Visite de Ménélok IV à la Nativité
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Zaldora
[justify][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]
« Bien sûr, des pays se prêtent davantage à l'évangélisation que d'autres. Ces lois d'interdiction frustrent notre clergé. La Couronne prévient les missions du risque encouru mais ne saurait les décourager ou les retenir de force. Cela serait s’inscrire en faux contre une demande du Seigneur. Moralement, elles ont notre plein soutien et nous ne refusons pas, non plus, de les soutenir financièrement si besoin est. Les missionnaires du Maok peuvent donc exercer n'importe ou sur terre, à eux d'être discrets, subtiles et sages quand la société autour d'eux est hostile à leur sainte vocation. Je comprends qu'il soit désagréable d'apprendre que l'un de ses bons sujets a été emprisonné pour "prosélytisme". Cela ne doit pas décourager. St François s'est rendu, avec ses compagnons, auprès du Sultan pour lui parler du Christ alors que la mort guettait chacun de ses pas. Prenons exemple sur ce Grand Saint et évangélisons à son exemple. »
La Reine répondit pleine de confiance et d'espérance. Cela se sentit dans sa voix et vit dans ses yeux.[/justify]
« Bien sûr, des pays se prêtent davantage à l'évangélisation que d'autres. Ces lois d'interdiction frustrent notre clergé. La Couronne prévient les missions du risque encouru mais ne saurait les décourager ou les retenir de force. Cela serait s’inscrire en faux contre une demande du Seigneur. Moralement, elles ont notre plein soutien et nous ne refusons pas, non plus, de les soutenir financièrement si besoin est. Les missionnaires du Maok peuvent donc exercer n'importe ou sur terre, à eux d'être discrets, subtiles et sages quand la société autour d'eux est hostile à leur sainte vocation. Je comprends qu'il soit désagréable d'apprendre que l'un de ses bons sujets a été emprisonné pour "prosélytisme". Cela ne doit pas décourager. St François s'est rendu, avec ses compagnons, auprès du Sultan pour lui parler du Christ alors que la mort guettait chacun de ses pas. Prenons exemple sur ce Grand Saint et évangélisons à son exemple. »
La Reine répondit pleine de confiance et d'espérance. Cela se sentit dans sa voix et vit dans ses yeux.[/justify]
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Alwine
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le souverain zanyanais écouta avec attention la réponse de la Reine de Thorval, et fut touché par la confiance et l'espérance qui s'entendait dans sa voix, dans ses mots, et plus encore qui se voyait dans son regard.
Sa Majesté Ménélok IV : « Vous avez raison, bien entendu, Majesté ! À l'image de tous les grands évangélisateurs, nul doute que les missionnaires du Maok auront à cœur d’œuvrer à transmettre la Bonne Nouvelle même aux endroits où ce sera plus difficile, et même si bien évidemment la Foi sera transmise aussi en premier lieux à ceux qui y sont ouvert il ne faut pas refuser aux autres une chance d'entrer dans la lumière. »
Dans le regard de Ménélok, dans son sourire, on pouvait voir qu'il avait été touché par l'espérance que manifestait la Reine, et que, tel la Bonne Nouvelle du Christ dans le cœur d'un païen, elle s'était propagée dans son esprit. Il se prenait lui aussi à faire confiance à l'Esprit Saint pour guider les missionnaires qui partiraient du Maok, pour la plus grande gloire du Christ, il l'espérait.
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le souverain zanyanais écouta avec attention la réponse de la Reine de Thorval, et fut touché par la confiance et l'espérance qui s'entendait dans sa voix, dans ses mots, et plus encore qui se voyait dans son regard.
