[center]Un pas en arrière, deux pas en avant [1]
-Série de RPs sur la reprise économique confédérée, merci à Siman pour ses conseils-
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=920124Priliakov.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/920124Priliakov.jpg[/img][/url][/center]
Depuis quelques temps, dans les couloirs du grand ministère de l’économie confédérée, une énorme silhouette se promenait avec son immense double-menton.
Son nom ? Yevgheniy Prikodkho.
Son parcours ? Diplômé de la plus prestigieuse école en gestion-économie de toute la CESS, major de sa promotion, ancien secrétaire d’état à l’industrie métallurgique.
S’il avait à présent la possibilité de se dandiner à quelques pas de Vladimir Stramine, c’est parce que ce dernier venait de lui remettre l’économie du pays dans les mains.
En effet, afin de contrer les effets négatifs dus à l’invasion de l’île au Nord des USP, il fallait mener des réformes profondes au sein de la CESS.
Ces effets négatifs justement, on ne les avait pas vus aussi gros qu’ils étaient apparus.
Pour l’instant, on tenait encore le coup, les reins de la Confédération étaient solides. Mais attendre une année de plus sans rien faire pourrait s’avérer risqué.
Alors Vladimir Stramine, il y a quelques semaines, a convoqué tout le Gosplan, soit plus de cent personnes, afin de trouver des solutions.
Chaque bureau, chaque homme, a proposé des alternatives, des lois, des décrets… afin de juguler la déprise à venir.
La croissance, fortement ralentie en 2025 déjà, devait repartir à la hausse si l’on voulait un jour se hisser parmi les 10 nations les plus riches du monde.
Ainsi, les différents papiers qui ont été collectés ont été lus et relus pendant des jours entiers par la tête pensante de la CESS.
L’un d’eux a attiré son attention : Celui d’un certain Yevgheniy Prikodkho, secrétaire d’état à la métallurgie et aciéries du Nord.
Vladimir Stramine demanda des renseignements sur cet homme : qui était-il ? Etait-il fiable ?
Il est vrai que le programme de redressement du pays qu’il a présenté était très ambitieux, très bien fourni, très renseigné.
Une étude plus approfondie a finalement convaincu le GPDP : à son poste actuel, Prikodkho avait enregistré d’excellents résultats.
Oui, car c’était grâce à lui que la totalité des chars d’assauts détruits en Kasovie avait été reconstruits.
Il avait encadré d’amont en aval la production et avait mené à bien cette tâche aussi lourde que difficile.
Finalement, le petit exercice demandé par Stramine avait dû lui paraître une opportunité, une chance de faire ses preuves.
Un soir, alors, il fut convoqué à un conseil des ministres.
Il bénéficiait à ce moment-là d’un soutien : celui de Vassili Iakov, président de la République Socialiste du Kirkstan.
Ce dernier avait été son mentor, il avait permis à Yevgheniy de compléter sa personnalité en lui inculquant les mystères de la politique politicienne.
Effectivement, Prikodkho était un homme de finances, d’argent, et les complots, les intrigues, ne l’intéressaient pas de prime abord.
Un long entretien s’ensuivit.
Au final, après un exposé très pointu sur les propositions avancées par cette « ombre devenue lumière », on délibéra.
Seul Esen Rezan, président de la République Socialiste de Juvna, s’abstint de donner son avis.
Pour tout le reste du conseil, il fallait laisser sa chance à Prikodkho. De toute façon… avait-on vraiment le choix ?
Le soir venu cependant, en plus de Rezan, une autre personne, assez inattendue, se montra dubitative à l’encore du nouveau ministre de l’économie.
C’était Juljia, la femme de Vladimir Stramine. Elle n’aimait pas ce « tonneau », comme elle l’appelait, pour une raison qui échappait encore au GPDP.
Qu’importe. A présent, l’objectif est de redresser l’économie confédérée, d’éviter son effondrement.
Yevgheniy Prikodkho allait pouvoir débuter son travail, faire ses preuves, montrer de quoi il était capable.
Il avait reçu l’onction présidentielle, la bénédiction des hommes les plus influents du pays et les clefs du trésor confédéré.
Gosplan : Grand Ministère de l'Economie
-
Chaarden
[center]Un pas en arrière, deux pas en avant [2]
-Série de RPs sur la reprise économique confédérée, merci à Siman pour ses conseils-
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Première mesure du « Plan Prikodkho »
Relance de la demande intérieure[/center]
Yevgheniy Prikodkho, juste nommé tête de l’économie confédérée, avait pour idée principale de relancer la macro-économie sur deux points principaux.
Pour commencer, le premier point : la demande intérieure.
Augmenter la demande intérieure en utilisant différents leviers, voilà la première mesure du plan de redressement du pays.
Il existe pour cela deux moyens, qui ont été savamment étudié et calculé par les hommes de Prikodkho : agir sur les transferts sociaux et salaires.
La Confédération Socialiste étant majoritairement composée de familles dites moyennes, il s’agit de provoquer une hausse de la demande chez elles.
En fait, toute l’astuce consiste à envoyer de l’argent chez les citoyens qui ne constituent pas de fortes épargnes et qui préfèrent (ou doivent) dépenser.
(1) Allocations familiales
Jusqu’alors, une famille recevait mensuellement environ 100 Ki par enfant, ce qui permettait grosso modo d’acheter de quoi le nourrir.
Il est de notoriété publique que cet argent qui arrive dans les poches des parents ne sert pas seulement à nourrir les enfants.
Agissons sur ce premier levier.
Le premier point de cette première mesure consiste à augmenter cette somme, pour la faire atteindre les 125 Ki par mois et par enfant.
Le deuxième point consiste à augmenter « l’allocation mètre carré ».
Il s’agit d’une allocation qui date du tsarisme et qui calcule le nombre de mètres carrés par rapport au nombre d’enfants.
Plus le rapport est faible, plus l’allocation est élevée.
On considère, en CESS, que le minimum de surface pour une personne est de 16 m².
Si le rapport est inférieur à ce nombre, et que l’on ne peut obtenir un logement plus grand, alors on peut demander à toucher l’allocation.
On donne 40 Ki par personne par mètre-carré manquant par mois.
Deuxième point de cette mesure : faire passer cette allocation de 40 à 50 Ki.
Le dernier point touche à une autre forme d’allocation, c’est l’allocation alimentation.
Sous présentation d’un livre de famille, il est possible pour les parents de famille nombreuse d’acquérir plus facilement certaines denrées, en gros volumes.
Cela leur est facilité par une carte, la carte « AlimNom », qui est alimenté chaque mois de 30 Ki.
Le troisième point consistera donc à augmenter l’argent perçu sur cette carte, jusqu’à 50 Ki.
De plus, l’utilisation de cette carte sera étendue aux produits électroménagers et hygiéniques.
Encore une chose : il sera désormais possible d’accumuler l’argent perçu chaque mois sur cette carte, dans la limite de 300 Ki.
(2) Aides sociales diverses
La première mesure du plan prévoit l’instauration de deux aides sociales et la revalorisation d’une déjà existante.
-Premièrement, une étude a été réalisée et sera perfectionnée dans les semaines à venir à propos de la pénibilité de certains emplois.
Les personnes travaillant dans des conditions peu enviables : trop bruyant, de nuit, poids lourds à porter etc. percevront une somme d’argent en contrepartie.
Cette somme, variable de 25 à 75 Ki par mois, sera donnée à côté du salaire, elle ne sera pas inclue.
-Deuxièmement, le développement de zones industrielles et de réseaux routiers a entraîné une explosion de l’utilisation des transports en commun.
De plus en plus de confédérés utilisent chaque jour voitures, trains, bus et métros.
Chaque personne utilisant ces transports est chargée de faire une déclaration kilométrique.
C’est-à-dire d’indiquer auprès de sa mairie combien de kilomètres elle doit faire pour accéder à son lieu de travail, en utilisant quels transports.
Des vérifications seront évidemment effectuées pour réduire au maximum les tentatives de tricherie, qui seront sévèrement sanctionnées.
Une aide proportionnelle à la distance parcourue sera alors versée.
-Troisièmement, Yevhgeniy Prikodkho applique une revalorisation de l’aide au chômage.
Ce dernier ayant refait son apparition en CESS, du moins officiellement, on décide d’augmenter l’allocation donnée aux chômeurs.
Elle doit être mesurée, ne pas encourager le chômage, et permettre de participer à la relance de la consommation.
Le travail étant un devoir en CESS, garanti à tout le monde, un chômeur touchera 1500 Ki par mois le premier mois.
Deux mille le deuxième, 2200 le troisième, 2500 le quatrième.
(3) Hausse des salaires
Pour terminer sur cette première mesure du plan Prikodkho :
Les entreprises publiques confédérées, représentant une partie écrasante, pour ne pas dire toutes, les entreprises, rehaussent leurs salaires.
Il s’agit là d’une augmentation globale de tous les salaires de 15%.
-Série de RPs sur la reprise économique confédérée, merci à Siman pour ses conseils-
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Première mesure du « Plan Prikodkho »
Relance de la demande intérieure[/center]
Yevgheniy Prikodkho, juste nommé tête de l’économie confédérée, avait pour idée principale de relancer la macro-économie sur deux points principaux.
Pour commencer, le premier point : la demande intérieure.
Augmenter la demande intérieure en utilisant différents leviers, voilà la première mesure du plan de redressement du pays.
