<center>”Fredelige Nord” - « Paisible nord »
Taverne, Hølen
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/889084paysagelochlann.jpg[/img]</center>
[url=http://www.youtube.com/watch?v=k-_lQ1UQoyU&list=RD0k01zY822dk]Musique d’ambiance[/url]
Assis devant sa bière, Gunnar se laissa bercer par le son de la musique qui commençait à s’élever depuis le fond de la salle. La décoration était rustique ; traditionnelle plutôt. Les poutres de bois étaient apparentes. L’endroit était resté intact. Ses murs en pierre, peints en rouge, l’enseigne en fer forgé, le feu qui dans la cheminée crépitait. Tout semblait être resté intact depuis des siècles. Autour de lui les hommes et les femmes en habits traditionnels se mettaient à danser et à chanter. L’ambiance elle aussi tout à coup paraissait être ce qu’elle fut surement il y a longtemps. Une sorte d’insouciance s’était installée au Lochlann. Les ennuis paraissaient s’évaporer. La joie de vivre emplissait chaque jour un petit peu plus les cœurs. On en venait à oublier les tracas du quotidien. Du moins le temps de quelques heures. Dehors la nuit était tombée depuis une bonne heure. La fumée des cheminées voisines s’élevait dans le froid de ce mois de novembre débutant. Bientôt les premières gelées feront leur apparition.
Le chaud du lieu, ajoutée à l’ivresse du moment laissaient Gunnar songeur. Bientôt, la tête posée sur son point refermé, il ferma les yeux.
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Il faisait chaud. Tout du moins il ne faisait pas froid. Gunnar était debout au milieu d'herbes verdoyantes qui lui montaient jusqu'aux mollets. Les marguerites clairsemaient les vastes étendues. Ses joues, sous l'effet du vent qui fouettait son visage, devenaient toutes roses. Au loin, il pouvait apercevoir les glaciers de Trøndelag. Leurs cimes blanches fascinaient l’œil. Combien de siècles avaient-ils vu passer avant qu'il ne vienne ici ? Le soleil se reflétait sur les flans. La lumière étincelante en devint presque aveuglante. Une rangée d'arbres parcouraient la ligne d'horizon. Elle semblait défier le temps. Sombre, cette forêt de bouleaux semblait contempler les étendues d'eau et de glace, impassible aux souffles du vent. Seules quelques frêles branches s'agitaient, secouant les feuilles encore vertes qui s'accrochaient désespérément à elles. Sans doute l'hiver serait-il rude ne put s'empêcher de penser Gunnar. A cette idée, un vieux poèmes lochlannais qu'il avait appris durant ses jeunes années, sur les durs bancs de bois de son école communale, lui revint à l'esprit. Fermant les yeux, il le récita en murmurant. Le clapotis de l'eau parut lui répondre. Puis le sifflement du vent vint fredonner comme une douce et suave mélodie.
Une nuit de printemps
La nuit de printemps calme et fraîche
Embrasse le vallon qui dort.
Les ruisseaux fredonnent les chants
Les longs chants qui bercent, et apaisent.
Les fées murmurent
Devant les lys:
«Oh ! capturez-nous !»
La lueur argentée des monts
Révèle que la lune est proche ;
Sur les pins serrés, des nuages
Volent, planent comme des cygnes.
Bientôt de doux rayons
Glisseront sur cette splendeur
Que tu pressens.
Pourtant ne ferme pas les yeux,
Troublés par le souvenir !
Là, tandis que tu es assis,
S'ouvre la scène des esprits,
De douces ombres
Vont venir et saluer
Sous les branches luisant de lune.
Ecoute-les te murmurer
Ce qu’a rêvé ta nostalgie,
Tendrement, vois : elles ramènent
Un reflet de jours bien plus beaux !
Que brille tout cela,
Soulageant
La douleur des regrets et des plaintes.
