[2027] Élections à l'Assemblée Citoyenne

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Sébaldie

Message par Sébaldie »

Tran Nai Phnem avait beaucoup interpellé les électeurs de son district après son [url=http://www.simpolitique.com/post264874.html#p264874]goûter-conférence[/url] durant lequel il exposa son idée dont il n’était pas peu fier, celle de soumettre les Wapongais à un solde de points qui évoluerait selon leurs bonnes et mauvaises actions. Si le solde tombait à zéro, l’individu wapongais était euthanasié sans violence, dans un lit moelleux et un dernier repas de son choix, accompagné d’un délicieux chocolat. L’idée avait encore du chemin à parcourir avant de convaincre la majorité mais le certain dégoût grandissant des électeurs à l’encontre des « vieux partis » le rendait confiant. Le terrain était on ne peut plus propice.

Qu’importe, Tran Nain Phnem avait atteint son objectif : faire parler de lui, en bien ou mal, mais faire parler de lui. Il organisa une deuxième conférence qui s’inscrivait dans la suite de la première. Il espérait que l’écho médiatique autour de sa personne lui permettrait de rameuter des électeurs potentiels supplémentaires. Une fois tous les participants arrivés, il ferma les portes et plongea la salle dans l’obscurité. À l’évidence, il allait projet un film ou des diapositives.


Tran Nai Phnem : « Je me permets d’organiser cette deuxième petite conférence, en guise de « droit de réponse » aux calomnies à mon égard et à l’égard de mes idées. Cette nouvelle rencontre vise à expliciter mon propos à l’appui d’exemples.

Comme vous l’avez peut-être lu, je propose un système novateur pour la cohésion sociale de notre société, qui vise notamment à corriger notre système judiciaire dans ce qu’il a de plus de plus absurde. Pour ce faire, j’ai pris exemple sur trois exemples fictifs, trois profils de Wapongais dont j’ai listé les actions. Ces actions, si elles sont bonnes, sont récompensées par un apport de point, mineur ou substantiel. À l’inverse, les mauvaises actions sont sanctionnées par un retrait de point, également mineur ou substantiel mais toujours proportionnel à l’action commise.

Partons de la grille suivante comme exemple. Je n’entre volontairement pas dans les détails.
Retraits de points
- Un homicide volontaire : - 100 points.
- Un homicide involontaire : - 70 points.
- Un vol : - 30 points.
- Une agression : - 30 points.
- Un kidnapping : - 30 points.
- Un délit de fuite : - 20 points.
- Une pollution substantielle : - 15 points.
- Un adultère : - 10 points.
- Une pollution mineure : - 5 points.
- Une insulte : - 5 points.
- Une nuisance sonore : - 5 points.
- Une impolitesse : - 5 points.

Apport de points
- Une politesse : + 5 points.
- Tenir la compagnie à une personne seule et/ou ignorée : + 10 points
- Un arbre planté : + 10 points.
- Signaler une mauvaise action aux autorités compétentes : + 10 points
- Faire don de son sang : + 20 points.
- Récolter des fonds pour une organisation philanthropique : + 30 points.
- Fonder une organisation philanthrope : + 70 points.
- Faire don d’un de ses organes : + 100 points.

Le calcul des points se fait au terme de chaque mois. Chaque individu de l’exemple a un capital de 50 points.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/269040652.jpg[/img]
Sunan a un capital de 50 points.[/center]

Sunan est un jeune Wapongais plein d’avenir qui a toujours mis ses diplômes et son argent au service d’autrui. Son travail est si chronophage qu’il ne peut malheureusement pas planter beaucoup d’arbres… d’autant qu’il vit dans un duplex au cœur de Wapong-City. Il a planté un bonsaï mais les autorités ont jugé que c’était effectivement insuffisant. Néanmoins, il a fondé une organisation philanthropique (+ 70 points) qui vient en aide aux réfugiés du Pelabssa. Son organisation connaît maintenant une réputation mondiale et il participe très souvent aux galas de charité. C’est justement après l’un de ces galas et sans doute exténué par la charge de travail qu’il eut un accident avec sa voiture, tuant involontairement (- 70 points) un piéton. Craignant que ce malheureux événement n’impacte son organisation, il commet un délit de fuite (-20 points) mais prend tout de même le soin d’appeler des urgences anonymement.
Dans un système de BON SENS, comme le nôtre, Sunan aurait écopé d’un retrait de 90 points. Seulement, grâce à la fondation de son organisation philanthropique, il échappe à l’euthanasie et permet de stabiliser son capital à 30 points. Il a peut-être retiré la vie d’une personne mais il en a sauvé plusieurs milliers.
Dans un système absurde, comme la totalité des pays actuels, Sunan aurait été jugé coupable d’homicide involontaire avec circonstances aggravantes. Il aurait au moins écopé d’une peine à perpétuité et au pire de la peine capitale. Son organisation se serait effondrée et les petits Pelabssiens auraient dû inhaler les fumées radioactives de leur pays d’origine.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/713762773.jpg[/img]
Jun a un capital de 50 points.[/center]

Jun n’a pas les moyens de Sunan. Elle est étudiante et a de maigres revenus. Cela ne lui empêche pas au quotidien de contribuer au bien-être de tous. En cédant systématiquement sa place aux personnes âgées dans les transports en commun, elle se taille un capital important (+ 20 points en un mois). Habitant au rez-de-chaussée, elle a un petit lopin de terre, suffisant pour y planter un petit arbre (+ 10 points). Elle a par ailleurs alerté les autorités d’un acte de maltraitance contre un nourrisson (+ 10 points) perpétré dans son immeuble. Néanmoins, un jour de défaillances techniques du réseau de transports en commun, elle dut se résigner à prendre la voiture pour se rendre à l’université. Elle le fit à contrecœur, elle qui a une sensibilité écologique très prononcée. Craignant être en retard, elle se gara de manière un peu indélicate sur la chaussée.
Dans un système de BON SENS, comme le nôtre, Jun aurait cumulé un capital de points très important, rendant compte de ses actions quotidiennes. Sa voiture mal garée ne lui aurait retiré tout au plus qu’un point sur son capital. Soit un total de 89 points.
Dans un système absurde, comme la totalité des pays actuels, Jun n’aurait jamais été récompensée. Pire, elle aurait dû payer dans un délai extrêmement court une amende de 65 $RAK. Ses maigres revenus ne lui permettant pas de respecter ce délai, cette amende aurait été doublée et son véhicule placée à la fourrière.