Sa Majesté Ménélok IV : « Vous avez raison, bien entendu, Majesté ! À l'image de tous les grands évangélisateurs, nul doute que les missionnaires du Maok auront à cœur d’œuvrer à transmettre la Bonne Nouvelle même aux endroits où ce sera plus difficile, et même si bien évidemment la Foi sera transmise aussi en premier lieux à ceux qui y sont ouvert il ne faut pas refuser aux autres une chance d'entrer dans la lumière. »
Dans le regard de Ménélok, dans son sourire, on pouvait voir qu'il avait été touché par l'espérance que manifestait la Reine, et que, tel la Bonne Nouvelle du Christ dans le cœur d'un païen, elle s'était propagée dans son esprit. Il se prenait lui aussi à faire confiance à l'Esprit Saint pour guider les missionnaires qui partiraient du Maok, pour la plus grande gloire du Christ, il l'espérait.
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Zaldora
[justify][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]
« Oui.
Dehors, des flocons de neige se mirent à tomber du ciel comme un léger duvet. Moment idéal pour s'asseoir en bordure de fenêtre et contempler le spectacle. Néanmoins, la reine ne pouvait laisser son invité en plan et retint ses rêveries en amorçant un thème différent.
La femme joue un rôle primordiale dans l'Église. Les religieuses par leurs prières, et les pieuses fidèles par l'éducation des fils. C'est sur les genoux de bonnes mères que naissent et grandissent les saints évêques. Quel est l'état des vocations au Maok ? Notre clergé prie assidument pour le fleurissement des vocations. Nous avons le privilège de ne pas connaitre de problème, avec plusieurs milliers d'ordinations par an. Cela rendit la suppression du célibat des prêtres encore plus indéchiffrable à nos yeux. »[/justify]
« Oui.
Dehors, des flocons de neige se mirent à tomber du ciel comme un léger duvet. Moment idéal pour s'asseoir en bordure de fenêtre et contempler le spectacle. Néanmoins, la reine ne pouvait laisser son invité en plan et retint ses rêveries en amorçant un thème différent.
La femme joue un rôle primordiale dans l'Église. Les religieuses par leurs prières, et les pieuses fidèles par l'éducation des fils. C'est sur les genoux de bonnes mères que naissent et grandissent les saints évêques. Quel est l'état des vocations au Maok ? Notre clergé prie assidument pour le fleurissement des vocations. Nous avons le privilège de ne pas connaitre de problème, avec plusieurs milliers d'ordinations par an. Cela rendit la suppression du célibat des prêtres encore plus indéchiffrable à nos yeux. »[/justify]
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le regard du monarque suivit celui de sa royale interlocutrice vers la fenêtre, et s'attarda sur les flocons de neige qui tombaient doucement dans l'air calme. C'était pour lui un spectacle enchanteur et plein d'exotisme, car il n'avait jamais rien vu de tel avant d'arriver au Thorval, même si, bien entendu, il le connaissait en théorie, ce qui était tout de même la moindre des choses pour un souverain, et il lui semblait encore que c'était à chaque fois un petit miracle. Il fut tiré de ses pensées par la voix d'Annabelle II, et reporta son attention sur elle, l'écoutant attentivement, un sourire solaire montant une fois de plus sur ses lèvres.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je ne sais si c'est grâce à nos saintes femmes qui éduquent chrétiennement leurs enfants, ou grâce à la façon dont nos bons curés gèrent la vie spirituelle de leurs ouailles, mais nous ne connaissons pas non plus de crise de vocation au Maok, au contraire. L'isolationnisme semble avoir encore aidé à dynamiser le clergé maokorien, comme si cette période avait eut pour effet de permettre aux jeunes de ma génération et de la précédente de mieux connaître la foi et, pour ceux qui en ont la vocation, de plus facilement entendre l'appel du Christ.
J'avoue que je sais que dans d'autres pays il y a ces fameuses crises, mais j'ai du mal à les comprendre. Si je doute que nous égalions le pieu Thorval en la matière, nos monastères ne sont pas dégarnis, loin de là, et aucun fidèle n'est en manque de ministre du culte, au point même que, hors de leur mission d'évangélisation, certains de nos prêtres préparent déjà leur départ pour des pays où l'on manque de prêtres, justement.
