Conférence Publique
Sur proposition
Intervenant : Adman Edwi, Reporter, Gowétien
Thème/titre
[center]Reporters du Monde[/center]
[quote][center]Reporters du Monde, fondement d'un espoir
par Adman Edwi, Reporter[/center]
[justify]Aujourd'hui je viens vers vous camarades reporters, admirateurs d'une profession dont le but est de dénicher l'information par tout les temps, sur tout les terrains et risquant votre vie pour défendre ce en quoi nous croyons. La liberté de la Presse et la jouissance d'une information de qualité non censurée et libre de toute contraintes ou pression. C'est pourquoi, avec l'accord du Directoire, en l'attente d'une loi autorisant cette association, je vous propose cette charte de création et de l'éthique qui régira les activités de cette association qui a d'ors et déjà obtenu les soutiens de grands journaux Raksasan, Gowetiens et Kwezukien, je ne doute aucunement du fait que nous obtiendront plus de soutiens à l'avenir car nous défendons une cause juste et noble.
La liberté d’expression et d’information reste la première des libertés. Comment lutter contre le massacre des civils, le fléau des enfants soldats et défendre les droits des femmes, comment préserver notre environnement si les journalistes ne sont pas libres de rapporter les faits, de dénoncer des abus et d’interpeller la conscience générale ? Dans certains pays, les tortionnaires cessent leur triste besogne le jour où la presse les dénonce. Ailleurs, ce sont les hommes politiques corrompus qui abandonnent leurs pratiques illicites lorsque les journalistes d’investigation publient des informations compromettantes.
La liberté d’information est le fondement de toute démocratie. Pourtant, près de la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à une information libre.**
[quote][center]CHARTE DU RESEAU INTERNATIONAL
REPORTERS du Monde[/center]
[center]Reporters du Monde, organisation internationale de défense de la liberté de la presse et
de protection des journalistes, propose à des organisations nationales et régionales
similaires de coopérer avec elle dans un réseau mondial de coopération et d’entraide.
Ce "Réseau Reporters du Monde" fonctionnera sur la base des principes suivants :
1)
Reporters sans frontières et les organisations partenaires conserveront chacune leur
identité et leur personnalité propres ainsi que le droit à l’indépendance d’action
lorsqu’elles le souhaiteront.
2)
L’appartenance au réseau Reporters du Monde implique que les organisations
partenaires ne soient pas sous le contrôle d’un gouvernement ou de groupements
d’intérêts économiques, politiques ou religieux.
3)
L’appartenance au réseau Reporters du monde implique la transparence des
moyens financiers des organisations partenaires et la communication à Reporters du Monde
de leur budget de fonctionnement.
4)
Les membres du réseau s’engagent à ce que leur action, individuelle ou collective,
s’exerce en dehors de toute considération politique, économique, ethnique ou religieuse,
et dans le seul but de défendre l’indépendance des médias et la libre circulation de
l’information.
5)
Les organisations partenaires informent Reporters du Monde de toute évolution des
conditions d'exercice de la liberté de la presse dans leurs pays ou leur région, ainsi que
des incidents graves affectant la liberté des médias, la sécurité des journalistes et des
Net-citoyens. Elles se font l’écho des prises de position, actions et protestations de
Reporters du Monde, susceptibles d’avoir une résonance dans leur pays ou leur
région.
6)
Reporters du Monde s’engage de son côté à soutenir les organisations partenaires
en s’associant à leur action, et en lui donnant un retentissement élargi, par tous les
moyens qu’elle jugera efficaces, dès lors que cette action est conforme aux objectifs et
aux principes définis ci-dessus.
7)
En cas de difficultés particulières, les organisations partenaires pourront solliciter l’aide
spécifique de Reporters du Monde, y compris une aide financière et matérielle, dont
l’objet exclusif devra être de faciliter la poursuite de leur action en faveur de la cause
commune.
8)
Afin de renforcer la solidarité et de mieux développer l’action collective des membres du
réseau, Reporters du Monde pourra inviter au Conseil international des représentants
d'une ou de plusieurs organisations partenaires, à titre consultatif.
Les conditions pratiques de ces réunions seront définies par ailleurs.
