Edition du 13 juillet 2023 - N°21501 - 0,50 $RAK</center>
Une et éditorial (1 page) : Hirofumi Nakasone élu Premier ministre Raksasa (4 pages) : Analyses et réactions suite à l’élection du nouveau Premier ministre International (2 pages) : Tensions au Barebjal entre la Tchoconalie et le Lerminia Economie (3 pages) : Rakoil exploitera les puits de pétrole albionnais Sciences (1 page) : Questions sur la toxicité des emballages alimentaires Planète (1 page) : Vers un moratoire sur la chasse à la baleine Culture (2 pages) : Exposition « Lamentations, petites et grandes histoires du judaïsme au Raksasa » Mode (1 page) : Les grandes maisons préparent la collection automne-hiver Sport (1 page) : Le Jiyuan FC en quarts de finale de la Ligue des Champions Enquête (2 pages) : En Hanguk, sur les traces des derniers Tigres blancs du Makara Opinion(s) (1 page) : Faut-il intervenir au Viek Koing ? Livre du jour (1 page) : « Main Noire, 100 millions de morts » de Vladimir Timochenko (Rostovie) Carnet (1 demi-page) et Dessin du jour (1 demi-page) Météo et Jeux (1 demi-page) et Courrier des lecteurs (1 demi-page)
Sciences : La police impériale s’équipe d’analyseur complet d’ADN transportable auprès d’AMMGen</center>
Alors qu’un attentat terroriste a été déjoué par les forces de sécurité de l’aéroport international de Jiyuan le 18 juillet 2023, la police impériale annoncée dans la foulée l’acquisition de plusieurs appareils pouvant [url=http://www.simpolitique.com/post213509.html#213509]analyser complètement une séquence ADN sur les scènes de crimes[/url]. Cet appareil est le fruit des recherches effectuées par le laboratoire khaldidien AMMGen. Il avait été présenté lors du forum annuel de l’innovation technologique de Jiyuan en novembre 2022. A l’époque, les autorités de plusieurs pays n’avaient pas cachés leur vif intérêt pour ce prototype devenu aujourd’hui un instrument au service de la vérité et de la science. Toujours en phase d’amélioration, AMMGen assure néanmoins une efficacité optimale pour son produit qui va se déployer dès aujourd’hui au sein des diverses unités de la police impériale sur le territoire. Le Secrétariat d’Etat à la Sécurité a annoncé que le gouvernement venait de négocier dans la nuit suivant l’attentat raté un contrat estimé à 30 millions de dollars rak, soit plusieurs dizaines d’appareils.
<center>Aéroports : Renforcement du dispositif de sécurité dans les aéroports du Raksasa</center>
Le Secrétariat d’Etat aux Transports a annoncé au lendemain de l’arrestation d’un terroriste maurestien à l’aéroport international de Jiyuan le renforcement des mesures de sécurité dans les tous les aéroports publics et privés du Raksasa. En effet, la menace terroriste est élevée depuis le début de l’intervention militaire de l’armée impériale au Plarel pour destituer un régime théologique aux idées contraires aux droits de l’homme et accessoirement hôte de nombreuses organisations terroristes du continent. Les mesures de sécurité étaient déjà à un niveau plus élevé que la normale depuis l’appel au Jihad contre le Raksasa par le Sultan, déchu et en fuite, du Plarel. Le gouvernement avait pris en considération cette nouvelle menace pour rehausser la présence policière dans les principaux lieux publics. Un conseiller en sécurité publique estime pour sa part que c’est grâce aux mesures prises après l’appel au Jihad que le terroriste maurestien a pu être arrêté avant la commission de son crime. Par ailleurs, le Secrétariat d’Etat aux Transports a appelé les autres Etats à mettre en place un dispositif de sécurité semblable à celui que vient d’adopter le Raksasa afin de rendre la confiance aux passagers et à dissuader la commission d’acte terroriste via des lignes commerciales.