Pour moi cela dit, même si je suis heureux que le clergé originaire de mon royaume puisse aider le reste de la Chrétienté, je vous avoue entre nous que je trouve l'existence de telles sociétés, chrétiennes mais en manque de prêtres, ou devant brader le célibat pour en trouver, quelque peu inquiétante... quel est l'état de leur foi, si les vocations ne surgissent même plus en leur sein ? Même dans les peuples nouvellement convertis on trouve souvent foisonnement de jeunes gens prêts à entendre l'appel de l'Esprit Saint et à rejoindre les rangs de la prêtrise...
Enfin, je ne puis qu'espérer que, par l'exemple, nous pourrons montrer que des sociétés où les prêtres ne sont pas vu comme un fardeau mais comme un atout précieux et indispensable qui, par leurs prières et leur ministère, aident à rapprocher l'homme de Dieu. Le Thorval et le Maok, entre autres, montrent que, aussi bien en Alméra qu'au Zanyane, terres pourtant très différentes, un tel modèle est possible, et cela nourrit mon espoir qu'il puisse s'étendre, un jour, au reste du monde. »
Il y avait eut un certain malaise dans la voix de Ménélok quand il parlait des sociétés en crise de vocations, ou qui avaient eu besoin de détruire l'idée de célibat pour parvenir à surmonter une telle crise, car il était réellement inquiet de l'état de la foi chez ces gens, à titre personnel. Mais sur la fin, sa voix et son visage trahissaient la réalité de son espoir qu'un jour tout cela soit remis d’aplomb, et que de saines sociétés, partout dans le monde, donnent naissance à de saints hommes.
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le regard du monarque suivit celui de sa royale interlocutrice vers la fenêtre, et s'attarda sur les flocons de neige qui tombaient doucement dans l'air calme. C'était pour lui un spectacle enchanteur et plein d'exotisme, car il n'avait jamais rien vu de tel avant d'arriver au Thorval, même si, bien entendu, il le connaissait en théorie, ce qui était tout de même la moindre des choses pour un souverain, et il lui semblait encore que c'était à chaque fois un petit miracle. Il fut tiré de ses pensées par la voix d'Annabelle II, et reporta son attention sur elle, l'écoutant attentivement, un sourire solaire montant une fois de plus sur ses lèvres.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je ne sais si c'est grâce à nos saintes femmes qui éduquent chrétiennement leurs enfants, ou grâce à la façon dont nos bons curés gèrent la vie spirituelle de leurs ouailles, mais nous ne connaissons pas non plus de crise de vocation au Maok, au contraire. L'isolationnisme semble avoir encore aidé à dynamiser le clergé maokorien, comme si cette période avait eut pour effet de permettre aux jeunes de ma génération et de la précédente de mieux connaître la foi et, pour ceux qui en ont la vocation, de plus facilement entendre l'appel du Christ.
J'avoue que je sais que dans d'autres pays il y a ces fameuses crises, mais j'ai du mal à les comprendre. Si je doute que nous égalions le pieu Thorval en la matière, nos monastères ne sont pas dégarnis, loin de là, et aucun fidèle n'est en manque de ministre du culte, au point même que, hors de leur mission d'évangélisation, certains de nos prêtres préparent déjà leur départ pour des pays où l'on manque de prêtres, justement.
Pour moi cela dit, même si je suis heureux que le clergé originaire de mon royaume puisse aider le reste de la Chrétienté, je vous avoue entre nous que je trouve l'existence de telles sociétés, chrétiennes mais en manque de prêtres, ou devant brader le célibat pour en trouver, quelque peu inquiétante... quel est l'état de leur foi, si les vocations ne surgissent même plus en leur sein ? Même dans les peuples nouvellement convertis on trouve souvent foisonnement de jeunes gens prêts à entendre l'appel de l'Esprit Saint et à rejoindre les rangs de la prêtrise...
