[Médias] Émissions radiophoniques

Steve

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[center]WASSUP SHAWIRICIA
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Wassup Shawiricia est une émission radiophonique populaire en Shawiricia et dans certains pays du Vicaskaran sud, connue pour son penchant vers la droite. Auditoire shawiricois estimé à onze millions de personnes, pour un total d'environ dix-sept millions d'auditeurs dans le monde, Wassup Shawiricia traite de nombreux sujets chauds dans l'actualité shawiricoise, sous différents segments. Que ce soit une rafale de manchettes ou une entrevue avec un Shawiricois influent, Wassup Shawiricia ne laisse personne indifférent. Depuis sa création, en 2014, l'émission a été mise en demeure plus d'une fois pour ses propos cinglants envers des hommes politiques shawiricois. L'épisode le plus médiatisé étant en 2018, après avoir qualifié le président de l'époque, Brian Blackburn, de «trou du cul homosexuel baisant la pute du Pelabssa».


Segments principaux
  • «On m'informe que...»;
  • Manchettes en rafale;
  • Entrevues;
  • Les duels.
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[center]WASSUP SHAWIRICIA
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«Manchettes en rafale»[/center]


Animateur : James R. Milligan

«Eh voilà, c'est désormais le temps de notre segment Manchettes en rafale. Vous le savez, vous y êtes habitués : j'annonce les manchettes qui ont retenu mon attention et j'y glisse quelque peu mon opinion. Aujourd'hui, on a de quoi être surpris d'apprendre que notre bon gouvernement procèdera à une hausse d'impôt généralisée. Je suis très fier d'être citoyen dans un pays où son gouvernement prend si soin du peuple que pour réparer ses propres erreurs, il vient piger dans les poches de ses concitoyens. C'est un gouvernement moderne que nous avons, mes amis. Dommage qu'ils aient perdu leur majorité au Congrès...

Aidan Finerpapi sera candidat pour l'investiture conservatrice. C'est une très bonne nouvelle que la jeunesse puisse apporter une contribution non-négligeable dans le débat qui animera l'interne du parti lors de la course à l'investiture, l'an prochain. Sera-t-il le candidat conservateur à la présidentielle? Non. Il est jeune, il est fougueux et il a de l'énergie à revendre, mais le simple fait d'être le fils de Steve Finerpapi ne fait pas de soi un président. Il n'a rien prouvé, mais il peut amener certaines idées dans le débat sur la reconstruction du Parti conservateur. Ça ne fera pas de mal...

Rob Bradley affirme qu'il y aura bel et bien un référendum sur la sécession de l'Alezik en novembre prochain. C'est ce qu'on appelle tenir ses promesses, mais amener son État à la pire défaite de son histoire. Non seulement le gouverneur Bradley souhaite créer une déchirure historique entre la Shawiricie et son État, mais il croit qu'il remportera son défi... Le référendum sera-t-il remporté par les sécessionnistes? Peut-être, il y a de forts risques, mais l'Alezik fera-t-elle sécession? J'en doute. Je crois en la force de l'Union shawiricoise et, plus que tout, je crois que la force fédéraliste saura contrer la menace sécessionniste.

Et j'apprends aujourd'hui que le ministre de la Défense Doug Martin serait un mauvais payeur. Imaginez les prochains jours aux réunions du gouvernement : Un ministre conservateur dans un gouvernement démobloquiste n'a pas payé ses loyers à plusieurs reprises entre 1994 et 2003. En tout, il aurait négligé ses paiements à trente-huit reprises. Dites-moi, dans une époque où le gouvernement tente de prouver qu'il contrôle ses dépenses et que l'économie va mal au point que la confiance est ébranlée, combien de temps prendra Dougie pour démissionner?

Quoi qu'il en soit! Revenez-nous dans trois minutes, on reçoit le représentant conservateur Charles Smock pour discuter de la hausse d'impôt...»
Steve

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[center]WASSUP SHAWIRICIA
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«Entrevues»[/center]


Animateur : James R. Milligan
Invité : John Richardson, ministre des Affaires extérieures et du commerce

James R. Milligan : Notre segment «Entrevues» est maintenant arrivé et aujourd'hui, je vous propose de faire le point sur l'Union du Vicaskaran, qui est en train de voir le jour, et la perception de notre gouvernement à ce sujet. Je reçois donc le ministre des Affaires extérieures et du commerce, John Richardson. Monsieur le ministre, bonjour.

John Richardson : Bonjour à vous, monsieur Milligan. Je suis extr...

James R. Milligan : Merci d'être des nôtres pour répondre à nos questions. L'Union du Vicaskaran est actuellement en train d'être formée, et pour sa création, la Shawiricie a reçu une invitation en bonne et due forme pour faire partie des membres fondateurs de l'Organisation. Pourquoi avoir refusé l'invitation? Est-ce parce que vous êtes contre toute organisation rassembleuse?

John Richardson : Nous allons commencer par rectifier certains points et mettre fin à plusieurs rumeurs à ce sujet, si vous me le permettez, monsieur Milligan. Le ministère des Affaires extérieures et du commerce de la Shawiricie a bel et bien reçu une invitation de ses homologues du Northland pour un sommet au sujet de l’union du Vicaskaran. Nous avions l’intention de nous présenter à l’invitation reçue par monsieur Bill Garner, mais au dernier moment, une question nous est venue en tête. Pourquoi? Non pas pourquoi la Shawiricie devrait s’y présenter, mais pourquoi l’Union du Vicaskaran ouvre-t-elle ses portes à toutes les nations du continent, nations représentant le bien et le mal? Quel est le besoin actuel de la Shawiricie de se retrouver à la même table de négociation de gens qui ne négocient pas, qui tuent pour ne pas négocier? Est-ce que cette rencontre représente un danger pour la Shawiricie? Nous avons jugé que dans le très court terme, la sécurité nationale de la Shawiricie pourrait être compromise, et j’ai dû faire un choix. Cette Union, que nous n’avons jamais demandée, ou la sécurité de notre pays? Pour ma part, le choix était plutôt simple. Si ne pas jouer avec la sécurité de notre pays représente une faute, alors en ce sens, je plaiderai coupable à tous les chefs. Également, j’aimerais qu’on discute de votre question quelque peu dirigée. L’Union du Vicaskaran n’est pas, à l’heure actuelle, une organisation rassembleuse. Elle ne rassemble pas, et n’a pas pour principe à court terme de rassembler. Sinon, des actions auraient été posées en ce sens. L’Union du Vicaskaran se veut être active dans les régions qui y seront membres, mais pour le moment, elle n’offre rien d’alléchant qui nous permettrait de dire : «Ça, ça nous incite à nous poser des questions sur notre statut actuel». Une organisation qui rassemble quatre, voire cinq pays, n’est pas une organisation rassembleuse. C’est jouer avec les mots, mais c’est également jouer avec notre intelligence, dont la vôtre monsieur Milligan. Elle rassemblera lorsqu’elle permettra à la majorité des pays du Vicaskaran de voir en elle une alternative concrète et intéressante. Est-ce que je dis que ce n’est pas le cas? Absolument pas.

James R. Milligan : Votre idée semble déjà arrêtée sur le sujet. Comment pourrez-vous, dans l’avenir, prétendre à une impartialité totale dans ce dossier?

John Richardson : En quarante ans de politique, s’il y a bien une chose dont je suis sûr, c’est que je ne me suis jamais arrêté sur une position sans que celle-ci puisse changer. Vous avez néanmoins tort sur l’impression que j’ai de l’Union du Vicaskaran. Je suis très ouvert à la venue de cet acteur majeur sur la scène économique du Vicaskaran et cela ne peut avoir que du bon pour les pays qui y adhéreront. C’est vrai, j’émets des doutes quant à cette Union et certains messages qu’ils transportent, mais aucun de mes doutes ne sera un veto pour que la Shawiricie n’y adhère pas. Le moment venu, lorsque la Shawiricie sera prête à discuter de cette organisation, nous le ferons. Le Congrès le fera, le gouvernement le fera et ultérieurement, rien n’est exclu, le peuple le fera. L’adhésion de la Shawiricie ne sera pas ma décision, mais celle de tout le pays. Parce qu’il est ici question du pays et non pas de mon opinion. Jamais je n’interfèrerai dans une décision rendue à ce sujet, ce serait très mal me connaitre. Je tiens à rassurer les gens que la Shawiricie est ouverte, extrêmement ouverte.

James R. Milligan : Vous faisiez allusion, tantôt, à la Fédération d’Aquanox, membre fondatrice de l’Union du Vicaskaran. N’est-il pas juste de dire que vous refusez une adhésion à cause de l’Aquanox?

