[indent]50[/indent]Dans la capitale, une forte animation témoigne de la ferveur du peuple ermelien, de l'approche d'un des événements favoris de la nation: Le Komlat national. Toutes les échoppes sont ouvertes, au même titre que les auberges, les tavernes et les forges ! Les enfants hurlent à travers les rues de la ville leur excitation, brandissant haches et épées en bois, accrochant autour de leur petit corps des fanions représentant les famille ou les candidats pour lesquels ils sont favoris. Selon une parole encore bien récente du Rok Sven Mordhiver, il n'est pas de temps plus paisible et prolifique que celle d'un Komlat. Aujourd'hui, le ciel était bleu, et le soleil illuminait de ses rayons dorés les bâtiments en pierre et en bois de la capitale. Il en faisait même resplendir le château Verödhur, décoré de grands fanions, de clairons accrochés aux murs, et de longues banderoles aux couleurs du pays, et de certaines grandes familles.
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Les vacanciers et autres citoyens peuvent s'émerveiller face aux danses traditionnelles du peuple ermelien, surtout devant le principal lieu de culte dédié à tous les dieux de la religion drakonique, à Mézéthir !
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Sous un si beau soleil, il est bien difficile de ne pas en profiter avec un bon repas préparé à la main et avec beaucoup d'implication dans les bâtiments de restauration de la ville ! L'un des endroits les plus appréciés semble être la taverne du Rat Noir, non loin de la place d'Øskvünd.
[indent]50[/indent]Néanmoins, cette effervescente n'est pas qu'un témoignage auquel l'on peut assister. En effet, c'est en dehors que se tient le Komlat, car les alentours de Mézéthir sont constitués de plaines souvent tapissée en été d'une herbe luxuriante, et en hiver, d'une couverture de neige blanche à l'apparence éternelle, dénuée d'une trace d'évanescence. Autrefois, ces quelques terres entourant le domaine n'était qu'un vaste champ de boue rouge, jonché en plusieurs périodes par le sang et les cadavres, véhiculant l'odeur de fer provenant des lances, des épées et des marteaux. Personne en ces temps désolé, pleins de chaos, n'auraient pu penser un seul instant que ce lieu de bataille deviendrait un lieu de rassemblement, de souvenir, et de divertissement offrant le moins de risque possible à la civilisation.
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Les premiers à monter les chevaux sont des femmes ! Selon la coutume, c'est le devoir des femmes d'ouvrir le Komlat à dos de cheval, anciennement pour montrer qu'elle tenait une place importante derrière les remparts, loin des guerres. Elles étaient un réel soutien des cargaisons et rassuraient tous ceux qui étaient empreint à la peur de la guerre. Que ce soit enfants ou vieilles personnes, les femmes assuraient toujours ce labeur, et parfois même prenaient-elles le tablier de forgeron de leur mari, la houe des champs et les commendes des hydromelleries !
[indent]50[/indent]C'est sur ce terrain que les différentes épreuves du Komlat vont se dérouler, et à peine quelques heures avant le début réel du tournoi, quelques animations sont proposés aux spectateurs, sans oublier de compter le grand nombre de troupes de musiciens qui arpentent les rues et les campagnes de la cité. La musique est importante lors d'un Komlat, plus qu'à un autre temps, car elle donne joie et gaieté aux plus sombres esprits, et permet même, dit-on, d'égarer les mauvais dieux.
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Attention les enfants ! N'hésitez pas à sortir vos épées pour terrasser ces vilains trolls, fils de géants... Avec vos épées en bois, évidement.
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Si c'est une soif de spectaculaire qui vous attire, vous trouverez toujours près des remparts quelques cracheurs de feu. Un vrai prodige de ces hommes qui tentent de rivaliser avec les flammes purificatrices de leur créateur. Ces hommes restent modestes et savent que jamais ils ne pourront atteindre une telle puissance. Mais, comme disent la plupart, cette activité est un moyen de rendre grâce à leur dieu, tout particulièrement aux dragons, et à Alko'or.
[indent]50[/indent]Dix coups de tambours frappés à une lente intervalle. Un cor de chasse sonne et fait taire jusqu'à la plus petite bête de la ville. Des feux d'artifices s'envolent, frétillant et explosant dans le ciel dans de multiples couleurs et formes, suivi d'une marche de cavaliers.
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La 134ème édition du Komlat national d'Ermelia commence !