Enfin, je ne puis qu'espérer que, par l'exemple, nous pourrons montrer que des sociétés où les prêtres ne sont pas vu comme un fardeau mais comme un atout précieux et indispensable qui, par leurs prières et leur ministère, aident à rapprocher l'homme de Dieu. Le Thorval et le Maok, entre autres, montrent que, aussi bien en Alméra qu'au Zanyane, terres pourtant très différentes, un tel modèle est possible, et cela nourrit mon espoir qu'il puisse s'étendre, un jour, au reste du monde. »
Il y avait eut un certain malaise dans la voix de Ménélok quand il parlait des sociétés en crise de vocations, ou qui avaient eu besoin de détruire l'idée de célibat pour parvenir à surmonter une telle crise, car il était réellement inquiet de l'état de la foi chez ces gens, à titre personnel. Mais sur la fin, sa voix et son visage trahissaient la réalité de son espoir qu'un jour tout cela soit remis d’aplomb, et que de saines sociétés, partout dans le monde, donnent naissance à de saints hommes.
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Zaldora
[justify][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]
« Le problème de ces sociétés chrétiennes en manque de prêtres est qu'elles s'attachent trop au monde. Les vocations existent, mais ne sont pas complètes. Servir Dieu et guider les âmes vers le Paradis oui, mais délivrés des contraintes qu'imposent le sacerdoce. Les candidats veulent se marier, avoir des enfants, réussir socialement, mener une existence similaire au reste de la société. C'est contradictoire. Nous prions pour qu'ils reviennent à la raison.
Que le Maok soit un pays de vocations ne me surprend pas. C'est la preuve d'une société en bonne santé. Il y a un peu plus d'an, la Congrégation St Michel a entrepris [url=http://www.simpolitique.com/post253827.html#p253827]une vague missionnaire au Zanyane[/url]. Outre l'évangélisation, elle entend former un clergé autochtone dense par la construction de séminaires locaux. C'est pour eux la clé de voûte d'une christianisation définitive du Zanyane. Nous ne pouvons que vous encouragez à prendre contacte avec les Michelins. »[/justify]
« Le problème de ces sociétés chrétiennes en manque de prêtres est qu'elles s'attachent trop au monde. Les vocations existent, mais ne sont pas complètes. Servir Dieu et guider les âmes vers le Paradis oui, mais délivrés des contraintes qu'imposent le sacerdoce. Les candidats veulent se marier, avoir des enfants, réussir socialement, mener une existence similaire au reste de la société. C'est contradictoire. Nous prions pour qu'ils reviennent à la raison.
Que le Maok soit un pays de vocations ne me surprend pas. C'est la preuve d'une société en bonne santé. Il y a un peu plus d'an, la Congrégation St Michel a entrepris [url=http://www.simpolitique.com/post253827.html#p253827]une vague missionnaire au Zanyane[/url]. Outre l'évangélisation, elle entend former un clergé autochtone dense par la construction de séminaires locaux. C'est pour eux la clé de voûte d'une christianisation définitive du Zanyane. Nous ne pouvons que vous encouragez à prendre contacte avec les Michelins. »[/justify]
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Alwine
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le monarque zanyanais écouta le point de vue de la Reine de Thorval avec attention, hochant la tête plusieurs fois, car il ne pouvait que partager son analyse. Ses derniers mots le firent sourire une nouvelle fois, de ce sourire facile à provoquer mais toujours sincère qu'il avait, et il repris rapidement la parole pour lui répondre.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je partage votre avis, et ne puis qu'espérer que ces sociétés reviennent à la raison et se laissent embraser par de seines vocations, par des gens qui sauront qu'en se donnant à Dieu on se livre entièrement, et qu'on ne doit pas se laisser détourner par le désir de réussir. Les prêtres font partie d'un ordre différent du reste de la population, et ce n'est pas pour rien, leurs objectifs ne sont pas de réussir, de faire des enfants ou d'autres choses de ce genre, mais bien de servir Dieu et de prier pour leurs frères et sœurs en Christ...
