Adélaïdes | Newspapers
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Orès
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<center>Le Tribunal de Ruapehu lègue soixante-dix
nouveaux kilomètres carrés de terres à la tribu Te Waiwa
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396980043-hongi.png[/img]
Wi Patene Arau, chef de la tribu Te Waiwa et le représentant du Gouverneur Général lors de la cessation de juridiction</center>
Par sa décision du 22 octobre 2023, le Tribunal de Rupaehu vient d'ordonner l'abandon par le gouvernement de soixante-dix kilomètres carrés sur l'île de Te Waiwaiā, sous prétexte que le terrain était illégalement possédé par d'autres personnes morales que la tribu native depuis 1839. Situé au milieu du projet d'agrandissement de la Route TW-2 de l'île, ce terrain a provoqué de fortes tensions ces derniers mois au sein du débat politique. Le verdict du tribunal est rendu alors que de profonds doutes planent sur les bonnes intentions des leaders de la tribu Te Waiwa.
En 2022, le gouvernement local lançait un appel d'offres pour le prolongement de la route TW-2 qui devait relier la banlieue nord de Terarua et l'intérieur des terres, au niveau de la bourgade de Swift (2,068 habitants). Cette route devait, en plus de dégager de nouvelles opportunités économiques pour le village en réduisant le temps de trajet entre le centre-ville et cette zone potentiellement résidentielle, désengorger le trafic de la TW-1. Un projet certes local mais d'une grande importante pour les habitants de Tararua Nord.
Un mois après la signature du contrat entre le gouvernement local et Willy Hoover Roadways (entrepreneur local constructeur de chaussées), le chef de la tribu Te Waiwa, Wi Patene Arau, dépose une demande d'examen d'une zone s'étendant sur quatre-vingt mètres carrés. La route passe pendant 800 mètres sur les terres convoités par la tribu. Le tribunal de Ruapehu est tout d'abord sceptique, jusqu'à la première audience confrontant le procureur de l'île et le chef Patene Arau. Ce dernier présente devant le juge un document historique, déjà utilisé dans de nombreuses affaires au sud de l'île : un acte de propriété d'un colon en 1839, William O'Connery. Mis en corrélation avec les dépositions de nombreuses tribus moriori tout au long du XIXème siècle, les preuves semblaient évidentes et les terres ont été réattribuées à la tribu après 184 années de possession illégale du terrain par le gouvernement.
Néanmoins, pour de nombreux observateurs politiques, l'intention de la tribu Te Waiwa, qui réunit aujourd'hui 1200 individus, n'est pas particulièrement blanche. Pour beaucoup, la tribu n'a jamais été intéressée par la possession de telles terres, qui n'offrent aucune opportunité économique et dont les coûts d'entretien, notamment de mises aux normes environnementales, étaient auparavant bien supérieurs au potentiel profit qu'on pouvait y faire. La zone jouxte en effet la Wanau River, propriété du Department of Conservation, et ses alentours sont donc sujets à certaines réglementations locales. La tribu Te Waiwa aurait donc voulu demander la réappropriation de ce terrain uniquement dans l'objectif de faire pression sur le gouvernement local afin qu'il verse soit un droit de passage sur la zone pour la construction de la route, soit qu'il puisse la revendre au gouvernement local au prix fort. Le président du gouvernement local, Manae Horomia, s'est dit "particulièrement outré d'une telle manoeuvre purement financière et bien éloignée des réels intérêts des populations moriori, qui recherchent par la réappropriation des terres volées un but spirituel et collectif et non spéculatif." Le procureur de l'île a déposé un appel au tribunal de Ruapehu, qui a cependant peu de chances d'aboutir. La jurisprudence du tribunal établit dès 2002 que "les décisions de réappropriation des terres se basent sur les arguments historiques et non sur les intérêts actuels des propriétaires fonciers, qu'ils soient gouvernementaux ou privés, à l'exception des cas où les droits imprescriptibles d'une partie, interne ou externe au litige peuvent être potentiellement violés."
nouveaux kilomètres carrés de terres à la tribu Te Waiwa
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396980043-hongi.png[/img]
Wi Patene Arau, chef de la tribu Te Waiwa et le représentant du Gouverneur Général lors de la cessation de juridiction</center>
Par sa décision du 22 octobre 2023, le Tribunal de Rupaehu vient d'ordonner l'abandon par le gouvernement de soixante-dix kilomètres carrés sur l'île de Te Waiwaiā, sous prétexte que le terrain était illégalement possédé par d'autres personnes morales que la tribu native depuis 1839. Situé au milieu du projet d'agrandissement de la Route TW-2 de l'île, ce terrain a provoqué de fortes tensions ces derniers mois au sein du débat politique. Le verdict du tribunal est rendu alors que de profonds doutes planent sur les bonnes intentions des leaders de la tribu Te Waiwa.
En 2022, le gouvernement local lançait un appel d'offres pour le prolongement de la route TW-2 qui devait relier la banlieue nord de Terarua et l'intérieur des terres, au niveau de la bourgade de Swift (2,068 habitants). Cette route devait, en plus de dégager de nouvelles opportunités économiques pour le village en réduisant le temps de trajet entre le centre-ville et cette zone potentiellement résidentielle, désengorger le trafic de la TW-1. Un projet certes local mais d'une grande importante pour les habitants de Tararua Nord.
Un mois après la signature du contrat entre le gouvernement local et Willy Hoover Roadways (entrepreneur local constructeur de chaussées), le chef de la tribu Te Waiwa, Wi Patene Arau, dépose une demande d'examen d'une zone s'étendant sur quatre-vingt mètres carrés. La route passe pendant 800 mètres sur les terres convoités par la tribu. Le tribunal de Ruapehu est tout d'abord sceptique, jusqu'à la première audience confrontant le procureur de l'île et le chef Patene Arau. Ce dernier présente devant le juge un document historique, déjà utilisé dans de nombreuses affaires au sud de l'île : un acte de propriété d'un colon en 1839, William O'Connery. Mis en corrélation avec les dépositions de nombreuses tribus moriori tout au long du XIXème siècle, les preuves semblaient évidentes et les terres ont été réattribuées à la tribu après 184 années de possession illégale du terrain par le gouvernement.
Néanmoins, pour de nombreux observateurs politiques, l'intention de la tribu Te Waiwa, qui réunit aujourd'hui 1200 individus, n'est pas particulièrement blanche. Pour beaucoup, la tribu n'a jamais été intéressée par la possession de telles terres, qui n'offrent aucune opportunité économique et dont les coûts d'entretien, notamment de mises aux normes environnementales, étaient auparavant bien supérieurs au potentiel profit qu'on pouvait y faire. La zone jouxte en effet la Wanau River, propriété du Department of Conservation, et ses alentours sont donc sujets à certaines réglementations locales. La tribu Te Waiwa aurait donc voulu demander la réappropriation de ce terrain uniquement dans l'objectif de faire pression sur le gouvernement local afin qu'il verse soit un droit de passage sur la zone pour la construction de la route, soit qu'il puisse la revendre au gouvernement local au prix fort. Le président du gouvernement local, Manae Horomia, s'est dit "particulièrement outré d'une telle manoeuvre purement financière et bien éloignée des réels intérêts des populations moriori, qui recherchent par la réappropriation des terres volées un but spirituel et collectif et non spéculatif." Le procureur de l'île a déposé un appel au tribunal de Ruapehu, qui a cependant peu de chances d'aboutir. La jurisprudence du tribunal établit dès 2002 que "les décisions de réappropriation des terres se basent sur les arguments historiques et non sur les intérêts actuels des propriétaires fonciers, qu'ils soient gouvernementaux ou privés, à l'exception des cas où les droits imprescriptibles d'une partie, interne ou externe au litige peuvent être potentiellement violés."
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Orès
<center>La politique de tolérance zéro se renforce
à travers l'archipel
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397079274-policea.png[/img]
Contrôle routier à l'entrée de la ville de Port Louis, où les effectifs de police ont été multipliés par trois en dix ans.</center>
Le DHS (Department of Homeland Security) reçoit, depuis onze ans, la palme d'or du ministère dépensant chaque année le plus de ressources financières. La politique de tolérance zéro, débutée par le gouvernement conservateur en 2012, consistait en l'augmentation massive des effectifs de police, de la multiplication des allocations budgétaires aux Ranger's Offices et au Départements d'État et au développement de nouvelles techniques de police, ainsi que l'intensification douanière. En effet, les troubles géopolitiques - débouchant souvent sur des conflits armés - et les successives vagues de colonisation ou d'invasion au sein du Zanyane et du Makara a massivement augmenté l'immigration illégale en direction des Adélaïdes.
L'exemple le plus marquant de cette intensification est l'aire métropolitaine de Port Louis. Ici, les effectifs de police réunissaient en 2009 un total de 4100 Rangers. En 2022, elle en comptait 13800, soit une augmentation de 236%. Le budget du Ranger's Office atteignait en 2022 la somme de 483,000,000$ (soit environ 138$ par habitant dédiés à la sécurité). Au centre-ville de Port Louis, la perception de cette remobilisation des forces de police se fait par la présence visible et effective des Rangers : dans le downtown de 13km², un passant a toujours un officier de police dans son champ de vision, ou au pire dans un rayon de cent-vingt mètres. Le taux de délinquance (vols à l'arrachée et à l'étalage notamment, mais aussi état d'ivresse et agressions en fin de soirée) a chuté de 67%. Le Ranger's Office a investi dans de nouveaux véhicules venus tout droit de Shawiricie et du Thorval : Dodge Charger, TBS 900 notamment. En dix ans, le Ranger's Office a investi vingt-six millions de dollars dans l'achat de trois hélicoptères entièrement équipés (capteurs thermiques, calculateurs de vitesse, zoom optique). Le gouvernement local vient d'attribuer au Ranger's Office une subvention de dix-sept millions de dollars pour l'installation de douze mille caméras de surveillance sur les trois années prochaines.
Les dépenses exceptionnelles en terme de sécurité sont en partie financées par l'impôt local. Cependant, la majorité des fonds proviennent de subventions du DHS.
Pour le Department of Conservation, "l'augmentation des mesures de sécurité est une mesure phare dans l'amélioration de l'offre touristique des Adélaïdes. Actuellement, la plupart des pays démocratiques sont engagés dans des conflits internationaux ou souffrent de forts taux de criminalité. En venant chez nous, le voyageur sait qu'il sera en sécurité pendant la totalité de son voyage." Mais pour certains représentants locaux politiques provenant du Labour Party, "de telles pratiques induisent deux conséquences : l'un est la crainte d'un Big Brother à travers l'augmentation du nombre de caméras CCTV alors que le gouvernement actuel se targue d'être un défenseur des libertés, l'autre une dépense budgétaire mal contrôlée. Les Adélaïdiens auraient mieux à y gagner à investir plus massivement dans les programmes d'aide sociale afin de créer de nouvelles opportunités dans certaines communautés urbaines, notamment dans les îles du Sud, plutôt que de les jeter par la fenêtre de la répression."
Les îles du Sud ont été particulièrement sujettes à l'intensification des efforts policiers. La ville de Tararua, la plus violente du pays, berceau de gangs polynésiens qui aujourd'hui s'étendent aux suburbs de Port Louis, a vu son nombre de stations de police multiplié par deux en cinq ans.
