Visite de Ménélok IV à la Nativité

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Zaldora

Message par Zaldora »

[justify]HRP : Posté en avance de 3 ou 4 jours.
On peut commencer maintenant ou attendre pile poil la date sur le compteur.
Au final, ça ne changera strictement rien.

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24 décembre 2027, 10h30, aéroport international d'Adursted

Passez en république, qu'on leur avait crié à la décolonisation, c'est le sens de l'histoire ! Mais la populace ne daigna rien entendre et c'est à la faveur de cette clairvoyance des petits gens que le Thorval se préparait à accueillir, ce 24 décembre, un souverain du continent noir, un vrai, l'un des derniers de la race des rois du Zanyane. Ses sujets l'ignoraient encore mais il était un insigne honneur pour le royaume nordique d'offrir son hospitalité, le gîte et le couvert, à un tel personnage qui suintait les vieilles traditions du Zanyane tout en étant imbus du Christ et de son Église. On eu la chance de contempler certains portraits de Ménélok IV et tous le monde s'attendait à voir surgir un Lion !... apprivoisé par le Roi des rois. Il arrivait au Thorval, pays agricole et rural, aussi antre de la pêche et de la chasse, aux myriades de clochers, au peuple essentiellement paysan, arcbouté sur sa Foi, ses coutumes, ses traditions, son mode de vie traditionnel, un vrai dépaysement. L'hiver faisait son office et on espérait les invités bien vêtus en cette matinée au ciel blanc et aux paysages recouverts d'un pur manteau de neige. L'avion toucha la piste, non sans être un peu gêné par un vent d'ouest, sans conséquences notable. La porte s'ouvrit. Pour recevoir Ménélok IV et sa suite, le ministre royal des affaires étrangères était venu, quelques gardes, mais aussi la reine, en personne. Elle avait un cadeau.


[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

A la rencontre du roi zanyanais, la reine esquissa un sourire et inclina légèrement la tête.

« Mes bonjours au roi Ménélok, ainsi qu'à ses gens. Soyez les bienvenues sur nos terres, à la veille de Noël. Votre compagnie en ce jour si particulier nous honore. Permettez-moi, sire, de vous montrer le présent que je vous offre, en signe d'amitié et de fraternité catholique.

Un garde déroula l'objet et le mit à la vue du roi.

[url=http://www.millefleurstapestries.com/fotos/LAMAD-GOL_de.jpg]Une tapisserie religieuse murale de la Vierge et l'Enfant[/url]. Elle a été confectionnée ces dernières semaines par des artisans-tapissiers d'Adursted, spécialement pour vous. »[/justify]
Alwine

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[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Si c'était un honneur pour le Thorval d'offrir l'hospitalité au Roi de Maok, que dire de l'honneur qui était fait au monarque zanyanais de rendre visite à l'état peut-être le plus chrétien du monde, celui qui étendait sa main protectrice jusqu'à la Terre Sainte pour en assurer la paix. C'était pour cette action, ainsi que pour la grande piété de sa population et la grande rigueur de son clergé, vantée jusque dans les sermons maokoriens, que le peuple du Maok connaissait le pieu Royaume de Thorval, dont on savait également qu'il avait accueillit le Saint Siège quand Urba lui était devenue trop hostile. Au final, tout cela bâtissait une image très pieuse, très chrétienne, presque sainte, du royaume nordique dans l'esprit des maokoriens, une image qui, de plus, était loin d'être trompeuse, au contraire, elle était peut-être même en-deçà de la vérité.

Ménélok IV lui-même ressentait comme un honneur particulier que sa première rencontre officielle en tant que Roi soit avec la Reine Très Chrétienne, Annabelle II de Thorval, protectrice de la Terre Sainte. C'était pour lui un symbole fort, la marque au près de son peuple que, même si des accords étaient signés pour garantir la paix avec divers états, le Maok n'allait pas se détourner de ses alliés les plus naturels, les monarchies chrétiennes, moins encore de sa foi. C'était de plus un honneur fait à sa personne et à sa nation, qui avait prit plus de valeur encore depuis qu'il avait appris qu'on ferait en sorte qu'il puisse vénérer l'une des plus saintes reliques de la Passion du Christ. Ménélok IV était déterminé à ce que tout se passe bien, et ne voyait aucune raison qu'il en soit autrement.

