<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396986361-daily.png[/img]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396986466-dailyp.png[/img]</center>
Adélaïdes | Daily life and culture
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Orès
Le Moriori Ranger David Mataua, à bord de sa lourde Ford Crown Victoria, fait encore une fois la ronde du quartier d'Hillsborough de Tararua. .L'un des pires quartiers de la ville que les urbanistes ont pris soin d'encaisser entre deux vallées. Les touristes n'y passent pas, ni même en car. Les plages sont loin ; à trois ou quatre kilomètres. Les beaux lieux aussi. Tararua est la station où les Rangers ne souhaitent pas être mutés. Pourtant, elle offre les meilleures primes et les meilleurs salaires : environ 40% de plus que dans le centre-ville. Le taux d'homicides a explosé ici en dix ans et atteint le quintuple des grandes villes des îles du Nord. Ici, la plupart des jeunes de Tararua vivent du trafic de drogues dures, des cambriolages, de l'extorsion et du trafic de véhicules volés. Le revenu moyen est moins du triple de celui dans les îles du Nord. Au fil des années, les jeunes se sont associés en gangs, à la pelabssienne : culture communautaire, gestes de reconnaissance, slang. Le quartier d'Hillsborough est divisé en trois zones : les Papaui, issus de la tribu Te Waiwa, particulièrement actifs dans le vol de véhicules, les Red Stones et les Livers. Ils ont les manières des gangsters américains, leurs signes, leur attitude, leur code. Cette jeunesse perdue, dont les parents et grands-parents furent plongés dans l'alcoolisme, n'ont pas pu profiter des millions de dollars des touristes qui tombent chaque semaine sur ces zones du Quart-Monde adélaïdien.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396987824-polo.png[/img]</center>
David Matua se souvient des instructions qu'il a reçu des adjoints du Chief Ranger alors qu'on lui donnait son arme de service et son gilet pare-balles. "Primo, toute personne à moins de deux cent mètres de toi est suspecte. Deuzio, si tu entends quelque chose comme un coup de feu, c'est toi ou eux : tire, même si tu n'es pas sur du résultat. Tertio, ne leur fais jamais confiance. Quarto, le type que tu vois en face de toi mourra sûrement dans une fusillade dans moins de cinq ans : souviens-toi qu'il n'a rien à perdre. Il a tout à gagner." Soudain, des cris se font entendre en radio. "Tirs sur Lesburry Road, Lesburry Road !" Mataua passe la quatrième, puis la cinquième, sirènes hurlantes, lumières étincelantes. Il manque de percuter deux fois des passants. En moins de quarante secondes, il est sur les lieux du crime. La fusillade est encore en cours et une dizaine d'autres Rangers sont présents. Mataua s'élance vers le ratelier et saisit un Remington lourd. Il regarde rapidement la direction dans laquelle les autres Rangers tirent et déchargent les balles de son fusil à pompe sans réfléchir. Jusqu'à qu'on n'entende plus rien. Au bout de deux minutes, ce sont quarante-cinq Rangers qui sont sur les lieux : à peu près la moitié de la station s'est mobilisée. La nouvelle politique de tolérance zéro du gouvernement local n'a pas encore porté ses fruits. Mais pour le Chief Ranger, "ça va venir, tout n'est qu'une question de t...tirs." Cette nuit, trente Rangers et dix agents du département d'État, armés jusqu'aux dents, garderont la rue. Le lendemain, les services d'investigation apprendront que les tirs provenaient d'un père de famille moriori alcoolique qui venait d'abattre son chien et sa femme au milieu du croisement. Pour calmer les tensions les semaines suivantes, le gouvernement versera cinq cent mille dollars de subvention aux associations de quartier et lanceront un projet de rénovation de garderie. Le Department of Moriori Affairs dispose du second budget le plus important parmi les ministères. Noyer les protestations et les crises sociales causées par une accoutumance des Moriori à l'alcool et à la violence à coups de subvention, de bourses scolaires, d'abattements d'impôts et d'aides sociales spectaculaires est son unique mission.
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David Matua se souvient des instructions qu'il a reçu des adjoints du Chief Ranger alors qu'on lui donnait son arme de service et son gilet pare-balles. "Primo, toute personne à moins de deux cent mètres de toi est suspecte. Deuzio, si tu entends quelque chose comme un coup de feu, c'est toi ou eux : tire, même si tu n'es pas sur du résultat. Tertio, ne leur fais jamais confiance. Quarto, le type que tu vois en face de toi mourra sûrement dans une fusillade dans moins de cinq ans : souviens-toi qu'il n'a rien à perdre. Il a tout à gagner." Soudain, des cris se font entendre en radio. "Tirs sur Lesburry Road, Lesburry Road !" Mataua passe la quatrième, puis la cinquième, sirènes hurlantes, lumières étincelantes. Il manque de percuter deux fois des passants. En moins de quarante secondes, il est sur les lieux du crime. La fusillade est encore en cours et une dizaine d'autres Rangers sont présents. Mataua s'élance vers le ratelier et saisit un Remington lourd. Il regarde rapidement la direction dans laquelle les autres Rangers tirent et déchargent les balles de son fusil à pompe sans réfléchir. Jusqu'à qu'on n'entende plus rien. Au bout de deux minutes, ce sont quarante-cinq Rangers qui sont sur les lieux : à peu près la moitié de la station s'est mobilisée. La nouvelle politique de tolérance zéro du gouvernement local n'a pas encore porté ses fruits. Mais pour le Chief Ranger, "ça va venir, tout n'est qu'une question de t...tirs." Cette nuit, trente Rangers et dix agents du département d'État, armés jusqu'aux dents, garderont la rue. Le lendemain, les services d'investigation apprendront que les tirs provenaient d'un père de famille moriori alcoolique qui venait d'abattre son chien et sa femme au milieu du croisement. Pour calmer les tensions les semaines suivantes, le gouvernement versera cinq cent mille dollars de subvention aux associations de quartier et lanceront un projet de rénovation de garderie. Le Department of Moriori Affairs dispose du second budget le plus important parmi les ministères. Noyer les protestations et les crises sociales causées par une accoutumance des Moriori à l'alcool et à la violence à coups de subvention, de bourses scolaires, d'abattements d'impôts et d'aides sociales spectaculaires est son unique mission.
