Accordailles Viertenstein - Perlian

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Margaery

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[center][img]https://slipstreamfiction.files.wordpress.com/2012/02/cair-paravel1.jpg[/img][/center]
[center]Palais Royal de Cair Paravel[/center]

En cette période de fin d'année, on recevait pour un séjour de deux jours des invités d'honneur au Palais Royal. Le neveu du Prince Régent du Viertenstein, Joseph-Maximilian, était accompagné de ses deux filles. La rencontre avait été organisée afin de discuter de l'éventualité d'une union par le mariage entre la maison régnante du Perlian et celle de la principauté almérane. La Couronne du Perlian avait proposé deux prétendants à la main des jeunes femmes, les propres cousins du Roi Suprême : les frères Erik et Alexander. Malgré les différences religieuses, un mariage était possible, les époux n'étant pas forcés d'abjurer leur religion pour épouser celle de l'autre époux mais aussi parce que les deux familles s'étaient déjà entendues sur le fait que s'il devait y avoir union, deux cérémonies seraient organisées : une selon le rite catholique et l'autre selon le rite de la religion polythéiste en vigueur au Perlian.

Dans les bourrasques du fort vent hivernal venant de l'océan, le Palais Royal demeurait inflexible, accroché sur sa falaise face à l'immensité bleue de l'Altevum. Affrontant les éléments depuis des siècles, ce Palais pourtant plus petit que certains palais almérans dégageait ici un sentiment inégalé de robustesse mais aussi de noblesse. Malgré qu'il soit aujourd'hui un palais d'agrément, on pouvait tout à fait distinguer les murailles et bastions médiévaux qui faisaient de lui une place forte stratégique maintes fois assiégée mais demeurée imprenable au Moyen-Âge. En regardant vers les terres, les forêts s'étendant à perte de vue (la capitale se trouvant plusieurs lieues au delà) renforçait le sentiment que l'on se trouvait ici au bout du monde, mais dans un lieu mystique et chargé d'histoire.

Les deux couronnes de l'Océan Altevum Nord, se faisant face, avaient des raisons de consolider une alliance matrimoniale, tout d'abord d'un point de vue géographique, le Perlian était situé dans un espace stratégique sur les routes commerciales entre Vicaskaran et Alméra. Contourner cette île, véritable porte d'entrée et de sortie du Vicaskaran, signifiait entamer un long détour. Quant au Viertenstein, il contrôlait l'accès au détroit du Quetelann débouchant sur les pays de l'Alméra du Nord et la Mer Blanche. Sceller ainsi leur amitié à la face du monde pouvait signifier plus de prestige pour ces deux familles qui se sont toujours bien entendues depuis la fin de l'isolationnisme total du Perlian.

Dans la Cour d'Honneur du Château on attendait l'arrivée des invités, étaient présents le Roi Suprême Hadrian Ier de Perlian, sa sœur la Princesse Laurana et bien entendu Erik et Alexander.

Âgés respectivement de 25 et 21 ans, les cousins du Roi étaient frères, mais pourtant différents :


-Erik était un colosse, portant sa chevelure blonde mi longue semblable à la crinière d'un lion. On dit au Perlian que du sang de Viking coule dans ses veines, sa mère Maxima était issue d'une très ancienne famille jeekimoise. Ce mauvais garçon véritable tour de muscles, passionné de chasse, les Pevensie avaient eu du mal à le contenir à l'adolescence. Désormais, Erik s'est assagi mais conserve un tempérament affirmé et ne tient pas en place. Et même s'il fait "ours" au premier abord, on se rend vite compte de sa bienveillance et de son intelligence notamment dans les domaines ruraux. Très proche du peuple et surtout des paysans, il tenait à participer aux fêtes campagnardes des villages au delà du domaine royal. A ces occasions il se mêlait aux ruraux, et beaucoup étaient étonnés à la fin de la fête de voir que son moyen de transport pour rentrer chez lui est en réalité un magnifique carrosse aux armoiries de la Famille Royale...