A l’œil nouveau, ces paysages ne s'offraient pas facilement. La beauté froide de l'endroit épousait parfaitement la mer qui bordait les glaciers, les forêts et les plateaux couverts de leurs fourrures d'herbes vertes. Ces trésors de la nature, Gunnar eut pu en profiter des journées entières durant. Pourtant, un spectacle nouveau allait bientôt s'offrir à lui. Alors que dans le ciel les premières aurores boréales se mettaient à danser, offrant à ses yeux fascinés une sorte de ballets des astres, ses pas le conduire dans un village à proximité. Quelques maisons de bois, des cheminées fumantes, le bruit de ses chaussures qui résonnait dans les rues. Au loin seul les vagues et les flots daignaient lui répondre. La glace craquait sous les bottes. Derrière une porte de la musique folklorique retint son attention. Gunnar poussa la porte. La chaleur qui frappa son visage frigorifié fut la seconde claque de son évasion.
Celle-ci eut raison de ses songes, le tirant de sa torpeur. Autour de lui le tavernier finissait de rincer ses derniers verres. Il jeta un regard à son dernier client, encore surpris de son évasion.
- On ferme !
Carnet de voyage [RP]
-
Braunschweig
<center>”Fredelige Nord” - « Paisible nord »
Bibliothèque municipale, Røros
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=961710Reykjavik.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/961710Reykjavik.jpg[/img][/url]</center>
[url=https://www.youtube.com/watch?v=3pTUvB9uExI&list=RD0k01zY822dk]Musique d’ambiance[/url]
Les premières neiges commençaient à tomber sur Røros, bourgade d'à peine plus de 5 000 âmes, et sur le nord du Quetelann. Torsten traversait la place. Il n'était que seize heures mais déjà la nuit enveloppait de son manteau la petite ville. Dans quelques jours, le froid se ferait plus pénétrant et les villageois ne pourraient plus sortir qu'avec d'épaisses fourrures et des bonnets en poil de lièvre, voire de vison pour certaines dames. Certains d'entre eux avaient déjà sorti des armoires les peaux de renne et les serraient pour se protéger des températures en chute libre. Pourtant, ni le froid, ni la nuit ne semblaient arrêter le jeune homme. Âgé d'une trentaine d'années, il avançait d'un pas décidé. Alors qu'il gravissait les quatre marches pour quitter la petite place sur laquelle avait été érigée une statue représentant le premier maire de l'histoire de la ville, Torsten fut arrêté net à l'appel de son nom. Il se retourna et vit à l'autre bout du square son petit frère lui faire une grimace avant de partir en courant en direction de la maison. Le garçon était d'un naturel provocateur. Torsten sourit avant de reprendre son chemin. Ses mains étaient froides et ses pieds ne se portaient guère mieux. Le froid mordant de l'hiver combiné à la fraîcheur de la nuit arrivant lui faisait sentir combien ils étaient fragiles, même pour un homme du nord. Il longea l'église avant d'arriver à destination.
Lorsqu'il fut devant la porte en bois à deux battants de la bibliothèque, il n'hésita pas un instant. Il la poussa pour se retrouver dans le petit hall. L'odeur lui était familière. Des senteurs de bois combinées à l'odeur du papier qui émanait des livres lui titillèrent les narines. La douceur de la chaleur lui fit rougir instantanément ses joues. Ces dernières étaient devenues écarlates. Derrière son comptoir, la bibliothécaire leva les yeux par dessus ses petites lunettes rondes. En l'apercevant elle sourit au jeune homme. Ce dernier lui retourna une marque de salutation sympathique. Depuis le temps qu'il venait en cet endroit, il avait pu échanger à de nombreuses reprises avec la responsable des lieux. Chaque dimanche c'était le même rituel. Après avoir aidé ses parents à préparer le déjeuner il filait à l'église pour la messe dominicale. Une fois le repas engloutit en famille, il se rendait à la bibliothèque. Torsten aimait particulièrement venir ici pour y être tranquille. Cela lui permettait de profiter de la sérénité des lieux tout en s'instruisant. Pourtant, ce dimanche, la découverte qu'il allait faire ne manquerait pas d'être passionnante.