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Orès
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1397336781-barber.png[/img]</center>
Dans bien des pays, les barbiers appartiennent au passé. Dans certains pays adélo-saxons, le "barber" est surtout devenu un coiffeur chez lequel on se rend occasionnellement pour un petit rafraîchissement. Tenus le plus souvent par des immigrés raksasans - en Adélie, notamment -, ces établissements ont plus ou moins perdu de leur cachet. Aux Adélaïdes, cependant, c'est une toute autre histoire. Les barbershops continuent de raser les barbes autant que les cheveux.
Le barbershop est un espace uniquement réservé aux hommes, à l'opposition des tea parlours, salons fréquentés des ladies et souvent aménagés au rez-de-chaussée de maisons victoriennes.
Les barbiers existent aux Adélaïdes depuis la colonisation adélaïdienne. Lieu de rendez-vous des pauvres autant que des riches colons, ils sont un lieu de débat, d'échange, et parfois même d'affaires. Les hommes y parlent de leur femme, s'échangent les bons plans et les bonnes affaires en ville. On leur sert un café serré, on y passe de la musique - du ragtime, du barbershop, du rythm'n'blues... On y rase au coupe-choux et les gentlemen y cherchent des conseils d'esthétique. Souvent, le barbershop fait face à une boutique d'habillement masculin. Car on n'entre pas dans un barbershop comme un pouilleux : les chaussures doivent être cirées et la cravate droite, au risque d'être désapprouvé par les clients.
En moyenne, un barbershop est fréquenté au moins une fois par semaine par un homme aux Adélaïdes. La multiplication de ces salons a fait baisser les prix de la coupe et du rasage, au point qu'un soin d'un barbier est accessible même pour les moins bien lotis. Plus qu'un espace d'esthétique, le barbershop est aussi un espace de démarquage social. Dès le dix-huitième siècle, très peu de moriori se rendaient en clients dans les barbershops. C'est toujours le cas aujourd'hui, où cette pratique est considérée par de nombreux indigènes comme particulièrement "snob". Pourtant, de plus en plus, le barbier tend à être moriori. Cet état de fait est renforcé par un engouement pour la caricature du barbier moriori et du client blanc que nombre de moralisateurs jugent discriminante.
Le barbershop est donc aussi un lieu d'échange d'idée et de culture, et le barbier prend soin de s'approvisionner chaque matin en journaux internationaux et nationaux : on y retrouve le fameux Times adélien et la Gazette adélaïdienne. Mais avant tout, dans les barbershops, on se parle d'égal à égal. Le plus grand chef d'entreprise ou le Premier Ministre peut fréquenter un barbershop classique et discuter avec des citoyens en toute convenance.
Le barbershop est aussi et surtout un rite d'initiation où le petit garçon devient homme. Il est considéré comme un devoir du père d'emmener son garçon à l'apparition du duvet, à tel point que l'expression a barbered boy a remplacé au fil des décennies celle du grown-up boy dans l'archipel. La tradition voulait même jusque dans les années 50 qu'on faisait boire au jeune garçon son premier verre d'alcool au sein du barbershop : souvent un verre de bourbon ou de vin de Beauport. Après avoir fréquenté son premier barbershop, le garçon est tenu d'y rester loyal sauf circonstances particulières. Certaines générations d'hommes adélaïdiens se font ainsi raser par la même famille de barbiers depuis cent-cinquante ans.
L'importance du barbershop au sein du tissu économique d'une bourgade est très important. L'Adélaïdien moyen considère qu'un village devient petite ville dès le moment où il dispose de son barbershop.
<center>[url=https://www.youtube.com/watch?v=lWACWqlZpTw]Une publicité de la télévision locale pour un barbershop d'Epsom[/url]</center>
Dans bien des pays, les barbiers appartiennent au passé. Dans certains pays adélo-saxons, le "barber" est surtout devenu un coiffeur chez lequel on se rend occasionnellement pour un petit rafraîchissement. Tenus le plus souvent par des immigrés raksasans - en Adélie, notamment -, ces établissements ont plus ou moins perdu de leur cachet. Aux Adélaïdes, cependant, c'est une toute autre histoire. Les barbershops continuent de raser les barbes autant que les cheveux.
Le barbershop est un espace uniquement réservé aux hommes, à l'opposition des tea parlours, salons fréquentés des ladies et souvent aménagés au rez-de-chaussée de maisons victoriennes.
Les barbiers existent aux Adélaïdes depuis la colonisation adélaïdienne. Lieu de rendez-vous des pauvres autant que des riches colons, ils sont un lieu de débat, d'échange, et parfois même d'affaires. Les hommes y parlent de leur femme, s'échangent les bons plans et les bonnes affaires en ville. On leur sert un café serré, on y passe de la musique - du ragtime, du barbershop, du rythm'n'blues... On y rase au coupe-choux et les gentlemen y cherchent des conseils d'esthétique. Souvent, le barbershop fait face à une boutique d'habillement masculin. Car on n'entre pas dans un barbershop comme un pouilleux : les chaussures doivent être cirées et la cravate droite, au risque d'être désapprouvé par les clients.
En moyenne, un barbershop est fréquenté au moins une fois par semaine par un homme aux Adélaïdes. La multiplication de ces salons a fait baisser les prix de la coupe et du rasage, au point qu'un soin d'un barbier est accessible même pour les moins bien lotis. Plus qu'un espace d'esthétique, le barbershop est aussi un espace de démarquage social. Dès le dix-huitième siècle, très peu de moriori se rendaient en clients dans les barbershops. C'est toujours le cas aujourd'hui, où cette pratique est considérée par de nombreux indigènes comme particulièrement "snob". Pourtant, de plus en plus, le barbier tend à être moriori. Cet état de fait est renforcé par un engouement pour la caricature du barbier moriori et du client blanc que nombre de moralisateurs jugent discriminante.