John Richardson : Non, et non. Premièrement, je le répète, je ne refuse aucunement une adhésion de la Shawiricie à l’Union du Vicaskaran. Faudrait-il, avant tout, que l’Union soit en marche et fonctionnelle. Et non, la Fédération d’Aquanox ne joue aucun facteur dans ma position et ma position future. La Shawiricie respecte énormément toutes les nations du Vicaskaran, qu’elles empruntent la voie de la démocratie ou la voie de valeurs que nous ne défendons pas. La Shawiricie serait outrée qu’on vienne discuter de son régime, il est tout à fait normal donc de respecter le régime des autres pays. La souveraineté politique, terme utilisé pour la première fois par le Président Finerpapi, n’est pas moins respectée parce que nous venons d’horizons politiques différents. L’ouverture de la Fédération d’Aquanox au sujet de l’Union du Vicaskaran est une excellence nouvelle pour l’ensemble du continent, et notamment pour la Shawiricie. Je serais personnellement très heureux de travailler à leurs côtés dans la construction d’un continent aux valeurs plus libérales et plus ouvertes sur le monde.

James R. Milligan : À qui faisiez-vous allusion, alors, lorsque vous parliez de ceux qui tuent pour ne pas négocier?

John Richardson : Ce n’était pas tant une allusion à quelqu’un de particulier… Voyez cela comme une métaphore pour pointer du doigt certains aspects intransigeants de l’actuelle charte de l’Union du Vicaskaran. Sauf exception au sujet de l’article 1-C, qui définit la charte comme supérieure à notre Constitution, l’Union du Vicaskaran présente une charte non négociable qui tuera de nombreuses valeurs shawiricoises, tant sur l’aspect militaire, économique que social. Il faut prendre en considération tout cela lorsque nous entamerons les discussions.

James R. Milligan : Cette histoire pourrait bien être déterminant pour votre carrière politique. Une réussite, toutes les félicitations. Un échec, une démission. En êtes-vous conscient?

John Richardson : Je suis conscient de bien des choses, mais ce débat ne sera ni une réussite ni un échec pour moi. Tout cela, c’est bien au-delà de ma simple personne. Il en va de l’intérêt national de la Shawiricie. C’est notre pays qui a tout à gagner… ou tout à perdre.

[…]
Steve

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[center]WASSUP SHAWIRICIA
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«On m'informe que...»[/center]


Animateur : James R. Milligan

«En tout cas, j'espère qu'on connaitra vite ses intentions. Bien, nous voilà désormais au segment «On m'informe que...». Vous connaissez le principe : je vous parle d'un sujet potentiellement chaud et j'ouvre les lignes. Mon opinion, votre opinion, y'a de quoi rendre terriblement jaloux ces clochards du Sud. Ainsi donc, on m'informe que le Saint-Siège sort de ses nombreuses toiles d'araignées pour armer ses hommes et les offrir au commandement de la Fiémance. Je ne suis pas opposé aux participations armées, je crois que ce n'est pas un secret, mais de voir le Vatican se mêler de la sorte de ce qui se passe actuellement au Pelabssa, c'est un peu surnaturel. J'ai clairement l'impression qu'on assiste à un retour en force du Vatican, plutôt muet depuis un certain temps, et qu'il compte bien se positionner dans un échiquier beaucoup plus transparent, désormais. Voir l'Église se politiser à ce point, est-ce vraiment une bonne chose pour les croyants et les fidèles? J'ouvre une ligne dans 5... 4... 3... Oui allô, à qui est-ce que je parle?»

- «Robert McCain.»

«Robert! Quel est ton opinion? Est-ce que les fidèles de l'Église le prendront positivement?»

- «Ça, à vrai dire, je m'en fous un peu. C'est sûr que les croyants vont continuer de croire et que les fidèles resteront fidèles, parce que lorsqu'on regarde ça, ils sont pas mal prêt à accepter n'importe quoi de l'Église. L'Église dirait qu'ils doivent tous donner trente dollars pour la guerre qu'ils donneraient trente dollars sans poser de question. La religion, c'est de l'arnaque, mais c'est pas ça le problème. Le problème, c'est qu'il y a la guerre au nord direct de notre frontière puis nos médias font comme si elle n'existait pas. Des centaines d'hommes perdent la vie à chaque jour au Pelabssa et la Shawiricie s'en lave les main. Ce qui se passe là-bas, ça n'existe pas.»

«Tu as raison, Robert. Y'a aucun doute là-dessus. Je partage ton opinion, et aussi ta crainte, parce que j'y vois bien une crainte de ta part. Ce combat-là devrait aussi être le combat de la Shawiricie. Nous avons le devoir moral, je crois, de s'associer aux forces qui contrent la Main noire. L'amitié politique qui s'est vécue avec le Pelabssa devrait forcer la Shawiricie à agir, à impliquer militairement nos soldats. Je ne comprends pas l'entêtement du gouvernement de Larry Calvin à nier ce qui se passe au nord, je ne comprends pas ce mot d'ordre de faire comme si rien ne se passait. Et mon ami Robert a bien compris cette affaire également. Le Saint-Siège se retrouve dans une position où il surpasse diplomatiquement notre pays en envoyant cinq mille hommes à combattre pour chasser la Main noire du territoire calciné du Pelabssa. La Shawiricie n'est pas foutue d'aider son vieil ami, il faut que ce soit Jésus en personne qui le fasse. Voyez où on en est rendu! C'est ridicule, et ça coûtera cher à Calvin lorsque les Shawiricois feront de cette histoire un sérieux enjeu médiatique et, pourquoi pas, un enjeu politique! Allez, j'ouvre une autre ligne. Qui est au bout du fil?»

Susan. Monsieur Milligan, vous ne trouvez pas cela curieux qu'au même moment où on discute de ça, il y a Richardson qui affirme que la Shawiricie ne se mêlera pas de cette guerre? Le gouvernement ne le cache pas, j'ai voté pour les démobloquistes toute ma vie, et je peux vous assurer de leur bonne foi. Si le gouvernement cachait cette guerre, notre bon ministre ne ferait pas de telles déclarations pour...

«Merci, Susan. Vous mettez également le doigt sur quelque chose de très intéressant : l'amateurisme de John Richardson. Et c'est là un constat extrêmement dramatique : comment un homme politique aussi expérimenté que lui peut-il balayer du revers de la main une action militaire qui viserait à défendre et sauver la vie du peuple pelabssien toujours en vie? Je veux bien comprendre que la Shawiricie, sous le gouvernement Blackburn, avait mis un terme à cette amitié, et je m'y étais opposé, mais les conservateurs ne sont plus au pouvoir et les démobloquistes devraient saisir l'occasion de prouver que la Shawiricie respecte ses amis et ses alliés. Imaginez la vision du monde face à la Shawiricie. Ça ne donne pas très envie de s'allier à notre pays puisqu'il n'honore pas ses engagements. Quelle honte pour la Shawiricie qu'est ce gouvernement. Quelle profonde triste qui m'habite quand je regarde ce qu'est devenu notre pays... Susan a démontré malgré elle le point de vue de Richard : les fidèles seront toujours fidèles et les croyants croiront toujours. C'est la même chose en Shawiricie : la partisanerie ne permettra jamais à ce pays de sortir gagnant dans quelque dossier qui soit. On est comme une République d'élevage de vaches. La moitié des vaches veut produire du lait naturel, l'autre moitié du lait transformé... Mais dans le fond, on s'en fiche parce que personne n'achètera de notre lait. Personne.»
Steve

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[center]WASSUP SHAWIRICIA
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«Les duels»[/center]


Animateur : James R. Milligan
Invités : Helen Smith, ministre des affaires intérieures
Rob Bradley, gouverneur de l'État de l'Alezik

«C'est une nouvelle page qui s'inscrira dans l'Histoire de la Shawiricie en novembre prochain alors que l'Alezik tiendra un cinquième référendum sur leur sécession de la Shawiricie. Dans notre segment «Les duels», segment qui oppose deux personnes dans un débat cordial, rappelons-le, nous retrouvons sur la première ligne la ministre des affaires intérieures et l'ancienne présidente Helen Smith et sur l'autre ligne, nous retrouvons le gouverneur de l'Alezik, monsieur Rob Bradley. Tous deux sur la ligne, premièrement bienvenue. J'aimerais adresser une question personnelle au gouverneur Bradley, avant de débuter le segment. Monsieur Bradley, comment vivez-vous la défection de votre ministre des finances Sean Utah?»

(Rob Bradley) «Merci de me recevoir à votre émission, James. Je ne vous cacherai pas que c'est un coup dur pour mon gouvernement et pour l'État de l'Alezik. Sean est un homme extrêmement compétent et un homme extrêmement apprécié des Alezikois. Ce fut un ministre des finances très compétent et c'est certain que nous allons devoir tenir le fort comme il l'a si bien fait depuis 2013. En même temps, il s'agit d'une très grande opportunité pour nous de faire valoir l'indépendance de l'Alezik au sein du gouvernement shawiricois. Et je tiens d'ailleurs à vous corriger sur le terme que vous employez, tout comme les fédéralistes : nous aspirons à l'indépendance, pas la sécession. Vous employez ce terme dans le but de créer une opinion négative de notre projet. La sécession, c'est mal vu. C'est une déchirure. L'indépendance, c'est la séparation commune et respectueuse des frontières. On espère que le moment venu, les Shawiricois sauront faire la différence...»