Il existe pour cela deux moyens, qui ont été savamment étudié et calculé par les hommes de Prikodkho : agir sur les transferts sociaux et salaires.
La Confédération Socialiste étant majoritairement composée de familles dites moyennes, il s’agit de provoquer une hausse de la demande chez elles.
En fait, toute l’astuce consiste à envoyer de l’argent chez les citoyens qui ne constituent pas de fortes épargnes et qui préfèrent (ou doivent) dépenser.
(1) Allocations familiales
Jusqu’alors, une famille recevait mensuellement environ 100 Ki par enfant, ce qui permettait grosso modo d’acheter de quoi le nourrir.
Il est de notoriété publique que cet argent qui arrive dans les poches des parents ne sert pas seulement à nourrir les enfants.
Agissons sur ce premier levier.
Le premier point de cette première mesure consiste à augmenter cette somme, pour la faire atteindre les 125 Ki par mois et par enfant.
Le deuxième point consiste à augmenter « l’allocation mètre carré ».
Il s’agit d’une allocation qui date du tsarisme et qui calcule le nombre de mètres carrés par rapport au nombre d’enfants.
Plus le rapport est faible, plus l’allocation est élevée.
On considère, en CESS, que le minimum de surface pour une personne est de 16 m².
Si le rapport est inférieur à ce nombre, et que l’on ne peut obtenir un logement plus grand, alors on peut demander à toucher l’allocation.
On donne 40 Ki par personne par mètre-carré manquant par mois.
Deuxième point de cette mesure : faire passer cette allocation de 40 à 50 Ki.
Le dernier point touche à une autre forme d’allocation, c’est l’allocation alimentation.
Sous présentation d’un livre de famille, il est possible pour les parents de famille nombreuse d’acquérir plus facilement certaines denrées, en gros volumes.
Cela leur est facilité par une carte, la carte « AlimNom », qui est alimenté chaque mois de 30 Ki.
Le troisième point consistera donc à augmenter l’argent perçu sur cette carte, jusqu’à 50 Ki.
De plus, l’utilisation de cette carte sera étendue aux produits électroménagers et hygiéniques.
Encore une chose : il sera désormais possible d’accumuler l’argent perçu chaque mois sur cette carte, dans la limite de 300 Ki.
(2) Aides sociales diverses
La première mesure du plan prévoit l’instauration de deux aides sociales et la revalorisation d’une déjà existante.
-Premièrement, une étude a été réalisée et sera perfectionnée dans les semaines à venir à propos de la pénibilité de certains emplois.
Les personnes travaillant dans des conditions peu enviables : trop bruyant, de nuit, poids lourds à porter etc. percevront une somme d’argent en contrepartie.
Cette somme, variable de 25 à 75 Ki par mois, sera donnée à côté du salaire, elle ne sera pas inclue.
-Deuxièmement, le développement de zones industrielles et de réseaux routiers a entraîné une explosion de l’utilisation des transports en commun.
De plus en plus de confédérés utilisent chaque jour voitures, trains, bus et métros.
Chaque personne utilisant ces transports est chargée de faire une déclaration kilométrique.
C’est-à-dire d’indiquer auprès de sa mairie combien de kilomètres elle doit faire pour accéder à son lieu de travail, en utilisant quels transports.
Des vérifications seront évidemment effectuées pour réduire au maximum les tentatives de tricherie, qui seront sévèrement sanctionnées.
Une aide proportionnelle à la distance parcourue sera alors versée.
-Troisièmement, Yevhgeniy Prikodkho applique une revalorisation de l’aide au chômage.
Ce dernier ayant refait son apparition en CESS, du moins officiellement, on décide d’augmenter l’allocation donnée aux chômeurs.
Elle doit être mesurée, ne pas encourager le chômage, et permettre de participer à la relance de la consommation.
Le travail étant un devoir en CESS, garanti à tout le monde, un chômeur touchera 1500 Ki par mois le premier mois.
Deux mille le deuxième, 2200 le troisième, 2500 le quatrième.
(3) Hausse des salaires
Pour terminer sur cette première mesure du plan Prikodkho :
Les entreprises publiques confédérées, représentant une partie écrasante, pour ne pas dire toutes, les entreprises, rehaussent leurs salaires.
Il s’agit là d’une augmentation globale de tous les salaires de 15%.
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Chaarden
[center]Un pas en arrière, deux pas en avant [3]
-Série de RPs sur la reprise économique confédérée, merci à Siman pour ses conseils-
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Tout ne se passe pas toujours comme prévu…
De l’anti-réformisme primaire[/center]
Yevgheniy Prikodkho était vu par bon nombre de ses subordonnés comme un véritable héros.
En fait, il était pour beaucoup le seul homme capable de relever l’économie confédérée, au tapis suite aux guerres et aux opérations de reconstructions successives.
Bien évidemment, comme dans tout jeu politique, une telle renommée ne lui a pas attiré que des amis.
Un de ses opposants, au sein du gouvernement, était Esen Rezan, président de la République Socialiste de Juvna.
Et pour cause ! Prikodkho avait estimé que la corruption au Juvna-Est demeurait l’une des plus fortes au monde !
Cette statistique a été enterrée par le gouvernement confédéré, car normalement, les mesures imposées par la CESS éliminent en grande partie la corruption en question.
Ce n’était pas le cas : or, le seul organe capable de les contrer est l’Etat. Les juvniens, une fois de plus dans leur collimateur.
Peu le savent, mais récemment est paru un ouvrage en CESS : Des mythes du nouveau millénaire.
Cet ouvrage, vendu à près d’un million d’exemplaires, a été rédigé par un des plus grands intellectuels confédérés.
Un des plus grands, et l’un des plus terribles, pour le monde occidental du mois : il s’agit de Marko Siliov, surnommé Marsilius.
La thèse de l’ouvrage est simple : les peuples slaves sont supérieurs en tout point aux autres, ils ne veulent ni ne peuvent recevoir la gangrène libérale.
Si jamais un peuple slave est libéral dans son organisation, il n’est plus slave, il est déraciné, étron libre, perdu dans un océan de néant.
Ses opposants, sur le plan idéologique, ont crié au racialisme. Marsilius est aussi théoricien d’un état surpuissant et autarcique, rien que ça.
Au niveau spirituel, Marsilius et ses disciples –car il en a- sont profondément païens.
Le renouveau religieux connu en CESS a ouvert les portes à ses mouvements qui étaient totalement interdits avant.
Pourquoi parler de Marsilius ici ? Tout simplement parce que l’on pense qu’Yevgenhiy Prikodkho, l’homme qui redresse l’économie de la CESS, en est un fervent admirateur.
Vladimir Stramine, quant à lui, se moque de Marsilius, commettant peut-être la faute de ne pas s’en occuper.
Et le problème, c’est que selon Marsilius, les juvniens, donc Rezan, sont un sous-peuple indigne d’intérêt.
D’ailleurs, lors de l’invasion de Juvna, Marsilius avait suggéré l’idée de… raser complètement le pays pour en faire une colonie slave.
Rien que ça.
Récemment, lors d’une réunion des présidents de RS avec le Grand Président, Esen Rezan ne s’est pas gêné pour accuser Prikodkho de s’attaquer à Juvna pour cela.
Son discours fut réfuté par les chiffres : en effet, beaucoup d’argent produit en Juvna échappait au contrôle de l’Etat. Quelques milliers de Ki par ci par là…
Bref, tous prirent la défense d’Yevgheniy Prikodkho.
Tous, sauf la femme qui partage le lit de Vladimir Stramine. Elle l’apostropha le soir venu :
« -Tu sais bien que Rezan n’a pas tort. Prikodkho est un ami personnel de Marsilius, c’est Levistroï [patron des services renseignements confédérés, ndlr] qui l’a dit ! Lui-même ! Tu devrais te méfier de ce personnage.
-Il est ministre de l’économie, il gère l’économie du pays, je lui ai demandé de la redresser. Le fait-il, oui ou non ?
-Oui, ce n’est pas le…
-Alors c’est tout ce qui m’importe. Les mouvements néo-païens de Marsilius, c’est du vent.
-Du vent qui se vend. Il est lu, ce type, lu et réfléchi, les gens le connaissent.
-Nous l’écraserons en conséquence, s’il le faut. Je répète, Prikodkho fait son travail, c’est tout ce qui m’importe, le reste, je m’en contrebalance.
-Et s’il préparait le terrain ? Et s’il préparait le terrain pour leurs conneries ? S’ils s’apprêtaient à…
-Cesse ! Leur contenu intellectuel se rapproche, en terme quantitatif et qualitatif, du cerveau du roi de Fiémance. Ils n’iront pas bien loin.
-Eh bien, je l’espère pour toi ».
Devant son épouse, le GPDP ne pouvait pas dire ce qu’il savait réellement.
Bien sûr, la montée du mouvement marsilien était canalisée, entravée par les services secrets, mais cela montrait des faiblesses.
Mais revenons à Yevgheniy Prikodkho.
Le personnage vaquait à ses occupations, s’attelant à la lourde tâche de remettre le train confédéré sur les voies.
Il était actuellement en train de rédiger la seconde mesure de son plan de réformes.
Comme si ça ne suffisait pas, le président de la République Socialiste du Kirkstan, Vassili Iakov, commençait lui aussi à se montrer réticent.
Conservateur de chez conservateur, il pensait que le réformisme forcené de Prikodkho amènerait à libéraliser le pays.
C’est au milieu de ses trois opposants principaux que Prikodkho et son double-menton s’apprêtait à mettre en place le deuxième pan de loi de sa réforme.