Le barbershop est donc aussi un lieu d'échange d'idée et de culture, et le barbier prend soin de s'approvisionner chaque matin en journaux internationaux et nationaux : on y retrouve le fameux Times adélien et la Gazette adélaïdienne. Mais avant tout, dans les barbershops, on se parle d'égal à égal. Le plus grand chef d'entreprise ou le Premier Ministre peut fréquenter un barbershop classique et discuter avec des citoyens en toute convenance.
Le barbershop est aussi et surtout un rite d'initiation où le petit garçon devient homme. Il est considéré comme un devoir du père d'emmener son garçon à l'apparition du duvet, à tel point que l'expression a barbered boy a remplacé au fil des décennies celle du grown-up boy dans l'archipel. La tradition voulait même jusque dans les années 50 qu'on faisait boire au jeune garçon son premier verre d'alcool au sein du barbershop : souvent un verre de bourbon ou de vin de Beauport. Après avoir fréquenté son premier barbershop, le garçon est tenu d'y rester loyal sauf circonstances particulières. Certaines générations d'hommes adélaïdiens se font ainsi raser par la même famille de barbiers depuis cent-cinquante ans.
L'importance du barbershop au sein du tissu économique d'une bourgade est très important. L'Adélaïdien moyen considère qu'un village devient petite ville dès le moment où il dispose de son barbershop.
<center>[url=https://www.youtube.com/watch?v=lWACWqlZpTw]Une publicité de la télévision locale pour un barbershop d'Epsom[/url]</center>
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Orès
<center>[img]http://www.hapshack.com/images/Cxp91.png[/img]</center>
"L'actualité mondiale nous a montré encore une fois à quel point les peuples ont toujours tort. La propension des masses à chercher l'anéantissement des différences, la suppression de la tolérance et des principes de liberté et de démocratie aura mené à l'annihilation totale et complète du Pelabssa... dans l'indifférence générale. Ces réfugiés, autrefois pères de famille, mères au foyer, ingénieurs, artistes, travailleurs, dans les villes libres d'Hellington ou de Jersey City ne sont devenus que des âmes errantes se cognant aux frontières. Ces âmes trouvent parfois refuge aux Adélaïdes, bastion de la liberté, remparts de la démocratie parmi les mers. Les peuples du vingt-et-unième siècle ont choisi l'obscurantisme, le communisme, l'étatisme, le conservatisme déraisonné. Du Thorval à l'URCM en passant par la Fiémance, l'observateur humaniste ne peut que se désoler. Ce siècle offrait tant de possibilités, tant d'extravagances, tant de beauté ! Et l'on aura tout perdu dans l'usage des armes, à travers les passions guerrières. Les éclats de sang, les cris de haine, les mouvements de foule et les volontés des dictateurs auront eu raison des principes du droit naturel et de la vie humaine.
Et nous nous sentons seuls. Jamais les amoureux de la liberté et de la souveraineté n'auront autant souffert de la solitude et du délaissement. Les Adélaïdes, le Liethuviska, le Kaldia, l'Hylè, ils sont une poignée, ces pays occidentaux à se reconnaître encore dans les valeurs de la démocratie libérale. Ces valeurs qui sont le terreau fertile de la coopération et du vivre-ensemble auront rencontré les étés secs et les hivers froids des saisons modernes.
Nous pouvons nous estimer heureux. Heureux de vivre encore dans un pays où la question n'est pas "qui va me l'autoriser ?" mais "qui va m'en empêcher ?". Où chaque homme et chaque femme peut, sans condition, sans pré-avis, sans accord, se lancer dans l'aventure de la vie : l'entreprise, la famille, le couple. Heureux de vivre dans un pays où l'amour ne connaît pas les lois, où les lèvres ne connaissent comme limites dans leurs baisers ni les Églises, ni les polices, ni les chaînes, mais seulement l'étreinte et la volupté... Où le quidam peut s'exprimer sans limite, où le concerné peut adhérer à la cause qu'il chérit sans sentir sur son épaule la main de l'État qui l'épie...
Homme, qu'as-tu fait de ces libertés qui t'ont inspiré la vie ? Qui ont instillé en toi tes vices, tes désirs, tes jalousies, tes envies, mais aussi tes joies, tes peines, tes éclairs de génie, tes réalisations, tes accomplissements, tes succès ? Où as-tu abandonné ces principes, sur quelle route, et dans quel but ? Sur l'autel de la tyrannie ? En ce cimetière funeste de la Vie où ces brutes, affamées de coercition, ont comme Angélus le glas des libertés, de leur bouche découlant la haine et la volonté d'interdire aux autres ? Sur la route du collectivisme, de l'intérêt général, de l'idéologie poussée aux démocides et aux pillages ? Homme, tu étais si grand... si beau... te voilà si vil."
Ogustus A. Neville achevait de taper, à la machine à écrire, l'épilogue de ses Mémoires. C'était le huitième épilogue qu'il écrivait. Parce que Neville n'avait jamais aimé la vie, et il pensait souvent à tout abandonner, à tout quitter pour se soustraire à ce monde devenu tant abject. Oui, il avait pensé à se suicider, ainsi, brutalement, sans ne prévenir personne, laissant vacant son siège de Premier Ministre. Ne laisser derrière lui que le souvenir de l'homme qui gouverna le plus longtemps sur les Adélaïdes. Qui serra le plus de fois la main du Gouverneur Général. Il le réécrivait, puis, repris par le courant des choses, par les charges coutumières et quotidiennes qui l'aliénaient à sa fonction, il oubliait ses desseins, rangeait son arme dans le tiroir de son bureau ébène et retournait dans le tumulte de la chambre des représentants. La perspective de son suicide allait de pair avec un creux dans son estime. Le vague à l'âme de ses sentiments, le ressac de son désespoir, il les contemplait quand, par surprise, la politique ne suffisait plus à remplir sa vie. Il pensait alors à lui, plus jeune, étudiant à l'université d'Epsom. Il aspirait à tant de romantisme, à tant de lyrisme ! À des déferlantes de fierté, au rayonnement de son bonheur, dans sa définition nietzschéenne, cette "résistance en passe d'être surmontée"... Il se voyait gravir les obstacles, briser les flancs des montagnes, traverser les routes, atteindre les sommets du monde, gagner des millions, avoir une femme, des maisons, des terres, des îles, des entreprises, des pays, des Mondes ! Et il les avait obtenus. Brillant trader puis politicien fougueux, il les avait passés, ces arêtes de montagne, ces cols et ces monts. Mais il n'en avait tiré aucun plaisir. Aucun goût. Et il n'avait jamais su pourquoi. Il s'était mis à détester le monde et à trouver des raisons à cette détestation.