«Bien, je tâcherai de m'en rappeler. D'ailleurs, c'est à ce point que je veux vous amener : Les Shawiricois auront à se prononcer en cas de référendum positif à la... l'indépendance de l'Alezik. Une loi controversée adoptée par le Congrès de la Shawiricie propose en effet plusieurs critères à remplir pour accéder à l'indépendance totale d'un État de la Shawiricie. Madame Smith, vous avez piloté lors de votre présidence un vaste plan pour ramener les indépendantistes alezikois dans les rangs des fédéralistes. En tant que ministre des affaires intérieures, vous aurez encore à jongler avec ce référendum. Que représente concrètement cette loi, la loi SDIA1-2025, pour le commun des mortels?»

(Helen Smith) «C'est une loi à l'origine proposée par le Congrès de la Shawiricie, indépendamment du gouvernement. Elle établit un processus clair pour éviter que les États fassent sécession comme bon leur semble dès qu'une politique fédérale n'est pas appréciée, et elle n'a rien à voir avec l'Alezik à proprement parlé...»

(Rob Bradley) «Bah voyons! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, encore...»

(Helen Smith) «S'il vous plaît, laissez-moi parler, d'accord? L'adoption de cette loi et l'arrivée de votre référendum ne sont que coïncidence, et jamais je ne me permettrais de vous qualifier de menteur, monsieur Bradley, alors j'ose espérer le même traitement de votre part. Vous le savez, je suis extrêmement ouverte à écouter vos requêtes concernant les pouvoirs décernés aux États et l'autonomie dont vous bénéficiez. Vous avez toujours refusé d'entendre quoi que ce soit de ma part, malgré mes bonnes volontés. Alors niveau collaboration, pour votre part, on repassera. Cette loi est d'une efficacité exemplaire et elle permettra non seulement la survie de notre pays, mais la survie de son Union. Le processus est clair : un État qui veut faire sécession de la Shawiricie devra s'assurer de le faire dans le respect et la bonne entente avec les Shawiricois. Comment y parvenir? Grâce à cinq actions concrètes. Premièrement, tenir un référendum au sein de sa population locale au sujet d'une sécession. Ensuite, obtenir du Congrès de la Shawiricie un amendement de l'article cent trente-neuf qui interdit aux États de faire sécession. Ensuite de cela, obtenir l'appui de l'ensemble des populations des États shawiricois au sujet de la sécession. Ce n'est pas une tentative de faire un blocus, monsieur Bradley, c'est une action concrète de demander avec respect aux Shawiricois de quitter l'Union shawiricoise. Nous ne sommes pas des bandits, comme vous le prétendez, nous sommes prêts à accepter un résultat de 50%+1. Donnez-moi, vite comme cela, des pays comme le nôtre qui feraient la même chose devant un référendum de sécession? C'est ce que je pensais : pas beaucoup le feraient. En quatrième lieu, obtenir un jugement de la Cour suprême de la Shawiricie qui affirme hors de tout doute que le référendum initial présente des résultats authentiques en respect avec nos lois. Puis, finalement, garantir au gouvernement fédéral dix-huit mois de discussion honnête, franche et positive sur les conditions à la sécession et les accepter. Ces cinq critères ne sont pas impossibles, monsieur Bradley, et j'estime que notre part est faite pour laisser toute la liberté à l'Alezik -comme tout autre État de proposer à son peuple la sécession. C'est une loi respectueuse de la volonté shawiricoise qui force...»

(Rob Bradley) «Vous en avez assez dit. Laissez-moi maintenant définir ce qu'est réellement cette loi ignoble qui met clairement des bâtons dans les roues des États qui n'en peuvent plus de la supercherie qu'est la Shawiricie dans sa totalité. Ce pays est pourri de la tête au pied, madame Smith, et ses gouvernements idiots s'enchaînent comme des gamins dans une montagne russe populaire d'un parc d'attractions. Cette loi respectueuse, comme vous la définissez, est la définition même d'un total manque de respect de la Shawiricie envers ses constituants et une tentative frauduleuse de museler les réelles volontés des Shawiricois de toute part. Commençons, point par point, à décrire cette loi qui bâillonne les Alezikois : le deuxième critère. Madame Smith, êtes-vous consciente du protocole à suivre pour amender un article de la Constitution de la Shawiricie? Il faut la majorité absolue du Congrès de la Shawiricie, une étape fort possible, mais il faut en plus l'approbation du Conseil des ministres du gouvernement fédéral (laissez-moi rire) et l'approbation du Conseil des gouverneurs. Si nous réussissons un tel exploit, il faudra obtenir l'accord des populations de huit États qui ne connaissent absolument rien des enjeux de l'Alezik ni même de sa situation actuelle, peu importe le domaine. De ces huit États, nous retrouvons le Deseret, le Mineadallas et l'Hulgerb. Dites-moi que ces États peuvent créer la surprise de voter en faveur de l'indépendance de l'Alezik, madame Smith. Dites-le-moi, que tous les Shawiricois voient à quel point vous êtes une femme indigne des fonctions que vous occupez.»

(Helen Smith) «Je crois que vous êtes en train de vous perdre dans vos propos, monsieur Bradley. J'estime qu'il est tout à fait possible d'obtenir l'approbation de tous les États de la Shawiricie et cela ne s'appelle pas un mensonge, cela s'appelle respecter l'opinion de tous les Shawiricois, peu importe leur horizon et peu importe leur territoire. Quand j'entends ce que vous me dites, je comprends que ni le Mineadallas, ni l'Hulgerb et ni le Deseret sont suffisamment intelligents pour être informés de ce qui se passe en Alezik. La vérité, monsieur Bradley, c'est qu'actuellement, en Alezik, un gouvernement tente de saboter l'Union shawiricoise sous des prétextes débiles d'enfants gâtés. Vous avez obtenu tant du gouvernement shawiricois sous le Président Finerpapi que vous croyez aujourd'hui que tout vous est dû. Vous avez adhéré à la Shawiricie en 1827, monsieur Bradley, et en ce sens, vous avez adhéré à un jeune pays ambitieux dont sa Constitution était claire, nette et précise. Vous avez le droit de militer pour la cause qui vous enchante, mais vous n'avez pas le droit de détruire notre pays et sa Constitution. Vous avez le devoir de respecter les propos établis par la disposition finale de la Constitution des Nations-Unies de la Shawiricie, c'est-à-dire d'observer et de faire observer cette Constitution. La Constitution de notre pays est la loi suprême, monsieur Bradley, et nul n'est sensé ignorer la loi. Ce sont les propos bien simples de la Loi sur la connaissance des lois, adoptée par le président Wilmore en 1907...»

(Rob Bradley) «Je n'arrive pas à y croire, très sincèrement...»

(Helen Smith) «Quoi donc, monsieur Bradley? Que les faits vous rattrapent?»

(Rob Bradley) «Que vous employez un discours aussi démagogue comme une pute qui charge vingt dollars le complet parce que «c'est ce qu'elles font toutes». Vous êtes ridicule!»

(Helen Smith) «Je ne vous permettrai pas d'employer un langage aussi grossier à mon égard, oh que non! Je commence à en avoir marre de vos crises prépubères qui compromettent la sécurité de notre pays et la tenue de son Union forte et enviée de tous! Ces propos ne sont guère ceux d'un homme de votre intelligence et j'ose espérer que ceux-ci ont dépassé votre pensée!»

«Monsieur Bradley, vous êtes là? Allô? Monsieur Bradley? Bon, on m'informe que le gouverneur Bradley a raccroché la ligne. C'est embêtant, ça commençait à devenir intéressant... Madame Smith, vous êtes toujours des nôtres?»

(Helen Smith) «Absolument, monsieur Milligan. Je suis un peu déconcertée par tout ce qui vient de se passer...»

«Si vous me le permettez, madame la ministre, il faut tout de même admettre, même si je suis à 100% en accord avec cette loi, que la Loi sur le processus de sécession d'un État shawiricois n'est clairement pas en faveur des sécessionnistes alezikois. C'est une frustration que je peux comprendre de la part d'un homme qui travaille très fort pour sa cause depuis plusieurs décennies...»