Le Komlat en interne
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Olnarif
[indent]50[/indent]Au milieu de cette plaine qui bordait les murailles de la cité, à quelques pas seulement des clameurs, des senteurs de parfums et de nourriture et des édifications du Komlat, Erik II Klerk patientait sur son banc. Il entendait déjà par-dessus les rires d'enfants et les acclamations du public la voix du présentateur, qui introduisait en prononçant de vagues paroles sur le passé du Komlat et quelques règles. Il allait bientôt présenter les concurrents. D'abord par familles, puis par concurrents, quand ils s'étaient inscrits avec des moyens plus modérés.
[indent]50[/indent]Erik II Klerk faisait partie de cette dernière catégorie. Les familles les plus représentatives faisaient souvent parties d'un pouvoir lié aux ducs et comtes ; la noblesse. Erik II Klerk, lui, n'était qu'un simple fils de chef dans un village non loin d'Olhmidor. Les revenus de ses pères provenaient en premier lieu de tout le travail administratif dont ils faisaient preuve afin de préserver un village qui fonctionne autour d'une unité religieuse forte. Cela marchait, mais restait suffisant pour prétendre être bourgeois. Depuis peu, un mariage entre la grand-mère d'Erik et le comte d'ørtez. Ainsi, dès son plus jeune âge, Erik II a pu bénéficier d'un nom plus prestigieux, ainsi que d'un chiffre, marque d'une lignée plus forte. Il avait passé le plus clair de son temps à se consacrer à une éducation noble: apprentissage des langues, de la littérature d'anciens temps, et du Morda'ar. Son service militaire se fit aussi sous le signe de la noblesse, fausse noblesse que les autres remarquèrent. Erik se fit beaucoup humilié pendant ces années-là, mais il parvint à obtenir l'approbation de son capitaine pour quitter la formation. Il était en droit de devenir un chevalier pour la milice. Néanmoins, il n'en fit rien, préférant jouir de l'argent de ses parents qui lui suffisait amplement. Le Komlat d'aujourd'hui était l'occasion d'accomplir deux désirs: celui de montrer sa force et sa valeur pour se venger de ceux qui s'étaient moqué de son rang, et pour dorer un peu plus le blason de sa famille. Le Komlat était en effet un des meilleurs moyens avec les batailles pour se démarquer des autres et posséder plus d'honneurs de la part du Rok qui vient en personne assister à cet événement, accompagné de toutes sa Cour et du Sirk. Il est déjà arrivé qu'à la fin d'un Komlat, des jeunes gens assez valeureux soient consacrés chevalier par le Rok et le Sirk.
[indent]50[/indent]Le jeune Erik n'avait que 23 ans. Il était haut d'un mètre 72, avec un corps développé, des jambes longues et plutôt fines pour un corps plus proportionné. Son visage était blafard, marqué d'une petite cicatrice sur la joue gauche: une lame de couteau qui l'avait éraflé, reflet d'un jeu malsain entre lui et ses "compagnons" de service militaire. Il possédait des yeux bleus clairs, aussi pâle que du cristal. Sur son crâne trônaient des cheveux bruns, coupés très courts, quasiment au ras du crâne. Sa bouche était normale, avec des lèvres légères. Ses oreilles, elles, étaient bien collées, assez petites. Il était vêtu d'une armure assez lourde, d'un métal gris très représentatif. Sur le plastron était dessiné les armoiries de sa naissante famille : deux haches rouges croisées avec en fond un arbre vert, du tronc jusqu'aux feuilles. On voyait des manches de mailles, et ses mains étaient masqués de gants conçus dans un épais cuir brun. Il avait son casque marqué sur les côtés de peinture rouge sous son bras.
[indent]50[/indent]Un homme cria aux différents concurrents de sortir pour aller se présenter. C'était le moment. Il se leva, mais se fit aussitôt bousculer par un autre individu qui le força à s'asseoir de nouveau. Le chevalier ne portait pas de casque, ce qui faisait que l'on pouvait identifier ses cheveux noirs et coupés jusqu'à la base de la nuque. Il se retourna et posa ses mains de chaque côté d'Erik, et ce dernier put ainsi identifier les yeux bruns mais profondément souligné par des traits noirs dessinés sous ses yeux, le menton pointu et le nez petit aux narines un peu relevées. Il connaissait ce visage. Il s'agissait de Jörolf, le troisième fils du duc de Tesrel. Il avait gagné le Komlat, il y a deux éditions de cela. Erik connaissait les rumeurs sur cet individu. Il était narquois, cynique, et sans aucun honneur ni valeur. Et en regardant ses yeux, Erik se rendit bien compte que les rumeurs n'en étaient pas. Tout était aussi fondé que le château de la capitale. Froide pierre, fondations inanimées d'aucune bonté.
