[center]Encyclopédie Culturelle[/center]
Ici, classés, les documents culturels liés aux Nelva, et à Ishotii, comme étant les fondements de leurs croyances, de leurs coutumes, de leurs valeurs, et de leur société en général.
I°)Cosmogonie
a°)Mythe de la Création.
b°)Âge d'Or de l'Humanité.
c°) Mythe de Fondation
Encyclopédie Culturelle des Nelva d'Ishotii
-
Opulon
[center]Cosmogonie[/center]
[center]Mythe de Création[/center]
Comme beaucoup de cultures primitives, La croyance de la création de l’Univers ne repose pas sur une perception du temps moderne et soumis aux lois physiques. Il n’y a pas eu de commencement des temps : le temps a toujours été, sera toujours, et s’étend à l’infini tant dans le passé que dans l’avenir.
Dans cet infini du temps passé baigne Omoï, le principe de l’intelligence même. Par intelligent, on pourrait extrapoler « existant », voire « conscient ». La théologie Nelva est assez floue sur cet aspect, mais si Omoï est une entité omnisciente, elle n’est pas totalement omnipotente
[center][img]http://i.gyazo.com/4e8895df23bb9a7c4371418fa9b60bc7.png[/img][/center]
[center]Omoï, principe de l'existence absolue et complète[/center]
Sa perception du temps semble être extrêmement différente de celles des humains, et il est impossible de déterminer combien de centaines de milliers de milliards d’années Omoï peut méditer un simple concept abstrait tel que celui de son existence.
C’est au cours d’une de ces méditations qu’Omoï imagina le désir. Et pour désirer, il désira, initiant une chaine de réactions logiques. Pour combler son désir, il inventa la satisfaction. Pour rythmer sa satisfaction, il s’imposa le manque. Et pour équilibrer les deux, il imagina la sensation qui devait devenir sa préférée : la souffrance. Intimement liée aux précédentes, il l’aimait parce qu’elle lui ordonnait la motivation d’agir, de bouger, et de la fuir. Le jeu était pourtant trop facile, l’omniscience lui permettant de ne jamais souffrir dans la complétion du désir. Sans difficulté, la récompense demeurait sans gout, et la satisfaction n’avait aucun sens. Il se mutila, et Kane jaillit, émanation de la sagesse.
Privé de cette partie de son être, la sagesse confinant à la mesure, Omoï se mutila, encore, encore, et encore. De ses multiples blessures jaillirent d’abord Ameno, émanation de la Joie. Suivit immédiatement sa sœur Ngiolo, émanation de la frénésie, joyeuse ou haineuse. De toute cette agitation, Bamé, le principe de la vie, émerge. Se mutilant toujours, saisi d’une folie furieuse où se mêle une satisfaction infinie provoquée par la souffrance et le désir de s’en affranchir, Omoï se réduit peu à peu. Saru, la matière, Hachi, la violence, emportée dans un tourbillon de concepts créés par Omoï.
[center][img]http://i.gyazo.com/b87de23b05cbb7c18f93cbc6b748eaa4.png[/img][/center]
[center]Omoï dans sa boucle infinie de création[/center]
Voyant un chaos indescriptible se créer en même temps que Susa, la Peur, les autres entités mineures décidèrent de stopper Omoï avant que le hasard ne conduise au néant. Des concepts hasardeux remplirent le noir de leur lumière, par milliards de milliards, accrochant les étoiles, et Saru enveloppa Omoï d’une sphère de matière dense. Las, conseillée par Saru (la peur), Omoï en développa immédiatement l’envie irrépressible de survivre, de contourner le piège.
Conseillé par Kane, Hachi arracha à Omoï cette envie, la déchirure pela en deux lambeaux sur la sphère de matière, Izan et Izana, le premier Homme et la première femme, motivés par la survie, et des relents de désir baignant dans la souffrance et le manque.
Omoï se calma, mais continua à ruminer des concepts s’appliquant dans l’univers. Kane s’approcha de lui, et imaginant le langage, lui susurra des mots rassurants et plein de raisons. Omoï se mutila une ultime fois, entité d’Ordre et de Chaos. Kane accompagna Omoï loin de la sphère, où délivré de la souffrance et du désir, réduit à l’émanation de la stabilité et de la lumière, il irradia la sphère que désormais déjà on pourrait appeler la Terre. Kane demanda ensuite à Hachi d’accompagner la partie instable d’Omoï au cœur de la Terre, où en dépit de son isolation, il continua à bouillonner, la Terre se labourant de ses volcans et de ses éruptions de colère et de désir.