Il était accompagné d'une petite cinquantaine de personne, qui composaient sa suite. Celle-ci regroupait plusieurs prêtres, dont l'Évêque de Mosoaï, Monseigneur Damaï et son chapelain personnel, le père Ogbuk, ainsi quelques autres, y compris un prêtre orthodoxe, mais aussi plusieurs conseillers civils et une bonne quantité de serviteurs chargés de pourvoir aux divers besoins royaux. Ils ne savaient pas ce qu'ils trouveraient sur place, alors ils avaient prévus assez large. Après tout, c'était la première expérience du genre pour le peuple maokorien. En plus de tout ce petit monde, quoique compris dans la cinquantaine, se trouvait aussi la Ministre Royale des Affaires Étrangères, Malinia Namalik Balioko et la Généralissime, Alwine Mnabinko Doumba, chacune aillant deux secrétaires et quelques serviteurs dédiés.

Finalement, tout ce petit monde arriva à destination, avec la dernière petite gêne d'un vent d'ouest, et le Roi, bien entendu, descendit le premier de l'appareil, suivit par les deux premiers ecclésiastiques de sa suite, sa Ministre et sa Généralissime, puis le reste du groupe. Mais, hormis les quatre premiers, qui suivirent à une distance respectueuses, les autres restèrent en retrait quand Ménélok IV rencontra Annabelle II, lui rendant son salut de la tête, mais également son sourire. Le Roi était drapé dans de lourdes fourrures de léopard, et malgré tout il ne pouvait s'empêcher d'avoir froid, lui qui était peu habitué aux froides températures du Nord, loin de là. Il fit néanmoins bonne figure, car un Roi devait savoir affronté les petites épreuves de la vie sans mette à mal sa dignité.

La Reine Très Chrétienne le salua, et lui annonça qu'elle lui offrit un présent, qu'un des gardes de sa suite déroula devant le monarque zanyanais. Celui-ci détailla l’œuvre avec attention, admirant la finesse du dessin des traits de la Vierge et de l'Enfant. Un sourire spontané monta sur son visage, un sourire lumineux dans ce visage sombre, et il inclina la tête en signe de gratitude.

Sa Majesté Ménélok IV : « Mes salutations, reine Annabelle. Sachez que c'est également un honneur pour nous d'être reçu ici, dans le si chrétien royaume du Thorval. L'annonce de cette visite répandit beaucoup de joie dans notre peuple et, nous osons l'avouer, dans notre propre cœur.

C'est de grand cœur que j'accepte votre présent, un véritable chez d’œuvre qui transmet toute la sérénité et la beauté de la Sainte Vierge. Je vous en prie, Majesté, transmettez de ma part gratitude et admiration aux artisans qui réalisèrent ce travail.

J'avais moi aussi prévu un présent pour célébrer notre rencontre en votre bon royaume, ainsi que la naissance de notre Seigneur. »


Sur un geste d'invite de leur Roi, quatre serviteurs, qui, pendant la discussion, avaient déchargé une caisse que le monarque avait demandé à garder à portée de main, l'amenèrent prêt des deux monarques, la déposèrent en s'inclinant devant la Reine de Thorval et, sur un nouveau geste de Ménélok IV, l'ouvrirent, révélant une statue d’ivoire de la Vierge portant l'Enfant sur ses genoux.

Sa Majesté Ménélok IV : « Si cela vous plaît, reine Annabelle, acceptez cette statue, façonnée par les artisans maokoriens dans de l’ivoire issu du Maok. Le thème nous a paru adapté pour cette rencontre en cette date si particulière. »
Zaldora

Message par Zaldora »

[justify]La reine se baissa pour admirer la sculpture en ivoire de Marie et de l'Enfant-roi. Comblée, elle se ré-adressa au souverain qui l'a fascinait par sa Zanyanité.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

« Je vous remercie de tout cœur pour ce magnifique ivoire. Il ne fait pas de doute que du regard de vos sculpteurs jaillit toute la poésie du Maok, ainsi qu'un insondable rayon Divin, qui éclaire et magnifie l'ensemble. Leur ouvrage en est le plus beau témoignage.

A la suite des offrandes, chaque souverain eu tour à tour un court moment afin de présenter les individus qui l'accompagnait. Après quoi, Annabelle II invita, d'un signe de main, Ménélok IV à la suivre à l'extérieur de l'aéroport, jusqu'à une moyenne calèche bleu marine, au toit fermé et flanquée des armoiries royales. La reine y grimpa avec précaution en levant les pans de sa robe, alors que le roi veilla à baisser la tête. La voiture royale conduite par un cocher aguerrit pris le chemin du sud-est, par les petits chemins, tandis que le convoi des délégations s'éloigna vers l'est et la capitale Adursted, ou se trouvait le Forår, hôtel de luxe réservé aux visiteurs étrangers. Il était le seul dans sa catégorie et aussi l'unique véritable hôtel du royaume.

