Congrès des Communes d'Oustrie

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Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[center]Siège du Congrès des Communes d'Oustrie

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428524867-siege-du-congres-des-communes-d-oustrie.jpg[/img]
Bâtiment officiel du Congrès des Communes d'Oustrie, longeant l'avenue de la Fédération, dans la ville de Djerzinvo

Premier au Congrès des Communes d'Oustrie : Prebor Ketarziev (En poste depuis le 27 octobre 2030)

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/32/1470774427-keta.png[/img][/center]

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[justify]Descriptif : Le Congrès des Communes d'Oustrie est l'organe législatif du pays et est la seule à agir comme telle. Elle est composée de 720 députés, représentant les 36 000 Communes du pays. Le Congrès des Communes peut amender la Constitution, proposer de nouvelles lois, établir ou rééquilibrer le poids de certaines Communes. Elle discute et vote la mise en place des Plans ainsi que l'ensemble des additions qui peuvent s'ajouter dans le cadre du développement économique du pays. Le Congrès a également toutes les prérogatives au niveau des Lois Organiques de la Fédération. Le Congrès des Communes élit directement les 17 Délégués du Peuples, qui forment le Conseil des Délégués du Peuple d'Oustrie, lui-même subordonné au Comité Exécutif et au Président du Conseil.

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Les Partis Politiques :

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428527428-confederation-syndicale-d-action-revolutionnaire.png[/img]
Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]

La Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire (CSAR) est l'organisation majeure dans la vie politique Oustrienne. Portée sur l'action syndicale et la construction d'un ordre socialiste fédératif et communale, la Confédération est solidement implantée au sein de la classe ouvrière de l'ensemble du pays, ainsi qu'une grande partie des paysans. Elle a été le fer de lance du renouveau Oustrien, notamment an faisant voter une nouvelle Constitution qui repose sur la gestion du pays par les Communes et les Syndicats eux-même, réalisant la vieille maxime proclamer par les socialistes du monde entier que "L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-même". (252 sièges)

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428527433-fraternite-des-cordelins.png[/img]
Fraternité des Cordelins[/center]

La Fraternité des Cordelins (FC) était à la base un club de discussion philosophique réunissant des intellectuels de l'ensemble du pays, afin de revigorer la nation Oustrienne, selon leurs propres mots. Comparativement à la CSAR, elle prône un gouvernement centralisé et une subordination des syndicats à un organe plus apte à édifier le socialisme plus rapidement dans le pays. La Fraternité compte désormais plusieurs Clubs dans le pays, où intellectuels et travailleurs se mêlent afin de discuter politique ou philosophie. (110 sièges)

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428527445-parti-socialiste-d-oustrie.jpg[/img]
Parti Socialiste d'Oustrie[/center]

Le Parti Socialiste d'Oustrie (PSO) est le parti historique du pays. Il a été le premier parti fondé afin d'unir l'ensemble des prolétaires dans un seul et unique parti, capable de leur donner une organisation capable de réaliser leurs inspirations. Farouchement révolutionnaire et marxisant à ces débuts, le PSO d'aujourd'hui est bien moins radicale et souhaite ménager une partie de l'énergie révolutionnaire qui est employée, afin de l'utiliser dans un cadre plus légaliste. Il reste cependant divisé par de nombreuses factions internes. (74 sièges)

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428527438-parti-communiste-des-travailleurs-oustriens.png[/img]
Parti Communiste des Travailleurs Oustriens[/center]

Le Parti Communiste des Travailleurs Oustriens (PCTO) est l'une des nombreuses scissions qui a touché le PSO durant sa très longue longévité. Le Parti Communiste fut populaire durant les quarante dernières années, mais sa mauvaise gestion au sein des gouvernements de coalition successifs lui ont fait perdre une grande partie de ses électeurs et auditeurs. Il reste cramponné autour d'une vieille garde qui passe son temps à vitupérer les "anarcho-syndicalistes" du CSAR et plaident pour une transition allant réellement vers le communisme. (156 sièges)

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428527424-bloc-populaire-paysan.png[/img]
Bloc Populaire & Paysan[/center]

Le Bloc Populaire & Paysan (BPP) est composé majoritairement de petits paysans/fermiers/agriculteurs qui souhaitent que l'Oustrie se tourne davantage vers la richesse de son sol. Bien que favorable aux coopératives agricoles dans le pays, ils refusent toute tentative de pousser plus loin toute intervention de la Fédération dans ce domaine, notamment sur la collectivisation. Parti récent et le plus souvent conservateur dans les mœurs, le BPP est un ovni dans le paysage politique de l'Oustrie. (128 sièges)[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[center]RAPPORT SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L'AGRICULTURE par O. PAOUCHLINE[/center]

[justify]Le Congrès des Communes d'Oustrie se réunissait pour entendre le rapport de Oleg Paouchline sur le développement du secteur agricole au sein de la Fédération, ainsi que le compte-rendu des premiers mois de transformation qui s'opérait dans l'agriculture du pays. L'entrée de Paouchline au sein de la grande salle qui abritait le Congrès, se fit dans un calme et un silence de plomb. Ce dernier n'était pas aimé par une partie de l'opposition, voir lui était hostile pour ses prises de positions et également pour sa vie militante avant de devenir Délégué du Peuple. Il prit place sur l'estrade et déposa ses notes sur le pupitre, avant de commencer à prendre la parole.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/22/1433089851-oleg-paouchlinee.png[/img][/center]
NATALIA DURAND | « La parole est au Camarade-Citoyen Oleg Paouchline. »

OLEG PAOUCHLINE | « Merci Citoyenne-Première Durand. Citoyens, Camarades, je viens rapporter mon long travail d'étude sur l'édification socialiste de notre agriculture au sein de la Fédération. Je n'apprendrai rien à personne ici, en faisant savoir que la transformation radicale qui s'opère dans les campagnes Oustrienne, est un facteur important pour hisser l'économie nationale vers des sommets. Bien entendu, nous avons mené depuis de nombreux mois maintenant et ce depuis la guerre de libération nationale, une transformation importante au sein de notre appareil de production. Après avoir jugé, chassé ou emprisonné les tenants de la réaction féodale et seigneurial, notre action a été de nationaliser entière l'ensemble des terres de la Fédération, pour que chaque citoyen et citoyenne, puisse devenir possesseur de la terre. De cette nationalisation, est venue ensuite la nécessité de partager les grands domaines qui appartenaient à divers paysans aisés. Nous avons réalisé ce partage avec grande facilité, notamment en nous appuyant sur la grande masses des paysans pauvres ou moyens, ouvriers-journaliers et en leur permettant d'avoir enfin accès à une quantité suffisante de terre cultivable. Les reliquats de l'aristocratie foncière Oustrienne, ont été dépossédé de leurs droits féodaux. Les corporations ont été dissoutes, remplacées par des comités de paysans et par des syndicats agricole, représentant les aspirations des masses paysannes de notre pays. Ceci a bel et bien marqué le début de la lutte et de la réalisation de l'étape essentielle de notre révolution : La terre à ceux qui la travaillent ! (Applaudissements éparses à gauche et à droite)

Mais Camarades, Citoyens. La nationalisation et le partage des grands domaines n'a été qu'un début. Il est impossible de pouvoir construire une agriculture socialiste et pour notre peuple, sans mettre en pratique des principes qui permettent d'élever la production, les capacités et les équipes de travail. Comment pourrions-nous dire que nous aidons les masses paysannes, si nous nous arrêtons à mi-chemin, laissant un chemin ouvert vers une restauration de l'ordre ancien ? ("Très bien dit !" peut-on entendre du côté de la Fraternité des Cordelins) Il était vital à ce moment donné, de lutter contre une partie importante des anciens propriétaires terriens, des anciens paysans riches qui après avoir été exproprié, continuait de garder une part importante de parcelles de terres au détriment d'autres paysans. A ce moment précis, a été décidé le mouvement coopératif et d'entraide systématique. Il s'agissait de faire passer notre économie agricole de la petite propriété foncière et parcellaire, à la propriété commune pour l'ensemble de la paysannerie ! C'est-à-dire, lutter contre la petite propriété qui laissée à elle-même, favorise le retour du capitalisme, de la libre-concurrence et la tyrannie des paysans les plus avides, sur une grande partie des paysans moyens-pauvres. Quel a été notre plan d'action ? Il a été bien évidemment de limiter la concentration des éléments les plus aisés, en favorisant les paysans les plus démunis. Car oui Citoyens, comment pourrions-nous nous dire socialiste, si nous avions laissé l'arbitraire et la loi du plus aisé, faire la loi dans un secteur important de notre économie ? ("Ils ont eu ce qu'ils méritaient !", clame plusieurs députés de la CSAR) Les coopératives qui fonctionnement actuellement dans notre pays, permettent d'user rationnellement de la terre, de se servir de nouveaux outils mis en commun, d'entreprendre de plus grands travaux en cumulant une main d'œuvre plus importante et motivé, apte pour les transformations qui nous attendent. Oui Camarades, notre industrie... (Murmures du côté du BPP à la seule prononciation de ce mot)) Notre industrie ne pourra pas se développer tant qu'elle sera encerclée par la petite exploitation paysanne, disséminée et arriérée. ("C'EST VOUS L'ARRIÉRÉ !", lance un député du BPP. Hilarité du côté du BPP et du PSO) »