Ultimement cependant, sa colère passa, mais sa créativité peupla la terre, de végétaux, d’animaux, encadrés par Bame les considérant comme ses enfants. Dans cette tourment, l’Homme et la Femme évoluaient, immortels mais inconscients, au milieu des autres animaux. Emanation physique d’Omoï plutôt qu’enfants de son art, Kane les approcha avec déférence, et les conseilla. La supervision de Kane serait l’âge d’or de l’Humanité, le temps de la sérénité sous les étoiles.
[center][img]http://i.gyazo.com/18960cb3bb6585c6f441f9207d2e57f1.png[/img][/center]
[center]La Terre, refroidie après l'enfermement d'Omoï[/center]
[center]Mythe de Création[/center]
Comme beaucoup de cultures primitives, La croyance de la création de l’Univers ne repose pas sur une perception du temps moderne et soumis aux lois physiques. Il n’y a pas eu de commencement des temps : le temps a toujours été, sera toujours, et s’étend à l’infini tant dans le passé que dans l’avenir.
Dans cet infini du temps passé baigne Omoï, le principe de l’intelligence même. Par intelligent, on pourrait extrapoler « existant », voire « conscient ». La théologie Nelva est assez floue sur cet aspect, mais si Omoï est une entité omnisciente, elle n’est pas totalement omnipotente
[center][img]http://i.gyazo.com/4e8895df23bb9a7c4371418fa9b60bc7.png[/img][/center]
[center]Omoï, principe de l'existence absolue et complète[/center]
Sa perception du temps semble être extrêmement différente de celles des humains, et il est impossible de déterminer combien de centaines de milliers de milliards d’années Omoï peut méditer un simple concept abstrait tel que celui de son existence.
C’est au cours d’une de ces méditations qu’Omoï imagina le désir. Et pour désirer, il désira, initiant une chaine de réactions logiques. Pour combler son désir, il inventa la satisfaction. Pour rythmer sa satisfaction, il s’imposa le manque. Et pour équilibrer les deux, il imagina la sensation qui devait devenir sa préférée : la souffrance. Intimement liée aux précédentes, il l’aimait parce qu’elle lui ordonnait la motivation d’agir, de bouger, et de la fuir. Le jeu était pourtant trop facile, l’omniscience lui permettant de ne jamais souffrir dans la complétion du désir. Sans difficulté, la récompense demeurait sans gout, et la satisfaction n’avait aucun sens. Il se mutila, et Kane jaillit, émanation de la sagesse.
Privé de cette partie de son être, la sagesse confinant à la mesure, Omoï se mutila, encore, encore, et encore. De ses multiples blessures jaillirent d’abord Ameno, émanation de la Joie. Suivit immédiatement sa sœur Ngiolo, émanation de la frénésie, joyeuse ou haineuse. De toute cette agitation, Bamé, le principe de la vie, émerge. Se mutilant toujours, saisi d’une folie furieuse où se mêle une satisfaction infinie provoquée par la souffrance et le désir de s’en affranchir, Omoï se réduit peu à peu. Saru, la matière, Hachi, la violence, emportée dans un tourbillon de concepts créés par Omoï.
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[center]Omoï dans sa boucle infinie de création[/center]
Voyant un chaos indescriptible se créer en même temps que Susa, la Peur, les autres entités mineures décidèrent de stopper Omoï avant que le hasard ne conduise au néant. Des concepts hasardeux remplirent le noir de leur lumière, par milliards de milliards, accrochant les étoiles, et Saru enveloppa Omoï d’une sphère de matière dense. Las, conseillée par Saru (la peur), Omoï en développa immédiatement l’envie irrépressible de survivre, de contourner le piège.
Conseillé par Kane, Hachi arracha à Omoï cette envie, la déchirure pela en deux lambeaux sur la sphère de matière, Izan et Izana, le premier Homme et la première femme, motivés par la survie, et des relents de désir baignant dans la souffrance et le manque.