La calèche roulait à une allure raisonnable pour ne pas trop bousculer le confort de ses prestigieux passagers. Dès les cents premiers mètres, on avait pénétré au sein de la campagne qui entourait Adursted à perte de vue. Malgré la neige, il s'en dégageait une atmosphère bucolique, rustique et authentique. On traversa plusieurs vieux villages à chaumières au sommet desquelles s'échappait la fumée des fours dans la froideur du mois de décembre. Reconnaissant les armes, paysans et paysannes saluaient en levant leurs casquettes ou par la révérence. A la fenêtre, bosquets, champs, prés mais aussi flopée de chapelles en pierre et d'abbayes. Dès que l'on en rencontrait une, Annabelle effectuait instinctivement un signe de croix.

Nous serons bientôt au château. Vous avez pu découvrir une petite esquisse de notre royaume, la façon dont nous vivons, ses paysages, ses églises, ses villages, ses gens. Nous sommes fiers de notre histoire et nous en servons comme passerelle vers l'avenir. Le Thorval est un vieux pays et épanouis comme tel. Vous n'entendrez pas ce discours très souvent, assez incompris parmi les chancelleries étrangères. Mais cela ne nous dérange pas outre mesure, voir pas le moins du monde. A propos de la Sainte Couronne, elle a pénétré Adursted tôt ce matin, cernée par la brume, au cours d'une procession, extraordinaire par sa ferveur et son humilité. Nous aurons nous même l'occasion, cette après-midi, de contempler la sainte relique et de l'adorer. »[/justify]
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Le présent avait visiblement plût à la Reine Très Chrétienne, ce qui fut visible autant dans son expression que dans ses paroles, et ne manqua pas de faire plaisir au Roi, ainsi qu'à ceux des siens qui étaient assez proches pour le voir et l'entendre. Nul doute que cela ravirait aussi les artisans restés au pays, d'ailleurs. Après cet échange de présents, les différentes personnes importantes des deux groupes furent présentées par leur monarque respectif, puis il fut temps pour les personnages royaux de quitter l'aéroport et de monter dans une calèche fermée. Ménélok IV ne manqua pas de suivre la Reine et de pénétrer après elle dans le véhicule, alors que sa suite était emmenée ailleurs. Il ne se fit aucun soucis pour ses gens, certain qu'il était qu'ils seraient bien traités par les bonnes gens du Thorval, et que sa Ministre saurait prendre le groupe en mains.

Du reste, cela sortit bientôt de l'esprit royal. En effet, même s'il restait impressionné et honoré de ce tête à tête avec Annabelle II, il y avait sur le moment quelque chose de bien plus fascinant : le paysage. Il ne manqua pas de tout observé, car tout lui était étranger, de la neige elle-même à la vie qui défilait également devant ses yeux. Les villages du Thorval étaient différents de ce qu'il connaissait, et dégageaient une impression de paix, de ce qu'il pouvait en voir. Il ramena son attention sur la Reine quand celle-ci lui adressa la parole, souriant au début, puis visiblement touché lorsqu'elle lui transmit le dernier élément.

Sa Majesté Ménélok IV : « C'est une nouvelle qui nous touche beaucoup. Nous vous remercions d'ailleurs de tout notre cœur, vous et votre peuple, reine Annabelle, de partager avec nous cet honneur. C'est quelque chose qui compte beaucoup pour nous, bien entendu, mais également pour notre peuple à travers nous. Bien des prières se sont élevées en Maok pour louer le Seigneur pour votre bonté, et Lui demander de vous combler de Ses bienfaits.

Quant à ce que nous avons pu découvrir de votre royaume... tout cela nous semble assurément fascinant. C'est un spectacle comme nous n'en avions encore jamais vu, car le point le plus au nord du monde que nous avions eu l'occasion de visiter était jusqu'ici la Terre Sainte, atteinte jadis lors d'un pèlerinage... Mais au-delà de cela, de ce que nous pouvons en voir, le Thorval semble un royaume paisible et heureux, ce pour quoi nous ne pouvons assurément que vous féliciter.

Vous avez bien raison d'être fiers de ce que vous êtes et de l'histoire que vous avez derrière vous, d'autant que le Christ est prié par vos ancêtres depuis de bien nombreuses générations. Au Maok, même si notre foi est plus jeune, nous n'oublions ni celle-ci, ni notre histoire, et nous tentons de nous servir de tout cela pour regarder plus sainement vers le futur. L'isolement de notre pays, nous l'espérons, aura au moins eu pour avantage que, plutôt que d'être gangrenés petit à petit par la « modernité » nous puissions, aujourd'hui, nous ouvrir au monde tout en refusant toutes les choses mauvaises qu'il voudrait nous imposer.

