[center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ PROFIL DESPERSONNAGESJOUES EN RP
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[url=http://www.simpolitique.com/post230816.html#p230816]Goran Horandson[/url] - Ministre de l’Économie (2016-2018), Vice-Président de la République (2018-2023) puis Député chef de file du MNS (depuis 2023)
[url=http://www.simpolitique.com/post286469.html#p286469]Koen Van Overbeck[/url] - Président de la République (depuis 2028)
[url=http://www.simpolitique.com/post265878.html#p265878]Sebastiaan Van Althuis[/url] - Président de la République (2023-2028)
[url=http://www.simpolitique.com/post265744.html#p265744]Juozas Menecius[/url] - Ministre de l’Education et de la Recherche du Royaume de Liethuviska (2016-2021), député du Parlement sébalde (depuis 2023, suppléé depuis 2023), Vice-Premier ministre de la République Sébalde (2023-2028), Premier ministre de la République Sébalde (2028-2030)
[url=http://www.simpolitique.com/post265887.html#p265887]Asaf Kaufman[/url] - Député chef de file de l'Union des Juifs Sébaldes (depuis 2023), Ministre de l'Economie et des Finances (2023-2028)
[url=http://www.simpolitique.com/post266061.html#p266061]Oskar Ingersben[/url] - Député de l'ASD du Parlement (depuis 1999), Chef de file de l'ASD (depuis 2018), Ministre de la Sécurité Intérieure (depuis 2023)
[url=http://www.simpolitique.com/post266067.html#p266067]Reinhold Simonis[/url] - Ministre des Affaires Etrangères (depuis 2023) - Député UND (depuis 2023, suppléé depuis 2023)
Egon Hochten - Député chef de file du Mouvement Républicain Solidaire (depuis 2014)
Anton Davornik - Acteur pornographique gay (depuis 2016), Amant officieux de Goran Horandson (depuis 2021) et Député MNS du Parlement (depuis 2023)
Hermine Dvorak - Miss Sébalde 2022 et Conjointe officielle de Goran Horandson (depuis 2023)
Aurel Visschers - Auteur antisioniste et fondateur du mouvement Gouvernance populaire (depuis 2027)
[url=http://www.simpolitique.com/post286494.html#p286494]Norbert « Abdallah » Förstner[/url] - Député du mouvement Gouvernance populaire (depuis 2027) et Terroriste islamiste (depuis 2030)
[url=http://www.simpolitique.com/post256143.html#p256143]Stefan Zavek[/url] - Président MNS de la République Sébalde (2014-2017)
Hilda Miradus - Ministre des Affaires Étrangères (2014-2017)
[url=http://www.simpolitique.com/post256152.html#p256152]Karina Rawald[/url] - Vice-Présidente (2014-2017) puis Présidente MNS de la République Sébalde (2017-2023)
Edvard Cerny-Bëcker - Député chef de file du Parti Communiste Sébalde (2009-2023)
Leonard Maigsruck - Député chef de file du MNS (2014-2018) et Ministre de la Sécurité Intérieure (2018-2022)
Gabriel Milikard - Député MNS du Parlement (2014-2018) et Ministre de l'Environnement (2018-2022)
Zlatan Pensak - Maître de conférences à l'université de Stranaberg (1989-2018), Maître de la soutenance de Goran Horandson (1995) puis Ministre de l’Économie (2018-2023)
Lazar Dragovic - Ministre des Affaires Étrangères (2018-2023) puis Député MNS du Parlement (depuis 2023)
Apolena Kneller - Ministre de la Justice (2018-2027), Membre du MNS (1985-2023) puis de l'UND (depuis 2023)
[url=http://www.simpolitique.com/post239159.html#p239159]Dana Liesder[/url] - Présidente du groupe industriel Texalde (2021-2023), Premier ministre (2023-2028)
Malthusien profondément misanthrope, rien ne disposait cet homme
à prendre la vice-présidence du pays. Personnage désormais incontournable de
la vie politique sébalde, il entend appliquer son idéologie nationalo-malthusiano-libertaire
pour le bien de l'humanité... et pour le sien.[/center]
Date et lieu de naissance : 2 novembre 1969 à Senheim
Parti politique : Mouvement Nationaliste Sébalde (depuis 2016)
Mandats politiques :
Ministre de l'Economie de la République Sébalde (2016-2018)
Vice-Président de la République Sébalde (2018-2023)
Député du Parlement Sébalde - province de Centran (depuis 2023, suppléé depuis 2028)
Vice-Premier ministre de la République Sébalde (2028-2030)
Premier ministre par intérim de la République Sébalde (janvier 2030 - septembre 2030)
Autres fonctions :
Enseignant-chercheur à l'Université de Stranaberg (1997-2013, 2014-2016)
Famille et conjoint(s) :
En relation officielle avec Hermine Dvorak (depuis 2023)
En relation officieuse avec Anton Davornik (depuis 2021)
Sans enfant
Biographie
I) La très jeune obsession du surpeuplement (1969-1995)
[justify]Cinquième d'une famille de huit enfants, Goran Horandson a connu les privations et partages auxquels toute grande famille doit faire face. Fils d'ouvriers qualifiés, le jeune Goran a passé son enfance et son adolescence dans la promiscuité, dans la pollution et l’urbanisation dans l’archétype d’une ville industrielle que représente Senheim. Solitaire et bizarre, il était la tête de turc de ses camarades qui se moquaient volontiers de sa myopie qui l'oblige à porter d'imposantes lunettes. Au lendemain de la chute, en 1968, de la dictature communiste en Sébaldie, qui avait vu l'analphabétisme exploser, il peut encore se permettre de rêver d'une ascension sociale grâce à l'école. Nourrissant très jeune une passion pour la géographie, il quitte sans un mot le foyer parental pour étudier à l'université de Stranaberg. Dans son petit studio de sa résidence étudiante, il subit là encore les nuisances de la surpopulation, qu'elles soient sonores ou sanitaires. Étudiant studieux, il consacre pleinement son temps à l'écriture de sa thèse, qui se veut une ré-actualisation du malthusianisme. Peu amical, il gagne en outre malgré lui une réputation de vieux garçon auprès de ses homologues. En réalité, derrière cette réputation se cache une homosexualité qu'il ne finira à accepter qu'à l'âge adulte. Casanier, il rythme ses soirées entre travaux universitaires et visionnages de films plaisants. Après plusieurs années de labeur, il soutient sa thèse en 1995, sous la tutelle de Zlatan Pensak, son professeur de démographie pour qui il a beaucoup d'estime, et qui deviendra plus tard ministre de l'Economie sous sa vice-présidence.[/justify]
II) La renommée, clé d'accession au gouvernement (1995-2018)
[justify]Troisième voie entre la pensée libérale et l'idéologie communiste, le malthusianisme réinventé de Goran Horandson gagne en renommée dans les cercles universitaires. Multipliant les conférences, le jeune Goran (qui, à 26 ans, en paraissait déjà quinze de plus), pousse son raisonnement à son maximum, vantant les mérites de l’homosexualité, de l’avortement, de l’euthanasie et de l’eugénisme, tout en dénonçant l’immigration et les valeurs humanistes et en exprimant un profond attachement au bien-être animal. Condamné à plusieurs reprises pour ses propos, il finira par perdre en 2013 la chaire de Stranaberg à cause, dit-il, de « la bien-pensance de l’ASD » alors au pouvoir avant que le MNS ne la lui restitue l’année suivante. Nominé au prix Prince d’Astur de Sciences Humaines en décembre 2015, il acquiert dès le mois de juin 2016 une réputation nationale et populaire avec sa nomination surprise comme ministre de l'Economie sous la présidence du nationaliste Stefan Zavek. Rarement une nomination à un ministère avait provoqué un tel tollé. Personnage provocateur, sa première mesure consiste à légaliser la consommation de viande humaine, laquelle a notamment profondément indigné le dirigeant kirkstanais, Vladmir Stramine qui en a fait son ennemi à abattre. Ses pieds de nez adressé aux diplomates étrangers le mèneront à être la cible d'un attentat en octobre 2017, perpétré contre lui mais qui a touché par inadvertance le Président Stefan Zavek. Alors que ce dernier s'apprêtait à le limoger du gouvernement pour sa politique controversée, un sniper kirkstanais vise la berline présidentielle dans laquelle les deux hommes étaient installés. Recevant en plein visage le sang, les lambeaux de chair et de cervelle de celui qui l'a nommé au gouvernement, il garde encore secrètes les intentions de limogeage de l'ex-président sébalde.[/justify]
III) Vice-Président pour trahir les siens (2018-2023)
[justify]Le deuil fut moins difficile pour Goran Horandson que pour la Vice-Présidente Karina Rawald. En héritière naturelle de Stefan Zavek, cette dernière se présenta avec succès à l'élection présidentielle anticipée de 2018. Totalement incompétente au niveau politique, Karina Rawald ne se doute pas de l'ampleur de la tâche qui lui est confiée après l'élection et, prise de court, elle préfère simplement s'inscrire dans le sillage de son prédécesseur. Elle accorde alors une promotion à Goran Horandson, en lui donnant la vice-présidence du pays. Privilégiant les affaires étrangères, elle lui laisse le soin de conduire la politique interne du pays. Haï par les conservateurs du Mouvement Nationaliste Sébalde (qui lui préféreront de plus en plus Identité Sébalde), il fait de son mouvement un parti politique national-libertaire mais toujours aussi xénophobe. Néanmoins, la courte majorité dont dispose le MNS au Parlement l'empêche de mener à bien ses projets : échouant à élargir le droit à l'avortement, il parvient toutefois à consolider une politique d'incitation à l'enfant unique. Sa principe obsession reste cependant de neutraliser l'opposition. Ne pouvant concevoir que des non-universitaires puissent remettre sa conception en cause, il échouera à assassiner Dana Liesder, cheffe de l'opposition libérale-conservatrice mais parviendra à l'affaiblir physiquement de manière non négligeable. Sur l'autre front, se rêvant de diriger le pays, il tentera – là avec succès – de discréditer en interne la présidente Karina Rawald qui, en retour, changera la Constitution pour faire du Président de la République un statut honorifique, davantage dans ses cordes. Goran Horandson entend, de son côté, incarner le leader naturel du MNS mais après l'échec de son parti aux élections législatives de 2023, le poste de Premier ministre lui échappe, au profit de Dana Liesder[/justify].
