Les exilés du Kirep - Partie I. Chap I | Marija Canjuga
13/09/2025
Ville de Tehoja, capitale politique et administrative de pays
Environs de Tehoja, Datcha de Diana Scker
Marija Canjuga (prononcer Tsaniouga) nièce du roi du Kirep en exil Bogoljub
[center]- IMAGE OBSOLÈTE -[/center]
Que d'événements depuis la chute de son oncle, Bogoljub...cette royale mollesse qui n'avait absolument pas su empêcher un retour au pouvoir des gakistes et autres communistes, chefs auto-proclamés au nom d'un pathétique prolétariat.
Bien heureusement, son père était un homme avisé, prudent, il avait pressentit la chute toute proche du régime et prit ses précautions. Les fonds, soit les quelques millions qu'il avait pu sauver de la nationalisation, avaient été transférés quelques jours avant la fuite de Bogoljub vers plusieurs comptes secrets, tel-azudeens, raksasans et schlessois. Sans biens matériels, après la nationalisation de ses usines, entreprises et autres propriétés par ceux qui menaient désormais la « dictature du prolétariat » surtout pour leur propre personne bien entendu, il avait, accompagné de sa fille Marija, de sa femme Sansa et de son jeune fils Alexey, fait vol vers le Duché staglamantin avant de monter à bord d'un jet privée, spécialement affrété par le gouvernement menovien, en partance pour Tehoja.
La Preiskava Komicija, organe principal des services secrets menoviens, chargé de la surveillance extérieure et intérieure, avait dépêchée nombre de ses agents afin d'assurer la sécurité de personnalités dont l'arrivée était très attendue à la Datcha de Diana Scker, à l'écart du Bâtiment Administratif National et du centre-ville, de ses regards et de ses oreilles indiscrètes. Quelques agents, élégants dans leur costume noir, à la cravate magenta habituelle, se dépêchèrent de conduire le petit groupe du parvis de l'aéroport aux voitures blindées à robe sombre jusqu'à la Datcha. Allongée sur une méridienne, cigarette en bouche, la « Sckerine » attendait.
Marija avait vécue une enfance dorée au Kirep, son père comptant avant la révolution parmi les plus grandes fortunes du pays, après avoir massivement investi dans l'exploitation du gaz et du pétrole kirepien. Son appartenance à la famille dynastique de Bogoljub comportait par ailleurs bien des avantages...dont son oncle avait su bénéficier. Activement recherchés par le Surigimi, sans biens matériels ou sources de revenus ponctuels, la famille Canjuga devra désormais assurer sa subsistance loin de sa patrie natale et ce dans le plus grand anonymat.
Le grincement du portail noir fermant le parc de la Datcha tira la jeune kirepienne de 19 ans de ses pensées. Le bruit de frottement des gravillons contre les pneus de l'Oneka noire l'informant de l'arrêt absolu tout proche de la voiture. Un agent de la Preiskava Komicija l'invita à sortir. La demeure affichait une architecture et un intérieur plutôt sobres et simples pour une résidence secondaire ayant autrefois appartenue aux rois et empereurs du pays.
Les « invités du gouvernement » furent conduits au salon, fort confortable, où la Sckerine fumait, dans une légère pénombre une cigarette de marque kirepienne. Elle s'exprima en kirepien, avec un léger accent.
Diana Scker : Je suis ravie de rencontrer de proches parents, libres et en sécurité surtout, de votre cher frère monsieur Canjuga. Cigarette ?
D. Canjuga : Oui, je vois que vous avez bon goût. - sourire -
Diana Scker : Asseyez-vous je vous en prie. Mon gouvernement étant favorable à un régime monarchiste au Kirep comme cela était le cas du temps de votre frère, Dmitry, nous pouvons nous tutoyer je crois, nous sommes prêts à accueillir tout membre de la famille royale ou proches parents de celle-ci sur notre sol.
D. Canjuga : Et cela est parfaitement honorable Madame, surtout avec le Surigimi...
Diana Scker : Je vous sais traqués, c'est pourquoi les services de la Preiskava ont pris les meilleures dispositions possibles pour assurer votre sécurité. Un appartement a été préparé en banlieue de la petite ville d'Oskry, au sud de la Menovie loin de la multitude et du tumulte des grandes villes. Plusieurs agents de la Preiskava Komicija logent dans le quartier, vous devrez y être en relative sécurité. Mes services vous ont imprimés de nouveaux papiers, vous répondrez ici sous un nouveau nom. Nous vous proposons des cours intensifs de langue menovienne si vous souhaitez toujours vous établir ici bien entendu. Votre jeune fils pourra être scolarisé si vous le souhaitez, votre jeune fille....libre à elle de décider.