à travers l'archipel
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397079274-policea.png[/img]
Contrôle routier à l'entrée de la ville de Port Louis, où les effectifs de police ont été multipliés par trois en dix ans.</center>
Le DHS (Department of Homeland Security) reçoit, depuis onze ans, la palme d'or du ministère dépensant chaque année le plus de ressources financières. La politique de tolérance zéro, débutée par le gouvernement conservateur en 2012, consistait en l'augmentation massive des effectifs de police, de la multiplication des allocations budgétaires aux Ranger's Offices et au Départements d'État et au développement de nouvelles techniques de police, ainsi que l'intensification douanière. En effet, les troubles géopolitiques - débouchant souvent sur des conflits armés - et les successives vagues de colonisation ou d'invasion au sein du Zanyane et du Makara a massivement augmenté l'immigration illégale en direction des Adélaïdes.
L'exemple le plus marquant de cette intensification est l'aire métropolitaine de Port Louis. Ici, les effectifs de police réunissaient en 2009 un total de 4100 Rangers. En 2022, elle en comptait 13800, soit une augmentation de 236%. Le budget du Ranger's Office atteignait en 2022 la somme de 483,000,000$ (soit environ 138$ par habitant dédiés à la sécurité). Au centre-ville de Port Louis, la perception de cette remobilisation des forces de police se fait par la présence visible et effective des Rangers : dans le downtown de 13km², un passant a toujours un officier de police dans son champ de vision, ou au pire dans un rayon de cent-vingt mètres. Le taux de délinquance (vols à l'arrachée et à l'étalage notamment, mais aussi état d'ivresse et agressions en fin de soirée) a chuté de 67%. Le Ranger's Office a investi dans de nouveaux véhicules venus tout droit de Shawiricie et du Thorval : Dodge Charger, TBS 900 notamment. En dix ans, le Ranger's Office a investi vingt-six millions de dollars dans l'achat de trois hélicoptères entièrement équipés (capteurs thermiques, calculateurs de vitesse, zoom optique). Le gouvernement local vient d'attribuer au Ranger's Office une subvention de dix-sept millions de dollars pour l'installation de douze mille caméras de surveillance sur les trois années prochaines.
Les dépenses exceptionnelles en terme de sécurité sont en partie financées par l'impôt local. Cependant, la majorité des fonds proviennent de subventions du DHS.
Pour le Department of Conservation, "l'augmentation des mesures de sécurité est une mesure phare dans l'amélioration de l'offre touristique des Adélaïdes. Actuellement, la plupart des pays démocratiques sont engagés dans des conflits internationaux ou souffrent de forts taux de criminalité. En venant chez nous, le voyageur sait qu'il sera en sécurité pendant la totalité de son voyage." Mais pour certains représentants locaux politiques provenant du Labour Party, "de telles pratiques induisent deux conséquences : l'un est la crainte d'un Big Brother à travers l'augmentation du nombre de caméras CCTV alors que le gouvernement actuel se targue d'être un défenseur des libertés, l'autre une dépense budgétaire mal contrôlée. Les Adélaïdiens auraient mieux à y gagner à investir plus massivement dans les programmes d'aide sociale afin de créer de nouvelles opportunités dans certaines communautés urbaines, notamment dans les îles du Sud, plutôt que de les jeter par la fenêtre de la répression."
Les îles du Sud ont été particulièrement sujettes à l'intensification des efforts policiers. La ville de Tararua, la plus violente du pays, berceau de gangs polynésiens qui aujourd'hui s'étendent aux suburbs de Port Louis, a vu son nombre de stations de police multiplié par deux en cinq ans.
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<center>Les doctrines "Hanon" et "Waei" sous lesquelles
vivent 172 millions d'êtres humains au Hanguk
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397244581-hangkuk.png[/img]
Les doctrines du Hangkuk sont sources de contradictions ; contradictions qui permettent à des élites peu consciencieuses de garder la main-mise sur les vies de plus de cent-soixante-dix-millions d'individus.</center>
Vous aurez peut-être trouvé, soigneusement rangés au rayon "Philosophie politique" d'une librairie de sciences humaines, les traités des doctrines "Hanon" et "Waei". Elles sont à elles-seules les éléments fondateurs de la philosophie pensée et pratiquée par l'État de la République Populaire du Hanguk. Le Hanguk est un pays un tant soit peu spécial. Pays profondément communiste, disant adopter dans sa Constitution la philosophie marxiste-léniniste, les écrits complémentaires doctrinaux parlent pourtant d'une certaine ouverture sur le monde dans le cadre d'une lutte contre les Empires ; oppresseurs des "peuples". Pourtant, la République Populaire du Hangkuk est largement dépendante de ces Empires. De fait, elle a souscrit à un accord diplomatique concluant à un investissement de 479 milliards de dollars de la part de l'Empire du Raksasa en direction de la République Populaire du Hanguk. Pourtant, nul ne nierait le caractère expansionniste du Raksasa ces dernières décennies, qui après s'être étendu au Sud, s'est étendu au Polao. L'idéologie du Hanguk, en plus d'être basée sur les écrits des quantariens Marx et Engels, se totémise autour de deux doctrines : Hanon et Waei ; la première est celle de la diplomatie, la seconde est celle de l'économie.
Selon la doctrine Hanon, "la pureté exige de lutter contre les Empires". Son auteur voue de longues lignes au cas rostov, vu comme un exemple ignoblement parfait de cruauté humaine et d'impérialisme à l'encontre des peuples, des nationalités et des identités. Plus que les individus, la doctrine Hanon reconnaît les collectivités. À l'auto-détermination des peuples se substitue les Droits de l'Homme. Or, le lecteur consciencieux n'aura qu'à dresser une courte liste des pays reconnaissant les libertés individuelles et ceux qui ne les reconnaissent pas : nul doute que ces premiers ont commis un nombre de meurtres et de guerres bien moins significatifs que les pays qui, continuellement, s'acharnent à supprimer l'individu au profit d'un collectif. La doctrine Hanon glorifie les nations, qui sont pour elle les "formes politiques les plus naturelles".
La doctrine Hanon, bien qu'elle soit contestable, suit une ligne plutôt claire et cohérente : le Hanguk doit lutter contre l'impérialisme et pour les nationalités et l'auto-détermination des peuples (même si l'on imagine facilement que pour des marxistes-léninistes, "auto-détermination" signifie "socialo-détermination").
Le morceau devient plus dur à avaler à propos de la doctrine Waei, réelle escroquerie économique, infondée, et qui guide pourtant la vie de tant de gens ! On passera ici les sempiternels reproches à l'encontre de la "race occidentale" et de "l'économie occidentale", arguments bancals et paralogismes qui feraient même sourire le plus socialiste des Occidentaux. Mais les accusations deviennent diffamantes quand, selon la doctrine Waei, "l'économie occidentale amené l'homme dans les usines aux dépens de sa propre vie pour construire armes de destruction massive atomiques et biologiques". Premièrement, coupons court : l'économie occidentale (libérale) n'existe pas en tant qu'institution mais en tant que phénomène spontané naissant d'individus libres en coopération. L'économie occidentale en soi ne décide de rien : ce sont ses acteurs qui, indépendamment dans l'ignorance totale de l'intérêt générale mais dans la seule poursuite de leurs intérêts individuels, agissent et décident pour eux-mêmes. Si une arme de destruction massive fut créée, la faute appartient aux États - les mêmes que l'idéologie socialiste glorifie. Et cette idée se vérifie dans l'Histoire contemporaine, car la quasi-totalité des utilisations d'armes de destruction massive proviennent de pays socialistes ou communistes, et notamment la Rostovie (USP, Viek Koing, etc). On me répondra que la doctrine Hanon condamne fermement la Rostovie... mais elle préconise elle-même que "la destruction de la Rostovie devra passer par l'infiltration de bombes atomiques afinde raser par infiltration les centres urbains et ainsi terrasser le géant démoniaque". En résumé, les armes de destruction massive sont mauvaises aux mains des pays libéraux et occidentaux ; elles sont viles aux mains des rostovs ; mais saines aux mains des autorités du Hanguk. Et pourquoi ? Aucune réponse n'est donnée, car fondamentalement et même dans son application, l'idéologie du Hugkong est très proche de l'idéologie rostov... anéantissement de l'individu au profit de la collectivité, intérêt général, restriction des libertés au nom de la Nation. En effet, le Hangkuk interdit la liberté d'association, de culte, de grève, d'entreprise, limite la liberté sexuelle, la pornographie, les jeux...
Quant au reste, la doctrine Waei est pleine de raccourcis logiques malhonnêtes. "L'homme est sacrifié pour quelques morceaux de charbon et de fer. L'économie occidentale nous enseigne donc que l'homme vaut moins que du charbon et du fer. Les chrétiens disent que l'homme est poussière. La sagesse occidentale confirme cette vieille connaissance en fixant le prix de la poussière à la vie humaine." Cet argument est même parfois repris au sein de certaines sphères intellectuelles alméranes anti-libérales. Premièrement, l'extraction du charbon et du fer s'est réalisée dans un élan de libre-entreprise ; et si l'exode rurale a eu lieu au XIXème siècle, c'est bien car les individus allant des campagnes aux villes savaient qu'ils allaient profiter d'un meilleur niveau de vie à l'usine ou à la mine. Et en effet, l'évolution des conditions de vie entre XVIIIème siècle et XIXème siècle fut spectaculaire : pour la première fois en Alméra, le continent n'était plus saisi par les famines. Quant à l'argument chrétien, il est naturellement faussé. Si Dieu dit que l'homme est poussière, il y a naturellement confusion entre la valeur de la vie humaine et cette citation biblique. Tout simplement parce que la valeur du travail d'un homme n'est pas fixée par un verset religieux, mais par des lois impersonnelles (offre et demande) qui ont permis, depuis plus de deux siècles, l'augmentation du niveau de vie des Hommes plus que jamais dans l'Histoire... jusqu'à que des pays comme l'Hanguk défendent des idées totalitaires et collectivistes.
En réalité, les maux de l'Hanguk sont les mêmes que ceux du Monde entier. Nous assistons là à une crise de la liberté et de l'individualisme. Les USP, l'une des nations les plus libres du monde, où l'on marchait librement, vivait comme on l'entendait, entreprenait comme on le voulait, fut anéantie sous les armes rostovs. Aujourd'hui triomphent les États opprimant leur population, supprimant l'idée d'individus. Car voici une réalité : dans les pays communistes, la valeur humaine n'est pas celle de la poussière. En fait, elle doit nécessairement être inférieure aux volontés utilitaristes et planistes pour que la politique socialiste soit rentable. La valeur humaine devenue relative, la vérité disparaissant - tout comme la logique et l'honnêteté au sein des écrits de l'Hanguk - il ne reste plus qu'à l'Homme un choix simple : vivre ou subir. Un peu d'espoir subsiste quand même, alors que les élites de l'Hanguk prévoient des réformes menant à plus d'autonomie dans la vie économique.
Brèves : Une récente fuite laisserait entendre que l'État prévoit l'achat de plusieurs centaines de millions de dollars d'équipement militaire, principalement axés sur la "défense légère, la sécurité des civils, la mobilité des populations et des troupes et les technologies de soutien, notamment radar." • À Thames, accident tragique sur la Roadway 47, sept morts dont trois enfants lors d'une collision avec un chauffeur routier ivre. • À Adelaide, rencontre au sommet avec la reine Annabelle II et le Premier Ministre. Demain sont attendus des officiels fiémançais.
vivent 172 millions d'êtres humains au Hanguk
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397244581-hangkuk.png[/img]
Les doctrines du Hangkuk sont sources de contradictions ; contradictions qui permettent à des élites peu consciencieuses de garder la main-mise sur les vies de plus de cent-soixante-dix-millions d'individus.</center>
Vous aurez peut-être trouvé, soigneusement rangés au rayon "Philosophie politique" d'une librairie de sciences humaines, les traités des doctrines "Hanon" et "Waei". Elles sont à elles-seules les éléments fondateurs de la philosophie pensée et pratiquée par l'État de la République Populaire du Hanguk. Le Hanguk est un pays un tant soit peu spécial. Pays profondément communiste, disant adopter dans sa Constitution la philosophie marxiste-léniniste, les écrits complémentaires doctrinaux parlent pourtant d'une certaine ouverture sur le monde dans le cadre d'une lutte contre les Empires ; oppresseurs des "peuples". Pourtant, la République Populaire du Hangkuk est largement dépendante de ces Empires. De fait, elle a souscrit à un accord diplomatique concluant à un investissement de 479 milliards de dollars de la part de l'Empire du Raksasa en direction de la République Populaire du Hanguk. Pourtant, nul ne nierait le caractère expansionniste du Raksasa ces dernières décennies, qui après s'être étendu au Sud, s'est étendu au Polao. L'idéologie du Hanguk, en plus d'être basée sur les écrits des quantariens Marx et Engels, se totémise autour de deux doctrines : Hanon et Waei ; la première est celle de la diplomatie, la seconde est celle de l'économie.