IV) La chute et la marche dans le désert (2023-2028)
[justify]C'est à la tête d'un Mouvement Nationaliste Sébalde divisé que Goran Horandson engage la reconquête de l'électorat. Sa vision nationale-libertaire déplaît à de nombreuses personnalités du mouvement et son favoritisme – et plus particulièrement la nomination d'Anton Davornik, son amant et acteur pornographique gay en second de sa liste aux législatives – créent une scission au sein du MNS. Ne souhaitant perdre le leadership du parti qui l'a vu naître et grâce auquel il a enfin acquis une reconnaissance nationale, il s'attarde depuis à chercher des alliés pour une possible reprise du pouvoir, tout en organisant une opposition virulente contre le gouvernement de Dana Liesder. La chance lui sourit enfin, en 2028, lorsque cette dernière est victime d'un accident vasculaire cérébral la rendant inapte à la scène politique. Le nouveau Premier ministre, Juozas Menecius, cherche à bâtir une majorité gouvernementale et s'allie pour ce faire aux nationalistes et propose à Goran Horandson le poste de Vice-Premier ministre qu'il accepte.[/justify]
V) Vice-Premier ministre puis Premier ministre par intérim : la frustration de ne pas pouvoir agir librement (depuis 2028)
[justify]Goran Horandson se fait discret lors des premières années de son mandat de Vice-Premier ministre. Le poste est assez peu gratifiant et consiste essentiellement à suppléer le Premier ministre quand il en a besoin, et à veiller au bon respect des institutions et de la Constitution. Ces responsabilités ennuient profondément Goran Horandson, qui ne trouve aucun moyen d'appliquer son programme politique. En tant que chef de file du Mouvement Nationaliste Sébalde, il donne pour consigne de voter tous les projets du gouvernement du libéral Juozas Menecius, sauf mention contraire. La perspective d'un procès contre Juozas Menecius, en tant que chef de gouvernement, pour non respect d'une initiative population nationale, fait sortir Horandson de sa discrétion. Il s'accorde davantage de libertés et redevient la coqueluche médiatique qu'il adorait être durant les années 2010. Les années ont passé et même à la veille de ses 60 ans, Horandson aime s'amuser avec le milieu médiatique, au point de se déclarer favorable à "l'encadrement de l'esclavage". C'est à la veille du procès qui destitua Juozas Menecius du poste de Premier ministre que Horandson soumet au vote son absurde projet de loi instaurant une [url=http://www.simpolitique.com/post283448.html#p283448]tutelle totale et consentie[/url], équivalent à une légalisation de l'esclavage. Juozas Menecius apprend la nouvelle furieux mais il est déjà trop tard : destitué par la Cour Constitutionnelle, il cède sa place à Goran Horandson, qui assure l'intérim. En tant que Premier ministre par intérim, ses pouvoirs sont très limités, il ne peut pas agir militairement, déposer de projet de loi, dissoudre le Parlement... L'intérim dure plus longtemps que prévu, en raison d'un Président de la République extrêmement hésitant. Le peuple sébalde, de son côté, réclame sa tête une bonne fois pour toutes, lassé de la voir depuis plus de quinze ans ! Goran Horandson demandera à cor et à cri initialement à ce que le Président de la République le nomme Premier ministre mais lorsqu'enfin, le poste lui est proposé, il le refuse. Entre-temps, en effet, l'[url=http://www.simpolitique.com/participatif-2030-anarchie-gelnan-t12906.html]anarchie régnant au Gelnan[/url] et découlant à des expériences politiques locales, l'incite à agir de manière officieuse. L'idée de l'instauration d'une [url=http://www.simpolitique.com/post286162.html#p286162]république fiduciaire[/url], sur le même modèle de l'Etat-libre de Sébaldie créé par les identitaires, ou celui du royaume autoproclamé de Sébaldie, lui saute aux yeux. Après l'avoir réclamé pendant des années, le pouvoir suprême démocratique ne l'intéresse plus. Le peuple, de toute façon, le rejette massivement. Pour appliquer ses idées, il doit sortir de ce système.[/justify]
Femme têtue et bornée, Dana Liesder admet mal la critique. Elle préfère
mener des projets solitairement, même voués à l’échec que de voir ses idées
mal représentées collectivement. Lançant ses dernières forces physiques dans
la gestion de la Sébaldie, cette libérale convaincue n’a jamais échoué… jusqu’à présent.[/center]
Date et lieu de naissance : 19 mai 1979 à Nerwald
Parti politique : Rassemblement Conservateur Sébalde (2004-2014) puis Ligue Libérale-Démocrate (2014-2018) puis Union Nationale-Démocrate (depuis 2018)
Mandats politiques :
Conseillère municipale de Bytce (2004-2014)
Député du Parlement Sébalde - province de Detvan (2018-2028, supplée à partir de 2023)
Première ministre de la République Sébalde (2023-2028)
Autres fonctions :
Vice-présidente du groupe textile Texalde (2013-2021)
Présidente du groupe textile Texalde (2021-2023)
Famille et conjoint(s) :
Marié à Alekš Gordic
4 enfants
Biographie
I) Naissance d’un produit marketing (1979-2004)
[justify]À peine mise au monde, Dana Liesder connaît déjà sa première épreuve : le cordon ombilical s’étant enroulé autour de son cou, elle manque de s’étouffer et de quitter une Terre sur laquelle elle venait d’arriver. Les fois où elle échappera de très peu à la mort se comptent en dizaines, la plupart durant sa jeunesse. Elle acquit très vite une réputation « d’increvable », que sa foi protestante n’a fait qu’affirmer. Altruiste, elle aime s’occuper des autres, comme s’il s’agissait d’un devoir pieux. Cependant, si elle aime s’occuper d’eux, elle préfère les encadrer que des épauler. Dernière d’une famille de trois enfants, sa maturité précoce amène même ses parents, issus de la classe moyenne, à lui confier la garde de son frère cadet. C’est la raison pour laquelle elle se dirige vers des études de gestion et de management à l’université de Nerwald. Elle effectue des stages dans différents secteurs d’avenir de la Sébaldie, comme la sylviculture ou l’agroalimentaire. Mais c’est finalement dans le secteur textile qu’elle prendra du galon. Stagiaire pour le groupe Texalde, elle gravit rapidement les échelons, avant d’intégrer le service des ressources humaines. En parallèle, elle s’engage au sein du Rassemblement Conservateur Sébalde, un parti chrétien-démocrate pour lequel elle se présente à la mairie de Bytce, alors aux mains des sociaux-démocrates. Agacée par l’immobilisme de « sa » ville au moment de son élection en tant que conseillère d’opposition, elle est connue pour ses interventions frontales. De par sa double implication à Texalde et au conseil municipal, elle devint une figure locale importante dans la région de Bytce. Son abnégation en fait un véritable produit de marketing politique : la féminité, la compétition, le dépassement de soi… autant de valeurs qui lui sont attribuées.[/justify]
II) La chasse aux « politiques de carrière » (2005-2017)