-Série de RPs sur la reprise économique confédérée, merci à Siman pour ses conseils-
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=319388YP2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/319388YP2.jpg[/img][/url]
Tout ne se passe pas toujours comme prévu…
De l’anti-réformisme primaire[/center]
Yevgheniy Prikodkho était vu par bon nombre de ses subordonnés comme un véritable héros.
En fait, il était pour beaucoup le seul homme capable de relever l’économie confédérée, au tapis suite aux guerres et aux opérations de reconstructions successives.
Bien évidemment, comme dans tout jeu politique, une telle renommée ne lui a pas attiré que des amis.
Un de ses opposants, au sein du gouvernement, était Esen Rezan, président de la République Socialiste de Juvna.
Et pour cause ! Prikodkho avait estimé que la corruption au Juvna-Est demeurait l’une des plus fortes au monde !
Cette statistique a été enterrée par le gouvernement confédéré, car normalement, les mesures imposées par la CESS éliminent en grande partie la corruption en question.
Ce n’était pas le cas : or, le seul organe capable de les contrer est l’Etat. Les juvniens, une fois de plus dans leur collimateur.
Peu le savent, mais récemment est paru un ouvrage en CESS : Des mythes du nouveau millénaire.
Cet ouvrage, vendu à près d’un million d’exemplaires, a été rédigé par un des plus grands intellectuels confédérés.
Un des plus grands, et l’un des plus terribles, pour le monde occidental du mois : il s’agit de Marko Siliov, surnommé Marsilius.
La thèse de l’ouvrage est simple : les peuples slaves sont supérieurs en tout point aux autres, ils ne veulent ni ne peuvent recevoir la gangrène libérale.
Si jamais un peuple slave est libéral dans son organisation, il n’est plus slave, il est déraciné, étron libre, perdu dans un océan de néant.
Ses opposants, sur le plan idéologique, ont crié au racialisme. Marsilius est aussi théoricien d’un état surpuissant et autarcique, rien que ça.
Au niveau spirituel, Marsilius et ses disciples –car il en a- sont profondément païens.
Le renouveau religieux connu en CESS a ouvert les portes à ses mouvements qui étaient totalement interdits avant.
Pourquoi parler de Marsilius ici ? Tout simplement parce que l’on pense qu’Yevgenhiy Prikodkho, l’homme qui redresse l’économie de la CESS, en est un fervent admirateur.
Vladimir Stramine, quant à lui, se moque de Marsilius, commettant peut-être la faute de ne pas s’en occuper.
Et le problème, c’est que selon Marsilius, les juvniens, donc Rezan, sont un sous-peuple indigne d’intérêt.
D’ailleurs, lors de l’invasion de Juvna, Marsilius avait suggéré l’idée de… raser complètement le pays pour en faire une colonie slave.
Rien que ça.
Récemment, lors d’une réunion des présidents de RS avec le Grand Président, Esen Rezan ne s’est pas gêné pour accuser Prikodkho de s’attaquer à Juvna pour cela.
Son discours fut réfuté par les chiffres : en effet, beaucoup d’argent produit en Juvna échappait au contrôle de l’Etat. Quelques milliers de Ki par ci par là…
Bref, tous prirent la défense d’Yevgheniy Prikodkho.
Tous, sauf la femme qui partage le lit de Vladimir Stramine. Elle l’apostropha le soir venu :
« -Tu sais bien que Rezan n’a pas tort. Prikodkho est un ami personnel de Marsilius, c’est Levistroï [patron des services renseignements confédérés, ndlr] qui l’a dit ! Lui-même ! Tu devrais te méfier de ce personnage.
-Il est ministre de l’économie, il gère l’économie du pays, je lui ai demandé de la redresser. Le fait-il, oui ou non ?
-Oui, ce n’est pas le…
-Alors c’est tout ce qui m’importe. Les mouvements néo-païens de Marsilius, c’est du vent.
-Du vent qui se vend. Il est lu, ce type, lu et réfléchi, les gens le connaissent.
-Nous l’écraserons en conséquence, s’il le faut. Je répète, Prikodkho fait son travail, c’est tout ce qui m’importe, le reste, je m’en contrebalance.
-Et s’il préparait le terrain ? Et s’il préparait le terrain pour leurs conneries ? S’ils s’apprêtaient à…
-Cesse ! Leur contenu intellectuel se rapproche, en terme quantitatif et qualitatif, du cerveau du roi de Fiémance. Ils n’iront pas bien loin.
-Eh bien, je l’espère pour toi ».
Devant son épouse, le GPDP ne pouvait pas dire ce qu’il savait réellement.
Bien sûr, la montée du mouvement marsilien était canalisée, entravée par les services secrets, mais cela montrait des faiblesses.
Mais revenons à Yevgheniy Prikodkho.
Le personnage vaquait à ses occupations, s’attelant à la lourde tâche de remettre le train confédéré sur les voies.
Il était actuellement en train de rédiger la seconde mesure de son plan de réformes.
Comme si ça ne suffisait pas, le président de la République Socialiste du Kirkstan, Vassili Iakov, commençait lui aussi à se montrer réticent.
Conservateur de chez conservateur, il pensait que le réformisme forcené de Prikodkho amènerait à libéraliser le pays.
C’est au milieu de ses trois opposants principaux que Prikodkho et son double-menton s’apprêtait à mettre en place le deuxième pan de loi de sa réforme.
-
Chaarden
[center]Plan d’autosuffisance économique[/center]
[center]-I De l’autosuffisance alimentaire I-[/center]
L’autosuffisance alimentaire est l’objectif essentiel à compléter pour apporter à sa nation les capacités de l’autarcie.
On peut décliner l’autosuffisance alimentaire, dans un cadre autarcique, en quatre points :
[quote]A- Avoir les moyens suffisants pour produire au sein de nos terres assez de denrées alimentaires pour nourrir chaque citoyen, à savoir cent millions de personnes.
B- Avoir les moyens de supporter les hivers et les mauvaises récoltes par une importante capacité de stockage.
C- Avoir la possibilité de développer une pratique agricole donnant des aliments d’une bonne qualité nutritionnelle et sanitaire.
D- Avoir la possibilité de mettre en place et d’entretenir des réseaux de distribution performants pour distribuer la nourriture. [/quote]
[center]-I De l’autosuffisance alimentaire I-[/center]
L’autosuffisance alimentaire est l’objectif essentiel à compléter pour apporter à sa nation les capacités de l’autarcie.
On peut décliner l’autosuffisance alimentaire, dans un cadre autarcique, en quatre points :
[quote]A- Avoir les moyens suffisants pour produire au sein de nos terres assez de denrées alimentaires pour nourrir chaque citoyen, à savoir cent millions de personnes.
B- Avoir les moyens de supporter les hivers et les mauvaises récoltes par une importante capacité de stockage.
C- Avoir la possibilité de développer une pratique agricole donnant des aliments d’une bonne qualité nutritionnelle et sanitaire.
D- Avoir la possibilité de mettre en place et d’entretenir des réseaux de distribution performants pour distribuer la nourriture. [/quote]
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Chaarden
[center]-I De l’autosuffisance alimentaire I-[/center]
A) Productivité : remplir l’assiette de chacun
Nourrir cent millions de personne relève du tour de force, surtout quand il s’agit d’utiliser uniquement son propre territoire, et rien d’autres. Cependant, il s’agit là de quelque chose de faisable, la densité démographique de la Confédération étant relativement faible. En effet, partons du principe qu’il faut environ un hectare par personne. Cet étalon-hectare contient symboliquement toute forme d’agriculture et d’élevage nécessaire à faire vivre une personne.
La Confédération a une superficie totale (hors Marutopia) de 3 005 000 km² (environ 33 habitants au km²).
Faire vivre une personne demande un hectare, soit 10 000 m² de terres disponibles à l’élevage et à l’agriculture.
Pour cent millions de personnes, il faut donc un million de km², ce qui représente approximativement 33,27% du territoire confédéré.
D’un point de vue strictement matériel, le climat et la géographie de nos terres permettent de mettre en place ce projet.
Pour le moment, on estime qu’environ 30% de la surface de la Confédération sont utilisés à des fins agricoles.
Le gouvernement annonce la mise en place d’un plan triennal qui se fixe comme objectif de porter cette superficie à 40% de la surface totale du pays, afin de conserver une marge de manœuvre suffisamment importante.
Le secteur primaire représente en ce moment 7% de l’économie confédérée. Il doit en représenter bien plus pour parvenir à l’autosuffisance alimentaire.
Le plan triennal, qui sera lancé dès les prochaines semaines, se fixe donc différents objectifs :
[quote]- Augmentation des surfaces agricoles cultivables, à grand renforts de spécialistes en agronomie. Le but n’est pas de saccager des pans entiers de la nature du pays. Une répartition plus équitable doit se faire. Des marais seront asséchés, des forêts défrichées, a fortiori. Cependant, d’autres terres, moins fertiles, et sur lesquelles on cultive aujourd’hui, seront reconverties : on y installera des forêts ou bien des petites plantes utiles à l’élevage. Sur les « highlands », on cultivera de l’orge, céréale ne nécessitant pas une terre très fertile.