NATALIA DURAND | « S'il vous plait messieurs, laissez parler le Délégué du Peuple. »

OLEG PAOUCHLINE | « L'économie individuelle telle qu'elle était appliqué, est un obstacle majeur dans le développement des forces productives de la Fédération. Cette exploitation individuelle continue d'exister, malgré nos efforts. Oui, les coopératives ont certes été formé et ont permis des avancées majeures, mais elles sont contre-balancées par l'utilisation abusive de l'économie familiale et individuelle. Cette économique et cette forme de propriété est garantie par notre Constitution, dirons certains. ("ET HEUREUSEMENT !", dit hilare une députée du BPP) » Seulement, ces même personnes oublient de préciser que c'est justement cette forme d'exploitation individuelle autorisé, qui sape totalement les importantes transformations socialistes de notre agriculture. Pourquoi ? Parce qu'il reste encore des paysans largement pourvu, qui disposent de plus de parcelles privées que d'autres ! Ces derniers préfèrent l'utiliser pour leur seul bénéfice, plutôt que de s'occuper des terres collectives et communales. ("MENSONGE !", s'insurge divers députés.) Mensonges ? Comment osez-vous parler de mensonges alors que vous êtes de ceux qui couvrent ces pratiques et osent dire dans leurs journaux, que cette pratique est je cite "immensément socialiste" ? A qui feriez-vous croire que la petite propriété est la base du socialisme agraire ? Certainement pas aux paysans qui ne peuvent pas en jouir comme d'autres... J'ai réalisé ces trois dernières semaines, une enquête sur les coopératives et les équipes d'entraide agricole dans notre pays, en m'appuyant sur les chiffres données par les différentes coopératives, ainsi que de nombreux témoignages sur le sujet. Je m'adresse à tout ceux et celles ici, qui prennent à cœur les problèmes économiques de notre pays et cherchent à les surpasser, voir les détruire. Non pas à ceux qui s'en vantent et osent les faire passer pour des "contradictions" favorables pour notre économie. (Un "De qui parlez-vous ?", se fait entendre dans la salle. Paouchline lève les yeux et pointe du doigt le groupe de député du BPP) A qui croyez-vous que je m'adresse ici ? Certainement pas à ceux qui luttent pour que la coopération économique réussisse. C'est donc bien de vous que je parle. (Tollé dans la grande salle. Des députés semblent excédés et se retiennent d'insulter le Délégué du Peuple. D'autres sont hilares et rajoutent de l'huile sur le feu, en provoquant leurs adversaires. La Première au Congrès fait retentir une cloche pour se faire entendre.) »

NATALIA DURAND | « CITOYENS ET CITOYENNES, DU SILENCE ! S'IL VOUS PLAIT ! LAISSEZ LE DÉLÉGUÉ DU PEUPLE PARLER. Camarade Délégué, continuez et cessez de rentrer dans ces petits jeux mesquins, ou je met fin à la lecture de votre rapport. »

OLEG PAOUCHLINE | « Selon les notes et les rapports que j'ai pu consigner, il semblerait que règne dans une grande partie de nos coopératives, des systèmes non-avoués qui visent à saper les pratiques d'entraide et de coopération dans notre agriculture. Dans une coopérative de Rabov, certains paysans et journaliers se sont plaint que la direction de la coopérative ne fasse rien contre le fait que certains paysans riches "loue" ces même paysans et journaliers, pour des sommes modiques. Dans une autre coopérative de Rabov, certains paysans ont été dépossédé de leur terre car la coopérative en question permet d'acheter et de vendre des terres comme si il n'y avait aucun contrôle ! A Filidagrad, l'on a frôlé la pénurie car une partie des céréales et des matières premières étaient accaparés par quelques paysans aisés. Les exemples sont multiples, l'on parle de fraude, de prêt d'argent et de spéculation sur la terre, d'un reniement du travail collectif, etc etc. Qu'est-ce que cela Camarades Député ? De la trahison, je ne vois aucun autre mot pour décrire ces actions. (Nouvelles agitations dans les rangs des Députés) Trahir à ce point les principes qui sont les notre, fouler au pied notre Constitution et l'essentiel des masses paysannes, est un crime. J'ai ici des lettres, des plaintes par centaines qui s'accumulent à la Délégation du Peuple aux Affaires Économiques, qui retranscrivent exactement les même exemple que je vous ai donné ici. Ce sont des paysans qui n'ont que de toutes petites parcelles, qui luttent pour que le travail et la terre soit collective. Certains les poussent à se vendre, à travailler sur des terres privée et/ou personnelle. Cette situation est inqualifiable. Durant ces deux derniers mois, la production a sensiblement baissé au niveau de la production de céréales et de viandes. Une baisse de plus de 1.2% en l'espace de deux mois. Dans les compte-rendus qui me parviennent à ma Délégation, l'on trouve souvent des chiffres faux, grossi ou mensongers. L'on nous cache les actions spéculatives, les parts importantes de la production qui ne sont pas reversé à la collectivité, les trahisons dans les fondements même de notre économie. Je vais être franc avec vous, si nous continuons dans cette voie, nous allons perdre le soutien et l'entrain des masses paysannes de la Fédération. ("C'EST FAUX ! C'EST FAUX !") Il a été décidé lors de la dernière réunion du Conseil des Délégués du Peuple, qu'il fallait freiner l'hérésie frénétique qui touchait la gestion des campagnes de notre pays, qu'il fallait impérativement mettre un frein à cette course vers la déliquescence de notre agriculture. Dans cette optique, a été proposé :

1. La création de coopératives d'approvisionnement et de vente ainsi que de coopératives de crédit, dans le but de renforcer la propriété communale et d'unifié le marché rural dans la vente des céréales et de tout autre produits fermiers.

2. De renforcer les équipes d'entraide et d'établir à vaste échelle des équipes agricoles de production, afin de limiter la propriété individuelle et faire triompher la propriété collective et communale.

3. De restreindre les activités capitalistes dans les campagnes, notamment la spéculation commerciale, l'usure et l'usage de journaliers sur les terres individuelles et/ou familiales.

4. Le refus d'entrée dans les coopératives à tout paysan riche et ancien propriétaire foncier, pour leurs activités contre la Fédération, contre la propriété communale et contre les transformations socialistes de l'agriculture Oustrienne.

5. Création d'une "Inspection Ouvrière & Paysanne", chargée de contrôler le travail des différents organismes politiques et économiques au sein des Communes, des coopératives et dans le domaine de l'industrie. L'Inspection Ouvrière & Paysanne est rattachée au Comité de Sûreté Général. »

A l'annonce du cinquième et dernier point, plusieurs députés du Bloc Populaire Paysan, du Parti Socialiste Oustrien ainsi que quelques éléments du Parti Communiste des Travailleurs Oustriens s'insurgent et prennent violemment à partie Oleg Paouchline, le pointant du doigt puis en l'insultant. L'on peut entendre des "VOUS ÊTES UN KIROVISTE !", "AGENT KIREPIEN !" et autres anathèmes à base de "GAKISTE TOTALITAIRE !" qui fusent et se font écho. Il faut bien cinq minutes pour que les esprits finissent de s'échauffer et que le calme puisse revenir au sein du Congrès. Paouchline est resté calme et à préféré ne pas répondre aux insultes, quittant l'estrade sur laquelle il se trouvait pour rejoindre le banc des visiteurs, non sans être acclamé par de nombreux député des Cordelins et de la totalité du CSAR.