[justify]La jeune Dana a toujours eu la lubie de se faire un nom dans des milieux typiquement masculins. Elle n’en perdit pas autant sa féminité : en 2005, à 26 ans, elle accouche de son premier fils ; puis d’un second en 2007. Jeune trentenaire en 2011, elle accouche d’une première fille, puis réitère avec un garçon en 2013. Loin de vouloir se cantonner à un rôle de mère au foyer, sans toutefois dénigrer les mères au foyer dont faisait partie sa propre mère, elle mène plusieurs combats simultanés. Considérant la politique comme une « mission », elle refuse de se cantonner d’activités dans des instances publiques, elle déteste les élections et se plaît davantage dans l’atmosphère de l’entreprise. Son ascension sur la scène politique sera d’ailleurs ralentie par la nécessité de son implication dans le groupe Texalde : en 2013, s’engage une bataille féroce pour prendre la vice-présidence du groupe, laissée vacante après le décès de son titulaire. Kajetán Biermann, le PDG de Texalde, un homme bon vivant, paternaliste dans l’âme mais quelque peu misogyne, décide à la surprise de ses subordonnés, de nommer Dana Liesder à ce poste. La bataille, couronnée de succès professionnel, fut éprouvante… mais terriblement chronophage. Délaissant son mandat de conseillère municipale à Bytce, elle est reléguée en place non éligible sur la liste du Rassemblement Conservateur Sébalde (RCS) aux élections municipales de 2014. Se sentant trahie, adressant de cinglantes critiques à l’encontre de ces « politiques de carrière déconnectés de la réalité », elle démissionne du parti et crée la Ligue Libérale-Démocrate (LLD). Moins conservatrice que sa précédente formation, elle vise à rassembler des personnalités de la société civile et toutes celles qui veulent garder un pied dans la vie active. Le pari est réussi : la LLD remporte ses premiers sièges parlementaires aux élections parlementaires de 2014 et elle-même, conformément à ses engagements, se place en position non éligible, jusqu’en 2018.[/justify]
III) Dana Liesder ou l’incarnation du mythe d’Icare (2018-2023)
[justify]Dire que Dana Liesder a un emploi du temps surchargé est un doux euphémisme. Mère de famille, dirigeante d’un parti politique, vice-présidente du groupe Texalde – l’un des fleurons de l’industrie sébalde – la voilà propulsée au rang de députée à l’occasion des élections législatives de 2018. Quelques mois auparavant, elle participa d’ailleurs à l’[url=http://www.simpolitique.com/elections-presidentielle-legislatives-2018-t7373.html]élection présidentielle de 2018[/url], lorsque la Sébaldie était encore un régime semi-présidentiel, donnant des pouvoirs conséquents au Président de la République. En perte d’influence, le Rassemblement Conservateur Sébalde se rallie à la candidature de Dana Liesder qui, de son côté, avait besoin d’un réseau de militants et d’un financement appropriés. Elle adopte en conséquence un programme plutôt conservateur. Avec 17.88 % des voix, elle ne parvient pas à accéder au second tour, que lui « vole » le candidat de gauche radicale Egon Hochten, avec 18.97 %. Le rapport de force, plutôt favorable aux nationalistes, concrétise Karina Rawald comme Présidente de la République. Avec cette dernière, Dana Liesder commence en 2020 à nouer des relations quasi-amicales. Dans son intérêt propre, Dana Liesder avertit Karina Rawald d’être « mal entourée » et l’invite à rejoindre le mouvement. Sans surprise, Karina Rawald décline l’offre et remarque par la même occasion l’abnégation de Dana Liesder, qui lui fait peur. Au même moment, s’engage une nouvelle bataille à Texalde : Kajetán Biermann décide, à 74 ans, de lever le pied après son infarctus. Seule candidate à sa succession, Dana Liesder s’impose de manière triomphante. C’est en politique qu’elle connaît le plus d’ennemis : conscient du danger qu’elle représente pour le maintien au pouvoir du Mouvement Nationaliste Sébalde, [url=http://www.simpolitique.com/post230816.html#p230816]Goran Horandson[/url], le Vice-Président sébalde, [url=http://www.simpolitique.com/post205980.html#p205980]orchestre une tentative d’assassinat à son encontre[/url] classée sans suite : le 3 mai 2022, [url=http://www.simpolitique.com/post207088.html#p207088]Dana Liesder est victime d’un grave accident de la route provoqué intentionnellement[/url]. Elle s’en sort miraculeusement, non sans séquelles néanmoins. Après que son parti, la LLD ait fusionné avec les conservateurs pour former l’Union Nationale Démocrate (UND), toujours en sa faveur, elle se rapprocha des libéraux progressistes et des sociaux-démocrates en vue d’une future coalition, dont l’ex-ministre liethuviskien Juozas Menecius. Elle écarte de l’alliance les conservateurs, en raison de leur faible poids électoral, à l’exception des sionistes de l’Union des Sébaldes Juifs. La campagne pour les élections législatives de 2023 fut un véritable succès pour l’UND. Le parti rassemble en son nom 96 députés, contre 61 pour le MNS.[/justify]
IV) La Première ministre « trait d’union » (2023-2028)
[justify]Si la victoire est certaine, elle n’est pas suffisante : avec 96 sièges, l’UND reste loin de la majorité nécessaire de 181 sièges sur 360. Pour ce faire, elle passa un pacte avec les Néerlandophones, en leur accordant la présidence symbolique. Le nouveau président Sebastiaan Van Althuis nomme donc Dana Liesder formatrice du gouvernement. Elle s’associe essentiellement avec les sociaux-démocrates ; accorde le ministère de la Culture aux Néerlandophones et celui des Finances aux sionistes. Afin d’assurer sa majorité, elle reçoit le soutien d’un petit nombre de nationalistes. Ce gouvernement « grand écart » n’est pas au goût de tous, en commençant par ses propres ministres. En nommant le très libéral Juozas Menecius comme Vice-Premier ministre, elle s’octroie les foudres des sionistes et la réserve des nationalistes. Les sociaux-démocrates, quant à eux, déplorent la présence de réactionnaires dans le gouvernement. Dana Liesder apparaît dès lors comme la membre la plus consensuelle du gouvernement, qui fait l’union entre les progressistes et conservateurs. Très sollicitée pour arbitrer les conflits, son mandat de Premier ministre l’épuise, elle qui est déjà sérieusement affaiblie par son accident. Néanmoins, elle mène une large réforme du pays : elle libéralise l’économie sébalde, accorde un revenu minimum à tous les Sébaldes en contrepartie de quelques heures de travail, fait voter une nouvelle loi de financement des cultes rompant avec la tradition de laïcité et engage une grande politique d’immigration visant à combler le recul démographique. Au niveau international, elle renforce les pouvoirs de l’Union du Jeekim et lui accorde des ambitions plus grandes, avec l’espoir de créer un marché jeekimois sans barrière. Bien qu’elle s’efface progressivement, en raison de ses problèmes de santé, au profit de son Vice-Premier ministre, elle garde toujours une mainmise sur les affaires sébaldes. Mais sa volonté d'ouvrir la Sébaldie au monde raison d'elle : [url=http://www.simpolitique.com/post269034.html#p269034]attaquée par un juif orthodoxe en mars 2028[/url], elle est victime d'un accident vasculaire cérébral et contrainte de se mettre en retrait de la vie politique. Depuis, la femme a perdu de sa superbe et sa poigne. Dépossédée de la moitié de ses moyens, se déplaçant et s'exprimant difficilement, elle reste depuis ce jour sous la bienveillance et la surveillance de sa famille.[/justify]
Stefan Zavek était un amoureux de son pays. Ayant largement
contribué à faire du Mouvement Nationaliste Sébalde un parti
fréquentable, il a accompli l’inimaginable : se faire élire à la présidence.