[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/744361861.jpg[/img]
Kim a un capital de 50 points.[/center]

Kim n’est pas un grand malfaiteur, c’est un fils à papa qui n’a jamais dû travailler pour subvenir à ses besoins. Il a abandonné ses études de management d’entreprise pour être disc-jockey. Il vit de ce fait essentiellement la nuit, empêchant ses voisins de dormir (- 5 points). Dans le métro, il ne prend jamais la peine de céder sa place à une personne handicapée (- 5 points). Pire, quand il voit qu’elle est atteinte de surdité, il l’insulte (- 5 points). Il a officiellement une copine, qui habite à l’autre bout du pays, mais son métier lui permet de rencontrer des filles beaucoup plus jolies et faciles (- 10 points). Ivre à la sortie de ses soirées, il urine sur le premier arbre (- 5 points). Pris en flagrant délit de miction sauvage par un policier du district, il ferma rapidement les boutons de son pantalon et prit la fuite (- 20 points). Son capital est descendu, à la fin du mois, 0 point.
Dans un système de BON SENS, comme le nôtre, Kim aurait été euthanasié car son comportement fait de lui une personne invivable et immorale, qui n’apporte rien de bon, ni de concret à la société wapongaise.
Dans un système absurde, comme la totalité des pays actuels, Kim ne craint absolument rien et peut continuer à agir en toute impunité.

Tran Nai Phnem : « Le Wapong adopte l’un de ces systèmes absurdes qui sanctionne sans récompenser. Je vous propose un système qui élimine les véritables nuisibles de notre société, c’est-à-dire ceux qui agissent comme des poisons lents. C’est une mesure de bon sens, encore une fois. »


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Le Parti : Comité de libération de l’espace (CLE)
Le District : 29 (Gwancheok)
Le type d'action : Conférence-goûter
Objectif : Répondre aux critiques et prouver le bienfondé du programme
Les moyens utilisés :
- Une salle obscure avec des diapositives d'un autre âge, volées sur des banques d'images et maladroitement retouchées pour retirer le copyright.
- Quelques militants costauds, tatoués et en débardeur pour assurer la sécurité.
- Un stand du CLE, avec adhésions et gadgets inutiles à l'effigie du parti, dont des stylos qui n'écrivent qu'une seule fois.
- Des desserts à base de soja de Ma'ledsu, peu appétissants mais qui apportent tellement de nutriments.
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/926683PML.png[/img]

[img]http://img.xooimage.com/files110/1/d/f/__2014-new-arriva...-dress-b-4c5448d.jpg[/img][/center]


Le Parti : PML

Candidat : Mina Syu

Le District : 65

Le type d'actions : Concours de tir à l'arc suivit d'un discours, action positive, en faveur du PML.

Les moyens utilisés : Une trentaine sympathisants du parti, des décorations aux couleurs du parti, des arcs traditionnels, des flèches et des cibles de paille, une remorque en bois et assez de nourriture pour la remplir, une médaille dorée, quelques centaines de tracts bon marchés.

Parmi les sympathisants de la première heure réunis autour de Liu Kaï lors de ses premières actions, une petite partie venait d'en-dehors de son district, des personnes convaincues par la cause monarchique qui n'avaient pas les moyens de lancer leur propre campagne chez eux et qui avaient voulu soutenir son expansion en-dehors du Lokfol, pour favoriser l'aura de la famille royale. L'une des plus charismatiques et enthousiastes était Mina Syu, une femme qui défendait les idées du Parti Monarchiste depuis plusieurs années, mais manquait de soutiens pour se faire entendre.

Elle était restée aux côtés du noyau dur des sympathisants durant toute la campagne, et avait notamment fait partie de ceux qui discutaient directement avec les hommes et les femmes envoyés de Maok pour aider directement la campagne sur le terrain, même s'ils n'étaient jamais directement mis en avant. Et, au fil du temps, elle avait été remarquée par certains de ceux-ci, et s'était rapprochée d'une des conseillères maokorienne, une ancienne Amazone qui se chargeait notamment d'organiser la sécurité de Liu Kaï pendant et autour des différentes actions, échangeant avec elle au sujet de ses idées et de ce qu'elle voudrait mettre en place chez elle, dans son district.

Finalement, après discussion entre les envoyés maokoriens, qui en avaient notamment référé à la capitale, et l'approbation non seulement de celle-ci mais aussi de Liu Kaï, qui constatait que ses actions avaient beaucoup de succès, le parti n'étant nulle part aussi populaire que chez-lui, sinon en Lokfol même, et qui ne voyait aucun inconvénient à voir le soutient du Maok se porter aussi sur d'autres personnes pouvant faire avancer la cause royaliste en d'autres lieux, il fut décidé que le royaume zayanais allait également permettre à Mina Syu de faire avancer sa candidature dans son propre District, en lui apportant son soutient.

Et c'est ainsi que Mina Syu quitta les rangs des partisans de Liu Kaï avec sa bénédiction et une partie de ses compagnons, pour se porter officiellement candidate au nom du PML dans son District Elle réussi à réunir quelques personnes de plus autour d'elle, et lança aussitôt sa campagne, reprenant les techniques apprises auprès de Liu Kaï et qui avaient le double avantage d'avoir fait leur preuve et d'avoir le soutient de leur « sponsor », misant sur les activités visibles, positives, qui réveillaient l'amour des traditions chez le peuple et permettait de mettre en avant les mérites de la monarchie, ainsi que l'intérêt qu'il y avait à la restaurer.