Jörolf le troisième de Tesrel
"Laisse moi te dire une chose avant que l'on ne commence. Je ne t'apprécie pas. Tu es un faux homme. Tu te donnes un nom de noblesse que tu as dérobé par pure vilenie ! Je hais les gens comme toi. Ce sont des lâches, des couards, des gens faciles ! Alors si tu ne veux pas d'ennui, monsieur n'importe qui, tu devrais capituler, car peu de gens ici ne supportent les "soldats" tels que toi. Tu n'es pas le seul, oh non, hélas. Je ne comprends pas pourquoi le Rok a permis à votre vermine de... Rah ! Que Drashal t'emporte avec ses flammes !"
[indent]50[/indent]Brutalement, il retira ses mains, frôlant la joue du jeune Erik, et partit rejoindre la masse de concurrents qui essayaient de sortir. Erik rêvassa un moment sur son banc de bois. Il ne pleurait pas, mais tout ce que lui avait dit cet homme le troublait. Il prit sa tête entre ses mains et soupira, ses narines expulsant et rentrant rapidement de l'air. Il doutait maintenant. Etait-ce au final une bonne idée que de participer à ce Komlat ? C'était sa première fois, et ça commençait si mal. Est-ce que tous les bourgeois passaient par-là ? Il avait peur de la suite. Mais pourtant, il se leva et avança jusqu'à dehors. Et tandis qu'on présentait les concurrents, Erik continua de se demander pourquoi il avançait, et il déduit que c'était la peur de ne pouvoir reculer. Il ne tremblait pas, mais alors que le tournoi allait commencer, il voulut renoncer, et il se tut... Pourquoi ? N'allait-il pas subir pires tourments en restant qu'en abandonnant ? Il ne se comprenait plus. Il se sentait en l'instant paradoxale. Pourtant il continua de se tenir droit, l'air ailleurs.
[indent]50[/indent]Erik II Klerk faisait partie de cette dernière catégorie. Les familles les plus représentatives faisaient souvent parties d'un pouvoir lié aux ducs et comtes ; la noblesse. Erik II Klerk, lui, n'était qu'un simple fils de chef dans un village non loin d'Olhmidor. Les revenus de ses pères provenaient en premier lieu de tout le travail administratif dont ils faisaient preuve afin de préserver un village qui fonctionne autour d'une unité religieuse forte. Cela marchait, mais restait suffisant pour prétendre être bourgeois. Depuis peu, un mariage entre la grand-mère d'Erik et le comte d'ørtez. Ainsi, dès son plus jeune âge, Erik II a pu bénéficier d'un nom plus prestigieux, ainsi que d'un chiffre, marque d'une lignée plus forte. Il avait passé le plus clair de son temps à se consacrer à une éducation noble: apprentissage des langues, de la littérature d'anciens temps, et du Morda'ar. Son service militaire se fit aussi sous le signe de la noblesse, fausse noblesse que les autres remarquèrent. Erik se fit beaucoup humilié pendant ces années-là, mais il parvint à obtenir l'approbation de son capitaine pour quitter la formation. Il était en droit de devenir un chevalier pour la milice. Néanmoins, il n'en fit rien, préférant jouir de l'argent de ses parents qui lui suffisait amplement. Le Komlat d'aujourd'hui était l'occasion d'accomplir deux désirs: celui de montrer sa force et sa valeur pour se venger de ceux qui s'étaient moqué de son rang, et pour dorer un peu plus le blason de sa famille. Le Komlat était en effet un des meilleurs moyens avec les batailles pour se démarquer des autres et posséder plus d'honneurs de la part du Rok qui vient en personne assister à cet événement, accompagné de toutes sa Cour et du Sirk. Il est déjà arrivé qu'à la fin d'un Komlat, des jeunes gens assez valeureux soient consacrés chevalier par le Rok et le Sirk.