Mais ses choix lui ont coûté injustement sa vie.[/center]
Date et lieu de naissance : 25 juillet 1970 à Stranaberg
Date et lieu de décès : 13 octobre 2017 à Stranaberg
Parti politique : Mouvement Nationaliste Sébalde
Mandats politiques :
Député du Parlement Sébalde (1994-2014)
Président du Conseil provincial de Stranan (2001-2010)
Président de la République Sébalde (2014-2017)
Famille et conjoint(s) :
Divorcé (à partir de 2010)
1 enfant
Biographie
I) Un enfant né dans le post-communisme (1970-1990)
Stefan Zavek est né dans la banlieue stranabourgeoise, issu d’une famille de condition modeste. Ses parents, ouvriers, sont des enfants du régime miradkiste, qui a enfermé le pays pendant près de vingt ans dans une dictature communiste à partir de 1968. Conséquemment, pour répondre aux besoins de main d’œuvre, les parents de Stefan Zavek ont du très tôt abandonner l’apprentissage théorique pour se former aux métiers d’usine manuels, et ne savaient ni lire ni écrire. Stefan Zavek est né deux ans après la chute du régime, au moment où le gouvernement met en place les structures d’un futur Etat-providence d’inspiration sociale-démocrate. Sa condition familiale lui permet de recevoir des bourses conséquentes ainsi qu’un accompagnement régulier dans son parcours scolaire. Amoureux des lettres et des arts, il se rêve en poète mais choisit le terrain beaucoup moins fleuri des sciences politiques. Résolument conservatisme, il ne se reconnaît pas dans le gauchisme étudiant et préfère rejoindre la section jeunesse du Mouvement Nationaliste Sébalde. Il fait alors la connaissance de Karina Rawald, la présidente de la section étudiante de Stranaberg du MNS, qui deviendra son amie, puis sa Vice-Présidente une fois au pouvoir. Leur amitié, sincère, a souvent défrayé la chronique.
II) La très rapide ascension d’un jeune loup aux dents longues (1991-2014)
De manière générale, la chance a souri à Stefan Zavek. À peine a-t-il fini ses études en 1993 qu’il est embauché dans le cabinet du président du Mouvement Nationaliste Sébalde. Ce dernier prend la décision surprise de l’investir, aux législatives de 1994, dans la province de Stranan, terre de conquête nationaliste sur les anciens bastions rouges. Il connait alors quelques frictions avec Karina Rawald, jalouse d’avoir été écartée malgré sa fidélité plus ancienne au parti. À 24 ans, bien placé sur la liste nationaliste, il est élu député, ce qui fait de lui le plus jeune parlementaire du pays. Il contribue largement à dépoussiérer l’image du parti, qui fête en 1996 ses 50 ans. Sa conquête des terres rouges du Stranan est un franc succès : en plus de la députation, il est appelé à prendre la présidence du conseil provincial à l’issue des élections provinciales de 2001. Devant le départ à la retraite du président du MNS, il est pressenti pour être candidat à la présidence du pays mais craignant l’ivresse du pouvoir, il se désiste en faveur de la plus controversée Karina Rawald, qui ne parvient cependant pas à gagner la confiance des Sébaldes. S’éloignant peu à peu de la politique national, il consacre ses forces dans la politique locale strananaise. En 2001, il prend la présidence du conseil de la province après avoir convaincu les conservateurs de former une coalition avec lui. Ce n’est qu’en 2009 qu’il reviendra sur la scène politique nationale. Ayant réussi à s’emparer des voix des communistes, il plait par ailleurs à l’électorat conservateur et souverainiste. Grâce à lui, le MNS devient premier parti parlementaire en 2009. Après la nouvelle et troisième défaite de son amie Karina Rawald à l’élection présidentielle de 2009, il se présente au scrutin de 2014. Arrivé en tête, il se retrouve en duel avec le candidat social-démocrate qu’il bat confortablement avec 52.5 % des voix. Pour la toute première fois de l’histoire, un nationaliste accède au pouvoir suprême en Sébaldie. Mais les Sébaldes ont moins supporté le MNS que la personnalité de Stefan Zavek.
III) La présidence de la République et ses choix fatals (2014-2017)
Les opposants à Stefan Zavek critiquent très rapidement sa gouvernance autoritaire du pays. Il présidentialise le régime politique et affaiblit les pouvoirs du Parlement, en rendant notamment plus difficile la représentativité des petites listes au sein de l’hémicycle. Ce membre de l’aile conservatrice du MNS s’oppose à tout progrès sociétal et fait du patriotisme un véritablement enseignement à l’école. Habilement, il nomme Karina Rawald, candidate malheureuse et contestée du parti, à la vice-présidence. Les critiques se dirigent alors principalement sur elle et non plus sur lui. Il lui délègue davantage la politique nationale et préfère s’occuper de la diplomatie. Son acte le plus important est la signature du Traité fondateur de l’Union du Jeekim en 2015. Ambitieux, il prépare son pays à l’organisation de la Coupe du monde de football de 2017 et se rend dans un grand nombre de pays. Limogeant son ministre de l’Economie en 2016, il est sensible aux arguments d’un certain Goran Horandson, universitaire célèbre mais controversé de Sébaldie et qui concourt au Prix Astur de sciences humaines. Toujours en quête de faire-valoir et pour ne pas accabler son amie Karina Rawald de critiques, il le nomme au ministère de l’Economie. La décision fait grand bruit mais pas autant que la décision de ce dernier de légaliser la consommation de viande humaine. L’affaire prend des proportions inattendues mais naïvement, Stefan Zavek préfère ignorer ces critiques et se concentrer sur l’ouverture de la Sébaldie au monde, en vue de 2017. La Sébaldie devient la cible de Vladimir Stramine, alors président du Kirkstan, Etat d’Alméra-orientale. Néanmoins, le président kirkstanais ne le cible pas, lui, personnellement mais davantage Goran Horandson, responsable de cette législation abjecte. Au lendemain de la fête nationale, le 13 octobre 2017, il est par erreur la victime d’un attentat qui ciblait Horandson, perpétré par des agents kirkstanais. Même s’il n’a pu terminer son mandat, Stefan Zavek a largement œuvré en faveur de l’ouverture au monde de la Sébaldie, parfois avec ses procédés discutables. S’il n’a pas été l’objet d’une opposition plus virulente, c’est avant tout parce qu’il faisait porter la responsabilité sur ses ministres. Ironie du sort, il meurt à la place d’un des ministres dont il a voulu orchestrer la chute. Effet boomerang fatal.
Karina Rawald n’a jamais plu aux Sébaldes.
Faire-valoir de Stefan Zavek, elle est davantage une suiveuse
qu’une meneuse. Incompétente et immature, elle n’a fait que profiter
des ors de la République, tout en déléguant son pouvoir de Présidente.[/center]
Date et lieu de naissance : 1er décembre 1968 à Bytce
Parti politique : Mouvement Nationaliste Sébalde
Mandats politiques :
Députée du Parlement Sébalde (1999-2014)
Vice-Présidente de la République Sébalde (2014-2017)
Présidente de la République Sébalde (2017-2023)
Famille et conjoint(s) :
Divorcée (depuis 2020)
2 enfants
Biographie
I) La fille aisée venue casser l’image du nationalisme populaire (1968-1994)
[justify]Dans la bourgeoise ville de Bytce naquit une petite princesse du nom de Karina. Son père détenait un empire commercial dans le secteur de la sylviculture. Malgré cette route toute tracée, Karina Rawald fit des choix largement contestés dans sa famille, de culture conservatrice mais peu engagée politiquement. La politique, en effet, était un sujet tabou, bien que son père fréquentât régulièrement des membres du gouvernement sébalde, indépendamment de leur couleur partisane. Karina ne pouvant se contenter d’un rôle passif dans la politique nationale, elle s’intéressa très tôt aux débats publics. Xénophobe, elle balaya du revers de la main les enseignements du catéchisme qui ont traversé son enfance. Son engagement au sein du Mouvement Nationaliste Sébalde fut très critiqué par son entourage. Voulant poursuivre son implication, elle s’inscrit à la faculté de sciences politiques de l’Université de Stranaberg. Elle s’occupe dès lors de la section étudiante du MNS. Elle y fait la rencontre d’un étudiant en lettres, Stefan Zavek, dont elle dit bien volontiers qu’il est la « seule et réelle personne de confiance [qu’elle] côtoyait ». Les deux étudiants se lient d’amitié profonde, même si l’on peut soupçonner l’existence de relations plus approfondies. Nerveuse et active, elle met beaucoup plus d’énergie dans son activité militante que dans les études. Karina Rawald incarnait plutôt l’image du nationalisme économiquement libéral, tandis que Stefan Zavek croyait davantage dans l’Etat pour résoudre les problèmes. Eux deux représentaient les deux espoirs du parti, jugé poussiéreux et vieillissant.[/justify]
II) Victime de l’acharnement médiatique (1994-2014)