C'est ainsi que la femme et ses compagnons mirent sur pied un concours de tir à l'arc en utilisant des armes traditionnelles, donnant comme premier prix, outre une médaille, une remorque remplie de nourriture, de quoi permettre au gagnant et à sa famille de ne plus avoir à se soucier de se nourrir pendant un moment. Une fois l'annonce faite un peu partout, il fut laissé quelques jours à chacun pour s'entraîner, des arcs, des flèches et des cibles étant mises à dispositions pour l'entraînement de qui le voulait, de sorte que de nombreux candidats vinrent se préparer, notamment parmi les plus pauvres qui avaient bien besoin de toute cette nourriture.

Le jour dit, il y avait ainsi pas mal de monde, les candidats, pauvres ou non – car certains étaient aussi prêts à participer pour le simple plaisir d'avoir une chance de gagner – mais aussi leurs familles, leurs amis et pas mal de curieux, réunis sur le champ du concours, qui avait été décoré aux couleurs du parti, notamment par de grandes banderoles. Outre ceux qui étaient chargés de gérer le concours proprement dit, les autres sympathisants étaient dispersés dans la foule, discutant des organisateurs du concours et ventant les mérites de la monarchie et de la candidate Mina Syu à chaque occasion.

Finalement, une fois le concours terminé, par la victoire d'un jeune homme pauvre dont la mère pleurait de joie alors qu'on lui remettait la médaille et surtout qu'on lui permettait d'emporter quand il le voulait la remorque de nourriture, Mina Syu, après avoir remis ces prix, resta sur l'estrade où elle avait transmis la médaille au gagnant, et se fendit d'un discours court mais efficace, chargé d'éveillé l'intérêt chez les locaux. Elle parla de la royauté, de ses valeurs, de comment ce concours, qui avait permis à tous de s'amélioré et avait embellit la vie du meilleur, en était un bon exemple, et repris plusieurs slogans issus des discours de Liu Kaï et de Bô Ka lui-même.

Pendant qu'elle parlait, les sympathisants se chargèrent de distribuer des tracts, imprimés à faible coût sur du papier bon marché pour pouvoir toucher le plus de monde possible avec un petit budget selon la tactique éprouvée par Liu Kaï, qui reprenaient les grandes idées du discours ou des slogans royalistes qui vantaient la monarchie ou moquait gentiment les autres partis. Une fois le discours fini, sur un vibrant slogan, « Choisir la monarchie, c'est choisir un roi qui sera toujours là pour vous guider et vous protéger », la foule se dispersa peu à peu, le vainqueur s'éloigna en tirant la remorque de bois chargée de nourriture avec ses frères, et les sympathisants purent ranger le matériel avant de s'en aller à leur tour.

La charge politique avait été assez mineure lors de ce premier événement, mais maintenant que l'attention était captée, nul doute que Mina Syu n'en resterait pas là...
Lychaka

Message par Lychaka »

[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne

[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/33/1439283195-affiche-de-propagande-vietnam-039.jpg[/img][/center]


Le Parti : SSP
Le candidat : Lei Ko
Le District : 31
Le type d'action : Campagne d'affichage
Les moyens utilisés :
- 10 miliciens pour assurer la sûreté
- 40 militants et sympathisants pour l'affichage
- plusieurs centaines d'affiche
- des pots de colle
- des petits drapeaux du SSP offerts aux passants
- quelques crieurs de rue lisant à la foule l'édition du jour du Paysan Furieux
Alexei

Message par Alexei »

[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne

[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]

“Dōngfāng Hóng !”

[img]http://www.milescollins.com/images/chi-two.jpg[/img][/center]

[justify]Neuf heures du matin.
La journée de travail avait déjà commencé depuis trois heures, dans un réveil brutal et avec une maigre pitance de pain noir et dur, pour ceux qui travaillaient à l'usine. Les autres, ils avaient embrassé leur femme, ridée et fatiguée à cause de l'ardeur du travail au champ qu'elle pratiquait toute l'année, et leurs enfants qui, si ils avaient la chance d'avoir les moyens ou d'être dans un district du SSP, se permettaient d'aller à l'école. Un cas qui restait cependant très minoritaire dans les familles pauvres qui composaient l'immense majorité de la population wapongaise. En allant au travail, ils passaient devant des affiches : Corrompus du PNM, cyniques de la LNC, fous furieux du CLE, malfrats du PML, fanatiques du SSP, technocrates du... Mouvement technocrate. Un grand scepticisme quant à cette campagne demeurait, dans les bars, dans les cafés, partout où l'on se rassemblait ; l'on débattait, l'on disait que "botter l'cul des étrangers comme l'fait l'PNM, ça c'est la solution !", ou encore "un coup de faucille dans la tronche des patrons, c'est ça qu'y faut, j'vous l'dis !", et on finissait par bien rigoler en se fichant des mouvements les plus farfelus : "fait gaffe, hiiiips... la puce ELEC...tronique greffée dans ton hiips... cerveau couplée à la caméra du surveillance et aux espions martiens m'indiquent que tu approches les hips ! 0 points !".

Malgré leur quotidien difficile, presque inhumain, les Wapongais rigolaient bien ensemble, souvent autour d'une bouteille d'alcool-de-riz artisanale, pouvant atteindre un bon nombre de degrés, dans la froide nuit wapongaise.
Mais le lendemain, ils étaient au travail, avec une gueule-de-bois dont l'intensité dépendait de la cuite de la veille, et les problèmes étaient toujours là. De toute manière, c'est bien connu, "l'alcool ne résout pas les problèmes", le SSP si.

À neuf heures du matin, la plupart des Wapongais se tuaient à la tâche, à l'usine ou à la ferme, quand de manière insidieuse, il leur sembla tous entendre les notes de l'Internationale, dans leurs têtes, et ce simultanément. Pire encore, la musique semblait se rapprocher et l'on distingua bientôt des voix reprenant en chœur le fameux hymne. Arrêtant le travail et se ruant aux fenêtres et aux portes des usines, les ouvriers purent admirer un spectacle extraordinaire dans la rue.