9)
Chacune des parties pourra se retirer du partenariat par simple courriel motivé adressé
par le président ou secrétaire général de l’association à son homologue, la rupture
prenant effet un mois après la date d’envoi du courrier.[/center][/quote]***
Mes amis vous l'aurez compris, notre but est de créer une association pour aider et protéger les journalistes libres à travers le monde. Nous avons besoin de vous.[/justify][/quote]
** et *** ces textes sont directement issus des informations que l'on peut otebnir sur le site de Reporters Sans Frontières.
________________
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=150366drapueaTAG.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_150366drapueaTAG.jpg[/img][/url]
République Souveraine de Gowa[/center]
2.1. Auditorium du Directoire
-
Lukas
Conférence Publique
Sur invitation du Directoire
Intervenant : Professeur Fedoulov, Politologue de l'École Politique Technocrate de Snina, Ménovien
Thème/titre
[center]Démocratie et tirage au sort[/center]
Le professeur Fedoulov était un politologue de l'École Politique Technocrate de Snina, capitale de Menovie, tout ce qu'il y a de plus respectable. Sa thèse et nombre de ses travaux portaient sur le tirage au sort et son usage politique, aussi l'Agence Interface l'avait-elle sélectionner pour participer à une mission diplomatique des plus spéciales. Il devait simplement se rendre à l'Auditorium de Gowa et faire une conférence sur le tirage au sort dans une république démocratique. Tout frais payés, et il avait même un papelard officiel attestant de sa "mission". Si pour lui c’était une conférence comme les autres qu'il avait accepté, et était profondément perplexe lorsqu'il avait reçu sa lettre, il en allait autrement pour l'Agence.
Il s'agissait en effet d'une conférence qui serait le point de départ d'une campagne d'informations à Gowa, sur le thème plus général des institutions politiques, avec une orientation relativement libérale des propositions abordées. Serait donc également questionné le pouvoir ou les limitations d'un parlement/directoire, pouvant aller d'une séparation relative de l’exécutif et du législatif tout comme en Hylè ou au niveau fédéral, un processus intermédiaire tel qu'un gouvernement élu par le parlement, sans une aussi grande importance des commissions dans l'Exécutif, ou bien une stricte séparation, avec possibilité de motion de censure. Et dans ce cas, débroussailler des pistes pour un exécutif non élu (donc potentiellement technocratique), mais démocratique ou participatif. Ainsi les idées de liste des priorités nationales avec quelques grands domaines, votées régulièrement, où pouvaient s'ajouter des priorités de manière participative serait une proposition évoqué par un ou plusieurs professeurs invités dans une des conférences visant à dynamiser le débat et favoriser l'innovation politique.
[quote][center]Démocratie et tirage au sort
par Professeur FEDOULOV, politologue[/center]
[justify]« Mesdames, messieurs bonjour.
Aujourd'hui, dans cette conférence sur le lien entre démocratie, pouvoir au peuple, et stochocratie, pouvoir au hasard, nous allons tout d'abord nous interroger sur la nature même de la démocratie. Nous parlerons ensuite de la place que peut avoir le tirage au sort, et enfin nous terminerons par quelques prospectives et analyses globales suivit de vos questions ou remarques.
Tout d'abord, qu'est ce que la démocratie ? Une bien grande question que nous aborderons ici selon une approche paradigmatique et contemporaine. Il existe globalement deux écoles de la démocratie dans le monde actuel, et une autre plus complémentaire. Les deux premières définissent la démocratie par des institutions représentatives, mais sans liens directs entre gouvernants et gouvernés si ce n'est la nationalité. Nous reviendrons sur ce dernier point lorsque nous aborderons l'école complémentaire.