"Vas-y, Ogustus. Vas-y. Ce n'est qu'une histoire de nerfs. De volonté. L'information part du cerveau... rejoint le bras... le doigt... puis la détente... puis la balle... allez."
"Vous ne pensez quand même pas tirer, honorable ?"
Il se retourna. Une femme se tenait là. Jeune. La trentaine. Un torchon à la main. Elle était en train de faire les vitres dans la bibliothèque qui jouxte le bureau du Premier Ministre. Neville la regardait, curieux et paniqué. À la couleur de sa peau et à la grossièreté de ses traits, on reconnaissait rapidement son ascendance moriori.
"C'est impressionnant. Ce sont toujours ceux qui ont toujours tout qui font tout pour tout perdre. Vous ne trouvez pas ça absurde ? Du moins, logiquement, ça ne fait aucun sens. Ceux qui ont accumulé plus que tous les autres devraient avoir plus de répugnance à se supprimer que ceux qui n'ont rien. C'est l'histoire bien connue de celui qui n'a rien à perdre et rien à gagner." Elle regarda quelques secondes la bibliothèque. Une copie de la Bill of Rights trônait au milieu d'une étagère. Puis elle reprit. "Si vous voulez vraiment vous suicider, augmentez mon salaire avant. Ce sera ça de gagné."
Il rit. Elle sourit. Le mot était cynique et les réactions furent niaises. Neville avait déposé l'arme sur le bureau. Il la regardait et tournait le dos à la fenêtre victorienne de son bureau, mouillée par les pluies diluviennes qui frappaient la capitale ce soir.
"L'actualité mondiale nous a montré encore une fois à quel point les peuples ont toujours tort. La propension des masses à chercher l'anéantissement des différences, la suppression de la tolérance et des principes de liberté et de démocratie aura mené à l'annihilation totale et complète du Pelabssa... dans l'indifférence générale. Ces réfugiés, autrefois pères de famille, mères au foyer, ingénieurs, artistes, travailleurs, dans les villes libres d'Hellington ou de Jersey City ne sont devenus que des âmes errantes se cognant aux frontières. Ces âmes trouvent parfois refuge aux Adélaïdes, bastion de la liberté, remparts de la démocratie parmi les mers. Les peuples du vingt-et-unième siècle ont choisi l'obscurantisme, le communisme, l'étatisme, le conservatisme déraisonné. Du Thorval à l'URCM en passant par la Fiémance, l'observateur humaniste ne peut que se désoler. Ce siècle offrait tant de possibilités, tant d'extravagances, tant de beauté ! Et l'on aura tout perdu dans l'usage des armes, à travers les passions guerrières. Les éclats de sang, les cris de haine, les mouvements de foule et les volontés des dictateurs auront eu raison des principes du droit naturel et de la vie humaine.
Et nous nous sentons seuls. Jamais les amoureux de la liberté et de la souveraineté n'auront autant souffert de la solitude et du délaissement. Les Adélaïdes, le Liethuviska, le Kaldia, l'Hylè, ils sont une poignée, ces pays occidentaux à se reconnaître encore dans les valeurs de la démocratie libérale. Ces valeurs qui sont le terreau fertile de la coopération et du vivre-ensemble auront rencontré les étés secs et les hivers froids des saisons modernes.
Nous pouvons nous estimer heureux. Heureux de vivre encore dans un pays où la question n'est pas "qui va me l'autoriser ?" mais "qui va m'en empêcher ?". Où chaque homme et chaque femme peut, sans condition, sans pré-avis, sans accord, se lancer dans l'aventure de la vie : l'entreprise, la famille, le couple. Heureux de vivre dans un pays où l'amour ne connaît pas les lois, où les lèvres ne connaissent comme limites dans leurs baisers ni les Églises, ni les polices, ni les chaînes, mais seulement l'étreinte et la volupté... Où le quidam peut s'exprimer sans limite, où le concerné peut adhérer à la cause qu'il chérit sans sentir sur son épaule la main de l'État qui l'épie...
Homme, qu'as-tu fait de ces libertés qui t'ont inspiré la vie ? Qui ont instillé en toi tes vices, tes désirs, tes jalousies, tes envies, mais aussi tes joies, tes peines, tes éclairs de génie, tes réalisations, tes accomplissements, tes succès ? Où as-tu abandonné ces principes, sur quelle route, et dans quel but ? Sur l'autel de la tyrannie ? En ce cimetière funeste de la Vie où ces brutes, affamées de coercition, ont comme Angélus le glas des libertés, de leur bouche découlant la haine et la volonté d'interdire aux autres ? Sur la route du collectivisme, de l'intérêt général, de l'idéologie poussée aux démocides et aux pillages ? Homme, tu étais si grand... si beau... te voilà si vil."
Ogustus A. Neville achevait de taper, à la machine à écrire, l'épilogue de ses Mémoires. C'était le huitième épilogue qu'il écrivait. Parce que Neville n'avait jamais aimé la vie, et il pensait souvent à tout abandonner, à tout quitter pour se soustraire à ce monde devenu tant abject. Oui, il avait pensé à se suicider, ainsi, brutalement, sans ne prévenir personne, laissant vacant son siège de Premier Ministre. Ne laisser derrière lui que le souvenir de l'homme qui gouverna le plus longtemps sur les Adélaïdes. Qui serra le plus de fois la main du Gouverneur Général. Il le réécrivait, puis, repris par le courant des choses, par les charges coutumières et quotidiennes qui l'aliénaient à sa fonction, il oubliait ses desseins, rangeait son arme dans le tiroir de son bureau ébène et retournait dans le tumulte de la chambre des représentants. La perspective de son suicide allait de pair avec un creux dans son estime. Le vague à l'âme de ses sentiments, le ressac de son désespoir, il les contemplait quand, par surprise, la politique ne suffisait plus à remplir sa vie. Il pensait alors à lui, plus jeune, étudiant à l'université d'Epsom. Il aspirait à tant de romantisme, à tant de lyrisme ! À des déferlantes de fierté, au rayonnement de son bonheur, dans sa définition nietzschéenne, cette "résistance en passe d'être surmontée"... Il se voyait gravir les obstacles, briser les flancs des montagnes, traverser les routes, atteindre les sommets du monde, gagner des millions, avoir une femme, des maisons, des terres, des îles, des entreprises, des pays, des Mondes ! Et il les avait obtenus. Brillant trader puis politicien fougueux, il les avait passés, ces arêtes de montagne, ces cols et ces monts. Mais il n'en avait tiré aucun plaisir. Aucun goût. Et il n'avait jamais su pourquoi. Il s'était mis à détester le monde et à trouver des raisons à cette détestation.