Omoï se calma, mais continua à ruminer des concepts s’appliquant dans l’univers. Kane s’approcha de lui, et imaginant le langage, lui susurra des mots rassurants et plein de raisons. Omoï se mutila une ultime fois, entité d’Ordre et de Chaos. Kane accompagna Omoï loin de la sphère, où délivré de la souffrance et du désir, réduit à l’émanation de la stabilité et de la lumière, il irradia la sphère que désormais déjà on pourrait appeler la Terre. Kane demanda ensuite à Hachi d’accompagner la partie instable d’Omoï au cœur de la Terre, où en dépit de son isolation, il continua à bouillonner, la Terre se labourant de ses volcans et de ses éruptions de colère et de désir.
Ultimement cependant, sa colère passa, mais sa créativité peupla la terre, de végétaux, d’animaux, encadrés par Bame les considérant comme ses enfants. Dans cette tourment, l’Homme et la Femme évoluaient, immortels mais inconscients, au milieu des autres animaux. Emanation physique d’Omoï plutôt qu’enfants de son art, Kane les approcha avec déférence, et les conseilla. La supervision de Kane serait l’âge d’or de l’Humanité, le temps de la sérénité sous les étoiles.
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[center]La Terre, refroidie après l'enfermement d'Omoï[/center]
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Opulon
[center]Cosmogonie [/center]
[center]Age d'Or de l'Humanité[/center]
Pour éviter que l’univers ne s’effondre sur lui-même, les divinités s’occupèrent comme de médecins de l’Omoï calme qui irradiait désormais sans discontinuer chaleur et lumière sur la terre, ainsi que de son jumeau enfoui dans les entrailles de la planète, non moins lumineux ou ardent.
Les hommes et les femmes, part d’Omoï également, suscitèrent vite la curiosité. Contrairement aux végétaux et aux autres formes qui se déplaçaient rapidement. Fraction directe d’Omoï, ils partageaient sa curiosité et son désir d’expériences. Kane les approcha prudemment, et leur enseigna à vivre sur la terre qui les portait contre leur gré.
Tâche plus ardue qu’on pourrait l’imaginer, Kane devant inventer au moment où il enseignait. Il en vint à apprécier la compagnie des hommes, comme étant ses éternels élèves. Il prit d’abord la forme d’un oiseau, pour pouvoir regarder de haut les humains et les conseiller.
[center][img]http://i.gyazo.com/fba9141d52ff51032795b6a9e188fb70.png[/img][/center]
[center]La Divinité tutélaire de la Diarchie est précisément Kane, dont la représentation symbolique a toujours servi de « sceau » pour les rares documents officiels. Son culte est aussi important que celui d’Omoï, pour des raisons différentes.[/center]
D’abord l’élevage, puis la chasse, puis l’agriculture. La démographie se développant, il leur donna les clés d’un urbanisme simple et adapté, et de formes primitives d’autogestion. Cependant, dans toute sa sagesse, Kane mésestimait la part envieuse des hommes et des femmes. Au bout d’un certain temps, à la gratitude se substitua à une certaine méfiance. Le cœur des humains finit par volontiers accuser Kane de retenir des informations et de ne pas véritablement vouloir leur bien, juste leur avilissement. A la méfiance se substitua peu à peu la peur, dans la croyance que Kane pouvait fort bien les exterminer d’un simple regard divin.
Alors qu’il planait au-dessus de la communauté, méditant sur l’arrivée d’une saison sèche et qui nécessiterait d’acheminer l’eau jusqu’aux cultures, il fut abattu par un archer, Roti et mangé céans par une foule anxieuse de s’accaparer sa sagesse. Les déicides regrettèrent immédiatement leur geste, ne se sentant pas plus sages d’avoir dévoré l’enveloppe charnelle de l’immortel. Cependant, on ne saurait « tuer » un Dieu aussi simplement : Réduit au squelette, Kane se traina entre les maisons, bien moins blessé qu’horriblement déçu et trahi.
[center][img]http://i.gyazo.com/b8c8427d45e3bb5db90a1f7ce83211e4.png[/img][/center]
[center]Le meurtre de Kane, un thème récurrent de l’équivalent Nelva du péché originel.[/center]
Il fut recueilli par une petite fille et un petit garçon, qui essayèrent naïvement de le soigner. Quand bien même Bame prodiguait les soins plutôt que les enfants, Kane s’émut de leur bienveillance, et leur susurra que plus tard, il leur apprendrait à soigner les maux de l’esprit et de la chair. Rétabli dans sa chair, il prit son envol et alla se percher sur le toit de l’archer, à la vue de tous.