[center]"Debout, les damnés de la terre ! Debout, les forçats de la faim !"[/center]

Sur ces paroles, les miliciens et les militants du SSP entrèrent dans les villes principales des districts de Pâsindal, Lion's Gate, Tuong Town et Sukai. Au nombre de 12 000 par districts, protégés par 750 miliciens, et miliciennes populaires, marchant sur ceux-ci dans une action très martiale, avec drapeaux rouges et sonorisation pour faire résonner la musique communiste à des kilomètres à la ronde. Ils ne sont cependant pas armés, laissant cela aux miliciens, qui eux, par contre, disposent d'uniformes impeccables et de Gigakov pour tenir en respect les éventuels fauteurs de troubles, et surtout pour expulser les militants et miliciens des autres partis des quatre districts convoités.

[center]"La raison tonne en son cratère, c'est l'éruption de la fin !"[/center]

Alors que les militants marchent au coeur des districts visés en chantant et en appelant les travailleurs à les rejoindre -les miliciens pouvant aussi s'occuper de contremaîtres trop tyranniques-, certains quittent les rangs, arrachant les affiches des autres partis fraîchement collées et les remplaçant par les affiches rouges et épiques du Syndicat. Certains écrivent même des messages assassins sur les murs de certaines usines en guise de message que le patron comprendra sûrement. Très vite, du riz, du pain et des boissons sont distribués aux travailleurs très reconnaissants de cette pause gratuite. Fraternisant avec les militants du SSP qui ne manquent pas de les convertir au discours du Syndicat, se prouvant dans les faits. "Ce qu'aucun n'autre parti n'accomplit !"

[center]"Du passé, faisons table rase, foule esclave, debout, debout !"[/center]

Cependant, tout ne se fit pas dans le calme, et les miliciens du PNM, et de la LNC tentèrent de répliquer, en vain devant l'arsenal et le professionnalisme déterminé des miliciens communistes qui les laissèrent néanmoins prendre la fuite. Les autres, prisonniers ou blessés, eurent un peu moins de chance et furent forcés d'exécuter des danses traditionnelles wapongaises ridicules au centre des villes, un milicien ordonna même à un de ses homologues de la LNC de faire un "twerk" devant les travailleurs réunis sur la plage qui les accueillirent dans le rire et la bonne humeur. Ce qui ne fut pas le cas de ces victimes qui arrêteraient certainement tout engagement politique après ce regrettable événement...

[center]"Le monde va changer de base, nous ne sommes rien ; soyons tout !"[/center][/justify]

Enfin, pour couronner le tout, Shansi, l'une des figures les plus symboliques du SSP sortit de l'ombre et se déplaça même à Pâsindal, fief du PNM pacifié par les miliciens populaires pour prononcer un discours, action qu'elle n'avait pas faite depuis l'attaque de Shansi Town il y a un mois de cela. Le discours sera cependant radiodiffusé dans tout le pays, n'empêchant pas les autres leaders locaux, ou même des ouvriers et des militants de base, à en prononcer d'autres.

[center][img]http://www.weirdpalace.com/img/arts/socialism-chinese-ladies/socialism-chinese-ladies07.jpg[/img]

[url=https://www.youtube.com/watch?v=28GYLcMx-2M]L'Est est rouge ![/url][/center]

Shansi :
Candidate du Syndicat pour le District 15

"- Ne pouvant vous promettre un discours enflammant, ni même une intervention grandiloquente, du fait de mon âge plutôt avancé, vous ne direz pas le contraire, et les blessures psychologiques occasionnées il y a déjà un mois par les scélérats de Fierté wapongaise, toujours ouvertes, je me contenterai du minimum... syndical.

En ce jour, le Syndicat pour la Solidarité Paysanne a montré qu'il était pleinement là, qu'il restait debout malgré les intimidations et les tentatives coalisées de nous faire échouer. Mieux encore, le Syndicat arrive premier dans les sondages avec la majorité des intentions de vote ! Notre mauvais départ occasionné par les événements tragiques du District 15 est à présent pleinement corrigé. La route de la Libération des masses laborieuses est désormais ouverte, et il n'appartient qu'à vous de l'emprunter. Vous, la jeunesse wapongaise, les ouvriers payés au lance-pierre dans les usines, les paysans traités aussi bien que leurs bêtes, notre Rédemption est dans vos mains, et non dans celles de vieux dirigeants politiques comme nous.

Il y a un mois, ils ont tenté d'assassiner les dirigeants du mouvement, les miliciens populaires et les militants. Ils ont, malheureusement pour eux, tiré à côté et n'ont pas compris que la véritable essence du SSP : c'est vous. Si nous ne sommes là, ce n'est que grâce aux masses laborieuses, à ceux qui sont traités comme fous car rêvant d'un monde plus juste, plus égalitaire, plus paisible. En réalité, les aliénés, ce sont eux, qui ont monté un tel système d'exploitation, un tel système d'inégalités et de corruption, d'avilissement des masses et de liquidation du prolétariat. Ce sont ceux qui maintiennent leurs semblables dans la misère pour leur seul enrichissement personnel. Ce comportement est digne d'une pathologie, une pathologie qu'il nous faudra soigner par le biais d'une société collectiviste, socialiste et profondément égalitaire. Une société humaine, à l'abris du cynisme des partis capitalistes, de la corruption et de la violence des partis nationalistes-conservateurs, et de la sottise des technocrates et autres déconnectés de la réalité.