"Vas-y, Ogustus. Vas-y. Ce n'est qu'une histoire de nerfs. De volonté. L'information part du cerveau... rejoint le bras... le doigt... puis la détente... puis la balle... allez."
"Vous ne pensez quand même pas tirer, honorable ?"
Il se retourna. Une femme se tenait là. Jeune. La trentaine. Un torchon à la main. Elle était en train de faire les vitres dans la bibliothèque qui jouxte le bureau du Premier Ministre. Neville la regardait, curieux et paniqué. À la couleur de sa peau et à la grossièreté de ses traits, on reconnaissait rapidement son ascendance moriori.
"C'est impressionnant. Ce sont toujours ceux qui ont toujours tout qui font tout pour tout perdre. Vous ne trouvez pas ça absurde ? Du moins, logiquement, ça ne fait aucun sens. Ceux qui ont accumulé plus que tous les autres devraient avoir plus de répugnance à se supprimer que ceux qui n'ont rien. C'est l'histoire bien connue de celui qui n'a rien à perdre et rien à gagner." Elle regarda quelques secondes la bibliothèque. Une copie de la Bill of Rights trônait au milieu d'une étagère. Puis elle reprit. "Si vous voulez vraiment vous suicider, augmentez mon salaire avant. Ce sera ça de gagné."
Il rit. Elle sourit. Le mot était cynique et les réactions furent niaises. Neville avait déposé l'arme sur le bureau. Il la regardait et tournait le dos à la fenêtre victorienne de son bureau, mouillée par les pluies diluviennes qui frappaient la capitale ce soir.
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Orès
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Quel est le niveau de vie classique de la famille adélaïdienne ?
En 2023, le revenu moyen d'un adélaïdien atteint les alentours de 8100$. Le foyer adélaïdien classique, composé de deux parents et un enfant*, dispose donc d'un revenu de 16200$.
___________L'absence d'allocations familiales et le coût des écoles privées a fait drastiquement chuté la croissance de la population adélaïdienne depuis des décennies. L'immigration compense cette faible natalité.
Les Adélaïdes font partie des dix pays les plus riches du monde en terme de PIB par habitant et de revenu par habitant.
De plus, les Adélaïdes profitent d'un indice de développement humain très élevé, chiffré à 0,919.
Le niveau de vie adélaïdien peut aisément être assimilé au niveau de vie adélien, pelabssien, shawiricois et numancien.
Immobilier
Depuis les années 80, la tendance immobilière est aux zones périurbaines résidentielles.
Il existe deux types d'habitat classique pour les trois classes sociales majeures :
• les classes moyennes vivent dans des [url=http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d6/George_L._Burlingame_House%2C_1238_Harvard_St%2C_Houston_%28HDR%29.jpg/800px-George_L._Burlingame_House%2C_1238_Harvard_St%2C_Houston_%28HDR%29.jpg]bungalows[/url], des [url=https://c1.staticflickr.com/7/6130/5947644889_d01b447ddf_z.jpg]maisons victoriennes[/url], et, au plus proche du centre-ville, dans des [url=http://www.heritageconnectlincoln.com/imgGallery/big_2006_Detached_Houses.JPG]detached houses[/url].
• les classes socio-professionnelles supérieures vivent dans des [url=http://aff.bstatic.com/images/hotel/max500/785/7857101.jpg]villas[/url], dans des [url=http://photos.harcourts.co.nz/033/313/791-AK8285-Auckland-City.jpg]appartements[/url] dans les centre-villes des grandes villes adélaïdiennes (Port Louis, Thames, Epsom, Adelaide).
• les classes populaires vivent dans des [url=http://puu.sh/8CS5y/1744e079a8.jpg]maisons en bois peu sophistiquées[/url] et dans les appartements des quartiers les moins prestigieux des alentours des centre-villes.
L'immobilier est très coûteux aux Adélaïdes en raison du caractère insulaire de l'espace vivable qui rend difficile l'expansion des surfaces constructibles. Il présente souvent l'un des premiers postes de dépense des Adélaïdiens.
Éducation
Le système éducatif adélaïdien est entièrement privatisé depuis les années 80 et 90. Les écoles privées à caractère religieux concentrent le plus grand nombre d'élèves (47%), suivi de près par les écoles communautaires de quartier, associatives, etc (39%), puis les écoles à but lucratif (14%). Les écoles à but lucratif sont divisées en deux parties : les écoles low-cost, attirantes pour les parents disposant de peu de revenus, et les écoles évoluées qui offrent souvent des options bilingues ou trilingues ou des approches peu courantes au sein d'autres écoles.
En 2023, le coût d'une année scolaire pour un enfant adélaïdien en élémentaire ou en secondaire avoisine les 850$, soit 10% du revenu moyen adélaïdien. Le coût des écoles privées est l'un des facteurs de la faible natalité adélaïdienne. Néanmoins, un important nombre d'organismes distribuent des bourses. Les bourses sont récurrentes au sein des écoles religieuses et des écoles communautaires. En 2022, 18% des écoliers de l'élémentaire et du secondaire aux Adélaïdes bénéficiaient d'une bourse partielle ou totale.