La première école, majoritaire à l'heure actuelle, est celle de la représentation élective. Fondé sur l'idée qu'un parlement ou un gouvernement représentatif doit être élu, selon de préférence un programme et un candidat, le tout se fondant sur le système de parti multiples. La légitimité viens ici du vote, ou le citoyen donne un avis qui reviens à cocher une ou plusieurs cases dans des choix constitués par les systèmes de partis, dans une intervalle de plusieurs années, et en général sans réel sens de la participation par la suite, puisque cette représentation se suffit à elle-même. Nous avons donc ici, non pas une représentation sociale, mais une représentation des idées selon des cadres particulièrement normés. De manière générale cela aboutit a un équilibre relatif, quoique variable selon les cultures, l'histoire, et l’ancienneté de la république, entre les idées socialistes, et les idées conservatrices ou libérales, tandis que des minorités de vote vont aux partis extrémistes et aux plus modérés. Ainsi, dans les plus anciennes républiques électives, les victoires présidentielles se font donc à moins de 60 voir 55% des votes, sans compter les absentions, sans quoi le système s'effondrerait. Il existe bien sur de nombreuses variantes où le suffrage peut être indirect -renforçant une certain conservatisme politique- ou non universel -favorisant ainsi les idées de certains groupes sociaux-. En définitive, le citoyen, pour donner son avis, est réduit à de temps en temps cocher tout les quatre, cinq, ou sept ans, des cases pré-remplies de candidats eux mêmes pré-formatés par un parti, pour un mandat représentatif, où le programme est donc donné à pur titre spéculatif et susceptible de fortement varier. La démocratie, c'est donc ici la représentation formelle des courants politiques.
La seconde école, présente presque exclusivement chez les technocrates, est le tirage au sort de l'organe législatif. Il peut en exister des variantes où le tirage au sort n'est pas universel, mais pour comparer ce qui est comparable, nous comparons donc ici le suffrage universel au tirage au sort universel. Qui, peut parfois désigner en son sein l’Exécutif. Nous prendrons d'ailleurs cette hypothèse le temps de la conférence. Ici, la légitimité viens d'une représentation non plus formelle, mais sociale, statistique. Ce ne sont non plus les idées en tant qu'orientations politiques formelles qui sont représentés, mais celles en tant que paradigmes de l'ensemble des groupes sociaux composants la société. Enfin, bien sur cela reste conditionné à une vision basé sur les catégories socio-professionnelles, et les niveaux de richesses. Mais au contraire de l'école élective, où l'on observe un organe très peu représentatif socialement, composé des couches sociales les moins modestes, voir aisées, ici l'ensemble est représenté, selon sa proportion réelle dans la société. Une vision politique qui se veut donc plus organique, et, quelque part, plus collective qu'individualiste. Cela à toutefois l'avantage de prendre en compte le fait qu'un être humain n'est jamais ni isolé, ni totalement indépendant de son environement, social ou professionnel. Mais est-ce vraiment laissé les choix politiques au hasard ? Une des critiques récurrentes, avec le manque de professionnalisme, ou d'éducation de certains. Cela serait oublier que dans de tels systèmes les individus, eux, ne sont pas laissés à eux-mêmes, mais très encadrés. Prenons l'exemple extrême du parlement de la Fédération Transnationale. Mille députés par chambre. Mille ! Imaginez un peu si l'on laissait s'exprimer milles personnes sans cadrages. Ou si l'on mettait un temps de parole et une liste d'attente, cela ne serait pas mieux. Peu pourraient pleinement participer, les dialogues seraient restreints, au final beaucoup de votants pour peu de dialogue ou débats. Je plains le parlement d'Hylè. Dans le parlement fédéral, il existe en réalité un double encadrement. Le premier, est que le parlement, pour les débats, est subdivisés en une multitude de petits groupes, encadrés par un coordinateur, veillant au respect de la parole de chacun, et à une certaine cordialité. Ainsi, l'ensemble des individus peuvent réellement s'exprimer et participer aux débats. Ensuite, une fois que chaque groupe à effectué une synthèse de ses arguments où propositions, ils envoie quelques délégués formés des nouveaux groupes, qui feront une nouvelle synthèse sur la base des anciennes, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un seul groupe de débat qui proposera un texte à voter. Il existe quelques subtilités, mais cela permet ainsi le brassage de l'information de l'ensemble des députés de manière rapide et efficace, pour un si grand nombre de députés. L'information n'est plus un torrent noyant tout le monde, mais une rivière guidée afin de produire de l’électricité, si vous me permettez cette métaphore. D'autant plus que les groupes de discussions successifs sont en général assez rapides, peu de nouveaux éléments sont trouvés, il s'agit plus de combiner ce qui existe déjà, et