- Multiplication des cheptels de bovins et de caprins, entre autres. Il deviendra obligatoire pour chaque foyer d’avoir au moins une poule par personne. Des poulaillers communautaires pourront être installés dans les villages. Pendant un an, une énorme opération de reproduction sera lancée, afin d’augmenter drastiquement la quantité de cheptels. Cette opération se poursuivra évidemment sur les années suivantes, bien que très légèrement atténuée. Les surfaces non-cultivables (car peu fertiles, ou en montagne…) seront privilégiées pour l’établissement de structures d’élevage. La triade domestique (porcs, vaches, chèvres/moutons) est privilégiée, bien que d’autres animaux soient bien évidemment présents. Chaque village aura la possibilité d’entretenir un petit bassin de pisciculture afin d’avoir des poissons frais. Ces bassins seront pris en compte sur les terres d’élevage.
- Arrangement des terres domestiques. Les villages construits ex-nihilo seront organisés de telle sorte à ce que chaque maison ait environ 200 m² de jardins, afin d’y installer des potagers. Autour des villages, on installera des dispositifs de « ceinture verte » et au-delà, les vastes champs en bocage ou en openfield. Sur les villages déjà existant, les potagers sont de manière générale plus petits, et les augmenter serait logistiquement assez compliqué. Il s’agit donc de compenser cela par une augmentation des terres agricoles autour. [/quote]
A) Productivité : remplir l’assiette de chacun
Nourrir cent millions de personne relève du tour de force, surtout quand il s’agit d’utiliser uniquement son propre territoire, et rien d’autres. Cependant, il s’agit là de quelque chose de faisable, la densité démographique de la Confédération étant relativement faible. En effet, partons du principe qu’il faut environ un hectare par personne. Cet étalon-hectare contient symboliquement toute forme d’agriculture et d’élevage nécessaire à faire vivre une personne.
La Confédération a une superficie totale (hors Marutopia) de 3 005 000 km² (environ 33 habitants au km²).
Faire vivre une personne demande un hectare, soit 10 000 m² de terres disponibles à l’élevage et à l’agriculture.
Pour cent millions de personnes, il faut donc un million de km², ce qui représente approximativement 33,27% du territoire confédéré.
D’un point de vue strictement matériel, le climat et la géographie de nos terres permettent de mettre en place ce projet.
Pour le moment, on estime qu’environ 30% de la surface de la Confédération sont utilisés à des fins agricoles.
Le gouvernement annonce la mise en place d’un plan triennal qui se fixe comme objectif de porter cette superficie à 40% de la surface totale du pays, afin de conserver une marge de manœuvre suffisamment importante.
Le secteur primaire représente en ce moment 7% de l’économie confédérée. Il doit en représenter bien plus pour parvenir à l’autosuffisance alimentaire.
Le plan triennal, qui sera lancé dès les prochaines semaines, se fixe donc différents objectifs :
[quote]- Augmentation des surfaces agricoles cultivables, à grand renforts de spécialistes en agronomie. Le but n’est pas de saccager des pans entiers de la nature du pays. Une répartition plus équitable doit se faire. Des marais seront asséchés, des forêts défrichées, a fortiori. Cependant, d’autres terres, moins fertiles, et sur lesquelles on cultive aujourd’hui, seront reconverties : on y installera des forêts ou bien des petites plantes utiles à l’élevage. Sur les « highlands », on cultivera de l’orge, céréale ne nécessitant pas une terre très fertile.
- Multiplication des cheptels de bovins et de caprins, entre autres. Il deviendra obligatoire pour chaque foyer d’avoir au moins une poule par personne. Des poulaillers communautaires pourront être installés dans les villages. Pendant un an, une énorme opération de reproduction sera lancée, afin d’augmenter drastiquement la quantité de cheptels. Cette opération se poursuivra évidemment sur les années suivantes, bien que très légèrement atténuée. Les surfaces non-cultivables (car peu fertiles, ou en montagne…) seront privilégiées pour l’établissement de structures d’élevage. La triade domestique (porcs, vaches, chèvres/moutons) est privilégiée, bien que d’autres animaux soient bien évidemment présents. Chaque village aura la possibilité d’entretenir un petit bassin de pisciculture afin d’avoir des poissons frais. Ces bassins seront pris en compte sur les terres d’élevage.
- Arrangement des terres domestiques. Les villages construits ex-nihilo seront organisés de telle sorte à ce que chaque maison ait environ 200 m² de jardins, afin d’y installer des potagers. Autour des villages, on installera des dispositifs de « ceinture verte » et au-delà, les vastes champs en bocage ou en openfield. Sur les villages déjà existant, les potagers sont de manière générale plus petits, et les augmenter serait logistiquement assez compliqué. Il s’agit donc de compenser cela par une augmentation des terres agricoles autour. [/quote]
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Chaarden
[center]-I De l’autosuffisance alimentaire I-[/center]
B) Stockage : prévoir des marges et des réserves
L’augmentation de la productivité dans les années à venir ne peut pas se faire sans son pendant naturel : une augmentation des capacités de stockage.
Si 40% des terres confédérées seront allouées aux productions agricoles et/ou élevages, il faudra évidemment augmenter le nombre de silos et greniers.
Cependant, plusieurs autres éléments sont à prendre en compte :
-La CESS, dans trois ans, n’importera plus aucune denrée alimentaire. Il faudra donc se reposer exclusivement sur la production nationale. Le premier point vu précédemment permettra de remédier à ce problème. Cependant, il faudra aussi mettre en place un moyen de conserver les aliments pendant longtemps, et l’on pense notamment aux céréales. Ceux-ci se gardent longtemps : les bottes de foin et de paille peuvent se conserver plusieurs années, pour être ensuite redistribuées aux différents cheptels. En ce qui concerne les denrées à consommation humaine, il faudra aussi les conserver, et c’est le second point.
-Le néo-traditionalisme confédéré, qui n’est pas une réaction pure et simple, ne renie pas le progrès technologie, et entend conserver le matériel agricole des campagnes. Toutefois, en plus de cela, il faudra remettre au goût du jour plusieurs méthodes de conservation. Chaque habitant devra avoir dans sa maison un cellier avec au moins un an de nourriture. Les circuits de répartition de la nourriture seront étudiés plus tard.
Le plan triennal mis en place dans les semaines à venir se fixe donc à nouveau une flopée d’objectifs jugée essentielle.
[quote]-La création de deux types de stockage : les silas et les horads. Leur rôle seront strictement les mêmes : ils serviront à stocker les denrées alimentaires à consommation humaine. Cependant, ils seront différenciés par leurs emplacements.
- Les silas sont les lieux de stockage non-communautaires, ils appartiennent officiellement à l’état et servent de réserve de longue durée, notamment en cas de coup dur (hiver rigoureux, mauvaises récoltes…). La matière organique étant ce qu’elle est, il faudra régulièrement faire tourner les stocks, en les transvasant dans les horads, puis en accueillant les nouvelles récoltes. Les silas seront notamment dans les grandes fermes et grandes exploitations agricoles. Ils serviront donc à engranger carottes, navets, patates, poreaux, courgettes, haricots, artichauts etc. La forme des silas sera tout à fait variable : ils pourront être construits sous la forme de cave (idéale pour les navets), de tours (pas mal pour les patates) ou de grandes simples (intéressant pour les carottes). On y mettra donc le surplus en attendant de le consommer. Les avancées technologiques seront utilisées pour la conservation des aliments : mises sous vide, frigos etc.
- Les horads sont différents par plusieurs aspects : tout d’abord, ils n’appartiennent pas à l’Etat. Ce dernier les supervise seulement par des agents locaux. Ils sont propriétés de la communauté. Les horads sont présents dans les petits villages, et leur rôle est de stocker la nourriture à consommer dans les jours suivant son entrée. On y trouve donc les produits des vergers par exemple, ainsi que le miel des ruches ou encore le poisson frais des villages possédant des petits lacs. Les horads sont un genre de celliers-boutiques où les villageois viennent remplir leurs paniers. Une famille du village est chargée de veiller à la distribution des denrées des horads (ce sont donc plusieurs personnes qui se relaient), afin que personne ne prenne trop et que personne ne soit en rade. C’est au niveau des horads que la monnaie disparaître la première. Pour le moment, le projet sera à l’essai dans quelques centaines de communautés seulement. En fonction des récoltes, les autorités locales fixeront un « plan alimentation » pour chaque personne. Par exemple : pour le mois d’avril 2029, dans la communauté de Metrily, le plan établira que chaque personne peut se procurer telle quantité de fruits (au choix, pommes, fraises etc.), telle quantité de céréales (au choix, blé etc.), telle quantité de viande (au choix mouton, bœuf etc.), telle quantité de féculents (au choix, pain, pâtes etc.)… Pour les produits plus rares, un roulement sera organisé. Les silas se chargeront de fournir équitablement les horads de sa région afin qu’aucun village ne soit lésé par rapport à un autre. Les villageois pourront formuler, lors des assemblées municipales, des réclamations s’ils se sentent défavorisés. La réalisation de ces plans sera pendant plusieurs années supervisée par des autorités supérieures, selon une stricte organisation pyramidale. Le but à –très- long terme est que chaque communauté puisse s’autogérer, et que le troc remplace finalement la monnaie. Les horads sont bien évidemment des supplétifs aux potagers de chaque maison. N’importe quelle personne peut choisir de ne pas avoir de potager pour se consacrer à d’autres activités, et se servir de celles-ci pour avoir de quoi troquer à l’horad de son village.