Le système universitaire, privatisé lui-aussi, est marqué par le rayonnement de l'université d'Epsom (42,000 étudiants) fondée en 1871, première université de Polynésie en nombre d'étudiants internationaux et de publications. Les autres universités adélaïdiennes sont :
• Victoria University of Adelaide (19,000 étudiants) fondée en 1912
• King's College Pt Louis (31,000 étudiants) fondée en 1916
• Pt Louis University of Technology (18,000 étudiants) fondée en 2001
• University of Thames (11,500 étudiants) fondée en 1976
• University of Taraua (8,500 étudiants) fondée en 2003
Transport
Les Adélaïdes disposent de 502 véhicules pour 1,000 habitants.
L'âge légal pour conduire une voiture aux Adélaïdes est de 16 ans.
Les permis de conduire sont délivrés par des auto-écoles agréées.
Les infrastructures routières sont peu développées aux Adélaïdes.
Sorti des villes et de leur périphérie et des villages, l'on se trouve rapidement à conduire sur des routes dégradées ou des sentiers.
Le transport inter-îles se fait, entre les îles peuplées, par avions et ferry. Pour les îles les moins peuplées (<10,000 habitants), le ferry présente un coût bien moins élevé.
La seule autoroute de l'archipel se situe sur [url=http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396910912-carte1.png]l'île Hastings[/url] et lie Hamilton à Otago en passant par Port Louis (4*4 voies, 5*5 à Pt Louis).
Disparités
Les Adélaïdiens les plus riches vivent à Port Louis.
La ville d'Epsom, pour son dynamisme découlant de son université, et la capitale, Adelaide, bénéficient d'un nouvel essor depuis une décennie.
Mais la majorité de l'activité économique adélaïdienne est basée à Port Louis.
70% de l'activité économique adélaïdienne est située sur la [url=http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396910912-carte1.png]golden bay[/url], cette zone concentrant Port Louis jusqu'à Mackenzie, et Epsom jusqu'à Thames.
Les Adélaïdes présentent un important contraste de richesse entre les îles du Nord (toutes les îles jusqu'à l'archipel de la capitale inclus), et les îles du Sud (toutes les îles en-dessous de l'archipel de la capitale).
Les îles du Sud sont majoritairement peuplées de Moriori.
Mais la majorité des Moriori vivent dans les îles du Nord.
La tendance est à la migration du Sud vers le Nord, principalement pour les jeunes Moriori diplômés ou en quête de diplôme ou de nouvelles opportunités.
Toutes les villes adélaïdiennes, sauf Beauport, Adelaide, Epsom et Thames souffrent d'un solde migratoire négatif.
Le centre névralgique de l'archipel est bien port Louis.
Quel est le niveau de vie classique de la famille adélaïdienne ?
En 2023, le revenu moyen d'un adélaïdien atteint les alentours de 8100$. Le foyer adélaïdien classique, composé de deux parents et un enfant*, dispose donc d'un revenu de 16200$.
___________L'absence d'allocations familiales et le coût des écoles privées a fait drastiquement chuté la croissance de la population adélaïdienne depuis des décennies. L'immigration compense cette faible natalité.
Les Adélaïdes font partie des dix pays les plus riches du monde en terme de PIB par habitant et de revenu par habitant.
De plus, les Adélaïdes profitent d'un indice de développement humain très élevé, chiffré à 0,919.
Le niveau de vie adélaïdien peut aisément être assimilé au niveau de vie adélien, pelabssien, shawiricois et numancien.
Immobilier
Depuis les années 80, la tendance immobilière est aux zones périurbaines résidentielles.
Il existe deux types d'habitat classique pour les trois classes sociales majeures :
• les classes moyennes vivent dans des [url=http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d6/George_L._Burlingame_House%2C_1238_Harvard_St%2C_Houston_%28HDR%29.jpg/800px-George_L._Burlingame_House%2C_1238_Harvard_St%2C_Houston_%28HDR%29.jpg]bungalows[/url], des [url=https://c1.staticflickr.com/7/6130/5947644889_d01b447ddf_z.jpg]maisons victoriennes[/url], et, au plus proche du centre-ville, dans des [url=http://www.heritageconnectlincoln.com/imgGallery/big_2006_Detached_Houses.JPG]detached houses[/url].
• les classes socio-professionnelles supérieures vivent dans des [url=http://aff.bstatic.com/images/hotel/max500/785/7857101.jpg]villas[/url], dans des [url=http://photos.harcourts.co.nz/033/313/791-AK8285-Auckland-City.jpg]appartements[/url] dans les centre-villes des grandes villes adélaïdiennes (Port Louis, Thames, Epsom, Adelaide).
• les classes populaires vivent dans des [url=http://puu.sh/8CS5y/1744e079a8.jpg]maisons en bois peu sophistiquées[/url] et dans les appartements des quartiers les moins prestigieux des alentours des centre-villes.
L'immobilier est très coûteux aux Adélaïdes en raison du caractère insulaire de l'espace vivable qui rend difficile l'expansion des surfaces constructibles. Il présente souvent l'un des premiers postes de dépense des Adélaïdiens.
Éducation
Le système éducatif adélaïdien est entièrement privatisé depuis les années 80 et 90. Les écoles privées à caractère religieux concentrent le plus grand nombre d'élèves (47%), suivi de près par les écoles communautaires de quartier, associatives, etc (39%), puis les écoles à but lucratif (14%). Les écoles à but lucratif sont divisées en deux parties : les écoles low-cost, attirantes pour les parents disposant de peu de revenus, et les écoles évoluées qui offrent souvent des options bilingues ou trilingues ou des approches peu courantes au sein d'autres écoles.
En 2023, le coût d'une année scolaire pour un enfant adélaïdien en élémentaire ou en secondaire avoisine les 850$, soit 10% du revenu moyen adélaïdien. Le coût des écoles privées est l'un des facteurs de la faible natalité adélaïdienne. Néanmoins, un important nombre d'organismes distribuent des bourses. Les bourses sont récurrentes au sein des écoles religieuses et des écoles communautaires. En 2022, 18% des écoliers de l'élémentaire et du secondaire aux Adélaïdes bénéficiaient d'une bourse partielle ou totale.