est le plus souvent semblable. Le second encadrement, est celui des pairs. En effet, dans un tel système, l'entièreté de l'organe législatif n'est pas renouvelé toute les X années, mais une petite partie chaque année. Ainsi, dans l'ensemble, tout les députés font un mandat de, par exemple, 4 ans, mais les nouveaux arrivants sont guidés par leurs pairs plus anciens au sein de la structure. Et puisque ces députés, tirés au sort, n'ont pas la science infuse, ils font beaucoup appel à des intervenants pour certaines lois, dans lesquelles une commission va s'occuper de faire des auditions, à l'ensemble des acteurs concernés, puis des contre-auditions selon les paroles des un et des autres, avant de rendre un rapport qui pourra être étudié par l'ensemble du parlement, divisé en comités. Il s'agit donc ici non pas d'arriver avec des préconçus politiques, mais d'étudier le réel auprès de ceux qui y sont en prise, afin d'ensuite prendre des décisions politiques (donc certes pas toujours à 100% consensuelle) éclairés. Dans le cas où l'Exécutif est issus du parlement ? Sans aller jusqu'au système de commissions remplaçant les ministères, quoique cela peut être intéressant, le système est un peu similaire aux débats sur les lois. Mais, dans une telle hypothèse, il advint nécéssaire que les premiers comités soient constamment les mêmes, afin que les députés se connaissent au fil des discussions. Il devient ensuite possible de faire une élection sociocratique, c'est-à-dire sans candidatures, mais par nomination au sein du groupe, par le groupe. Évidemment, au parlement fédéral, quand on commence par 100 comités de départ, vous imaginez bien que ça prend du temps. Quatre tours, même. Tout autant pour les commissions. Dans un parlement moindre, cela serait déjà plus facile, bien qu'au delà d'un tour il faudrait organiser des élections générales des nominés obtenus, ou bien encore une élection sociocratique entre cette fois personnes qui ne se connaissent pas forcément, et se basant donc sur un mélange de compte rendus du premier tours, et de charisme. Bien que toutefois, le supposé président devra rendre des comptes constamment au parlement, et que, encore une fois, il sera encadré, entouré, par divers offices, conseillers et experts, afin d'impulser une certaine ligne politique selon les besoins. Ce qui explique également, en parti, le nombre foisonnant d'institutions au niveau fédéral. Une ligne politique qui pourrait préalablement être définit par le parlement, ou bien encore la population, de manière participative. Car en effet, dans l'ensemble des régimes technocrates, même les moins démocratique, la possibilité de participer est tout de même relativement forte, via un panel de nombreux outils, soutenus par une presse en dehors des influences financières par une forte indépendance. En conclusion, ici, la légitimité viens de la représentation statistique ou sociologique, représentant ainsi l'ensemble des couches sociales (dans une certaine mesure), et les points de vue qui en découlent. C'est toutefois un modèle long à mettre en place (les premières années les députés devrons faire sans ainés pour les soutenir), qui nécessite un fort encadrement même avec quelques centaines de députés, et qui dans certains cas peut mettre plus de temps à prendre des décisions, du fait d'auditions, études, et dialogues, mais restera plus rapide qu'une assemblée entière et unique pour un nombre égal de députés. Il est ainsi nécéssaire d'en avoir un certain nombre bien que, encore une fois, les 1000 députés du parlement fédéral soient réellement un cas d’exception.
Enfin, nous arrivons à l'école complémentaire, qu'es le multi-conseillisme. Souvent plus usité aux niveaux locaux, le multi-conseillisme est la constitution en structures volontaires et éclatés par domaine mais également par pallier. Ainsi, on peut imaginer une association au niveau d'une résidence de locataires, puis d'une rue, d'un quartier, et de la ville. Mais il en irait de même pour les associations professionnelles, par exemple, ou encore des structures d'ensemble pour la gestion urbaine, le travail, et ainsi de suite pour différents champs de compétence. Un système qui, bien fait peut être très efficace, mais requiert également une longue et progressive mise en place, doté d'un fort encadrement au début.
Enfin, pour conclure, il est relativement facile de trouver la cause de la faible popularité du tirage au sort, outre des préjugés, ou le culte de la force, de l’orgueil, de la certitude infaillible, se trouve aussi la nécessité d'un encadrement du processus transitoire et du tirage au sort lui-même, transition que peut épauler avec efficacité et professionnalisme la fédération, mais que n'envisage pas tout les pays, quand à coté l’élection est une facilité philosophique et politique fournissant un ersatz de démos-cratos. Je vous remercie de votre attention, après un si long discours digne d'un cours accéléré d'université, j’espère ne pas vous avoir endormis, et suis prêt à répondre à vos questions. »[/justify][/quote]
Texte de Sovana.
