Adélaïdes | Arts, culture et histoire

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Orès

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Orès

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The Myriads est un groupe adélaïdien créé en 1991 à Thames par Louis Barber, Reginald Rove, Abraham Bernard et Lisa Stuart. Très prolifique sur la scène pop, rock et parfois indie, les Myriads sont le groupe national par référence, adulé par toute une génération et reconnu des suivantes. Leur aventure débute dans les années 1990 où les Adélaïdes connaissent une vague de libéralisation et de privatisation. Les temps sont durs : le chômage grimpe en flèche et le niveau de vie est en déclin pendant quatre années consécutives. The Myriads apparaît alors avec des titres rafraîchissants, influencés par la pop adélaïdienne des années 60 et 70 et par le rock pelabssien des années 80. Leur premier album, Living up and down est à la tête des charts pendant huit mois. Leurs titres les plus connus, Song for Harper, Yunky-yunky, Billie boy, Back down et Sister-in-law font pleinement partie de l'éducation musicale de l'archipel. Le groupe gagne en popularité alors qu'il s'engage dans la charité : contre le SIDA, notamment, à travers une chanson de huit minutes, Love lying down vendu à deux cent mille exemplaires. "Il est difficile de ne pas être prétentieux, mais je pense que quand on évoque les Myriads, tout de suite, c'est les effluves des années 90 qui remontent, celles d'une jeunesse déchirée et désabusée se dévoilant dans l'art et la débauche, un romanticisme décadent qui fait le charme de cette époque" (Reginald Rove, bassiste guitariste). Modeste, le groupe continue de se produire dans les cafés adélaïdiens et en plein air.

Tremblement de terre de Taraua. En solidarité avec les victimes et la ville de Taraua, The Myriads tourne le clip de la chanson Simpletons au milieu des décombres de la ville. L'intégralité des fonds du single (vendu sur Internet à 5$) sont reversés à la Taraua Foundation for Earthquake Victims Care, une association agissant pour le relogement des familles et la réparation des maisons endommagées. Le disque, dévoilé le 16 février 2024, est déjà vendu sur Internet à 240,000 exemplaires à travers le monde. Réel appel à la charité, mais aussi titre envoutant, Simpletons est salué par la critique musicale.

<center>[url=https://www.youtube.com/watch?v=0Zi4Ec2Fr2E]Écoutez Simpletons et regardez le clip tourné à Taraua[/url]</center>

Musiques notables : [url=https://www.youtube.com/watch?v=pOAM6U1YsAA]Claudine[/url] (1991), [url=https://www.youtube.com/watch?v=xC4SX4c50Ig]North by North[/url] (2000), [url=https://www.youtube.com/watch?v=fowSuIP3Y-I]Free all the monsters[/url] (2016), [url=https://www.youtube.com/watch?v=GMITHCMqayc]Spacejunk[/url] (2023)
Orès

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Les Adélaïdiens ne fréquentent que rarement les lycées. Quand ils se mettent à la culture, c'est spontanément qu'ils se rendent dans certains parcs où des comédiens jouent des pièces de théâtre en plein air, qu'ils vont dans des cafés, viviers de la musique adélaïdienne. Mais s'il y a un musée que la plupart des Adélaïdiens ont visité, comme un rituel de l'enfance ou de l'adolescence, amené par les parents ou par les écoles, c'est le Te Matauranga National Museum. "Te matauranga" en moriori signifie "la connaissance des ancêtres". Le musée national se veut ainsi être un centre de l'histoire adélaïdienne, des Moriori jusqu'aux temps modernes et contemporains, mais explore aussi les champs scientifiques et biologiques endogènes. La construction de Te Matauranga débuta en 1990, l'année précédant les réformes libérales de l'archipel. La chute de l'argent public disponible retardera considérablement l'achèvement de la construction : le musée ne put être inauguré qu'en 1997. La structure du musée, fait de béton, d'acier et de verre, n'est pas sans nous rappeler la forme caractéristique des pirogues moriori, les waka. Le musée se dresse sur l'extrémité du cap Loving, où eurent lieu de sévères manifestations durant les années 80 pour la reconnaissance des droits des Moriori et la promotion de leur culture. Symbole d'union, le musée est un important centre de mémoire pour les Adélaïdiens. Le musée abrite des oeuvres tout à fait exceptionnelles : la seconde plus vieille waka découverte sur l'archipel et datant de 309 ans y est entreposée, de nombreux carnets de bord de navigateurs adéliens, une copie d'époque de la Bill of Rights adélaïdienne, une reconstitution de la vie dans les premières colonies adélaïdiennes, des oeuvres d'art moriori vieilles de plusieurs siècles, des collections de centaines de photographies retraçant les remous de l'histoire contemporaine... Le visiteur a l'occasion de parler avec des Moriori dans un marae (lieu de rencontre des communautés indigènes) qui pourront témoigner de leur lutte pour la reconnaissance dans la seconde moitié du 20ème siècle. Te Matauranga est le musée le plus visité des Adélaïdes et se trouve à la capitale, Adelaide, faisant face à la Cour Suprême.

Expositions actuelles et à prévoir : Adelaidians in the WW1 (jusqu'à septembre 2024), Immigration to the Isles (jusqu'à avril 2025).
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