Activités internes kirkstanaises

Chaarden

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Guerre !

Il est 3h, très tôt le matin. Le général Nikolaïlévitch, le plus militaire kirkstanais d’aujourd’hui, court dans les couloirs du Kremlin de Kritev. Il est totalement essoufflé, et le voilà dans le bureau de Vladimir Stramine, vide, évidemment. Il appelle. Un garde se présente, il lui informe que le Grand Président du Peuple est encore en repos, au bord de la mer. Mais Nikolaïlévitch est hors de lui, il doit parler à Vladimir Stramine, c’est de la plus haute importance. Secret défense, de haute importance. Vite !
Soit, Nikolaïlévitch est autorisé à utiliser le téléphone du Président. Ça sonne, ça sonne. Décrochez, monsieur Stramine, décrochez.


Un garde : Oui ?

Nikolaïlévitch : Je suis Nikolaïlévitch, général de l’armée nationale, je dois parler à Vladimir Stramine de toute urgence.

Un garde : Il dort à l’heure je pense, non ?

Nikolaïlévitch : Réveillez-le, j’en prends toute la responsabilité !

Un garde : Soit, attendez.

Il toqua à la porte de la chambre du Président. Visiblement, il ne dormait pas et quelqu’un était avec lui dans la chambre. Mais c’est le Président, il fait ce qu’il veut avec qui il veut, après tout… Une voix légèrement essoufflée dit « Entrez ! ».

Un garde : Téléphone pour vous monsieur.

Vladimir Stramine : Qui me dérange à l’heure-là ?

Un garde : Le général Nikolaïlévitch monsieur, il semble paniqué, et dit que c’est de la plus haute importance.

Vladimir Stramine : Ok, passez-le moi ! … Oui, Nikolaïlévitch ?

Nikolaïlévitch : Monsieur ! Enfin, j’ai une information de la plus haute importance !

Vladimir Stramine : Calmez-vous, enfin ! Articulez, bon Dieu !

Nikolaïlévitch : Nous avons… intercepté… un message radio en provenance de Kasovie-Ouest.

Vladimir Stramine : Que disait-il ?

Nikolaïlévitch : Que la majorité des troupes régulières juvno-impériannes s’étaient retirées.

Vladimir Stramine : -soudain plus enthousiaste- Vous êtes-vous renseignés ? Nos satellites ont été balayés, avez-vous eu confirmation ?

Nikolaïlévitch : Tous nos agents et contacts infiltrés en Kasovie-Ouest nous ont dit la même chose. Le pays se vide de troupes régulières.

Vladimir Stramine : Quel merveilleux cadeau de Noël, un peu en retard, mais merveilleux !

Nikolaïlévitch : En effet, monsieur, et il nous fait prendre une décision. L’armée est sur le pied de guerre, et attend votre ordre.

Vladimir Stramine : Téléphonez immédiatement aux généraux sur place, qu’ils réveillent les hommes et préparent le matériel. Ensuite, prenez le train et rendez-vous en Kasovie-Est. Vous mènerez la… la… « Reconquista » ! Allez-y ! Je serais à Kritev au petit matin.

Nikolaïlévitch : A vos ordres, Président ! Pour le peuple !

Nikolaïlévitch raccrocha et fit tout ce que Stramine lui avait ordonné. Le moment était presque trop beau pour être vrai. Les ministres, secrétaires, généraux, inspecteurs et tout le Kremlin se réveillait. La guerre allait être déclarée. Le monde entier comprendrait enfin la puissance du Socialisme Vertueux. La première action victorieuse contre la Main Noire allait être réalisée par la CESS. Enfin ! Dans sa chambre, Stramine exultait.

Libena Kirilenka : Que se passe-t-il Vladimir ?

Vladimir Stramine : Une nouvelle extrêmement importante, Libena. Je ne peux vous la communiquer tout de suite. Vous le verrez bien assez tôt. Je reviendrais un jour, ou bien je vous inviterais à Kritev pour la victoire.

Libena Kirilenka : La… victoire ?

Vladimir Stramine : Vous comprendrez bien assez tôt.

Libena Kirilenka : Euh… d’accord… Vladimir ?

Vladimir Stramine : Oui ?

Libena Kirilenka : Je n’oublierais jamais cette nuit passée avec vous.

Vladimir Stramine : Moi non plus, et j’espère qu’elle se reproduira.

Libena Kirilenka : Cela ne tient qu’à vous.

Le Grand Président du Peuple sortit, juste habillé, son escorte était déjà prête. Il repensait à Libena, mais la guerre éclipsait vite toute sensation de bien-être. Des hommes allaient mourir pour la nouvelle année, et pour la nouvelle confédération. Aller ! La Reconquista !
Chaarden

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<center>Ce sourire, ce visage (IV)

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Quelle catastrophe… Le Grand Président du Peuple lui-même… comment allait-elle lui dire ? Allait-il la faire fusiller ? Comment pouvait-il réagir ? Même lorsqu’elle était au pouvoir en Tcherkessie, jamais Libena ne fut dans un pétrin pareil. Pour la première fois de sa vie, elle craignait de parler franchement à un homme. Elle devait trouver un prétexte… mais l’annonce finale… il faut s’en débarrasser le plus vite possible, et le dire, peu importe ce qu’il en coûte.
Ca sonne.