(Helen Smith) «Je continue de croire que cette loi respecte la totalité des Shawiricois et représente clairement ce qu'on attend d'une démocratie. Je suis très respectueuse des sécessionnistes alezikois et leur militantisme est tout simplement époustouflant. Ils sont la preuve qu'un pays peut vivre de l'espoir d'un projet commun, et ce, peu importe combien d'années le projet sera sur table. Cependant, les propos tenus par le gouverneur Bradley sont indignes de sa personne et font honte à la profession qu'il pratique et à toute la Shawiricie entière. J'espère de tout mon cœur que ses propos ont été mal interprétés et qu'il corrigera le tir.»

«En tous les cas, merci de votre temps, madame Smith, et j'espère que l'avenir sera porteur de bonnes choses pour vous. Dites-moi, avant de quitter, si le Président Calvin ne se représente pas à sa propre succession, serez-vous de la course?»

(Helen Smith) «Qui sait. Je suis fidèle à mon président, mais si le pays se retrouve dans leader signe de ce nom, il en va de mon engagement auprès de la Constitution et des Shawiricois de ne pas les laisser aux mains des conservateurs afin qu'ils détruisent nos efforts...»

«Je prends ça pour un oui. Merci, madame Smith.»
Steve

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«Entrevues»[/center]


Animateur : James R. Milligan
Invitée : Mary Barnes, ancienne ministre de l'immigration

James R. Milligan : Mesdames et messieurs, c'est l'heure de notre entrevue de la journée. Aujourd'hui, nous recevons une femme de carrière, considérée par plusieurs comme la femme la plus noire de tous les temps en Shawiricie, l'ancienne gouverneure du Waverlton et ancienne ministre de l'immigration du gouvernement Blackburn. Madame Barnes, je suis heureux de pouvoir discuter avec vous, en studio, et d'avoir cette grande opportunité de vous questionner sur divers sujets... Merci d'avoir accepté mon invitation, et bien évidemment, d'être sortie de votre retraite de la vie politique.

Mary Barnes : Je suis contente de vous rencontrer, monsieur Milligan. J'écoute parfois votre émission à mon domicile, lorsque je ne suis pas occupée à l'entretenir...

James R. Milligan : Êtes-vous devenue ménagère, madame Barnes? (rires)

Mary Barnes : (rires) Oh! Vous savez trop bien que ce n'est pas du tout le genre de femme que je suis. J'aime cependant m'occuper de certains aspects que je juge mal effectués par les autres. Je suis une femme d'action, même à mon âge, et rester assise à lire n'est pas du tout dans mes cordes. Je voyage beaucoup depuis ma retraite, puis je participe quelque peu à la vie religieuse de ma région d'Oncton.

James R. Milligan : Vous êtes sortie de l'ombre ces derniers jours pour exprimer votre crainte quant à l'entrée d'Aidan Finerpapi dans le débat qui mèneront les membres conservateurs à choisir l'an prochain le candidat à la présidentielle. Je ne tiens pas à poser des questions qui ont déjà été traitées par Info Shawiricia, alors je vous demanderez : N'avez-vous pas peur, en vous positionnant contre Finerpapi, de vous attirer les foudres de votre ancien président monsieur Blackburn?

Mary Barnes : (rires) Parlons franchement. J'ai été élue gouverneure du Waverlton en 1997, exploit réussi par une femme seulement une fois auparavant en la personne de Rebecca Baker dans l'État du Deseret en... 81, je crois. Que ce soit en 1981 ou en 1997, le rôle des femmes en politique n'était pas celui qu'il est aujourd'hui. J'ai été élue, comme madame Baker d'ailleurs, parce que j'étais une femme forte qui ne se cachait derrière aucun grand homme. J'ai été attaquée, blessée, saignée, mais je n'ai jamais été vaincue. Je respecte beaucoup le grand homme qu'est monsieur Blackburn, mais j'estime que sa position dans cette affaire est ridiculement biaisée par l'amitié qu'il entretenait avec le président Steve Finerpapi. Peut-être a-t-il une dette envers lui, mais je ne crois pas qu'appuyer son fils permettra de racheter cette dette, surtout si cela doit se faire au détriment de la stabilité de notre pays. Monsieur Finerpapi est très jeune, très inexpérimenté et donc pas du tout habile à participer à un débat de société aussi profond que devra être le nôtre l'an prochain. L'élection d'un gouvernement conservateur ne fait plus de toute. Seul le président, ou la présidente, est inconnu, et donc, le programme que ce gouvernement adoptera. Je souhaite profondément que monsieur Blackburn saisisse la gravité de la situation. Donc à savoir si je crains des représailles, pas du tout. Je suis une femme libre, indépendante et citoyenne à part entière de notre pays. Monsieur Blackburn le sait très bien et je crois qu'à cet égard, nous nous respectons beaucoup trop pour entrer dans une guerre de mots.

James R. Milligan : Vous avez indiqué ne pas vouloir prendre part à la course à l'investiture conservatrice. Est-ce que votre idée est arrêtée? Que feriez-vous si la population shawiricoise se plaçait derrière vous pour vous inciter à prendre part à la course?

Mary Barnes : Eh bien, je ferais bien des déçus, car je n'ai aucunement l'intention d'entrer dans la course. La question n'est pas de savoir si je me verrais présidente, car bien évidemment, c'est une éventualité plausible, mais c'est de savoir pourquoi je n'accepterai pas d'y prendre part. Cette course à l'investiture sera très sale, au sens figuré. C'est le parti qui aspire au pouvoir, à 100%. Je prévois des candidats de tous horizons qui se mèneront une lutte plus que désagréable pour obtenir la victoire et ainsi devenir à coup sûr président. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ma campagne électorale en 1997, mais j'ai suffisamment donné dans la lutte à ma survie politique. Ce fut un moment marquant dans ma carrière, un moment inoubliable, et je ne crois pas avoir envie de vivre à nouveau cette expérience.

James R. Milligan : Parce que vous n'en avez pas la force?

Mary Barnes : Parce que je vais leur foutre mon poing sur la gueule! (rires) À l'âge que j'ai, j'ai donné beaucoup pour mon État et la Shawiricie. Me voyez-vous devant un petit blanc bec qui me dit le plus sérieusement du monde que je suis un modèle usé? Je lui saute littéralement au visage et je le défigure jusqu'à ce que la police vienne m'empêcher de le décapiter davantage. Je n'ai plus la patience d'antan, et on dit de moi que je suis d'une impatiente intransigeance, imaginez le scénario. (rires) Je laisserai les aspirations présidentielles aux candidats de qualité qui se présenteront dans l'avenir.

James R. Milligan : Comme Jimmy Decker?

Mary Barnes : Je ne me prononcerai pas tant que la période d'enregistrement des candidatures ne sera pas terminée. Je n'ai pas envie de parler d'une hypothétique course avec des hypothétiques candidats. Je préfère de loin le concret.

James R. Milligan : À la suite de votre départ de la vie politique, plusieurs historiens et analystes politiques ont qualifié vos années en tant que gouverneure du Waverlton de «noirceur bleue», vous qualifiant au passage de gouverneure la plus extrémiste de l'histoire de la Shawiricie. Vous n'avez jamais accepté d'en parler. Le feriez-vous aujourd'hui?

Mary Barnes : Très rapidement. Cela n'a pas été facile pour moi d'assister à de tels qualificatifs. Du moins, sur le plan personnel. Mes détracteurs pourront me trainer dans la boue comme ils le voudront, mais dans cette histoire, c'est ma famille qui a souffert. Comme vous le savez sans doute, ma fille a été ministre de l'immigration en Waverlton entre 2013 et 2017, et cette histoire lui a causé beaucoup de tort. Mes petits-enfants ont été également beaucoup affectés par cette histoire. Vous savez, je regarde parfois mon bilan, et j'en suis très fière. J'ai apporté du changement en Waverlton, j'ai apporté une politique ambitieuse qu'aucune autre femme n'aurait osée apportée dans ces années-là. Je ne crois pas être une extrémiste. Je suis une amoureuse de mon État et de mon pays, et toutes mes politiques ont été faites en fonction de la sécurité du territoire et de la survie de notre peuple. Je ne regrette rien, et je recommencerais demain avec les mêmes mesures. J'ai été une combattante dans plusieurs luttes où on m'avouait vaincue, alors qu'à chaque fois, ou presque, j'en sortais gagnante. Mon héritage politique en terme d'immigration fait la popularité de la première présidence de monsieur Blakburn et ma renommée comme une femme qui se tient debout face à l'adversité et qui n'a pas peur de foncer pour obtenir ce qu'elle veut. Cela étant dit, je préfère passer à un autre sujet.

James R. Milligan : Oui, bien sûr! Merci de vous être livrée à moi. En novembre prochain se tiendra un référendum sur la sécession de l'État de l'Alezik. Selon vous, victoire ou non des sécessionnistes?