-A côté des silas, dans les exploitations agricoles, il y aura des sklieps. Il s’agit de grands hangars, granges ou autres constructions qui servent à engranger les denrées à consommation animale. On y engrangera le maïs, le blé, le foin ou encore la paille. On peut noter que parfois, les villageois, lorsqu’ils débroussailleront ou tondront leur pelouse, pourront fournir les végétaux coupés aux horads, afin que ces derniers les transmettent aux sklieps, les bêtes aiment beaucoup cela. Tous ces végétaux stockés pourront servir à nourrir les bêtes en automne/hiver principalement, sauf pour les éventuels reproductrices, qui en auront besoin toute l’année, puisque restant toute l’année justement, à l’intérieur. La plupart du temps, on fera en sorte que les animaux se nourrissent sur les pâturages prévus à cet effet, dans les plaines ou les montagnes confédérées. Des petites bâtisses seront installées dans ces lieux pour recevoir les troupeaux. Les sklieps ne seront que des lieux de stockage massifs de nourritures particulières.
-Un quatrième type de stocks, les jezias, seront installés. Ils seront les plus éloignés des communautés villageoises, de même que les cultures qu’ils seront chargés de contenir après la récolte. Dans les jezias seront stockés les produits non-consommables par les hommes. Prenons trois exemples. Les betteraves sucrières : on ne peut les consommer directement. Du moins, c’est particulièrement désagréable. La Confédération s’étant fermée à l’importation, elle ne vit aujourd’hui que sur ses stocks de sucre. Il faut ainsi mettre en place de productions de substitution : production de betteraves sucrières afin d’obtenir du sucre dans des installations adéquates, généralement situées en ville, il faut bien que ces dernières servent à quelque chose, en l’occurrence à recevoir la pollution désormais indésirable à la campagne. Second exemple : le tournesol. On pourra se permettre de rapprocher ceux-ci des habitations, mais leur production et leur récolte devront se faire comme n’importe quel autre végétal. Le but de la production de tournesol : devenir autosuffisant en huile, à but alimentaire et autres, d’ailleurs. L’huile de tournesol pourra satisfaire la demande nationale en huile : c’est efficace et peu coûteux. Troisième exemple : le colza. Petit à petit, chaque année, les importations en pétrole vont diminuer. Il faudra donc remplacer les carburants avec quelque chose d’écologique et de biodégradable, afin que l’on puisse en produire sans limite sur le sol confédéré. Le carburant à base de colza est tout désigné. Ce remplacement énergétique dépassera le cadre du plan triennal et s’étendra sur plusieurs années, au moins. Voilà donc le rôle des jezias : recueillir les récoltes de ces productions en attendant leur envoi vers les différents centres de productions.
-Dans chaque village, on assistera à la mise en place d’ateliers de productions traditionnelles. Conserver la nourriture passe par sa transformation. Différents exemples viennent naturelle à l’esprit : premièrement, le lait. Très difficile à conserver, puisqu’il tourne assez facilement, il suffit d’en faire du fromage. Ces ateliers seront organisés de sorte à ce que le lait arrivant des fermes alentours puisse être transformé en différentes variantes de fromage, très facilement conservable. Parfois, les sous-sols des horads pourront servir de caves à fromage (comme de caves à vins d’ailleurs), ou alors des sous-sols de bâtiments spéciaux. Un autre exemple typique est la conservation de la viande. Il existe plusieurs moyens, tout à fait adaptés à une campagne. L’installation de chambres froides se fera afin de conserver les gros morceaux de viande. Cependant, il est plus agréable de conserver la viande chez soi : installer chez chacun des réfrigérateurs est un but à terme. Les réfrigérateurs sont très « électrophages », malheureusement, et une réduction de la consommation énergétique est un but de la Confédération à terme. C’est pourquoi, sur les côtes confédérées, les usines de dessalement de l’eau de mer vont tourner à plein régime, afin de produire pour chaque citoyen une quantité suffisante de sel, très utile à la conservation de la viande. De même, des processus de fumaison s’allieront aux processus de salaison. Le tout dans le but de conserver du mieux possible les protéines de la viande. A côté de cela, on reviendra à d’anciennes méthodes, que l’on appelle des conserves. Elles sont déjà très répandues dans le pays, et on encouragera leur production : quoi de mieux pour conserver différentes denrées pendant des années ? Il sera conseillé à chaque communauté de mettre en « conservation de longue durée » une petite partie des récoltes. Produire, oui, mais conserver, c’est encore mieux ![/quote]
B) Stockage : prévoir des marges et des réserves
L’augmentation de la productivité dans les années à venir ne peut pas se faire sans son pendant naturel : une augmentation des capacités de stockage.
Si 40% des terres confédérées seront allouées aux productions agricoles et/ou élevages, il faudra évidemment augmenter le nombre de silos et greniers.
Cependant, plusieurs autres éléments sont à prendre en compte :
-La CESS, dans trois ans, n’importera plus aucune denrée alimentaire. Il faudra donc se reposer exclusivement sur la production nationale. Le premier point vu précédemment permettra de remédier à ce problème. Cependant, il faudra aussi mettre en place un moyen de conserver les aliments pendant longtemps, et l’on pense notamment aux céréales. Ceux-ci se gardent longtemps : les bottes de foin et de paille peuvent se conserver plusieurs années, pour être ensuite redistribuées aux différents cheptels. En ce qui concerne les denrées à consommation humaine, il faudra aussi les conserver, et c’est le second point.
-Le néo-traditionalisme confédéré, qui n’est pas une réaction pure et simple, ne renie pas le progrès technologie, et entend conserver le matériel agricole des campagnes. Toutefois, en plus de cela, il faudra remettre au goût du jour plusieurs méthodes de conservation. Chaque habitant devra avoir dans sa maison un cellier avec au moins un an de nourriture. Les circuits de répartition de la nourriture seront étudiés plus tard.
Le plan triennal mis en place dans les semaines à venir se fixe donc à nouveau une flopée d’objectifs jugée essentielle.
[quote]-La création de deux types de stockage : les silas et les horads. Leur rôle seront strictement les mêmes : ils serviront à stocker les denrées alimentaires à consommation humaine. Cependant, ils seront différenciés par leurs emplacements.
- Les silas sont les lieux de stockage non-communautaires, ils appartiennent officiellement à l’état et servent de réserve de longue durée, notamment en cas de coup dur (hiver rigoureux, mauvaises récoltes…). La matière organique étant ce qu’elle est, il faudra régulièrement faire tourner les stocks, en les transvasant dans les horads, puis en accueillant les nouvelles récoltes. Les silas seront notamment dans les grandes fermes et grandes exploitations agricoles. Ils serviront donc à engranger carottes, navets, patates, poreaux, courgettes, haricots, artichauts etc. La forme des silas sera tout à fait variable : ils pourront être construits sous la forme de cave (idéale pour les navets), de tours (pas mal pour les patates) ou de grandes simples (intéressant pour les carottes). On y mettra donc le surplus en attendant de le consommer. Les avancées technologiques seront utilisées pour la conservation des aliments : mises sous vide, frigos etc.
- Les horads sont différents par plusieurs aspects : tout d’abord, ils n’appartiennent pas à l’Etat. Ce dernier les supervise seulement par des agents locaux. Ils sont propriétés de la communauté. Les horads sont présents dans les petits villages, et leur rôle est de stocker la nourriture à consommer dans les jours suivant son entrée. On y trouve donc les produits des vergers par exemple, ainsi que le miel des ruches ou encore le poisson frais des villages possédant des petits lacs. Les horads sont un genre de celliers-boutiques où les villageois viennent remplir leurs paniers. Une famille du village est chargée de veiller à la distribution des denrées des horads (ce sont donc plusieurs personnes qui se relaient), afin que personne ne prenne trop et que personne ne soit en rade. C’est au niveau des horads que la monnaie disparaître la première. Pour le moment, le projet sera à l’essai dans quelques centaines de communautés seulement. En fonction des récoltes, les autorités locales fixeront un « plan alimentation » pour chaque personne. Par exemple : pour le mois d’avril 2029, dans la communauté de Metrily, le plan établira que chaque personne peut se procurer telle quantité de fruits (au choix, pommes, fraises etc.), telle quantité de céréales (au choix, blé etc.), telle quantité de viande (au choix mouton, bœuf etc.), telle quantité de féculents (au choix, pain, pâtes etc.)… Pour les produits plus rares, un roulement sera organisé. Les silas se chargeront de fournir équitablement les horads de sa région afin qu’aucun village ne soit lésé par rapport à un autre. Les villageois pourront formuler, lors des assemblées municipales, des réclamations s’ils se sentent défavorisés. La réalisation de ces plans sera pendant plusieurs années supervisée par des autorités supérieures, selon une stricte organisation pyramidale. Le but à –très- long terme est que chaque communauté puisse s’autogérer, et que le troc remplace finalement la monnaie. Les horads sont bien évidemment des supplétifs aux potagers de chaque maison. N’importe quelle personne peut choisir de ne pas avoir de potager pour se consacrer à d’autres activités, et se servir de celles-ci pour avoir de quoi troquer à l’horad de son village.