Vladimir Stramine : J’écoute ?

Libena Kirilenka : C’est moi, Libena.

Vladimir Stramine : Ah ! J’ai une excellente nouvelle pour toi ! Tu n’es officiellement plus tcherkessienne, tu as obtenu la nationalité confédérée.

Libena Kirilenka : Oh ! Euh… c’est… très bien !

Vladimir Stramine : Tu n’as pas l’air ravie ?

Libena Kirilenka : Si si ! Cela nous rapproche un peu plus, j’en suis contente.

Vladimir Stramine : Mais ?

Libena Kirilenka : Je n’ai pas une excellente nouvelle à t’annoncer, je… suis désolée.

Vladimir Stramine : Qu’est-ce que cela veut dire ?

Libena Kirilenka : Je pense que tu te souviens des vacances d’hiver que nous avons passé ensemble.

Vladimir Stramine : Comment pourrais-je les oublier ?

Libena Kirilenka : J’attends un enfant.

Un silence gêné persista durant plusieurs minutes.

Vladimir Stramine : De… de qui ?

Libena Kirilenka : De toi. Ça ne peut être que ça.

Vladimir Stramine : Je ne m’y attendais pas. Je vais être… père.

Libena Kirilenka : Tu es déjà le Père de la Nation ! Un autre enfant, ça ne…

Vladimir Stramine : Je ne suis pas le Père de la Nation, j’en suis le fils.

Libena Kirilenka : Je ne voulais pas t’énerver…

Vladimir Stramine : Je sais. Mais nous n’avons pas le choix.

Libena Kirilenka : Mais comment grandira cet enfant ? Caché aux yeux de tous ?

Vladimir Stramine : Il suivra les cours dans une école communale d’un petit patelin du coin, discrètement, sous une fausse identité, peu importe.

Libena Kirilenka : Nous avons le temps de voir venir.

Vladimir Stramine : Je viendrais plus souvent. Ne sors pas du terrain de la maison.

Libena Kirilenka : D’accord… au revoir.

Vladimir Stramine raccrocha sans formule de politesse. Il s’enfonce dans son fauteuil et se passa la main sur le visage. Il allait être père. Il allait avoir un enfant. Le Grand Président du Peuple, pendant trois minutes, se perdit, imaginant ce que serait sa vie avec une petite fille sur ses genoux. La scène paraît belle, mais une réputation est à préserver.
A l’autre bout du pays, Kirilenka se leva et s’approcha de la fenêtre. Les vagues s’écrasaient contre les rochers, comme cette petite larme sur la joue de Kirilenka. Elle allait devenir mère, pour la première fois de sa vie. Mère…
Chaarden

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<center>Ce sourire, ce visage (V)

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=36611020120814t080234z1cbre87d0mcd00rtroptp3ukrainetymoshenko.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/36611020120814t080234z1cbre87d0mcd00rtroptp3ukrainetymoshenko.jpg[/img][/url] </center>

Cela faisait presque cinq mois maintenant.
Cinq mois que Libena, pauvre femme politique déchue, portait l’enfant d’un des hommes les plus puissants au monde. L’instinct maternel semble enfin naître en elle, et les questions fusaient : Qu’allait-il devenir ? Il ne pourrait jamais vivre comme n’importe quel enfant, tel un bâtard né hors mariage au Moyen-Âge. Comment allait-il être élevé ? Sans repères, sans contact avec le monde, et peut-être même sans père. Le Grand Président du Peuple ne pourra en aucun cas assumer ses responsabilités de père, il en a trop en tant que héros du peuple. Les seules personnes tenant compagnie à Libena sont les trois gardes qui entourent et habitent sa maison avec elle chaque jour et chaque heure. Il n’y a pas une seule maison à moins de 53 km. Aucune compagnie féminine, aucune amie, rien qui ne puisse l’aider. Seule dans sa chambre, elle n’a qu’un agent des forces spéciales avec elle, dans la bibliothèque.


L’agent : Tout va comme vous voulez ?

Libena : Oui très bien. (soupir)

L’agent : Vous n’avez pas l’air bien.

Libena : Qu’est-ce qui vous intéresse tant ?

L’agent : Je veux que l’amante de notre Leader se sente bien.

Libena : Qui est au courant ?

L’agent : Le Président, mes deux collèges, le médecin et moi. C’est tout, cette information ne doit pas circuler.

Libena : Vous avez une femme, des enfants ?

L’agent : Oui. Je suis marié, j’ai trois filles et un fils.

Libena : Je ne sais même pas si je vais avoir une fille ou un fils.

L’agent : (rire) Je sais que notre Leader préfèrerait un petit garçon, au fond de lui.

Libena : J’aimerais une fille. Je me sentirais moins seule ici.