NATALIA DURAND | « Messieurs et Mesdames les Députés du Peuple, nous allons passer au vote de l'adoption des cinq points énoncés par le Délégué du Peuple aux Affaires Économiques. Essayez de rester calme et de faire preuve d'un peu de sang-froig. »

Une vingtaine de minutes plus tard, le résultat était tombé :

[quote]PROPOSITION DU CONSEIL DES DÉLÉGUÉS DU PEUPLE SUITE AU RAPPORT SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L'AGRICULTURE par O. PAOUCHLINE :

1. La création de coopératives d'approvisionnement et de vente ainsi que de coopératives de crédit, dans le but de renforcer la propriété communale et d'unifié le marché rural dans la vente des céréales et de tout autre produits fermiers.

2. De renforcer les équipes d'entraide et d'établir à vaste échelle des équipes agricoles de production, afin de limiter la propriété individuelle et faire triompher la propriété collective et communale.

3. De restreindre les activités capitalistes dans les campagnes, notamment la spéculation commerciale, l'usure et l'usage de journaliers sur les terres individuelles et/ou familiales.

4. Le refus d'entrée dans les coopératives à tout paysan riche et ancien propriétaire foncier, pour leurs activités contre la Fédération, contre la propriété communale et contre les transformations socialistes de l'agriculture Oustrienne.

5. Création d'une "Inspection Ouvrière & Paysanne", chargée de contrôler le travail des différents organismes politiques et économiques au sein des Communes, des coopératives et dans le domaine de l'industrie. L'Inspection Ouvrière & Paysanne est rattachée au Comité de Sûreté Général.

Pour : 542
Contre : 160
Abstention : 18

La proposition est adoptée à une écrasante majorité.[/quote]

Du côté de la CSAR et des ses alliés, on fête cette victoire comme un pas décisif vers la sécurisation de l'avenir économique du pays. Du côté du Bloc Populaire Paysan et du Parti Socialiste Oustrien, c'est la colère qui domine. Pendant de longues minutes, des échanges d'insultes fusent d'un côté et de l'autre de la grande salle, sans que le calme puisse revenir. Finalement, les députés mécontents s'en vont avec perte et fracas, claquant la porte derrière eux. C'est une victoire écrasante pour les tenants de la ligne communale et révolutionnaire.[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[center]L'OUSTRIE ET LA RELIGION par G. OZOKANINE[/center]

[justify]Grigor Ozokanine se présentait devant le Congrès des Communes d'Oustrie, avec un sujet brûlant entre ses mains. En effet, Ozokanine était Député au sein du Congrès des Communes, mais également le représentant du Bloc Populaire & Paysan, sa propre formation politique dont il était le dirigeant. Gravissant les marches qui le menait vers l'estrade et le pupitre où il allait prendre la parole, une volée d'applaudissement se fit entendre du côté du BPP et du PSO quand il ouvrit son dossier et s'apprêta à parler. Il fallaut deux bonnes minutes pour que la Première puisse faire revenir un peu de calme.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/32/1438945265-ozokaninee.png[/img][/center]
NATALIA DURAND | « La parole est au Camarade-Citoyen Grigor Ozokanine. »

GRIGOR OZOKANINE | « Je vous remercie, Citoyenne-Première Durand. Si je suis ici aujourd'hui, c'est pour vous entretenir d'un sujet qui me tient à cœur. Mais il ne me tient pas seulement à cœur pour ma personne, mais pour des centaines de milliers d'autres. Que dis-je, des millions ! Citoyens, Citoyennes. Le sujet épineux que je souhaite soulever aujourd'hui devant le Congrès des Communes, est celui de la Religion. Pas seulement de la Religion comme dogme, pratique ou croyance, mais également comme institution au sein de notre pays. Comme vous le savez parfaitement, la Fédération ne reconnait officiellement aucune religion, plaçant notre État et notre nation devant le fait accompli : L'Oustrie est un peuple de Sans-Dieu, viscéralement athée. ("MENSONGES !" s'exclame un député de la CARS) Je remercierai le Citoyen Député de ne pas glousser de la sorte et de me laisser développer mon propos et de répondre si il en fait la demande. (Rires du côté du BPP et du PSO) Nous savons parfaitement, quel a été le véritable visage de l'Église Oustrienne ces dernières années, disons même durant ces cent cinquante dernières années : Du côté des réactionnaires, des féodaux et une soupape idéologique et politique, utilisé tant par le régime fasciste que par la royauté. Mais il ne faut pas oublier et il serait injuste de le faire, d'oublier que lors de notre grande et glorieuse lutte révolutionnaire, il y avait parmi nous des croyants sincères, qui se sont battu pour le socialisme, la justice sociale et pour la démocratie. Non Citoyens-Députés, ils seraient malvenus de vouloir rejeter tout les croyants, qu'importe leurs confessions, dans les bras de la réaction féodale ou fasciste. Nous ne devons pas confondre l'institution religieuse avec les croyants. Nous ne devons pas confondre les dogmes avec les pratiquants. Des personnes ont combattu pour la même cause que nous et nous devons leur tendre la main et non pas les brimer, avec des lois d'interdictions et d'exceptions. ("ENCORE DES MENSONGES !" s'exclame de nouveau un député de la CARS) En empêchant la libre pratique de la religion, c'est-à-dire en lui donnant un cadre constitutionnel et des droits fondamentaux, nous laissons la place aux brimades, à la vulgaire propagande anti-religieuse. Nous laissons du terrain à ce matérialisme plat, qui n'est que plaisir, débauche et abus divers et variés ! Il suffit pour cela de voir nos lois, ces dernières n'interdisent pas formellement les relations extra-conjugales. Il y a une politique de laxisme à cet égard, mais là n'est pas le sujet. ("VOUS AVEZ PARTICIPE A L'ÉLABORATION DE CES LÉGISLATIONS !", peut-on entendre du côté du CSAR et des Cordelins) »

NATALIA DURAND | « Laissez le Citoyen Ozokanine s'exprimer bon sang ! Allez-y, Citoyen Ozokanine. »

GRIGOR OZOKANINE | « Je ferai rappeler aux Citoyens-Députés du CSAR et des Cordelins, que ma formation politique est minoritaire au sein du Congrès des Communes, donc qu'il ne peut pas influer autant qu'il souhaiterait sur la politique intérieure de notre pays. Cependant, il est de notre devoir de faire savoir que nous jugeons malheureux une politique qui vise à brimer et restreindre la libre expression des idées religieuses, sans qu'elle ne soit battu en brèche par de la basse propagande athée. Et ne me dites pas que j'ai tort ! J'ai ici des tracts, des brochures et des pamphlets immondes, qui singent les croyances, insultent le prophète de l'Islam ou encore la religion catholique dans son ensemble. Vous qui vous considérez sans arrêt comme les champions du peuple, dois-je vous rappeler que les Cordelins avaient proposé qu'une semaine de dix jours soit mise en place pour remplacée celle de sept jour, donc que le Dimanche, jour saint pour une grande partie de nos citoyens, soit définitivement proscrit ? Ne me dites pas que je suis entrain de mentir, car j'ai ici un article écrit dans La Fédération, qui jusqu'à preuve du contraire est le journal de la Fraternité des Cordelins, qui stipule et je cite, "Qu'il est insupportable de voir que l'ouvrier révolutionnaire, le paysan révolutionnaire, le combattant communal et socialiste, veuille encore allez à la Messe le Dimanche !" Je me permet de trouver odieux une telle propagande et une telle volonté de vouloir détruire un jour saint, au profit dont ne sait quel intérêt bassement pécunier ou marchand. Officiellement, il y a un respect de la religion et de la croyance pour tous et toutes. Officieusement, il y a des brimades insupportables, il y a des moqueries et des dégradations de lieux de cultes qui ne cessent d'être perpétré. Perpétré par qui ? Par des agitateurs, des agitateurs qui se font nommer la Jeune Garde Socialiste et qui prennent pour exemple, les Gardes Rouges Kipériens. Seulement, ces agitateurs ne comprennent pas que le Kirep, ainsi que la Rostovie ou encore le Sébastov, ont officiellement rendu la liberté de culte et mis fin à toute les mascarades anti-religieuses, en abandonnant l'avilissante volonté de vouloir rendre l'espace public intégralement laïc et athée. (Une député du CARS se lève et montre du doigt Ozokanine en s'exclamant "VOUS FINIREZ COMME VLADISLAV TODOR !", provoquant un tollé au sein des Députés de l'opposition, qui commencent à insulter vertement la député du CARS. La Première fait sonner de nouveau la cloche, pour calmer les esprits) »