Enfin, je suis sûr qu'un jour l'Esprit Saint leur montrera à nouveau la juste voie. En attendant, et pour en revenir aux missionnaires, je pense en effet qu'une bonne évangélisation ne peut se faire que par la formation d'un clergé local. Ainsi, lorsque l'évangélisation est terminée, le peuple n'a pas à craindre d'être abandonné par le clergé, puisque le clergé se renouvelle de lui-même par de nouveaux éléments sortis de ce même peuple. C'est ainsi que le Maok est resté entré dans le christianisme après la guerre civile qui le secoua, et je pense que c'est ainsi que nous pourrons garantir une christianisation durable des sociétés.
J'avais en effet entendu parler de l'initiative des Michelins, mais dans la cohue de l'ouverture de mon Royaume, je n'ai guère eu l'occasion de m'y pencher plus en avant. Pensez-vous que ces saints hommes seraient ouverts à une collaboration avec les prêtres et monastères maokoriens désireux d'organiser des missions, dont je vous parlais il y a quelques instants ? Je suis certain que si ceux qui, parmi les maokoriens, veulent évangéliser eux aussi le Zanyane et la Congrégation Saint Michel travaillaient mains dans la mains, ils ne pourraient qu'obtenir un meilleur résultat, profitant du caractère zanyanais des uns, qui ouvrira sans doute bien des portes, et de l'expérience des autres.
Bien que n'aillant aucune autorité directe sur le clergé, je ne manquerai pas dans tous les cas d'encourager et de soutenir dans la mesure de mes moyens tout mouvement d'évangélisation, particulièrement au Zanyane. Il est inadmissible à mes yeux que ce continent qui est le mien et qui eut la chance d'être celui où vécu le Christ reste encore si largement peu imprégné par Son message, par l'écho de Sa Bonne Nouvelle. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le monarque zanyanais écouta le point de vue de la Reine de Thorval avec attention, hochant la tête plusieurs fois, car il ne pouvait que partager son analyse. Ses derniers mots le firent sourire une nouvelle fois, de ce sourire facile à provoquer mais toujours sincère qu'il avait, et il repris rapidement la parole pour lui répondre.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je partage votre avis, et ne puis qu'espérer que ces sociétés reviennent à la raison et se laissent embraser par de seines vocations, par des gens qui sauront qu'en se donnant à Dieu on se livre entièrement, et qu'on ne doit pas se laisser détourner par le désir de réussir. Les prêtres font partie d'un ordre différent du reste de la population, et ce n'est pas pour rien, leurs objectifs ne sont pas de réussir, de faire des enfants ou d'autres choses de ce genre, mais bien de servir Dieu et de prier pour leurs frères et sœurs en Christ...
Enfin, je suis sûr qu'un jour l'Esprit Saint leur montrera à nouveau la juste voie. En attendant, et pour en revenir aux missionnaires, je pense en effet qu'une bonne évangélisation ne peut se faire que par la formation d'un clergé local. Ainsi, lorsque l'évangélisation est terminée, le peuple n'a pas à craindre d'être abandonné par le clergé, puisque le clergé se renouvelle de lui-même par de nouveaux éléments sortis de ce même peuple. C'est ainsi que le Maok est resté entré dans le christianisme après la guerre civile qui le secoua, et je pense que c'est ainsi que nous pourrons garantir une christianisation durable des sociétés.
J'avais en effet entendu parler de l'initiative des Michelins, mais dans la cohue de l'ouverture de mon Royaume, je n'ai guère eu l'occasion de m'y pencher plus en avant. Pensez-vous que ces saints hommes seraient ouverts à une collaboration avec les prêtres et monastères maokoriens désireux d'organiser des missions, dont je vous parlais il y a quelques instants ? Je suis certain que si ceux qui, parmi les maokoriens, veulent évangéliser eux aussi le Zanyane et la Congrégation Saint Michel travaillaient mains dans la mains, ils ne pourraient qu'obtenir un meilleur résultat, profitant du caractère zanyanais des uns, qui ouvrira sans doute bien des portes, et de l'expérience des autres.