Mais nous espérons ne pas vous ennuyer avec ces considérations, reine Annabelle. Il nous est parfois difficile de retenir nos mots quand nous parlons de notre pays et de tous les espoirs que nous avons pour lui. Nous espérons d'ailleurs pouvoir construire ce futur en relation avec le Thorval et avec vous, car, nous osons le dire, nous avons beaucoup d'admiration pour votre royaume et pour votre œuvre ici, Majesté. »
Zaldora

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[justify]La reine fut attentive et appréciait déjà la conversation.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

« Très peu de sujet m'ennuie. Lorsque l'on se retrouve à la tête d'un royaume, il faut savoir être à l'écoute et disposée à entendre les suggestions de bons conseillers, loyaux et fidèles. Disperser les mauvais et corriger les flagorneurs. L'isolement est nécessaire à certaines époques et ne devrait pas être condamnée absolument. Si la prudence adoptée par le Maok vis-à-vis de l'étranger a pu le préserver des écueils des vingtième et vingt-et-unième siècles, alors vos aïeux furent justes dans leur démarche. Nous sommes émues par vos marques de sympathie et d'admiration car nos sentiments sont réciproques à votre égard, jusqu'à en être un peu intimidée... Nous percevons le Maok comme un futur grand allié et un digne représentant de la Chrétienté sur le continent Zanyanais.

La conversation se poursuivit lorsque enfin à l'horizon put se discerner le [url=http://image.noelshack.com/fichiers/2015/21/1432285283-tolne-slot.png]château[/url]. Et pour cause, la bâtisse avait plus du château que du palais. Ouvert, il s'élevait majestueusement dans la campagne environnante et avait pour unique défense des douves réduites aujourd'hui gelées. Des palefreniers vinrent prendre soin des chevaux alors que la souveraine rendit grâce au cocher pour la conduite et pénétra dans les murs de l'édifice avec le roi. Demeure et cour royale, l'endroit était décoré mais sans la moindre exubérance, sans explosion de luxe. On préférait les tapis muraux aux dorures détaillés. Au plafond, on percevait même la charpente en bois. A ce titre, le château se rapprochait davantage du minimalisme des forts médiévaux, que des chargés palais baroques. Quelques serviteurs accueillirent les souverains: Annabelle se dévêtit, enleva pèlerine cape, coiffe et gants. Le monarque zanyanais fit pareil avec ses fourrures. On s'installa ensuite dans le grand salon, principal lieu de vie, chauffé par le feu qui crépitait depuis l'âtre.

Vos gens nous rejoindrons tout à l'heure pour le maigre repas de 15h00. Dans l'intervalle, nous pouvons généreusement discuter et apprendre à nous connaitre. N'hésitez pas à me faire part de vos envies, le protocole est souple. Ainsi en est pour l'étiquette que je ne souhaite ni sévère, ni rigide. Une reine doit rester proche de ses sujets et leur permettre d'approcher. A l'image d'une mère avec ses enfants. »[/justify]
Alwine

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[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

La discussion entre les monarques resta ouverte, pour ainsi dire amicale, au moins dans son ton. Le Roi de Maok fut assurément surpris et honoré d'apprendre que ses sentiments pouvaient être réciproques et, plus encore, que la Reine Très Chrétienne, qui avait étendu sa main jusqu'à la Terre Sainte pour la sortir du chaos et la protégeait encore aujourd'hui, puisse être intimidée par cette rencontre. C'était assurément une preuve de l'humilité toute chrétienne du Thorval et de celle qui le dirigeait, et il ne fut que plus déterminé encore à se montrer digne de l'opinion qu'on avait ici de son pays, et plus encore des espoirs qui étaient mis en lui et en son peuple.

Rapidement, le véhicule royale arriva jusqu'au château, doté de quatre tours et d'une douve gelée, qui ne manqua pas de captiver une nouvelle fois l'attention du monarque maokorien. À l'intérieur – lieu que le Roi fut ravis de gagner car, en dépit de sa beauté, le paysage du nord rimait aussi avec un froid qu'il était peu habitué à supporter – le bâtiment se révéla beau mais doté, à l'échelle royale, d'une certaine sobriété. Encore une preuve de l'humilité thorvaloise, du même que l'avaient été les remerciements de la Reine à son cocher, chose à laquelle bien des monarques ou même dignitaires plus orgueilleux ne se seraient pas abaissés. Ménélok IV se défit de ses lourdes fourrures sans craintes et suivit son hôtesse dans un grand salon bien chauffé par un bon feu vers lequel le monarque, une fois installé, ne manqua pas de tendre les mains pour les réchauffer.

