Généralissime.
Elle jeta un œil à sa montre.[/alb]
"Et peut-être que pour conclure, car nous arriverons d'une minute à l'autre, je rejoins votre avis sur la Cécopie. Et la Fiémance. Les tensions en volta se sont peut être légèrement calmé, mais nous sommes loin de l'idéal anti-fiémançais que dépeignait les journaux litoniens. Maintenant justement, je préfère prendre du recul et ne pas juger immédiatement. Aucun des deux camps n'est vraiment blanc à mon avis.
Donc je pense que nous ne devrons compter que sur nous même, oui. Donc je suis ravie de voir que nous ne sommes pas les seules à vouloir un avenir meilleurs pour ce continent! Et...il faut croire que Mme la Ministre à su trouver les mots juste puisqu'aujourd'hui vous menez une coopération militaire conjointe. Faire évoluer les pensés va être une chose trèèès compliqué, mais je suis certaine que le temps jouera en notre faveur."
[alb]Leur voiture ralenti et vînt se garer derrière celle de la présidente et de la Ministre Royale des affaires étrangères. Elle regardait la foule d'employés accolés contre les balustrades des étages supérieurs. Silencieux, curieux. La visite de dignitaires étrangers étant toujours perçu comme un événement.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, souriante]
"Et bien...voici la mairie de Balthazard, c'est ici que nous travaillons et c'est ici que nous nous arrêtons."
[center]**********[/center]
[alb]C'est tout sourire, comme à son habitude, que la Secrétaire écoutait attentivement le Ministre, riant à son humour, souriant à ses propos, rayonnant par sa présence. C'était avec enthousiasme qu'il lui avait répondu, ce qui avait le don de lui plaire, et beaucoup de chose ayant été dites, elle ne manqua pas de se plonger dans de grandes réflexions. Et elle fut même surprise, presque sans voix, lorsque le ministre l'invita subtilement à visiter la Bibliothèque royale du Royaume. Du quoi illuminer sa journée et susciter sa curiosité pour encore longtemps. Et puis parler avec lui était si intéressant! Mais à son grand dam, il allait falloir qu'elle soit concise, le convoie ayant presque atteint le centre ville. Elle se remit à parler avec son charme naturel, enchantée du temps qu'elle avait pu passer en la présence de Zakor.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante]
"Votre analogie était parfaite, je n'ai rien à y redire, je comprends à présent votre point de vue. Donc je vous remercie pour toutes ces aimables explications."
[alb]Elle parla un peu plus timidement et calmement, sans jamais défaire son sourire. Et devînt de plus en plus enthousiaste à force de parler, se replongeant totalement dans le sujet.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et timidement]
"Et puis...dire que l'homme est parfait serait un grand mensonge. Vous avez beaucoup d'esprit, Monsieur, et j'aime cela. Je n'ai pas la sagesse de nos Sarkan, mais j'aimerais vous apporter un début de réponse, même si je crains que répondre à une telle question en moins de quelques minutes soit quelque peu délicat. Pour faire simple, pour nous Dieu est parfait, même s'il est à la fois le bien et le mal. Forcément, l'Homme aspire au bien, comme l'ensemble des créatures je pense, mais comme je vous l'ai dis, le "mal" est nécessaire à l'univers, tout comme le "bien". Je nuance car notre définition du mal et du bien peuvent allègrement varier entre les cultures, et que l'homme a tendance à tout rapporter à soi. Tout ce qui compose l'univers, chaques éléments, chaques atomes, est pour nous Dieu, "le Tout". Tout ces élément se fichent de savoir ce qu'est le bien ou le mal, elles ne font qu'interagirent entre elles pour s'équilibrer. Le principe d'équilibre. Dieu n'est donc ni bon, ni mauvais, ce qui revient aussi à dire que Dieu est à la fois bon et mauvais. Au final, l'équilibre est toujours là. Dieu est juste. Et à la différence de l'Homme, Dieu sait maintenir cet équilibre. Et nous venons d'entrer dans le quartier administratifs et je crainds de ne plus avoir beaucoup de temps. Je vais donc être extrêmement brève.
En sachant cela, considérez qu'une chose met "en péril" cette balance: l'homme. Même si au final elle sera toujours gagnante.
Peut-on extirper le mal nous même? Oui, ça l'est, car nous sommes les seuls maîtres de nos âmes. Nous choisissons si nous voulons être de bonnes personnes ou de mauvaises personnes. Ce n'est qu'une question de volonté. Mais nous ne sommes pas parfait, justement parce que nous ne savons pas conserver cet équilibre précaire entre le bien et le mal. Si l'excès de mal est bien plus dommageable que l'excès de bien, si une personne est trop gentille, d'autre personnes peu scrupuleuses et n'ayant pas effectué ce travail sur soi profiteront d'elle.