D. Canjuga : Je ne saurai jamais comment remercier un tel témoignage d'amitié envers les exilés du Kirep dont nous faisons partie Madame. Je compte personnellement mener de nouvelles activités à partir de la Menovie.
Diana Scker : Bien, dans ce cas je vous laisse entre les mains des agents de la Preiskava Komicija. N'hésitez surtout pas à les contacter. Jankovic sera votre majordome et le relais entre la Preiskava et vous, il veillera à votre protection. Je vous souhaite la bienvenue en Menovie. - sourire -
Marija écoutait d'une oreille distraite la conversation entre son oncle et l'administratrice, elle pensait surtout à ce qu'elle allait pouvoir faire, ou ne pas faire très prochainement...à ce qui se disait, les menoviens étaient très réputés pour leurs soirées fortement alcoolisées, baignant dans les vapeurs produites par nombre de substances absolument illicites mais largement tolérées par la société. Un laxisme et un déboire libéral qui ne devait sûrement pas très bien passer au sein de La Fédération. La jeune fille, ayant grandit dans un Kirep dont les mœurs n'étaient pour le moins qu'on puisse dire peu libérales, n'avait soif que de nouveauté, de liberté et de plaisirs autrefois interdits.
[RP 2024 - ? ] Les exilés du Kirep
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Alex Scker
Les exilés du Kirep - Partie I. Chap I | Aleksey Jdanine
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/32/1407276709-tinker-tailor-soldier-still03.jpg[/img][/center]
Verre de whisky à la main comme à son habitude, étrange pour cette région du monde, Aleksey Jdanine s'entraînait, courant sur un tapis roulant au sein du Salon Desa, antichambre menant à son bureau. Johnasson, conseiller privilégié et gouverneur du palais des différents administrateurs nationaux jusqu'à présent accompagnait l'administrateur dans sa démarche sportive.
« Dites-moi Johnasson, nos....exilés de marque du Kirep....vous les avez mis où ? »
« Madame Scker avait cru bon de les isoler dans une petite ville non loin d'ici. »
L'administrateur sentit une légère fatigue le gagner un instant, il se massa la tempe et avala d'un trait le reste de whisky traînant dans son verre.
« Voyons, ce n'est pas leur...place et beaucoup trop dangereux...hm...là-bas...proposez leur de résider ici, dans l'aile ouest du palais. Ça convient tout de même mieux à leur rang, vous voyez. »
« Parfaitement, bien monsieur. »
Le majordome lui lança une serviette de bain, sortit de la salle, filant transmettre les instructions du citoyen Jdanine.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/32/1407276709-tinker-tailor-soldier-still03.jpg[/img][/center]
Verre de whisky à la main comme à son habitude, étrange pour cette région du monde, Aleksey Jdanine s'entraînait, courant sur un tapis roulant au sein du Salon Desa, antichambre menant à son bureau. Johnasson, conseiller privilégié et gouverneur du palais des différents administrateurs nationaux jusqu'à présent accompagnait l'administrateur dans sa démarche sportive.
« Dites-moi Johnasson, nos....exilés de marque du Kirep....vous les avez mis où ? »
« Madame Scker avait cru bon de les isoler dans une petite ville non loin d'ici. »
L'administrateur sentit une légère fatigue le gagner un instant, il se massa la tempe et avala d'un trait le reste de whisky traînant dans son verre.
« Voyons, ce n'est pas leur...place et beaucoup trop dangereux...hm...là-bas...proposez leur de résider ici, dans l'aile ouest du palais. Ça convient tout de même mieux à leur rang, vous voyez. »
« Parfaitement, bien monsieur. »
Le majordome lui lança une serviette de bain, sortit de la salle, filant transmettre les instructions du citoyen Jdanine.