Mary Barnes : Victoire, assurément. Je suis une fédéraliste, et je considère ce référendum comme un lamentable échec pour le gouvernement de la Shawiricie. Je suis cependant contre le fait d'attribuer cet échec au président Calvin, bien que l'Histoire lui attribuera tout de même. Pour avoir été un membre actif de la lutte contre la tenue d'un référendum durant mon passage au gouvernement fédéral, et même lorsque j'étais gouverneure, ce référendum n'était qu'une question de temps avant qu'il fasse son apparition. Personne ne pourrait contrer une telle machine indépendantiste. Je crois d'ailleurs que le gouvernement de la Shawiricie devrait concentrer ses efforts sur l'après-référendum, au lieu de tenter d'éviter l'inévitable. Que le gouvernement ne promette rien, et qu'il travaille d'arrache-pied à mettre des bâtons dans les roues de l'Alezik pour l'obtention de leur indépendance. L'actuelle loi n'est pas assez contraignante, je crois qu'à ce niveau, le Congrès et le gouvernement manquent de vision...

James R. Milligan : Vous ne parlez pas de sécession, mais bien d'in... d'indépendance... Pourquoi faire la promotion du terme que souhaite nous voir utiliser les sécessionnistes?

Mary Barnes : Je crois que c'est un cruel manque de maturité que de ne pas appeler les choses pour ce qu'elles sont. Pendant que les fédéralistes se battent pour éviter de prononcer le mot indépendance, les indépendantistes alezikois travaillent à préparer une contestation constitutionnelle de la loi sur la sécession d'un État shawiricois. Il me semble que les efforts ne sont pas canalisés à la bonne place, et c'est ce qui causera notre perte sur le long terme. Je refuse de prétendre que la Shawiricie connaitra la destruction si les Alezikois se séparent de la Shawiricie. Parce que ce serait faux. Mais ce qui est vrai, cependant, c'est que l'Alezik n'a pas la légitimité de proclamer leur indépendance et qu'ils ne l'auront jamais. L'Alezik est une nation membre de la Shawiricie, et cela ne changera pas. Qu'ils se rendent à l'évidence qu'il n'y a pas d'issu.

James R. Milligan : Que proposez-vous pour enrailler le mouvement sécessionniste de l'Alezik?

Mary Barnes : Je ne suis plus en politique, monsieur Milligan. Je ne suis pas là pour proposer des solutions, mais pour donner mon vote à celui qui aura la solution la plus viable pour le pays. Mais il est fait que j'ai ma petite idée. Je crois que la Constitution représente notre plus grand atout dans cette affaire. Si la Constitution attribuait un statut spécial à tous les États shawiricois, et qu'elle mentionnait expressément l'illégitimité pour un État de promouvoir lui-même sa sortie de la fédération shawiricoise, cela pourrait nous permettre de solidifier notre position. Je crois que bien fait, la constitutionnalité de cet amendement ne pourrait être discuté. On ne devrait pas s'arrêter là, à mon humble avis. Nous pourrions utiliser la Constitution pour qualifier le mouvement indépendantiste de l'Alezik comme une menace directe pour la survie de la Shawiricie, en reprenant certains arguments de fédéralistes. Il serait possible par cette action de renverser exceptionnellement le gouvernement indépendantiste de l'Alezik et d'y former une coalition de transition vers un gouvernement conservateur fort faisant abstraction de la composition de leur Congrès étatique...

James R. Milligan : Ce n'est pas un peu drastique?

Mary Barnes : Drastique, mais nécessaire. Il faut absolument employer la force et procéder à un nettoyage idéologique en Alezik pour permettre à la Shawiricie d'empêcher la montée du mouvement. Nous pourrions envisager, par exemple, le fractionnement de l'État de l'Alezik en quelques parties pour les fusionner aux États limitrophes. C'est une solution plutôt facile, mais en divisant les indépendantistes dans divers États, et en détruisant leur territoire pour lequel ils militent l'indépendance, on règle à court terme le problème jusqu'à ce que le gouvernement fédéral mette en oeuvre son plan de nettoyage.

James R. Milligan : Et si ça ne fonctionne pas, on procède au génocide? (rires)

Mary Barnes : C'est malheureusement illégal. Non, je crois qu'à ce moment-là, il faudra stigmatiser le mal que représente les indépendantistes et décréter, qui sait, une loi martiale qui nous permettra de briser littéralement le mouvement.

James R. Milligan : Je dois vous avouer que j'aime la façon dont vous pensez, et que votre refus de vous présenter à l'investiture conservatrice est une terrible perte pour la Shawiricie et sa fédération. J'espère que vous porterez votre réflexion à un niveau supérieur et, qui sait, que cette réflexion vous mènera à reconsidérer votre position. Malheureusement, c'est tout le temps que je pouvais vous accorder, mais je vous promets de vous réinviter un jour pour poursuivre cette discussion. Ce fut un honneur, madame Barnes.

Mary Barnes : Merci à vous...

James R. Milligan : Eh bien, c'est tout pour le segment. Je remercie une fois de plus madame Barnes et on se revoit après la pause musicale pour les manchettes en rafales...
Steve

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[center]WASSUP SHAWIRICIA
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«Entrevues»[/center]


Animateur : James R. Milligan
Invitée : Duc de Régonas, porte-parole du gouvernement du Khaldidan et en charge de l'administration générale

James R. Milligan : Mesdames et messieurs, c'est maintenant notre entrevue. Mon invité est au téléphone, puisqu'il est à plusieurs milliers de kilomètres de la Shawiricie, mais sa pertinence est tout aussi importante que s'il était avec moi au studio. Je reçois aujourd'hui le Duc de Régonas, très proche de l'Empereur du Khaldidan et porte-parole du gouvernement du pays hôte du sommet sur la sécurité du Vicaskaran. Monsieur le Duc, bonjour... Passons aux choses sérieuses. N'est-ce pas de l'opportunisme, pour le Khaldidan, d'organiser un tel sommet le lendemain de la mort de l'Union du Vicaskaran?

Duc de Régonas : Pourquoi de l'opportunisme ? L'opinion publique Khaldidanaise n'a jamais cru dans cette Union voulue par le Northland. La seule raison qui ait poussé Le Khaldidan a souhaiter cette rencontre, avant même que l'Union du Vicaskaran en soit à ce stade, rappelons le, a été le risque de voir l'affaire ceinturant la fédération et le danube sortir du pur cadre diplomatique.

James R. Milligan : Vous dites avoir souhaité cette rencontre avant même que l'Union du Vicaskaran s'officialise. Pourquoi avoir tant attendu, alors? N'est-ce pas là un geste purement opportuniste visant à planer sur la vague médiatique de l'Union?

Duc de Régonas : Attendre et faire les choses au bon moment et de la bonne manière sont essentiels dans l'aboutissement d'un projet. Ne trouvez-vous pas ? Dire vouloir planer sur une vague médiatique, alors que le Gouvernement se désintéresse de l'Union depuis sa volonté de création par un pays d'opportunistes, est franchement exagéré. Certes, les circonstances font que cette rencontre se place à un moment où les médias et certains gouvernements s'étalent dans la Presse à longueur de pages, pour vilipender tels comportements et telles actions dans le cadre de l'Union. Mais il ne s'agit que d'un effet d'optique cachant la réalité de la situation et de la volonté impériale initiale.

James R. Milligan : À quel point est important, pour vous, un protocole de sécurité pan-vicaskarannais?

Duc de Régonas : Comme le Commissaire à la Défense, le Nohpol, "Senor", pour ceux de vos auditeurs ne comprenant pas le Uakil, l'a dit, la sécurité policière dans la lutte contre la criminalité, organisée de surcroit, est de la responsabilité collective des Etats, et l'Empire, estime important de commencer à réflechir à une lutte commune contre les réseaux et trafic ayant cours sur le continent. Il en va de la protection de nos modèles respectifs de société.

James R. Milligan : Aucun pays vicaskarannais est sorti de l'ombre pour mettre la lumière sur la criminalité organisée pan-vicaskaranne. Pourquoi mettre aujourd'hui l'accent sur un "problème majeur" qui ne semble exister qu'au Khaldidan, dans vos esprits? Je veux dire... Je ne doute aucunement de l'omniprésence des trafiquants et criminels continentaux, mais de là à mettre la priorité à cet endroit...

Duc de Régonas : La déclaration dans la presse Cotanaise sur ce sujet précis, démontre clairement et simplement que nous sommes les premiers à nous pencher de manière continentale sur le sujet. Le Sud Continent, est gangréné par les trafic, qu'ils soient issus de triades makarannes ou des cartels du Java ou d'ailleurs, vos citoyens ne se sont jamais posé la question sur la provenance des drogues vendues dans les rues ?

James R. Milligan : La présence de la Shawiricie, alors qu'elle refuse toute idée de coopération judiciaire avec quelconque pays, n'est-elle pas risquée?