L’agent : Vous pouviez avoir des agents féminins.

Libena : Qui aurait été une statue, comme vous.

L’agent : Je ne fais que mon travail.

Libena : Je le sais bien, je le sais bien…
Chaarden

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<center>L’abbaye de Saint-Alexandre
Quand le neveu de Vladimir Stramine entre dans les Ordres…

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=163040abbayeleoncel01L.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/163040abbayeleoncel01L.jpg[/img][/url]</center>

Un petit homme moustachu trottinait dans les couloirs du Kremlin de Kritev. Il était accompagné, comme le veulent les règles, d’un garde. Les voilà devant le bureau de Vladimir Stramine.

Le garde : Le bureau de votre frère, monsieur Stramine.

Sergueï Stramine : Merci bien, j’entre.

Sans toquer, Sergueï entre dans le bureau de son frangin.

Vladimir Stramine : As-tu tant de mépris pour notre pauvre mère pour oublier à ton âge l’éducation qu’elle nous a transmis ?

Sergueï Stramine : Tu dis ça parce que je n’ai toqué ou parce que je suis mal coiffé ?

Vladimir Stramine : (rire) D’où viens-tu ?

Sergueï Stramine : De la caserne, j’en suis parti ce matin.

Vladimir Stramine : Où t’as-t-on expédié ?

Sergueï Stramine : Capitaine dans le régiment de cavalerie blindée dans le coin de Bregorod.

Vladimir Stramine : Quel général a été assez stupide pour te grader ? (rire)

Sergueï Stramine : Va te faire foutre. (rire)

Vladimir Stramine : Comment va ta femme, Amila, et mes neveux et mes nièces ?

Sergueï Stramine : Elle coule des jours tranquille, chez nous. Tes trois nièces étudient encore, ton premier neveu a rejoint l’armée et c’est de ton deuxième neveu que je suis venu te parler.

Vladimir Stramine : Ah ? Etonnant, lui qui ne nous a jamais fait d’histoire.

Sergueï Stramine : On a toujours suivi de près tes politiques, tes lignes, que nous approuvons et admirons bien sûr.

Vladimir Stramine : Quel rapport avec Alex ?

Sergueï Stramine : Depuis l’intégration de l’Upajie, du Pasjonstan et des lois sur la liberté de culte, il a changé.

Vladimir Stramine : Eh bien ?

Sergueï Stramine : Il y a une semaine, il a prononcé ses vœux.

Vladimir Stramine : Mon neveu est entré dans les Ordres ?

Sergueï Stramine : Il est entré dans un abbaye au Sud du pays.

Vladimir Stramine : … J’assume les lois que je fais passer. Il a le droit.

Sergueï Stramine : Bien. Je voulais juste t’en informer. J’évite d’en parler autour de moi.

Vladimir Stramine : N’en parle que si on te le demande, je t’en serais reconnaissant.

Sergueï Stramine : D’accord. C’était tout. On se revoit chez maman dimanche prochain ?

Vladimir Stramine : Oui, pour ses 90 ans. Toujours en forme, elle m’étonnera encore longtemps.

Les deux frères rirent, se serrèrent la main et Sergueï sortit de la pièce.
Avant de ferme la porte, il se retourna une dernière fois.


Sergueï Stramine : Tu crois en Dieu ?

Vladimir Stramine : Je ne pense pas que l’Homme se soit fait seul, et que notre Univers soit le fruit du Hasard. Donc oui, je pense qu’un Dieu existe.

Sergueï sourit, et sortit…
Chaarden

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<center>Ce sourire, ce visage (VI)

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=65703729edcd2e82b7cb95d21b90e13c79b041.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/65703729edcd2e82b7cb95d21b90e13c79b041.jpg[/img][/url] </center>

Le téléphone sonne au Kremlin de Kritev.

Vladimir Stramine : J’écoute ?

Médecin : Mademoiselle Kirilenka est en train d’accoucher, monsieur.

Vladimir Stramine eut une violente bouffée de chaleur qui le fit suffoquer. Il retira ses lunettes et s’essuya le visage.

Médecin : Monsieur ? Vous êtes là ? Monsieur ?

Vladimir Stramine : Oui… oui… Dites-lui que je saute dans le premier train, j’arrive.

Médecin : Bien monsieur.

Stramine raccrocha et respira un grand coup. Lui, l’un des hommes les plus puissants du monde, allait devenir père de famille.
Le voyage dans le train fut horriblement long. Bardé de gardes du corps, le Grand Président du Peuple arrive en RS d’Upajie trois heures après avoir reçu le coup de téléphone.
Il arrive en voiture dans cette petite villa en bord de mer. Un homme l’accueillit.


Le garde : Vous êtes père, monsieur, toutes mes félicitations.

Vladimir Stramine : Il est né ?

Le garde : Ils sont nés, monsieur.

Vladimir Stramine : Qu… ? Non…

Il se précipita à l’étage et entra précipitamment dans la chambre de Libena.
Elle était couchée sur le lit, souriante mais épuisée, il y avait le médecin et une sage-femme.