-Alexander, le frère plus jeune était aussi plus petit en taille même si la pratique du rugby universitaire l'avait grandement étoffé. Alexander arbore les yeux bleus caractéristiques des Pevensie et porte ses cheveux châtains coupés courts. Il est plus affable et aristocratique dans sa manière d'être que son frère aîné. Plus introverti et intellectuel que son frère, il lui arrive aussi de participer aux plus prestigieux salons littéraires de la capitale. Il collectionne aussi les voitures anciennes. Les Pevensie ont rapidement remarqué chez lui les qualités d'un gestionnaire, c'est ainsi qu'Alexander reçoit régulièrement la visite de professeurs pour qu'un jour il puisse conseiller son cousin le Roi Suprême mais aussi contribuer à l'entretien et au développement de l'immense patrimoine de la Famille Royale.
Otto

Message par Otto »

[justify]L'oncle du prince-héréditaire arrivait au Perlian peu de temps après les fêtes de Noël. Il avait fait la traversée en bateau et avait célébré la Nativité sur la mer, en présence de son chapelain et de sa famille proche. L'arrivé se fit au palais royal que Joseph-Maximilien découvrait pour la première. Ce grand château lui rappelait un peu le Hohenviertenstein, ce petit château sur les collines d'Hochburg où il avait passé son enfance, jusqu'à son mariage et qu'il reçoive le titre de Comte Palatin et le train de vie qui y est attaché. Ce château était tout de fois beaucoup plus grand que celui des princes, plus fastueux aussi, représentant à merveille la grandeur du Royaume du Perlian, le Saint-Royaume comme se plaise à dire les fidèles de la religion perliane. Il se rappelait alors les relations entre le Viertenstein et le Perlian, relations multiséculaires et qui avaient tenues malgré les différences religieuses. A ses côtés se tiennent sa femme Margaret de Regstaal, une thorvaloise, et ses deux filles Marie-Christine et Marie-Thérèse, respectivement âgées de 24 ans et de 20 ans. Christine est une jeune femme de grande taille, intelligente et loquasse. Elle a suivie des études de droits à Hochburg et est passionnée par les questions politiques et diplomatiques, à tel point que des rumeurs avaient circulé sur son éventuelle envoi comme ambassadrice ou son entrée dans l'administration. Thérèse est une femme plus petite que son aînée, plus discrète que son aînée. Contrairement à sa sœur, elle n'avait pas voulu suivre de grandes études et s'illustrait davantage pour sa volonté d'être une bonne mère de famille. Elle appréciait assez peu le mode de vie que suivait son père, lequel résidait la moitié de l'année à Hochburg, et elle se retirait régulièrement au couvent des Carmélites Traditionnelles de Sainte-Élisabeth, à l'intérieur terres du Viertenstein, tout en affirmant sa vocation à la vie maritale. Une fois arrivé devant le roi, Joseph-Maximilien prit la parole :

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« Majesté, il est de coutume dans nos très catholiques États de se faire quelques cadeaux en ces très saintes fêtes de la Nativité. Veuillez accepter celui que je vous fais : la corporation princière des armateurs d'Hochburg vous offre un trois mat aux couleurs de votre famille. Il est arrimé au port de Cair Paravel avec le concours de vos autorités. »[/justify]
Margaery

Message par Margaery »

Après les salutations et les présentations d'usage, l'oncle du Prince-Héréditaire prit la parole et annonça le cadeau offert par la principauté à leur hôtes. Dès qu'il sut qu'il s'agissait d'un superbe trois mats, le souverain, féru de navigation, adressa un grand sourire à ses invités. D'autant plus qu'il se doutait que le personnel du Grand-Port de Cair Paravel prendrait l'initiative de faire remorquer le navire au petit port de plaisance à proximité du palais. Ils pourraient donc très prochainement l'admirer.