Duc de Régonas : Il ne s'agit aucunement de coopération judiciaire, si un justiciable est en infraction dans un autre pays que le sien, ce que nous souhaitons mettre en place est un rapatriement dans son pays d'origine pour y être jugé selon le crime commis. La Justice de chaque pays s'applique à ses ressortissants. De ce fait, je doute que cela aille à l'encontre de l'idée que se fait votre pays d'un Coopération judiciaire. La mise en place de procédures d'extradition automatique en cas de crimes et délit, fait que la justice reste propre à chaque pays, ne trouveriez-vous pas choquant qu'un ressortissant Shawaricois commettant quelques méfaits, volontaires ou non, en Aquanox subisse la justice de l'Aquanox ? Ou du Perlian ?

James R. Milligan : Absolument pas. Et c'est pourtant ce qui se produit en Shawiricie. Aucun accord d'extradition n'a jamais été signé et gouvernement après gouvernement, tous se sont opposés. Les Shawiricois estiment qu'un criminel en Shawiricie doit être jugé en Shawiricie, qu'il soit Shawiricois ou fils du pape... La réticence de la Shawiricie dans ce dossier ne vient-elle pas, comme je l'ai mentionné plus tôt, remettre en question la présence de la Shawiricie à ce congrès?

Duc de Régonas : Je ne le crois pas, au contraire, cela donnera un éclairage nouveau sur le sujet et permettra de définir une nouvelle approche, commune, à ces problèmes.

James R. Milligan : Ce protocole de défense ne favorisera-t-il pas les nations vicaskarannes belliqueuses qui n'hésiteront pas à faire la guerre, se sachant couvert par les nations signataires d'une entente de défense?

Duc de Régonas : Nous ne parlons pas d'un protocole de Défense, mais de coopération policière, en quoi une entente entre nos systèmes de police encouragerait les nations du vicaskaran à se faire la guerre ? Je pense qu'au contraire une coopération dans un domaine aussi important que la lutte contre le crime organisé, est un facteur d'entente et d'unité.

James R. Milligan : Ce n'est pas un peu de la naïveté de croire que l'Unité est encore possible, en 2025? Surtout, comme vous le dites, dans un domaine aussi important où chaque pays, de par son régime, à sa propre façon de lutter le crime...

Duc de Régonas : Naïveté ? Non, Optimisme ? Oui certainement.

James R. Milligan : La guerre fait rage au Pelabssa depuis déjà quelques années. Pourquoi maintenant, et pas hier?

Duc de Régonas : Hier n'était pas opportun, notre pays affrontait des instabilités du à l'afflux de réfugiés à a du gérer diverses crises de par le Monde. Aujourd'hui est d'actualité, à l'heure ou de plus en plus de nations rejoignent la lutte contre la Main Noire au Pelabssa. Mais là encore nous parlons d'un sujet militaire qui ne sera presque pas abordé lors de cette rencontre. Comme le disait un diplomate Danubois, je cite :"si une guerre éclatait entre l'Aquanox et la Franconie, nous choisirons d'aider la Franconie", ce qui rend toute idée de coopération militaire, pour le moment inopportune.

James R. Milligan : Je ne comprends pas. D'un côté, vous dites que vous songez à ce congrès depuis bien avant l'officialisation de l'Union, et de l'autre, vous dites avoir attendu parce que ce n'était pas opportun. Il me semble que vous venez appuyer la thèse directe de l'opportunisme, monsieur. Vous surfez bien sur la vague médiatique de l'Union, cela ne fait plus aucun doute. Et le fait d'avoir attendu, justement par manque d'opportunité concrète de faire valider l'existence d'un tel congrès, démontre bien que la criminalité organisée pan-vicaskaranne n'est pas comme vous le prétendez aussi alarmant qu'indiqué. J'admets avoir de la difficulté, en tant que citoyen shawiricois, à comprendre ce que vous souhaitez réellement...

Duc de Régonas : Vous semblez confondre avoir une idée et la mettre en application. Vos citoyens ignorent peut-être que les crises successives qui ont agité le sud continent depuis 10,20 et 30 ans même, ont empêché la mise en oeuvre d'une telle idée. Le facteur déclenchant, au niveau impérial, de cette réunion de discussion sur des sujets de sécurité, vient surtout du fait de la fin de l'influence néfaste qu’exerçait le Ranekika sur la diplomatie Impériale. Maintenant que nous sommes plus "libres", nous pouvons nous lancer dans des projets plus vastes touchant le continent. Ce que vous appelez vague médiatique est en fait un concours de circonstances. Si notre Gouvernement devait attendre une vague favorable dans les médias, nous avancerions au coup par coup sans jamais aboutir. Vous êtes bien placés pour savoir cela. L'information en continue est un frein à l'action politique quand les acteurs politiques sont accro aux sondages. Le Gouvernement Impérial ne se base pas sur les médias pour établir sa politique.

James R. Milligan : Croyez-vous possible une entente entre, par exemple, le Danube et la Fédération d'Aquanox à ce sujet?

Duc de Régonas : Aux dires de ce Diplomate j'en doute, mais étant optimiste je pense que oui, cela est possible, le changement de Présidence de l'Aquanox va y contribuer et il est fort possible que le point de vue du Diplomate que j'ai cité, ne soit pas partagé par une majorité de Danubois.

James R. Milligan : Dans un monde idéal, à quoi vous attendez-vous concrètement de cette rencontre?

Duc de Régonas : Dans un monde idéal ? Disons, une entente globale sur des procédures de contrôles aux frontières, de validation de visas, avec une sécurisation de ces derniers à l'échelle des pays présents, un contrôle des flux migratoires, dans l'optique de pouvoir traquer et lutter contre les criminels de tout bord utilisant les failles et les différences de gestion entre nations pour s'immiscer dans les territoires de chaque pays, pour commettre leurs méfaits. Entre autres. *sourire*

James R. Milligan : Vous avez de la chance que madame Mary Barnes, connue pour son intransigeance en immigration, ne soit pas déléguée shawiricoise pour votre sommet, car vous auriez bien de la difficulté à lui faire avaler des mesures qui contreviendront directement sur la souveraineté de la Shawiricie au niveau de ses frontières. Bien. Merci d'avoir accepté mon invitation, monsieur le Duc. Avant de mettre fin à cette entrevue pour retrouver mon collaborateur John Stuart, en direct du Palais présidentiel où des coups de feu ont été entendus tout près du bureau du Président Calvin, avez-vous quelque chose à rajouter sur la tenue de ce congrès? Comment pourriez-vous convaincre les Shawiricois du bienfait de telles ententes?

Duc de Régonas : Je vous invite à faire confiance, de bonnes choses peuvent sortir de chaque discussions et rencontres, il faut y être attentifs. Regardez les choses positives.
Steve

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[center]WASSUP SHAWIRICIA
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«Entrevues»[/center]


Animateur : James R. Milligan
Invitée : Jimmy Decker, candidat conservateur à la présidence de la Shawiricie

James R. Milligan : Eh bien! Tous les Shawiricois connaissent son nom, connaissent son visage et connaissent la plupart de ses idées. Qu'en est-il, cependant, de l'homme qui se cache derrière l'incarnation d'une Shawiricie forte porteuse d'un bel avenir? Mesdames et messieurs, je reçois aujourd'hui le candidat conservateur Jimmy Decker. Bon... Il est vrai que les sondages sont unanimes : il ne manque que quelques jours avant qu'il devienne président, mais par respect pour madame Bryden qui mène une campagne comme elle le peut, appelons-le candidat. Monsieur Decker, bienvenue à Wassup Shawiricia!

Jimmy Decker : Merci à vous. Cela doit faire cliché, mais je suis heureux d'être ici. Votre émission est une excellente tribune pour exposer mille et une idées et, comme par hasard, j'ai mille et une idées pour la Shawiricie. C'est d'offrir un cadeau aux Shawiricois qu'enfin traiter des vraies affaires.

James R. Milligan : J'aimerais en connaitre plus sur vous, sur votre vie et sur les défis personnels que vous avez relevé, mais il ne serait pas correct de ma part de ne pas vous poser quelques questions sur votre campagne électorale, notamment au sujet de madame Bryden qui affirme qu'en faisant de la participation de la Shawiricie à une future Union du Vicaskaran fonctionnelle, vous délaissez les Shawiricois et les vrais enjeux du territoire... Qu'avez-vous à répondre à madame Bryden?