Selon la doctrine Hanon, "la pureté exige de lutter contre les Empires". Son auteur voue de longues lignes au cas rostov, vu comme un exemple ignoblement parfait de cruauté humaine et d'impérialisme à l'encontre des peuples, des nationalités et des identités. Plus que les individus, la doctrine Hanon reconnaît les collectivités. À l'auto-détermination des peuples se substitue les Droits de l'Homme. Or, le lecteur consciencieux n'aura qu'à dresser une courte liste des pays reconnaissant les libertés individuelles et ceux qui ne les reconnaissent pas : nul doute que ces premiers ont commis un nombre de meurtres et de guerres bien moins significatifs que les pays qui, continuellement, s'acharnent à supprimer l'individu au profit d'un collectif. La doctrine Hanon glorifie les nations, qui sont pour elle les "formes politiques les plus naturelles".
La doctrine Hanon, bien qu'elle soit contestable, suit une ligne plutôt claire et cohérente : le Hanguk doit lutter contre l'impérialisme et pour les nationalités et l'auto-détermination des peuples (même si l'on imagine facilement que pour des marxistes-léninistes, "auto-détermination" signifie "socialo-détermination").
Le morceau devient plus dur à avaler à propos de la doctrine Waei, réelle escroquerie économique, infondée, et qui guide pourtant la vie de tant de gens ! On passera ici les sempiternels reproches à l'encontre de la "race occidentale" et de "l'économie occidentale", arguments bancals et paralogismes qui feraient même sourire le plus socialiste des Occidentaux. Mais les accusations deviennent diffamantes quand, selon la doctrine Waei, "l'économie occidentale amené l'homme dans les usines aux dépens de sa propre vie pour construire armes de destruction massive atomiques et biologiques". Premièrement, coupons court : l'économie occidentale (libérale) n'existe pas en tant qu'institution mais en tant que phénomène spontané naissant d'individus libres en coopération. L'économie occidentale en soi ne décide de rien : ce sont ses acteurs qui, indépendamment dans l'ignorance totale de l'intérêt générale mais dans la seule poursuite de leurs intérêts individuels, agissent et décident pour eux-mêmes. Si une arme de destruction massive fut créée, la faute appartient aux États - les mêmes que l'idéologie socialiste glorifie. Et cette idée se vérifie dans l'Histoire contemporaine, car la quasi-totalité des utilisations d'armes de destruction massive proviennent de pays socialistes ou communistes, et notamment la Rostovie (USP, Viek Koing, etc). On me répondra que la doctrine Hanon condamne fermement la Rostovie... mais elle préconise elle-même que "la destruction de la Rostovie devra passer par l'infiltration de bombes atomiques afinde raser par infiltration les centres urbains et ainsi terrasser le géant démoniaque". En résumé, les armes de destruction massive sont mauvaises aux mains des pays libéraux et occidentaux ; elles sont viles aux mains des rostovs ; mais saines aux mains des autorités du Hanguk. Et pourquoi ? Aucune réponse n'est donnée, car fondamentalement et même dans son application, l'idéologie du Hugkong est très proche de l'idéologie rostov... anéantissement de l'individu au profit de la collectivité, intérêt général, restriction des libertés au nom de la Nation. En effet, le Hangkuk interdit la liberté d'association, de culte, de grève, d'entreprise, limite la liberté sexuelle, la pornographie, les jeux...
Quant au reste, la doctrine Waei est pleine de raccourcis logiques malhonnêtes. "L'homme est sacrifié pour quelques morceaux de charbon et de fer. L'économie occidentale nous enseigne donc que l'homme vaut moins que du charbon et du fer. Les chrétiens disent que l'homme est poussière. La sagesse occidentale confirme cette vieille connaissance en fixant le prix de la poussière à la vie humaine." Cet argument est même parfois repris au sein de certaines sphères intellectuelles alméranes anti-libérales. Premièrement, l'extraction du charbon et du fer s'est réalisée dans un élan de libre-entreprise ; et si l'exode rurale a eu lieu au XIXème siècle, c'est bien car les individus allant des campagnes aux villes savaient qu'ils allaient profiter d'un meilleur niveau de vie à l'usine ou à la mine. Et en effet, l'évolution des conditions de vie entre XVIIIème siècle et XIXème siècle fut spectaculaire : pour la première fois en Alméra, le continent n'était plus saisi par les famines. Quant à l'argument chrétien, il est naturellement faussé. Si Dieu dit que l'homme est poussière, il y a naturellement confusion entre la valeur de la vie humaine et cette citation biblique. Tout simplement parce que la valeur du travail d'un homme n'est pas fixée par un verset religieux, mais par des lois impersonnelles (offre et demande) qui ont permis, depuis plus de deux siècles, l'augmentation du niveau de vie des Hommes plus que jamais dans l'Histoire... jusqu'à que des pays comme l'Hanguk défendent des idées totalitaires et collectivistes.
En réalité, les maux de l'Hanguk sont les mêmes que ceux du Monde entier. Nous assistons là à une crise de la liberté et de l'individualisme. Les USP, l'une des nations les plus libres du monde, où l'on marchait librement, vivait comme on l'entendait, entreprenait comme on le voulait, fut anéantie sous les armes rostovs. Aujourd'hui triomphent les États opprimant leur population, supprimant l'idée d'individus. Car voici une réalité : dans les pays communistes, la valeur humaine n'est pas celle de la poussière. En fait, elle doit nécessairement être inférieure aux volontés utilitaristes et planistes pour que la politique socialiste soit rentable. La valeur humaine devenue relative, la vérité disparaissant - tout comme la logique et l'honnêteté au sein des écrits de l'Hanguk - il ne reste plus qu'à l'Homme un choix simple : vivre ou subir. Un peu d'espoir subsiste quand même, alors que les élites de l'Hanguk prévoient des réformes menant à plus d'autonomie dans la vie économique.
Brèves : Une récente fuite laisserait entendre que l'État prévoit l'achat de plusieurs centaines de millions de dollars d'équipement militaire, principalement axés sur la "défense légère, la sécurité des civils, la mobilité des populations et des troupes et les technologies de soutien, notamment radar." • À Thames, accident tragique sur la Roadway 47, sept morts dont trois enfants lors d'une collision avec un chauffeur routier ivre. • À Adelaide, rencontre au sommet avec la reine Annabelle II et le Premier Ministre. Demain sont attendus des officiels fiémançais.
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Orès
<center>"Pourquoi j'ai quitté les Adélaïdes ?"
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397295141-ocean.png[/img]
Richard Hustleberry est neurologue. Il raconte dans son blog réputé, "Leave everything behind" son aventure des Adélaïdes au Kaldia. </center>
Je suis né sur l'île Foster dans une bourgade de huit cent habitants. Il est peu dire que je n'allais devoir compter que sur moi pour réussir dans la vie. J'ai quitté l'île Foster à l'âge de seize ans pour rejoindre un lycée d'excellence à Adelaide. C'est sûrement dans cette ville que j'ai vécu les plus belles années de ma vie. Elle réunit toutes les composantes de la culture adélaïdienne. Un véritable havre de paix au milieu des mers, que nombre de nations pourrait aujourd'hui nous envier. J'ai rejoint l'université d'Epsom à dix-huit ans afin de débuter un cursus en médecine dans la plus grande université polynésienne. La qualité de l'enseignement y fut exemplaire, notamment grâce à certains professeurs venus tout droit d'Adélie ou du Numancia et qui ont largement contribué au rayonnement et à l'ouverture sur le monde de cette belle université qu'est Epsom.
J'ai quitté l'université en 2007 avec un diplôme de chirurgien-neurologue en poche. À l'époque, il n'y avait que dix-huit neurologues aux Adélaïdes. Je sais qu'aujourd'hui, ce nombre a considérablement augmenté et que la quasi-totalité des hôpitaux de province disposent, sinon d'un département de neurologie, d'au moins un consultant. J'ai pratiqué plus de deux mille interventions chirurgicales aux Adélaïdes et en Polynésie en partenariat avec mon hôpital d'ancrage, le Sacred Heart Hospital de Port Louis.
Je n'ai jamais eu à me plaindre de mon niveau de vie. Globalement, je pense qu'à part dans certaines îles du Sud, peu d'Adélaïdiens devraient se plaindre de leur niveau de vie. À la vue du monde, des conflictualités qui parcourent les continents et de la pauvreté globale, les Adélaïdiens sont meveilleusement bien lotis, autant en termes de libertés que de revenus, même si tout est cher, notamment les automobiles et l'immobilier. Au Sacred Heart Hospital, pendant ma carrière de seize ans aux côtés du directeur de l'hôpital Samuel Wellington, je gagnais trois cent mille dollars par an, soit environ vingt-cinq-mille dollars par mois. J'avais une merveilleuse maison dans les beaux quartiers de Port Louis. Et pourtant, je suis parti. Car je m'ennuyais.
Cet ennui ne vient pas de nulle part. Les Adélaïdes sont un archipel relativement isolé. Bien qu'il soit proche du Makara et de son pôle d'activité - le Raksasa - l'insularité marquée du pays y limite fortement les opportunités et les challenges. Durant toute ma carrière, je n'ai été confronté qu'à moins d'une centaine de cas médicaux excitants et sortant de l'ordinaire. Pour m'enrichir sur le plan médical, j'ai du me rendre en Alméra ou au Raksasa. Définitivement, les Adélaïdes ne sont pas un pays stimulant pour les cerveaux de tous les domaines, sauf peut-être en finances et en commerce international.