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Hadrian Ier : «Je suis absolument ravi. Vous ne pouviez pas me faire plus grand plaisir et je vous en remercie. Nul doute que ce magnifique vaisseau sera l'un des fleurons de la flotte de plaisance royale. Et je vous en prie, veuillez transmettre mes remerciements les plus sincères au reste de votre famille ainsi qu'aux membres de la corporation princière des armateurs d'Hochburg pour cette belle réalisation. Nous avons nous aussi quelques présents pour vous, nous ne sommes peut-être pas de la même confession, mais au Perlian les traditions de l'hospitalité sont encore très présentes et appréciées. Et il est dans nos coutumes d'honorer nos invités de marque par des cadeaux. Ma très chère sœur va nous mener jusqu'au jardin d'hiver, où vous attendent nos présents. Nous vous avons aussi fait préparer une collation si vous le souhaitez. »

Les deux familles prirent le chemin du jardin d'hiver, guidées par la Princesse Laurana qui ouvrait la marche. Hadrian Ier était très fier de sa cadette, qui était aujourd'hui d'une grande élégance. Celle-ci portait des habits de cour, à savoir une robe longue d'un rouge éclatant. Ses cheveux étaient rehaussés d'une coiffe composée de fleurs rouges et blanches ainsi que de feuilles de houx qui lui donnait à la fois un air digne et aristocratique, mais avec une pointe d'exotisme. La monarque lui avait demandé d'être présente à cette rencontre afin d'apporter une présence féminine qui saurait mieux mettre à l'aise la mère et ses deux filles, arrivées dans un pays qui leur était encore inconnu. Pour arriver à destination, il fallut traverser les anciens ensembles défensifs aujourd'hui complètement restaurés pour leur donner une allure moins austère. Puis, on déboucha sur des constructions plus récentes dédiés à l'apparat, de grandes salles ornementés de marbres et de bois précieux. Monter quelques escaliers furent nécessaires, le Palais reposant sur un dénivelé. On arriva enfin dans une grande véranda. Comme tout jardin d'hiver, de nombreuses plantes étaient conservées ici. Des fauteuils anciens tapissés de velours permettaient de s'asseoir confortablement.

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Princesse Laurana : « Je vous en prie, prenez place. Je reviens dans un instant. »

Tandis que la princesse allait s'enquérir pour les cadeaux, on s'installa dans les fauteuils. Une table composée de mets sucrés, de fruits et de boissons chaudes était à la disposition des convives pour ce petit temps de collation. En l'attendant, le roi engagea une discussion :

Hadrian Ier : «Vos services nous avaient prévenus que vous arriveriez par bateau du Viertenstein. Le voyage s'est il bien passé ? J'avoue que cela m'a surpris, en cette période de l'année, l'océan peut être extrêmement capricieux et le risque de tempête est présent. »

La porte s'ouvrit de nouveau sur la princesse accompagné de plusieurs valets en livrée qui portaient différentes choses. Hadrian Ier se leva pour présenter les présents à chacun.

Hadrian Ier : « Voici nos présents de bienvenue. Ils ne sauraient égaler le vôtre, mais j'espère qu'ils vous plairont. Les dames d'abord... Mesdemoiselles Marie-Christine et Marie-Thérèse, voici pour vous un ouvrage réalisé par notre Guilde des Joailliers. Pour chacun de vous un diadème d'argent très fin serti de fleurs en nacre pour les pétales et les étamines sont en or.
De plus, vous est aussi remis un volume qui compte vraiment dans nos grands classiques littéraires : "Poèmes et Chansons de Geste d'autrefois". »


[center][spoiler="Diadème"][img]http://img15.hostingpics.net/pics/236501completed.jpg[/img][/spoiler][/center]

Il se tourna ensuite vers Margaret de Regstaal. Son cadeau était visiblement le plus lourd et de loin le plus imposant, deux valets peinaient à le soulever.

Hadrian Ier : « Madame, nos artisans n'ont pas la connaissance de vos saintes écritures mais ils ont donné tout leur savoir faire à cette oeuvre. Voici un vitrail confectionné par notre Guilde des Maîtres-Verriers représentant le Saint-Esprit nimbant la terre de sa lumière divine. Ce vitrail correspond tout à fait pour une petite chapelle ou un autel particulier. »

Puis il alla vers Joseph-Maximilien.