Décidé, il se dirigeait vers le rayon des poésies et des écrits lyriques, lorsque son regard qui balayait les étagères s'arrêta sur la tranche d'un ouvrage placé au dernier étage de l'une de ces mêmes étagères. Personne ne faisait attention à ces livres placés tellement en hauteur. Encore moins lorsqu'ils étaient disposés dans les rayons Littérature et art médiéval. Pourtant, ils recelaient une mine d'information. De toute façon, au Quetelann peu d'individus n'éprouvaient une grande fascination pour cette époque ancienne. Nombreux étaient ceux à préférer l'histoire du Quetelann lochlannais. Pourtant, ce soir, Torsten allait en apprendre bien davantage sur les origines de son peuple que durant les vingt dernières années de son existence. A l'école on lui avait certes enseigné comment s'était constitué le Lochlann. Mais rarement on ne s'était arrêté sur l'histoire propre au Quetelann. Evidemment les deux étaient intimement liées. Mais jamais il n'aurait pu imaginer qu'elles le fussent tant. Sans hésiter, il fit quelques pas pour se saisir de la petite échelle de bois qu'il apposa contre l'étagère. Puis il grimpa. Une fois à hauteur du fameux ouvrage, il s'en saisit. Sur la tranche l'inscription Historie og legende av Quetelann (trad. Histoire et légende du Quetelann). C'est toutefois le titre sur la couverture qui l'interpella. Den lange historie den Schlassche og Totsche (trad. La longue histoire des Schlassches et des Totsches). Torsten redescendit de son promontoire et vint s'asseoir à l'une des grandes tables en bois massif. Il se plaça à proximité d'une lampe.
Il en ouvrit la couverture pour laisser apparaître la première page. C'était une reproduction datant de 1869 d'un ouvrage encore plus ancien. Selon les inscriptions, le livre qui avait servi de modèle datait de 450 après la naissance du Christ. Entre ses mains, Torsten tenait un morceau de l'histoire de son peuple, de son histoire. Il ne put alors s'empêcher de jeter un œil au sommaire. A sa grande surprise, l'oeuvre traitait des peuples germaniques et de leur longue histoire. C'est la partie [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Peuples_germaniques#Germains_septentrionaux_ou_Scandinaves]germains septentrionaux et peuples germaniques[/url] qui l’interpella. Qu'est ce que cela pouvait bien signifier.
En feuilletant quelques pages, avant de se plonger plus attentivement dans la lecture de ce curieux ouvrage, il tomba sur une page avec de vieilles cartes. Il ne put s'empêcher d'y prêter longuement attention. Elles retraçait la situation en Alméra en 200 et en 300 après la naissance de Jésus Christ.
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=190204Sanstitre1.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/190204Sanstitre1.png[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=259172Sanstitre7.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/259172Sanstitre7.png[/img][/url]
Bibliothèque municipale, Røros
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[url=https://www.youtube.com/watch?v=3pTUvB9uExI&list=RD0k01zY822dk]Musique d’ambiance[/url]
Les premières neiges commençaient à tomber sur Røros, bourgade d'à peine plus de 5 000 âmes, et sur le nord du Quetelann. Torsten traversait la place. Il n'était que seize heures mais déjà la nuit enveloppait de son manteau la petite ville. Dans quelques jours, le froid se ferait plus pénétrant et les villageois ne pourraient plus sortir qu'avec d'épaisses fourrures et des bonnets en poil de lièvre, voire de vison pour certaines dames. Certains d'entre eux avaient déjà sorti des armoires les peaux de renne et les serraient pour se protéger des températures en chute libre. Pourtant, ni le froid, ni la nuit ne semblaient arrêter le jeune homme. Âgé d'une trentaine d'années, il avançait d'un pas décidé. Alors qu'il gravissait les quatre marches pour quitter la petite place sur laquelle avait été érigée une statue représentant le premier maire de l'histoire de la ville, Torsten fut arrêté net à l'appel de son nom. Il se retourna et vit à l'autre bout du square son petit frère lui faire une grimace avant de partir en courant en direction de la maison. Le garçon était d'un naturel provocateur. Torsten sourit avant de reprendre son chemin. Ses mains étaient froides et ses pieds ne se portaient guère mieux. Le froid mordant de l'hiver combiné à la fraîcheur de la nuit arrivant lui faisait sentir combien ils étaient fragiles, même pour un homme du nord. Il longea l'église avant d'arriver à destination.