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Alex Scker
Les exilés du Kirep - Partie I. Chap II | L'héritage de la royauté
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/32/1407276709-tinker-tailor-soldier-still03.jpg[/img][/center]
Voilà 78 ans que le régime monarchique menovien avait chuté, mis à bas, détruit par la force, la violence de ceux qui se revendiquaient comme les protecteurs, les guides éclairés du prolétariat. Coupés de ses dirigeants, de ses racines, d'un ordre millénaire, les menoviens avaient finalement connus le même parcours que le reste des populations sous le joug des démocraties populaires à renfort de campagnes de propagande les plus subversives et astucieuses les unes que les autres. Un bourrage de crane permanent qui avait tenté de faire oublier aux générations bien plus que leur histoire, leur passé « sous le joug impérial démoniaque » afin de fondre un hypothétique « homme nouveau ». Et puis, avec la fin de la guerre froide, la révolution capitaliste, la nouvelle république menovienne prenait forme, découvrait les joies de la démocratie occidentale, de la vehiculation de ses mœurs, de son modèle politique et économique. Un court temps passa, les opinions basculèrent, la nouvelle technocratie arriva jusqu'au cœur de l'Almera dans ce petit pays slave et la transition technocratique eut lieu. Un nombre incalculable de choses coupaient les menoviens de l'ère impériale et pourtant aujourd'hui encore, l'histoire, les épreuves menoviennes avaient ancrées dans les esprits la peur et l'aversion du communisme, la foi en la Nouvelle-Technocratie, en sa remise en question constante et un certain et paradoxal pour une nation aussi libérale, attachement et une douce affection pour les régimes monarchistes, souvent perçu de loin comme enchanteur, esthétique de part leur nom, leurs titres, leur revendication à un ordre s'apparentant aujourd'hui plus à un mythe pour la population menovienne qu'autre chose. L'héritage de la royauté en quelque sorte.
Cela influençait peut-être, surement, qui sait ? Aleksey Jdanine qui ne ressentait que de l'animosité pour le Kirep communiste qu'il soit Gakiste ou Tadaquiste, obéissant aux doctrines du communisme yougoslave ou à celles d'In Tao, peu importe. Ainsi le soutien du gouvernement aux exilés du Kirep, aux nobles, rois, princes et princesses...bref aux royalistes du Kirep, semblait tout naturel. C'était dans cette optique qu'il avait invité le frère du roi du kirep en exil, accompagné de sa famille, à se réfugier en Menovie, en résidant dans l'aile ouest du Palais Jelena. Les lieux convenait tout de même mieux à leur rang et puis le bâtiment était grand, le faire vivre de cette manière tout en gardant ses invités en sécurité ne ferait de mal à personne. C'était aussi une bonne façon pour briser la solitude qui l'étreignait personnellement parfois, à ses temps perdus.
Assis dans un vieux fauteuil à l'assise rouge, il laissait son regard dériver quelques instants, regardant par la fenêtre les magnifiques jardins entourant le palais. Une voix le tira de ses rares instants de rêverie. Ce faisant il se redressa et se leva prestement.
Dmitry Canjuga : Vous avez cherché à me voir je crois ?
Aleksey Jdanine : Oui, tout à fait ! Je tenais à ce que nous discutions du reste de la famille royale kirepienne. Exilée, elle mérite bien un lieu où reposer, la protection d'une nation. Etant donné les liens fraternels que vous entretenez avec le roi, vous pourriez lui transmettre ma demande ?
Dmitry Canjuga : *hésitant* Oui, du moins...je ne sais pas...je n'ai que très peu de nouvelles, quelques signes tout au plus, je peux toujours essayer. Il nous faut savoir ce que vous seriez prêt à nous apporter...si nous sommes finalement plus en sécurité rassemblés ici, qu'éparpillés.
Aleksey Jdanine : Je vous offre le soutien menovien et celui de La Fédération. Financements, armes, opérations de l'ombre diverses et variées...rien de véritablement officiel *sourire*. Pour ce qui est de votre sécurité...je pense que nous sommes suffisamment armés si je puis dire, pour l'assurer. Si votre frère accepte, vous disposerez de vos propre appartements, ce sera plus confortable qu'ici. Il est temps que le roi en exil trouve demeure où exercer sa souveraineté.