Une fois les deux personnages en place, la Reine repris la parole, indiquant la suite du programme au Roi, et l'invitant à se montrer détendu vis-à-vis du protocole. Ses paroles amenèrent à nouveau un franc sourire sur le visage de Ménélok IV.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je ne peux qu'approuver votre façon de voir les choses. Je ne suis certes pas qualifier pour être la mère de mon peuple, certainement, mais j'essaye moi aussi de rester proche de celui-ci. Un monarque qui se coupe de son peuple pour s'enfermer dans une tour d'ivoire, si nobles que soient ses intentions de gouvernement et si ardente que soit sa foi, court le risque de se couper également des aspirations élémentaires de ses sujets, de perdre de vue l'intérêt de son peuple et les souhaits de ses gens, sans parler du risque de se croire supérieur à eux et de s'égarer dans la sombre voie de l’orgueil...

Nous n'avons pas encore parlé beaucoup mais, plus nous le faisons, plus je pense que l'impression que j'ai depuis longtemps, en écoutant parler ceux de mes prêtres qui sont éclairés sur le monde et ont beaucoup de bien à dire du Thorval, à savoir que nos deux Royaumes ont de nombreux points communs. Cela me réjouit, car je vous avoue que même si mon pays a été amené à signer une série de traités, principalement pour assurer la paix, je n'avais pas encore trouvé dans les résultats de toutes ces négociations d'état qui soit vraiment proche du Maok et de ce que je rêve pour lui jusqu'ici, à l'exception peut-être des terres placées sous le sceptre des Princes de Viertenstein, qui étaient déjà depuis longtemps les amis de mon propre sang, et encore, leur proximité est moindre que celle que je perçois avec votre beau Royaume.

C'est donc un bonheur s'ajoutant à celui de ma venue que de pouvoir trouver au Thorval toutes ces choses positives qui m'enchantent le cœur. Je serai ravis de discuter avec vous de tous les sujets qui vous intéresse, sur moi-même, mon peuple, où le Zanyane noir. De mon côté, j'aimerais vous poser une question. J'ai cru comprendre que notre rencontre n'était pas destinée à régler des aspects purement politiques, les détails de diplomates, et peut-être est-ce une bonne chose, mais quelle est exactement la limite ? Pouvons-nous évoquer la diplomatie, par exemple ? Je vous prie de pardonner mon inexpérience dans ce genre de question, la présente rencontre étant la première de mon règne, mais aussi la première pour les Rois de Maok depuis plusieurs générations. Il m'est de fait encore un peu difficile d'appréhender tous les codes attendus pour les rencontres royales. »
Zaldora

Message par Zaldora »

[justify]Durant la réponse de Ménélok, la reine témoigna sa gratitude en inclinant le chef et le visage auréolé d'un sourire. Elle ne manqua de répondre à son interrogation.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

« En effet, j'ai émis le vœux d'un entretien informel dépourvu d'ordre du jour. Nous avons donc entière liberté d'échanger sur ce qui nous plaira, sur des thèmes très variés, aussi bien de diplomatie que de Foi, de sciences, d'histoire, de culture, de principes philosophiques... l'éventail est large. Toutefois, au contraire d'un sommet diplomatique classique, nous n'évoquerons rien de concret en terme de traités ou de collaborations dans la mesure ou cela requiert des délibérations techniques que nous laissons à notre Conseil, dont c'est l'une des charges. Il me tarde que vous me parliez du Maok, de ses peuples, son mode vie. Le Zanyane est merveilleux. »

Annabelle esquissa un gracieux sourire à son royal interlocuteur. Au même moment, une servante apporta une carafe d'eau et des verres. On ne proposera ni alcool, ni café, ni thé en raison du Carême de l'Avent, depuis la Saint-André. Le 24 décembre, dernier jour, était plus stricte que les autres et l'Église locale n'autorisait qu'un maigre repas, selon la Tradition. L'attitude était l'exact opposé des pratiques sécularisés, au niveau du monde, ou les gens avait l'habitude de se goinfrer sans fin la veille de Noël.[/justify]
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

La Reine, un gracieux sourire illuminant son beau visage, répondit aux interrogations du monarque maokorien, qui hocha la tête pour l'en remercier, souriant lui aussi. Il ne répondit pas immédiatement, car on leur apportait de quoi se rafraîchir, sobrement, comme il se devait en cette période de Carême, et particulièrement en cette date précise, juste avant Noël. Ce ne fut qu'ensuite qu'il reprit la parole pour répondre à Annabelle II.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je vous remercie pour cet éclaircissement, Votre Majesté. Il semble en effet sage de laisser ceux qui nous conseillent régler les divers détails techniques, après tous, ils ont été choisi expressément pour leurs compétences dans leur domaine, ou du moins, tel est le cas au Maok et, je le suppose, aussi chez vous. Je comprend parfaitement le principe, et je serai bien entendu ravis de parler avec vous de tous les sujets, à commencer par le Maok !