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[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=150366drapueaTAG.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_150366drapueaTAG.jpg[/img][/url]
République Souveraine de Gowa[/center]
Sur invitation du Directoire
Intervenant : Professeur Fedoulov, Politologue de l'École Politique Technocrate de Snina, Ménovien
Thème/titre
[center]Démocratie et tirage au sort[/center]
Le professeur Fedoulov était un politologue de l'École Politique Technocrate de Snina, capitale de Menovie, tout ce qu'il y a de plus respectable. Sa thèse et nombre de ses travaux portaient sur le tirage au sort et son usage politique, aussi l'Agence Interface l'avait-elle sélectionner pour participer à une mission diplomatique des plus spéciales. Il devait simplement se rendre à l'Auditorium de Gowa et faire une conférence sur le tirage au sort dans une république démocratique. Tout frais payés, et il avait même un papelard officiel attestant de sa "mission". Si pour lui c’était une conférence comme les autres qu'il avait accepté, et était profondément perplexe lorsqu'il avait reçu sa lettre, il en allait autrement pour l'Agence.
Il s'agissait en effet d'une conférence qui serait le point de départ d'une campagne d'informations à Gowa, sur le thème plus général des institutions politiques, avec une orientation relativement libérale des propositions abordées. Serait donc également questionné le pouvoir ou les limitations d'un parlement/directoire, pouvant aller d'une séparation relative de l’exécutif et du législatif tout comme en Hylè ou au niveau fédéral, un processus intermédiaire tel qu'un gouvernement élu par le parlement, sans une aussi grande importance des commissions dans l'Exécutif, ou bien une stricte séparation, avec possibilité de motion de censure. Et dans ce cas, débroussailler des pistes pour un exécutif non élu (donc potentiellement technocratique), mais démocratique ou participatif. Ainsi les idées de liste des priorités nationales avec quelques grands domaines, votées régulièrement, où pouvaient s'ajouter des priorités de manière participative serait une proposition évoqué par un ou plusieurs professeurs invités dans une des conférences visant à dynamiser le débat et favoriser l'innovation politique.
[quote][center]Démocratie et tirage au sort
par Professeur FEDOULOV, politologue[/center]
[justify]« Mesdames, messieurs bonjour.
Aujourd'hui, dans cette conférence sur le lien entre démocratie, pouvoir au peuple, et stochocratie, pouvoir au hasard, nous allons tout d'abord nous interroger sur la nature même de la démocratie. Nous parlerons ensuite de la place que peut avoir le tirage au sort, et enfin nous terminerons par quelques prospectives et analyses globales suivit de vos questions ou remarques.
Tout d'abord, qu'est ce que la démocratie ? Une bien grande question que nous aborderons ici selon une approche paradigmatique et contemporaine. Il existe globalement deux écoles de la démocratie dans le monde actuel, et une autre plus complémentaire. Les deux premières définissent la démocratie par des institutions représentatives, mais sans liens directs entre gouvernants et gouvernés si ce n'est la nationalité. Nous reviendrons sur ce dernier point lorsque nous aborderons l'école complémentaire.
La première école, majoritaire à l'heure actuelle, est celle de la représentation élective. Fondé sur l'idée qu'un parlement ou un gouvernement représentatif doit être élu, selon de préférence un programme et un candidat, le tout se fondant sur le système de parti multiples. La légitimité viens ici du vote, ou le citoyen donne un avis qui reviens à cocher une ou plusieurs cases dans des choix constitués par les systèmes de partis, dans une intervalle de plusieurs années, et en général sans réel sens de la participation par la suite, puisque cette représentation se suffit à elle-même. Nous avons donc ici, non pas une représentation sociale, mais une représentation des idées selon des cadres particulièrement normés. De manière générale cela aboutit a un équilibre relatif, quoique variable selon les cultures, l'histoire, et l’ancienneté de la république, entre les idées socialistes, et les idées conservatrices ou libérales, tandis que des minorités de vote vont aux partis extrémistes et aux plus modérés. Ainsi, dans les plus anciennes républiques électives, les victoires présidentielles se font donc à moins de 60 voir 55% des votes, sans compter les absentions, sans quoi le système s'effondrerait. Il existe bien sur de nombreuses variantes où le suffrage peut être indirect -renforçant une certain conservatisme politique- ou non universel -favorisant ainsi les idées de certains groupes sociaux-. En définitive, le citoyen, pour donner son avis, est réduit à de temps en temps cocher tout les quatre, cinq, ou sept ans, des cases pré-remplies de candidats eux mêmes pré-formatés par un parti, pour un mandat représentatif, où le programme est donc donné à pur titre spéculatif et susceptible de fortement varier. La démocratie, c'est donc ici la représentation formelle des courants politiques.