Religion : Fort mécontentement des chrétiens du Raksasa vis-à-vis de la composition du Sacré Collège</center>
C’est une action assez rare mais qui mérite néanmoins une médiatisation auprès de nos lecteurs. Il y a quelques jours, près de la Cathédrale thorvalienne de Jiyuan, près de 10 000 chrétiens s’étaient réunis pour protester, pacifiquement, contre les autorités de la Cité-Etat d’Urba. Leur revendication était simple : le pays compte plus de 36 millions de chrétiens et ne dispose que de 2 cardinaux au Sacré Collège. Cette situation semble très fortement incomprise par ces croyants qui semblent oublier des hautes autorités de leur religion. Ce d’autant que le Raksasa, bien que fortement imprégné par l’Islam, reste un des derniers refuges pour les chrétiens du Makara, persécuté à In Tao et dans bien d’autres territoires du continent. « Nous avons le très net ressentiment d’un désintérêt total d’Urba pour notre condition. Nous sommes bien plus nombreux que d’autres et nous disposons d’une représentation ridicule aux yeux de la puissance de la religion chrétienne au Raksasa » explique une jeune chrétienne. Désabusé, un croyant nous confirme ce ressenti « Aujourd’hui, pour Urba, ce n’est pas la puissance de la foule des chrétiens qui l’emporte, c’est la puissance des dons et legs que font certains Etats d’Alméra à Urba pour maintenir un statut dépassé ».
La composition du Sacré Collège devrait pourtant représenter le plus fidèlement possible les rapports de force au sein de l’Eglise, mais ce n’est plus le cas selon eux. D’une certaine manière, il est possible de constater un repli de l’Eglise sur ses bases almérannes tout en niant l’émergence de nouvelles puissances plus au sud, dans des régions où Sa Sainteté le Pape ne se déplace plus. Car voici là aussi l’une des revendications des chrétiens de la Cathédrale thorvalienne de Jiyuan, « que fait le Pape Alexandre IX ? que fait le Cardinal Secrétaire d’Etat ? N’y a-t-il vraiment rien à voir pour ne plus quitter l’Alméra Occidentale ? » Nous raconte un curé du sud-est du Raksasa. Il est vrai que les déplacements à l’étranger du souverain pontife sont pour le moins soumis à un secret total. Mais selon les registres d’Urba, ce dernier n’aurait plus quitté l’Alméra depuis de trop longues années. Le vent de la révolte souffle donc sur les chrétiens du Raksasa qui n’hésitent plus à parler d’une reprise en main mondiale des chrétiens de l’hémisphère sud pour faire contrepoids au pouvoir d’Urba. Ces derniers appellent les autorités de l’Eglise à réagir « rapidement ».
Après la destruction des deux premiers vaisseaux d’exploration spatiale du monde libre par les missiles stratégiques de l’URKR, l’appétit des grandes puissances pour la conquête spatiale est en passe de redevenir une priorité stratégique. La Raksasa Aeronautics and Space Agency (RASA) ne s’en cache plus : elle travaille à la mise en place d’un vaste programme de reconquête de l’espace selon l’expression fameuse d’un ingénieur de vol de l’organisation scientifique la plus réputée du pays. Le département d’Etat à la Défense n’a pas nié l’existence d’un programme national de redéveloppement d’un réseau satellitaire aux applications civiles mais aussi et surtout, militaires. Car depuis l’opération de nettoyage de l’URKR sur les satellites civils et militaires du monde libre en 2022, les instruments de surveillance, d’observation et d’analyse sont inexistants dans l’espace.