[alb]Elle passa sa main dans ses cheveux, montrant son exaspération. La première voiture venait tout juste d'entamer le virage pour se garer.[/alb]
"Ah! Pardonnez-moi, je résume des bouquins entiers et j’oublie de parler de chose importantes, cela ne doit pas vous aider..."
[alb]Elle reprit avec le sourire et calmement, que pouvait-elle faire d'autre?[/alb]
"Monsieur, Pardonnez-moi, je vous jure que j'apporterais réponses à vos questions ultérieurement, nous aurons de le plaisir d'en rediscuter, je vous le promets.
Discuter avec vous durant ce trajt était tout bonnement exceptionnel, c'est certainement l'une des discutions les plus intéressantes que j'ai pu avoir dans ma vie, et j'espère que je rencontrerais encore de nombreuses personnes aussi passionnés que je ne puis l'être.
Je vais réfléchir à tous ce que vous m'avez dit, nos lois sont complexes et bicentenaires pour la plupart, alors je ne pourrais vous donner de réponse sur le champs. Et ce genre de décisions ne se prends ni seul, ni à la légère...mais je vous remercie de votre proposition. Qui sait, les temps ont tellement changé depuis l'an 1800."
[alb]Leur voiture, qui refermait le convoi, s’arrêta juste derrière ses deux prédécesseurs. Les chauffeurs et leurs adjoints en descendirent pour tenir la porte à leurs passagers.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, ravie et timidement]
"Et...je serais plusque ravie de pouvoir visiter la Bibliothèque Royale de Lokaroum..."
[alb]Elle adressa un dernier sourire à Zakor avant que sa portière ne s'ouvre et qu'elle ne descende délicatement du véhicule.[/alb]
[center]**********[/center]
[quote]Tous les passagers quittèrent les voitures et faisait face à l'entrée principale du bâtiment.
Les différents groupes se retrouvèrent, et chacun se mit en route dans le bâtiment monumentale. A l'entrée, l'immense hall en marbre vert était loin d'être vide malgré l'absence de clients. Les nombreux employés présents aux guichets étaient levés pour acceuillir les maokiens.
Chaleureusement, souriantes, les trois femmes guidèrent leurs invités jusqu'à la salle où la rencontre allait avoir lieu. Il fallut traverser les larges couloirs qui menaient au bureaux collectifs, et là encore, les employés se levaient tour à tour – quand ils n'étaient pas déjà debout – au passage de la délégation étrangère.
Le groupes arriva rapidement au premier étage du bâtiment dans la dite-salle joliment décorée où on les invita à s'installer dans un sofa, à boire (eau, cocktail, jus de fruit, alcool...) et à manger (Pâtisseries salée, biscuit d'apéritifs, petits légumes frais...).
Et lorsque le moment fut propice...[/quote]
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Et bien, Mesdames, Monsieur, je pense que nous allons pouvoir attaquer les sujets important de cette rencontre. Tout d'abords, nous pourrions peut-être commencer par les bases: reconnaissance, non agression et non ingérence. Qu'en pensez-vous?"
-
Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Les trois conversations avaient dû être coupées, chacune de leur côté, dans un moment où le ou la Ministre maokorien aurait sans l'ombre d'un doute voulu rajouter quelques éléments de réponses. Malheureusement, on n'y pouvait pas grand chose, c'était ainsi. Tous répondirent d'un sourire et que quelques mots avant que ne vienne le temps de sortir de la voiture. Malinia, particulièrement, rassura son interlocutrice et lui assura que ce n'était rien, plaisantant sur le fait que même elle ne souriait pas en permanence – et accompagnant cela d'un sourire, bien entendu. Les divers duo se réunifièrent en un seul groupe, et chacun pu vérifier que les autres avaient visiblement fait bon voyage, puis on se mit en route vers l'impressionnant bâtiment qu'était la Mairie de Balthazard, où ils entrèrent bientôt. Sur la route des représentants du Maok, les employés se levaient en signe de respect, sans doute, et chaque fois les trois ministres répondirent par des saluts et d'aimables sourire à cette manifestation respectueuses qui honoraient leur pays.
Pendant les moments où ils ne croisaient personne, les trois maokoriens en profitèrent pour échanger rapidement à propos de leurs diverses expériences pendant le trajet, se mettant, principalement, au courant mutuellement des divers possibilités « dégagées » potentiellement dans chacune des voitures. Ils parlaient rapidement, en maokorien, non pour exclure quiconque, mais par simple facilité pour une communication plus rapidement. Finalement, ils eurent une assez bonne idée de ce qui s'était dit en arrivant à la salle de réunion, où ils prirent place avec le sourire. Tous acceptèrent avec le sourire les rafraîchissement proposés, Malinia demandant un jus de fruit, curieuse de découvrir les fruits locaux, alors que les deux autres se laissaient tenter par des cocktails, et que tous piochaient généreusement dans les divers biscuits et apéritifs, tout en écoutant les premières questions « officielles » d'Adelheid.