NATALIA DURAND | « CITOYENS ET CITOYENNES ! VOTRE ATTITUDE EST HONTEUSE ! RASSEYEZ-VOUS ET LAISSEZ LE CITOYEN OZOKANINE FINIR SON INTERVENTION, OU JE FAIS LEVER LA SÉANCE. DERNIÈRE AVERTISSEMENT ! »

GRIGOR OZOKANINE | « Rien ne sert de perdre son sans-froid de la sorte. Je ne fais que montrer aux gauchistes, que même dans des pays dont je ne partage pas l'orientation politique socialiste, un pas a été fait pour donner une plus grande liberté religieuse. Pour reconnaître le fait religieux comme véritable. Pour doter la Fédération d'une religion, majoritaire : Il s'agit de la religion catholique, pratiqué par une grande partie de nos concitoyens. Cela n'est que de la justice sociale au final. Certains petits courants gauchistes et anarchistes s'amusent à tout singer, créant de faux groupes baptisé "La religion socialiste", en mélangeant tout et n'importe quoi à la fois. Non, notre foi n'est pas celle du socialisme, elle est celle du Bien Commun. Quel est le but de la religion ? Faire triompher ce même Bien Commun, mais pas seulement d'un point de vue matériel, mais aussi de manière spirituelle. C'est ce que le BPP et le PSO proposent, que l'on en finisse avec l'hypocrisie de l'Athéisme d'État, contre toutes ces mascarades anti-religieuses que l'on fait subir à la population, quitte à violer notre propre Constitution, qui dit explicitement qu'elle reconnait le droit à la liberté religieuse, tant qu'elle ne remet pas en cause la stabilité de notre système politique et économique. Mais ceci est faux. ("DONNEZ NOUS DES EXEMPLES" s'exclament plusieurs députés Cordelin) Ceci est faux car la propagande athée est subventionné par l'État, alors que ce même État refuse d'allouer des fonds pour les croyants et la rénovation de leurs lieux de cultes. ("DONNEZ NOUS DES EXEMPLES CONCRETS" s'exclament à nouveaux plusieurs députés Cordelin) Il y a donc une injustice profonde, qui doit être réparé. Cesser l'hypocrisie, la haine et la terreur et donner à la religion, sa juste place au sein de la Fédération et du socialisme. Car la terreur anti-religieuse ne marche pas, nous l'avons bien vu en Rostovie. Au contraire, elle a plus que jamais renforcée la croyance religieuse et permis sa pleine et entière acceptation par les peuples de Rostovie, qui ont pu retrouver leurs popes et leurs lieux de cultes. Cette même terreur est entrain de se profiler ici. ("MENSONGES !" peut-on entendre ici et là) Nous ne la voulons pas. Nous la combattrons. (Applaudissements du côté du BPP et du PSO) Nous lutterons pour la liberté de pratiquer le culte et pour la liberté de conscience. (Nouveaux applaudissements Nous lutterons pour que la religion et le socialisme, s'unissent dans un même combat : Celui de réaliser la réalisation complète des individus et qu'ils puissent finir par être désaliéné totalement de leurs conditions misérables. (Les applaudissements ne cessent pas) De ce fait, le Bloc Populaire et Paysan ainsi que le Parti Socialiste Oustrien, épaulé par une partie non-considérable du Parti Communiste des Travailleurs Oustriens, proposent :

1. Que la Fédération cesse d'utiliser le terme d'Athéisme d'État et que soit reconnu comme religion officielle, le catholicisme. Les religions comme l'Islam et d'autres religions majoritaires, auront un statut particulier et également reconnu par la Fédération.

2. Faire cesser toute propagande athée contre les croyants, la religion et les dogmes. Cette dernière étant sponsorisé par l'État, il y a une inégalité flagrante qui doit être combattu et interdite, pour qu'il n'y a aucune propagande subventionné dans le domaine religieux.

3. Autoriser un budget exceptionnel en ce qui concerne le renouvellement et l'entretien des lieux de cultes, pour qu'ils ne tombent pas en ruines et puissent rester accessible à l'ensemble de la population.

4. Condamner les attaques et les prises de positions d'athées et de matérialistes vulgaires, qui insultent ou dénaturent les croyances religieuses au sein du peuple Oustrien et pouvoir les condamner si il y a une récidive et/ou un préjudice moral qui est occasionné. »

C'est l'hilarité général du côté du CSAR et d'une grande partie des Cordelins, tandis que les Députés du BPP et du PSO applaudissent Grigor Ozokanine qui descend de l'estrade pour regagner sa place à son siège. Au final, il n'y aura pas eu d'altercation entre les différentes tendances, bien que l'ambiance soit lourde suite à la prise de parole de Ozokanine.

NATALIA DURAND | « Citoyens et Citoyennes Députés du Peuple, nous allons passer au vote de l'adoption des quatre points énoncés par le Citoyen-Député Grigor Ozokanine. Je vous demande de faire preuve de calme et de ne faire aucune provocation lors de votre vote. »

Quinze minutes plus tard, les résultats sont dévoilés :

[quote]PROPOSITION FAITES EN CONCLUSION DU DISCOURS "L'OUSTRIE ET LA RELIGION" par G. OZOKANINE :

1. Que la Fédération cesse d'utiliser le terme d'Athéisme d'État et que soit reconnu comme religion officielle, le catholicisme. Les religions comme l'Islam et d'autres religions majoritaires, auront un statut particulier et également reconnu par la Fédération.

2. Faire cesser toute propagande athée contre les croyants, la religion et les dogmes. Cette dernière étant sponsorisé par l'État, il y a une inégalité flagrante qui doit être combattu et interdite, pour qu'il n'y a aucune propagande subventionné dans le domaine religieux.

3. Autoriser un budget exceptionnel en ce qui concerne le renouvellement et l'entretien des lieux de cultes, pour qu'ils ne tombent pas en ruines et puissent rester accessible à l'ensemble de la population.

4. Condamner les attaques et les prises de positions d'athées et de matérialistes vulgaires, qui insultent ou dénaturent les croyances religieuses au sein du peuple Oustrien et pouvoir les condamner si il y a une récidive et/ou un préjudice moral qui est occasionné.

Pour : 203
Contre : 452
Abstention : 65

La proposition est rejetée à une assez large majorité.[/quote]

A l'annonce des résultats, Grigor Ozokanine s'empresse de sortir de la grande salle du Congrès, suivi par les députés du BPP et du PSO, qui se retirent sans aucune forme de procès. Du côté du CSAR et des Cordelins, on se félicite que de telles mesures ne soient pas passé et malgré quelques moqueries et provocations de leurs part, ils n'étalent pas grandement leur 'victoire' à ce sujet, qu'ils savaient déjà acquises. Mais la question est sur toutes les lèvres : Ozokanine vient-il de signer son suicide politique ?[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[center]LES FEMMES ET LE SOCIALISME par I. DERDON[/center]
[justify]L'affaire qui venait éclabousser l'Oustrie via les couple Ozokanine, relançait un débat sur l'état des mœurs et sur les perspectives de transformations révolutionnaires accompli en Oustrie, au cours de ces deux dernières années. Il était reconnu de manière unanime que des progrès énormes ont été réalisés, mais qu'il reste un chemin assez conséquent à faire. Irina Derdon, Secrétaire Général de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire, était l'une des nombreuses voix qui militaient pour que le socialisme qui s'épanouissait dans le pays, fasse un travail conséquent au niveau du droits des femmes et leur place dans une société révolutionnaire. C'est à cet effet qu'elle prenait la parole devant le Congrès des Communes. Respectée par l'ensemble de ses compères Députés, elle fut accueillie par de vifs applaudissements par l'ensemble du Congrès, quand elle gravit les marches avant de prendre place pour entamer son discours.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/46/1447177359-irina-derdonn.png[/img][/center]
NATALIA DURAND | « La parole est à la Camarade-Citoyenne Irina Derdon. »