Bien que n'aillant aucune autorité directe sur le clergé, je ne manquerai pas dans tous les cas d'encourager et de soutenir dans la mesure de mes moyens tout mouvement d'évangélisation, particulièrement au Zanyane. Il est inadmissible à mes yeux que ce continent qui est le mien et qui eut la chance d'être celui où vécu le Christ reste encore si largement peu imprégné par Son message, par l'écho de Sa Bonne Nouvelle. »
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Zaldora
[justify][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]
« A ce jour, l'occasion de discuter avec les Michelins ne s'est pas présentée. Je suis néanmoins persuadée, d'après ce qu'on a pu m'en rapporter, qu'ils ne refuseront pas la main tendue des curés du Maok. Assurément, je n'insinuais pas que vous contrôliez les hommes d'Église tel que le font les rois protestants. Nos monarchies sont celles ou les prêtres ont le plus de libertés et ont le moins à craindre d'une ingérence de la puissance publique dans la sphère spirituelle. Savez-vous l'ampleur du scandale qui éclaterait s'il m'arrivait de me mêler de dogmes, de pastorale et de nomination des évêques ? Cela serait une histoire retentissante. Valable dans un sens comme dans l'autre, l'Église n'intervient pas dans le gouvernement. L'Église est la conscience, l'éducateur et le référent moral de la Couronne. Ce sont deux corps distincts qui ne s'ignorent pas, qui coopèrent, unis pour la poursuite du Bien Commun, sans animosité et avec fraternité, à la manière d'une symphonie. »[/justify]
« A ce jour, l'occasion de discuter avec les Michelins ne s'est pas présentée. Je suis néanmoins persuadée, d'après ce qu'on a pu m'en rapporter, qu'ils ne refuseront pas la main tendue des curés du Maok. Assurément, je n'insinuais pas que vous contrôliez les hommes d'Église tel que le font les rois protestants. Nos monarchies sont celles ou les prêtres ont le plus de libertés et ont le moins à craindre d'une ingérence de la puissance publique dans la sphère spirituelle. Savez-vous l'ampleur du scandale qui éclaterait s'il m'arrivait de me mêler de dogmes, de pastorale et de nomination des évêques ? Cela serait une histoire retentissante. Valable dans un sens comme dans l'autre, l'Église n'intervient pas dans le gouvernement. L'Église est la conscience, l'éducateur et le référent moral de la Couronne. Ce sont deux corps distincts qui ne s'ignorent pas, qui coopèrent, unis pour la poursuite du Bien Commun, sans animosité et avec fraternité, à la manière d'une symphonie. »[/justify]
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Alwine
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Une fois encore, Ménélok ne pu que hocher la tête au propos d'Annabelle. Au fil de la discussion, il découvrait que le Maok et le Thorval, bien que doté chacun de leur identité, de leur culture, de leur histoire propres, avaient de nombreux points communs, et cela ne pouvait que le réjouir.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je comprend parfaitement. Il ne faut tomber ni dans le césaropapisme, ni dans la théocratie. Le clergé ne doit ni être subordonné au pouvoir royal, ni lui donner des ordres, mais œuvrer avec lui main dans la main, chacun prodiguant à l'autre son aide et ses conseils pour le plus grand bien de la société entière. C'est une vision qui a également cours au Maok, et que je partage bien entendu totalement. Je suis heureux de pouvoir confirmer que nos deux pays partagent la même vision, même si je n'en doutais guère.