Le succès du programme multilatéral entre le Kaiyuan, le Khaldidan et le Raksasa, sur la conception d’un premier satellite capable de remplir des missions toutes plus variées les unes que les autres, représentent bien l’intérêt de cet « Axe des Empires » comme on l’appelle dans les milieux autorisés pour prendre la place de leader du monde libre dans la reconquête de l’espace. Cette réussite, à l’image de l’insolente croissance commune de ces trois Nations, n’est pas sans rappeler la formidable épopée spatiale de l’Organisation du Traité d’Hellington qui avait réussi l’incroyable pari de mener l’être humain sur la Lune, le 6 mai 2021. Cette mission reste encore aujourd’hui comme la plus célèbre de l’histoire de l’Humanité en ce sens où elle constitue l’un des seuls exemples modernes d’une cohésion mondiale autour d’une même cause. Pour ce moment historique, le Raksasa était évidemment présent puisque le commandant de la mission n’était autre que l’un de nos plus brillants militaires, le Colonel Koichi Wakata, qui restera dans l’Histoire comme le deuxième homme et le premier makaran à avoir marché sur la Lune (après le pelabssien Anthony Bowman, aujourd’hui réfugié au Raksasa).
Interrogé sur l’hypothèse de relancer un jour un programme spatial, le Premier ministre Hirofumi Nakasone n’a pas fermé la porte à cette idée : « La conquête de l’Espace représente un rêve pour des générations entières. Le Raksasa peut être fier d’avoir participé au programme spatial commun sous l’égide de l’OTH pour offrir au monde la plus exceptionnelle des prouesses technologiques qu’il n’ait jamais connu. Je n’ai pas perdu l’espoir de relancer dans les prochaines années un programme spatial international pour la reconstruction d’un nouveau vaisseau d’exploration spatiale, au-delà de toutes les idéologies politiques ou philosophiques. Je pense qu’il appartient aujourd’hui au Raksasa de lever les fonds nécessaires, aux côtés des pays partenaires, pour relancer cette incroyable idée. Mais au-delà de la simple question du vaisseau d’exploration spatiale, je souhaite que le Raksasa prenne la tête de la reconquête de l’Espace en prenant garde, toutefois, à respecter un cadre budgétaire contraignant, il est vrai ». La RASA a annoncée qu’elle entrerait en contact avec diverses agences spatiales étrangères pour tenter de mettre sur pieds sur un nouveau programme spatial commun, on ne doute pas de la participation du Khaldidan ou du Kaiyuan dans cette possible nouvelle aventure dans l’infini.
International : Accords historiques entre la Tchoconalie et le Raksasa au Polao</center>
C’est tout un symbole pour la population de la province du Polao : l’organisation d’un très grand sommet diplomatique dans sa capitale provinciale, Nagano. Et les deux protagonistes n’étaient autres que le Président de la Tchoconalie Müstapha Kémal Kersey et notre Premier ministre, M. Hirofumi Nakasone. Cette journée du 4 septembre 2023 restera dans les mémoires des citoyens locaux qui auront pu s’assurer de l’amour et de l’attention que leur porte le Cabinet et à travers lui, tout l’Empire. Dans un contexte de tensions internationales toujours très vives, la Tchoconalie et le Raksasa se sont engagés sur le chemin ambitieux de la paix et de la coopération. C’est dans un climat de confiance que les deux Etats ont signé d’importants accords sur le chapitre diplomatique, économique mais aussi militaire via [url=http://www.simpolitique.com/post225665.html#225665]un premier traité de coopération[/url]. Ce dernier constitue une grande première dans l’histoire récente des relations bilatérales entre Kûrial et Jiyuan.
Alors que l’Agounisimen reste le partenaire historique du Raksasa au Barebjal, l’élection démocratique du nouveau président thcoconalien a pu ouvrir de fortes perspectives de coopération entre les deux pays. Désormais, les deux pays sont liés via une série d’accords que l’on pourrait facilement qualifier d’historique tant les évènements récents ne semblaient pas favorable à l’issue que nous venons de connaitre à Nagano. « Il était nécessaire pour la Tchoconalie comme pour le Raksasa de régler nos différends pour avancer ensemble vers une nouvelle forme de partenariats. Le Cabinet du Raksasa est aujourd’hui fier de pouvoir renouer des liens diplomatiques, économiques et militaires avec la Tchoconalie » a déclaré le Premier ministre raksasan devant la presse internationale venue en nombre pour l’évènement. « L’ancien gouvernement tchoconalie a eu une attitude profondément irrespectueuse et très offensante envers notre Nation, ce n’est plus le cas aujourd’hui. J’ai la conviction que le Président Müstapha Kémal Kersey mettra son engagement au service de l’excellence et de la durabilité de nos relations bilatérales » a-t-il conclu.