Jimmy Decker : Madame Bryden est une femme extraordinaire qui sait où elle s'en va. Ses nombreux travaux au Congrès de la Shawiricie démontre à quel point c'est une femme polyvalente et compétente. C'est une énorme perte pour le Parti conservateur de ne pouvoir compter sur une femme comme elle au sein de notre Parti. Bien entendu, le Parti conservateur déborde de femmes exceptionnelles, mais madame Bryden aurait été un excellent ajout. Je crois cependant que madame Bryden se trompe. Et largement, de plus. Par quoi sont préoccupés les Shawiricois? L'agriculture, la pêche, l'économie, la sécurité de leurs enfants... J'ai un programme exceptionnel qui permet de répondre systématiquement à toutes les préoccupations des Shawiricois, mais j'ai aussi un programme qui veut aller plus loin que les attentes simplistes qu'on attend de nous. L'Union du Vicaskaran peut répondre à de nombreux enjeux en Shawiricie. L'Union a un aspect économique non-négligeable qui permettrait à l'économie shawiricoise non seulement de retrouver sa fougue d'antan, mais de se développer dans des domaines inespérés aujourd'hui. Aujourd'hui, les agriculteurs shawiricois ont peur de perdre leurs récoltes, à cause des tornades shawiricoises. Demain, avec l'Union, ils auront peur de ne pas pouvoir fournir toutes les demandes de leurs récoltes. C'est une réalité bien présente qu'il faut comprendre, et évidemment, expliquer aux sceptiques. Un Congrès sur la sécurité du continent se tient actuellement au Khaldidan. Je m'engage à analyser et appliquer les recommandations de ce Congrès pour assurer la sécurité de notre territoire autant contre le crime organisé que le terrorisme. Il faut aller au-delà de ce qu'on attend de nous. Et l'Union du Vicaskaran est un moteur extraordinaire. Pourquoi pensez-vous qu'aux débuts de cette Union, la Shawiricie était tant convoitée? La Shawiricie peut-elle tant apporter à cette Union? Peut-être que oui, peut-être que non, mais essentiellement, je crois que l'Union sollicitait la Shawiricie parce qu'elle savait que la Shawiricie avait besoin de l'Union. Et c'est d'ailleurs, je crois, le principe même de l'Union du Vicaskaran : accueillir tous les pays qui en auront besoin pour prospérer dans des domaines inespérés. Cet accueil doit-il se faire à n'importe quel prix? Je continue de croire que non, mais si l'intérêt est bien réel, cela ne causera aucun problème. C'est aussi des compromis, qu'on doit faire. Autant en Shawiricie qu'en Aquanox. Suis-je d'accord avec la priorité des législations de l'Union sur les législations shawiricoises? Absolument pas. Accepterais-je de m'y soumettre? Oui, car la Shawiricie en sortira gagnante.

James R. Milligan : Vous parlez de la Fédération d'Aquanox... Vous mettez beaucoup l'accent sur la nécessité que les Tarnois se soumettent entièrement à ce qu'est l'Union... N'essayez-vous pas de forcer la démocratisation de la Fédération?

Jimmy Decker : J'ai entendu diverses craintes autant en Shawiricie qu'en Aquanox, et principalement, mes propos ont été mal interprétés. En aucun cas je n'irai voir le président tarnois pour lui dire : «Hey! Devenez une démocratie, ou on va se fâcher!». Non seulement c'est ridicule, mais c'est une ingérence dégueulasse que je ne me permettrai jamais. À l'inverse, je vois très mal les Tarnois nous demander d'adopter leur régime. Pourquoi? Parce que ça ne se fait pas et que ce n'est pas de leurs affaires. C'est pareil pour nous, ce n'est pas de nos affaires. Cependant, il est normal de se soumettre aux exigences du Traité même d'une organisation internationale pour y adhérer, ou du moins, pour aspirer à y adhérer. La Shawiricie n'a pas sa place ans une organisation comme la Sainte alliance, ça va de soit. La question ne se pose même pas. Alors pourquoi la Fédération d'Aquanox aurait sa place dans l'Union du Vicaskaran si elle accepte pas tout le processus électoral et les obligations qui viennent avec? L'Aquanox tiendra un référendum pour sortir de l'Union. Il me semble que cet exercice est plus que démocratique. Pourquoi ne pas continuer sur cette voie, lorsqu'il s'agit de l'Union? Est-ce la peur que le peuple tarnois se soulève par la suite? Je n'y crois pas. Le peuple tarnois est un peuple fier qui croit en son système et qui croit en les bénéfices que cela leur apporte. Un changement drastique de leurs convictions serait pour moi une énorme surprise. Alors non, monsieur Milligan, je ne souhaite pas une démocratisation de l'Aquanox. Je souhaite une soumission de l'Aquanox aux conditions pour adhérer à l'Union.

James R. Milligan : Votre programme prévoit un rapprochement politique avec l'Aquanox. Craignez-vous que cette position puisse mettre à néant vos intentions diplomatiques?

Jimmy Decker : Je sais faire la différence entre la diplomatie entre deux grands pays et un légère malentendu entre deux grandes nations à propos d'une organisation continentale qui n'est toujours pas en activité. Je crois qu'il en sera de même avec les Tarnois, du moins, je l'espère. Nos pays peuvent retrouver cette fougue qui habitait nos liens communs, de par nos anciens traités, et démontrer qu'une alliance est possible entre un pays comme la Shawiricie et un pays comme la Fédération d'Aquanox.

James R. Milligan : Lors d'une récente entrevue pour l'Info Shawiricia, vous avez utilisé une anecdote personnelle pour qualifier l'enthousiasme de la ministre des affaires étrangères du Danube face à l'Union du Vicaskaran 2.0... À quel point cette période de votre vie vous a touché?

Jimmy Decker : Mon père? ... Vous savez, lorsque vient le temps de parler de mon père, mon cœur se perd. Il reprend tout le poids qu'il avait lorsque j'ai appris que, ce jour-là, je l'avais vu pour la dernière fois. Ce qui fait le plus mal, à cet âge-là, ce n'est pas de perdre son père, parce qu'on ne le réalise pas encore... mais c'est de vivre avec une promesse brisée d'un être cher. J'en ai longtemps voulu à mon père de ne pas m'avoir emmené voir le Père Noël. Et c'est ridicule. J'entends de nombreuses critiques qui disent : «Il veut gouverner le pays et il parle de Père Noël...». Ça va bien au-delà de parler que d'un simple Père Noël. Pour moi, ça qualifie exactement ma crainte : livrer des promesses sans pouvoir les tenir. C'est l'incarnation de l'espoir, de la naïveté. C'est une situation comme une autre, où monsieur et madame tout-le-monde peuvent se reconnaitre et se dire : «Oui, je sais ce qu'il ressent». Que j'attende l'arrivée de mon père à toutes les années, ce n'est ni votre affaire, ni celle des opposants à ma candidature. L'émotion est vive, et à ceux-là, je leur répondrais poliment d'aller se faire voir. Est-ce des propos que peut tenir un président shawiricois? Non. Et justement, je ne le suis pas. La mort de mon père a été une tragédie. Je ne le nie pas, j'ai sombré dans le chaos dans mon adolescence. Drogue, incapable d'être sous une quelconque autorité, j'ai grandi de cette jeunesse. J'ai commencé mes études en sciences politiques à l'âge de vingt-quatre ans, parce qu'avant, l'école ce n'était rien pour moi. J'en avait marre des gens qui me disaient quoi faire. Et à vingt-quatre ans, ma mère m'a rendu visite. Je ne l'avais pas vu depuis mes dix-sept ans. Elle m'a regardé, et elle s'est mise à pleurer. Elle a ouvert son chéquier, et m'a donné un chèque de six cent dollars. Elle s'est retourné vers la porte de sortie, l'a ouverte, puis avant de partir sans me regarder, elle a dit : «Et dire que ton père voulait que tu sois président». Puis elle est partie. Ma mère est décédée neuf jours après la remise des diplômes. Elle n'est pas venue, elle était couchée dans son lit d'hôpital. Aujourd'hui, mon diplôme repose dans la tombe de ma mère. Parce que je lui dois... Mais je ne vous dit pas le mal fou que j'ai eu à tenter d'en recevoir un deuxième par l'Université (rires)

James R. Milligan : Qui a marqué le plus votre vie? Votre père ou votre mère?

Jimmy Decker : Ce serait injuste de trancher. Je crois que même décédé, mon père m'a inspiré et m'a encouragé dans mes études. Et ma mère, la plus grande femme du monde, malgré tout ce que je lui avais causé, eh bien... Elle a été présente le jour que ça comptait. Et ce jour a littéralement changé ma vie.

James R. Milligan : C'est une belle histoire. Vous me voyez navré de la perte de vos deux parents. Votre homosexualité a été mise à mal lors de la course à l'investiture conservatrice par le candidat Jeff Anderson. Comment réagissez-vous face à des attaques comme celles-ci?