Je communiquerai donc toutes ces informations à ceux de mes monastères notamment qui ont exprimés le désir, suite à l'ouverture du pays au monde, d’œuvrer pour l'évangélisation de notre propre continent. Je ne doute pas qu'ils prennent contact avec les Michelins et qu'ensemble ils pourront œuvrer pour cette grande et belle cause. »
Le sourire du monarque noir était de retour à cette idée, un sourire plein d'espoir, l'espoir de voir la foi se répandre dans tout le Zanyane, et dans le monde entier. Il croyait fermement qu'avec le temps, tous finiraient par s'unir fraternellement dans l'amour de Jésus-Christ, et c'était facile à lire sur son visage. Après un moment de pause, il repris, son expression se faisant plus sérieuse mais restant ouverte malgré tout.
Sa Majesté Ménélok IV : « Pour élargir un peu le thème de l'évangélisation, ou du moins aborder un autre point qui me semble y être fortement lié, quel est votre point de vue sur l'attitude à avoir vis-à-vis des autres religions ? Nombreux sont les juifs, les musulmans, ou encore les païens de toute sorte... quelle est votre façon de dialoguer avec eux ? »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Une fois encore, Ménélok ne pu que hocher la tête au propos d'Annabelle. Au fil de la discussion, il découvrait que le Maok et le Thorval, bien que doté chacun de leur identité, de leur culture, de leur histoire propres, avaient de nombreux points communs, et cela ne pouvait que le réjouir.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je comprend parfaitement. Il ne faut tomber ni dans le césaropapisme, ni dans la théocratie. Le clergé ne doit ni être subordonné au pouvoir royal, ni lui donner des ordres, mais œuvrer avec lui main dans la main, chacun prodiguant à l'autre son aide et ses conseils pour le plus grand bien de la société entière. C'est une vision qui a également cours au Maok, et que je partage bien entendu totalement. Je suis heureux de pouvoir confirmer que nos deux pays partagent la même vision, même si je n'en doutais guère.
Je communiquerai donc toutes ces informations à ceux de mes monastères notamment qui ont exprimés le désir, suite à l'ouverture du pays au monde, d’œuvrer pour l'évangélisation de notre propre continent. Je ne doute pas qu'ils prennent contact avec les Michelins et qu'ensemble ils pourront œuvrer pour cette grande et belle cause. »
Le sourire du monarque noir était de retour à cette idée, un sourire plein d'espoir, l'espoir de voir la foi se répandre dans tout le Zanyane, et dans le monde entier. Il croyait fermement qu'avec le temps, tous finiraient par s'unir fraternellement dans l'amour de Jésus-Christ, et c'était facile à lire sur son visage. Après un moment de pause, il repris, son expression se faisant plus sérieuse mais restant ouverte malgré tout.
Sa Majesté Ménélok IV : « Pour élargir un peu le thème de l'évangélisation, ou du moins aborder un autre point qui me semble y être fortement lié, quel est votre point de vue sur l'attitude à avoir vis-à-vis des autres religions ? Nombreux sont les juifs, les musulmans, ou encore les païens de toute sorte... quelle est votre façon de dialoguer avec eux ? »
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Zaldora
[justify][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]
« C'est une bonne question. Sur le plan humain, les dites personnes peuvent être tout à fait chaleureuses et agréables. Des amitiés se tissent et il n'y a guère de problème à cela. Au niveau religieux néanmoins, je crois à l'enseignement de l'Église : le relativisme et l'indifférentisme sont des erreurs. Nous prions pour la conversion des musulmans, des juifs, des païens et des athées. De même, nous prions pour le retour des orthodoxes et des protestants à l'Église catholique. La charité et la douceur sont indispensables, avec de la fermeté sur la doctrine. »[/justify]
« C'est une bonne question. Sur le plan humain, les dites personnes peuvent être tout à fait chaleureuses et agréables. Des amitiés se tissent et il n'y a guère de problème à cela. Au niveau religieux néanmoins, je crois à l'enseignement de l'Église : le relativisme et l'indifférentisme sont des erreurs. Nous prions pour la conversion des musulmans, des juifs, des païens et des athées. De même, nous prions pour le retour des orthodoxes et des protestants à l'Église catholique. La charité et la douceur sont indispensables, avec de la fermeté sur la doctrine. »[/justify]
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Alwine
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Vu l'ouverture encore toute récente de son pays, Ménélok était, forcément, moins versé que son interlocutrice dans les relations avec les païens, ou dans les relations avec quelque étranger que ce soit, d'ailleurs. Il écouta donc une fois encore avec attention, hochant doucement la tête aux paroles de la Reine Annabelle.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je vois, comme toujours vos paroles sont pleines de sagesses... Je vous avouerai à titre privé qu'une de mes plus grandes craintes avec l'ouverture de mon pays est le risque d'intolérance religieuse. Pendant plus de soixante ans, les maokoriens ont vécu certes pas seulement entre catholiques, mais seulement entre chrétiens. En-dehors de ceux qui, comme moi, sont partis en pèlerinage à l'extérieur, en Terre Sainte par exemple, beaucoup n'ont jamais croisé un musulman ou un juif, sans parler d'un athée ou d'un polythéiste.