[indent]50[/indent]Le jeune Erik n'avait que 23 ans. Il était haut d'un mètre 72, avec un corps développé, des jambes longues et plutôt fines pour un corps plus proportionné. Son visage était blafard, marqué d'une petite cicatrice sur la joue gauche: une lame de couteau qui l'avait éraflé, reflet d'un jeu malsain entre lui et ses "compagnons" de service militaire. Il possédait des yeux bleus clairs, aussi pâle que du cristal. Sur son crâne trônaient des cheveux bruns, coupés très courts, quasiment au ras du crâne. Sa bouche était normale, avec des lèvres légères. Ses oreilles, elles, étaient bien collées, assez petites. Il était vêtu d'une armure assez lourde, d'un métal gris très représentatif. Sur le plastron était dessiné les armoiries de sa naissante famille : deux haches rouges croisées avec en fond un arbre vert, du tronc jusqu'aux feuilles. On voyait des manches de mailles, et ses mains étaient masqués de gants conçus dans un épais cuir brun. Il avait son casque marqué sur les côtés de peinture rouge sous son bras.
[indent]50[/indent]Un homme cria aux différents concurrents de sortir pour aller se présenter. C'était le moment. Il se leva, mais se fit aussitôt bousculer par un autre individu qui le força à s'asseoir de nouveau. Le chevalier ne portait pas de casque, ce qui faisait que l'on pouvait identifier ses cheveux noirs et coupés jusqu'à la base de la nuque. Il se retourna et posa ses mains de chaque côté d'Erik, et ce dernier put ainsi identifier les yeux bruns mais profondément souligné par des traits noirs dessinés sous ses yeux, le menton pointu et le nez petit aux narines un peu relevées. Il connaissait ce visage. Il s'agissait de Jörolf, le troisième fils du duc de Tesrel. Il avait gagné le Komlat, il y a deux éditions de cela. Erik connaissait les rumeurs sur cet individu. Il était narquois, cynique, et sans aucun honneur ni valeur. Et en regardant ses yeux, Erik se rendit bien compte que les rumeurs n'en étaient pas. Tout était aussi fondé que le château de la capitale. Froide pierre, fondations inanimées d'aucune bonté.
Jörolf le troisième de Tesrel
"Laisse moi te dire une chose avant que l'on ne commence. Je ne t'apprécie pas. Tu es un faux homme. Tu te donnes un nom de noblesse que tu as dérobé par pure vilenie ! Je hais les gens comme toi. Ce sont des lâches, des couards, des gens faciles ! Alors si tu ne veux pas d'ennui, monsieur n'importe qui, tu devrais capituler, car peu de gens ici ne supportent les "soldats" tels que toi. Tu n'es pas le seul, oh non, hélas. Je ne comprends pas pourquoi le Rok a permis à votre vermine de... Rah ! Que Drashal t'emporte avec ses flammes !"
[indent]50[/indent]Brutalement, il retira ses mains, frôlant la joue du jeune Erik, et partit rejoindre la masse de concurrents qui essayaient de sortir. Erik rêvassa un moment sur son banc de bois. Il ne pleurait pas, mais tout ce que lui avait dit cet homme le troublait. Il prit sa tête entre ses mains et soupira, ses narines expulsant et rentrant rapidement de l'air. Il doutait maintenant. Etait-ce au final une bonne idée que de participer à ce Komlat ? C'était sa première fois, et ça commençait si mal. Est-ce que tous les bourgeois passaient par-là ? Il avait peur de la suite. Mais pourtant, il se leva et avança jusqu'à dehors. Et tandis qu'on présentait les concurrents, Erik continua de se demander pourquoi il avançait, et il déduit que c'était la peur de ne pouvoir reculer. Il ne tremblait pas, mais alors que le tournoi allait commencer, il voulut renoncer, et il se tut... Pourquoi ? N'allait-il pas subir pires tourments en restant qu'en abandonnant ? Il ne se comprenait plus. Il se sentait en l'instant paradoxale. Pourtant il continua de se tenir droit, l'air ailleurs.