[justify]Cependant, le « style Rawald » ne plut pas aux Sébaldes non sympathisants du MNS. Son image de « fille à papa » et son agressivité dans les débats lui portaient préjudice. Le parti, lui, continua de croire en elle. Elle se présente en politique pour la première fois aux élections législatives de 1994. Souhaitant être la tête de liste du MNS dans la province de Stranan, le président du mouvement lui préfère Stefan Zavek. Entre les deux jeunes pousses, des premières frictions apparaissent. Karina Rawald est reléguée à une place en milieu de liste à Bytce, sa ville natale. Après s’être vu refuser le financement de sa campagne par son père, Karina opte pour un financement plus clandestin. Le ministère public, associé à ses adversaires, portent plainte. Karina Rawald échappe à l’incarcération mais est condamnée pour financement illégal de la campagne à une forte amende et deux ans d’inéligibilité. La mort dans l’âme, elle s’éloigne du théâtre politique, tout en essuyant les critiques des médias la peignant comme une « femme malhonnête, agressive, inculte ». Elle ne bénéficie en réalité de soutiens qu’au sein du parti. Elle se présente de nouveau à la députation en 1999 et parvient à se faire élire, avec un score assez moyen. Elle en profite pour montrer un visage plus mature et plus posé. Elle en profite pour enterrer la hache de guerre avec Stefan Zavek et retrouver son amitié d’antan. Stefan Zavek, préférant se montrer à ses mandats locaux, laisse Karina Rawald prendre la présidence du MNS au congrès de Triansa, à l’issue duquel elle est élue confortablement. Les critiques journalistiques reprennent de plus belle une fois à la présidence du parti mais au niveau interne, elle parvient à rajeunir le MNS, à redynamiser les militants et à présenter un programme convaincant. Candidate naturelle à l’élection présidentielle de 2004, elle échoue face au candidat de l’Alliance Sociale-Démocrate. De nouveau candidate en 2009, elle perd encore face au président sortant. Dès lors, le parti lui préfère Stefan Zavek, jugé moins impulsif et inspirant davantage la confiance des Sébaldes. Ce qu’il parvient à faire, en s’imposant avec 52.5 % des voix.[/justify]
III) La vice-présidence dans l’ombre de Stefan Zavek (2014-2017)
[justify]Elle qui espérait faire de sa vice-présidence un moyen de reconquérir le cœur des Sébaldes se trouve désarmée. La première année du quinquennat est catastrophique pour elle. Après la victoire à la présidentielle de 2014, Stefan Zavek nomme son amie de jeunesse à la vice-présidence. Ce choix est mal digéré par l’électorat, qui crible Karina de critiques. Stefan Zavek demande en retour aux Sébaldes de la juger sur ses actes. Karina Rawald est alors destinée à privilégier la politique internationale à la politique intérieure. Elle le fit honorablement, en liant des amitiés avec différents Etats, comme le Quantar ou le Tel-Erib, même si la politique jeekimoise reste la chasse gardée du président Zavek. Les critiques contre Karina Rawald se tournent alors vers Stefan Zavek. Peu habitué aux critiques, le Président cherche un nouveau faire-valoir qui pourrait les encaisser à sa place. Sa réponse se trouve dans Goran Horandson, universitaire controversé qui suscitait depuis longtemps l’intérêt de Zavek. Il finit par le nommer à l’Economie. Karina Rawald salue cette nouvelle, heureuse de voir la tempête médiatique se diriger vers Horandson après l’avoir longtemps subie. Ce choix sera double tranchant pour Stefan Zavek, qui est assassiné en 2017 au terme d’un attentat qui visait Horandson. Complètement abasourdie par la nouvelle, Karina Rawald mit plusieurs mois à faire le deuil de son proche ami. Elle qui voulait se montrer discrète sur la scène politique sébalde se retrouve propulsée au premier rang, au nom de son statut de Vice-Présidente.[/justify]
IV) Présidente malgré elle (2017-2023)
[justify]Pour la première fois de sa vie politique, Karina Rawald ne caressait plus le rêve de devenir Présidente. Néanmoins, dès l’assassinat de Stefan Zavek, elle le devint, au moins par intérim. Une nouvelle élection présidentielle est organisée dans les six mois, délai durant lequel elle s’occupe des affaires courantes. Plus modeste dans l’exercice de ses fonctions, elle commence à gagner la sympathie de la presse et des Sébaldes, qui souhaitent que l’œuvre de Stefan Zavek continue. Elle s’impose comme candidate naturelle et est élue présidente avec 51.2 % des voix face à Egon Hochten au terme de l’élection présidentielle de 2018. Le visage de l’opposition change entre-temps : l’ASD s’écroule, la gauche radicale se trouve renforcée mais c’est surtout l’avènement de la libérale-conservatrice Dana Liesder qui marque les esprits de cette année 2018. Faute d’imagination, Karina Rawald nomme Goran Horandson à la vice-présidence du pays et le charge officieusement à la formation du gouvernement. Karina Rawald pose quelques-uns de ses pions mais la décision est particulièrement contestée par l’aile conservatrice du MNS, qui déteste Goran Horandson, le « dépravé » qui a légalisé la consommation de viande humaine. Karina Rawald préfère une fois encore faire de la politique à l’étranger. Malgré ses critiques contre « l’argent roi », elle aime le luxe, les voyages et les invitations mondaines. Goran Horandson, lui, s’occupe de la politique nationale et met en œuvre ses premières mesures malthusiennes dont la réduction des allocations familiales. Globalement, cependant, ce mandat fut celui de l’inaction. Voulant s’imposer de nouveau dans le jeu politique, Karina Rawald fait voter en 2022 une nouvelle Constitution, instaurant un régime parlementaire, considérant à juste titre que l’élection au suffrage universel du président ne lui était pas favorable. Mais dans son entreprise, elle échoue et laisse le pouvoir exécutif à Dana Liesder et la présidence symbolique à Sebastiaan Van Althuis. Depuis, Karina Rawald s’est retirée de la vie politique et continue de voyager à travers le monde.[/justify]
Le Liethuviska ne lui a pas donné les moyens de concrétiser ses rêves.
Ambitieux et susceptible, Juozas Menecius s’est construit une nouvelle vie en Sébaldie.
Politicien de carrière plus habitué aux cabinets ministériels qu’aux entreprises,
il tente d’imposer en douceur sa conception de la politique dans son nouveau pays.[/center]
Date et lieu de naissance : 24 août 1976 à Kaltanénai (Liethuviska)
Parti politique : Au Liethuviska : LiPs (2012-2016), Mouvement Réformateur (2016-2022) / En Sébaldie : Union Nationale Démocrate (depuis 2023)
Mandats politiques :
Maire de Kaltanénai (2009-2016)
Député du Seimas, Parlement du Liethuviska (2012-2016)
Ministre de l’Education et de la Recherche du Royaume de Liethuviska (2016-2021)
Député du Parlement sébalde (depuis 2023, suppléé depuis 2023)
Vice-Premier ministre de la République Sébalde (2023-2028)
Premier ministre de la République Sébalde (2028-2030)
Famille et conjoint(s) :
Célibataire (plusieurs unions libres)
Biographie
I) Du bohème révolutionnaire au politicien cravaté (1976-2012)
[justify]Juozas Menecius est né à Kaltanénai (Ignalina) en 1976 d'un père pêcheur et d'une mère au foyer. Juozas n'est pas vraiment doué de ses mains, et son parcours scolaire n'est pas non plus réellement une réussite. Il gagne sa vie en tant que vendeur dans une boutique de vêtement à mi-temps, et réussit à vendre quelques portraits ratés aux rares touristes liethuviskiens de l'Apskritis. Dans sa vingtaine, au début des années 2000, Juozas Menecius se contente de cette demi-vie de bohème. Il joue un peu, et quand il perçoit un peu d'argent, on le retrouve aux différents bordels de Kaltanénai. Il y fréquente de nombreuses femmes, mais également des hommes.
C'est ce dernier point qui va conduire Juozas Menecius à se faire arrêter par les autorités, en février 2001. Il est condamné à 10 années de prison. C'est en cellule qu'il côtoie des opposants politiques, futurs pionniers du "libéralisme du Sud", des libertaires. Les prisons politiques et prisons des mœurs sont des places où les revendications de 2006 - 2007 sont les plus importantes. La population du Sud, désireuses de plus de libertés sociales, manifestent devant la prison de Juozas Menecius, et cassent les murs pendant que les gardes tirent du gaz lacrymogène.
Juozas participe ensuite activement au soulèvement du peuple liethuviskien contre Augustinas. Perçu comme un martyr révolutionnaire, il remporte la mairie à son retour dans son village natal, Kaltanénai en 2009. Il participe activement à la création de la section local du LiPS d'Ignalina, représentant le côté "libertaire" aux côtés des libéraux. La popularité de la libération des mœurs en Ignalina le propulsent député en 2012.[/justify]
II) Une vie politique liethuviskienne frustrante (2012-2023)
[justify]Au Parlement du Liethuviska, il se distingue par un style bien particulier, lui qui est un des rares à ne jamais avoir réellement travaillé de sa vie. Il brille par sa façon de se faire des relations. Les jeux de pouvoirs sont étrangement similaires aux jeux de sa vingtaine, les relations ont changés de forme, mais pas réellement de fond. Il cultive l'excentricité pour rappeler le libertaire qu'il fut, et cela s'avèrera payant puisqu'il devient en 2016 le premier Ministre de l'Education du Royaume Fédéral du Liethuviska.