Hadrian Ier : « Pour vous Monsieur, je vous offre cette épée de cérémonie. La garde est gravée aux armoiries de votre famille et une opale y est enchâssée. Ne sachant si vous pratiquez l'escrime ou non, dans le doute nous l'avons faite aiguiser. Prenez garde en la maniant cette acier est très tranchant et a été réalisé par les meilleurs forgerons qui travaillent encore comme au temps jadis. Mais si cet objet servira à la collection, nous pouvons tout à fait l'émousser pour vous ainsi il n'y aura plus de danger.
Enfin, vous me rendriez un grand service si vous pouviez remettre ceci à votre neveu le Prince-Héréditaire. Car il n'y a pas d'âge pour apprécier de belles histoires, voici les "Contes et Légendes du Saint-Royaume de Perlian". Ce volume est relié de cuir et est enluminé d'après une méthode qui remonte au Moyen-Age. »
Otto

Message par Otto »

[justify]La rencontre avec la sœur du roi Hadrian puis la découverte des cadeaux enchantait les viertensteinois. Joseph-Maximilien continuait de discuter avec le roi-suprême :

Joseph-Maximilien : « Rassurez vous, ne nous sommes pas venus à bord d'une petite embarcation mais dans un des grands navires de croisière qui assurent la liaison entre nos deux pays. Nous avons voyagé comme le feraient des sujets de vos États ou de ceux de mon neveu. »

A la présentation des différents cadeaux, toute la famille fut ébahie. Les deux jeunes filles furent tout particulièrement surprises de leurs présents, d'une richesse incroyable. Marie-Christine, l'aînée, remercia chaleureusement le roi, vite suivie par sa sœur et sa mère :

Marie-Christine : « Majesté, vos cadeaux sont d'une beauté sans pareille et c'est un honneur pour ma sœur et moi de les recevoir. »

Marie-Thérèse: « Oui vraiment, vos présents sont magnifiques. Votre livre, dont le travail reflète tout le savoir de votre pays, est splendide et nous encourage a apprendre votre langue qui, comme vos États, doit posséder mille merveilles. »

Margeret : « Votre Majesté, ce vitrail est tout simplement superbe. Je ne sais où je puis le faire poser, mais soyez-en sûr qu'il occupera une belle place dans notre famille. »

Enfin, à la réception de l'épée, Joseph-Maximilien répondit au monarque :

Joseph-Maximilien : « Votre Majesté, en ma qualité de maréchal du prince, je pratique l'art de l'escrime, tout comme mon neveu au demeurant. Cette épée sera conservée avec le même attachement que j'éprouve pour mon sabre de maréchal. De même, votre livre sera remis au prince mon neveu qui à n'en pas douter le lira avec le plus grand intérêt car il ne peut y avoir de texte plus beau que les Contes et Légendes d'un peuple. »

Margeret : « Nous vous remercions tous pour vos cadeaux sire. De même, vos fruits sont délicieux, ainsi que vos boissons qui nous réchauffes en ces temps si froids. Notre visite a été retardée à cause des événements qui ont touchés votre pays ses derniers mois. Son Altesse Sérénissime le prince-héréditaire, notre neveu, vous rappelle encore une fois ses sentiments d'amitié en ces périodes de danger. »[/justify]
Margaery

Message par Margaery »

[justify]Sur ces belles paroles, les convives décidèrent d’entamer les activités proposées par les perlians pour le séjour de leurs invités. S'agissant du premier jour, la Famille Royale du Perlian n'avait pas voulu surcharger les viertensteinois, ceux ci devaient être fatigués de leur long voyage. Le reste de la journée consista donc en la visite du Palais Royal : La Salle des Trônes avec son plafond en ivoire, la Tour d'Astronomie, les Galeries d'Apparat, le Grand Verger et autres sites remarquables. Avant le dîner, la Princesse Laurana accompagna les invités de marque à leurs appartements, où ils purent prendre quelques heures de repos. Le repas du soir se fit en petit comité. Le banquet et le bal ne devraient avoir lieu que le lendemain. Ce soir là, il fut servi surtout des plats d'hiver, avec un large choix de gibiers allant du sanglier au faisan. Les amateurs de produits de la mer purent déguster des coquilles St Jacques au safran. Le service de table offert précédemment à la Couronne du Perlian par la Principauté fut utilisé pour faire honneur au cadeau des viertensteinois. Pour les amateurs de bon vin celui-ci coula à flot. La table des souverains du Perlian était connue pour être fastueuse mais sans tomber dans la prétention ni l’excès.