Le système universitaire, privatisé lui-aussi, est marqué par le rayonnement de l'université d'Epsom (42,000 étudiants) fondée en 1871, première université de Polynésie en nombre d'étudiants internationaux et de publications. Les autres universités adélaïdiennes sont :
• Victoria University of Adelaide (19,000 étudiants) fondée en 1912
• King's College Pt Louis (31,000 étudiants) fondée en 1916
• Pt Louis University of Technology (18,000 étudiants) fondée en 2001
• University of Thames (11,500 étudiants) fondée en 1976
• University of Taraua (8,500 étudiants) fondée en 2003
Transport
Les Adélaïdes disposent de 502 véhicules pour 1,000 habitants.
L'âge légal pour conduire une voiture aux Adélaïdes est de 16 ans.
Les permis de conduire sont délivrés par des auto-écoles agréées.
Les infrastructures routières sont peu développées aux Adélaïdes.
Sorti des villes et de leur périphérie et des villages, l'on se trouve rapidement à conduire sur des routes dégradées ou des sentiers.
Le transport inter-îles se fait, entre les îles peuplées, par avions et ferry. Pour les îles les moins peuplées (<10,000 habitants), le ferry présente un coût bien moins élevé.
La seule autoroute de l'archipel se situe sur [url=http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396910912-carte1.png]l'île Hastings[/url] et lie Hamilton à Otago en passant par Port Louis (4*4 voies, 5*5 à Pt Louis).
Disparités
Les Adélaïdiens les plus riches vivent à Port Louis.
La ville d'Epsom, pour son dynamisme découlant de son université, et la capitale, Adelaide, bénéficient d'un nouvel essor depuis une décennie.
Mais la majorité de l'activité économique adélaïdienne est basée à Port Louis.
70% de l'activité économique adélaïdienne est située sur la [url=http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396910912-carte1.png]golden bay[/url], cette zone concentrant Port Louis jusqu'à Mackenzie, et Epsom jusqu'à Thames.
Les Adélaïdes présentent un important contraste de richesse entre les îles du Nord (toutes les îles jusqu'à l'archipel de la capitale inclus), et les îles du Sud (toutes les îles en-dessous de l'archipel de la capitale).
Les îles du Sud sont majoritairement peuplées de Moriori.
Mais la majorité des Moriori vivent dans les îles du Nord.
La tendance est à la migration du Sud vers le Nord, principalement pour les jeunes Moriori diplômés ou en quête de diplôme ou de nouvelles opportunités.
Toutes les villes adélaïdiennes, sauf Beauport, Adelaide, Epsom et Thames souffrent d'un solde migratoire négatif.
Le centre névralgique de l'archipel est bien port Louis.
-
Orès
<center>[img]http://www.hapshack.com/images/fy1S.png[/img]
Lyon Meighen a popularisé le terme "yunky" dans les années 1940.</center>
S'il existe un mot aux Adélaïdes qui, glissé entre deux conversations, attisera les passions, yunky est celui-ci.
Propre à l'archipel, le terme se développe fortement depuis les années 40 et tend même à s'internationaliser grâce aux séries adélaïdiennes qui font un tabac depuis la disparition des productions pelabssiennes.
Les traces les plus anciennes de l'utilisation du mot remontent à 1899 dans une pièce de théâtre en plein air de Lord Wilfried Bachetier.
Cette apparition s'inscrit dans un mouvement important aux Adélaïdes.
L'intensification de la concurrence entre industrie adélienne et celles des autres pays almérans encourage l'implantation de nouvelles usines aux Adélaïdes.
Ces nouvelles usines exportent des produits semi-finis ou des produits manufacturés à destination des comptoirs et dominions de l'Empire adélien au Makara, au Zanyane et au Thyroptis.
Les recruteurs sont à la recherche de main d'oeuvre non-qualifiée.
Les Moriori, encore considérés officieusement et malgré eux comme non-adaptés à la civilisation moderne, restent dans les campagnes, unis autour de leur tradition ancestrale.
Les propriétaires d'usine sont confrontés à des difficultés de recrutement, et les bourgeois, propriétaires de restaurants, municipalités, ports et tutti quanti répugnent à laisser partir leur main d'oeuvre.
Conséquemment, les salaires augmentent au bénéfice de l'ouvier lambda.
L'ouvrier à la chaîne adélaïdien vit alors bien mieux que l'ouvrier à la chaîne alméran moyen.
Le faible coût de transport des matières premières, qui font peu de voyage pour aller du Makara aux Adélaïdes, permettent aux capitalistes de compenser l'augmentation des salaires par des coûts intermédiaires moindres.
Cette nouvelle classe d'ouvriers bien payés tend à la débauche : elle fréquente occasionnellement les pubs et les restaurants et les hommes sont avides de prostituées moriori.
Les intellectuels et bourgeois adélaïdiens des villes, dont fait partie le dramaturge Wilfried Bachetier, portent un regard méprisant sur ces nouveaux riches (ou plutôt, nouveaux moins-pauvres).
Le yunk est un plat adélaïdien que consommaient les esclaves zanyanais des Adélaïdes au XVIIIème siècle les jours de fête.
L'analogie est offerte comme sur un plateau aux intellectuels pédants : de la même manière que les esclaves jouissaient du yunk quelques jours par an, ces ouvriers embourgeoisés jouissaient des plaisirs qui leur avaient été inaccessibles jusque-là.
On appellerait donc ces ouvriers des yunkies.
40 ans plus tard, le débat politique fait rage entre réformistes sociaux-démocrates, partisans de la doctrine de l'économiste adélien Keynes et les conservateurs.
En ce temps, Lyon Meighen est une étoile montante du journalisme adélaïdien.
Il se définit lui-même comme un "conservateur endurci".
Un scandale éclate en 1941 à Adelaide, la capitale.
James Pettigrew, leader du parti réformiste, est surpris en compagnie de prostituées dans le quartier pauvre de la ville.
Lyon Meighen, fraîchement promu rédacteur en chef du Mail of the Isles, journal de succès à l'époque, titre en une «THE [url=http://www.thefreedictionary.com/epitome]EPITOME[/url] OF YUNKINESS» au-dessus d'une photo du leader travailliste.