Aujourd'hui installé au Kaldia, je vois à quel point la vie est lente aux Îles. Autre part que dans la Golden Bay, le haut-débit est totalement inaccessible. La plupart des routes (toujours en-dehors de la métropole de Port Louis) sont totalement vétustes, marquées par les pluies, les vents et l'érosion. Les avions sont rares, et les concerts, festivals internationaux ne passent que rarement par Port Louis. Beaucoup de produits révolutionnaires n'arrivent que plusieurs mois plus tard aux Adélaïdes. Pour acheter une voiture de luxe, j'ai du attendre cinq mois avant sa livraison à un prix phénoménal. L'achat d'un livre sur Internet implique forcément un transit de la commande par le Raksasa ou le Shmorod. J'ai longtemps eu l'impression que les Adélaïdiens ne se rendent pas compte de leur isolement et tendent trop souvent à penser qu'ils sont le centre du monde. Alors que coincés au milieu d'un océan, ils ne sont qu'une goutte d'eau dans la mer. Personne ne connaît les Adélaïdes à l'étranger, sauf peut-être à travers les images merveilleuses que retransmet à juste titre le département du tourisme. On ne montre pas à quel point certaines îles du Sud sont gangrenées par la délinquance, les gangs et l'alcoolisme moriori. On ne parle que depuis dix ans du crime organisé dans ces zones, mais vingt ans plus tôt, alors que je fus interne pendant six mois au département de chirurgie de l'hôpital de Te Taraua, je voyais chaque jour des victimes de tirs. On ne parle pas non plus de l'assistanat crasse de la ville de Te Taraua et des îles voisines, qui reçoivent chaque mois des millions de dollars du gouvernement. Le développement économique s'y fait au ralenti. Alors que de nombreux foyers à Port Louis ont deux voitures, un tiers des foyers de Te Taraua n'en ont aucune. Aujourd'hui, le seul moyen pour les jeunes moriori de prétendre à une vie meilleure est de partir pour les îles du Nord. Il ne manque plus que quelques décennies avant que la Golden Bay, de Thames à Port Louis, ne soit l'unique zone peuplée des Adélaïdes. Car en dehors de cette concentration d'activités - je l'admets, Port Louis est une merveilleuse ville pleine d'opportunités -, les Adélaïdes sont d'un ennui mortel et d'une lenteur crasse.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397295141-ocean.png[/img]
Richard Hustleberry est neurologue. Il raconte dans son blog réputé, "Leave everything behind" son aventure des Adélaïdes au Kaldia. </center>
Je suis né sur l'île Foster dans une bourgade de huit cent habitants. Il est peu dire que je n'allais devoir compter que sur moi pour réussir dans la vie. J'ai quitté l'île Foster à l'âge de seize ans pour rejoindre un lycée d'excellence à Adelaide. C'est sûrement dans cette ville que j'ai vécu les plus belles années de ma vie. Elle réunit toutes les composantes de la culture adélaïdienne. Un véritable havre de paix au milieu des mers, que nombre de nations pourrait aujourd'hui nous envier. J'ai rejoint l'université d'Epsom à dix-huit ans afin de débuter un cursus en médecine dans la plus grande université polynésienne. La qualité de l'enseignement y fut exemplaire, notamment grâce à certains professeurs venus tout droit d'Adélie ou du Numancia et qui ont largement contribué au rayonnement et à l'ouverture sur le monde de cette belle université qu'est Epsom.
J'ai quitté l'université en 2007 avec un diplôme de chirurgien-neurologue en poche. À l'époque, il n'y avait que dix-huit neurologues aux Adélaïdes. Je sais qu'aujourd'hui, ce nombre a considérablement augmenté et que la quasi-totalité des hôpitaux de province disposent, sinon d'un département de neurologie, d'au moins un consultant. J'ai pratiqué plus de deux mille interventions chirurgicales aux Adélaïdes et en Polynésie en partenariat avec mon hôpital d'ancrage, le Sacred Heart Hospital de Port Louis.
Je n'ai jamais eu à me plaindre de mon niveau de vie. Globalement, je pense qu'à part dans certaines îles du Sud, peu d'Adélaïdiens devraient se plaindre de leur niveau de vie. À la vue du monde, des conflictualités qui parcourent les continents et de la pauvreté globale, les Adélaïdiens sont meveilleusement bien lotis, autant en termes de libertés que de revenus, même si tout est cher, notamment les automobiles et l'immobilier. Au Sacred Heart Hospital, pendant ma carrière de seize ans aux côtés du directeur de l'hôpital Samuel Wellington, je gagnais trois cent mille dollars par an, soit environ vingt-cinq-mille dollars par mois. J'avais une merveilleuse maison dans les beaux quartiers de Port Louis. Et pourtant, je suis parti. Car je m'ennuyais.
Cet ennui ne vient pas de nulle part. Les Adélaïdes sont un archipel relativement isolé. Bien qu'il soit proche du Makara et de son pôle d'activité - le Raksasa - l'insularité marquée du pays y limite fortement les opportunités et les challenges. Durant toute ma carrière, je n'ai été confronté qu'à moins d'une centaine de cas médicaux excitants et sortant de l'ordinaire. Pour m'enrichir sur le plan médical, j'ai du me rendre en Alméra ou au Raksasa. Définitivement, les Adélaïdes ne sont pas un pays stimulant pour les cerveaux de tous les domaines, sauf peut-être en finances et en commerce international.
Aujourd'hui installé au Kaldia, je vois à quel point la vie est lente aux Îles. Autre part que dans la Golden Bay, le haut-débit est totalement inaccessible. La plupart des routes (toujours en-dehors de la métropole de Port Louis) sont totalement vétustes, marquées par les pluies, les vents et l'érosion. Les avions sont rares, et les concerts, festivals internationaux ne passent que rarement par Port Louis. Beaucoup de produits révolutionnaires n'arrivent que plusieurs mois plus tard aux Adélaïdes. Pour acheter une voiture de luxe, j'ai du attendre cinq mois avant sa livraison à un prix phénoménal. L'achat d'un livre sur Internet implique forcément un transit de la commande par le Raksasa ou le Shmorod. J'ai longtemps eu l'impression que les Adélaïdiens ne se rendent pas compte de leur isolement et tendent trop souvent à penser qu'ils sont le centre du monde. Alors que coincés au milieu d'un océan, ils ne sont qu'une goutte d'eau dans la mer. Personne ne connaît les Adélaïdes à l'étranger, sauf peut-être à travers les images merveilleuses que retransmet à juste titre le département du tourisme. On ne montre pas à quel point certaines îles du Sud sont gangrenées par la délinquance, les gangs et l'alcoolisme moriori. On ne parle que depuis dix ans du crime organisé dans ces zones, mais vingt ans plus tôt, alors que je fus interne pendant six mois au département de chirurgie de l'hôpital de Te Taraua, je voyais chaque jour des victimes de tirs. On ne parle pas non plus de l'assistanat crasse de la ville de Te Taraua et des îles voisines, qui reçoivent chaque mois des millions de dollars du gouvernement. Le développement économique s'y fait au ralenti. Alors que de nombreux foyers à Port Louis ont deux voitures, un tiers des foyers de Te Taraua n'en ont aucune. Aujourd'hui, le seul moyen pour les jeunes moriori de prétendre à une vie meilleure est de partir pour les îles du Nord. Il ne manque plus que quelques décennies avant que la Golden Bay, de Thames à Port Louis, ne soit l'unique zone peuplée des Adélaïdes. Car en dehors de cette concentration d'activités - je l'admets, Port Louis est une merveilleuse ville pleine d'opportunités -, les Adélaïdes sont d'un ennui mortel et d'une lenteur crasse.
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Orès
<center>Focus sur l'université d'Epsom, grand espoir de
l'éducation supérieure adélaïdienne
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397377426-victoria.png[/img]
Bâtiment historique de l'Université d'Epsom. Crédits photo SP.</center>
Le champ universitaire adélaïdien est à l'image même de l'archipel. Toutes les universités prestigieuses ou du moins dignes d'intérêt se trouvent sur la Golden Bay, tandis que le Sud est fortement pénalisé. L'université d'Epsom, centre économique et culturel de la ville d'Epsom (320,000hab.) est le fleuron de l'enseignement supérieur et de la recherche. Plus vieille université du pays, elle fut fondée en 1871 par Sir Arthur Roodley et Sir Conan Hartburry, deux notables de l'époque. Son motto exprime encore l'état d'esprit de l'équipe enseignante et des étudiants de l'université : Wisdom is more to be desired than gold. L'université réunit aujourd'hui 42,000 étudiants dans un vaste champ d'apprentissage : du phD de droit fiscal au bachelor en art, du diplôme de chirurgien-neurologue au master en commerce. L'université "profite" de l'anéantissement pelabssien : la masse extraordinaire d'étudiants qui se dirigeaient vers la première puissance mondiale pour étudier privilégient maintenant d'autres pays anglo-saxons, dont les Adélaïdes.
Un succès qui éclipse les autres universités adélaïdiennes. Ici, 'Epsom' rime avec prestige, honneur et excellence. La simple évocation de ce mot dans les tea parlours de l'archipel engrangent une réaction de stupeur, car un fils partant étudier au sein de cette université est source d'orgueil pour sa mère. Pourtant, il existe beaucoup d'autres universités adélaïdiennes. Elles offrent des diplômes réputés dans certains domaines mais leur offre est moins exhaustive, leur rayonnement international moindre et surtout leurs partenariats avec des entreprises adélaïdiennes ou étrangères bien trop faibles. En 2020, Adelaide Petroleum signe avec l'université d'Epsom un contrat de stage annuel avec des étudiants en géologie, ingénierie et autres départements scientifiques. La firme pétrolière recrute chaque année 12% des sortants de l'université d'Epsom dans sa branche technologique. La Bank of Polynesia, elle, envoie régulièrement des intervenants et maîtres de conférence à Epsom... ainsi que de nombreux chasseurs de tête dans les départements de commerce et de finance. Ce type de partenariats n'existe que peu à l'université d'Adélaïde ou à la Royal University of Thames.
Un réseau de grande envergure ouvrant de nombreux débouchés en fin de diplôme. L'université d'Epsom compte 260,000 diplômés à travers le monde, dont une grande partie travaillent dans les hautes-sphères de la finance, de la politique ou de la technologie adélaïdiennes. Le diplôme marqué du sceau d'Epsom se revêt ainsi du rôle de pass pour de nombreux privilèges et réseaux. Chaque année à Epsom se tient la Epsom reception qui réunit des milliers de diplômés. On ne retrouve pas, à l'échelle de tout l'archipel, une si grande concentration de notables et de dollars.
Des frais d'entrée exorbitants compensés par la présence d'un grand nombre de bourses. Parce que comme toutes les universités adélaïdiennes, Epsom est privée, les frais d'entrée sont souvent très élevés. En 2022, l'inscription pour une année en droit niveau undergraduate coûtait 21,000$ en moyenne. Néanmoins, un grand nombre d'anciens diplômés devenus richissimes ou d'autres samaritains délivrent plusieurs bourses chaque année. Les bourses sont basées sur plusieurs critères, dépendant de la volonté du donateur. La plupart sont ainsi liées au mérite du candidat, c'est-à-dire à sa progression entre ses premières années d'enseignement primaire ou secondaire et son niveau aujourd'hui. D'autres sont uniquement liées à l'excellence de l'élève, d'autres sont communautaires (financées par des tribus moriori par exemple).
Une université fortement liée à son passé et à sa tradition. À Epsom, les étudiants sont tenus de respecter le Students Code, édicté en... 1881. Parmi les règles, l'obligation de venir étudier soit en [url=http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/17/Dphil_gown.jpg]robe académique[/url], soit en costume. Quant au motto, wisdom is more to be desired than gold, il a longtemps mené à des choix forts dispendieux en dépit des contraintes financières. L'université fut ainsi en grande difficulté entre 2009 et 2020 à cause d'un endettement partiellement renfloué par Adelaide Petroleum, aujourd'hui plus grand bienfaiteur de l'université. Quant aux examens d'entrée à l'université, ils comptent régulièrement une partie sur les connaissances de l'étudiant sur l'histoire de l'université d'Epsom.