Lorsque tous eurent fini leur repas, ils décidèrent de se séparer. Le monarque invita Joseph-Maximilien et son épouse à prendre un digestif ou une infusion en sa compagnie dans un petit salon. Les cousins d'Hadrian proposèrent à Marie-Christine et Marie-Thérèse d'aller observer les constellations dans la Tour d'Astronomie visitée plus tôt dans la journée. La sœur du Roi Suprême décida de les accompagner, afin de servir de chaperon pour les demoiselles au cas où cette coutume est encore présente au Viertenstein, même si celle-ci était tombée en désuétude au Perlian. Car bien évidemment, tout avait été organisé à l'avance par les Pevensie pour faire en sorte que les principaux intéressés puissent apprendre à se connaître.


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Dans le petit salon, tout était prévu pour s'installer confortablement au coin du feu en cette soirée d'hiver. Le crépitement du feu dans la cheminée apportait un cadre apaisant.

Hadrian Ier : « Chers amis, que pouvez-vous me dire sur l'actuelle conjoncture politique de la Principauté ? Nous avons entendu dire que vous aviez envoyé des ambassades au Saint-Empire concernant un possible hommage à l'Impératrice Viktoria... Est-ce vrai ? Je fus assez surpris par cette initiative, le Viertenstein n'a t'il pas adopté des positions assez critiques à l'égard du Schlessein par le passé ? »

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Pendant ce temps, Erik et son frère Alexander accompagnaient Marie-Christine et Marie-Thérèse vers la Tour d'Astronomie. La Princesse Laurana les suivait mais conservait une certaine distance.


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[center]Alexander[/center]

Alexander : (aux deux jeunes femmes) « J'imagine que la situation est pour vous aussi assez compliquée à affronter... Je veux dire... Inutile de faire semblant, toutes ces tractations concernant une possible union entre nos familles me mettent personnellement mal à l'aise. Et nous tous ici, nous accomplissons notre devoir en tant que membres de maisons régnantes. Quoi qu'il en soit, je tenais à vous dire que mon grand frère et moi-même ferons tout pour rendre votre séjour agréable, que vous puissiez passer un bon moment en notre compagnie. Je puis tout à fait imaginer qu'arriver dans un pays totalement inconnu, dans une cour étrangère, peut-être intimidant... »


(HRP : Au sujet du Saint-Empire et de la possibilité d'hommage, je ne savais pas si je pouvais utiliser l'information. Toutefois ton journal était daté du 20 Novembre, donc par conséquent daté d'avant le début de la rencontre... )[/justify]
Otto

Message par Otto »

[justify]Le couple suivit le jeune roi devant l'âtre. Le repas avait été apprécié : la cour du Perlian était plus riche que la cour du Viertenstein, dont la simplicité était le maître-mot. Les poissons du Perlian était proche de ceux servit au Viertenstein, d'ailleurs les pêcheurs de la Principauté venait souvent pêcher la morue ou d'autres poissons au large du Chanabeg et du Saint Royaume.

Joseph-Maximilien : « Cette information est vrai sire. Néanmoins, vous soulevez les problèmes de relations entre le Viertenstein et le Schlessein, qui sont réel depuis l'occupation de la principauté entre le XVIIIème siècle et 1852, année de la libération du Viertenstein. Ces tensions ne sont pas à l'attention de la couronne impériale, envers laquelle nous sommes très respectueux car celles-ci est protectrice de la Sainte Eglise Catholique et des Chrétiens. Non, elles sont orientés vers la façon dont l'Empire fut dirigés, avec une politique plus en faveur des peuples schlessois que le Chrétienté tout entière. Cependant, au vus des derniers événements qui ont bousculé l'Empire, Son Altesse mon oncle est prêt à reconnaître en l'Empereur son suzerain afin de permettre à l'Empire d'accomplir sa vocation première. Mon oncle souhaite surtout que l'Empire change d'attitude et devienne ce qu'il aurait dus être jusqu'à maintenant. »