-A côté des silas, dans les exploitations agricoles, il y aura des sklieps. Il s’agit de grands hangars, granges ou autres constructions qui servent à engranger les denrées à consommation animale. On y engrangera le maïs, le blé, le foin ou encore la paille. On peut noter que parfois, les villageois, lorsqu’ils débroussailleront ou tondront leur pelouse, pourront fournir les végétaux coupés aux horads, afin que ces derniers les transmettent aux sklieps, les bêtes aiment beaucoup cela. Tous ces végétaux stockés pourront servir à nourrir les bêtes en automne/hiver principalement, sauf pour les éventuels reproductrices, qui en auront besoin toute l’année, puisque restant toute l’année justement, à l’intérieur. La plupart du temps, on fera en sorte que les animaux se nourrissent sur les pâturages prévus à cet effet, dans les plaines ou les montagnes confédérées. Des petites bâtisses seront installées dans ces lieux pour recevoir les troupeaux. Les sklieps ne seront que des lieux de stockage massifs de nourritures particulières.
-Un quatrième type de stocks, les jezias, seront installés. Ils seront les plus éloignés des communautés villageoises, de même que les cultures qu’ils seront chargés de contenir après la récolte. Dans les jezias seront stockés les produits non-consommables par les hommes. Prenons trois exemples. Les betteraves sucrières : on ne peut les consommer directement. Du moins, c’est particulièrement désagréable. La Confédération s’étant fermée à l’importation, elle ne vit aujourd’hui que sur ses stocks de sucre. Il faut ainsi mettre en place de productions de substitution : production de betteraves sucrières afin d’obtenir du sucre dans des installations adéquates, généralement situées en ville, il faut bien que ces dernières servent à quelque chose, en l’occurrence à recevoir la pollution désormais indésirable à la campagne. Second exemple : le tournesol. On pourra se permettre de rapprocher ceux-ci des habitations, mais leur production et leur récolte devront se faire comme n’importe quel autre végétal. Le but de la production de tournesol : devenir autosuffisant en huile, à but alimentaire et autres, d’ailleurs. L’huile de tournesol pourra satisfaire la demande nationale en huile : c’est efficace et peu coûteux. Troisième exemple : le colza. Petit à petit, chaque année, les importations en pétrole vont diminuer. Il faudra donc remplacer les carburants avec quelque chose d’écologique et de biodégradable, afin que l’on puisse en produire sans limite sur le sol confédéré. Le carburant à base de colza est tout désigné. Ce remplacement énergétique dépassera le cadre du plan triennal et s’étendra sur plusieurs années, au moins. Voilà donc le rôle des jezias : recueillir les récoltes de ces productions en attendant leur envoi vers les différents centres de productions.
-Dans chaque village, on assistera à la mise en place d’ateliers de productions traditionnelles. Conserver la nourriture passe par sa transformation. Différents exemples viennent naturelle à l’esprit : premièrement, le lait. Très difficile à conserver, puisqu’il tourne assez facilement, il suffit d’en faire du fromage. Ces ateliers seront organisés de sorte à ce que le lait arrivant des fermes alentours puisse être transformé en différentes variantes de fromage, très facilement conservable. Parfois, les sous-sols des horads pourront servir de caves à fromage (comme de caves à vins d’ailleurs), ou alors des sous-sols de bâtiments spéciaux. Un autre exemple typique est la conservation de la viande. Il existe plusieurs moyens, tout à fait adaptés à une campagne. L’installation de chambres froides se fera afin de conserver les gros morceaux de viande. Cependant, il est plus agréable de conserver la viande chez soi : installer chez chacun des réfrigérateurs est un but à terme. Les réfrigérateurs sont très « électrophages », malheureusement, et une réduction de la consommation énergétique est un but de la Confédération à terme. C’est pourquoi, sur les côtes confédérées, les usines de dessalement de l’eau de mer vont tourner à plein régime, afin de produire pour chaque citoyen une quantité suffisante de sel, très utile à la conservation de la viande. De même, des processus de fumaison s’allieront aux processus de salaison. Le tout dans le but de conserver du mieux possible les protéines de la viande. A côté de cela, on reviendra à d’anciennes méthodes, que l’on appelle des conserves. Elles sont déjà très répandues dans le pays, et on encouragera leur production : quoi de mieux pour conserver différentes denrées pendant des années ? Il sera conseillé à chaque communauté de mettre en « conservation de longue durée » une petite partie des récoltes. Produire, oui, mais conserver, c’est encore mieux ![/quote]
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Chaarden
[center]-I De l’autosuffisance alimentaire I-[/center]
C) Des aliments sains et une pratique agricole écologique
-Plusieurs données supplémentaires sont à prendre en compte dans le projet d’autosuffisance alimentaire confédéré. Tout d’abord, pour mettre en place le troisième point développé ici, il faudra là aussi deux ou trois plans triennaux. Cela ne posera pas de soucis particuliers, au vue des moyens mis à disposition.
-Afin de maintenir ce programme cohérent, il faut réussir à conjuguer une augmentation de la productivité avec ce troisième point, et c’est précisément là que ça se corse. Tout doit se faire pas à pas, petit à petit, les réserves étant encore très importantes en Confédération.
-Des aliments sains supposent une pratique agricole respectueuse de l’environnement. Cela signifie d’un côté une diminution drastique de la pollution –dans les campagnes en priorité évidemment- ainsi qu’une utilisation accrue des méthodes de culture écologique.
Sur deux plans triennaux, on étale à nouveau des objectifs pour accomplir ce troisième point.
[quote]-Le progrès technologique n’est pas renié en Confédération. Il s’agit au contraire de le plier aux nouvelles demandes du néo-traditionalisme théorisé par Vladimir Stramine. Pour se faire, un point est capital, il s’agit des carburants. Comme précisé dans les précédents points, la consommation en carburant va être drastiquement réduite dans les années à venir, réservée à l’armée et aux forces de l’ordre. La production nationale d’essence devra être suffisante. Cependant, la Confédération dispose d’un atout majeur, à savoir des usines de fabrication de moteurs très performantes. Il s’agit de transformer ces moteurs, par quelques procédés technologiques avancés, afin de les faire fonctionner avec de l’huile de colza. On sait comment le faire, cela existe déjà dans bon nombre de pays. Ici, il s’agit de le généraliser. Pour cette raison, les plantations de colza ont explosés dans tout le pays, et seront multipliées par dix dans les trois ans à venir. L’avantage est que le colza ne demande pas un sol extrêmement riche, et peut par ailleurs se cultiver très facilement, n’importe où, et même, on aime parfois s’en débarrasser. Carburants écologiques, donnés en priorité aux engins agricoles, puis aux engins publics (bus…) et ensuite aux citoyens, seront un grand pas pour la CESS.
-Une nourriture saine ne peut l’être que grâce à un entretien régulier des plantations. Dieu a tout donné à l’Homme, dans la nature, pour que celui-ci puisse se nourrir. Cependant, péché originel oblige, de l’huile de coude doit être utilisée. Jusqu’à maintenant, et dans un très grand nombre de pays dans le monde, les traitements contre les nuisibles (terme banni du vocabulaire agricole, sauf pour parler des Fiémançais) se font à coups de pesticides et d’engrais chimiques terriblement polluants. En CESS, ceux-ci seront désormais réservés à la guerre. A présent, on entend utiliser des produits d’origine végétale ou au moins inoffensifs pour la nature. Par exemple, la fertilisation des terres pourra se faire par le dépôt de cendres, ou par la culture, à années régulières, de plantes particulières, qui ont pour fonction d’aider les sols à régénérer leurs sels minéraux. Il y aura donc un arrêt de la jachère passive au profit de la jachère active.
-Les connaissances scientifiques seront mises à disposition de l’agriculture, afin de déceler d’éventuelles maladies ou problèmes quelconques chez le bétail ou même dans les ruches, qui vont elles aussi voir leur nombre s’accroître. Des croisements intelligents et réfléchis auront lieu, pour améliorer des caractéristiques de certains animaux (production de laine accrue chez les moutons, accroissement de la masse musculaire des bœufs…), et toute manipulation génétique, injection d’hormones, sera bien évidemment proscrit.
-La consommation de poissons va augmenter. Riches en oméga 3, ils sont une source de nourriture de bonne qualité, mais cette source demeure fragile et facilement en proie à n’importe quelle variation de la qualité de l’eau dans laquelle elle demeure. Une fois encore, la technologie servira à déterminer la qualité des ressources halieutiques. Régulièrement, des échantillons d’eau et de poisson seront analysés dans des laboratoires spécialisés afin de garantir une alimentation saine.
-A été évoqué précédemment la nécessité de terres et d’eaux saines. Cela comprend des analyses régulières, mais aussi, et surtout, la garantie de bons résultats à ces analyses. L’utilisation d’engrais et de carburants d’origine végétale sera déjà une avancée énorme dans la diminution de la pollution en CESS. Ce ne sera pas pour autant suffisant. Le traitement des déchets sera un autre sujet à mettre en avant. Les circuits de recyclage vont être améliorés et plus accessibles (géographiquement). De plus, chaque village sera obligé d’entretenir un compost commun, dont le contenu sera régulièrement distribué dans les jardins et potagers dudit village.
Les usines n’auront rigoureusement pas le droit de virer leurs déchets dans les eaux ou même de les enterrer. Ce qui peut être recyclé sera recyclé, le reste sera détruit ou brûlé. Les cendres sont toujours utiles pour fertiliser les terres… [/quote]
C) Des aliments sains et une pratique agricole écologique
-Plusieurs données supplémentaires sont à prendre en compte dans le projet d’autosuffisance alimentaire confédéré. Tout d’abord, pour mettre en place le troisième point développé ici, il faudra là aussi deux ou trois plans triennaux. Cela ne posera pas de soucis particuliers, au vue des moyens mis à disposition.