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Olnarif
[indent]50[/indent]Les concurrents avaient pris place au milieu d'une "arène" improvisée. De longs piquets de bois étaient plantés à une intervalle régulière pour former en survolant l'oeuvre un ovale assez large. Des cordes étaient attachées le long de chaque pilier, jusqu'à une hauteur de deux mètres, pour éviter les spectateurs de tomber dans l'arène. Des drapeaux flottaient en hauteur, bien accrochés aux piliers, représentant les blasons des plus grandes familles, ainsi que le drapeau aux couleurs d'Ermelia. Des écus étaient posés à même le sol, côté arène, afin de décorer et de rendre moins vide la scène du Komlat. Le terrain en lui-même n'était pas d'une excellente praticité: Par endroits, l'herbe était arrachée, ne laissant parfois que de grandes plaques de boue heureusement séchées. Tous les concurrents - au nombre de 17 - se tenaient droit, devant des cibles tenues par des chevalets, placés à 80 mètres. Erik avait mis son haubert, comme déjà beaucoup de ses adversaires. D'un bref coup d'oeil, il remarqua Jörolf, tout à droite de la ligne de tireur. Il riait avec d'autres représentants de grandes familles. Le jeune bourgeois crut pendant un instant que Jörolf l'avait montré du doigt, ce qui le fit frémir. Il détourna le regard, se concentrant sur un point surélevé, là où la pointe de l'arène apparaissait.
[indent]50[/indent]Il s'agissait d'une petite structure de bois, montant jusqu'à environ 4 mètres. La base supportait une estrade plutôt large, avec posé dessus de grandes chaises en bois brun. Le Rok, vêtu comme toujours de son uniforme, monta sur l'estrade et salua le peuple en ouvrant grand les bras. Tout répondirent avec des clameurs presque assourdissantes ainsi que ces mots prononcés presque en chœur: "Tarkuum sil va, Rok." Erik avait fait de même, et regarda le Rok s'asseoir avec quelques autres personnes importantes. Depuis sa position, le jeune homme avait pu reconnaître un des conseillers.
[indent]50[/indent]Une fois les acclamations calmées, une personne vêtue de noir et de jaune s'approcha jusqu'au centre de l'arène. Il souffla jusqu'à devenir rouge dans son cor de chasse, et l'attention portée sur lui, il s'exclama d'une voix puissante.
-Nous pouvons dès maintenant commencer la première épreuve, qui sera un défi d'adresse et de précision ! Chaque concurrent se voit prêter un arc, tous provenant du même bois, à la même forme, munis de flèches toutes équivalentes ! Ils devront tirer une première série à 80 mètres. Puis nous reculerons à 100 mètres pour une deuxième slave de flèche, et enfin, un troisième essai à 250 mètres ! A chaque flèche, des points seront comptabilisés en fonction de sa position par rapport au centre, et de ces points sera déduit un classement formé ainsi: le premier gagne 20 points, le deuxième 15 point, et un point sera retiré à chaque position. Le dernier au classement ne marquera donc aucun points, souvenez-vous en.
[indent]50[/indent]L'homme se retira par de brefs pas en arrière. Une fois assez écarté, il fit un signe aux derniers concurrents de se tenir prêt. Certains ne voulurent pas mettre leur casque et le posèrent à leur pied.
-Archers ! cria le commis. Tendez vos armes !
[indent]50[/indent]Erik tendit son bras gauche et visa avec son arc la cible qui se tenait devant lui. Il tira son bras droit vers lui, tendant la flèche qu'il avait armé. Pour lui, le temps se ralentit, attendant l'ordre de tirer. Il put ainsi admirer chaque élément de son arc. Ce dernier était fait d'un lisse bois d'orme, avec une parure en cuir pour l'endroit où la main agrippait. La corde était fine, à peine usée. La flèche qu'il s’apprêtait à tirer, elle, était étirée d'un bois plus sombre, assez doux a toucher. Sa pointe portait la forme d'une pyramide de métal gris, un peu rouillé. Erik se concentra, et en fixant la cible, il entendit les grincements de son arme, comme s'il s'agissait d'une plainte, ou d'un cri de vengeance. A Ermelia, l'arc était l'outil symbole de vengeance, et il sentit bien pourquoi on lui donnait cette référence.
-Feu !
[indent]50[/indent]Erik lâcha la plume verte de sa flèche, et regarda la volée de flèches fonçant comme un lion sur une proie vers les cibles. Aucun des 17 projectiles ne ratèrent leur cible. Le coeur d'Erik battit la chamade en fixant sa cible. Des bénévoles passèrent et vinrent noter les points pour le premier tir. Erik était un peu en dessous du centre, mais il trouvait que ce n'était pas si mal. Il avait vu une flèche adverse non loin de sortir de la cible. Probablement avait-il mal prévu la force du vent, ou alors il était déconcentré.