Certains furent pris de panique et demandèrent pardon, mais Kane resta muet. A leurs suppliques, il répondit par le silence le plus complet, mais son regard pénétrant jugeait, parcourait les visages ingrats. Finalement, il s’envola vers le Cosmos, et désormais, à quelques exceptions, plus aucun humain n’entendrait la parole sage et aimante du Dieu de la sagesse.
[center][img]http://i.gyazo.com/c29e1a38e0fb5a4c257ac6619c54e0dc.png[/img][/center]
[center]« Et ses yeux ont toute la semblance d’un démon qui rêve » (Edgar Allan Poe)[/center]
[center]Age d'Or de l'Humanité[/center]
Pour éviter que l’univers ne s’effondre sur lui-même, les divinités s’occupèrent comme de médecins de l’Omoï calme qui irradiait désormais sans discontinuer chaleur et lumière sur la terre, ainsi que de son jumeau enfoui dans les entrailles de la planète, non moins lumineux ou ardent.
Les hommes et les femmes, part d’Omoï également, suscitèrent vite la curiosité. Contrairement aux végétaux et aux autres formes qui se déplaçaient rapidement. Fraction directe d’Omoï, ils partageaient sa curiosité et son désir d’expériences. Kane les approcha prudemment, et leur enseigna à vivre sur la terre qui les portait contre leur gré.
Tâche plus ardue qu’on pourrait l’imaginer, Kane devant inventer au moment où il enseignait. Il en vint à apprécier la compagnie des hommes, comme étant ses éternels élèves. Il prit d’abord la forme d’un oiseau, pour pouvoir regarder de haut les humains et les conseiller.
[center][img]http://i.gyazo.com/fba9141d52ff51032795b6a9e188fb70.png[/img][/center]
[center]La Divinité tutélaire de la Diarchie est précisément Kane, dont la représentation symbolique a toujours servi de « sceau » pour les rares documents officiels. Son culte est aussi important que celui d’Omoï, pour des raisons différentes.[/center]
D’abord l’élevage, puis la chasse, puis l’agriculture. La démographie se développant, il leur donna les clés d’un urbanisme simple et adapté, et de formes primitives d’autogestion. Cependant, dans toute sa sagesse, Kane mésestimait la part envieuse des hommes et des femmes. Au bout d’un certain temps, à la gratitude se substitua à une certaine méfiance. Le cœur des humains finit par volontiers accuser Kane de retenir des informations et de ne pas véritablement vouloir leur bien, juste leur avilissement. A la méfiance se substitua peu à peu la peur, dans la croyance que Kane pouvait fort bien les exterminer d’un simple regard divin.
Alors qu’il planait au-dessus de la communauté, méditant sur l’arrivée d’une saison sèche et qui nécessiterait d’acheminer l’eau jusqu’aux cultures, il fut abattu par un archer, Roti et mangé céans par une foule anxieuse de s’accaparer sa sagesse. Les déicides regrettèrent immédiatement leur geste, ne se sentant pas plus sages d’avoir dévoré l’enveloppe charnelle de l’immortel. Cependant, on ne saurait « tuer » un Dieu aussi simplement : Réduit au squelette, Kane se traina entre les maisons, bien moins blessé qu’horriblement déçu et trahi.
[center][img]http://i.gyazo.com/b8c8427d45e3bb5db90a1f7ce83211e4.png[/img][/center]
[center]Le meurtre de Kane, un thème récurrent de l’équivalent Nelva du péché originel.[/center]
Il fut recueilli par une petite fille et un petit garçon, qui essayèrent naïvement de le soigner. Quand bien même Bame prodiguait les soins plutôt que les enfants, Kane s’émut de leur bienveillance, et leur susurra que plus tard, il leur apprendrait à soigner les maux de l’esprit et de la chair. Rétabli dans sa chair, il prit son envol et alla se percher sur le toit de l’archer, à la vue de tous.
Certains furent pris de panique et demandèrent pardon, mais Kane resta muet. A leurs suppliques, il répondit par le silence le plus complet, mais son regard pénétrant jugeait, parcourait les visages ingrats. Finalement, il s’envola vers le Cosmos, et désormais, à quelques exceptions, plus aucun humain n’entendrait la parole sage et aimante du Dieu de la sagesse.
[center][img]http://i.gyazo.com/c29e1a38e0fb5a4c257ac6619c54e0dc.png[/img][/center]
[center]« Et ses yeux ont toute la semblance d’un démon qui rêve » (Edgar Allan Poe)[/center]