Son ascension s'arrêtera néanmoins ici. Ce ministère ne l’intéressant pas, nul ne se souviendra de son nom à ce poste, ou d'une seule de ses réformes. Il y restera pourtant 5 ans. Entre temps, il rejoindra les réformateurs lors de la scission, car le libéralisme économique à l'extrême n'est pas ce qui l'a attiré de prime abord en politique. Il survivra à deux gouvernements, grâce à sa loyauté à Linas Janutis. Sven Jürgenson l'écartera, pourtant élu réformateur. Juozas Menecius ne lui pardonnera jamais de ne pas avoir récompensé sa loyauté.[/justify]
III) Rêves concrétisés en Sébaldie (2023-2030)
[justify]Contre toute attente, il finira par trouver son salut en Sébaldie, à quelques milliers kilomètres de là. Son limogeage du gouvernement liethuviskien intervient peu de temps avant d’élections législatives cruciales pour la République Sébalde, qui migre d’un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire. Après neuf années de gouvernement nationaliste, la Sébaldie s’apprête à accorder sa confiance aux libéraux, menés par la présidente du groupe Texalde, un des principaux acteurs économiques du pays. Usée par le pouvoir, la présidente sébalde Karina Rawald souhaite impulser une nouvelle dynamique à son mouvement. En manque de projet, elle s’inspire du « modèle liethuviskien », qui incarne alors la réussite du continent jeekimois. Ayant eu vent des distensions au sein du gouvernement Jürgenson, elle se rapproche de Juozas Menecius, à qui elle accorde une procédure de naturalisation accélérée. Elle lui propose de devenir le numéro 2 du pays, ce à quoi il répond initialement par la positive. Devenu sébalde, Juozas Menecius finit par accorder sa confiance à Dana Liesder, qui lorgnait également sur lui. Opportuniste, il voyait chez les libéraux plutôt que chez les nationalistes le moyen de concrétiser ses ambitions. Après la victoire des libéraux, Juozas Menecius devient Vice-Premier ministre de Sébaldie, ce qui fait de lui le premier naturalisé à accéder à une fonction politique aussi importante. Avec Dana Liesder, il entreprend de libéraliser le pays après neuf années d’un nationalisme moribond pour l’économie. L’ouverture au reste du monde est réussie mais le style Menecius, qui plaisait au Liethuviska, se confronte à quelques difficultés en Sébaldie. Contrairement à la politique liethuviskienne, la politique sébalde a toujours fait la part belle aux revendications lobbyistes et minoritaires. Caressant secrètement le doux rêve de gouverner, Juozas avance ses pions et entend déconstruire ce système pour transposer ses rêves liethuviskiens en Sébaldie. La tâche n’est pas aisée mais l’homme use, là encore, de son charme. En mars 2028, Dana Liesder est contrainte de se retirer de la vie politique, victime d'un AVC. En charge de la formation d'un nouveau gouvernement, Juozas Menecius fait face à la défection des sionistes et pour construire sa majorité parlementaire, il fait appel aux nationalistes dirigés par Goran Horandson. En tant que Sébalde naturalisé, Menecius n'a pas le recul nécessaire pour savoir que Horandson est un traitre qui profitera de la moindre opportunité pour le mettre hors-jeu. Beaucoup moins conservateur que Dana Liesder, Juozas Menecius mettra un point d'honneur à libéraliser le pays sous toutes ses formes, notamment avec la légalisation du cannabis. Mais son projet phare reste l'instauration d'initiatives populaires nationales, en vue de lutter contre les partis lobbyistes. C'est aussi celui qui le mènera à sa perte : faute d'avoir respecté une initiative dans les délais indiqués, il est destitué par une Cour Constitutionnelle zélée de son poste de Premier ministre, cédant l'intérim à Goran Horandson qui, entre-temps, l'a trahi par une loi sur la "tutelle totale et consentie" à laquelle il était très hostile. Mais c'est déjà trop tard : Juozas Menecius n'est plus Premier ministre et tente depuis désespérément de revenir dans le jeu politique sébalde.[/justify]
------------------------------------------------------ HRP : Merci au joueur Liethuviska pour m'avoir "offert" l'un de ses personnages et pour avoir élaboré le début de sa biographie.
Sebastiaan Van Althuis est aujourd’hui un roturier.
Dans un autre contexte, il aurait pu être le Roi de Sébaldie.
À défaut de pouvoir conquérir le trône, ce rentier néerlandophone se contente de la
place ô combien confortable mais ô combien inutilement chère de Président de la République.[/center]
Date et lieu de naissance : 6 août 1979 à Triansa
Parti politique : Renaissance néerlandophone
Mandats politiques :
Députée du Parlement Sébalde (2023)
Président de la République Sébalde (2023-2028)
Famille et conjoint(s) :
Veuf
4 enfants
Biographie
I) Prétendant hypothétique au trône néerlandophone (1979-2023)
Evoquer l’ascendance de Sebastiaan Van Althuis est nécessaire car c’est elle qui lui donne un caractère singulier et qui fait de lui un Sébalde différent du commun des mortels. Depuis la proclamation de la République Sébalde en 1815, les prétendants au trône ne sont que des titres hypothétiques mais chacun d’entre eux se tient prêt au moindre balbutiement favorable au retour de la monarchie. Dans cette quête, deux familles s’affrontent : la maison Vlasic, qui a régné avant la proclamation de la République et la maison Van Althuis, descendante des colons laaglandais, qui l’a précédée au trône. Sebastiaan Van Althuis appartient à cette dernière. Héritière d’une immense fortune, il est le fils de Maximiliaan Van Althuis, personnage sulfureux honni par les Sébaldes. Après la mort de son père dans un accident de voiture en 2020, Sebastiaan Van Althuis devient héritier de ce trône qui n’existe plus. La tâche de reconquérir le cœur des Sébaldes n’est pas aisée mais le nouvel héritier s’y attèle, avec une sincérité qui n’était plus à démontrer. Propriétaire de plusieurs hôtels particuliers dans le Stranan et le Jovan, Sebastiaan Van Althuis s’est surtout bâti une réputation à Triansa et ses alentours. Il a gagné le respect de ses compatriotes en réaménageant ses propriétés en studios pour étudiants et ménages modestes, et grâce à son implication dans le domaine humanitaire, il s’est bâti un réseau solide. En parallèle, il reste un membre notable de Renaissance néerlandophone, un micro-parti politique fondé en 2014 qui a officiellement renoncé à ses ambitions de restauration monarchique et qui promeut seulement l’officialisation de la langue néerlandaise. Opportuniste, il voit dans l’échéance électorale de 2023, qui met un terme au régime semi-présidentiel et instaure une république parlementaire, l’occasion de mettre ses relations à profit. C’est maintenant ou jamais : il impulse à Renaissance néerlandophone une dynamique que ce parti lobbyiste n’avait jamais connu et ne connaîtra plus jamais. Conquérant des sièges dans les conseils provinciaux, ils parviennent l’exploit à gagner 15 sièges au Parlement sébalde, faisant d’eux littéralement… les faiseurs de rois.