Le médecin : Toutes mes félicitations.

Vladimir Stramine : On m’a dit qu’ils étaient nés.

Libena : Oui. Tu as un fils et une fille !

Le Grand Président du Peuple s’approcha de ses deux enfants.
« La chair de ma chair, le sang de mon sage »


Libena : Il faut leur trouver un prénom chacun !

Vladimir Stramine : Oui, oui, cherchons…

Le miracle de la vie !
Chaarden

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15 000 réfugiés pelabssiens… en CESS ?

La nouvelle était arrivée sur le bureau de Vladimir Stramine quelques temps après la destruction des USP par la Rostovie terienkoviste.
Près de 15 000 pelabssiens demandaient refuge en CESS.
La plupart d’entre eux est d’origine slave, voire kirkstanaise, certains ayant fui les régimes tsaristes au début du siècle précédent.
60% d’entre eux ont moins de 18 environ, selon les statistiques officielles. Des étudiants communistes pour certains d’entre eux, une minorité.
Vladimir Stramine reçut la demande sur son bureau il y a quelques semaines. Il s’entretient aujourd’hui avec tous les présidents des RS.

Vassili Iakov, président de la RS de Kirkstan.
Malena Belushi, présidente de la RS de Kasovie.
Bronislaw Fyliarovitch, président de la RS d’Upajie.
Viktor Petrokavlov, président de la RS du Pasjonstan.


Vladimir Stramine : Bien, messieurs, madame, comme vous le savez, des millions de pelabssiens ont fui leur pays ravagé par l’URKR. 15 000 d’entre eux demandent l’asile en CESS. Si je vous ai réunis aujourd’hui, c’est pour vous demander qu’en faire.

Vassili Iakov : Si nous voulons redonner à la CESS une diplomatie ouverte et brillante, accepter ces réfugiés serait une excellente marque de bonne volonté.

Bronislaw Fyliarovitch : Mais comment voulez-vous les intégrer ? Tout le monde déteste les pelabssiens.

Malena Belushi : Les pelabssiens ne pourraient s’intégrer. Ils ne nous serviraient à rien.

Vladimir Stramine : Je ne suis pas sûr qu’ils soient si inutiles que cela.

Vassili Iakov : Alors une question demeure : où les intégrer et comment ?

Malena Belushi : Les logements ne posent pas de problème, nous en avons assez. En RS de Kasovie, par contre, on a un trop mauvais souvenir des libéraux, surtout depuis plusieurs années. Personne ne voudra d’eux dans leur immeuble.

Viktor Petropavlov : La RS de Pasjonstan me semble être la meilleure solution, en fait. La Kasovie a été effectivement ravagée par le libéralisme. L’Upajie a été menacé et a failli balancer dans le capitalisme le plus violent. La RS du Kirkstan est l’ennemi millénaire du pouvoir de l’argent. Le Pasjonstan me semble être la moins pire des solutions. De plus, c’est dans cette république socialiste que se trouvent nos plus grandes villes : il y sera plus simple de noyer des étrangers comme cela.

Vladimir Stramine : Vous acceptez donc de recevoir des pelabssiens sur votre territoire ?

Viktor Petropavlov : C’est une expérience à faire.

Bronislaw Fyliarovitch : Comme ça ? Sans rien ?

Vladimir Stramine : Non bien sûr, il faudra les faire surveiller, les interroger avant qu’ils n’entrent sur le territoire. On ne les lâche pas avant plusieurs années.

Vassili Iakov : Présentent-ils vraiment une menace pour notre pays ? Ils sont seuls, ils viennent d’un pays mort, ils seront submergés par notre culture…

Malena Belushi : Personne ne peut savoir où ils ont traînés avant d’atterrir ici ! Peut-être certains ont-ils été contactés par les services secrets fiémançais, ça leur ressemblerait bien.

Viktor Petropavlov : Ils seront très étroitement surveillés. D’ailleurs, ils peuvent présenter un aspect positif : ils pourront témoigner de l’horreur qu’ils ont connu dans cette merdasse capitaliste. Quoi de plus bénéfique pour l’avancée du Socialisme Vertueux ?

Vladimir Stramine : Bien, je crois que nous sommes d’accord. Les réfugiés pelabssiens seront répartis dans les 15 plus grandes villes de la RS du Pasjonstan. Les services secrets se chargeront de les placer sous étroite surveillance. Disposez.
Chaarden

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HRP : texte fondamental pour comprendre ce qui va se passer en CESS dans les années RP à venir

« Jésus-Christ contre Issa »