Un effort d'ouverture à l'international depuis plusieurs années. L'université a ainsi créée en 2019 treize bourses pour des étudiants d'excellence étrangers, notamment raksasans ou jeekimois. De nombreux donateurs ont eux aussi financé une cinquantaine de bourses. "L'université tient à rayonner à l'étranger, notamment en créant de nombreux partenariats et en intensifiant nos efforts promotionnels et publicitaires en Almera et au Raksasa." On comptait en 2023 13% d'étudiants étrangers parmi les bancs d'Epsom, un chiffre en constante progression depuis trois ans.
l'éducation supérieure adélaïdienne
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397377426-victoria.png[/img]
Bâtiment historique de l'Université d'Epsom. Crédits photo SP.</center>
Le champ universitaire adélaïdien est à l'image même de l'archipel. Toutes les universités prestigieuses ou du moins dignes d'intérêt se trouvent sur la Golden Bay, tandis que le Sud est fortement pénalisé. L'université d'Epsom, centre économique et culturel de la ville d'Epsom (320,000hab.) est le fleuron de l'enseignement supérieur et de la recherche. Plus vieille université du pays, elle fut fondée en 1871 par Sir Arthur Roodley et Sir Conan Hartburry, deux notables de l'époque. Son motto exprime encore l'état d'esprit de l'équipe enseignante et des étudiants de l'université : Wisdom is more to be desired than gold. L'université réunit aujourd'hui 42,000 étudiants dans un vaste champ d'apprentissage : du phD de droit fiscal au bachelor en art, du diplôme de chirurgien-neurologue au master en commerce. L'université "profite" de l'anéantissement pelabssien : la masse extraordinaire d'étudiants qui se dirigeaient vers la première puissance mondiale pour étudier privilégient maintenant d'autres pays anglo-saxons, dont les Adélaïdes.
Un succès qui éclipse les autres universités adélaïdiennes. Ici, 'Epsom' rime avec prestige, honneur et excellence. La simple évocation de ce mot dans les tea parlours de l'archipel engrangent une réaction de stupeur, car un fils partant étudier au sein de cette université est source d'orgueil pour sa mère. Pourtant, il existe beaucoup d'autres universités adélaïdiennes. Elles offrent des diplômes réputés dans certains domaines mais leur offre est moins exhaustive, leur rayonnement international moindre et surtout leurs partenariats avec des entreprises adélaïdiennes ou étrangères bien trop faibles. En 2020, Adelaide Petroleum signe avec l'université d'Epsom un contrat de stage annuel avec des étudiants en géologie, ingénierie et autres départements scientifiques. La firme pétrolière recrute chaque année 12% des sortants de l'université d'Epsom dans sa branche technologique. La Bank of Polynesia, elle, envoie régulièrement des intervenants et maîtres de conférence à Epsom... ainsi que de nombreux chasseurs de tête dans les départements de commerce et de finance. Ce type de partenariats n'existe que peu à l'université d'Adélaïde ou à la Royal University of Thames.
Un réseau de grande envergure ouvrant de nombreux débouchés en fin de diplôme. L'université d'Epsom compte 260,000 diplômés à travers le monde, dont une grande partie travaillent dans les hautes-sphères de la finance, de la politique ou de la technologie adélaïdiennes. Le diplôme marqué du sceau d'Epsom se revêt ainsi du rôle de pass pour de nombreux privilèges et réseaux. Chaque année à Epsom se tient la Epsom reception qui réunit des milliers de diplômés. On ne retrouve pas, à l'échelle de tout l'archipel, une si grande concentration de notables et de dollars.
Des frais d'entrée exorbitants compensés par la présence d'un grand nombre de bourses. Parce que comme toutes les universités adélaïdiennes, Epsom est privée, les frais d'entrée sont souvent très élevés. En 2022, l'inscription pour une année en droit niveau undergraduate coûtait 21,000$ en moyenne. Néanmoins, un grand nombre d'anciens diplômés devenus richissimes ou d'autres samaritains délivrent plusieurs bourses chaque année. Les bourses sont basées sur plusieurs critères, dépendant de la volonté du donateur. La plupart sont ainsi liées au mérite du candidat, c'est-à-dire à sa progression entre ses premières années d'enseignement primaire ou secondaire et son niveau aujourd'hui. D'autres sont uniquement liées à l'excellence de l'élève, d'autres sont communautaires (financées par des tribus moriori par exemple).
Une université fortement liée à son passé et à sa tradition. À Epsom, les étudiants sont tenus de respecter le Students Code, édicté en... 1881. Parmi les règles, l'obligation de venir étudier soit en [url=http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/17/Dphil_gown.jpg]robe académique[/url], soit en costume. Quant au motto, wisdom is more to be desired than gold, il a longtemps mené à des choix forts dispendieux en dépit des contraintes financières. L'université fut ainsi en grande difficulté entre 2009 et 2020 à cause d'un endettement partiellement renfloué par Adelaide Petroleum, aujourd'hui plus grand bienfaiteur de l'université. Quant aux examens d'entrée à l'université, ils comptent régulièrement une partie sur les connaissances de l'étudiant sur l'histoire de l'université d'Epsom.
Un effort d'ouverture à l'international depuis plusieurs années. L'université a ainsi créée en 2019 treize bourses pour des étudiants d'excellence étrangers, notamment raksasans ou jeekimois. De nombreux donateurs ont eux aussi financé une cinquantaine de bourses. "L'université tient à rayonner à l'étranger, notamment en créant de nombreux partenariats et en intensifiant nos efforts promotionnels et publicitaires en Almera et au Raksasa." On comptait en 2023 13% d'étudiants étrangers parmi les bancs d'Epsom, un chiffre en constante progression depuis trois ans.
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Orès
<center>Les grandes puissances de demain
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397423159-crown.png[/img]
L'anéantissement du Pelabssa a définitivement changé la donne de la géopolitique.</center>
Avant 2022, les États-Unis de Pelabssa était une puissance en perdition. Mais soutenus par de grandes puissances comme le Quantar ou le Raksasa et par de plus petites comme le Liethuviska ou le Wapong, la force des démocraties pouvait rivaliser avec celle de l'ogre rostov. Le 31 janvier 2022 a définitivement changé le monde : la Rostovie a annihilé le leader des démocraties et du libéralisme et a signé elle-même son arrêt de mort en se faisant. Deux ans plus tard, le monde se dessine sous un horizon mêlant multipolarités et conflictualités.
Le Raksasa ne deviendra pas l'héritier du Pelabssa. Premièrement, parce que le Raksasa ne fait que la moitié du poids économique que faisait le Pelabssa avant 2022 en terme de PIB. Les États-Unis, évoluant dans un monde largement anglophone, étaient devenus des leaders naturels de l'économie de marché. Le consumérisme pelabssien et la relative solidité du pays (malgré quelques failles macroéconomiques qui ont fait chanceler le pays avant sa destruction) en termes économiques apportaient crédibilité et confiance en l'économie nord-vicaskaranne. Deuxièmement, parce que le Raksasa est déjà trop impliqué à l'échelle locale en terme de conflictualités, ce qui risque d'affecter son rayonnement mondial. En effet, l'Empire, fortement investi dans la guerre du Viek Koing, est frontalier avec l'Eran et proche du Lychaka, qui ensemble créent annuellement autant de richesses que le Raksasa (à deux cent milliards de dollars près). Quand les marchés se rendront compte de l'instabilité régionale, les investisseurs privilégieront indéniablement la Shawiricie, redonnant à la Fédération des couleurs d'antan. Troisièmement, parce que le gouvernement raksasan n'est pas aussi prévisible que le gouvernement pelabssien. On pouvait s'attendre à l'époque pelabssienne à deux réactions : le mutisme, ou l'intervention au nom des valeurs universelles de démocratie et de liberté. Mais le Raksasa, avant d'être un pays libéral, est un pays dont l'impérialisme est critiqué à travers le monde. Mettre le Raksasa à la tête d'une organisation similaire au Traité d'Hellington serait une vaste farce ne servant que les intérêts des castes raksasannes proches du gouvernement.
La Fiémance et le Thorval, futurs partenaires de poids à l'influence mondiale. Le Thorval est sans doute resté, au travers de ces nombres années, le pays le plus stable du monde. Encore aujourd'hui, sa croissance culmine à 5% et son PIB atteint 731 milliards de dollars. Le fort corporatisme thorvalien couplé de protectionnisme réduit certes l'innovation technologique et la flexibilité des acteurs du Royaume mais assurent des fondations séculaires indifférentes aux tremblements du monde. Quant à la Fiémance, elle s'est construite une réelle zone d'influence à travers l'océan barebjalien, du Zanyane au Barebjal en passant par l'ex-Vozhrozdenyia entre le Makara et le Jeekim. En cumulé, les deux pays produisent chaque année 1,000 milliards de dollars de richesse, de quoi largement concurrencer la puissance raksasanne. Le grand avantage de ces deux nations est que personne ne porte d'espoirs particuliers sur elles. À l'inverse du Raksasa, nul n'attend d'elles de jouer le rôle de police du monde ou de défenseur des libertés. Tranquillement et lentement, ces deux pays conduisent ensemble une route sans embûches vers le développement. Le Thorval et la Fiémance, que certains géopoliticiens appellent aujourd'hui la ThoFé n'ont plus qu'à augmenter leur présence dans l'économie mondiale, en ouvrant les frontières aux capitaux et aux marchandises extérieures. Nul doute que les investisseurs du monde entier se jetteront sur ces valeurs sûres que sont ces deux Royaumes. L'avenir de ces deux pays dépendra largement du renforcement de leur alliance. À noter que la production fiémançaise d'armes à feu est en continuelle explosion, soulignant que le Royaume francophone est peut-être plus dynamique que son ami thorvalien en terme de prise en compte de la demande internationale au vu des achats militaires colossaux à travers le monde.
Un monde basculant vers l'Est. La large majorité des échanges commerciaux des futures décennies se feront dans le triangle Alméra/Jeekim/Makara, ce qu'a notamment bien compris le gouvernement adélaïdien cherchant à occuper le rôle de plaque tournante des capitaux et du secteur tertiaire au sein de ces flux. Chaque continent dispose de son pôle économique et politique. L'ancienne et démodée Triade Hellington - Hispalis - Jiyuan laisse place à une triade plus floue mais plus restreinte en termes géographiques : un axe Adursted-Opemont renvoyant à un axe Viivikonna-Stranaberg (Liethuviska/Sébaldie), renvoyant lui-même au fameux axe Jiyuan-Wapong City. Ce triangle vertueux sera celui du 21ème siècle, dont des pays comme l'Hanguk ou le Kaiyuan pourraient tirer profit en ouvrant leurs frontières aux capitaux. Le Zanyane, lui, encore plongé dans un marasme économique et politique sans nom, ne profitera probablement pas de cette nouvelle donne.
La naissance de puissances régionales décisives. Dans ce monde multipolaire, ce seront les puissances régionales qui feront la différence dans les conflits internationaux. On ne peut que s'attendre à ce que le Liethuviska devienne un poids lourd décisionnaire lorsqu'il adviendra de questions relatives au Jeekim ou à ses proches alentours. L'Alméra de l'Ouest, quant à elle, est éclipsée par ce développement oriental. L'extinction du Quantar profite au Schlessien qui semble cependant se désolidariser de plus en plus avec ce basculement vers le monde oriental, et notamment avec le Thorval, partenaire de poids. L'Alméra orientale rate ainsi totalement le train de la troisième décennie, ankylosée par des puissances qui se cherchent, coup-çi impérialistes, coup-çi libérales, coup-çi conservatrices.
Dans cette situation complexe, quel rôle pour les Adélaïdes ? Décidemment, le pays ne sera jamais une puissance notable, ni en termes militaires ni en termes économiques. Néanmoins, l'archipel peut espérer jouer un rôle clef et profiter du développement du Raksasa et, plus globalement, du Makara. L'évènement le plus positif qui puisse arriver aux Îles serait une libéralisation massive du Hanguk et des liens retrouvés avec une Adélie plongée dans le populisme.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397423159-crown.png[/img]
L'anéantissement du Pelabssa a définitivement changé la donne de la géopolitique.</center>
Avant 2022, les États-Unis de Pelabssa était une puissance en perdition. Mais soutenus par de grandes puissances comme le Quantar ou le Raksasa et par de plus petites comme le Liethuviska ou le Wapong, la force des démocraties pouvait rivaliser avec celle de l'ogre rostov. Le 31 janvier 2022 a définitivement changé le monde : la Rostovie a annihilé le leader des démocraties et du libéralisme et a signé elle-même son arrêt de mort en se faisant. Deux ans plus tard, le monde se dessine sous un horizon mêlant multipolarités et conflictualités.