Malinia Namalik Balioko : « Oh oui, le B.A.-BA de la diplomatie... cela va de soit, bien entendu ! Nous n'aurions pas proposé cette rencontre si nous n'étions pas d'accord sur ces points de base. Bien sûr c'est avec plaisir que nous signerons le cortèges des traités habituels et, bien entendu, que nous conviendrons d'un échange d'ambassade, ainsi de suite... je ne pense pas que cela pose soucis à quiconque n'est-ce pas ? »
Malinia accompagna sa réponse d'un sourire, et les deux autres approuvèrent aussitôt. L'ambiance semblait bonne en tous cas, ce qui pouvait définitivement rassurer la présidente sur un éventuel « faux pas » de sa part à quelque moment que ce soit.
Malinia Namalik Balioko : « Ensuite, d'après ce que j'ai pu comprendre, nous avons, à nous six, entamés nombre de sujets mais, sauf oubli ou erreur de ma part, nous n'avons pas véritablement parler d'économie « pure », si je puis dire. »
Alwine Mnabinko Doumba : « Il ne me semble pas... il faut dire que l'économie n'est pas forcément la passion de tout le monde... »
Malinia Namalik Balioko : « ... et que nous n'avons pas amené de ministre compétent en ce domaine non. Mais je me suis toujours très bien débrouillée sans aide. Et donc, y a-t-il des liens économiques que vous aimeriez établir entre nos deux pays ? Une ressource que nous pourrions vous fournir, ou que vous pensez pouvoir procurer au Maok ? Voir des échanges que vous aimeriez programmer dans ce domaine, peut-être ? »
Zakor Nalagek : « N'hésitez pas, nous sommes potentiellement ouverts à tout, et en tous cas prêts à discuter de tout. Même si l'économie n'est pas la première des préoccupations, elle permet aussi de solidifier des liens, parfois, et en tous cas il ne faut jamais avoir peur d'en parler lorsque le besoin s'en fait sentir, je pense. »
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Les trois conversations avaient dû être coupées, chacune de leur côté, dans un moment où le ou la Ministre maokorien aurait sans l'ombre d'un doute voulu rajouter quelques éléments de réponses. Malheureusement, on n'y pouvait pas grand chose, c'était ainsi. Tous répondirent d'un sourire et que quelques mots avant que ne vienne le temps de sortir de la voiture. Malinia, particulièrement, rassura son interlocutrice et lui assura que ce n'était rien, plaisantant sur le fait que même elle ne souriait pas en permanence – et accompagnant cela d'un sourire, bien entendu. Les divers duo se réunifièrent en un seul groupe, et chacun pu vérifier que les autres avaient visiblement fait bon voyage, puis on se mit en route vers l'impressionnant bâtiment qu'était la Mairie de Balthazard, où ils entrèrent bientôt. Sur la route des représentants du Maok, les employés se levaient en signe de respect, sans doute, et chaque fois les trois ministres répondirent par des saluts et d'aimables sourire à cette manifestation respectueuses qui honoraient leur pays.
Pendant les moments où ils ne croisaient personne, les trois maokoriens en profitèrent pour échanger rapidement à propos de leurs diverses expériences pendant le trajet, se mettant, principalement, au courant mutuellement des divers possibilités « dégagées » potentiellement dans chacune des voitures. Ils parlaient rapidement, en maokorien, non pour exclure quiconque, mais par simple facilité pour une communication plus rapidement. Finalement, ils eurent une assez bonne idée de ce qui s'était dit en arrivant à la salle de réunion, où ils prirent place avec le sourire. Tous acceptèrent avec le sourire les rafraîchissement proposés, Malinia demandant un jus de fruit, curieuse de découvrir les fruits locaux, alors que les deux autres se laissaient tenter par des cocktails, et que tous piochaient généreusement dans les divers biscuits et apéritifs, tout en écoutant les premières questions « officielles » d'Adelheid.
Malinia Namalik Balioko : « Oh oui, le B.A.-BA de la diplomatie... cela va de soit, bien entendu ! Nous n'aurions pas proposé cette rencontre si nous n'étions pas d'accord sur ces points de base. Bien sûr c'est avec plaisir que nous signerons le cortèges des traités habituels et, bien entendu, que nous conviendrons d'un échange d'ambassade, ainsi de suite... je ne pense pas que cela pose soucis à quiconque n'est-ce pas ? »
Malinia accompagna sa réponse d'un sourire, et les deux autres approuvèrent aussitôt. L'ambiance semblait bonne en tous cas, ce qui pouvait définitivement rassurer la présidente sur un éventuel « faux pas » de sa part à quelque moment que ce soit.