II) Président honorifique de la République à défaut de mieux (2023-2028)
Formation centriste, Renaissance néerlandophone peut gouverner avec n’importe qui, à l’exception des nationalistes et identitaires qui, attachés à la langue sébalde, honnissent le néerlandais. Renaissance néerlandophone demande à participer au gouvernement, à conquérir la fonction honorifique de Président de la République sébalde et de reconnaître le néerlandais comme langue officielle. En échange, Renaissance néerlandophone soutiendra le gouvernement et tous ses projets de lois, les sujets qui ne concernent pas la néerlandophonie l’indifférant allègrement. Leurs vœux seront exaucés. Sebastiaan Van Althuis se présente à l’élection présidentielle sébalde et à la faveur d’un mode de scrutin modifié, devenu préférentiel, il réunit en son nom des soutiens de tous bords politiques contre les candidatures du Mouvement Nationaliste, du Parti Communiste et même de l’Union Nationale Démocrate. Sebastiaan Van Althuis devient Président de la République. La fonction est honorifique mais les pouvoirs ne sont pas négligeables. Le principal d’entre eux est de pouvoir nommer un Premier ministre. Van Althuis prend ce rôle très au sérieux et s’assure qu’aucun des « Premier ministrables » ne fera d’alliance avec les nationalistes. Il a ainsi dans le viseur Juozas Menecius, Vice-Premier ministre, qui n’est pas insensible à cette idée. Finalement, il nomme Dana Liesder Premier ministre de la République Sébalde, qu’il reconduit dans ses fonctions à l’échéance suivante, en 2027. Mais les néerlandophones et leurs soutiens s'écroulent à l'occasion de cette échéance, faisant perdre à Sabastiaan Van Althuis la majorité de son collège électoral. En 2028, peu avant l'élection présidentielle à laquelle il se porte candidat à sa propre succession, et suite au départ forcé pour des raisons de santé de Dana Liesder, il nomme Juozas Menecius Premier Ministre. Cette nomination se fait à contre-coeur car le président a eu vent du projet de Juozas Menecius de bâtir un gouvernement avec le nationaliste Goran Horandson, qu'il méprise au plus haut point. En 2028, comme s'y attendaient les politologues, il [url=http://www.simpolitique.com/post271057.html#p271057]perd au scrutin présidentiel[/url] au profit de Koen Van Overbeck.
III) Figure autoproclamée de l’État de droit (depuis 2028)
Sebastiaan Van Althuis a, sans le dire officiellement, l'orgueil de se prétendre le prétendant de tous les Sébaldes et à ce titre, il digéra très mal sa défaite à l'élection présidentielle de 2028 où, selon lui, les bassesses politiques ont eu raison de l'intelligence. Grâce au scrutin à vote unique transférable, les nationalistes et les identitaires ont en effet réussi à avoir sa peau, en le plaçant en dernière position de leur liste. L'héritier au trône néerlandophone entreprendra une marche dans le désert jusqu'en 2030, où il reviendra dans l'arène politique. Critiquant l'amateurisme de Juozas Menecius, la folie meurtrière de Goran Horandson et l'immobilisme et la puérilité de son successeur à la présidence Koen Van Overbeck, Sebastiaan Van Althuis adopte un style plus vindicatif, auquel le peuple sébalde n'était pas habitué. Se présentant comme le seul garant de l'Etat de droit, il se prétend également le seul capable de sortir la Sébaldie de sa crise politique. Appelant son successeur à la démission, il est en outre la cible de son rival, pourtant tombé aux oubliettes, Valerian Maksimov, prétendant au trône slave. Ce dernier s'autoproclamera d'ailleurs roi du nouveau [url=http://www.simpolitique.com/post286427.html#p286427]royaume de Sébaldie[/url] sur un territoire aussi grand que trois municipalités gelnanaises. Condamnant formellement cette sécession et les actes violents perpétrés dans cette région sébalde, il entend incarner l'Etat de droit, contre la mafia Maksimov. Alors qu'il n'était jusque là qu'un simple mondain, Sebastiaan Van Althuis se voit pousser des ailes et se dit intéressé pour gouverner la Sébaldie à partir des prochaines élections générales.
Asaf Kaufman n’appartient pas à la République Sébalde.
Son destin se joue ailleurs, dans un Etat sioniste qu’il veut créer de toutes pièces.
Voulant rompre avec une Sébaldie qui a pourtant protégé sa communauté,
Asaf Kaufman voit ses plans sérieusement contrariés.[/center]
Date et lieu de naissance : 29 janvier 1982 à Nova-Lenbruck
Parti politique : Union des Juifs Sébaldes
Mandats politiques :
Député du Parlement Sébalde (depuis 2023, suppléé depuis 2023)
Président de l’Union des Juifs Sébaldes (depuis 2020)
Ministre de l’Economie et des Finances (2023-2028)
Gestionnaire du portefeuille du [url=http://www.simpolitique.com/ile-unawi-t11938.html]paradis fiscal d'Unawi[/url] (2027-2028)
Famille et conjoint(s) :
Marié
5 enfants
Biographie
I) Dans la haine de la Sébaldie (1982-2023)
Si vous vous demandez si Asaf Kaufman a toujours été l’être austère qu’il est, y compris durant son enfance, la réponse est clairement positive. Aîné d’une fratrie de 5 enfants, Asaf Kaufman est élevé dans l’exercice d’une foi juive restée très orthodoxe et pour cause, son père était rabbin. Avant d’être Sébalde, Asaf Kaufman est citoyen de la province du Novacan et avant de l’être, il est juif. Il revendique fièrement sa judéité depuis son adolescence. À plusieurs reprises, il brûle avec des amis le drapeau sébalde, refuse de parler aux autorités centrales autrement qu’en yiddish et ne cesse de rappeler que le Novacan est le poumon économique du pays, ce qui est en partie vrai. S’apprêtant à suivre la même voie que son père, Asaf Kaufman finit par être coopté pour travailler en tant qu’acheteur dans une banque d’investissement. S’éloignant peu à peu du judaïsme comme confession religieuse, il considère de plus en plus la judéité comme un « mode de vie », ce qui lui confère à son sens une supériorité sur les autres Sébaldes. Convaincu que la communauté juive n’a rien à attendre d’une Sébaldie qui, néanmoins, l’a sauvée de l’antisémitisme grandissant de la fin du XIXe siècle, il rejoint l’Union des Juifs Sébaldes. Le but initial de cette formation est de faire de nouveau du Novacan une sécession de la Sébaldie, comme avant le XXe siècle. Le retour à un Etat indépendant permettrait en effet un contrôle souverain sur les finances, les frontières, sur la diplomatie et cesserait de « payer pour des assistés » non-Novacanais, autrement dit pour les autres Sébaldes. Le discours de l’UJS peine à trouver des adeptes, surtout sous les gouvernements nationalistes, entre 2014 et 2023. Accusant le précédent président du mouvement d’adopter une ligne « trop consensuelle », Asaf Kaufman reprend le flambeau. Attisant la haine de ses homologues novacanais contre la Sébaldie, l’UJSJ parvient enfin à séduire et entre pour la première fois de son histoire au Parlement, en 2023, grâce notamment à une alliance avec les libéraux, décriée par les juifs orthodoxes, qui constituent une liste autonome.
II) Ministre des Finances ou de la communauté juive ? (2023-2028)
Avec seulement 7 députés, l’UJS est un groupe minoritaire au Parlement. Malgré cela, Asaf Kaufman ne fait pratiquement aucune concession dans le processus de constitution du gouvernement. Dana Liesder, Première ministre tout juste nommée par le Président de la République, peine à trouver des alliés et a besoin du soutien de l’UJS pour gouverner. Asaf Kaufman, qui le sait, joue de cette position et impose un ultimatum, lui exigeant un des principaux ministères. Il obtient celui des Finances, celui qu’il convoitait le plus. Ministre, il soutient des projets favorables au patronat. Son antipathie l’amène à connaître de nombreux ennemis, y compris au sein du gouvernement auquel il appartient. Il cible en particulier Juozas Menecius, ce « dépravé » prêt à s’allier aux nationalistes mais aussi les néerlandophones, les sociaux-démocrates. Bref, il parvient à se mettre à dos les trois quarts du gouvernement. Parallèlement, il continue de demander à Dana Liesder un référendum sur l’indépendance du Novacan. La Première ministre botte plusieurs fois en touche et après d’âpres débats, finit par avoir le dernier mot. Le Novacan restera sébalde, jusqu’à nouvel ordre. En conséquence, le soutien aux libéraux dans cette province s’écroule aux élections législatives de 2027. En récoltant près de la moitié des voix, l’UJS s’impose comme la première force du Novacan et envoie 21 députés siéger au Parlement. L’UND, qui progresse légèrement, voit en revanche ses alliés de la coalition au mieux reculer - comme les sociaux-démocrates – et au pire s’écrouler – comme les néerlandophones. Dana Liesder, refusant coûte que coûte de s’allier aux nationalistes, qui représentent la deuxième force du pays, fait le choix de reconduire les juifs dans le gouvernement Liesder II et obtient à l’arrachée une majorité absolue avec les sociaux-démocrates et les membres de Trinité chrétienne. En plus des Finances, les Juifs obtiennent la Justice en guise de « compensation » pour le retrait de Dana Liesder sur l’indépendance du Novacan. C’est également sous l’impulsion d’Asaf Kaufman que l’île d’Unawi fut achetée à la juive Cyrénanie et que fut établi en lieu et place un paradis fiscal. Asaf Kaufman est pour ainsi dire le dirigeant d’Unawi. Aucun autre ministre ne s’est jamais vu offrir un cadeau si prestigieux. C’est là la force d’Asaf Kaufman : faire payer très cher son soutien et demander constamment des dédommagements.