Le Royaume que j'ai la charge de diriger est un état à l'histoire ancienne. Mes ancêtres commencèrent sa conquête il y a un millier d'années environs, et durant ces milles années, les choses ont peu à peu évoluer pour former le Royaume de Maok actuel, et le peuple qui actuellement se considère, de cœur autant que de raison, comme maokorien, unis en une seule grande famille qui rassemble toutes les ethnies plus anciennes.

La solidarité est très forte chez les maokoriens, habitués aux durs labeurs de notre terre, qui est riche en bien des choses, mais produit à peine, grâce au travail constant et patient de nos paysans, de quoi nourrir la population correctement. C'était d'ailleurs une des raisons qui m'ont poussé à ouvrir mon pays au monde, pour permettre à mon peuple de manger à sa faim, sans pour autant oublier les valeurs qui ont permis à ses ancêtres de survivre tout au long des siècles. Je préfère de loin commercer en se servant de nos excédents, avec des partenaires dignes de confiance, que de défigurer les campagnes de mon Royaume avec les produits chimiques étranges et les machines monstrueuses dont se ventent tant d'états qui se disent « modernes ».

Même s'il est encore tôt pour le dire, je suis certain que cet afflux de nourriture ne mettra à mal ni nos traditions ni nos valeurs, mais permettra simplement que tous mangent sainement, et évitent les famines qui ont parfois touché le pays dans le passé. De toute façon, il faudra plus que quelques changements pour ébranler le Maok, soyez-en certaine, Majesté. Cela nous permettra en outre de valider le choix de nos ancêtres. Au Maok, nous sommes respectueux des forêts qui ont protégé et nourri nos pères, avant que nous ne cultivions la terre. Nous maintenons un équilibre entre champs et forêts, et de grandes étendues boisées font tout le charme de ma terre, particulièrement à l'ouest, où les diverses forêts maokoriennes cèdent la place à la grande forêt zanyanaise.

Bien entendu, comme vous le savez, mon peuple est aussi particulièrement chrétien. Nous sommes majoritairement catholiques, mais nous avons également une forte communauté orthodoxe, dirigée par un Patriarche indépendant, et une plus faible communauté protestante, très fracturée. Même si la voie la plus juste et la plus droite est le catholicisme, assurément, je pense en effet, comme mes ancêtres avant moi, et comme mes sujets sinon dans leur totalité au moins dans leur énorme majorité, que nous sommes tous, nous les chrétiens, frères et sœurs dans le Christ. Il y a tant de païens dans le monde, et plus encore d'ennemis de la foi, que ceux qui suivent les voies du Seigneur ne doivent pas se déchirer, mais au contraire s'unir.

Il n'y a pas au Maok des églises aussi nombreuses et anciennes qu'au Thorval, car, même si le Christ vécu sur notre propre continent, dans la bienheureuse Terre Sainte aujourd'hui sous votre protection, notre partie du Zanyane ne connu pas les premières vagues de christianisation, et ne fut amené dans la lumière du Christ que grâce aux colons du Viertenstein. Néanmoins chaque village, chaque bourg, à son ou ses églises, chaque hameau sa chapelle. Beaucoup sont encore en bois, mais l'église est toujours le premier bâtiment à être transposé en pierre dans un village, généralement quand l'ancienne structure menace de s'effondrer, et, en bois, en brique ou en pierre, nos églises sont toujours le cœur de nos communautés.

Notre architecture mêle en effet ces trois matériaux, le bois, la brique et la pierre, quoique la dernière ne soit guère utilisée en-dehors des villes, sauf pour les édifices sacrés, comme les églises, ou nos monastères, nombreux et toujours bâtit en durs. En effet, nous avons peu de carrières, et préférons garder nos ressources pour bâtir de solides maisons pour Dieu. La brique a la faveur de mon peuple, ainsi que le bois, le matériaux privilégié des ancêtres. Nos villages sont toujours très vivants, tant du point de vue architectural que sociétal. Nous connaissons peu ou pas la télévision, et la radio reste parcimonieuse, de sorte qu'au lieu de s'attrouper devant une machine, nos gens se réunissent entre eux, à la messe ou sur les places, devant les maisons, pour parler avec leurs voisins, leurs amis, leur famille. »


Le Roi s'interrompit quelques instants, le temps de boire un grand verre d'eau. Il se rendit compte alors qu'il parlait beaucoup, et eu un sourire d'excuse.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je vous prie de m'excuser, je pense que je me suis laissé emporté. Il y a encore tant à dire sur le Maok, ses chasses, ses ethnies traditionnelles, ses multiples langues, ses coutumes... ah, je me laisse à nouveau prendre par le sujet. Pardonnez-moi, quand je parle de mon pays, et plus encore de mon peuple, je ne peux que laisser l'enthousiasme m'emporter, au risque souvent d'étouffer la conversation. Je suis bien entendu curieux d'en apprendre plus sur le pieu Thorval, dont la piété et la sainteté sont tant vantés par nos prêtres. »