Tous ces derniers partis nous copient dans la lutte contre le capitalisme, comme si cela était une mode. C'en est une oui, une mode électorale pour eux, prêts à tout pour prendre et conserver le pouvoir. Ne vous fiez pas à de tels individus qui reprennent sans cesse notre discours pour combler le vide qui existe dans le leur ! Ne gobez pas la propagande du Parti Socialiste Réformateur qui est le pantin presque officiel du MLC. N'écoutez pas les calomnies proférées à longueur de journée sur le mouvement communiste, soyez fiers d'en être membres, de le servir, et de participer à l'élaboration d'un pays et d'un monde plus juste. Décrochez les étendards des valets du Capital, remplacez-les par la bannière rouge du prolétariat. Arrachez leurs affiches mensongères, collez celles qui nous inspirent dans notre lutte commune. Débranchez leurs poste-radios, chantez l'Internationale. Retirez vos jeans et autres vêtements sans âmes, arborez vos uniformes et vos bérets. Quittez l'usines, la mine, et le champ, marchez fièrement pour reprendre ce que les bourgeois vous volent. Vous pouvez désormais vous permettre tout cela, car demain, l'Est sera rouge !"

Vive la République populaire du Wapong !
Vive le Syndicat pour la Solidarité Paysanne !
Vive l'idéal commun de justice et de socialisme qui nous guide !


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[center][img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img][/center]

Candidate : Shansi

Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Pâsindal (54), Lion's Gate (2), Sukai (71), Tuong Town (5)
Le type d'action : Marche sur 4 district (action majeure pour le SSP)
Les moyens utilisés : 50 000 militants, 3 000 miliciens armés et en uniforme (répartis dans chaque districts visés), des drapeaux rouges, une sonorisation pour la musique et les discours, du pain et du riz, des affiches de propagande neuves.
Johel3007

Message par Johel3007 »

!!! Évenement Surprise !!!

[quote="MJ Coordinateur"]Les prix au Wapong ont augmenté de façon erratique et inégale.
Des producteurs ont cessé leurs activités.
Des grossistes ont égaré des stocks.
Des transformateurs ont suspendu leurs activités temporairement, prétextant des grèves un peu mal préparées.

Tes enquêteurs découvrent qu'il y a des gros billets en jeu et que beaucoup de monde a été payé "pour affamer le Wapong".[/quote]

Réactions :

- L'Assemblée Citoyenne, à maintenant un mois de la fin de son mandat, ne fera rien. Les Premiers Délégués sont trop occupés à essayer de se faire réélire que pour chercher à s'entendre avec ceux des autres partis sur un texte quelconque.

- Le Directoire a implosé suite aux élections, SSP et PNM se sabotant mutuellement tandis que l'absence de fonds empêche de toute façon toute action publique d'envergure.

- Les différentes factions politiques ont par contre chacune une idée sur comment combattre la crise montante.

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Initialement, je comptais répondre directement au MJ et c'est ce que j'ai tenté de faire ces deux derniers jours, dressant un plan exhaustif de la réaction de chacun des partis face à la crise... mais là, je me dis que ça peut être drôle de laisser les joueurs illustrer la manière dont ils pensent que les factions réagiront.
Merci de poster le programme d'action selon votre parti favori. Un programme complet et concret vaudra entre 5 et 10 points, à répartir à votre choix dans un maximum de cinq districts.
Si un parti ne poste rien d'ici Vendredi, je posterai ma version (à 5 points seulement...) et lancerait cinq dés pour déterminer les districts où l'action aura eu le plus de succès.
En gros, vous avez l'opportunité d'ajouter cinq points à votre parti-phare en élaborant un plan national pour contrer le problème. Enquêtes, médiations, taxes, confiscations, intimidations, meurtres, diplomatie, ect... tout sera accepté et je le jouerai dans le RP après les élections.

Je laisse au MJ le soin de préciser les denrées les plus en pénurie et de répondre à vos questions par MP.
Alex Scker

Message par Alex Scker »

L'avenir du Wapong
La force tranquille...


[center][img]http://s30.postimg.org/b2dbzo48d/LNC.png[/img]

[url=https://youtu.be/-F7Jh5yqiEA]« The creatures outside looked from pig to man,
and from man to pig, and from pig to man again;
but already it was impossible to say
which was which. »[/url]

[img]https://lh3.googleusercontent.com/2yf6ytZvWmliQTtifrDgK5wAC4aP5lFrN3PealV_vA=w322-h448-no[/img][/center]

La « séduction ludique » continuait, efficace pour qui savait faire preuve d'audace et de créativité. Les groupes de travail de la LNC, aidés par des conseillers mayongais, évoluaient dans des locaux vite investis par des artistes, des gens du théâtre, communicants et adeptes de l'expression orale dont la présence était précieuse.
Dans une opération séduction...tout devait plaire, du premier abord au dernier, de la forme au fond et de tout ce que l'on pourrait trouver sur son chemin pendant la représentation.
Boissons et entrées gratuites, sièges confortables et hôtesses agréables accompagnant leurs clients aux sièges désirés, le service était total et...sans aucun sacrifice pour qui que ce soit.

On rejouait dans le district, à de multiples lieux géographiques à la fois, sous l'action charmeuse de troupes talentueuses et jeunes, une pièce composée il y a un temps par un yoseongais et adelien reconnu en son temps et encore aujourd'hui à titre posthume, Jim Orwell pour The Animal Farm, son oeuvre la plus diffusée. De légères ré-adaptations et ré-interprétations ont permis l'émergence d'une nouvelle version, assez fidèle tout en restant adaptée aux particularismes du Wapong et bien entendu du district. Chaque opposant politique et en particulier ici ceux du SSP étaient largement caricaturés, les allégories et métaphores grossies rendues abordables pour tous.

Sous forme de conte, l'histoire se déroule ainsi, c'est celle d'animaux de ferme sous le joug de leur fermier Jones, les exploitant sans relâche pour arriver à ses fins.
Un beau jour Sage l'Ancien, le plus vieux cochon des fermes environnantes, leur fait part de son rêve d'un monde débarrassé de l'homme, où les animaux pourraient enfin être égaux et vivre dignement, avec félicité.
Il exhorte tous les animaux à se soulever contre le fermier, afin de reprendre ce qui leur revient de droit, étant la force de travail et de prospérité du fermier. Ceux-ci se mettent à entonner un chant révolutionnaire sorti de son rêve, intitulé [url=https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%AAtes_d%27Angleterre]« Bêtes d'Angleterre »[/url].