III) Exclusion du gouvernement et radicalisation (depuis 2028)
Après le départ forcé de Dana Liesder en 2028 comme Premier ministre, Asaf Kaufman entretient des relations hostiles avec son successeur, Juozas Menecius, qui ne le reconduit pas au gouvernement. Pour pallier à l'absence de l'Union des Juifs Sébaldes, nécessaire à la majorité parlementaire, Juozas Menecius fera appel aux nationalistes dirigés par Goran Horandson, farouchement opposés au projet sioniste. Se sentant trahi par ses alliés libéraux de circonstance, Asaf Kaufman durcit le ton, et en appelle à la construction de foyers juifs, "par tous les moyens", ce qui laisse supposer qu'il serait également favorable à l'usage de la force, même s'il s'en défend officiellement.
Minable politicien de carrière sans charisme, Oskar Ingersben a toujours
réussi l’exploit de s’imposer dans des gouvernements de coalition.
Président d’un parti vidé de sa substance idéologique, cet orgueilleux
ne représente en réalité que lui-même. [/center]
Date et lieu de naissance : 15 avril 1971 à Uhlen
Parti politique : Alliance Sociale-Démocrate
Mandats politiques :
Conseiller provincial de Centran (1997-2006)
Député du Parlement Sébalde (depuis 1999 [suppléé entre 2006 et 2009 et depuis 2023])
Président de l’Alliance Sociale-Démocrate (2002-2009 et depuis 2018)
Ministre des Affaires Etrangères (2006-2009)
Ministre de la Sécurité Intérieure (depuis 2023)
Famille et conjoint(s) :
Marié
2 enfants
Biographie
I) Un fonctionnaire gratte-papier à la tête du principal mouvement d’opposition (1971-2023)
La longévité de la carrière politique d’Oskar Ingersben tient au fait qu’il ait toujours baigné dans ce milieu. Fils d’un ancien député social-démocrate renommé, le jeune Oskar n’est mauvais en rien et n’est brillant nulle part. Rien ne différencie le jeune Oskar de ses camarades des lycées privés qu’il fréquente, à part peut-être sa calvitie précoce, dès l’âge de 17 ans. Son réseau et notamment son frère l’amèneront à briguer un poste de cadre au Centre des Archives Nationales, où il passe le plus clair de son temps à écouter le tic-tac de l’horloge. La vie d’Oskar Ingersben est en réalité terriblement ennuyeuse et il n’a guère de passions, de loisirs, de discussions en dehors de la politique politicienne. À l’âge de 28 ans, il bénéficie là encore du soutien de son père pour être placé en bonne position sur la liste de candidats aux législatives de 1999, dans la province de Centran. Il devient sans surprise député de l’Alliance Sociale-Démocrate et toujours grâce à son réseau, il parvient à s’imposer au Congrès de l’ASD en 2002. Peu de temps après, son père meurt et Oskar, pour la première fois de sa vie, mène sa carrière politique sans ce précieux appui paternel. À la tête de la principale force d’opposition, il ne laissera aucune trace de sa présidence entre 2002 et 2009. Néanmoins, l’ASD finit par s’imposer aux élections présidentielle et législative de 2004. Pressenti pour être Premier ministre, il laisse cependant sa place et préfère rester parlementaire, jusqu’en 2006 où il devient ministre des Affaires Etrangères. Parallèlement, le Mouvement Nationaliste Sébalde monte, sous l’impulsion de son charismatique Stefan Zavek et surtout, en raison de la fantomatique gouvernance de l’ASD. Mécaniquement, les sociaux-démocrates perdent la majorité absolue en 2009 et doivent s’allier aux libéraux. Oskar Ingersben est évincé du gouvernement et de la présidence du mouvement. Il vit très mal ces années et envisage, un temps, de quitter la politique, avant d’admettre qu’il n’avait rien dans sa vie à part la politique. Ce n’est qu’en 2018 qu’il revient sur la scène politique nationale, en se présentant à l’[url=http://www.simpolitique.com/post154859.html#p154859]élection présidentielle[/url] . Ne récoltant que 7.42 % des suffrages, c’est un nouveau camouflet pour lui.
II) Recherche homme sans conviction docile (depuis 2023)
Le pouvoir échappe de nouveau aux sociaux-démocrates en 2018 et une fois encore, celui-ci revient aux nationalistes. Néanmoins, le deuxième mandat du MNS est nettement moins convaincant que le premier, l’opposition se structure, se consolide pour prendre sa revanche à l’échéance suivante en 2023. Les sociaux-démocrates ne représentent plus la principale force d’opposition, au profit des libéraux emmenés par Dana Liesder. Très vite, Oskar Ingersben prend le soin de se rapprocher d’elle. S’il reste docile, Oskar n’en reste pas moins exigeant. À la tête d’un mouvement politique sans idée ni programme mais bien organisé, il obtient de participer au gouvernement Liesder I. La Première ministre, qui voulait le caser dans un portefeuille ministériel mineur, se voit contrainte de le nommer à la Sécurité Intérieure. Aucun Sébalde n’est capable de citer une seule mesure qu’Ingersben a concrétisée durant son mandat ministériel. Cela ne l’empêche pas d’être reconduit dans ses fonctions en 2027, dans le gouvernement Liesder II. En effet, Ingersben reste un homme docile et surtout, un homme de réseau, qui garde une aura auprès des vieux cadres de l’ASD, en tant que fils de son père. Cet homme sans compétence, sans charisme et sans intérêt ne pouvait rêver mieux.
Fils de l’ambassadeur de Sébaldie au Liethuviska,
Reinhold Simonis est né avec une cuillère d’argent dans la bouche.
Polyglotte, il sait surtout manier la langue à son avantage et son
style « bon chic bon genre » en fait la coqueluche de l’UND.[/center]
Date et lieu de naissance : 29 juin 1996 à Merudstein
Parti politique : Union Nationale Démocrate
Mandats politiques :
Député du Parlement Sébalde (depuis 2023, suppléé depuis 2023)
Ministre des Affaires Etrangères (depuis 2023)
Famille et conjoint(s) :
Célibataire
Sans enfant
Biographie
I) Insouciance d’un bourgeois-bohème (1996-2023)
Reinhold Simonis n’a manqué de rien durant sa jeunesse, sinon de son père, la plupart du temps au Liethuviska, où il officie comme ambassadeur de la Sébaldie. Enfant unique, ses parents ont toujours cédé à ses caprices pour compenser leurs absences régulières. La vie de la famille Simonis resta néanmoins en Sébaldie, où elle tenait à leur confort et surtout au climat doux de la côte sébalde. La spacieuse chambre de Reinhold donnait sur la mer du Jeekim et très tôt, le jeune Reinhold eut envie de voyager et partir à la découverte du monde. Il effectua ses études dans de prestigieuses écoles au Liethuviska, au Thorval, en Shawiricie, au Raksasa, au Kaiyuan et en Biturige. Si officiellement il dit aimer aller à la rencontre de la population locale, ses relations se limitent à la jeunesse dorée des pays cités. Son image, quelque biaisée, des pays qu’il a arpentés, donne une image de lui de colonisateur. Bourgeois-bohème revendiqué, il souscrit aux idées de liberté, tant au niveau sociétal qu’économique. Se destinant à des études de sciences politiques, il s’engage en parallèle au sein de l’Union Nationale Démocrate. À l’âge de 25 ans, il commence à travailler au sein du cabinet de son père et y rencontre Juozas Menecius, ministre de la Recherche au Liethuviska, futur Vice-Premier ministre de Sébaldie. Le ministre et le jeune homme nouent des relations cordiales, Juozas voyant dans Reinhold le reflet de sa propre jeunesse et lui évoque le projet de venir s’installer en Sébaldie pour y briguer un poste politique.
II) Jeune pousse des libéraux (depuis 2023)
En rajeunissant le mouvement, Reinhold Simonis s’impose très vite comme un membre d’avenir pour l’Union Nationale Démocrate. A la victoire des libéraux, il est propulsé ministre des Affaires Etrangères, après avoir été coopté par Juozas Menecius auprès de Dana Liesder. La Première ministre, au départ dubitative, se laisse convaincre par les arguments de son Vice-Premier ministre et ce jeune homme respectable. Reinhold Simonis parcourt ainsi le monde pour y décrocher des contrats, avec une arrogance qui a pu troubler quelques diplomates étrangers. Préférant se concentrer sur son portefeuille ministériel, il n’envisage pas officiellement un poste à plus haute responsabilité en Sébaldie mais il est tout de même pressenti pour prendre la relève de l’UND dans les dix prochaines années.