Malinia Namalik Balioko : « Ensuite, d'après ce que j'ai pu comprendre, nous avons, à nous six, entamés nombre de sujets mais, sauf oubli ou erreur de ma part, nous n'avons pas véritablement parler d'économie « pure », si je puis dire. »
Alwine Mnabinko Doumba : « Il ne me semble pas... il faut dire que l'économie n'est pas forcément la passion de tout le monde... »
Malinia Namalik Balioko : « ... et que nous n'avons pas amené de ministre compétent en ce domaine non. Mais je me suis toujours très bien débrouillée sans aide. Et donc, y a-t-il des liens économiques que vous aimeriez établir entre nos deux pays ? Une ressource que nous pourrions vous fournir, ou que vous pensez pouvoir procurer au Maok ? Voir des échanges que vous aimeriez programmer dans ce domaine, peut-être ? »
Zakor Nalagek : « N'hésitez pas, nous sommes potentiellement ouverts à tout, et en tous cas prêts à discuter de tout. Même si l'économie n'est pas la première des préoccupations, elle permet aussi de solidifier des liens, parfois, et en tous cas il ne faut jamais avoir peur d'en parler lorsque le besoin s'en fait sentir, je pense. »
-
Leraptopes
[alb]Adelheid, Françoise et Joséphine se tenaient assise face à Malinia, Alwinne et Zakor. Tantôt jambes croisé, tantôt mains posés sur les genoux, se tenant droites et attentive, souriantes comme à leur habitudes. Adelheid ayant profité du temps de la réponse de son homologue pour sortir un petit carnet, assez fin, ainsi qu'un beau stylo plume de la poche intérieure gauche de sa veste de costume. Elle sortit ensuite de sa poche intérieur droite sa paire de lunette qu'elle fixa au bout de son nez. Elle en inspecta son contenu – ses notes personnelles, lui procurant une juste vision du pays – lorsque Malinia eu fini de s'exprimer. Elle parut sérieuse, et répondu d'un air satisfait tout en ajustant ses lunettes.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et souriante]
"Cela va de soit, bien entendu."
[alb]Joséphine, elle, percuta un peu plus aux propos des maokiens.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante]
"Il est vrai que maintenant que vous nous le dite, nous n'en avons pas parlé. Mais cela n'a apparemment en rien porté préjudices aux discutions que nous avons eu, puisqu'elles étaient toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Hm?"
[alb]Se situant à la gauche de Françoise et Adelheid, elle se contenta de les regarder d'un ton interrogateur, histoire de confirmer ce dont elles avaient rapidement discuté en privé le temps de s'installer.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, très vive]
"Oh oui! Absolument!"
[alb]Adelheid ajouta à voix basse (mais tout de même audible de tout le monde), les yeux rivés sur son carnet et en hochant la tête tout en regardant du coin de l’œil la jeune secrétaire.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, amusée et souriante]
"Il faut croire que l'une d'entre elle était même passionnante."
[alb]Françoise se contenta de sourire en regardant le plafond, tout en soupirant.[/alb]
[alb]Adelheid se tourna vers Joséphine et se mit à lui parler en fiémançais, de manière accidentelle en fait, puisque le fiémançais lui vînt plus naturellement que le quantarien.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, en fiémançais et sérieuse]
"Joséphine, tu as le texte?"
[alb]Joséphine acquiesça et s’exécuta aussitôt. Elle fouilla dans une petite pochette posé à coté du canapé par les employés. Au même moment, Françoise reprit la parole (toujours en quantarien)[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et calme]
"Et bien, sans doute aurions nous de nombreuses choses à vous proposer, mais tout dépendra du niveau d'entente que vous souhaiteriez entre nos deux pays. Dans notre cas nous souhaiterions établir des bases – très – solide, mais tout dépendra aussi de votre volonté. Et je crois comprendre que beaucoup de chose nous lient d'une certaine manière alors..."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et souriante, posant un texte en deux exemplaire sur la table basse]
"Permettez-moi de vous remettre...ceci. Il s'agit du B.A.-BA comme vous le dites. La question était quelque peu rhétorique mais, ne sait-on jamais. Le texte est incomplet et présente des champs à remplir par vos soins, ainsi, si vous souhaitez modifier ou ajouter quoi que ce soit...Je vous laisse donc le soin de le lire et de le griffer si cela vous convient."
[alb]Françoise reprit immédiatement sa collègue, celle-ci ayant utilisé un mot peut être un peu trop aiglantin qui serait peut-être mal comprit de locuteurs alémanique.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante un peu gênée]
"Griffer signifie signer, au cas où."
[alb]Joséphine grimaça: Zut.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et souriante, grimaçante.]
"Signer, excusez-moi."