Une nouvelle fois, Ménélok IV adressa un sourire d'excuse à la Reine. Il était vrai qu'on sentait dans sa voix une passion profonde, sincère, dès qu'il parlait de son pays. Néanmoins, il ne souhaitait pas gêner la souveraine par cet enthousiasme, ni lui couper l'occasion de parler, au contraire.
Zaldora

Message par Zaldora »

[justify]La prose du roi vibrait et faisait écho sur les murs du château dans un latin superbe. Annabelle l'écoutait et n'en perdait pas un mot. L'exposé s'étendit sur plusieurs minutes et au terme, le monarque cru avoir monopolisé la parole et se confondit en excuses. La reine s'empressa de le rassurer.

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« Ce n'est rien. J'aime beaucoup votre enthousiasme et apprécie la passion que vos paroles dégagent. Vous confirmez tous le bien que nous entrevoyions chez le Maok et au risque de me répéter, puisse la Chrétienté se réjouir qu'une nation à la fois chrétienne, pieuse, vertueuse et traditionnelle émerge au Zanyane. Quant au Thorval, l'histoire de nos peuples remonte à des temps immémoriaux. Notre christianisation fut entreprise par St Hyacinthe, l'Apôtre du Nord, au Ve siècle et perpétuée ensuite au VIe siècle. Ce n'est qu'à la suite d'une âpre lutte pour la liberté que le royaume fut proclamé en 833 et que Jens, mon très vieil ancêtre, ceignit la Couronne. L'âme, la culture et l'identité du Thorval se bâtit, dès lors, majoritairement autour du christianisme. Comme je l'avais laissé entendre tout à l'heure dans la calèche, il n'est pas notre habitude de dénigrer le passé. Le Moyen-Age a par exemple été une période brillante et lumineuse pour la Chrétienté et le Thorval. Certes, nous souffrîmes de guerres et de maladies, néanmoins, c'est aux temps médiévaux que notre pays éleva ses premières cathédrales, vit pulluler églises et monastères, posa les bases de ses systèmes scolaire et sanitaire, eu ses premiers foisonnements littéraires, fonda ses premières universités, adouba des chevaliers. Comme autres faits, il y a, en 1175, l'émergence des communautés de métier, tout comme l'accord de chartes royales aux communautés rurales et urbaines qui réduisaient les marges de manœuvres seigneuriales et octroyaient aux habitants le droit de participer directement à la vie politique de la cité, du bourg ou du village. Nous sommes loin des ténèbres absolus que des apprentis-historiens se sont empressés de dépeindre au XIXe siècle. Je pourrais en parler pendant des heures ! Aujourd'hui, le Thorval est le reflet de ce que son passé eu de plus radieux et que nous nous empressons d'améliorer ou de magnifier par nos propres idées. Ainsi, nous ne souscrivons pas aux tables rases, aux révolutions, aux fuites vers l'inconnu. Notre société est traditionnelle et chrétienne. Elle s'articule autour de la triarticulation antique : Oratores-Bellatores-Laboratores. Chacun dans son rôle, et à son échelle, participe à la poursuite du Bien Commun, supérieur à n'importe quel intérêt particulier, de même que la communauté prime sur l'individu, sans renier l'individualité de la personne. Nous fuyons les tares du monde moderne, dans lesquelles nous incluons le matérialisme, l'industrialisation, la tertiarisation, l'urbanisation massive, le productivisme, la société de consommation et je dois en oublier. Nous ne sommes en outre guère enthousiasmes à l'égard de la technologie et ne l'adoptons qu'après l'avoir consciencieusement éprouvée. Notre civilisation ne repose pas sur les technologies, ni sur l'énergie, et nous survivrons en cas de rupture brutale. Le mode de vie de mes sujets est sobre et imprégné d'une piété enracinée et d'un éminent esprit de communauté et de solidarité. L'église paroissiale est, à l'image du Maok, le centre de toute localité, du quartier, du bourg ou du village. L'essentiel de mes sujets vit à la campagne, rural, sauvage et agricole. Les villages sont pieux et vivants. Ils travaillent la terre, chassent en forêt, pêchent en mer et confectionnent de beaux objets dans d'humbles ateliers artisanaux. Les saisons rythment l'existence, de la même façon que la prière, la messe, les célébrations religieuses et les fêtes patronales. Le même type de communauté se retrouve aussi au sein du monde urbain, désormais réduit à ses murs et constitué en de petites cités décidées a être des épicentres religieux, culturels, intellectuels, scientifiques, artistiques et riches d'artisanats urbains. Chaque localité jouit d'une profonde décentralisation. L'objectif à terme est que via l'expérience, elles apprennent toutes à s'auto-gérer. En somme, une flopée de res publica, libres, sous l'ombre bienveillante d'une couronne catholique. Les cas d'autogestion existent déjà et ne sont pas rares, surtout au sein du monde rural.