Les récentes révélations concernant les « mahométans », comme ils sont appelés en CESS, ont laissé de marbre le Grand Président du Peuple. Mais pas ses conseillers et les présidents. Aujourd’hui, le patriarche de l’Eglise orthodoxe confédérée a été convoqué par Vladimir Stramine et tous ses amis les plus proches. La récente annexion de la Kasovie est non seulement très douloureuse pour le porte-monnaie de l’Etat –mettons ça comme « investissement à long terme »- mais aussi très lourde au niveau social. Jusqu’à présent, l’athéisme d’état avait maintenu au sol les divergences religieuses. Maintenant, les choses changent. Les expériences personnelles du leader ainsi que le bon sens naturel –dit-on- poussent à une plus forte tolérance religieuse. Cependant, alors que les RS du Kirkstan et du Pasjonstan sont à majorité orthodoxes, la RS d’Upajie est majoritairement catholique, et la Kasovie mahométane. Bientôt, c’est Juvna-Est la crypto-mahométane qui s’ajoutera. Il n’est pas difficile de faire s’entendre orthodoxes, catholiques et même protestants, si l’on prétexte une forme de « panchristianisme ». Pour l’islam, c’est une autre histoire. Il y aura bientôt plusieurs millions de mahométans en CESS, et cela pourrait nuire au Renouveau Spirituel qui s’annonce. Il existe plusieurs solutions : les faire partir, les exterminer ou encore les convertir. C’est une sage combinaison de la première et de la troisième option qu’il faut mettre en œuvre.

Vladimir Stramine : Patriarche, j’écoute.

Le Patriarche : L’islam n’est pas la Foi du peuple slave. Vous avez eu bon sens de ne pas conquérir l’Imperiak, qui est un nid de mahométans, mais nous demeurons face au problème de ces mêmes personnes en Kasovie et bientôt au Juvna. Un simple protectorat sur ce dernier pays suffirait peut-être et…

Vladimir Stramine : Non. Le pays est aussi stratégique que corrompu. Nous nous devons de maintenir une présence dans cette région, et cela passera par une occupation politique, économique et militaire. Nous sauverons ce pays de la misère dans laquelle il croupit depuis des décennies.

Le Patriarche : Et comment nous occuper alors des fractures religieuses ?

Vassili Iakov : Peut-être pourrions-nous opérer un « grand remplacement » ?

Vladimir Stramine : C’est-à-dire ?

Vassili Iakov : Je pense qu’il faut localiser le problème. Le Juvna possède une petite majorité de chrétiens et la Kasovie, c’est l’inverse, elle a une petite majorité de musulmans. Expédions, de force ou non, les musulmans de la CESS actuelle vers la future RS de Juvna, et envoyons les chrétiens juvniens vers la Kasovie.

Le Patriarche : L’idée n’est pas mauvaise, mais une fois les musulmans tous ensemble au Juvna, ils pourraient s’unir, se lever et se révolter.

Vladimir Stramine : Un peuple qui mourrait de faim hier et qui a reçu aujourd’hui du pain ne mordra pas, dans l’immédiat du moins, la main qui lui a donné ce pain. Nous devrons montrer aux juvniens musulmans que nous sommes là pour eux et que nous leur offrons bien plus qu’ils n’auraient pu avoir avec le régime précédent. Apportons-leur le plein emploi, de la nourriture, une éducation, des toits, un avenir, et ils ne se révolteront pas.

Le Patriarche : Vos propositions sont très justes, très biens, mais elles ne règlent le problème qu’en apparence, que sur la forme. Pas sur le fond. Ce ne sont pas les mahométans qui sont remis en cause, mais la foi mahométane elle-même. Le Socialisme Vertueux marche-t-il avec la vérité ?

Vladimir Stramine : Il fait tout pour.

Le Patriarche : Alors il doit tenir à l’écart l’islam. Avez-vous lu les travaux d’Ivan Panine* ?

Vladimir Stramine : Oui je les ai lu. Je les ai fait lire à certains imams de Kasovie.

Le Patriarche : Une fois les musulmans regroupés au Juvna, il faudra qu’ils abandonnent leur foi. C’est un impératif pour le christianisme et pour notre civilisation.

Vassili Iakov : Quelles réactions ont suscités les travaux de Panine auprès des communautés musulmanes ?

Le Patriarche : Connaissant leur conclusion, beaucoup d’imams à moitié dingues ont refusés de les lire. Les imams ayant acceptés la douloureuse conclusion –pour eux- se sont mis à réfléchir sérieusement.

Vladimir Stramine : Je n’ai aucune autorité spirituelle, et je n’ai pas la prétention d’en vouloir une. La foi est une affaire personnelle. Si une vague de conversion doit s’opérer chez les mahométans confédérés, je ne pourrais personnellement rien faire.

Le Patriarche : Posons le problème différemment : qui a l’autorité spirituelle sur les mahométans ? Les imams. Certains d’entre eux passent leurs journées entières à articuler études des textes sacrés et travaux de Panine.

Vassili Iakov : Nos services de renseignements ont infiltré de tous les côtés les sphères religieuses mahométanes.

Vladimir Stramine : Nos agents doivent repérer les imams à deux doigts de se convertir au christianisme. Les exhorter à rester imams, tout en professant progressivement la foi chrétienne. Petit à petit, les conversions suivront. Il reste à savoir s’il faut convertir par le haut ou par le bas.

Vassili Iakov : Comment ça ?