[quote][center]TRAITE DE RECONNAISSANCE, DE NON-AGRESSION ET DE NON-INGÉRENCE
Aiglantine-Maok[/center]
La République Fédérale d'Aiglantine, ci dénommé Aiglantine, et le Royaume de Maok, ci dénommé Maok, ont conclus les accords suivants:
0. Validité du traité
Le traité ci-présent entrera en vigueur à l'unique condition que celui-ci soit accepté à la majorité absolu par le peuple aiglantin lors d'une votation.
Une fois ce traité accepté par les deux parties, celui-ci ne pourra être rompu, sauf en cas de force majeure.
I. Respect et reconnaissance mutuelle.
1.1 L'Aiglantine reconnait le Maok comme étant une nation souveraine et indépendante. L'aiglantine s'engage à respecter cette souveraineté.
1.2 Les agents et représentants de l'Aiglantine se soumettront dès lors aux lois du Maok lorsqu'ils se rendront sur le territoire du Maok.
1.3 L'Aiglantine s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité du Maok sur son territoire et à ne pas envoyer de troupes au Maok ou dans ses territoires extra-nationaux sans l'accord préalable de ce dernier.
1.4 L'Aiglantine s'engage à ne pas interférer dans les affaires diplomatique, commerciale et militaire , sous réserve que les intérêts de l'Aiglantine ne soit pas directement mis en jeux.
2.1 Le Maok reconnait l'Aiglantine comme une nation souveraine et indépendante. Le Maok s'engage à respecter cette souveraineté.
2.2 Les agents et représentants du Maok se soumettront dès lors aux lois du territoire de l'Aiglantine lorsqu'ils se rendront sur le territoire de l'Aiglantine.
2.3 Le Maok s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité de l'Aiglantine sur son propre territoire et à ne pas envoyer de troupes en Aiglantine sans l'accord préalable de cette dernière.
2.4 Le Maok s'engage à ne pas interférer dans les affaires diplomatiques, commerciales et militaires de l'Aiglantine, sous réserve que les intérêts ne soit pas directement mis en jeux.
II. Respect et protection du ressortissant
1.1 L'Aiglantine s'engage à ne pas s'en prendre, de quelque manière que ce soit, aux ressortissants maokiens et à leurs biens, que ceux-ci se trouvent en Aiglantine ou à l'étranger.
1.2 L'Aiglantine s'engage à ne pas s'en prendre aux ressortissants du Maok et à leurs biens lorsque ceux-ci se trouvent en Aiglantine, ceci dans la mesure où les dits ressortissants respectent les lois de l'Aiglantine.
1.3 L'Aiglantine s'engage à protéger pénalement les droits des ressortissants Maokiens au même titre que les citoyens Aiglantins.
1.4 En cas de non-respect des lois de l'Aiglantine, le ressortissant Maokien répondra de sa faute dans un tribunal Aiglantin, basé en Aiglantine, et purgera sa peine s'il y a en Aiglantine à moins qu'une demande explicite d'extradition ne soit formulée par l'ambassade du Maok.
2.1 Le Maok s'engage à ne pas s'en prendre, de quelque manière que ce soit, aux ressortissants de l'Aiglantine et à leurs biens, que ceux-ci se trouvent au Maok ou à l'étranger.
2.2 Le Maok s'engage à ne pas s'en prendre aux ressortissants de l'Aiglantine et à leurs biens lorsque ceux-ci se trouvent au Maok, ceci dans la mesure où les dits ressortissants respectent les lois .
2.3 Le Maok s'engage à protéger pénalement les droits des ressortissants Aiglantins au même titre que les citoyens Maokiens.
2.4 En cas de non-respect du code pénal , le ressortissant Aiglantin répondra de sa faute dans un tribunal Maokien, basé au Maok, et purgera sa peine s'il y a au Maok à moins qu'une demande explicite d'extradition ne soit formulée par l'ambassade d'Aiglantine.
Font suite à l'article I et II, l'ouverture d'une ambassade d'Aiglantine à Lokaroum, au Maok, ainsi que l'ouverture d'une ambassade Maokienne à Balthazard, en Aiglantine. [/quote]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et souriante]
"Cela va de soit, bien entendu."
[alb]Joséphine, elle, percuta un peu plus aux propos des maokiens.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante]
"Il est vrai que maintenant que vous nous le dite, nous n'en avons pas parlé. Mais cela n'a apparemment en rien porté préjudices aux discutions que nous avons eu, puisqu'elles étaient toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Hm?"
[alb]Se situant à la gauche de Françoise et Adelheid, elle se contenta de les regarder d'un ton interrogateur, histoire de confirmer ce dont elles avaient rapidement discuté en privé le temps de s'installer.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, très vive]
"Oh oui! Absolument!"
[alb]Adelheid ajouta à voix basse (mais tout de même audible de tout le monde), les yeux rivés sur son carnet et en hochant la tête tout en regardant du coin de l’œil la jeune secrétaire.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, amusée et souriante]
"Il faut croire que l'une d'entre elle était même passionnante."