Jimmy Decker : Je m'attendais à ce genre d'attaque lorsque je l'ai publiquement annoncé, il y a de cela quelques années. L'effet contraire avait été observé : des dizaines de conservateurs avaient également annoncé leur homosexualité, hommes comme femmes. Et des centaines de Shawiricois ont emboité le pas sur les réseaux sociaux. C'était extraordinaire. Cette année, ce que j'ai vécu, c'était une attaque frontale au Shawiricois que je suis. C'était une attaque horrible menée par un personnage qui ne mérite pas respect. On ne peut pas ainsi frapper sur les Shawiricois parce quils sont lesbiennes, gays ou qu'ils ont les cheveux bleus! Ce qui se passe dans ma chambre à coucher ne regarde que moi, au même titre que ce qui se passe dans la chambre à coucher de Anderson ne regarde que lui. Je suis homosexuel, et je n'ai pas peur de m'affirmer. Lorsqu'on sous-entend que mon homosexualité sera un problème lors des rencontres diplomatiques, je tiens à rassurer mes opposants : je n'ai pas l'habitude d'embrasser tous les hommes que je rencontre sur mon chemin. Je comprends que certains régimes seront moins enclin que d'autres à respecter ce que je suis. Dans ce cas-là, il me semble qu'un ministre des affaires extérieures existe en Shawiricie.

James R. Milligan : Ça a le mérite d'être précis. On fait une pause musique de trois minutes et on revient immédiatement après. vous restez avec moi, monsieur Decker?

Jimmy Decker : Absolument!

James R. Milligan : À toute suite...
Steve

Message par Steve »

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Animateur : James R. Milligan
Invitée : Jimmy Decker, président de la Shawiricie

James R. Milligan : Il est au centre d'une controverse qui prend de l'ampleur en Shawiricie. Après avoir fait du plan de réarmement de la Shawiricie son principal cheval de bataille lors des dernières présidentielles, voilà que le président Jimmy Decker annonce qu'un tel plan ne verra pas le jour avant 2027. C'est une véritable trahison envers le lobby des armes à feu en Shawiricie et partout dans le monde qui se sont mobilisées pour financer la campagne électorale conservatrice. Moi-même fortement déçu par cette volte-face dégueulasse, je reçois au téléphone monsieur le président afin qu'il nous éclaire sur sa décision controversée. Monsieur le président, êtes-vous en ligne?

Jimmy Decker : Je suis en ligne, James, mais s'il-vous-plaît, ne jugez pas des décisions sans en avoir les explications d'abord. Nous nous connaissons depuis tant d'années, je sais que cela n'est pas du tout votre genre. Permettez-moi de vous éclairer à ce sujet et par la suite, vous forgerez votre opinion...

James R. Milligan : La colère monte, monsieur le président. Vous avez trahi les Shawiricois. Vous avez été élu sur de fausses promesses, sur de fausses représentations. Votre campagne électorale a été financée par de nombreux visionnaires, mais également par le lobby des armes de la Shawiricie et d'autres pays. C'est scandaleux de faire ainsi volte-face. Est-ce que les finances sont catastrophiques? Elles sont nébuleuses, mais non, elles ne sont pas catastrophiques. Est-ce que la Shawiricie est ancrée dans une tragédie concernant les armes à feu où un plan de réarmement serait politiquement mal vu? Non, tout va bien de ce côté-là. Je ne vois personnellement aucune situation permettant à la Shawiricie d'annuler son plan de réarmement. Et vous?

Jimmy Decker : Ce serait simpliste de s'arrêter aux probables problèmes de surface pour tenter de répondre à vos questions. Les finances sont nébuleuses, pour reprendre votre terme. Des milliards de dollars sont perdus chaque année, nous ne savons pas où ils vont. Nous souhaitons assainir les finances, et ce, dès cette année. Assainissons les finances, économisons des milliards de dollars et investissons cet argent dans divers domaines, dont un plan de réarmement à la hauteur de nos attentes. Je comprends la crainte de certains lobbys, mais mon gouvernement n'agit pas en fonction des dons reçus, mais des nécessités de la Shawiricie. Actuellement, la nécessité, c'est d'assainir les finances et de trouver les fonds pour payer nos nombreux rêves et projets. Pourquoi emprunter l'argent pour un plan de réarmement si, dans à peine un an et demi, nous aurons cet argent pour démarrer le plan? Pourquoi ce décalage doit-il être vu comme une trahison, et non pas une réponse responsable face à une situation précaire? Je suis extrêmement à l'aise avec cette décision et le lobby des armes devra également y être à l'aise. Parce que ce n'est pas une position sur laquelle je compte revenir. Pensons avant tout au bien-être de la Shawiricie et de ses finances.

James R. Milligan : J'ai l'impression d'entendre le vieil argument toujours répété sur l'assainissement des finances et l'incapacité de bouger, alors qu'en campagne électorale, vous affirmiez vouloir vous battre sur tous les fronts simultanément. Qu'est-ce qui a changé dans vos convictions, dans vos valeurs? Pourquoi le président Decker n'est-il plus cet homme d'action? Le pouvoir a-t-il un effet de suffisance sur vous?

Jimmy Decker : Quiconque couvre les actions du gouvernement de la Shawiricie pourra affirmer sans hésitation que mon gouvernement est actif sur plusieurs domaines. Ce serait être idiot de croire qu'on peut tout faire en même temps sans bâcler le travail. Nous travaillons fort, et nous le faisons chaque jour. Il faut également évaluer les besoins de la Shawiricie en matière militaire. Une commande est déjà en cours du récent gouvernement. La Fédération d'Aquanox nous cède des engins. Quels sont nos besoins? Mais surtout, à quoi servira le matériel commandé? La Shawiricie est-elle en guerre? Non. La Shawiricie compte-t-elle entrer en guerre? Non. La Shawiricie est-elle dans une coalition militaire? Non. La Shawiricie entrera-t-elle bientôt dans une coalition militaire? Non. Le retardement de cette commande d'un an n'est pas une tragédie, c'est une action réfléchie. Arrêtons d'être émotif et prenons le temps de bien faire les choses.

James R. Milligan : Votre recul semble faire des vagues au Raksasa, où le lobby des armes plaçait beaucoup d'espoir en votre plan de réarmement. N'avez-vous pas peur que cela ait des incidents dans les nouvelles relations diplomatiques avec l'Empire?

Jimmy Decker : Le gouvernement du Raksasa n'est pas, aux dernières nouvelles, le lobby des armes raksasan. Je crois qu'il est très important d'en faire la distinction. Je n'ai personnellement eu aucun écho d'un dérangement au Raksasa quant à mes décisions, et si tel était le cas, je crois que de ne pas savoir est une excellente nouvelle : l'ingérence politique est beaucoup plus nocive pour la diplomatie qu'une déception suite à une décision qui ne plait pas. La Shawiricie reste un partenaire du Raksasa, tout comme le Raksasa demeurera un bon partenaire de notre pays. Nous avons conjointement un plan pour la Shawiricie qui saura soutenir notre économie en cas de nouvelles secousses. Néanmoins, rien n’indique que la Shawiricie fera appel au Raksasa pour son plan de réarmement, lorsque celui-ci sera enclenché dès juin 2027. Beaucoup de pays possèdent les compétences requises, je pense notamment au Kirep et au Wapong. Le marché de l'armement va mal, ces temps-ci, mais la Shawiricie ne dérogera pas de son plan pour leur offrir une bouée de secours.
Steve

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[center]WASSUP SHAWIRICIA
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«Manchettes en rafale»[/center]


Animateur : James R. Milligan

«Aujourd'hui, dans notre segment Manchettes en rafale, on vous promet du lourd. Incapable de s'adapter à ses nouvelles fonctions, le vice-président Finerpapi aurait été invité par le président Decker à prendre quelques jours de vacances à l'extérieur du pays. C'est ce qui arrive lorsque vous donnez un rôle aussi prestigieux à un prépubère qui croit que l'environnement intéresse les conservateurs. Il serait grand temps que le président Decker enfile ses culottes et qu'il règle le cas de Finerpapi. il n'est pas son père et il ne le sera jamais. Aidan n'a rien à voir avec le grand Steve Finerpapi. Demandez à n'importe qui...

Le fameux plan de réarmement du président Decker fait encore couler beaucoup d'encre, alors que plusieurs hommes politiques du Raksasa dénoncent les propos du président shawiricois. Selon certaines rumeurs, Decker n'aurait pas l'intention de lancer un plan de réarmement en 2027, et s'il le fait, l'investissement serait de deux fois moins la promesse initiale. En tant que membre du Parti conservateur, j'admets être terriblement déçu et j'attends de ce président qu'il me démontre que mon vote n'était pas inutile...

Et la ministre des affaires extérieures et du commerce Mary Barnes serait pressée par le président Jimmy Decker de contacter la Fédération d'Aquanox afin d'établir une rencontre pour assurer le soutien shawiricois aux Tarnois. Ces derniers mois, le président Decker n'a pas été tendre dans ses propos envers la place des Tarnois dans l'Union du Vicaskaran. La mission de Mary Barnes s'annonce extrêmement difficile, ce qui expliquerait la lenteur de ses démarques...»
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