Vladimir Stramine : Ces… « imams chrétiens », faudra-t-il les élever artificiellement dans la hiérarchie religieuse ? Les pousser dans les médias locaux, leur donner beaucoup d’importance ? Ou bien faut-il au contraire les laisser « petits », pour convertir dans leurs régions, dans leurs petites mosquées ?

Le Patriarche : En fait, je pense que les deux seront nécessaires. Il faudra prendre parmi ses imams un homme, intelligent et charismatique, que nous pousserons dans les médias. Les autres resteront à leur niveau plus ou moins faibles et convertiront comme ils pourront.

Vassili Iakov : N’avez-vous pas peur qu’au lieu de convertir les musulmans à la foi chrétienne, « en douce », nous risquons de voir apparaître un nouveau courant de l’islam, à mi-chemin du christianisme et de l’islam ?

Vladimir Stramine : Ceux qui s’opposeront à la montée des « imams chrétiens » devront « être tus ». Déportés pour troubles à l’ordre public ou bien expédiés chez nos amis barebjaliens. Il faudra secrètement liquider l’islam authentique au Juvna et remplacer ce vide spirituel momentané par le vrai christianisme.

Le Patriarche : Le temps des conversions s’approche…




*HRP : Cet homme existe réellement, et ses travaux sont surpuissants
Chaarden

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Dans les couloirs de Marena

La République Socialiste de Juvna se remet tout –très- doucement en route, avec Esen Rezan à sa tête.
Excellent économiste, discret, un certain penchant pour la bureaucratie… il semblerait qu’il soit l’homme de la situation.
Cependant, ça reste un juvnien, alors est-il suffisamment fiable ?
Le voilà au téléphone avec le président de la République Socialiste du Pasjonstan, Viktor Petropavlov.


Esen Rezan : Je suis né, j’ai grandi, j’ai étudié, je me suis battu au Juvna, personne ne connaît le pays mieux que moi.

Viktor Petropavlolv : Je n’en doute pas, le Grand Président vous a accordé sa confiance, ça n’est pas pour rien. Il a le nez pour ça.

Esen Rezan : Vous savez qu’un droit à l’exil a été accordé à la plupart des trafiquants ?

Viktor Petropavlolv : Oui, c’est bien ce que j’ai cru comprendre. Qu’ils s’en aillent, qu’importe, bon débarras, ils mourront ailleurs.

Esen Rezan : Certains ne mourront pas comme prévu Viktor…

Viktor Petropavlolv : Comment ça ?

Esen Rezan : La plupart devait être chargée sur des navires eux-mêmes chargés d’explosifs.

Viktor Petropavlolv : Oui, je le savais.

Esen Rezan : Mais certains y échapperont, grâce à vous je crois ?

Viktor Petropavlolv : Droit au but, juvnien, droit au but.

Esen Rezan : Certains des trafiquants ont reçu une petite visite, des pasjonstanais, disent-ils, leur demandant des informations quant à leurs trafics, leurs clients, leurs routes commerciales… ces hommes étaient des pasjonstanais.

Viktor Petropavlolv : C’étaient des confédérés, sans aucun doute. Des pasjonstanais, peut-être.

Esen Rezan : Droit au but, Viktor : essayez-vous de récupérer le trafic de ces hommes ?

Viktor Petropavlolv : Comment osez-vous, camarade ? Qu’est-ce que j’y gagnerais ?

Esen Rezan : De l’argent, énormément d’argent.

Viktor Petropavlolv : Si vous croyez que le Grand Président du Peuple n’a pas ses meilleurs espions sur nos mouvements financiers… nous sommes condamnés à l’honnêteté à vie.

Esen Rezan : Savez-vous combien d’argent générait ces trafics ?

Viktor Petropavlolv : Non.

Esen Rezan : Ca se chiffre en centaines de millions.

Viktor Petropavlolv : Destinés à engraisser des hommes louches, que vous semblez connaître. Comment savez-vous qu’ils ont été approchés par des pasjonstanais ?

Esen Rezan : Nous sommes du même côté, camarade.

Viktor Petropavlolv : Mon but était de mettre la pression sur ces trafiquants afin de révéler et démanteler les réseaux de drogue, de putes et d’armes qui transitaient par le Juvna.

Esen Rezan : Ah ! Un but noble de lutte contre les méchants trafiquants ? Ce doit être une action officielle, je me demande si le Grand Président est au courant. Je pourrais lui demander.

Viktor Petropavlolv : On se tient mutuellement par les couilles, c’est ce que vous voulez dire ?

Esen Rezan : Des centaines de millions, Viktor. A remettre entre les mains du peuple.

Viktor Petropavlolv : Tentative d’enfumage, encore ?

Esen Rezan : Pas du tout… vous savez tout comme moi que jamais le Grand Président ne tolèrera que nous utilisions de tels marchés pour gagner de l’argent, même si c’est pour le réinvestir dans le pays…

Viktor Petropavlolv : Je ne tremperais pas dans vos combines.