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Les deux jeunes filles suivirent les cousins du roi. Elles étaient quelques peu surprise d'être chaperonné par la sœur du roi. Après tout, les jeunes adultes sont quatre, que pourrait-il arriver ? Néanmoins la distance que la princesse prenait n'était guère pesante et les jeunes femmes mirent ça sur le compte des traditions locales. Après que Alexander ai parlé, Marie-Thérèse, la cadette, lui répondit :

Marie-Christine : « Il est vrai que cette situation est quelque peu stressante, mais je pense pas que cela soit insurmontable. Vous savez, j'en suis à mes secondes accordailles et ma grande sœur à ses troisièmes. »

Marie-Thérèse: « Enfin je ne suis pas sûr que la rencontre entre le prince Eugène et Père puisse être vraiment considéré comme des accordailles ! -rires des deux jeunes femmes- Peut-être l'avez vous déjà rencontré, c'était le prince Eugène von Hohensteinhart. Je crois qu'il a votre âge Erik. »

Marie-Christine : « Non, il était plus jeune, 24 ans je crois. Enfin bref, nous ne sommes pas pour parler de lui. Vous-mêmes avez-vous déjà eu l'occasion de participer à des accordailles ? »
Margaery

Message par Margaery »

[justify]Hadrian Ier : « Il est évident que le Schlessein est en ce moment en grande souffrance. La perte de l'ensemble de ses possessions extérieures en est la preuve accablante. Et la Cour Impériale semble être entrée en phase végétative, plus aucune action à signaler sur la scène internationale. Je ne suis pas un expert, et dites moi si je me trompe, mais même sur le plan religieux il semble que la couronne impériale soit aussi en retrait. Aujourd'hui, les fers de lance de l'Alméra catholique sont votre principauté, le Thorval, la Fiémance et bien entendu le Saint-Siège. Mais le Saint-Empereur me semble, de mon point de vue extérieur, parfaitement inexistant pour assurer la mission divine qui est la sienne, à savoir la protection des croyants de votre religion. Changer le système de l'intérieur est certes plus aisé que vouloir le faire de l'extérieur. Je ne doute absolument pas des compétences de votre oncle mais pensez vous que l'Empire puisse changer d'attitude ? Veut-il même simplement changer d'attitude ? Avez-vous des contacts au sein de la noblesse schlessoise pour vous soutenir ? Car nous savons tout deux ce qu'un serment d'hommage signifie, et il serait dommage de se retrouver piégé à l'intérieur d'un système en roue libre, refusant obstinément de tenir compte de vos sages conseils...

Mais peut-être suis-je un peu trop pessimiste, peut-être n'est il pas trop tard pour faire entendre raison à l'Empire. Et votre oncle a certainement un grand courage et une grande abnégation pour proposer que sa personne, et avec lui la principauté, prenne en main cette lourde tâche. »


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Les cinq jeunes gens arrivaient à la porte de la tour. La sœur du Roi s'approcha d'un pas fluet et sortit une clé pour ouvrir la porte. Celle-ci assumait avec malice son rôle de chaperon qu'elle s'était attribué elle-même. Mais en réalité, elle ne voulait surtout pas manquer une occasion de passer du temps avec des gens proches de son âge.


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[center]Erik[/center]

Erik : « Il s'agit à ce jour de mes deuxièmes accordailles. La première a eu lieu alors que j'étais plutôt jeune, j'avais à l'époque 17 ans. Elle avait été organisée par feu mon oncle le Roi Suprême Gaius IV, père de mon cousin le Roi Suprême actuel. L'intéressée était de la maison Dustin, des montagnards de la Province de Mirador, au centre de l'ile. Tout se passait à merveille jusqu'à ce que malheureusement j'envoie le frère de la demoiselle à l'hôpital. Ce n'est visiblement pas la bonne méthode pour séduire une femme... » *rires*

Alexander : *en levant les yeux au ciel* « Qu'est ce que vous aviez fait encore ? »

Erik : « Moi, le frère de la prétendante et d'autres jeunes gens avions décidé de faire une partie de rugby improvisée qui s'est terminée sur un plaquage réalisé par mes soins dont l'autre ne s'est pas relevé, vous savez ce que c'est vous avez fait du rugby à l'université Alexander. Le vieux Lord Dustin n'a pas du tout apprécié que j'eus amoché son fils adoré et nous a mis à la porte. Ou plutôt, car il s'adressait au Roi tout de même, il nous a invité à les laisser en famille pour la convalescence de son fils.