Le vieux cochon mort, la révolution arrive plus vite que prévu et les animaux chassent Jones, excepté le chien Moïse lui étant resté fidèle; il sera assassiné par la suite.
Établissant des règles prévalant l'égalité et les droits des animaux, elles seront subtilement modifiées au fil des péripéties subies et surmontées par les animaux.
Une dictature se met peu à peu en place, mais se heurte aux règles établies au commencement de la révolution : les sept commandements de l'Animalisme.
Les cochons, leaders de la société révolutionnaire par leur autoproclamée supériorité, y opèrent alors de subtiles modifications et convainquent les autres animaux que leur mémoire leur joue des tours (le principe « Nul animal ne tuera un autre animal » devient « Nul animal ne tuera un autre animal sans raison valable » ; « Nul animal ne boira d'alcool » devient « Nul animal ne boira d'alcool à l'excès » ; « Nul animal ne dormira dans un lit » devient « Nul animal ne dormira dans un lit pourvu de draps »). Chanter « Bêtes d'Angleterre » est désormais interdit.

Les cochons se mettent peu après à marcher sur leurs pattes de derrière, à porter les vêtements des Jones et à superviser les tâches, un fouet à la patte. Ils rendent également à la ferme son nom d'origine de « Ferme du Manoir ». Un soir, ils invitent les fermiers des alentours et se réconcilient avec eux en leur promettant à l'avenir des relations amicales et coopératives. Les humains félicitent les cochons pour leur réussite : les bêtes de la Ferme des Animaux produisent plus que les leurs, sans rechigner, avec pourtant des rations alimentaires plus réduites. Ne reste qu'un seul commandement d'inscrit : « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres ».

Au final de l’œuvre, c'est une dispute à table qui éclate entre les cochons d'une part (de plus en plus gras, il est fait mention plusieurs fois de leur double, triple, voire quadruple menton) et les humains d'autre part (qui une minute auparavant se juraient coopération et amitié), à la faveur d'une évidente double tricherie des deux parties à un jeu de cartes. Cette dispute à table est regardée discrètement depuis l'extérieur par des animaux curieux et suspicieux de ce qui se passe à l'intérieur de la maison. Elle aboutit à confondre complètement humains et cochons sans que l'on ne puisse plus les différencier.

Le moment était bienvenu, après les réactions aux agressions des groupuscules du SSP et de certains de ses plus éminents dirigeants. Défilant, le Syndicat avait réalisé un coup de communication en force dont les répercussions restaient encore à déterminer. Quoi qu'il en soit, il fallait le contrer, repousser les démons rouges par tous les moyens, renvoyant leurs mensonges vomis dans un torrent de souffre et de flammes d'où ils provenaient : en enfer !!

[hr][/hr]
Le Parti : Ligue National-Capitaliste
candidat : Chun Doo
Le District : Lion's Gate, n°2
Le type d'action : Séduction ludique (pièces de théâtres)
Les moyens utilisés : Financements de la CNC (Coalition National-Capitaliste) et des quartiers fermés, engagement de troupes régionales talentueuses (une dizaine) pour plus trois semaines, salles chauffées et meublées avec confort pour tout spectacle qui se respecte, boissons alcoolisées ou non alcoolisées diverses et à foison, amuses bouches à grignoter.
Lychaka

Message par Lychaka »

[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne

[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/33/1439382149-propagande-vietnamienne.jpg[/img][/center]


Le Parti : SSP
Le candidat : Hsin Chin
Le District : 80
Le type d'action : Campagne d'affichage
Les moyens utilisés :
- 20 miliciens pour assurer la sûreté
- 70 militants et sympathisants pour l'affichage
- plusieurs centaines d'affiches
- des tracts du SSP
- des pots de colle
- quelques crieurs de rue lisant à la foule l'édition du jour du Paysan Furieux
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/926683PML.png[/img]

[img]http://img.xooimage.com/files110/1/d/f/__2014-new-arriva...-dress-b-4c5448d.jpg[/img][/center]


Le Parti : PML

Candidat : Mina Syu

Le District : 65

Le type d'actions : Meeting d'importance moyenne accompagné d'une distribution de riz, action positive, en faveur du PML.

Les moyens utilisés : Une centaine de sympathisants, une bonne réserve de riz, un groupe de musique traditionnel composé de sympathisants, quelques centaines de tracts bon marchés.

Mina Syu avait prévu d'attirer le plus possible l'attention du public de son district avant de se lancer dans un meeting, pour avoir l'impact le plus efficace possible, mais les événements qui troublaient le pays, et aussi le district 65, forcément. En accord avec ses soutiens, elle avait donc décidé d'investir un peu plus de moyen et d'organiser son meeting plus tôt que prévu, en l'accompagnant d'une distribution de riz affin d'une part d'aider les plus pauvres, qui avaient toujours besoin de nourriture, toute alimentation qu'ils recevaient leur épargnant de l'argent pour autre chose, mais aussi pour venir en aide à tous ceux que la crise actuelle avait privé d'une nourriture à laquelle ils avaient accès d'ordinaire. Sans doute le riz n'était-il qu'un aliment de base, mais justement il permettait d'être sûr que tout le monde pourrait le consommer et, grâce à lui, manger à sa faim, en plus de bien coller à l'image traditionnelle du Parti Monarchiste.