Esen Rezan : Oh, je sais bien que vous n’en n’avez pas la fibre, Viktor. Je veux juste des postes de relais au Pasjonstan, et que vous fermiez les yeux dessus. Je sais gérer cela tout seul, ne vous inquiétez pas.

Viktor Petropavlolv : Des postes de relais ?

Esen Rezan : La RS de Pasjonstan pourra servir de plaque tournante. Le trafic d’armes, de drogues et d’organes se fait au Juvna, mais il faut des relais, pour plus de sécurité. Si le Juvna a réussi, c’est parce qu’il peut envoyer tout cela au Barebjal, en Alméra occidental etc… Le Pasjonstan peut fournir l’Alméra extrême-oriental et l’Alméra du Sud. Pour la Mer Bleue, on pourrait voir ce qu’on peut faire avec la RS de Kasovie.

Viktor Petropavlolv : J’ai rencontré la présidente de la RS de Kasovie, Malena Belushi… inutile de quémander auprès d’elle. Elle est trop honnête, ça ne marchera pas.

Esen Rezan : Ce n’est qu’un relais. Pas besoin de l’aval du haut. Pour vous, je voulais juste que vous ne vous mettiez pas en travers de mon chemin.

Viktor Petropavlolv : Où trouver vos fameux relais ?

Esen Rezan : Il me faut des réseaux déjà structurés. En Juvna, ça va, ce ne sera pas dur de les remettre en branle.

Viktor Petropavlolv : Et ailleurs ?

Esen Rezan : Les francs-guerriers Viktor, ils seront attirés par les grasses dividendes.

Viktor Petropavlolv : Faites attention, ils voudront prendre leur indépendance très vite.

Esen Rezan : Nous savons gérer ce genre de personnages.

Viktor Petropavlolv : Je l’espère pour vous.

Esen Rezan : Bien, inutile de mettre qui que ce soit au courant. Bloquez quand il le faut, et tout se passera bien.

Viktor Petropavlolv :
Chaarden

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Et maintenant débute ma garde

Asli a 34 ans. Il était juvnien. Maintenant, il est confédéré. Il n’a pas très bien compris le changement, et de toute façon, qu’est-ce que ça change ? Sous le gouvernement précédent, il ne vivait que des trafics de drogues, d’armes et même une fois de reins. Très rentable. Depuis que la Confédération Socialiste avait pris les affaires en main, tout ce business s’était effondré. Certains qui y étaient mêlés s’adonnaient avec plaisir à la délation, et Asli en avait été victime, il le savait. Quelques heures avant d’être arrêté par les autorités, il avait eu le bon sens de se rendre dans un Avant-poste. Il n’avait ni père, ni mère, ni femme, ni enfants, rien qui le rattachait à la société. Sous la Main Noire, il avait son pognon, mais maintenant, celui-ci allait sûrement être récupéré par l’Etat. En somme, plus rien ne le retenait, voilà pourquoi il rejoignait l’Ordre des Vigiles nouvellement créé.
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Il voyait les montagnes depuis plusieurs heures déjà quand les contours d’une espèce de manoir style néo-gothique se dessinait au loin. Un peu tremblant mais résolu, il serra ses poings et s’avançait, son petit sac sur le dos plein de quelques sous-vêtements et ustensiles de base (couteau, fourchette etc.). Arrivé devant la bâtisse, d’une taille remarquable, il toqua à la porte, ne voyant pas de sonnette. Quasi immédiatement, un vieil homme lui ouvrit la porte. Il devait avoir une soixantaine d’années et portait l’uniforme de l’Ordre. Il invita Asli à entrer.

Asli : Vous avez ouvert vite.

Le vieil homme : Je vous avais vu venir au loin. C’est l’intérêt de notre petit clocher.

Asli : Je suis le premier de l’Avant-poste ?

Le vieil homme : Le deuxième. Le premier est arrivé ce matin, très tôt.

L’odeur qui se dégageait des couloirs laissait penser que le bâtiment venait d’être rénové. Quelques traces de plâtres encore fraîches confortait cette hypothèse. Après quelques minutes de marche, Asli et le vieil homme entrèrent dans une grande pièce avec une cheminée accolée à un mur gris. Au centre de cette pièce, il y avait une belle table en bois, avec deux hommes assis derrière. Celui qui avait accompagné Asli s’assit à côté des deux autres. Gêné, l’ancien trafiquant attendait les questions, les remarques, les menaces peut-être. L’un des hommes débuta.

Aliénne : Je m’appelle Aliénne. Je suis l’officier-commandant de l’Avant-poste des Roses noires. L’homme qui t’a accueilli est Alexandr, et celui à ma droite Nikolas, mes conseillers. Nous sommes le Conseil de cet Avant-poste. Présentez-vous.

Asli : Je m’appelle Asli. J’ai 34 ans. Pas de femmes, pas d’enfants, pas d’emploi, rien.

Aliénne : C’est cela qui vous a poussé à vouloir vous engager dans l’Ordre ?

Asli : Oui. Je n’ai rien à perdre, rien à gagner. La société ne m’offrira plus rien.