Je vous rassure, si je fus un adolescent difficile, je me suis assagi... Un peu. »
*sourire innocent*

Alexander : « Pour ma part, il s'agit de mes premières accordailles. Lors de son accession au trône, me trouver une épouse ne faisait pas vraiment partie des priorités de mon cousin. Et à vrai dire, j'étais très pris avec mes études donc je n'avais pas le temps pour ce genre de réunion. »

La porte de la Tour étant déverrouillée, ils purent entamer l’ascension. L'escalier était vaste et ils pouvaient monter sans difficulté.

Erik : « Avez-vous toujours vécu à Hochburg jusqu'à présent ? Résidez-vous au château des Princes ? »[/justify]
Otto

Message par Otto »

[justify]Joseph-Maximilien : « Mon oncle a longuement réfléchis à tout cela afin de ne pas laisser le Viertenstein souffrir d'un hommage qui deviendrait trop lourd. Je peux vous le confier après tout, vous êtes un ami pour notre monarchie. En fait, cet hommage, si il doit être rendu, sera volontairement bancal. En effet, il sera prononcé par le prince-régent en son nom puisque l'on ne peut pas jurer pour un autre homme, et seul un prince souverain peut prêter un serment qui engage tout ses États. Lorsque la régence sera terminé, le prince-héréditaire prendra le pouvoir mais pourra se défaire de l'hommage en arguant simplement que le régent l'accomplit par excès de zèle. Ensuite, il faut bien voir que cet hommage à bien un but que nous soutenons de nos vœux : voir le Saint-Empire reprendre le rôle qui devrait être le sien dans la Chrétienté, dont votre analyse est relativement bonne, quoique nous aurions à redire sur l’Église de Fiémance. Enfin pour y revenir à l'Empire, si nous pensons qu'il est impossible en l'état de changer les mentalités de ses habitants, il est en revanche possible de faire infléchir sa chancellerie et donc sa gestion des affaires étrangères. C'est bien là le cœur des décisions de mon oncle : celui-ci ne veut pas s'opposer aux choix souverains des princes schlessois mais les soutenir sur le plan international. Je ne sais pas si je suis assez clair, ces questions étant d'une complexité. »

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Marie-Christine : « Non, le château des princes est trop petit pour accueillir les cousins de Son Altesse Sérénissime. Ne vivent au château que la famille directe du prince (madame notre tante et Ses Altesses nos cousins) ainsi qu'une vingtaine de domestiques, quelques précepteurs, deux prêtres et une trentaine de gardes. Nous vivons avec notre père dans un hôtel particulier, l'Hôtel-Palatin, dans Hochburg. C'est un petit palais où nous pouvons vivre avec nos parents, nos deux frères Ignace (qui a votre âge Alexander) et Thomas (âgé de 16 ans) ainsi que notre sœur cadette Marie-Anne, âgé de 14 ans. J'aime bien vivre là-bas, ça nous a permis de ne pas être cloîtrée dans le château des princes, relativement isolé du centre-ville. Avec ma sœur nous avons étudié dans une institution catholique réservée aux jeunes filles tandis qu'Ignace a intégré un établissement militaire et Thomas étudie actuellement dans l'un des petits-séminaires de la capitale, mais il est encore un peu tôt pour qu'il puisse discerner sa propre vocation. Nos cousins eux sont éduqués par précepteurs, hormis François-Ulric, qui a passé un an dans un internat ignatien avant de revenir au palais.. Vous mêmes, vous vivez avec votre cousin ? »[/justify]

Exlude : j'ai francisé les nom des viertensteinois, mais il va s'en dire qu'ils ont bien des noms germains ^^
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