[indent]50[/indent]Les deux autres sessions de tirs se passèrent de la même manière. Erik était déçu de son dernier tir, car il était beaucoup trop au-dessus du centre. Il savait qu'il ne gagnerait pas beaucoup de point à la troisième session. Il espéra simplement que ses deux autres tirs lui permettraient d'avoir une place confortable au classement. A la fin des tirs, Erik mima certains concurrents et posa son arc. Il regagna le petit cabanon. Néanmoins, en voyant Jörolf y entrer, il s'écarta du banc et regarda par une fenêtre du petit édifice. Il posa ses coudes sur les rebords et regarda le public et la forêt derrière, en soufflant. Il pensa un instant que tout ceci n'était qu'un rêve. Et pourtant, il ne se réveillait pas.
[indent]50[/indent]Une main toucha son épaule. Erik se retourna fébrilement, dans une exclamation de surprise et de crainte. Il vit devant lui un individu dans une armure légère , un drap serré autour de sa taille, vert et noir. Il enleva son casque et montra son visage rond avec des cheveux courts et noirs, et, surtout, une cicatrice sous ses paupières, passant sur son nez. Il avait les yeux bleus.
-Jolis tirs, tout à l'heure. J'ai vu tes performances. On ne peut pas réussir à tous les coups.
-Qui êtes-vous ? demanda le jeune bourgeois, apostrophé par l'apparition de ce personnage.
-Allons, ne faites pas une telle mine devant moi ! Rassura l'homme d'un air jovial. Ma carrure ne doit pas vous surprendre.
[indent]50[/indent]En effet, l'homme avait un physique bien développé. Des épaules assez larges et une taille qui, Erik en était sûr, dépassait les deux mètres de haut. Il reprit son sérieux.
-Mon nom est Keleth, Keleth "Le bourru". Je suis cousin du chef du village d'Osmod. Je vous connais, sir Klerk. Nous sommes un peu dans la même situation. Des marques qui n'appartiennent pas à la noblesse, et pourtant, nous avons notre valeur.
[indent]50[/indent]Erik souffla d'agacement. Toujours ce sujet des inégalités sociales.
-J'aimerais que le Rok fasse quelque chose à propos de cela, avoua le jeune bourgeois sur un ton las.
-Tu ne l'apprécies pas.
-Si ! Mais il y a des choses dont il doit se rendre compte...
-Les choses ne sont pas aussi simples.
-Vous avez sûrement raison.
-Allons, tu peux dire "tu".
[indent]50[/indent]Erik sourit. Il avait finalement des alliés ici. Pendant un instant, la pensée que Jörolf était dans la même pièce lui sortit complètement de la tête.
[indent]50[/indent]Il s'agissait d'une petite structure de bois, montant jusqu'à environ 4 mètres. La base supportait une estrade plutôt large, avec posé dessus de grandes chaises en bois brun. Le Rok, vêtu comme toujours de son uniforme, monta sur l'estrade et salua le peuple en ouvrant grand les bras. Tout répondirent avec des clameurs presque assourdissantes ainsi que ces mots prononcés presque en chœur: "Tarkuum sil va, Rok." Erik avait fait de même, et regarda le Rok s'asseoir avec quelques autres personnes importantes. Depuis sa position, le jeune homme avait pu reconnaître un des conseillers.
[indent]50[/indent]Une fois les acclamations calmées, une personne vêtue de noir et de jaune s'approcha jusqu'au centre de l'arène. Il souffla jusqu'à devenir rouge dans son cor de chasse, et l'attention portée sur lui, il s'exclama d'une voix puissante.
-Nous pouvons dès maintenant commencer la première épreuve, qui sera un défi d'adresse et de précision ! Chaque concurrent se voit prêter un arc, tous provenant du même bois, à la même forme, munis de flèches toutes équivalentes ! Ils devront tirer une première série à 80 mètres. Puis nous reculerons à 100 mètres pour une deuxième slave de flèche, et enfin, un troisième essai à 250 mètres ! A chaque flèche, des points seront comptabilisés en fonction de sa position par rapport au centre, et de ces points sera déduit un classement formé ainsi: le premier gagne 20 points, le deuxième 15 point, et un point sera retiré à chaque position. Le dernier au classement ne marquera donc aucun points, souvenez-vous en.