Signe d’une entente nouvelle entre les deux pays, la Tchoconalie a envoyé il y a quelques jours des troupes au Plarel pour participer aux opérations de sécurisation du sud du territoire actuellement en conflit. Cette décision a été prise à l’initiative du pouvoir tchoconalien qui souhaitait donner les signes de son engagement en faveur de relations bilatérales plus respectueuses et empreintes de confiance. Du côté des forces armées des deux pays, personne n’ignore la nouvelle ère qui va s’ouvrir après ce premier sommet diplomatique de Nagano.
International : Visite d’Etat du Raksasa au Khaldidan du 13 au 15 octobre 2023</center>
Sur l’invitation de Sa Majesté Padisha Ier, le Raksasa sera l’invité de l’Empire du Khaldidan du 13 au 15 octobre prochain, dans le cadre d’une exceptionnelle visite d’Etat. Ce type de rencontre diplomatique reste rare dans le monde contemporain, notamment en raison de la fébrilité des alliances. Le Raksasa reste encore plus prudent quand il s’agit d’honorer des relations bilatérales durables et fructueuses, justement conscient de l’instabilité des accords internationaux.
Dans ce contexte, pourquoi accepter cette invitation ? Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères s’est exprimé sur le sujet : « Le Khaldidan est un partenaire important pour le Raksasa. Il a une qualité que beaucoup n’ont pas : la fidélité. Il était donc tout naturel pour nous de donner suite à la proposition des plus hautes autorités khaldidiennes » avant finalement d’avancer une raison plus politicienne « nous avons des intérêts politiques, commerciaux et militaires extrêmement important au Khaldidan. Le programme spatial fait partie de ces projets et nous n’imaginons pas perdre le fruit de toutes ces années de collaboration étroite entre le Kaiyuan, qui est aussi un partenaire stratégique du Raksasa, et le Khaldidan ». Le cadre international étant en évolution constante, le Raksasa recherche avant tout la stabilité et donc de fait, la fidélité de ses partenaires envers leurs engagements. Car personne au sein de l’administration impériale ne peut oublier l’époque des retournements de vestes si fréquents envers Jiyuan. Fort d’un pouvoir de nuisance aussi bien économique que militaire, la diplomatie raksasanne est aujourd’hui le cœur de la puissance que rejette le Raksasa sur le monde libre.
Pour honorer le Khaldidan de son invitation, le Cabinet impérial a prévu de solliciter un vote public des sénateurs pour accorder un droit de sortie à Sa Majesté Siman II et à l’impératrice, comme le prévoit la nouvelle Constitution dans le cadre des relations diplomatiques avec l’extérieur. Cette autorisation ne devrait pas constituer un obstacle pour le Cabinet qui table sur l’importance symbolique d’un déplacement de Sa Majesté impériale Siman II au Khaldidan. Sa première visite d’Etat depuis la visite historique en Terre Sainte aux côtés de la reine du Thorval, Annabelle II. Bien évidemment, le Premier ministre Hirofumi Nakasone sera membre de cette délégation pour les discussions politiques qui auront lieues tout au long du séjour. On précise que quelques ministres devraient eux aussi faire le déplacement.
La délégation impériale comptera plus de cinquante officiels et nécessitera, de fait, un dispositif de sécurité très important. Le service de protection des personnalités (Secret Service) serait déjà au Khaldidan pour planifier avec les autorités khaldidiennes la sécurisation des convois officiels et les sites qui accueilleront la délégation. Par ailleurs, comme le veut la tradition dans le cadre de visite d’Etat et contrairement aux mesures de sécurité habituelles, Sa Majesté impériale et le Premier ministre voyageront dans le même avion officiel. Ce dernier sera escorté par des avions de chasse et des éléments de la marine impériale qui quadrilleront le plan de vol de l’avion. « Il s’agit là de mesures de sécurité normales dans le cadre d’une visite aussi importante » affirme un proche conseiller du Cabinet impérial. Le programme de la visite d’Etat devrait être connu quelques jours avant l’arrivée de la délégation du Raksasa au Khaldidan.