La seconde école, présente presque exclusivement chez les technocrates, est le tirage au sort de l'organe législatif. Il peut en exister des variantes où le tirage au sort n'est pas universel, mais pour comparer ce qui est comparable, nous comparons donc ici le suffrage universel au tirage au sort universel. Qui, peut parfois désigner en son sein l’Exécutif. Nous prendrons d'ailleurs cette hypothèse le temps de la conférence. Ici, la légitimité viens d'une représentation non plus formelle, mais sociale, statistique. Ce ne sont non plus les idées en tant qu'orientations politiques formelles qui sont représentés, mais celles en tant que paradigmes de l'ensemble des groupes sociaux composants la société. Enfin, bien sur cela reste conditionné à une vision basé sur les catégories socio-professionnelles, et les niveaux de richesses. Mais au contraire de l'école élective, où l'on observe un organe très peu représentatif socialement, composé des couches sociales les moins modestes, voir aisées, ici l'ensemble est représenté, selon sa proportion réelle dans la société. Une vision politique qui se veut donc plus organique, et, quelque part, plus collective qu'individualiste. Cela à toutefois l'avantage de prendre en compte le fait qu'un être humain n'est jamais ni isolé, ni totalement indépendant de son environement, social ou professionnel. Mais est-ce vraiment laissé les choix politiques au hasard ? Une des critiques récurrentes, avec le manque de professionnalisme, ou d'éducation de certains. Cela serait oublier que dans de tels systèmes les individus, eux, ne sont pas laissés à eux-mêmes, mais très encadrés. Prenons l'exemple extrême du parlement de la Fédération Transnationale. Mille députés par chambre. Mille ! Imaginez un peu si l'on laissait s'exprimer milles personnes sans cadrages. Ou si l'on mettait un temps de parole et une liste d'attente, cela ne serait pas mieux. Peu pourraient pleinement participer, les dialogues seraient restreints, au final beaucoup de votants pour peu de dialogue ou débats. Je plains le parlement d'Hylè. Dans le parlement fédéral, il existe en réalité un double encadrement. Le premier, est que le parlement, pour les débats, est subdivisés en une multitude de petits groupes, encadrés par un coordinateur, veillant au respect de la parole de chacun, et à une certaine cordialité. Ainsi, l'ensemble des individus peuvent réellement s'exprimer et participer aux débats. Ensuite, une fois que chaque groupe à effectué une synthèse de ses arguments où propositions, ils envoie quelques délégués formés des nouveaux groupes, qui feront une nouvelle synthèse sur la base des anciennes, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un seul groupe de débat qui proposera un texte à voter. Il existe quelques subtilités, mais cela permet ainsi le brassage de l'information de l'ensemble des députés de manière rapide et efficace, pour un si grand nombre de députés. L'information n'est plus un torrent noyant tout le monde, mais une rivière guidée afin de produire de l’électricité, si vous me permettez cette métaphore. D'autant plus que les groupes de discussions successifs sont en général assez rapides, peu de nouveaux éléments sont trouvés, il s'agit plus de combiner ce qui existe déjà, et est le plus souvent semblable. Le second encadrement, est celui des pairs. En effet, dans un tel système, l'entièreté de l'organe législatif n'est pas renouvelé toute les X années, mais une petite partie chaque année. Ainsi, dans l'ensemble, tout les députés font un mandat de, par exemple, 4 ans, mais les nouveaux arrivants sont guidés par leurs pairs plus anciens au sein de la structure. Et puisque ces députés, tirés au sort, n'ont pas la science infuse, ils font beaucoup appel à des intervenants pour certaines lois, dans lesquelles une commission va s'occuper de faire des auditions, à l'ensemble des acteurs concernés, puis des contre-auditions selon les paroles des un et des autres, avant de rendre un rapport qui pourra être étudié par l'ensemble du parlement, divisé en comités. Il s'agit donc ici non pas d'arriver avec des préconçus politiques, mais d'étudier le réel auprès de ceux qui y sont en prise, afin d'ensuite prendre des décisions politiques (donc certes pas toujours à 100% consensuelle) éclairés. Dans