[indent]50[/indent]L'homme se retira par de brefs pas en arrière. Une fois assez écarté, il fit un signe aux derniers concurrents de se tenir prêt. Certains ne voulurent pas mettre leur casque et le posèrent à leur pied.
-Archers ! cria le commis. Tendez vos armes !
[indent]50[/indent]Erik tendit son bras gauche et visa avec son arc la cible qui se tenait devant lui. Il tira son bras droit vers lui, tendant la flèche qu'il avait armé. Pour lui, le temps se ralentit, attendant l'ordre de tirer. Il put ainsi admirer chaque élément de son arc. Ce dernier était fait d'un lisse bois d'orme, avec une parure en cuir pour l'endroit où la main agrippait. La corde était fine, à peine usée. La flèche qu'il s’apprêtait à tirer, elle, était étirée d'un bois plus sombre, assez doux a toucher. Sa pointe portait la forme d'une pyramide de métal gris, un peu rouillé. Erik se concentra, et en fixant la cible, il entendit les grincements de son arme, comme s'il s'agissait d'une plainte, ou d'un cri de vengeance. A Ermelia, l'arc était l'outil symbole de vengeance, et il sentit bien pourquoi on lui donnait cette référence.
-Feu !
[indent]50[/indent]Erik lâcha la plume verte de sa flèche, et regarda la volée de flèches fonçant comme un lion sur une proie vers les cibles. Aucun des 17 projectiles ne ratèrent leur cible. Le coeur d'Erik battit la chamade en fixant sa cible. Des bénévoles passèrent et vinrent noter les points pour le premier tir. Erik était un peu en dessous du centre, mais il trouvait que ce n'était pas si mal. Il avait vu une flèche adverse non loin de sortir de la cible. Probablement avait-il mal prévu la force du vent, ou alors il était déconcentré.
[indent]50[/indent]Les deux autres sessions de tirs se passèrent de la même manière. Erik était déçu de son dernier tir, car il était beaucoup trop au-dessus du centre. Il savait qu'il ne gagnerait pas beaucoup de point à la troisième session. Il espéra simplement que ses deux autres tirs lui permettraient d'avoir une place confortable au classement. A la fin des tirs, Erik mima certains concurrents et posa son arc. Il regagna le petit cabanon. Néanmoins, en voyant Jörolf y entrer, il s'écarta du banc et regarda par une fenêtre du petit édifice. Il posa ses coudes sur les rebords et regarda le public et la forêt derrière, en soufflant. Il pensa un instant que tout ceci n'était qu'un rêve. Et pourtant, il ne se réveillait pas.
[indent]50[/indent]Une main toucha son épaule. Erik se retourna fébrilement, dans une exclamation de surprise et de crainte. Il vit devant lui un individu dans une armure légère , un drap serré autour de sa taille, vert et noir. Il enleva son casque et montra son visage rond avec des cheveux courts et noirs, et, surtout, une cicatrice sous ses paupières, passant sur son nez. Il avait les yeux bleus.
-Jolis tirs, tout à l'heure. J'ai vu tes performances. On ne peut pas réussir à tous les coups.
-Qui êtes-vous ? demanda le jeune bourgeois, apostrophé par l'apparition de ce personnage.
-Allons, ne faites pas une telle mine devant moi ! Rassura l'homme d'un air jovial. Ma carrure ne doit pas vous surprendre.
[indent]50[/indent]En effet, l'homme avait un physique bien développé. Des épaules assez larges et une taille qui, Erik en était sûr, dépassait les deux mètres de haut. Il reprit son sérieux.
-Mon nom est Keleth, Keleth "Le bourru". Je suis cousin du chef du village d'Osmod. Je vous connais, sir Klerk. Nous sommes un peu dans la même situation. Des marques qui n'appartiennent pas à la noblesse, et pourtant, nous avons notre valeur.
[indent]50[/indent]Erik souffla d'agacement. Toujours ce sujet des inégalités sociales.
-J'aimerais que le Rok fasse quelque chose à propos de cela, avoua le jeune bourgeois sur un ton las.
-Tu ne l'apprécies pas.
-Si ! Mais il y a des choses dont il doit se rendre compte...
-Les choses ne sont pas aussi simples.
-Vous avez sûrement raison.
-Allons, tu peux dire "tu".
[indent]50[/indent]Erik sourit. Il avait finalement des alliés ici. Pendant un instant, la pensée que Jörolf était dans la même pièce lui sortit complètement de la tête.