Les moyens avaient donc été rassemblés, et on avait préparé le meeting. Des sympathisants l'avaient annoncés dans les rues, avaient distribué quelques tracts pour rameuter les gens, et surtout avaient proclamés qu'après la prise de parole de la candidate on procéderait à une grande distribution de riz. C'était ce point, sans doute, qui avait attiré le plus de monde, mais cela ne dérangeait pas Mina Syu, ravie de pouvoir nourrir à la fois leurs oreilles et leurs bouches au cours d'une même action. On avait monté une estrade, et installé sur le côté une petite scène où le même groupe de musique traditionnelle utilisé par Liu Kaï quelques temps plus tôt dans son propre district avait accepté de venir jouer, afin de donner une ambiance musicale avant le discours, pendant que les gens attendraient, et après, pendant la distribution de nourriture. Les gens avaient ainsi commencé à arriver peu à peu, des militants se mêlant à eux et discutant avec eux alors que la musique jouait, les plus affamés se demandant déjà quand viendrait la distribution.

Ce ne fut que quand le niveau du public fut considéré comme assez haut que Mina Syu s'avança sur l'estrade, saluée par une musique spéciale, avant que le silence ne se fasse, cédant la place au discours de la candidate. Celle-ci, en tenue traditionnelle comme elle en avait pris l'habitude depuis le début de la campagne, et déjà lorsqu'elle participait à celle de Liu Kaï, commença son discours sur une note légère, avant de rapidement se faire plus grave. Elle évoqua les difficultés que traversait le pays, et aussi, avant tout, leur propre district. Comme l'avaient déjà fait ses partisans dispersés dans la foule avant qu'elle ne commence, elle réitéra la promesse qu'après son discours du riz serait distribué à tous ceux qui avaient faim, dans un geste qu'elle présenta comme celui d'une monarchie aimante à un peuple qu'elle se sentait le devoir de protéger et de servir, même quand les manœuvres politiques lui en avaient retiré la gouvernance.

Elle continua en dénonçant la situation, sur deux fronts. D'abord en fustigeant le gouvernement qui avait laissé une telle chose advenir, proclamant comment la monarchie aurait évité une telle chose, en gardant mieux ses frontières, mais aussi en évitant la corruption, car le roi, qui était par définition incorruptible, n'aillant aucun intérêt à l'être, aurait pu, sans être toucher par le phénomène, beaucoup mieux le régler que tous les politiques actuels qui étaient tous et toutes, quelque soit leur parti, quelques soient leurs idéaux proclamés, touchés par la corruption. Ensuite en ironisant sur la façon dont le gouvernement actuel se déchirait, ne pensait qu'à la campagne électorale et à la façon de mettre de côté les préoccupations, les besoins élémentaires du peuple, pour ne se préoccuper que d'une chose, conserver le pouvoir, conserver l'argent qu'on recevait pour l'assumer.

La candidate mit ensuite en avant le contraire qu'avec la monarchie portée au pouvoir, tout serait différent. Le roi, qui était au-dessus des élections et des partis, aurait pu répondre directement, sans se préoccuper de la campagne à venir, laissant les partis se chamailler tandis qu'il s'occupait des besoins de son peuple. Comme dans le cas de la corruption, sa position d'arbitre au-dessus des conflits permettrait au monarque de toujours pouvoir réagir, affranchit des chaînes aussi bien de l'argent que de l'électoralisme, et n'étant donc pas l'esclave des pressions qu'il pouvait subir, mais bien le guide éclairé et bienveillant du peuple. Elle souligna l'ensemble de ses arguments en rappelant que, par la bonté royale, chacun ici présent allait pouvoir manger à sa faim. Et de promettre que si la royauté était rétablie sur le pays, elle permettrait de faire la même chose, à une échelle continue et universelle.

Pour en finir sur ce point, elle promis enfin que bientôt le programme du Parti Monarchiste, qui était en train d'être élaboré par Son Altesse Bô Ka, en coordination avec les candidats des différents districts et ses conseillers, et qu'il serait rendu public bientôt, permettant à tous de voir comment la monarchie agirait pour régler leurs problèmes. Mina Syu fit ensuite la transition en douceur avec le reste de son discours, en donnant des exemples de monarchies dans le monde où les rois et reines agissaient pour éviter de tels déboires à leur peuple, pour en venir à des thèmes plus généraux sur les avantages de la monarchie et les désavantages des autres régimes prônés par les divers autres partis, ne manquant pas d'ironiser sur chacun d'eux, illustrant ses propos avec des exemples locales, issus de la crise présente ou d'autres question.

Elle en vint ensuite lentement à la conclusion de son discours, finissant une nouvelle fois par son slogan principal, « Choisir la monarchie, c'est choisir un roi qui sera toujours là pour vous guider et vous protéger », rappelant comment ce slogan aurait pu s'illustrer ces derniers jours, avant de remercier la foule et, sous des applaudissement initiés par ses sympathisants, de se retirer, rejoignant les rangs des partisans qui ouvraient les grands sacs de riz pour la distribution. Elle participa elle-même à celle-ci, qui débuta presque aussitôt, alors que la musique reprenait. Comme les autres distributeurs, elle ne manqua pas d'une sourire ou d'une parole chaleureuse, discutant parfois quelques instants, et ne manquant pas de fournir, avec les rations de riz, les tracts bons marchés imprimés par le Parti, de sorte que chacun reçoive à la fois à manger et de quoi lire, consciente que certains jetteraient bien vite les tracts, peut-être sans même les lire, mais espéraient que d'autres profiteraient du contenu.

Finalement, une fois tout le monde servit, le peu de riz qui restait fut redistribué entre les plus pauvres encore présents, et, la plupart des gens étant partis après avoir reçu leur part de riz, le reste de la foule se dispersa peu à peu, Mina Syu et ses sympathisants répondant à toutes les questions posées par ceux restés en arrière. Une fois ceux-ci partis également, et le groupe s'étant arrêté et étant parti aussi après des salutations chaleureuses, les sympathisants restant démontèrent leurs installations et nettoyèrent la place utilisée, avant de vider les lieux à leur tour.
Alexei

Message par Alexei »

[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne

[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]

“Du pain et des jeux !”[/center]

[justify]Après la marche triomphale du Syndicat pour la Solidarité Paysanne dans quatre districts, il était temps de calmer le jeu et de temporiser afin d'être fin prêt pour les échéances électorales qui approchaient à grands pas.
Le Syndicat avait prouvé, par ses dernières démonstrations, sa puissance et sa capacité à se relever rapidement, ce qu'il avait fait. Premier dans les sondages, distançant le PNM et les autres partis farfelus à 15%, le Syndicat pouvait et devait maintenir son avance. Bien que l'on savait que la majorité pour gouverner seule ne serait pas obtenue. Aucun parti n'accepterait de s'allier aux communistes, de surcroît, rendant le pays ingouvernable.