le cas où l'Exécutif est issus du parlement ? Sans aller jusqu'au système de commissions remplaçant les ministères, quoique cela peut être intéressant, le système est un peu similaire aux débats sur les lois. Mais, dans une telle hypothèse, il advint nécéssaire que les premiers comités soient constamment les mêmes, afin que les députés se connaissent au fil des discussions. Il devient ensuite possible de faire une élection sociocratique, c'est-à-dire sans candidatures, mais par nomination au sein du groupe, par le groupe. Évidemment, au parlement fédéral, quand on commence par 100 comités de départ, vous imaginez bien que ça prend du temps. Quatre tours, même. Tout autant pour les commissions. Dans un parlement moindre, cela serait déjà plus facile, bien qu'au delà d'un tour il faudrait organiser des élections générales des nominés obtenus, ou bien encore une élection sociocratique entre cette fois personnes qui ne se connaissent pas forcément, et se basant donc sur un mélange de compte rendus du premier tours, et de charisme. Bien que toutefois, le supposé président devra rendre des comptes constamment au parlement, et que, encore une fois, il sera encadré, entouré, par divers offices, conseillers et experts, afin d'impulser une certaine ligne politique selon les besoins. Ce qui explique également, en parti, le nombre foisonnant d'institutions au niveau fédéral. Une ligne politique qui pourrait préalablement être définit par le parlement, ou bien encore la population, de manière participative. Car en effet, dans l'ensemble des régimes technocrates, même les moins démocratique, la possibilité de participer est tout de même relativement forte, via un panel de nombreux outils, soutenus par une presse en dehors des influences financières par une forte indépendance. En conclusion, ici, la légitimité viens de la représentation statistique ou sociologique, représentant ainsi l'ensemble des couches sociales (dans une certaine mesure), et les points de vue qui en découlent. C'est toutefois un modèle long à mettre en place (les premières années les députés devrons faire sans ainés pour les soutenir), qui nécessite un fort encadrement même avec quelques centaines de députés, et qui dans certains cas peut mettre plus de temps à prendre des décisions, du fait d'auditions, études, et dialogues, mais restera plus rapide qu'une assemblée entière et unique pour un nombre égal de députés. Il est ainsi nécéssaire d'en avoir un certain nombre bien que, encore une fois, les 1000 députés du parlement fédéral soient réellement un cas d’exception.
Enfin, nous arrivons à l'école complémentaire, qu'es le multi-conseillisme. Souvent plus usité aux niveaux locaux, le multi-conseillisme est la constitution en structures volontaires et éclatés par domaine mais également par pallier. Ainsi, on peut imaginer une association au niveau d'une résidence de locataires, puis d'une rue, d'un quartier, et de la ville. Mais il en irait de même pour les associations professionnelles, par exemple, ou encore des structures d'ensemble pour la gestion urbaine, le travail, et ainsi de suite pour différents champs de compétence. Un système qui, bien fait peut être très efficace, mais requiert également une longue et progressive mise en place, doté d'un fort encadrement au début.
Enfin, pour conclure, il est relativement facile de trouver la cause de la faible popularité du tirage au sort, outre des préjugés, ou le culte de la force, de l’orgueil, de la certitude infaillible, se trouve aussi la nécessité d'un encadrement du processus transitoire et du tirage au sort lui-même, transition que peut épauler avec efficacité et professionnalisme la fédération, mais que n'envisage pas tout les pays, quand à coté l’élection est une facilité philosophique et politique fournissant un ersatz de démos-cratos. Je vous remercie de votre attention, après un si long discours digne d'un cours accéléré d'université, j’espère ne pas vous avoir endormis, et suis prêt à répondre à vos questions. »[/justify][/quote]
Texte de Sovana.
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[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=150366drapueaTAG.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_150366drapueaTAG.jpg[/img][/url]
République Souveraine de Gowa[/center]