-Afin de maintenir ce programme cohérent, il faut réussir à conjuguer une augmentation de la productivité avec ce troisième point, et c’est précisément là que ça se corse. Tout doit se faire pas à pas, petit à petit, les réserves étant encore très importantes en Confédération.
-Des aliments sains supposent une pratique agricole respectueuse de l’environnement. Cela signifie d’un côté une diminution drastique de la pollution –dans les campagnes en priorité évidemment- ainsi qu’une utilisation accrue des méthodes de culture écologique.
Sur deux plans triennaux, on étale à nouveau des objectifs pour accomplir ce troisième point.
[quote]-Le progrès technologique n’est pas renié en Confédération. Il s’agit au contraire de le plier aux nouvelles demandes du néo-traditionalisme théorisé par Vladimir Stramine. Pour se faire, un point est capital, il s’agit des carburants. Comme précisé dans les précédents points, la consommation en carburant va être drastiquement réduite dans les années à venir, réservée à l’armée et aux forces de l’ordre. La production nationale d’essence devra être suffisante. Cependant, la Confédération dispose d’un atout majeur, à savoir des usines de fabrication de moteurs très performantes. Il s’agit de transformer ces moteurs, par quelques procédés technologiques avancés, afin de les faire fonctionner avec de l’huile de colza. On sait comment le faire, cela existe déjà dans bon nombre de pays. Ici, il s’agit de le généraliser. Pour cette raison, les plantations de colza ont explosés dans tout le pays, et seront multipliées par dix dans les trois ans à venir. L’avantage est que le colza ne demande pas un sol extrêmement riche, et peut par ailleurs se cultiver très facilement, n’importe où, et même, on aime parfois s’en débarrasser. Carburants écologiques, donnés en priorité aux engins agricoles, puis aux engins publics (bus…) et ensuite aux citoyens, seront un grand pas pour la CESS.
-Une nourriture saine ne peut l’être que grâce à un entretien régulier des plantations. Dieu a tout donné à l’Homme, dans la nature, pour que celui-ci puisse se nourrir. Cependant, péché originel oblige, de l’huile de coude doit être utilisée. Jusqu’à maintenant, et dans un très grand nombre de pays dans le monde, les traitements contre les nuisibles (terme banni du vocabulaire agricole, sauf pour parler des Fiémançais) se font à coups de pesticides et d’engrais chimiques terriblement polluants. En CESS, ceux-ci seront désormais réservés à la guerre. A présent, on entend utiliser des produits d’origine végétale ou au moins inoffensifs pour la nature. Par exemple, la fertilisation des terres pourra se faire par le dépôt de cendres, ou par la culture, à années régulières, de plantes particulières, qui ont pour fonction d’aider les sols à régénérer leurs sels minéraux. Il y aura donc un arrêt de la jachère passive au profit de la jachère active.
-Les connaissances scientifiques seront mises à disposition de l’agriculture, afin de déceler d’éventuelles maladies ou problèmes quelconques chez le bétail ou même dans les ruches, qui vont elles aussi voir leur nombre s’accroître. Des croisements intelligents et réfléchis auront lieu, pour améliorer des caractéristiques de certains animaux (production de laine accrue chez les moutons, accroissement de la masse musculaire des bœufs…), et toute manipulation génétique, injection d’hormones, sera bien évidemment proscrit.
-La consommation de poissons va augmenter. Riches en oméga 3, ils sont une source de nourriture de bonne qualité, mais cette source demeure fragile et facilement en proie à n’importe quelle variation de la qualité de l’eau dans laquelle elle demeure. Une fois encore, la technologie servira à déterminer la qualité des ressources halieutiques. Régulièrement, des échantillons d’eau et de poisson seront analysés dans des laboratoires spécialisés afin de garantir une alimentation saine.
-A été évoqué précédemment la nécessité de terres et d’eaux saines. Cela comprend des analyses régulières, mais aussi, et surtout, la garantie de bons résultats à ces analyses. L’utilisation d’engrais et de carburants d’origine végétale sera déjà une avancée énorme dans la diminution de la pollution en CESS. Ce ne sera pas pour autant suffisant. Le traitement des déchets sera un autre sujet à mettre en avant. Les circuits de recyclage vont être améliorés et plus accessibles (géographiquement). De plus, chaque village sera obligé d’entretenir un compost commun, dont le contenu sera régulièrement distribué dans les jardins et potagers dudit village.
Les usines n’auront rigoureusement pas le droit de virer leurs déchets dans les eaux ou même de les enterrer. Ce qui peut être recyclé sera recyclé, le reste sera détruit ou brûlé. Les cendres sont toujours utiles pour fertiliser les terres… [/quote]
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Chaarden
[center]-I De l’autosuffisance alimentaire I-[/center]
D) Des réseaux de distribution efficace
La nourriture, une fois saine, engrangée par tonnes dans de nombreux silos et autres greniers, devra être distribuée. Ce chapitre sera plus court que les autres, on y décrira les mécanismes de distribution, peu nombreux, mais efficaces.
[quote]Chaque commune étant dotée de terres cultivables et suffisamment étendues pour pouvoir nourrir tout le monde, les greniers et silos devront contenter la plupart des besoins nutritionnels de chaque citoyen. Cependant, diversité calorique et autres facteurs obligent, certains villages du Nord du pays pourront cultiver des produits dont le Sud aura besoin et ne pourra pas produire. L’exemple le plus classique étant l’orge, se cultivant très bien au Nord, céréale très utile, mais au rendement faible au Sud. Il faudra donc organiser des circuits de distribution visant à une répartition équitable, se passant d’ailleurs du système ignoble que l’on appelle monnaie. En fonction des récoltes, chaque année, des « listes d’équivalence » seront instaurées. Par exemple, un kilo de pommes de terre ne sera plus défini comme valant 30 Ki, mais plutôt comme valant 5 kilos de blé, ou 2 de miel. Il s’agit là d’un exemple grossier. Ensuite, un réseau informatique sera installé dans les mairies de chaque village, afin de prendre contact avec des villages plus ou moins éloignés et disposant de ressources recherchées.
Cas pratique : Le village A a produit trois tonnes de pommes de terre. Il choisit, suite à une réunion démocratique de ses membres, de marchander 300 kilos, jugés superflus. Ce village a par ailleurs envie de diversifier sa nourriture et de proposer à ses habitants des légumes plus difficilement cultivables dans leurs potagers, comme les tomates ou les concombres. On se rend donc sur le réseau national d’échanges de biens, dans la catégorie nourriture, et l’on cherche un village B, qui, lui, aura besoin de pommes de terre et pourra marchander ses légumes. Des techniques pourront être mises en place : les pommes de terre ne seront peut-être pas utiles au village B, mais lui permettront d’acquérir du café au port le plus proche. Une fois la prise de contact effectuée, des camions spéciaux (ou des trains, selon la distance) sont mis en branle et les marchandises circulent. Bien évidemment, des contrôles fréquents seront réalisés par les autorités, afin de s’assurer que personne ne triche sur ses capacités.
Dans le cas de bien non-alimentaire et de petite taille (électroménager, textile, livres…), plusieurs systèmes sont créés :
-le wagon-marchand : à la queue de certains trains seront disponibles des wagons spéciaux, disposant des biens cités plus haut. L’argent ayant été éliminé à l’intérieur du pays, un nouveau système d’achat est mis en place. Ces trains viennent de villes ou de villages voisins (ils font généralement la jonction entre les campagnes et les villes, où se trouvent encore les collèges, lycées, universités, centres de recherche, bref, le gros tertiaire et une bonne part de l’industriel aussi). Les marchands-wagons se voient donner des biens par les citadins, qui sont donc les biens cités plus haut. Toujours selon, un système d’équivalence, un rural se rendant à ce train pourra acquérir un bien en échange de ce qu’il peut apporter. Le marchand-wagon possède une liste établie par les citadins, notifiant leurs besoins. La liste est envoyée par internet à la mairie du village auquel s’arrêtera le train, afin de gagner du temps. Cas pratique : en ville, la corporation d’ouvriers travaillant dans le textile décide de mettre vingt pulls de différentes tailles dans le wagon-marchand. Le marchand-wagon prend en note, se renseignant sur la liste d’équivalence, des besoins des ouvriers. Généralement, ce seront des denrées alimentaires qui seront demandées, la ville ne donnant que peu de place à la production agricole. Les vingt pulls seront échangés contre vingt kilos de patates chacun, ou dix kilos de patates et trois de viande bovine, par exemple. A noter que les ouvriers pourront être très polyvalents et travailler dans plusieurs usines, mais ça, c’est un autre sujet.
-les colporteurs : Ce vieux métier, disparu depuis plusieurs décennies, va être remis au goût du jour, selon des modalités particulières pas encore définies par le gouvernement. Ce sera un marchand itinérant, qui procurera des biens moins « conventionnels » que les wagons-marchands ou les boutiques diverses. Il se déplacera en carriole, et sera surtout nourri et hébergé par les habitants des villages où il ne passera jamais plus de deux jours.
-les petites boutiques : Les supermarchés n’ayant jamais pénétré les frontières confédérés, et tant mieux, le petit commerce a toujours été sauvegardé. Il le sera maintenant bien plus qu’avant. Dans les grands villages (entre 800 et 3000 habitants), des boutiques seront installées, comme des quincailleries, drogueries etc. Le tenant du commerce en question n’en fera pas son activité unique, ce n’est pas suffisant, et ne sera pas ouvert tous les jours. Il ouvrira régulièrement et se fera payer par équivalence. Il ira ensuite se ravitailler en produit au wagon-marchand en échange de ce qu’il a reçu des ruraux alentours. Des partenariats petits commerces/colporteurs sont à l’étude, afin de désengorger les wagons-marchands.