Aliénne : Comment gagniez-vous votre vie avant ?

Asli : J’étais… facteur.

Aliénne : Vous pouvez nous dire la vérité. Lorsque l’on devient Vigile, toutes nos erreurs sont effacées, tous nos pêchés sombrent dans le Temps. Votre ancienne vie n’a aucune valeur ici.

Asli : Je gagnais ma vie en vendant des choses. Des choses que je n’aurais jamais dû vendre.

Alexandr murmura un mot à l’oreille d’Aliénne. Ce dernier acquiesça d’un geste de la tête et reprit.

Aliénne : Vous devez savoir qu’une fois votre décision prise, vous ne pourrez plus jamais revenir en arrière. La désertion est punie de la peine de mort, sans autre forme de procès.

Asli : Si je m’en vais maintenant, je finirais ma vie derrière les barreaux. Je n’ai jamais rendu une femme heureuse, je n’ai jamais aidé qui que ce soit. J’ai dû causer des morts, indirectement. Je veux juste me sentir utile, pour une fois, et je peux l’être en étant Vigile.

Aliénne : Connais-tu par cœur les Vœux ?

Asli : Je les ai appris.

Aliénne : Te sens-tu prêt à les prononcer ?

Asli : Oui.

Aliénne : As-tu des questions ?

Asli : Non.

Les trois membres du Conseil de l’Avant-poste se levèrent et sortirent, Asli à leur suite. Sur le chemin, un second homme les rejoignit. Il ne portait pas l’uniforme de l’Ordre. Ce devait être le premier Vigile, celui qui avait rejoint l’Ordre ce matin. Il allait prononcer ses vœux en même temps qu’Asli, sans aucun doute. Ils sortirent dans la cour. Le soleil allait se coucher.
Asli connaissait le rituel de l’entrée dans l’Ordre. Il s’agenouilla, et l’homme à côté de lui fit de même. Devant eux, un portrait du Grand Président du Peuple Vladimir Stramine, le drapeau de la Confédération et les armoiries de la nation. Et ils commencèrent, les deux en même temps.

« De ces mots naît mon engagement,
J’efface mes erreurs passées, j’en oublie mes errances,
Mon seul bien est l’Ordre des Vigiles, mes frères sont ma seule famille.
Je suis la sentinelle aux frontières de ma Nation,
Je suis l’épine de la rose, le glaive dans l’obscurité,
Je n’aurais ni femme, ni enfant, ni terres. Je renonce à la gloire.
Ma vie et mon honneur sont dévoués à l’Ordre, à l’éternité »


Alexandr et Nikolas déposèrent la cape de l’uniforme de l’Ordre sur les épaules des deux hommes encore agenouillés. Ils se relevèrent alors et confirmèrent leur engagement :

« Et maintenant débute ma garde ».

Asli se leva et sourit, à son grand étonnement. Son… frère se leva à son tour et sourit aussi. Les deux hommes se serrèrent dans les bras et serrèrent les mains des membres du Conseil.
Asli, enfin, avait trouvé l’endroit où purger sa peine et devenir enfin un homme.
Chaarden

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Le réseau routier juvnien

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=868086autoroutevide.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/868086autoroutevide.jpg[/img][/url]

Les infrastructures de déplacement sont les piliers de l’économie d’une société. La Confédération ne sera pas exception.
Le Canal de Juvna, officiellement internationalisé, bloqué par les judéo-sodomites fiémançais, était le lien par excellence entre le golfe d’Imperiak et la mer bleue.
La crise du canal amène une question : si un jour le canal venait à disparaître –ce serait bête n’est-ce pas ?-, comment ferait-on pour commercer ?
En fait, il s’agit de trouver un autre moyen que le canal pour faire traverser les marchandises, car c’est là l’essentiel qui transite par cet endroit.
Il n’y a que deux solutions ; routes et chemins de fer, et c’est selon ces deux points que le Ministère de l’économie confédérée a rédigé un ambitieux projet.
Les navires de marchandises partiront des grands ports confédérés (Stramingrad notamment) et arriverons au Nord de la RS de Juvna, non loin du Canal.
Là se trouve une ville en train d’être agrandie de manière exponentielle : elle s’appelle Ankamir.
Son rôle a été militaire, principalement, sous le régime précédent, et il en sera tout autrement à présent.
Au Sud de la RS de Juvna, non loin du canal, se trouve une seconde ville : Istamir, port de pêche assez important.
Le projet qui a déjà débuté consiste à tracer de entre ces deux villes huit lignes de chemins de fer et une autoroute 2x3 voies.
Les marchandises arrivant à Ankamir seront par la suite mises dans des trains ou des camions et transportées vers Istamir.
Les trains ne feront que peu d’arrêt entre les deux villes, éventuellement un ou deux, et ces lignes d’autoroute sont tracées de la manière la plus droite possible, afin de pouvoir augmenter l’allure des camions.
Un projet qui coûtera près de 600 millions à la Confédération, coût qui sera, selon les experts, très rapidement amorti par la rentabilité des échanges.
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