International : Les indépendantistes du Zhao lancent un appel à la négociation avec la Roumalie</center>
Un entretien exceptionnel a été accordé par le leader de l’opposition démocratique du Zhao à notre quotidien. M. Mao Hu Katan (36 ans) a accepté de discuter d’avenir et d’une possible coexistence pacifique entre tous les peuples du Zhao. Nous vous proposons aujourd’hui dans notre édition des extraits de cet entretien exclusif du leader Zhaonois au Jiyuan Times.
« Nous ne pouvons pas accepter plus longtemps cette crise politique qui nuit à toutes les parties politiques de notre ile. Aujourd’hui, nous ne nous reconnaissons plus dans la domination roumalienne sur notre territoire. La croissance économique n’existe pas, la liberté d’expression est bafouée et les accords de Fuxianji, sur lesquels nous avions formés beaucoup d’espoirs ne sont pas appliqués. Nous ne pouvons qu’en conclure que les parties ne sont pas prêtes à cohabiter ensemble au sein d’un même territoire sous une même et unique politique. La Roumalie avait une occasion unique de connaitre l’opinion de la population de l’ile sur son territoire qu’elle estime légitime mais qui est selon nous illégitime. Elle n’a pas eue le courage de réunir toutes les conditions pour organiser ce référendum, il nous faut donc passer à la vitesse supérieure.
[…]
Nous demandons la création d’un Etat indépendant pour les partisans d’un Zhao libre et démocratique, sortie de toute influence politique ou économique de la Roumalie. Nous voulons devenir les maitres de notre destin et décider nous-même de ce qui peut être bien ou mal pour notre avenir. Nous ne pouvons plus accepter l’oppression de notre peuple par une minorité qui juge légitime une présence étrangère sur un territoire historiquement indépendant de toute puissance étrangère depuis longtemps.
[…]
Nous savons très bien que la Roumalie refusera de quitter l’ile et il y a des partisans de la Roumalie sur notre ile. Nous ne sommes pas aveugles. Nous avons pu discuter avec divers émissaires de différents pays sur les solutions à notre conflit. Et nous sommes convenus [url=http://hpics.li/73dcc9d]qu’une séparation de l’ile en deux territoires[/url], l’un pour les indépendantistes et l’autre pour les pros Roumalie nous apparait comme la seule et unique solution. Nous ne voulons plus qu’une seule goutte de sang ne vienne couvrir le sol de nos ancêtres. Cette solution est équitable et démocratique dans le sens où elle respecte les intérêts de toutes les parties.
[…]
Le rôle du Raksasa est très important pour nous. Car même si nous avons une idéologie politique différente dans l’immédiat (socialisme autoritaire), nous nous devons de discuter avec toutes les Nations, y compris le Raksasa qui a tout pour devenir la prochaine première puissance mondiale. Il serait fou de rejeter l’aide de ce pays qui a appuyé depuis des années nos souhaits d’indépendance. N’oublions pas le rôle déterminant du Raksasa dans la conclusion des accords de Fuxianji avec le Kaiyuan et la Roumalie. Ils ont conscience de ce qu’impliquent les sacrifices sur le long et périlleux chemin de la liberté et de la démocratie. Ils comprennent nos demandes et nous appuient dans nos requêtes auprès des uns et des autres. N’oublions pas le sacrifice inoubliable des 60 000 soldats raksasans tombés au champ d’honneur chez nos frères du Nanzhao pour lutter contre l’invasion de la Roumalie. Le Raksasa n’est pas notre ennemi ; il est aujourd’hui notre plus fidèle allié.