[alb]Françoise se contenta de sourire en regardant le plafond, tout en soupirant.[/alb]
[alb]Adelheid se tourna vers Joséphine et se mit à lui parler en fiémançais, de manière accidentelle en fait, puisque le fiémançais lui vînt plus naturellement que le quantarien.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, en fiémançais et sérieuse]
"Joséphine, tu as le texte?"
[alb]Joséphine acquiesça et s’exécuta aussitôt. Elle fouilla dans une petite pochette posé à coté du canapé par les employés. Au même moment, Françoise reprit la parole (toujours en quantarien)[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante et calme]
"Et bien, sans doute aurions nous de nombreuses choses à vous proposer, mais tout dépendra du niveau d'entente que vous souhaiteriez entre nos deux pays. Dans notre cas nous souhaiterions établir des bases – très – solide, mais tout dépendra aussi de votre volonté. Et je crois comprendre que beaucoup de chose nous lient d'une certaine manière alors..."
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et souriante, posant un texte en deux exemplaire sur la table basse]
"Permettez-moi de vous remettre...ceci. Il s'agit du B.A.-BA comme vous le dites. La question était quelque peu rhétorique mais, ne sait-on jamais. Le texte est incomplet et présente des champs à remplir par vos soins, ainsi, si vous souhaitez modifier ou ajouter quoi que ce soit...Je vous laisse donc le soin de le lire et de le griffer si cela vous convient."
[alb]Françoise reprit immédiatement sa collègue, celle-ci ayant utilisé un mot peut être un peu trop aiglantin qui serait peut-être mal comprit de locuteurs alémanique.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante un peu gênée]
"Griffer signifie signer, au cas où."
[alb]Joséphine grimaça: Zut.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et souriante, grimaçante.]
"Signer, excusez-moi."
[quote][center]TRAITE DE RECONNAISSANCE, DE NON-AGRESSION ET DE NON-INGÉRENCE
Aiglantine-Maok[/center]
La République Fédérale d'Aiglantine, ci dénommé Aiglantine, et le Royaume de Maok, ci dénommé Maok, ont conclus les accords suivants:
0. Validité du traité
Le traité ci-présent entrera en vigueur à l'unique condition que celui-ci soit accepté à la majorité absolu par le peuple aiglantin lors d'une votation.
Une fois ce traité accepté par les deux parties, celui-ci ne pourra être rompu, sauf en cas de force majeure.
I. Respect et reconnaissance mutuelle.
1.1 L'Aiglantine reconnait le Maok comme étant une nation souveraine et indépendante. L'aiglantine s'engage à respecter cette souveraineté.
1.2 Les agents et représentants de l'Aiglantine se soumettront dès lors aux lois du Maok lorsqu'ils se rendront sur le territoire du Maok.
1.3 L'Aiglantine s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité du Maok sur son territoire et à ne pas envoyer de troupes au Maok ou dans ses territoires extra-nationaux sans l'accord préalable de ce dernier.
1.4 L'Aiglantine s'engage à ne pas interférer dans les affaires diplomatique, commerciale et militaire , sous réserve que les intérêts de l'Aiglantine ne soit pas directement mis en jeux.
2.1 Le Maok reconnait l'Aiglantine comme une nation souveraine et indépendante. Le Maok s'engage à respecter cette souveraineté.
2.2 Les agents et représentants du Maok se soumettront dès lors aux lois du territoire de l'Aiglantine lorsqu'ils se rendront sur le territoire de l'Aiglantine.
2.3 Le Maok s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité de l'Aiglantine sur son propre territoire et à ne pas envoyer de troupes en Aiglantine sans l'accord préalable de cette dernière.
2.4 Le Maok s'engage à ne pas interférer dans les affaires diplomatiques, commerciales et militaires de l'Aiglantine, sous réserve que les intérêts ne soit pas directement mis en jeux.
II. Respect et protection du ressortissant
1.1 L'Aiglantine s'engage à ne pas s'en prendre, de quelque manière que ce soit, aux ressortissants maokiens et à leurs biens, que ceux-ci se trouvent en Aiglantine ou à l'étranger.
1.2 L'Aiglantine s'engage à ne pas s'en prendre aux ressortissants du Maok et à leurs biens lorsque ceux-ci se trouvent en Aiglantine, ceci dans la mesure où les dits ressortissants respectent les lois de l'Aiglantine.
1.3 L'Aiglantine s'engage à protéger pénalement les droits des ressortissants Maokiens au même titre que les citoyens Aiglantins.
1.4 En cas de non-respect des lois de l'Aiglantine, le ressortissant Maokien répondra de sa faute dans un tribunal Aiglantin, basé en Aiglantine, et purgera sa peine s'il y a en Aiglantine à moins qu'une demande explicite d'extradition ne soit formulée par l'ambassade du Maok.