IRINA DERDON | « Merci Camarade-Citoyenne Durand. Je préfère entrer dans le vif du sujet immédiatement, pour faire comprendre la tâche énorme qui reste à accomplir dans notre pays, pour faire triompher le socialisme. J'ai été comme de nombreux Députés ici, une combattante dans l'Armée de Libération. Cette lutte a été très importante, car elle a permit de démontrer qu'il ne pouvait pas y avoir de révolution sans la participation des femmes à ce processus. Il faut se souvenir que nous avons dû lutter contre des années, des dizaines d'années et des siècles d'oppression. N'oublions pas que les femmes, subissent une triple oppression : Une de classe, une de 'race' et une autre, de genre. Avec le développement de la lutte armée dans notre pays, il a été possible de démontrer qu'il était possible de lier l'un à l'autre, la possibilité de la libération nationale, du socialisme mais également de la libération des opprimés et des opprimés des opprimées : Les femmes. N'oublions jamais que notre pays a été -et est encore de fait- traverser par de nombreux contradictions de type féodales, qui n'avaient accordé que très peu de droits aux femmes, ne parlons pas de leur participation à la vie économique et politique. Nous avons réussi à rallier sous le drapeau de la révolution sociale, les éléments les plus dévoués pour notre révolution, pour le triomphe de notre cause. Il ne se posait plus à ce moment là, de questions de genre, de sexes et les rapports qui se trouvaient encore les deux. C'est là qu'il faut pointer la première contradiction : Partant de cet état de fait, il semblait normal pour de nombreux Camarades que la question était définitivement réglé. Puisque les hommes et les femmes avaient lutté main dans la main pour la libération nationale, les changements nécessaires avaient été déjà accompli et ne nécessitait pas une lutte plus accrue.

Soyons franc. Dans un monde qui est encore traversé par la domination capitaliste, il est impossible d'être communiste à 100%. Dans un monde qui est encore profondément marqué par le patriarcat, par le féodalisme, il est impossible de ne pas avoir de réflexes patriarcales à 100%. Nous sommes les produits d'une société, nous sommes les produits d'une Histoire précise. C'est pour cela que nous devons nous placer contre toute tentative de vouloir nier que ces contradictions existent, qu'elle ne pourraient pas avoir lieu parce que nous avons le "socialisme". C'est purement mécaniste et à combattre de toute nos forces. (Applaudissements) J'aimerai pour faire comprendre à notre Congrès notre tâche, citer un poème écrit au XIXème Siècle par l'un de nos poètes nationaux Olaf Nikiforov, qui disait ceci :

[center]La destinée vous a réservé trois parts amères :

La première, c'est d'épouser un esclave ;

La seconde, c'est d'être mère du fils d'un esclave ;

la troisième, c'est d'obéir pendant toute votre vie à un esclave.
[/center]
Bien évidemment, il ne s'agit aucunement de nous attaquer de façon totalement abstraite les hommes. C'est parce que nous devons coopérer ensemble, que nous estimons juste le terme "d'esclave", comme dit dans le poème que je viens de citer. C'est pourquoi nous devons faire en sorte, que le socialisme soit la base pour faire progresser ensemble, les hommes et les femmes. Ce n'est que le début d'un très long chemin, pour faire changer les mentalités, ainsi que les pratiques hérité du féodalisme et du patriarcat encore dominant dans notre société. Citoyens, nous avons des principes. Dernièrement, ils ont été bafoué. Bafoué par une personnalité importante dans notre pays, accusé de proxénétisme. Je veux bien sûr parler de Grigor Ozokanine. (Murmures) Il serait totalement inutile de nous en prendre uniquement à Ozokanine, car ce problème se répercute dans l'ensemble notre société. Certes diront nos législateurs, nous avons clairement écrit qu'il ne pouvait plus y avoir de prostitution. Mais, depuis quand des vœux pieux se transforment automatiquement en réalité ? Nous serions dans une contradiction absolue si nous disions qu'il n'existe pas de prostitution et de proxénétisme dans notre pays. C'est pour cela que nous devons par tout les moyens, combattre sur ce front, permettre aux femmes de s'intégrer dans notre société nouvelle, leur permettre de mener des luttes d'ensemble pour faire avancer la société. Il existe malgré tout, des différences de salaires entre les hommes et les femmes dans notre pays, malgré le socialisme que nous bâtissons jour après jour. Il existe malgré tout, de mauvais traitement et des femmes battues dans notre pays, malgré le socialisme que nous bâtissons jour après jour. Il ne faut pas le nier, il faut prendre ces problèmes à bras le corps et entamer une étude profonde des contradictions qui se font dans notre pays.

Il y a quelques jours, je me suis rendis à une réunion publique organisé par un collectif de travailleuses du textile, non loin de notre capitale. Les questions économiques ont été rapidement résolu, mais est arrivé sur la table les questions d'ordre plus pratique. Elles ont proposée par exemple, qu'un système de crèche collectif soit mis en place pour leur permettre de faire convenablement leur tâche à la production. Certaines ont également fait savoir qu'il serait temps de socialiser intégralement le travail ménager, afin qu'il puisse être répartit par maisons, quartiers, immeubles, etc etc. J'ai ici, la liste de leurs propositions. Je suis ici, pour qu'elles soient appliqués. Pour que nous puissions dire à ces femmes qui luttent pour notre libération commune, qu'elles peuvent compter sur l'action de notre gouvernement populaire, que toutes les forces seront jeté pour réaliser l'émancipation collective des hommes et des femmes. C'est notre devoir en tant que socialiste, en tant que révolutionnaire ! (Applaudissements répétés) Nous devons enterrer une fois pour toutes, les pratiques féodales. Frapper les proxénètes et règlementer autant que nous le pouvons, ce "marché du sexe" qui devient une économie parallèle préoccupante. Soutenons les travailleurs et les travailleuses du sexe, pour que leur droit soit reconnu, pour qu'une situation de transition soit mise en place. Nous ne pouvons pas faire comme si ces problèmes n'existaient pas, car nous serions entrain de nous mentir ! Lutter contre les réseaux criminels, c'est protéger les femmes et les hommes de notre nation. C'est lutter contre les formes primitives et abject du capitalisme et des lois du marché, qui stipule qu'un corps est comme un ventre ! (Nouveaux applaudissements) Citoyens, Camarades, nous avons la possibilité de donner un signal fort à l'ensemble des forces réactionnaires dans notre pays et ailleurs. De leur prouver que le socialisme, est une libération pour tous et toutes. Ne nous faisons pas mentir. Vive l'Oustrie, vive le socialisme et vive la libération des hommes et des femmes, par la lutte révolutionnaire ! »

A la fin de son allocution, la quasi totalité du Congrès des Communes se lève pour applaudir Irina Derdon, qui descend les marches pour regagner sa place et en attente des résolutions transmises par elle, à la Première du Congrès des Communes.

NATALIA DURAND | « Citoyens et Citoyennes Députés du Peuple, nous allons passer au vote des différentes propositions émises par la Secrétaire Général Irina Derdon. »

Quelques minutes plus tard, le résultat était tombé :

[quote]VOTE DE RÉSOLUTIONS SUITE AU DISCOURS DE I. DERDON AU SUJET DES FEMMES ET DU SOCIALISME :

1. La Fédération s'engage à aider par tout les moyens, l'organisation des femmes pour qu'elles réalisent leur émancipation dans les domaines économiques, sociales, politiques et familiales.

2. Renforcer la lutte contre les proxénètes, les réseaux mafieux et apporter un soutien significatif aux travailleurs et travailleuses du sexe, dans leur lutte pour leur émancipation.

3. Lancer des directives afin de réaliser l'émancipation féminine au sein du procès du travail, l'accès à des crèches collectives, à une socialisation des tâches ménagères et une répartition de ses dernières.