Pour Zhu De et nombre de candidats et dignitaires du Parti, la Révolution serait nécessaire une fois le Syndicat serait arrivé premier, pour enfin en finir avec ce cauchemar capitaliste dans lequel le peuple wapongais était plongé depuis si longtemps. Zhu De, candidat pour le District 66 "Heilongjiang" était persuadé que la Révolution -et la guerre civile qui l'accompagnerait peut-être...- marquerait la mort du Wapong libéral et la naissance du Wapong socialiste, existant déjà de fait avec le véritable Etat parallèle mis en place par le SSP qui savait que la Révolution serait extrêmement violente et coûteuse. Mais c'était ce pourquoi le Parti se préparait depuis tant d'années, ce serait le bouquet final, une victoire à la Pyrrhus sur la bourgeoisie.

Quoi qu'il en soit, ce moment n'était encore pas arrivé, et il restait du chemin à faire. Zhu De avait décidé d'aller à contre-courant de ses camarades, qui recommandaient notamment d'employer la violence pour "préparer" le peuple à la Révolution, et de jouer que sur le soft power du Syndicat, qui avait les moyens de se placer au même rang que son hard power déjà bien connu et qui était critiqué. De cette façon, le candidat communiste fit honneur à la tradition avec un célèbre événement "du paix et des jeux".[/justify]

[center][img]http://www.taghribnews.com/images/docs/000129/n00129314-t.jpg[/img][/center]

[justify]Cependant, celui-ci présenterait une petite subtilité : les athlètes seraient exclusivement des femmes, dans le but de promouvoir l'égalité entre les sexes, mesure-phare du socialisme. Zhu De obtint même la participation de sportives locales -sympathisants à la cause du SSP- et même d'une Kirépienne, par un curieux hasard ; Tanija Cvetković, championne de taekwondo de Zvezdanie (région historique kirépienne correspondant culturellement à la Serbie irl) en 2023.

10h du matin, le tournoi s'ouvrit par un spectacle digne des plus grands championnats d'arts martiaux entre Shan Lin et Li Qing. Sous les couleurs du SSP, elles luttèrent pendant près de six minutes avec une fougue qui ravit les spectateurs présents par centaines dans le gymnase loué pour l'occasion. Créant la surprise, Li Qing, sous-estimée par sa petite taille et son joli minois, prit son adversaire au dépourvu en entamant une clef-de-bras salvatrice, forçant Shan Lin à abandonner sous un tonnerre d'applaudissement. Se saluant elles et la foule, les deux femmes quittèrent ensuite le tatami.

10h30, après deux autres combats tout aussi hauts en couleurs, Zhu De apparut au pied des gradins prononçant un discours dans lequel il remerciait toutes les personnes présentes à ce tournoi "grandiose" dont l'idée a pourtant germé il y a moins d'une semaine. Plaidant ensuite pour la cause du Syndicat pour son district et le Wapong tout entier.

11h, son discours achevé, Zhu De retourna à sa place, aussi désireux que les autres spectateurs d'admirer le spectacle. Le public exulta lorsqu'il vit la Kirépienne Tanija Cvetković et la Lychakienne, Hwang Jung-min se saluer, annonçant un combat disputé et du spectacle à coup sûr. Pourtant, la championne entama un premier quart temps un peu mou, laissant énormément d'ouverture à la Yougoslave qui les exploita du mieux qu'elle le put. Reprenant du poil de la bête à la fin, cela ne suffit néanmoins pas à vaincre son adversaire qui remporta plus de points.

12h, après une heure de combats assez spectaculaires, les spectateurs se virent offrir un consistant déjeuner composé de riz et de viande, avec des rafraîchissements. Tout cela gratuitement. Furent offerts avec cela des prospectus et des tracts du Syndicat, décrivant celui-ci et encourageant ces petites gens à voter pour lui et à y adhérer.

15h, Les combats durèrent tout l'après-midi, et la finale s'annoncerait acharnée : la Kirépienne Tanija Cvetković contre la vive Li Qing. Au court de trois quart-temps mouvementés de trois minutes, le spectacle fut à la hauteur des espérances et la Wapongaise finit par vaincre.

16h, Zhu De termina par un discours de clôture appelant à toutes et à tous de voter SSP, conjointement avec les lutteuses présentes qui chantèrent en coeur l'Internationale, en adélien, qui furent rejoints par les militants et le public.[/justify]

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[center][img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img][/center]

Candidat : Zhu De

Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : (66 - Appelons ce district "Heilongjiang")
Le type d'action : Du pain et des jeux (action en faveur du SSP)
Les moyens utilisés : Une dizaine de miliciens pour la sécurité, un gymnase loué, une cinquantaine de militant, des athlètes de tout le Wapong et des invités du Lychaka et du Kirep, une sonorisation, des tracts, de la nourriture et des rafraîchissements.
Khubaib

Message par Khubaib »

[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne

[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/97058947883645jex698679de271.jpg[/img]
Affiche 1

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/283068dprkposter.jpg[/img]
Affiche 2[/center]

Le Parti : SSP
Le Candidat : Kim Li Fung
Le District : Wanhoi (43)
Le type d’action : Campagne d’affichage, communication avec les citoyens & visites des ouvriers.
Les moyens utilisés :
- 20 miliciens pour assurer la sûreté.
- 50 militants et sympathisants pour l’affichage
- 10 militants et sympathisants pour la communication avec les ouvriers et les citoyens dans les quartiers populaires.
- Une centaine d’affiches.
- Des pots de colle
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