Après ce long exposé, la souveraine se désaltéra.

Ais-je assouvie votre soif de découverte ? Je vous invite à venir l'été. Le temps est plus doux et vous pourrez assister aux grand travaux des moissons. Avez-vous des questions ? Si non, je vous accorde la primeur du deuxième sujet. »

Une servante approcha, munit d'une autre pleine carafe d'eau.[/justify]
Alwine

Message par Alwine »

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

La Reine de Thorval commença par rassurer le Roi de Maok, ventant au contraire sa passion et renouvelant ses espoirs pour son royaume, ce qui amena un sourire éclatant sur son visage sombre, avant de lui parler de son pays. Cet exposé fascina le monarque zanyanais, qui écouta avec attention, tentant d'imaginer toutes les facettes de ce pays qui lui semblait exotique et si intéressant, mais proches par les valeurs les plus fondamentales. Quand elle l'invita à reprendre la parole, ce fut avec enthousiasme qu'il le fit.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je serai heureux bien entendu de revenir en votre beau royaume sous une température plus clémente, et de voir comment se déroulent les périodes importantes de votre vie agricole ! Je retrouve dans vos descriptions beaucoup de points communs entre nos peuples, mais aussi des différences qui ne peuvent que participer à la richesse globale de la chrétienté, qui peut réunir tant de peuples aux racines différentes. J'avoue que ce serait un réel plaisir de mieux connaître le Thorval, ses gens et sa culture, et si j'en ai l'occasion je serai ravis de visiter à nouveau votre pays, oui, certainement.

Au Maok également, les modes de subsistances traditionnels, comme la chasse et, dans une moindre mesure, la pêche, continuent d'avoir une grande importance, particulièrement dans les communautés rurales et proches des forêts. Dans certaines, une partie des revenues que l'on dit « agricoles » repose même, en fait, sur la cueillette dans la forêt elle-même, comme le faisaient nos ancêtres depuis des temps immémoriaux. J'admire aussi votre façon d'accorder de grandes libertés à votre peuple et à vos communautés. C'est la marque la plus sûre de la justice de votre sceptre, puisque vous n'avez pas peur de relâcher le contrôle sur vos gens, certaine que leur loyauté envers vous n'est pas conditionnée à la crainte ou à l'autorité. »


La vision que la Reine avait tissé pour lui du Thorval enthousiasmait le Roi, qui était heureux de trouver enfin un peuple qu'il lui semblait pouvoir pleinement comprendre en-dehors des vieilles relations royales. Comme la souveraine nordique l'avait invité à proposer un autre sujet, il y réfléchit en buvant une nouvelle gorgée d'eau. Plusieurs lui virent à l'esprit, mais il choisi d'aborder celui qui lui semblait le plus important.

Sa Majesté Ménélok IV : « Si vous le permettez, j'aimerais aborder un sujet un peu plus grave, à savoir la relation avec le Saint-Siège. Au Maok, l'Église Catholique, qui rassemble une majorité très forte de mes sujets, se défini bien entendu comme pleinement Urbaine et soumise au Siège du Saint Apôtre Pierre. C'est une tradition fortement ancrée, et, je le crois tout comme les évêques de Maok et bien des habitants, la voie la plus droite et la plus juste pour servir le Christ et grandir dans ses paroles et son amour.

Néanmoins, dans notre isolement, nous avons été quelque peu... hum... déconcertés, par certaines choses. Les derniers signaux émanant d'Urba, notamment le Concile des Valeurs, et ces idées transmises qu'il fallait ordonner des prêtres mariés, ont beaucoup choqué mes sujets catholiques, et j'avoue avoir été moi-même heurté par plusieurs éléments. Pour beaucoup, ce que Sa Sainteté a décidé d'abolir dans ces dernières instructions au monde chrétien, c'est une partie de ce qui fait la particularité et la sainteté du Catholicisme Urbain. Sans parler des portes ouvertes que cela représente pour la simonie, avec des lignées de curés, ou que sais-je encore !

Depuis lors, nous avons eu peu de nouvelles du Saint-Siège, et nous sommes, moi et mon peuple, quelque peu perdus dans tout cela. C'est pourquoi je voulais profiter de cette rencontre avec vous, qui avez bien plus d'expérience que moi dans le monde, et dont le peuple a été pendant ces dernières décennies bien plus ouvert au monde, pour demander vos avis et vos conseils sur la question, dans l'espoir que je puisse à mon tour porter cette lumière au clergé et au peuple de Maok. »
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