2.1 Le Maok s'engage à ne pas s'en prendre, de quelque manière que ce soit, aux ressortissants de l'Aiglantine et à leurs biens, que ceux-ci se trouvent au Maok ou à l'étranger.
2.2 Le Maok s'engage à ne pas s'en prendre aux ressortissants de l'Aiglantine et à leurs biens lorsque ceux-ci se trouvent au Maok, ceci dans la mesure où les dits ressortissants respectent les lois .
2.3 Le Maok s'engage à protéger pénalement les droits des ressortissants Aiglantins au même titre que les citoyens Maokiens.
2.4 En cas de non-respect du code pénal , le ressortissant Aiglantin répondra de sa faute dans un tribunal Maokien, basé au Maok, et purgera sa peine s'il y a au Maok à moins qu'une demande explicite d'extradition ne soit formulée par l'ambassade d'Aiglantine.
Font suite à l'article I et II, l'ouverture d'une ambassade d'Aiglantine à Lokaroum, au Maok, ainsi que l'ouverture d'une ambassade Maokienne à Balthazard, en Aiglantine. [/quote]
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Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La façon très vivante doit les trois représentantes de l'Aiglantine répondirent à leur intervention firent sourire les maokoriens, quoique avec une certaine discrétion, dans le cas d'Alwine. On sentait que la diplomatie de ce nouveau partenaire était ouverte, détendue, et cela ne pouvait que s'avérer positif pour la suite des discussions, comme cela l'avait été lors de la prise de contact. Finalement, la Présidente leur fit glisser un premier « morceau » des accords, une pratique peu commune mais que Malinia avait déjà pu expérimenter avec la diplomatie de l'Endo. Elle accueillit donc la chose sans marquer trop de surprise. Quant à ses compagnons, ils avaient vécus trop peu de rencontres proprement dites pour être surpris par quelque variation que ce soit.
Malinia Namalik Balioko : « Hé bien, nous allons examiner tout ça, et je vous dis ce qu'il en est dans un instant ! Si vous voulez bien nous accorder quelques minutes... »
Polie, comme toujours, la Ministre associait ses compagnons à la démarche, mais cela relevait ici bien entendu de sa propre compétence. Elle parcouru le document du regard, attentive, et Alwine, plus rapide dans sa lecture, tapota un point à la fin du texte. Malinia se contenta de hocher la tête quand elle y arriva, affichant une légère moue. Celle-ci disparu néanmoins bien vite quand elle releva la tête, se muant en son sourire coutumier, car il n'y avait là rien de grave.
Malinia Namalik Balioko : « Hum, hé bien, tous les points que nous avions évoqués sont correctes et je signerais avec plaisir, ceci dit, comme me l'a très vite fait remarquer ma collègue, vous avez apporté, il me semble, un petit ajout... »
Alwine Mnabinko Doumba : « En effet vous parlez ici du volet judiciaire, et survolez largement la question de l'extradition... ceci me semble hum... corrige-moi si je me trompe Malinia mais... hâtif, incomplet ? »
Malinia Namalik Balioko : « C'est dit abruptement, mais cela semble correct... »
Zakor Nalagek : « Et nous vous prions de nous excuser pour le franc-parler de notre Généralissime, mais c'est aussi pour cela qu'on l'aime. »
Zakor avait ajouté cela avec un grand sourire, qui se mua en une moue faussement repentante quand Malinia lui décocha un coup d’œil, comme pour lui dire de la laisser continuer. Il hocha la tête un peu théâtralement, et elle revint à ses interlocutrice.
Malinia Namalik Balioko : « Oui en effet, j'allais le dire... disons plutôt que ceci n'entre pas dans notre façon de voir les choses. Nous serons bien entendu heureux de signer des accords concernant la justice et l'extradition, mais ceci nous semble devoir être un point à approfondir beaucoup plus... au choix je propose donc soit d'en discuter tout de suite, et d'ajouter les précisions, soit de retirer cette mention et d'y venir plus tard, dans un point séparé du traité final et global entre nos deux pays.
Nous sommes chez vous, donc à vous de nous dire ce qui vous convient le mieux. Pour vous donner une idée nous voudrions avant de signer voir les modalités exactes de l'extradition, notamment pour un criminel aillant commis des crimes dans un pays et s'enfuyant dans un autre, ou aillant commis des crimes dans les deux pays et arrêté dans l'un des deux, ainsi que tout simplement les modalités dans le cas que vous évoquez déjà... aussi avant de signer nous prenons généralement la peine de nous enquérir sur l'idée de la peine de mort.