C'est pour cette raison que je demandais vos lumière, et j'espère pouvoir communiquer à mon peuple le soucis de charité et de douceur avec les incroyants que vous évoquiez il y a un instant. C'est, du reste, ce qui semble prévaloir pour l'heure, et j'en suis heureux. Je suis persuadé que ce n'est pas par la haine et par l'épée que nous pourrons apporter la Bonne Nouvelle, mais bien par la fidélité au Christ, par nos efforts missionnaires qui, en donnant aux païens l'exemple des bienfaits de la Lumière de notre Seigneur Jésus, les amènera à y entre eux aussi.
La haine religieuse, je le pense, est autant un mal pour les croyants qu'un frein à la conversion de ceux qui sont encore dans les ténèbres, et en tant que telle, une œuvre du Malin pour mieux séparer les fidèles de ceux qu'ils doivent convertir. Je suis heureux de pouvoir profiter de vos lumières pour empêcher qu'elle ne vienne obscurcir le cœur de mes gens. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Vu l'ouverture encore toute récente de son pays, Ménélok était, forcément, moins versé que son interlocutrice dans les relations avec les païens, ou dans les relations avec quelque étranger que ce soit, d'ailleurs. Il écouta donc une fois encore avec attention, hochant doucement la tête aux paroles de la Reine Annabelle.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je vois, comme toujours vos paroles sont pleines de sagesses... Je vous avouerai à titre privé qu'une de mes plus grandes craintes avec l'ouverture de mon pays est le risque d'intolérance religieuse. Pendant plus de soixante ans, les maokoriens ont vécu certes pas seulement entre catholiques, mais seulement entre chrétiens. En-dehors de ceux qui, comme moi, sont partis en pèlerinage à l'extérieur, en Terre Sainte par exemple, beaucoup n'ont jamais croisé un musulman ou un juif, sans parler d'un athée ou d'un polythéiste.
C'est pour cette raison que je demandais vos lumière, et j'espère pouvoir communiquer à mon peuple le soucis de charité et de douceur avec les incroyants que vous évoquiez il y a un instant. C'est, du reste, ce qui semble prévaloir pour l'heure, et j'en suis heureux. Je suis persuadé que ce n'est pas par la haine et par l'épée que nous pourrons apporter la Bonne Nouvelle, mais bien par la fidélité au Christ, par nos efforts missionnaires qui, en donnant aux païens l'exemple des bienfaits de la Lumière de notre Seigneur Jésus, les amènera à y entre eux aussi.
La haine religieuse, je le pense, est autant un mal pour les croyants qu'un frein à la conversion de ceux qui sont encore dans les ténèbres, et en tant que telle, une œuvre du Malin pour mieux séparer les fidèles de ceux qu'ils doivent convertir. Je suis heureux de pouvoir profiter de vos lumières pour empêcher qu'elle ne vienne obscurcir le cœur de mes gens. »