Le journal réalise des ventes record et le mot yunkie revient à la mode, accompagné de son adjectif yunky, répété maintes fois dans l'article de Meighen.
Le climat politique joue alors en faveur des conservateurs.
Et pendant vingt-cinq ans, les réformistes, affublés du mot yunky à chaque apparition, enchaînent défaite sur défaite.
À tel point que le parti est renommé Labour en 1971 afin de se débarrasser de cette lourde image.
Aujourd'hui, le terme yunky est partie intégrante de la vie quotidienne aux Adélaïdes.
Insulter l'un de ses concitoyens de yunkie mettra inévitablement le feu au poudre.
Le yunkie occupe, dans l'inconscient collectif, le rôle de l'individu peu cultivé, à l'hygiène douteuse, aux champs d'intérêts risibles voire inexistants.
Depuis les années 1990, quiconque parlant trop fort dans la rue, mettant des chaussettes sous ses sandales, ne lisant pas un journal ou un livre sérieux régulièrement ou adoptant des points de vue peu construits ou peu élégants peut être accusé d'être un yunkie.
Alors que l'insulte était avant les années 1990 une habitude quotidienne dans la politique adélaïdienne, elle a quasiment disparu des apparitions télévisuelles et des meetings.
Car nul n'est plus yunky que celui qui accuse autrui d'être un yunkie.
Lyon Meighen a popularisé le terme "yunky" dans les années 1940.</center>
S'il existe un mot aux Adélaïdes qui, glissé entre deux conversations, attisera les passions, yunky est celui-ci.
Propre à l'archipel, le terme se développe fortement depuis les années 40 et tend même à s'internationaliser grâce aux séries adélaïdiennes qui font un tabac depuis la disparition des productions pelabssiennes.
Les traces les plus anciennes de l'utilisation du mot remontent à 1899 dans une pièce de théâtre en plein air de Lord Wilfried Bachetier.
Cette apparition s'inscrit dans un mouvement important aux Adélaïdes.
L'intensification de la concurrence entre industrie adélienne et celles des autres pays almérans encourage l'implantation de nouvelles usines aux Adélaïdes.
Ces nouvelles usines exportent des produits semi-finis ou des produits manufacturés à destination des comptoirs et dominions de l'Empire adélien au Makara, au Zanyane et au Thyroptis.
Les recruteurs sont à la recherche de main d'oeuvre non-qualifiée.
Les Moriori, encore considérés officieusement et malgré eux comme non-adaptés à la civilisation moderne, restent dans les campagnes, unis autour de leur tradition ancestrale.
Les propriétaires d'usine sont confrontés à des difficultés de recrutement, et les bourgeois, propriétaires de restaurants, municipalités, ports et tutti quanti répugnent à laisser partir leur main d'oeuvre.
Conséquemment, les salaires augmentent au bénéfice de l'ouvier lambda.
L'ouvrier à la chaîne adélaïdien vit alors bien mieux que l'ouvrier à la chaîne alméran moyen.
Le faible coût de transport des matières premières, qui font peu de voyage pour aller du Makara aux Adélaïdes, permettent aux capitalistes de compenser l'augmentation des salaires par des coûts intermédiaires moindres.
Cette nouvelle classe d'ouvriers bien payés tend à la débauche : elle fréquente occasionnellement les pubs et les restaurants et les hommes sont avides de prostituées moriori.
Les intellectuels et bourgeois adélaïdiens des villes, dont fait partie le dramaturge Wilfried Bachetier, portent un regard méprisant sur ces nouveaux riches (ou plutôt, nouveaux moins-pauvres).
Le yunk est un plat adélaïdien que consommaient les esclaves zanyanais des Adélaïdes au XVIIIème siècle les jours de fête.
L'analogie est offerte comme sur un plateau aux intellectuels pédants : de la même manière que les esclaves jouissaient du yunk quelques jours par an, ces ouvriers embourgeoisés jouissaient des plaisirs qui leur avaient été inaccessibles jusque-là.
On appellerait donc ces ouvriers des yunkies.
40 ans plus tard, le débat politique fait rage entre réformistes sociaux-démocrates, partisans de la doctrine de l'économiste adélien Keynes et les conservateurs.
En ce temps, Lyon Meighen est une étoile montante du journalisme adélaïdien.
Il se définit lui-même comme un "conservateur endurci".
Un scandale éclate en 1941 à Adelaide, la capitale.
James Pettigrew, leader du parti réformiste, est surpris en compagnie de prostituées dans le quartier pauvre de la ville.
Lyon Meighen, fraîchement promu rédacteur en chef du Mail of the Isles, journal de succès à l'époque, titre en une «THE [url=http://www.thefreedictionary.com/epitome]EPITOME[/url] OF YUNKINESS» au-dessus d'une photo du leader travailliste.
Le journal réalise des ventes record et le mot yunkie revient à la mode, accompagné de son adjectif yunky, répété maintes fois dans l'article de Meighen.
Le climat politique joue alors en faveur des conservateurs.
Et pendant vingt-cinq ans, les réformistes, affublés du mot yunky à chaque apparition, enchaînent défaite sur défaite.
À tel point que le parti est renommé Labour en 1971 afin de se débarrasser de cette lourde image.
Aujourd'hui, le terme yunky est partie intégrante de la vie quotidienne aux Adélaïdes.
Insulter l'un de ses concitoyens de yunkie mettra inévitablement le feu au poudre.
Le yunkie occupe, dans l'inconscient collectif, le rôle de l'individu peu cultivé, à l'hygiène douteuse, aux champs d'intérêts risibles voire inexistants.
Depuis les années 1990, quiconque parlant trop fort dans la rue, mettant des chaussettes sous ses sandales, ne lisant pas un journal ou un livre sérieux régulièrement ou adoptant des points de vue peu construits ou peu élégants peut être accusé d'être un yunkie.
Alors que l'insulte était avant les années 1990 une habitude quotidienne dans la politique adélaïdienne, elle a quasiment disparu des apparitions télévisuelles et des meetings.
Car nul n'est plus yunky que celui qui accuse autrui d'être un yunkie.