Le Raksasa ne deviendra pas l'héritier du Pelabssa. Premièrement, parce que le Raksasa ne fait que la moitié du poids économique que faisait le Pelabssa avant 2022 en terme de PIB. Les États-Unis, évoluant dans un monde largement anglophone, étaient devenus des leaders naturels de l'économie de marché. Le consumérisme pelabssien et la relative solidité du pays (malgré quelques failles macroéconomiques qui ont fait chanceler le pays avant sa destruction) en termes économiques apportaient crédibilité et confiance en l'économie nord-vicaskaranne. Deuxièmement, parce que le Raksasa est déjà trop impliqué à l'échelle locale en terme de conflictualités, ce qui risque d'affecter son rayonnement mondial. En effet, l'Empire, fortement investi dans la guerre du Viek Koing, est frontalier avec l'Eran et proche du Lychaka, qui ensemble créent annuellement autant de richesses que le Raksasa (à deux cent milliards de dollars près). Quand les marchés se rendront compte de l'instabilité régionale, les investisseurs privilégieront indéniablement la Shawiricie, redonnant à la Fédération des couleurs d'antan. Troisièmement, parce que le gouvernement raksasan n'est pas aussi prévisible que le gouvernement pelabssien. On pouvait s'attendre à l'époque pelabssienne à deux réactions : le mutisme, ou l'intervention au nom des valeurs universelles de démocratie et de liberté. Mais le Raksasa, avant d'être un pays libéral, est un pays dont l'impérialisme est critiqué à travers le monde. Mettre le Raksasa à la tête d'une organisation similaire au Traité d'Hellington serait une vaste farce ne servant que les intérêts des castes raksasannes proches du gouvernement.
La Fiémance et le Thorval, futurs partenaires de poids à l'influence mondiale. Le Thorval est sans doute resté, au travers de ces nombres années, le pays le plus stable du monde. Encore aujourd'hui, sa croissance culmine à 5% et son PIB atteint 731 milliards de dollars. Le fort corporatisme thorvalien couplé de protectionnisme réduit certes l'innovation technologique et la flexibilité des acteurs du Royaume mais assurent des fondations séculaires indifférentes aux tremblements du monde. Quant à la Fiémance, elle s'est construite une réelle zone d'influence à travers l'océan barebjalien, du Zanyane au Barebjal en passant par l'ex-Vozhrozdenyia entre le Makara et le Jeekim. En cumulé, les deux pays produisent chaque année 1,000 milliards de dollars de richesse, de quoi largement concurrencer la puissance raksasanne. Le grand avantage de ces deux nations est que personne ne porte d'espoirs particuliers sur elles. À l'inverse du Raksasa, nul n'attend d'elles de jouer le rôle de police du monde ou de défenseur des libertés. Tranquillement et lentement, ces deux pays conduisent ensemble une route sans embûches vers le développement. Le Thorval et la Fiémance, que certains géopoliticiens appellent aujourd'hui la ThoFé n'ont plus qu'à augmenter leur présence dans l'économie mondiale, en ouvrant les frontières aux capitaux et aux marchandises extérieures. Nul doute que les investisseurs du monde entier se jetteront sur ces valeurs sûres que sont ces deux Royaumes. L'avenir de ces deux pays dépendra largement du renforcement de leur alliance. À noter que la production fiémançaise d'armes à feu est en continuelle explosion, soulignant que le Royaume francophone est peut-être plus dynamique que son ami thorvalien en terme de prise en compte de la demande internationale au vu des achats militaires colossaux à travers le monde.
Un monde basculant vers l'Est. La large majorité des échanges commerciaux des futures décennies se feront dans le triangle Alméra/Jeekim/Makara, ce qu'a notamment bien compris le gouvernement adélaïdien cherchant à occuper le rôle de plaque tournante des capitaux et du secteur tertiaire au sein de ces flux. Chaque continent dispose de son pôle économique et politique. L'ancienne et démodée Triade Hellington - Hispalis - Jiyuan laisse place à une triade plus floue mais plus restreinte en termes géographiques : un axe Adursted-Opemont renvoyant à un axe Viivikonna-Stranaberg (Liethuviska/Sébaldie), renvoyant lui-même au fameux axe Jiyuan-Wapong City. Ce triangle vertueux sera celui du 21ème siècle, dont des pays comme l'Hanguk ou le Kaiyuan pourraient tirer profit en ouvrant leurs frontières aux capitaux. Le Zanyane, lui, encore plongé dans un marasme économique et politique sans nom, ne profitera probablement pas de cette nouvelle donne.
La naissance de puissances régionales décisives. Dans ce monde multipolaire, ce seront les puissances régionales qui feront la différence dans les conflits internationaux. On ne peut que s'attendre à ce que le Liethuviska devienne un poids lourd décisionnaire lorsqu'il adviendra de questions relatives au Jeekim ou à ses proches alentours. L'Alméra de l'Ouest, quant à elle, est éclipsée par ce développement oriental. L'extinction du Quantar profite au Schlessien qui semble cependant se désolidariser de plus en plus avec ce basculement vers le monde oriental, et notamment avec le Thorval, partenaire de poids. L'Alméra orientale rate ainsi totalement le train de la troisième décennie, ankylosée par des puissances qui se cherchent, coup-çi impérialistes, coup-çi libérales, coup-çi conservatrices.
Dans cette situation complexe, quel rôle pour les Adélaïdes ? Décidemment, le pays ne sera jamais une puissance notable, ni en termes militaires ni en termes économiques. Néanmoins, l'archipel peut espérer jouer un rôle clef et profiter du développement du Raksasa et, plus globalement, du Makara. L'évènement le plus positif qui puisse arriver aux Îles serait une libéralisation massive du Hanguk et des liens retrouvés avec une Adélie plongée dans le populisme.
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Orès
<center>Une bombe législative entre les mains du Premier Ministre
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/16/1397508072-bill.png[/img]
Le premier ministre Neville est sur le point de faire monter une proposition de loi au parlement portant sur une modification des subventions versées aux zones dépendantes de la Moriori Association Act.</center>
À l'approche du vote du budget qui se fera mi-décembre, la majorité parlementaire cherche à faire passer un projet de loi qui réduirait considérablement à court et long termes les subventions versées aux îles dépendant de la MAA ou Moriori Association Act. La Moriori Association Finances Advancement for Flexibility Act ou MAFAF serait une opportunité pour réduire un déficit public qui représentait, en 2023, 1,6% du PIB. Sont concernés environ six-cent-cinquante mille moriori et le financement direct d'au moins treize tribus. Le projet, unanimement soutenu par la majorité conservatrice, semble vivement critiqué parmi les partis moriori et travaillistes. Focus sur un texte qui pourrait modifier profondément les méthodes de subventions gouvernementales.
À la base, qu'est-ce qu'est la Moriori Association Act ? La Moriori Association Act est une loi votée en 2006 sous le gouvernement de travailliste de Jane Harper visant à rattraper le retard de certaines zones géographiques majoritairement peuplées de Moriori dans les îles du Sud. La loi avait été soutenue par une grande partie des conservateurs et avait passé l'épreuve du vote sans encombres. La MAA donne au Department of Moriori Affairs le pouvoir de verser des subventions "en fonction des événements d'une région, d'une île, de sa situation sociale, de ses plans à court et long terme et des besoins de financement de ses acteurs sociaux et économiques.". Cette définition relativement large du pouvoir du Department of Moriori Affairs permet en fait de verser des millions de dollars pour calmer les troubles sociaux d'îles où la criminalité et l'alcoolisme ont toujours eu beaucoup de lenteur à régresser. Depuis le premier budget qui incluait la Moriori Association Act dans ses comptes, le Department of Moriori Affairs a versé près de huit milliards de dollars en subvention aux îles du Sud et aux tribus.
Des subventions de plus en plus critiquées. Le souci réside dans le fait que la Moriori Association Act n'est absolument pas auto-financée par les îles du Sud. En réalité, depuis 16 ans, en moyenne 86% des fonds issus de la Moriori Association Act provenaient de zones géographiques autres que les îles du Sud. En d'autres termes, il y a deux catégories de population : celle du Nord qui paye pour celle du Sud. La MAA présentait en 2006 un certain intérêt pour unifier une nation autour des principes de solidarité, d'autant plus que les îles du Sud avaient objectivement besoin de financements, notamment pour le développement d'infrastructures modernes. C'est le rapport Toma, publié en 2020, qui a montré que les politiques du Department of Moriori Affairs consistent en fait d'avantage en une politique d'assistance qu'une politique d'investissement à long terme. En 2023, le budget du Department of Moriori Affairs atteignait 780 millions de dollars, soit 17,7% du budget, alors même que le gouvernement doit faire face à un déficit de 746 millions de dollars (1,6% du PIB)... en d'autres termes, la suppression pure et simple des subventions de la Moriori Association Act permettrait de réduire quasiment intégralement le déficit !
La Moriori Association Finances Advancement for Flexibility Act (MAFAF), nouvelle arme budgétaire du gouvernement. Élaborée par Sir Luis Shin Jo (représentant de l'île de Banks, conservateur), Willy A. Dempsey (représentant de l'île Hastings, conservateur) et l'actuel secrétaire d'État du Department of Moriori Affairs, elle prévoit des économies "équivalentes à 200 millions de dollars dès sa mise en application, et de plusieurs centaines de millions de dollars supplémentaires les années suivantes." La loi MAFAF se baserait sur le rapport Toma et sur de nombreuses études publiées par l'université d'Epsom ou l'université de King's College of Port Louis pour évaluer l'état actuel et réel des régions. Elle mettrait en place une réglementation claire et rationnelle pour l'attribution des subventions, de sorte que les versements ne soient pas uniquement politiques mais aussi plus "raisonnables, parcimonieux et intelligents". De même, la loi mettrait en place un "ratio qui permettrait d'évaluer, dans le temps, la situation économique d'une région et ainsi de calibrer les subventions sur ce ratio, de sorte à ce que les régions nécessitant le plus de subventions aient les meilleures et les subventions les plus nombreuses et que celles en ayant le moins besoin puissent avancer vers plus d'autonomie financière." Cela semble logique, et pourtant l'attribution actuelle des subventions est totalement anarchique. "Dans la pratique, environ quatre îles du Sud n'ont absolument plus besoin de subventions. Les fonds versés par le Department of Moriori Affairs ne permettent que de faire gonfler les placements financiers des tribus qui les reçoivent. Supprimer ces subventions n'impacterai aucunement l'économie locale, mais risquerait de faire des mécontents parmi les Moriori."
Une vague de protestation dans les îles du Sud, un soulagement dans les îles du Nord. Huit mille Moriori ont manifesté hier soir devant l'antenne du Department of Moriori Affairs à Te Taraua pour exiger que la loi MAFAF ne soit pas présentée devant le parlement. "La perspective d'une telle loi, qui ne ferait que désengager le gouvernement central dans son rôle de protection des Moriori au sein des Adélaïdes n'est pas supportable pour une communauté qui souffre quotidiennement de précarité", a déclaré ce matin sur la radio MSI la porte-parole de la Moriori Foundation. Un récent sondage réalisé par Wilhelm Opinion and Analytics pour le compte de The Gazette/The Business Chronicle souligne que 76% des habitants des îles du Nord sont "fortement favorables" à la loi, et que seulement "6%" sont "très défavorables" à la loi. Le premier ministre doit donc choisir son camp : soit il continue de flatter l'électorat moriori en retirant la loi de l'agenda politique, soit il agit dans le sens des habitants des îles du Nord qui représentent de toute façon la plus grosse part du gâteau électoral adélaïdien. En tous cas, le gouvernement n'a pas à craindre d'une motion de censure ou d'un blocage du parlement lors du vote du budget 2024 vu son écrasante majorité parlementaire, mais les prochaines élections se tiendront mi-2024. La loi sera votée dans une semaine.