[…]
Nous voulons un Etat indépendant politiquement. Par conséquent, nous n’avons aucunement l’intention de rejoindre le giron d’un Etat plus puissant qui serait l’assurance d’une plus grande protection pour notre peuple. Non. Nous travaillons avec des puissances pour assurer un avenir à notre peuple, nous continuerons à travailler pour atteindre cet objectif de souveraineté pleine et entière. Nous avons déjà le soutien politique du Raksasa depuis des années qui respecte nos conditions, nous demanderons leur soutien militaire pour nous assurer une protection de nos frontières face aux divers ennemis de notre future République dont nous attendons la création plus que jamais.
[…]
La Roumalie doit entendre cet appel que notre mouvement lance aujourd’hui car il est la clé de résolution de ce conflit et permettra enfin à notre ile de redevenir le havre de paix qu’elle était avant l’arrivée de la Roumalie. Nous œuvrons pour une coexistence pacifique entre les peuples et entre toutes les idéologies. Nous souhaitons vivement que la Roumalie se joindra à nous pour entamer un processus de négociations visant à discuter de la possibilité d’une déclaration d’indépendance du Zhao qui veut décider lui-même de son destin, en toute liberté. »
International : Signature de nombreux accords lors de la visite d’Etat du Raksasa au Khaldidan</center>
Il est aujourd’hui possible d’affirmer qu’une visite d’Etat n’est pas et ne sera jamais une rencontre bilatérale comme les autres. L’Empire du Khaldidan a déplié le tapis rouge et les ors de Sa Majesté Padisha Ier pour l’arrivée de la plus imposante délégation d’une Nation étrangère au Khaldidan. En effet, Sa Majesté Siman II, le Premier ministre, trois nombreux secrétaires d’Etat et des nombreux chefs d’entreprises avaient fait le déplacement jusqu’à Puerto Alejandro, la capitale impériale, afin de recevoir les honneurs du Khaldidan. L’amitié entre le Khaldidan et le Raksasa est aujourd’hui ancré dans le marbre puisqu’un premier traité de coopération politique, économique, militaire et scientifique a été signé. Cette visite d’Etat, d’une durée de trois jours, en réalité quatre, a permis la création de liens forts entre Puerto Alejandro et Jiyuan. Déjà fortement rapproché depuis l’initiative commune aux trois empires de s’allier pour le lancement d’un formidable programme spatial.
Le déplacement de la délégation impériale à la base militaire du Raksasa dans l’ancien Tristobal restera comme l’une des images fortes de cette visite d’Etat. La rencontre avec les élèves du Lycée Raksasan de Vittoria a permis de constater l’efficacité redoutable de la politique d’expansion éducative mise en place par le Gouvernement de Jiyuan. Si rien d’officiel n’a été signé lors de cette visite d’Etat, il est fort probable qu’un nouveau Lycée Raksasan voit le jour dans la capitale cette fois ci. Enfin, la visite du port spatial de Kartanalk constitue un autre temps fort de cette rencontre, permettant cette fois de démontrer l’étendue de la collaboration scientifique mise en place entre Puerto Alejandro et Jiyuan. La délégation a pu rencontrer les équipes d’ingénieurs et s’enquérir de l’avancée des programmes de recherches.
Pour la partie économique, le traité de libre-échange permettra une augmentation considérable des échanges entre les deux économies avec un taux de seulement 5% pour tous les produits qui ne sont pas jugés comme étant stratégique pour l’une ou l’autre des parties. Les investissements seront sécurisés avec la signature d’un accord de protection réciproque des investissements. Les entreprises raksasannes ont déjà fait valoir leur grand intérêt pour apporter des capitaux, créer des emplois et prendre des parts de marché dans l’économie khaldidane. S’agissant du chapitre militaire, les deux Etats ont officialisé la mise en place d’entrainements trimestriels communs entre les deux forces armées. Cela renforcera ainsi la connaissance des armées et favorisera ainsi de possibles interventions conjointes à l’étranger. Certains évoquent la possibilité de convier l’Empire du Kaiyuan à ces entrainements communs. Notons le geste accomplis par le Khaldidan qui ouvre aux entreprises raksasannes la partie militaire des catalogues de ses entreprises d’armement nationales. Une première pour le Khaldidan, qui représente un symbole fort d’amitié entre les deux peuples.