-les "grands produits" : il s'agit là des camions, voitures, matériaux de construction... Ceux-ci seront à commander au wagon-marchand, qui transmettra la "commande" aux usines de sa ville. Les ressources données en échange seront évidemment très importantes et pourront s'étaler sur plusieurs mois, voire années, dans une certaine limite. Les réseaux de chemins de fer allant grandissant, il sera d'ailleurs possible, comme cela se fait déjà beaucoup, aux ruraux d'aller travailler en usine, peut-être un ou deux jours par semaine, pour faire un peu diminuer la quantité de ressources à donner pour la production des grands produits.
Et les villes ?
Comme dit précédemment, les villes ne pourront pas échanger de produits agricoles. Il y aura des espaces potagers en ville, oui, mais pas de quoi nourrir toute sa population. Une partie des citadins (travaillant dans le secteur secondaire, et qui viennent d’ailleurs parfois des villages alentours, via le très large réseau de train) pourra aisément échanger sa production contre de la nourriture des campagnes. Nous l’avons précisé avant, pull contre patates, frigos contre pains, jouets contre laine (quand même !), bibelots en porcelaine contre bois, etc. Bref, les équivalences sont multiples, diverses, variées et combleront les besoins.
En revanche, il reste le cas des personnes travaillant dans le tertiaire, les fonctionnaires, vu qu’on est en CESS. Un professeur, un archéologue ou un chauffeur de train ne produisent rien de matériel pouvant être échangé. En revanche, étant utiles à la société, évidemment, ils doivent recevoir de quoi subsister. Ainsi, la CESS mettra en place un système de « Haute-équivalence », qui est en fait un impôt que l’on noie dans les échanges réguliers. Les commerçants devront présenter, et les listes d’équivalence aussi, une « haute-équivalence », c’est-à-dire une petite quantité de biens en plus qui sera distribuée aux fonctionnaires. Cas pratique : Un pull sera échangé contre dix kilos de patates, dont trois de haute-équivalence. Ce qui signifie que sur ces dix kilos, sept iront aux ouvriers, et trois aux fonctionnaires de la commune en question. [/quote]
D) Des réseaux de distribution efficace
La nourriture, une fois saine, engrangée par tonnes dans de nombreux silos et autres greniers, devra être distribuée. Ce chapitre sera plus court que les autres, on y décrira les mécanismes de distribution, peu nombreux, mais efficaces.
[quote]Chaque commune étant dotée de terres cultivables et suffisamment étendues pour pouvoir nourrir tout le monde, les greniers et silos devront contenter la plupart des besoins nutritionnels de chaque citoyen. Cependant, diversité calorique et autres facteurs obligent, certains villages du Nord du pays pourront cultiver des produits dont le Sud aura besoin et ne pourra pas produire. L’exemple le plus classique étant l’orge, se cultivant très bien au Nord, céréale très utile, mais au rendement faible au Sud. Il faudra donc organiser des circuits de distribution visant à une répartition équitable, se passant d’ailleurs du système ignoble que l’on appelle monnaie. En fonction des récoltes, chaque année, des « listes d’équivalence » seront instaurées. Par exemple, un kilo de pommes de terre ne sera plus défini comme valant 30 Ki, mais plutôt comme valant 5 kilos de blé, ou 2 de miel. Il s’agit là d’un exemple grossier. Ensuite, un réseau informatique sera installé dans les mairies de chaque village, afin de prendre contact avec des villages plus ou moins éloignés et disposant de ressources recherchées.
Cas pratique : Le village A a produit trois tonnes de pommes de terre. Il choisit, suite à une réunion démocratique de ses membres, de marchander 300 kilos, jugés superflus. Ce village a par ailleurs envie de diversifier sa nourriture et de proposer à ses habitants des légumes plus difficilement cultivables dans leurs potagers, comme les tomates ou les concombres. On se rend donc sur le réseau national d’échanges de biens, dans la catégorie nourriture, et l’on cherche un village B, qui, lui, aura besoin de pommes de terre et pourra marchander ses légumes. Des techniques pourront être mises en place : les pommes de terre ne seront peut-être pas utiles au village B, mais lui permettront d’acquérir du café au port le plus proche. Une fois la prise de contact effectuée, des camions spéciaux (ou des trains, selon la distance) sont mis en branle et les marchandises circulent. Bien évidemment, des contrôles fréquents seront réalisés par les autorités, afin de s’assurer que personne ne triche sur ses capacités.
Dans le cas de bien non-alimentaire et de petite taille (électroménager, textile, livres…), plusieurs systèmes sont créés :
-le wagon-marchand : à la queue de certains trains seront disponibles des wagons spéciaux, disposant des biens cités plus haut. L’argent ayant été éliminé à l’intérieur du pays, un nouveau système d’achat est mis en place. Ces trains viennent de villes ou de villages voisins (ils font généralement la jonction entre les campagnes et les villes, où se trouvent encore les collèges, lycées, universités, centres de recherche, bref, le gros tertiaire et une bonne part de l’industriel aussi). Les marchands-wagons se voient donner des biens par les citadins, qui sont donc les biens cités plus haut. Toujours selon, un système d’équivalence, un rural se rendant à ce train pourra acquérir un bien en échange de ce qu’il peut apporter. Le marchand-wagon possède une liste établie par les citadins, notifiant leurs besoins. La liste est envoyée par internet à la mairie du village auquel s’arrêtera le train, afin de gagner du temps. Cas pratique : en ville, la corporation d’ouvriers travaillant dans le textile décide de mettre vingt pulls de différentes tailles dans le wagon-marchand. Le marchand-wagon prend en note, se renseignant sur la liste d’équivalence, des besoins des ouvriers. Généralement, ce seront des denrées alimentaires qui seront demandées, la ville ne donnant que peu de place à la production agricole. Les vingt pulls seront échangés contre vingt kilos de patates chacun, ou dix kilos de patates et trois de viande bovine, par exemple. A noter que les ouvriers pourront être très polyvalents et travailler dans plusieurs usines, mais ça, c’est un autre sujet.
-les colporteurs : Ce vieux métier, disparu depuis plusieurs décennies, va être remis au goût du jour, selon des modalités particulières pas encore définies par le gouvernement. Ce sera un marchand itinérant, qui procurera des biens moins « conventionnels » que les wagons-marchands ou les boutiques diverses. Il se déplacera en carriole, et sera surtout nourri et hébergé par les habitants des villages où il ne passera jamais plus de deux jours.
-les petites boutiques : Les supermarchés n’ayant jamais pénétré les frontières confédérés, et tant mieux, le petit commerce a toujours été sauvegardé. Il le sera maintenant bien plus qu’avant. Dans les grands villages (entre 800 et 3000 habitants), des boutiques seront installées, comme des quincailleries, drogueries etc. Le tenant du commerce en question n’en fera pas son activité unique, ce n’est pas suffisant, et ne sera pas ouvert tous les jours. Il ouvrira régulièrement et se fera payer par équivalence. Il ira ensuite se ravitailler en produit au wagon-marchand en échange de ce qu’il a reçu des ruraux alentours. Des partenariats petits commerces/colporteurs sont à l’étude, afin de désengorger les wagons-marchands.
-les "grands produits" : il s'agit là des camions, voitures, matériaux de construction... Ceux-ci seront à commander au wagon-marchand, qui transmettra la "commande" aux usines de sa ville. Les ressources données en échange seront évidemment très importantes et pourront s'étaler sur plusieurs mois, voire années, dans une certaine limite. Les réseaux de chemins de fer allant grandissant, il sera d'ailleurs possible, comme cela se fait déjà beaucoup, aux ruraux d'aller travailler en usine, peut-être un ou deux jours par semaine, pour faire un peu diminuer la quantité de ressources à donner pour la production des grands produits.
Et les villes ?
Comme dit précédemment, les villes ne pourront pas échanger de produits agricoles. Il y aura des espaces potagers en ville, oui, mais pas de quoi nourrir toute sa population. Une partie des citadins (travaillant dans le secteur secondaire, et qui viennent d’ailleurs parfois des villages alentours, via le très large réseau de train) pourra aisément échanger sa production contre de la nourriture des campagnes. Nous l’avons précisé avant, pull contre patates, frigos contre pains, jouets contre laine (quand même !), bibelots en porcelaine contre bois, etc. Bref, les équivalences sont multiples, diverses, variées et combleront les besoins.
En revanche, il reste le cas des personnes travaillant dans le tertiaire, les fonctionnaires, vu qu’on est en CESS. Un professeur, un archéologue ou un chauffeur de train ne produisent rien de matériel pouvant être échangé. En revanche, étant utiles à la société, évidemment, ils doivent recevoir de quoi subsister. Ainsi, la CESS mettra en place un système de « Haute-équivalence », qui est en fait un impôt que l’on noie dans les échanges réguliers. Les commerçants devront présenter, et les listes d’équivalence aussi, une « haute-équivalence », c’est-à-dire une petite quantité de biens en plus qui sera distribuée aux fonctionnaires. Cas pratique : Un pull sera échangé contre dix kilos de patates, dont trois de haute-équivalence. Ce qui signifie que sur ces dix kilos, sept iront aux ouvriers, et trois aux fonctionnaires de la commune en question. [/quote]