Pour : 720
Contre : 0
Abstention : 0

La proposition est adoptée à la majorité absolue.[/quote]

Sans grande surprise, les propositions sont adoptées à l'unanimité, même de la part des plus conservateurs se trouvant au sein du Bloc Populaire & Paysan. Ce dernier tente très certainement de se refaire une image positive, suite au récent scandale qui a éclaboussé son ex-représentant. Du côté du CSAR, des Cordelins et du Parti Communiste, on se félicite du discours de Irina Derdon et de la volonté exprimé de faire triompher les idées justes et émancipatrices. [/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[center]STOPPER LES AGITATEURS ET RÉTABLIR L'ORDRE PUBLIC par P. CAGSKA[/center]
[justify]Bien que visible en surface, les tensions politiques en Oustrie après l'attentat de Filidagrad n'ont jamais été aussi pesante en interne, dans ce qui pourrait être le face cachée de l'Iceberg. Alors que le responsable essentiel des attentats était bien évidemment l'Aigle Noir, les différentes tendances révolutionnaires dans le pays via leurs organisations représentatives, ont commencé à mener des campagnes pour attaquer, calomnier tour à tour chacun de ses adversaires directs. L'on peut clairement dire qu'il y a un fossé gigantesque qui sépare désormais l'opposition mené par le Parti Socialiste Oustrien et par la majorité mené par la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire. Les attaques des premiers vis à vis des seconds, portaient essentiellement sur la laxisme vis à vis de la Jeune Garde Socialiste, ainsi que la circulation possible d'armes de la Garde Nationale en direction de la Jeune Garde Socialiste. Pour le PSO, si le gouvernement voulait réellement remettre de l'ordre, il se devait d'attaquer la source du problème. C'est ce qu'allait essayer de démontrer Pavel Cagska, Président du Parti Socialiste Oustrien en montant à la tribune. A son arrivée, la plupart des députés du CSAR ont commencé à frapper leurs bancs en rythme, comme pour essayer de l'intimider.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/05/1454692340-pavel-cagska.png[/img][/center]
NATALIA DURAND | « Un peu de calme s'il vous plait. La parole est au Camarade-Citoyen Pavel Cagska. »

PAVEL CAGSKA | « Merci Citoyenne-Première. Mais peut-être aurait-il fallut laisser nos amis de la Confédération pousser leurs cris un peu plus longtemps, au moins pour prouver qu'ils valent tout aussi peu que les éléments perturbateurs de la Jeune Garde Socialiste qu'ils essayent de protéger ! (Applaudissement de l'opposition, silence du côté de la CSAR) Si je me présente devant vous aujourd'hui, c'est évidemment pour vous entretenir sur ce terrible fléau qui est dans nos rues, dans nos Universités, sur nos lieux de travail. Je parle bien entendu et vous l'aurez compris, de la Jeune Garde Socialiste. Je ne me risquerai pas à devoir retracer un bref historique de ce fort groupe d'excités, je noterai simplement qu'ils s'inscrivent dans une démarche similaire à celle des Gardes Rouges Kipériens. Jusque là, l'on pourrait me signifier que tout va pour le mieux, qu'il s'agit uniquement de reproduire un mouvement puissant et populaire. Mais le but véritable est de semer le désordre, de monter les différents partis entre eux et de pouvoir donner pignon sur rue à une poignée de gauchistes ! (Applaudissement de l'opposition, agitation dans les rangs de la CSAR et du PCOT) Que font-ils concrètement, à part vouloir montrer qu'ils seraient 'plus apte' à diriger notre nation, à nous cracher à la figure et nous tenir responsable de tout les maux que connait notre pays, en des heures si graves que nous avons traversé ensemble ? Si il existe des agitateurs et des personnes qui sont responsables de tout ceci, il faut bien noter que la Jeune Garde Socialiste est au premier plan ! Nous subissons les calomnies, les injures depuis trop longtemps maintenant, en pensant que les autorités compétentes allaient prendre leurs responsabilités. Il se trouve que non. Dans ce cas, le Parti Socialiste que je représente fera tout ce qui est en son pouvoir, pour mettre fin à l'anarchie gauchiste dont est responsable la Jeune Garde dite 'socialiste' ! (Nouveaux applaudissements de l'opposition, les députés de la CSAR recommencent à frapper leurs bancs en rythme pour tenter de déstabiliser l'orateur à la tribune) »

NATALIA DURAND | « Il suffit ! Arrêtez tout de suite où je prendrai des sanctions si vous ne cessez pas tout de suite ce vacarme. »

PAVEL CAGSKA | « Sachez citoyens et citoyennes, que vous ne me faîtes pas peur. Pas plus que vos gros bras qui se retrouvent dans la Jeune Garde Socialiste. (Un député communiste interpelle Cagska en s'exclamant "ET SI TU NOUS PARLAIS DE TON COPAIN OZOKANINE ET DE SES MILICES PRIVÉES ?") Nous attendons toujours les preuves de la part de la CSAR, du Parti Communiste ou encore du Délégué du Peuple aux Affaires Économiques de telles calomnies. Nous savons parfaitement que Ozokanine a été débouté de ses fonctions pour cause politique et non pas pour cette fumeuse affaire de proxénétisme... (Cagska se fait huer par la majorité) Mais là n'est pas le sujet, revenons à nos moutons gauchistes si vous le voulez bien. (Rires du côté de l'opposition) Nous ne les attaquons pas parce qu'ils font de la politique, cela est un droit à chacun et chacune au sein de la Fédération. Nous nous opposons au fait qu'ils puissent circuler avec des armes, alors que cela devrait être purement et simplement interdit. Comment se procurent-ils toutes ces armes ? C'est très simple : Il y a une collusion entre des éléments de la Jeune Garde Socialiste et de la Garde Nationale, voilà comment toutes ces armes peuvent circuler le plus tranquillement du monde. Si ils ont envie de jouer à la guerre, ils peuvent toujours aller sur leurs consoles de jeux, ou faire des révolutions de gauchistes attardés sur leurs ordinateurs ! (Rire et applaudissements du côté de l'opposition, alors que de l'autre côté les insultes pleuvent) Toutes ces armes circulent sans qu'il n'y est de restriction. Personne n'a soulevé la question d'où venaient les armes utilisé par les terroristes de l'Aigle Noir ? Avec toutes ces circulations d'armes, toutes ces passerelles entre la Garde Nationale et la Jeune Garde Socialiste, il ne serait pas étonnant que des armes aient pu être détournés et utilisé dans un fin purement et simplement terroriste ! Comment pouvoir empêcher des actes terroristes, si nous ne sommes pas capable de pouvoir freiner les menés pseudos-subversives de la Jeune Garde Socialiste, ainsi que leurs défilés grotesque, parades que l'on pourrait retrouver dans n'importe quelle dictature fasciste à travers le monde ! (Applaudissement répétés de l'opposition, alors que la désapprobation de la majorité face à un tel discours, est plus que palpable)

Je ne fais ici qu'énoncer des vérités qui devraient pour être combattus depuis longtemps par l'actuel gouvernement de la Fédération. Or, rien n'est fait. Qu'espère donc notre gouvernement ? Que la Jeune Garde Socialiste se dissolve d'elle-même, où alors que d'autres actes terroristes se perpétuent sur notre sol ? ("COCHON REVISIONNISTE !", balance un inconnu sur les estrades en hauteur, sans doute un invité venu assister aux débats. Il porte l'insigne de la Jeune Garde Socialiste sur son blouson. Cagska le pointe du doigt.) De la part de petites frappes qui passent leurs temps à déverser des tonnes de boues et à se rouler dans la fange, je ne sais pas qui de nous deux est un cochon. Quand à ton qualificatif de 'révisionniste', il cache simplement le fait que tu es un robot pré-formaté qui ne fait que recracher la propagande absurde de ton organisation de malfrats et de moins que rien. Vous avez peut-être réussi à avoir Ozokanine, vous avez peut-être réussi à faire peur à tout le monde, mais si il doit en rester un seul pour vous la faire fermer, crois moi mon bonhomme je serai ce dernier ! (Le membre de la Jeune Garde commence à lui répondre, mais le brouhaha causé par l'agitation sur les bancs des députés couvre sa voix. La Première agite sa cloche pour remettre de l'ordre.) »

NATALIA DURAND | « CESSEZ ! CESSEZ ! Cela compte aussi pour vous Citoyen Cagska, surveillez votre langage et ne tomber pas dans le jeu de la provocation, où je vous retire le droit à la parole. Maintenant, poursuivez et allez droit au but. »