• Brèves • Le fameux trio Lewis, Laura and Mark a débuté [url=https://www.youtube.com/watch?v=YpAq8FBwWY4]sa tournée[/url] au sein de l'archipel hier soir à Thames, réunissant quatorze-mille spectateurs dans la salle Rockefeller. • L'achat d'armement a été confirmé par le Département de la Défense ce matin et porte sur 360 millions de dollars en 2023. D'autres achats, bien moins conséquents seraient prévus pour l'année prochaine dans un objectif de "modernisation des forces armées pour en faire une unité professionnelle de soutien militaire et civil, l'objectif n'étant pas de former une armée offensive" (Department of Defense). • Des tensions au Polao après l'accueil d'une délégation fiémançaise par le premier ministre Neville aux Adélaïdes : l'armée raksasanne aurait augmenté la présence de sa flotte militaire.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/16/1397508072-bill.png[/img]
Le premier ministre Neville est sur le point de faire monter une proposition de loi au parlement portant sur une modification des subventions versées aux zones dépendantes de la Moriori Association Act.</center>
À l'approche du vote du budget qui se fera mi-décembre, la majorité parlementaire cherche à faire passer un projet de loi qui réduirait considérablement à court et long termes les subventions versées aux îles dépendant de la MAA ou Moriori Association Act. La Moriori Association Finances Advancement for Flexibility Act ou MAFAF serait une opportunité pour réduire un déficit public qui représentait, en 2023, 1,6% du PIB. Sont concernés environ six-cent-cinquante mille moriori et le financement direct d'au moins treize tribus. Le projet, unanimement soutenu par la majorité conservatrice, semble vivement critiqué parmi les partis moriori et travaillistes. Focus sur un texte qui pourrait modifier profondément les méthodes de subventions gouvernementales.
À la base, qu'est-ce qu'est la Moriori Association Act ? La Moriori Association Act est une loi votée en 2006 sous le gouvernement de travailliste de Jane Harper visant à rattraper le retard de certaines zones géographiques majoritairement peuplées de Moriori dans les îles du Sud. La loi avait été soutenue par une grande partie des conservateurs et avait passé l'épreuve du vote sans encombres. La MAA donne au Department of Moriori Affairs le pouvoir de verser des subventions "en fonction des événements d'une région, d'une île, de sa situation sociale, de ses plans à court et long terme et des besoins de financement de ses acteurs sociaux et économiques.". Cette définition relativement large du pouvoir du Department of Moriori Affairs permet en fait de verser des millions de dollars pour calmer les troubles sociaux d'îles où la criminalité et l'alcoolisme ont toujours eu beaucoup de lenteur à régresser. Depuis le premier budget qui incluait la Moriori Association Act dans ses comptes, le Department of Moriori Affairs a versé près de huit milliards de dollars en subvention aux îles du Sud et aux tribus.
Des subventions de plus en plus critiquées. Le souci réside dans le fait que la Moriori Association Act n'est absolument pas auto-financée par les îles du Sud. En réalité, depuis 16 ans, en moyenne 86% des fonds issus de la Moriori Association Act provenaient de zones géographiques autres que les îles du Sud. En d'autres termes, il y a deux catégories de population : celle du Nord qui paye pour celle du Sud. La MAA présentait en 2006 un certain intérêt pour unifier une nation autour des principes de solidarité, d'autant plus que les îles du Sud avaient objectivement besoin de financements, notamment pour le développement d'infrastructures modernes. C'est le rapport Toma, publié en 2020, qui a montré que les politiques du Department of Moriori Affairs consistent en fait d'avantage en une politique d'assistance qu'une politique d'investissement à long terme. En 2023, le budget du Department of Moriori Affairs atteignait 780 millions de dollars, soit 17,7% du budget, alors même que le gouvernement doit faire face à un déficit de 746 millions de dollars (1,6% du PIB)... en d'autres termes, la suppression pure et simple des subventions de la Moriori Association Act permettrait de réduire quasiment intégralement le déficit !
La Moriori Association Finances Advancement for Flexibility Act (MAFAF), nouvelle arme budgétaire du gouvernement. Élaborée par Sir Luis Shin Jo (représentant de l'île de Banks, conservateur), Willy A. Dempsey (représentant de l'île Hastings, conservateur) et l'actuel secrétaire d'État du Department of Moriori Affairs, elle prévoit des économies "équivalentes à 200 millions de dollars dès sa mise en application, et de plusieurs centaines de millions de dollars supplémentaires les années suivantes." La loi MAFAF se baserait sur le rapport Toma et sur de nombreuses études publiées par l'université d'Epsom ou l'université de King's College of Port Louis pour évaluer l'état actuel et réel des régions. Elle mettrait en place une réglementation claire et rationnelle pour l'attribution des subventions, de sorte que les versements ne soient pas uniquement politiques mais aussi plus "raisonnables, parcimonieux et intelligents". De même, la loi mettrait en place un "ratio qui permettrait d'évaluer, dans le temps, la situation économique d'une région et ainsi de calibrer les subventions sur ce ratio, de sorte à ce que les régions nécessitant le plus de subventions aient les meilleures et les subventions les plus nombreuses et que celles en ayant le moins besoin puissent avancer vers plus d'autonomie financière." Cela semble logique, et pourtant l'attribution actuelle des subventions est totalement anarchique. "Dans la pratique, environ quatre îles du Sud n'ont absolument plus besoin de subventions. Les fonds versés par le Department of Moriori Affairs ne permettent que de faire gonfler les placements financiers des tribus qui les reçoivent. Supprimer ces subventions n'impacterai aucunement l'économie locale, mais risquerait de faire des mécontents parmi les Moriori."
Une vague de protestation dans les îles du Sud, un soulagement dans les îles du Nord. Huit mille Moriori ont manifesté hier soir devant l'antenne du Department of Moriori Affairs à Te Taraua pour exiger que la loi MAFAF ne soit pas présentée devant le parlement. "La perspective d'une telle loi, qui ne ferait que désengager le gouvernement central dans son rôle de protection des Moriori au sein des Adélaïdes n'est pas supportable pour une communauté qui souffre quotidiennement de précarité", a déclaré ce matin sur la radio MSI la porte-parole de la Moriori Foundation. Un récent sondage réalisé par Wilhelm Opinion and Analytics pour le compte de The Gazette/The Business Chronicle souligne que 76% des habitants des îles du Nord sont "fortement favorables" à la loi, et que seulement "6%" sont "très défavorables" à la loi. Le premier ministre doit donc choisir son camp : soit il continue de flatter l'électorat moriori en retirant la loi de l'agenda politique, soit il agit dans le sens des habitants des îles du Nord qui représentent de toute façon la plus grosse part du gâteau électoral adélaïdien. En tous cas, le gouvernement n'a pas à craindre d'une motion de censure ou d'un blocage du parlement lors du vote du budget 2024 vu son écrasante majorité parlementaire, mais les prochaines élections se tiendront mi-2024. La loi sera votée dans une semaine.
• Brèves • Le fameux trio Lewis, Laura and Mark a débuté [url=https://www.youtube.com/watch?v=YpAq8FBwWY4]sa tournée[/url] au sein de l'archipel hier soir à Thames, réunissant quatorze-mille spectateurs dans la salle Rockefeller. • L'achat d'armement a été confirmé par le Département de la Défense ce matin et porte sur 360 millions de dollars en 2023. D'autres achats, bien moins conséquents seraient prévus pour l'année prochaine dans un objectif de "modernisation des forces armées pour en faire une unité professionnelle de soutien militaire et civil, l'objectif n'étant pas de former une armée offensive" (Department of Defense). • Des tensions au Polao après l'accueil d'une délégation fiémançaise par le premier ministre Neville aux Adélaïdes : l'armée raksasanne aurait augmenté la présence de sa flotte militaire.
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Orès
<center>Indicateur des libertés dans le monde
Wilhelm Polls and Analytics
[img]http://www.hapshack.com/images/b0r1v.png[/img]
Wilhelm Polls & Analytics vient de dévoiler son étude 2023 des libertés et de la sûreté des personnes et des biens dans le monde.</center>
L'indicateur WPA : quelles conséquences ? La plupart des assurances voyages ne fournissent plus de remboursements au rapatriement pour les "régimes omnirépressifs" voire pour les "régimes autoritaires". Certains secteurs de l'économie publique adélaïdienne sont verrouillés contre les pays "totalitaires". La plupart des compagnies aériennes surchargent les prix des billets pour les régimes autoritaires et au-delà. Mais plus que tout et outre les nombreuses implications économiques de l'indice WPA, il nous permet d'analyser et de constater la régression constante des libertés individuelles, civiles et politiques dans le monde.
Quels facteurs pris en compte ? Sur son site internet, Wilhelm Polls & Analytics assure conserver le même indice depuis douze ans. Par ordre d'importance, l'indice privilégie la liberté d'expression, la liberté d'association, le suffrage universel anonyme pour tous les citoyens, la liberté de manifestation, la liberté d'entreprendre, la liberté de grève, la peine de mort, la torture, la répartition démocratique des pouvoirs, le service militaire obligatoire, le droit des femmes et des enfants, la liberté sexuelle des LGBT, la liberté sexuelle (âges, couples, mariages, hors-mariages). Les Adélaïdes sont en première position à égalité avec le Liethuviska, l'Hylè et la Franconie.
<center>[img]http://www.hapshack.com/images/aJ9p6.png[/img]
[img]http://www.hapshack.com/images/rcO05.png[/img]</center>
Wilhelm Polls and Analytics
[img]http://www.hapshack.com/images/b0r1v.png[/img]
Wilhelm Polls & Analytics vient de dévoiler son étude 2023 des libertés et de la sûreté des personnes et des biens dans le monde.</center>
L'indicateur WPA : quelles conséquences ? La plupart des assurances voyages ne fournissent plus de remboursements au rapatriement pour les "régimes omnirépressifs" voire pour les "régimes autoritaires". Certains secteurs de l'économie publique adélaïdienne sont verrouillés contre les pays "totalitaires". La plupart des compagnies aériennes surchargent les prix des billets pour les régimes autoritaires et au-delà. Mais plus que tout et outre les nombreuses implications économiques de l'indice WPA, il nous permet d'analyser et de constater la régression constante des libertés individuelles, civiles et politiques dans le monde.
Quels facteurs pris en compte ? Sur son site internet, Wilhelm Polls & Analytics assure conserver le même indice depuis douze ans. Par ordre d'importance, l'indice privilégie la liberté d'expression, la liberté d'association, le suffrage universel anonyme pour tous les citoyens, la liberté de manifestation, la liberté d'entreprendre, la liberté de grève, la peine de mort, la torture, la répartition démocratique des pouvoirs, le service militaire obligatoire, le droit des femmes et des enfants, la liberté sexuelle des LGBT, la liberté sexuelle (âges, couples, mariages, hors-mariages). Les Adélaïdes sont en première position à égalité avec le Liethuviska, l'Hylè et la Franconie.