Dmitry Canjuga : Et bien, nous allons réfléchir à votre proposition, je vais essayer de la transmettre. Mon frère en décidera, c'est le roi après tout. Je vous remercie pour votre offre.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/32/1407276709-tinker-tailor-soldier-still03.jpg[/img][/center]
Voilà 78 ans que le régime monarchique menovien avait chuté, mis à bas, détruit par la force, la violence de ceux qui se revendiquaient comme les protecteurs, les guides éclairés du prolétariat. Coupés de ses dirigeants, de ses racines, d'un ordre millénaire, les menoviens avaient finalement connus le même parcours que le reste des populations sous le joug des démocraties populaires à renfort de campagnes de propagande les plus subversives et astucieuses les unes que les autres. Un bourrage de crane permanent qui avait tenté de faire oublier aux générations bien plus que leur histoire, leur passé « sous le joug impérial démoniaque » afin de fondre un hypothétique « homme nouveau ». Et puis, avec la fin de la guerre froide, la révolution capitaliste, la nouvelle république menovienne prenait forme, découvrait les joies de la démocratie occidentale, de la vehiculation de ses mœurs, de son modèle politique et économique. Un court temps passa, les opinions basculèrent, la nouvelle technocratie arriva jusqu'au cœur de l'Almera dans ce petit pays slave et la transition technocratique eut lieu. Un nombre incalculable de choses coupaient les menoviens de l'ère impériale et pourtant aujourd'hui encore, l'histoire, les épreuves menoviennes avaient ancrées dans les esprits la peur et l'aversion du communisme, la foi en la Nouvelle-Technocratie, en sa remise en question constante et un certain et paradoxal pour une nation aussi libérale, attachement et une douce affection pour les régimes monarchistes, souvent perçu de loin comme enchanteur, esthétique de part leur nom, leurs titres, leur revendication à un ordre s'apparentant aujourd'hui plus à un mythe pour la population menovienne qu'autre chose. L'héritage de la royauté en quelque sorte.
Cela influençait peut-être, surement, qui sait ? Aleksey Jdanine qui ne ressentait que de l'animosité pour le Kirep communiste qu'il soit Gakiste ou Tadaquiste, obéissant aux doctrines du communisme yougoslave ou à celles d'In Tao, peu importe. Ainsi le soutien du gouvernement aux exilés du Kirep, aux nobles, rois, princes et princesses...bref aux royalistes du Kirep, semblait tout naturel. C'était dans cette optique qu'il avait invité le frère du roi du kirep en exil, accompagné de sa famille, à se réfugier en Menovie, en résidant dans l'aile ouest du Palais Jelena. Les lieux convenait tout de même mieux à leur rang et puis le bâtiment était grand, le faire vivre de cette manière tout en gardant ses invités en sécurité ne ferait de mal à personne. C'était aussi une bonne façon pour briser la solitude qui l'étreignait personnellement parfois, à ses temps perdus.
Assis dans un vieux fauteuil à l'assise rouge, il laissait son regard dériver quelques instants, regardant par la fenêtre les magnifiques jardins entourant le palais. Une voix le tira de ses rares instants de rêverie. Ce faisant il se redressa et se leva prestement.
Dmitry Canjuga : Vous avez cherché à me voir je crois ?
Aleksey Jdanine : Oui, tout à fait ! Je tenais à ce que nous discutions du reste de la famille royale kirepienne. Exilée, elle mérite bien un lieu où reposer, la protection d'une nation. Etant donné les liens fraternels que vous entretenez avec le roi, vous pourriez lui transmettre ma demande ?
Dmitry Canjuga : *hésitant* Oui, du moins...je ne sais pas...je n'ai que très peu de nouvelles, quelques signes tout au plus, je peux toujours essayer. Il nous faut savoir ce que vous seriez prêt à nous apporter...si nous sommes finalement plus en sécurité rassemblés ici, qu'éparpillés.
Aleksey Jdanine : Je vous offre le soutien menovien et celui de La Fédération. Financements, armes, opérations de l'ombre diverses et variées...rien de véritablement officiel *sourire*. Pour ce qui est de votre sécurité...je pense que nous sommes suffisamment armés si je puis dire, pour l'assurer. Si votre frère accepte, vous disposerez de vos propre appartements, ce sera plus confortable qu'ici. Il est temps que le roi en exil trouve demeure où exercer sa souveraineté.
Dmitry Canjuga : Et bien, nous allons réfléchir à votre proposition, je vais essayer de la transmettre. Mon frère en décidera, c'est le roi après tout. Je vous remercie pour votre offre.