PAVEL CAGSKA | | « Très bien, très bien je vais aller aller au bout de mon raisonnement, si on m'en laisse la possibilité. Nous ne sommes pas en principe contre l'existence de la Jeune Garde Socialiste, mais sur la manière qu'elle a d'exister et de faire ses actions. Nous n'avons pas besoin de gros bras, de défilés avec des armes. Le socialisme que nous bâtissons n'a pas besoin d'avoir des fous furieux qui déambulent dans nos rues. Nous nous opposons à ces moyens coercitif, à cette vision caricaturale de la lutte qui ne devrait passer que par la violence, pas des démonstrations de force. Non, la jeunesse n'est pas forcément un gage de salubrité politique loin de là. Nous pouvons comprendre les angoisses, les critiques et la volonté de bien faire de la part de la Jeune Garde Socialiste. Mais sa haine contre tout ce qu'elle qualifie de "révisionniste", la pousse à commettre des erreurs et à aller contre le sens de notre révolution, contre la Fédération. Aujourd'hui, nous proposons l'interdiction du port d'arme pour les membres de la Jeune Garde Socialiste, tout comme nous plaidons pour une limitation de ses prérogatives, pour que leurs menés quasi-fascistes soient combattu de la manière la plus véhémente possible. (Nouveaux applaudissements de l'opposition, désaveu bruyant du côté de la majorité) Rétablir l'ordre au sein de la Fédération, passe par une nécessité révolutionnaire, oui révolutionnaire, de comprendre les contradictions au sein de notre société. La Jeune Garde Socialiste pense pouvoir les combattre, mais ne fait que les accentuer dans un sens contraire. De la manière la plus ferme, opposons nous à toute cette violence politique et symbolique, qui avilit plus qu'elle ne permet de s'élever. Le Parti Socialiste Oustrien, le Bloc Populaire & Paysan ainsi qu'une partie des députés de la Fraternité des Cordelins (Murmures et surprise du côté du PCOT et de la CSAR) proposent en conséquence :

1. Qu'une enquête soit mené pour découvrir d'où proviennent réellement les armes dont disposent la Jeune Garde Socialiste et ainsi, pouvoir endiguer l'échange avec la Garde Nationale.

2. Que la Jeune Garde Socialiste puisse continuer d'exister comme organisation politique au sein de la Fédération, mais qu'elle renonce à toute démonstration de force, défilé militaire et autres actions coups de poings qui dénaturent le socialisme Oustrien.

3. Qu'un recensement des membres de la Jeune Garde Socialiste soit effectuée, afin de pouvoir frapper plus facilement toute individu appartenant à cette organisation si il commet une infraction ou enfreint la légalité socialiste.

Si les membres de la majorité aiment réellement l'Oustrie, la Fédération et le Socialisme, ils feront le choix juste et écouteront l'avis de l'ensemble de notre peuple. Si ils s'y opposent, qu'ils en assument les conséquences. »

Cagska referme son dossier et descend de la tribune, tandis que l'opposition l'applaudit vivement et que la majorité l'invective avec une grande fureur. Au bout de quelques instants, la Première au Congrès des Communes parvient à ramener le calme, afin que l'ordre du jour soit voté par les députés.

NATALIA DURAND | « Citoyens et Citoyennes Députés du Peuple, nous allons passer au vote de l'adoption des trois points énoncés par le Citoyen Pavel Cagska. Je vous demande de faire preuve de calme et de ne faire aucune provocation lors de votre vote. »

Vingt-cinq minutes plus tard, dans une atmosphère tendue, les résultats sont dévoilés :

[quote]PROPOSITION FAITES EN CONCLUSION DU DISCOURS "STOPPER LES AGITATEURS ET RÉTABLIR L'ORDRE PUBLIC" par P. CAGSKA :

1. Qu'une enquête soit mené pour découvrir d'où proviennent réellement les armes dont disposent la Jeune Garde Socialiste et ainsi, pouvoir endiguer l'échange avec la Garde Nationale.

2. Que la Jeune Garde Socialiste puisse continuer d'exister comme organisation politique au sein de la Fédération, mais qu'elle renonce à toute démonstration de force, défilé militaire et autres actions coups de poings qui dénaturent le socialisme Oustrien.

3. Qu'un recensement des membres de la Jeune Garde Socialiste soit effectuée, afin de pouvoir frapper plus facilement toute individu appartenant à cette organisation si il commet une infraction ou enfreint la légalité socialiste.

Pour : 289
Contre : 400
Abstention : 31

La proposition est rejetée à une assez large majorité.[/quote]

Le résultat est prévisible et le coup tenté par le Parti Socialiste Oustrien n'a pas porté ses fruits, bien qu'il démontre qu'il existe une opposition assez conséquente à la Jeune Garde Socialiste. Quand Cagska et les députés du Parti Socialiste se lèvent, ceux de la CSAR font de même et comme pour les narguer, se mettent à leurs faire des grands gestes des deux mains, agitant le bras pour leur signifier un "au revoir moqueur". Il n'y aura pas de réponse, l'opposition préférant s'en aller sans dite un seul mot.[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[center]LA PLACE DE L'OUSTRIE DANS LES RAPPORTS INTERNATIONAUX par P. KETARZIEV[/center]
[justify]Alors qu'il est entrain de gravir les marches qui vont le mener à la tribune, le Congrès des Communes d'Oustrie et ses députés offrent un accueil mitigé à celui qui est le vétéran en politique au sein de la Fédération. Du côté de la majorité où se trouvent ses principaux sympathisants et alliés, c'est avec un grand renfort d'applaudissement qu'il effectue son ascension. Du côté de l'opposition, c'est un peu plus froid bien que quelques applaudissements se font quand même entendre. Aimé comme détesté, Ketarziev illustre bien la fracture politique en Oustrie. Mais tout à chacun y compris dans le camp de ceux qui ne l'apprécient guère reconnaissent ses talents nombreux, tant politique que idéologique. Aujourd'hui, sa prise de parole porte de manière générale sur la politique internationale de l'Oustrie, ses rapports avec les pays socialistes et quelles pourraient être l'avenir géopolitique de "l'ourson" Oustrien, comme on le surnomme dans de nombreux pays.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/18/1462206884-ketarz.png[/img][/center]
NATALIA DURAND | « La parole est au Camarade-Citoyen Prebor Ketarziev. »

PREBOR KETARZIEV | « Je vous remercie Citoyenne-Première. Le sujet que je vais aborder aujourd'hui, est issue d'une longue enquête et d'une tout aussi longue étude que j'ai réalisé avec des amis et des camarades qui me sont proches. Parler d'un sujet aussi vaste que la place de notre pays sur l'arène géopolitique n'est pas une mince affaire. Moins de quatre ans après le succès de notre révolution dans la Guerre de Libération qui nous a opposé aux fascistes et autres réactionnaires à travers notre pays, l'Oustrie commence à être reconnu comme une nation en plein développement, fort de sa politique volontariste, de son intransigeance idéologique et également, dans sa construction du socialisme qui fait pâlir beaucoup de nos adversaires, mais nous fait gagner davantage de sympathie parmi nos amis ! Cela est grâce à l'action concertée de notre peuple, de la Fédération et également de vous, Citoyens-Députés. (Vifs applaudissements) Mais ne soyons pas des fanfarons, ne faisons pas preuve d'orgueil trop prononcé, sachons rester modeste malgré les succès. C'est à cette mesure que l'on reconnait si un pays, une nation se porte bien, si il y a une alchimie parfaite au sein du peuple. Nous ne pouvons pas nier qu'il existe des problèmes multiples qui persistent au sein de la Fédération ! Mais je ne suis pas là pour vous entretenir de ça, ces sujets qui mènent au pugilat seront mieux emmenés par d'autres que par moi. (Rires dans l'hémicycle) Il conviendrait également de féliciter tout le travail de la Délégation du Peuple aux Affaires Étrangères et le Citoyen Iossif Katev pour son implication dans la politique extérieure de la Fédération. Je pourrai il est certain continuer les éloges pendant longtemps, mais je pense qu'il serait mieux pour nous tous et toutes de nous plonger dans le vif du sujet. Pour commencer, il faut rappeler que la position géographique et géostratégique de l'Oustrie par rapport à ces voisins du Kirep et de la Rostovie, ne pouvait en faire qu'un "énième état socialiste" qui serait automatiquement rattaché aux bons vouloir de ses voisins socialistes. Il faut également rappeler que les maigres moyens dont dispose l'Oustrie sont essentiellement tourné dans la situation intérieure, afin de bâtir une société nouvelle et pouvoir à la fois reconstruire ce qui doit encore l'être. Dans cette situation, il était évident pour de nombreux observateurs internationaux que l'Oustrie se contenterait de tenir sa place, de n'être qu'un maillon de plus pour les deux grands pays socialistes en Alméra. Il leur faut admettre désormais... qu'ils se sont complètement trompés. Pas parce qu'ils avaient mal analysé la situation de la Fédération, mais parce qu'ils posaient uniquement la question d'un point de vue idéologique, dans une vision du monde qui leur sciait à merveille. Là encore, ils se sont complètement trompés. (Vifs applaudissements)