Lorsqu'il fut devant la porte en bois à deux battants de la bibliothèque, il n'hésita pas un instant. Il la poussa pour se retrouver dans le petit hall. L'odeur lui était familière. Des senteurs de bois combinées à l'odeur du papier qui émanait des livres lui titillèrent les narines. La douceur de la chaleur lui fit rougir instantanément ses joues. Ces dernières étaient devenues écarlates. Derrière son comptoir, la bibliothécaire leva les yeux par dessus ses petites lunettes rondes. En l'apercevant elle sourit au jeune homme. Ce dernier lui retourna une marque de salutation sympathique. Depuis le temps qu'il venait en cet endroit, il avait pu échanger à de nombreuses reprises avec la responsable des lieux. Chaque dimanche c'était le même rituel. Après avoir aidé ses parents à préparer le déjeuner il filait à l'église pour la messe dominicale. Une fois le repas engloutit en famille, il se rendait à la bibliothèque. Torsten aimait particulièrement venir ici pour y être tranquille. Cela lui permettait de profiter de la sérénité des lieux tout en s'instruisant. Pourtant, ce dimanche, la découverte qu'il allait faire ne manquerait pas d'être passionnante.
Décidé, il se dirigeait vers le rayon des poésies et des écrits lyriques, lorsque son regard qui balayait les étagères s'arrêta sur la tranche d'un ouvrage placé au dernier étage de l'une de ces mêmes étagères. Personne ne faisait attention à ces livres placés tellement en hauteur. Encore moins lorsqu'ils étaient disposés dans les rayons Littérature et art médiéval. Pourtant, ils recelaient une mine d'information. De toute façon, au Quetelann peu d'individus n'éprouvaient une grande fascination pour cette époque ancienne. Nombreux étaient ceux à préférer l'histoire du Quetelann lochlannais. Pourtant, ce soir, Torsten allait en apprendre bien davantage sur les origines de son peuple que durant les vingt dernières années de son existence. A l'école on lui avait certes enseigné comment s'était constitué le Lochlann. Mais rarement on ne s'était arrêté sur l'histoire propre au Quetelann. Evidemment les deux étaient intimement liées. Mais jamais il n'aurait pu imaginer qu'elles le fussent tant. Sans hésiter, il fit quelques pas pour se saisir de la petite échelle de bois qu'il apposa contre l'étagère. Puis il grimpa. Une fois à hauteur du fameux ouvrage, il s'en saisit. Sur la tranche l'inscription Historie og legende av Quetelann (trad. Histoire et légende du Quetelann). C'est toutefois le titre sur la couverture qui l'interpella. Den lange historie den Schlassche og Totsche (trad. La longue histoire des Schlassches et des Totsches). Torsten redescendit de son promontoire et vint s'asseoir à l'une des grandes tables en bois massif. Il se plaça à proximité d'une lampe.
Il en ouvrit la couverture pour laisser apparaître la première page. C'était une reproduction datant de 1869 d'un ouvrage encore plus ancien. Selon les inscriptions, le livre qui avait servi de modèle datait de 450 après la naissance du Christ. Entre ses mains, Torsten tenait un morceau de l'histoire de son peuple, de son histoire. Il ne put alors s'empêcher de jeter un œil au sommaire. A sa grande surprise, l'oeuvre traitait des peuples germaniques et de leur longue histoire. C'est la partie [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Peuples_germaniques#Germains_septentrionaux_ou_Scandinaves]germains septentrionaux et peuples germaniques[/url] qui l’interpella. Qu'est ce que cela pouvait bien signifier.
En feuilletant quelques pages, avant de se plonger plus attentivement dans la lecture de ce curieux ouvrage, il tomba sur une page avec de vieilles cartes. Il ne put s'empêcher d'y prêter longuement attention. Elles retraçait la situation en Alméra en 200 et en 300 après la naissance de Jésus Christ.
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