Au Maok, en effet, la peine de mort est en vigueur, et notre première question est donc : l'est-elle aussi en Aiglantine ? Si oui, le point est facile à évacuer, si non, il peut demander des discussions plus approfondies également. »
Zakor Nalagek : « Comme vous pouvez le voir, c'est un sujet riche, même si je soupçonne surtout Malinia d'aimer papoter, aussi. »
La Ministre donna un léger coup de coude à son collègue, alors que Alwine souriait. Zakor encaissa le coup, amical, avec exagération, et lança un sourire à leurs hôtes. Visiblement, dans cette discussion où il était profondément incompétent, le Ministre de la Culture s'efforçait de garder l'ambiance au beau fixe, estimant sans doute qu'il aurait été dommage de plomber le ton de discussions qui avaient si bien commencé.
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La façon très vivante doit les trois représentantes de l'Aiglantine répondirent à leur intervention firent sourire les maokoriens, quoique avec une certaine discrétion, dans le cas d'Alwine. On sentait que la diplomatie de ce nouveau partenaire était ouverte, détendue, et cela ne pouvait que s'avérer positif pour la suite des discussions, comme cela l'avait été lors de la prise de contact. Finalement, la Présidente leur fit glisser un premier « morceau » des accords, une pratique peu commune mais que Malinia avait déjà pu expérimenter avec la diplomatie de l'Endo. Elle accueillit donc la chose sans marquer trop de surprise. Quant à ses compagnons, ils avaient vécus trop peu de rencontres proprement dites pour être surpris par quelque variation que ce soit.
Malinia Namalik Balioko : « Hé bien, nous allons examiner tout ça, et je vous dis ce qu'il en est dans un instant ! Si vous voulez bien nous accorder quelques minutes... »
Polie, comme toujours, la Ministre associait ses compagnons à la démarche, mais cela relevait ici bien entendu de sa propre compétence. Elle parcouru le document du regard, attentive, et Alwine, plus rapide dans sa lecture, tapota un point à la fin du texte. Malinia se contenta de hocher la tête quand elle y arriva, affichant une légère moue. Celle-ci disparu néanmoins bien vite quand elle releva la tête, se muant en son sourire coutumier, car il n'y avait là rien de grave.
Malinia Namalik Balioko : « Hum, hé bien, tous les points que nous avions évoqués sont correctes et je signerais avec plaisir, ceci dit, comme me l'a très vite fait remarquer ma collègue, vous avez apporté, il me semble, un petit ajout... »
Alwine Mnabinko Doumba : « En effet vous parlez ici du volet judiciaire, et survolez largement la question de l'extradition... ceci me semble hum... corrige-moi si je me trompe Malinia mais... hâtif, incomplet ? »
Malinia Namalik Balioko : « C'est dit abruptement, mais cela semble correct... »
Zakor Nalagek : « Et nous vous prions de nous excuser pour le franc-parler de notre Généralissime, mais c'est aussi pour cela qu'on l'aime. »
Zakor avait ajouté cela avec un grand sourire, qui se mua en une moue faussement repentante quand Malinia lui décocha un coup d’œil, comme pour lui dire de la laisser continuer. Il hocha la tête un peu théâtralement, et elle revint à ses interlocutrice.
Malinia Namalik Balioko : « Oui en effet, j'allais le dire... disons plutôt que ceci n'entre pas dans notre façon de voir les choses. Nous serons bien entendu heureux de signer des accords concernant la justice et l'extradition, mais ceci nous semble devoir être un point à approfondir beaucoup plus... au choix je propose donc soit d'en discuter tout de suite, et d'ajouter les précisions, soit de retirer cette mention et d'y venir plus tard, dans un point séparé du traité final et global entre nos deux pays.
Nous sommes chez vous, donc à vous de nous dire ce qui vous convient le mieux. Pour vous donner une idée nous voudrions avant de signer voir les modalités exactes de l'extradition, notamment pour un criminel aillant commis des crimes dans un pays et s'enfuyant dans un autre, ou aillant commis des crimes dans les deux pays et arrêté dans l'un des deux, ainsi que tout simplement les modalités dans le cas que vous évoquez déjà... aussi avant de signer nous prenons généralement la peine de nous enquérir sur l'idée de la peine de mort.
Au Maok, en effet, la peine de mort est en vigueur, et notre première question est donc : l'est-elle aussi en Aiglantine ? Si oui, le point est facile à évacuer, si non, il peut demander des discussions plus approfondies également. »
Zakor Nalagek : « Comme vous pouvez le voir, c'est un sujet riche, même si je soupçonne surtout Malinia d'aimer papoter, aussi. »
La Ministre donna un léger coup de coude à son collègue, alors que Alwine souriait. Zakor encaissa le coup, amical, avec exagération, et lança un sourire à leurs hôtes. Visiblement, dans cette discussion où il était profondément incompétent, le Ministre de la Culture s'efforçait de garder l'ambiance au beau fixe, estimant sans doute qu'il aurait été dommage de plomber le ton de discussions qui avaient si bien commencé.