Nous ne devons pas cesser de dire que nous ne sommes pas là pour suivre aveuglement la Rostovie et le Kirep, mais que nous sommes capables d'être un partenaire socialistes exemplaire pour nos frères slaves, pour nos frères socialistes. Certains me dirons peut-être et je suis d'accord là dessus, que nous ne disposons pas de la puissance industrielle de la Rostovie et encore moins la puissance militaire du Kirep. Mais est-ce que cela doit uniquement définir notre vision diplomatique et géopolitique ? Non, nous qui sommes socialistes savons parfaitement qu'une diplomatie solide ne peut pas compter uniquement sur une force brute, sur du formalisme pur. Si nous sommes pris à partie depuis quelques temps par les pays anti-communistes, c'est parce qu'ils comprennent que l'Oustrie n'est pas simplement un réservoir pour la Rostovie et le Kirep, mais que l'Oustrie a cette fraîcheur et toute cette ingéniosité qui ne peut que venir grossir l'influence du socialisme en Alméra, comme partout ailleurs ! Voilà pourquoi il ne nous faut pas répéter à tout-va ce qu'il se raconte un peu partout. Non Camarades-Députés, nous ne sommes pas des "vassaux" de la Rostovie ou du Kirep. Non, nous ne sommes pas ceux qui "poussent en avant" la politique des pays socialistes en Alméra. Nous ne pensons pas qu'il existe une hiérarchie entre nos trois nations, nous considérons qu'elles sont complémentaires, qu'elles peuvent être broyés séparément mais que si elles s'unissent, elles peuvent démontrer toute la vitalité du socialisme, toute la grandeur de cette noble idée qu'est la libération du genre humain ! (Applaudissements répétés pendant quelques instants) Il me semblait important de revenir sur ces faits pour ne pas perdre de vue que l'Oustrie est parfaitement indépendante, qu'elle est libre de ces actions mais qu'elle accepte totalement d'avoir des "obligations" internationales d'aider, de coopérer et de faire grandir l'amitié entre les peuples et les pays socialistes, d'Alméra ou d'ailleurs. Deux nouvelles ont profondément divisé la Fédération, il y a peu et sur le plan international. Il y a eu d'une part l'aide généreuse donnée par la Rostovie voisine et d'autre part, la première Bombe A chez notre voisin Kirépien. Il serait intéressant que je développe sur ces deux points afin d'en arriver à une conclusion bien plus générale.

L'aide économique généreuse de notre voisin du nord qu'est la Rostovie, représente une aide non négligeable et qui se place dans le cadre plus général d'une aide de la Rostovie à bon nombres de pays socialistes, alignés ou non. Il y a eu des rumeurs, il y a eu des bruits qui circulaient et qui disaient que cet argent était là pour "vassaliser l'Oustrie", que notre pays allait de plus en plus dépendre de la Rostovie et que cela pourrait s'avérer inéluctable. D'autres par mauvaise foi ont insinué que tout cet argent a été reversé uniquement et intégralement au... Parti Communiste des Travailleurs Oustriens dont je suis le Secrétaire Général. Camarades-Députés, si nous avions eu autant d'argents dans notre Parti et dans son trésor de guerre, ne croyez vous pas que nous serions déjà au pouvoir et qu'une grande partie d'entre vous aurait été envoyé au perelag ? (Rires multiples dans l'hémicycle) Non, il est évident que cette argent visait avant tout à pouvoir booster encore un peu plus nos moyens économiques et nous en sommes reconnaissant à la Rostovie et à ses peuples qui la constitue. Mais comme nous l'avons déjà formulé, il ne faut pas que cela devienne une habitude. Nous devons compter sur nos propres forces en priorité et user de l'aide internationale de nos frères socialistes quand cela s'avère nécessaire. Nous ne devons pas dépendre uniquement de l'extérieur et rien pouvoir bâtir avec ce que nous avons déjà à l'intérieur. Notre force, nous l'avons : Ce sont les masses Oustriennes qui à chaque moment de l'année, travaillent à bâtir une société juste, égalitaire et fraternelle. Nous serions bien ingrat de vouloir nous en passer. Maintenant, il y a eu le cas de la Bombe A chez notre voisin du sud, notre voisin Kirépien. Dans l'opposition, cela a crée beaucoup de remoud et posait la question de savoir si le Kirep pouvait rester un allié proche, ou alors si il n'était pas dangereux d'en être "trop proche" à cause de l'obtention de cette fameuse Bombe. Nous devons dire à l'opposition qu'elle s'inquiète réellement pour rien, pour pas grand chose. Je ne reprendrai pas ici les positions des dirigeants et camarades Kirépiens sur le sujet, mais je tiens à rappeler qu'en effet dans la guerre... L'élément déterminant reste et restera l'Homme. Encore plus dans la guerre moderne, car une seule arme n'est pas capable de pouvoir faire la différence. Car nous faisons la différence entre des guerres justes et des guerres injustes, entre des guerres révolutionnaires et contre-révolutionnaires. Il est évident qu'il faut soutenir les guerres justes, qu'il faut soutenir les guerres-révolutionnaires. La guerre ne peut-être aboli que par la guerre, c'est à dire au moment où la source des conflits de notre monde que représente la propriété privée, aura purement et simplement disparu. (Applaudissements soutenus) Donc, n'ayons pas peur et ne nous voilons pas la face. Le fait que le Kirep dispose de la Bombe A sécurise davantage notre assise commune sur la Mer de Caru et permet de la verrouiller. Non, la question de savoir si la Bombe sera lâche ou pas n'est clairement pas à l'ordre du jour. La poser maintenant, c'est mettre de côté totalement la lutte révolutionnaire des peuples du monde entier !

Voilà pourquoi Camarades-Députés, j'aimerai en arriver à ma conclusion. Qu'elle est-elle ? Que l'Oustrie, qui paraissait il y a encore quelques années comme un petit régime qui se battait pour son indépendance et pour sa place au sein des "grands" pays socialistes de l'Alméra, est désormais capable de rivaliser et de coopérer efficacement avec eux. Nous voyons que chez nos voisins proches comme le Balazdem, que la structure communale est mise en application et sert de modèle pour bâtir cette société communistes vers laquelle nous tendons tous et toutes. Nous démontrons aussi sur un plan international, que l'Oustrie dispose de munitions politiques et idéologiques pour prouver, ajuster et affiner sa conception du monde et raviver l'esprit du socialisme de manière internationale. Nous pouvons être fier des efforts que nous faisons et que ce ne seront pas les derniers ! C'est pour cela qu'il fut que l'Oustrie soit le fer de lance des pays qui cherchent à s'émanciper, le fer de lance des peuples qui mènent des luttes révolutionnaires partout dans le monde. Il nous faut renforcer notre internationalisme prolétarien, pouvoir aider ceux et celles qui sont en difficultés et qui pourraient avoir besoin de notre aide, de notre sympathie. Voilà pourquoi tout nos efforts pour bâtir le socialisme dans notre pays est corollaire avec l'aide que nous voulons... Non que nous devons apporter aux peuples du monde entier. Comme le Kirep, nous acceptons totalement de relever le drapeau de l'anti-impérialisme, d'aider le "Tiers-Monde" à pouvoir se sortir des griffes de l'auto-proclamé "Monde Libre", de diffuser massivement les idées révolutionnaires pour qu'elles germent dans le cœur et les esprits. Nous sommes des révolutionnaires et notre premier devoir Camarades-Députés, C'EST DE FAIRE LA RÉVOLUTION ! »

De manière quasi-unanime, Prebor Ketarziev fait se lever l'hémicycle qui l'applaudit en scandant par moments son nom. Il regagne dignement sa place en descendant les marches d'un pas rapide, levant son poing gauche comme un signe de victoire. Cette petite piqure de rappel sur la politique générale de la Fédération au niveau internationale, tombe à pic au moment où la situation au Jeekim attire les regards du monde entier.[/justify]
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