<center>[img]http://www.hapshack.com/images/aJ9p6.png[/img]
[img]http://www.hapshack.com/images/rcO05.png[/img]</center>
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Orès
<center>Nouvelles perspectives budgétaires
et confrontation avec l'establishment moriori
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/16/1397771356-neville.png[/img]
Le premier ministre Ogustus A. Neville semble être déterminé à en finir avec des politiques qu'il a lui même mises en place.</center>
Lors d'une réunion du caucus conservateur en vue de préparer le budget de l'État pour l'année 2024, Ogustus A. Neville aurait déclaré que le gouvernement "s'est profondément égaré dans des politiques inefficaces et dispendieuses vis-à-vis des populations moriori ; des politiques ayant creusé un déficit public non-négligeable depuis huit ans". La [url=http://simpolitique.com/post228795.html#228795]loi MAFAF[/url], qui avait fait beaucoup de remous dans le monde politique il y a une semaine, ne semble pas être la seule sur un agenda législatif chargé. Dans le viseur du Premier Ministre ? Le Department of Moriori Affairs, le Department of Administration et le Department of Conservation qui cumulent à eux trois 1841 millions de dollars des contribuables, soit 41,5% du budget du gouvernement. Ces coupes budgétaires menacent ces départements alors que le déficit public de l'année 2023 culmine à 1,6% du PIB et la dette publique à 68%, niveau historique depuis la crise économique de 1990. Beaucoup reprochent au Premier Ministre au sein de la House of Commons une gestion douteuse des dépenses publiques depuis 2010, son arrivée à la tête du gouvernement.
Des suppressions d'emploi de fonctionnaires. Le Department of Moriori Affairs devra se séparer de 1200 fonctionnaires. Au Department of Administration, ce seront huit cent fonctionnaires qui feront leur carton. La plus grosse suppression d'emplois se fera dans le Department of Conservation avec 1312 employés. Pour le Department of Moriori Affairs, le rapport du Caucus établit que "les nouvelles modalités de la loi MAFA et la baisse prévue des subventions accordées aux Moriori ne justifient plus autant d'employés, notamment au service de comptabilité ou de coopération tribale." Quant au Department of Administration, la majorité parlementaire assure que "cette politique rentre dans le cadre d'une numérisation complète des services administratifs qui rend inutile la présence d'autant de fonctionnaires au sein des services administratifs". Le Department of Conservation, qui s'est vu doté depuis 2013 de nombreuses fonctions de protection environnementale, voit anéanti une énorme partie de son personnel administratif et gestionnaire. "Il paraît nécessaire de fusionner la sphère administrative du Department of Conservation avec le Department of Administration, de reconvertir certains fonctionnaires en Park Rangers pour la sécurité civile et policière, et de compter sur la rentabilité des installations touristiques financées depuis 7 ans dans les parcs nationaux pour auto-financer le département".
Des parlementaires moriori férocement opposés à la nouvelle politique gouvernementale. Pour Tiri Teuepu, représentant du Moriori Party pour le 6ème district moriori, "le gouvernement conservateur abandonne toutes les mesures qu'il avait mises en place pour la protection des communautés moriori, laissant du jour au lendemain des centaines de milliers d'individus laissés pour compte dans les îles du Sud". Pour Jonas Revere (parti conservateur), "l'idée selon laquelle les habitants du nord de l'archipel devraient financer les infrastructures, la protection sociale et de nombreuses autres institutions des îles du Sud ne rentre tout simplement pas dans une logique d'égalité des citoyens". Le Department of Moriori Affairs devrait voir son budget réduit de 206,000,000$ soit 26,2%. Cette baisse de budget implique une sévère réduction des subventions, notamment aux tribus. Selon la Moriori Association, la "baisse des subventions aux tribus impliquerait dès l'année prochaine une baisse des moyens financiers des écoles privées financées par les associations moriori : il en résulterait une baisse de la qualité de l'enseignement et, ou, une baisse du nombre de places disponibles pour les élèves. Les familles moriori seraient ainsi forcées de s'inscrire à des écoles n'enseignant pas la langue moriori, c'est-à-dire des écoles à échelle nationale et à but lucratif".
Peu de protestations du côté du Department of Conservation. Étonnamment, c'est le département subissant la coupe budgétaire la plus sévère qui proteste le moins. La plupart des associations écologiques "saluent le travail du gouvernement, notamment par rapport aux installations touristiques vertes. Si certaines installations permettent de financer les parcs nationaux par les dépenses des touristes étrangers plutôt que par l'impôt, il n'y a aucune raison que le milieu associatif s'offusque." (Arianna Lexington, présidente de Adelaide for Greenness). On salue même le transfert de certains fonctionnaires aux postes de Park Rangers après de nombreux faits divers s'étant déroulés dans les zones reculées et densément végétalisées des parcs. En septembre, un Park Ranger a été violemment agressé par quatre jeunes échangeant un paquet de drogue au sein du Moutere National Park.
Le Premier Ministre bénéficie d'une hausse de popularité chez les jeunes Moriori migrant vers le nord du pays. Selon un sondage Wilhelm Polls and Analytics pour The Gazette/ADL News, la grande majorité majorité (58%) des Moriori de moins de 35 ans ayant émigré aux îles du Nord pour un emploi plus stable et plus rémunérateur portent un regard positif sur l'action gouvernementale récente. Cette nouvelle génération de Moriori, plus ouverte aux valeurs de la libre-entreprise et de l'individualisme, plus éloignée des associations tribales et des communautés desquelles elle est issue, présente selon Ervey Pororea, professeur d'études sociologiques à l'université de Thames, "un profil particulièrement pertinent : à l'inverse de leurs parents, ces jeunes tendent à privilégier les valeurs familiales et professionnelles aux socles communautaires, tribaux et associatifs, substituant le mode de pensée purement [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Pakeha]pakeha[/url] à l'échelle de valeurs traditionnelle chez les Moriori".
Au total, le budget 2024 devrait compter une réduction des dépenses publiques d'environ 300 millions de dollars selon des fuites parlementaires. Aucune modification de la politique fiscale n'est prévue.
et confrontation avec l'establishment moriori
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/16/1397771356-neville.png[/img]
Le premier ministre Ogustus A. Neville semble être déterminé à en finir avec des politiques qu'il a lui même mises en place.</center>
Lors d'une réunion du caucus conservateur en vue de préparer le budget de l'État pour l'année 2024, Ogustus A. Neville aurait déclaré que le gouvernement "s'est profondément égaré dans des politiques inefficaces et dispendieuses vis-à-vis des populations moriori ; des politiques ayant creusé un déficit public non-négligeable depuis huit ans". La [url=http://simpolitique.com/post228795.html#228795]loi MAFAF[/url], qui avait fait beaucoup de remous dans le monde politique il y a une semaine, ne semble pas être la seule sur un agenda législatif chargé. Dans le viseur du Premier Ministre ? Le Department of Moriori Affairs, le Department of Administration et le Department of Conservation qui cumulent à eux trois 1841 millions de dollars des contribuables, soit 41,5% du budget du gouvernement. Ces coupes budgétaires menacent ces départements alors que le déficit public de l'année 2023 culmine à 1,6% du PIB et la dette publique à 68%, niveau historique depuis la crise économique de 1990. Beaucoup reprochent au Premier Ministre au sein de la House of Commons une gestion douteuse des dépenses publiques depuis 2010, son arrivée à la tête du gouvernement.
Des suppressions d'emploi de fonctionnaires. Le Department of Moriori Affairs devra se séparer de 1200 fonctionnaires. Au Department of Administration, ce seront huit cent fonctionnaires qui feront leur carton. La plus grosse suppression d'emplois se fera dans le Department of Conservation avec 1312 employés. Pour le Department of Moriori Affairs, le rapport du Caucus établit que "les nouvelles modalités de la loi MAFA et la baisse prévue des subventions accordées aux Moriori ne justifient plus autant d'employés, notamment au service de comptabilité ou de coopération tribale." Quant au Department of Administration, la majorité parlementaire assure que "cette politique rentre dans le cadre d'une numérisation complète des services administratifs qui rend inutile la présence d'autant de fonctionnaires au sein des services administratifs". Le Department of Conservation, qui s'est vu doté depuis 2013 de nombreuses fonctions de protection environnementale, voit anéanti une énorme partie de son personnel administratif et gestionnaire. "Il paraît nécessaire de fusionner la sphère administrative du Department of Conservation avec le Department of Administration, de reconvertir certains fonctionnaires en Park Rangers pour la sécurité civile et policière, et de compter sur la rentabilité des installations touristiques financées depuis 7 ans dans les parcs nationaux pour auto-financer le département".
Des parlementaires moriori férocement opposés à la nouvelle politique gouvernementale. Pour Tiri Teuepu, représentant du Moriori Party pour le 6ème district moriori, "le gouvernement conservateur abandonne toutes les mesures qu'il avait mises en place pour la protection des communautés moriori, laissant du jour au lendemain des centaines de milliers d'individus laissés pour compte dans les îles du Sud". Pour Jonas Revere (parti conservateur), "l'idée selon laquelle les habitants du nord de l'archipel devraient financer les infrastructures, la protection sociale et de nombreuses autres institutions des îles du Sud ne rentre tout simplement pas dans une logique d'égalité des citoyens". Le Department of Moriori Affairs devrait voir son budget réduit de 206,000,000$ soit 26,2%. Cette baisse de budget implique une sévère réduction des subventions, notamment aux tribus. Selon la Moriori Association, la "baisse des subventions aux tribus impliquerait dès l'année prochaine une baisse des moyens financiers des écoles privées financées par les associations moriori : il en résulterait une baisse de la qualité de l'enseignement et, ou, une baisse du nombre de places disponibles pour les élèves. Les familles moriori seraient ainsi forcées de s'inscrire à des écoles n'enseignant pas la langue moriori, c'est-à-dire des écoles à échelle nationale et à but lucratif".
Peu de protestations du côté du Department of Conservation. Étonnamment, c'est le département subissant la coupe budgétaire la plus sévère qui proteste le moins. La plupart des associations écologiques "saluent le travail du gouvernement, notamment par rapport aux installations touristiques vertes. Si certaines installations permettent de financer les parcs nationaux par les dépenses des touristes étrangers plutôt que par l'impôt, il n'y a aucune raison que le milieu associatif s'offusque." (Arianna Lexington, présidente de Adelaide for Greenness). On salue même le transfert de certains fonctionnaires aux postes de Park Rangers après de nombreux faits divers s'étant déroulés dans les zones reculées et densément végétalisées des parcs. En septembre, un Park Ranger a été violemment agressé par quatre jeunes échangeant un paquet de drogue au sein du Moutere National Park.
Le Premier Ministre bénéficie d'une hausse de popularité chez les jeunes Moriori migrant vers le nord du pays. Selon un sondage Wilhelm Polls and Analytics pour The Gazette/ADL News, la grande majorité majorité (58%) des Moriori de moins de 35 ans ayant émigré aux îles du Nord pour un emploi plus stable et plus rémunérateur portent un regard positif sur l'action gouvernementale récente. Cette nouvelle génération de Moriori, plus ouverte aux valeurs de la libre-entreprise et de l'individualisme, plus éloignée des associations tribales et des communautés desquelles elle est issue, présente selon Ervey Pororea, professeur d'études sociologiques à l'université de Thames, "un profil particulièrement pertinent : à l'inverse de leurs parents, ces jeunes tendent à privilégier les valeurs familiales et professionnelles aux socles communautaires, tribaux et associatifs, substituant le mode de pensée purement [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Pakeha]pakeha[/url] à l'échelle de valeurs traditionnelle chez les Moriori".
Au total, le budget 2024 devrait compter une réduction des dépenses publiques d'environ 300 millions de dollars selon des fuites parlementaires. Aucune modification de la politique fiscale n'est prévue.