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Chapitre 7. L'Union Alémanique[/center]
L'Union Alémanique est une association d'Etats souverains créée en 2030. Elle rassemble le Viertenstein, la Bassaxe, l'Agorsa'a et les îles de Saint-Ludwig et de Kinaka. Sa fondation fait suite à la volonté du gouvernement simeonien de l'Agorsa'a de gagner en autonomie tout en conservant les liens ténus avec la principauté, construits après la mise en place du Protectorat à l'issue de la Guerre de Cécopie en 2027. Le traité fondateur de l'Union a été signé à Mänfurt, au Viertenstein, en 2030.
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[center]Protocole de Mänfurt, 1 mars 2030
Agorsa'a - Bassaxe - Viertenstein[/center]
Au nom de Dieu et de la Sainte Trinité,
Son Altesse Sérénissime Franz, prince de Viertenstein, avec Son Altesse Ernst, duc de Bassaxe, et Son Excellence le général Khademos, chef de l’État de l'Agorsa'a déclarent à leurs sujets et au monde leur volonté de rétablir la collaboration et la bonne entente entre les peuples alémaniques ; pour ce faire, ils annoncent avoir pris les décisions suivantes :
L'Union Alémanique est créée. Elle est composée de l'Agorsa'a, de la Bassaxe et du Viertenstein. Ils y reçoivent chacun le statut d’États-Membres de l'Union.
Les îles de Kinaka et de Sankt-Ludwig reçoivent le statut de Protectorat de l'Union.
L'Union reconnaît en Son Altesse Sérénissime le prince de Viertenstein l'office de Protecteur de l'Union.
La charge de Protecteur est héréditaire. Les lois successorales sont les mêmes que celles employées pour la Couronne de Viertenstein.
Le Protecteur est compétent uniquement pour les questions diplomatiques et militaire.
L'Union est dirigée par le Conseil Unitaire. Y sont membres de droits le prince de Viertenstein, le duc de Bassaxe, le premier-ministre de l'Agorsa'a et leurs ministres respectifs.
Le Conseil des États est la Chambre Législative de la Confédération. Elle réunie des parlementaires élus au sein de toute la Confédération.
Un pays ne peut pas posséder la majorité absolue au sein du Conseil.
Le Conseil des États a la possibilité de voter des lois pour l'ensemble de l'Union.
Il est reconnu aux États-membres une entière souveraineté sur les questions judiciaires. Le Protecteur de l'Union peut néanmoins pratiquer son droit de grâce au sein des États-membres.
Le régime judiciaire des Protectorats est assuré par la puissance tutélaire au sein de l'Union. Celle-ci peut néanmoins déléguer ses capacités judiciaires à des juristes.
La défense des membres de l'Union est garantie par l'Armée du Viertenstein.
Les États-Membres s'engagent à fournir au Viertenstein un corps d'armée de 10.000 hommes.
Il est mis en place un passeport unique au sein de l'Union. Tout sujet d'un membre de l'Union pourra voyager librement dans les autres États.
La Couronne Viertensteinoise est reconnue comme monnaie unique au sein de l'Union.
Les marchandises sont libres de circulation dans l'espace de l'Union.
Les établissements secondaires et supérieures de l'Union ont obligation de reconnaître l'équivalence des diplômes obtenus au sein de l'Union.
Rédigé en latin en triple, conservé dans les chancelleries des trois Etats membres de l'Union.
Suivent les sceaux de :
- S.A.S Franz, par la grâce de Dieu prince de Viertenstein
- S.E Ludwig von Varwick, premier-ministre de Bassaxe, au nom de S.A le duc Ernst
- S.E Giorgos Khademos, général et chef de l'Etat Simeonien
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Ce texte, relativement court, est donc à la base de la collaboration inter-étatique. Le Viertenstein possède la présidence de cette association et en est le garant. En effet, la Principauté est à la fois l'Etat le plus riche, le plus peuplé et le plus armé de l'Union. Une armée commune est créée sous l'égide de l'Armée Viertensteinoise : aux effectifs purement viertensteinois viennent s'ajouter les forces armées simeoniennes et bassaxons. Néanmoins, chaque Etat est libre de sa politique étrangère.
La collaboration de l'Union n'est pas seulement militaire : elle est également économique, culturelle et scolaire. Economique car l'Union est un espace de libre-échange malgré les différents systèmes économiques appliqués (corporatisme au Viertenstein, libéralisme en Bassaxe, mixte en Agorsa'a). Au niveau culturel, les pays membres se reconnaissent une culture commune, malgré leurs spécificités respectives. Une collaboration étroite est en place entre les différentes instances culturelles et permet des échanges actifs entre les pays. Enfin, au niveau scolaire, les diplômes sont reconnus dans l'ensemble de l'Union et il est possible pour un sujet de l'Union d'étudier dans n'importe quel autre pays.
Un dernier point, et non des moindre, est également présent dans la collaboration au sein de l'Union : la citoyenneté commune. Avec la création de l'Union, une monnaie et un passeport unique ont été mis en place.