Enfin, sur le chapitre scolaire et scientifique, signalons l’ouverture des programmes de recherches stratégiques internationaux du Khaldidan aux équipes raksasannes, la création de partenariat scolaire entre les grandes universités et la mise en commun des programmes de recherches civils. « Ces accords sont l’expression d’une volonté commune de rapprochement entre nos deux Nations » a déclaré le Premier ministre Hirofumi Nakasone qui avait fait de cette visite d’Etat l’un des évènements de la fin d’année 2023 pour la diplomatie impériale. Ce 15 octobre 2023 restera dans la mémoire collective comme une date historique dans les relations entre le Khaldidan et le Raksasa.
Pollution : Le Maire de Jiyuan fait adopter l’instauration de la circulation alternée dans les rues de capitale</center>
Pour lutter contre la pollution dans les grands centres urbains, il n’existe pas dix mille solutions : favoriser le transport en commun, favoriser l’usage du vélo ou de la marche à pieds ou bien réduire le trafic de véhicules légers et de poids lourds. C’est finalement cette solution que vient de retenir le Maire de Jiyuan au cours d’une séance du conseil municipal de la ville pour le moins animé. L’édile de la capitale du Raksasa a choisi d’instaurer la circulation alternée dans toutes les rues de Jiyuan tous les jours de la semaine. Concrètement, lorsque la mesure sera pleinement effective, c’est-à-dire une semaine selon le texte de la délibération votée, les conducteurs devront cesser d’utiliser leur véhicule selon que le jour soit pair ou impair. Par exemple, un automobiliste disposant d’un véhicule avec une plaque se terminant par un chiffre pair pourra circuler dans les rues de la capitale les jours pairs (2, 4, 6, etc. de chaque mois) et ne pourra pas circuler les jours impairs (1, 3, 5, etc. de chaque mois).
Selon un cabinet de conseil spécialisé sur ces questions, la circulation sera réduite de moitié, réduisant ainsi les niveaux de pollution de moitié. Car si Jiyuan n’est pas la ville la plus polluée du monde, elle pourrait rapidement le devenir compte tenu de la surface qu’elle occupe, de la population en augmentation perpétuelle et l’explosion des ventes de véhicules particuliers depuis quelques années. Jouissant d’une excellente réputation pour la fluidité du trafic automobile, Jiyuan poursuit une politique de développement accéléré des transports en commun avec le prolongement des lignes de métro existantes, la rénovation totale des lignes de tramway, le développement des vélos en libre-service, etc.
Cette politique, soutenue par le département d’Etat au Transport, s’étend aujourd’hui à toutes les grandes agglomérations du pays. Les projets de transports en commun sont de plus en plus nombreux dans toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants, allant du simple réseau de bus à celui de la construction de plusieurs lignes de métro. Le Cabinet impérial a rappelé son souhait de voir des grandes entreprises étrangères émettre leur intérêt pour les projets d’infrastructures du Raksasa, car, aussi incroyable que cela puisse paraitre, les deux mastodontes nationales et mondiales du secteur (Kajima Corporation et Kawasaki Group) rencontrent les plus grandes difficultés à suivre le rythme effréné des constructions sur tout le territoire mais aussi à l’étranger.
Agriculture : Création de la Confédération Nationale des Producteurs Agricoles (CNPA)</center>
Après 5 jours de discussions, plus moins tendues, les principaux syndicats des grandes branches de l’agriculture nationale se sont mis d’accord sur la création d’un seul et unique syndicat agricole au Raksasa : la Confédération Nationale des Producteurs Agricoles (CNPA). Cette nouvelle institution servira d’interface entre le département d’Etat à l’Agriculture et les syndicats paysans, jusqu’ici peu entendu et peu représenté dans les discussions au plus haut niveau de l’Etat. La force de mouvement résulte dans sa capacité de mobilisation, en effet, on estime que 8 agriculteurs sur 10 sont déjà membres d’un syndicat agricole à l’échelle sectorielle. L’objectif de ce syndicat multisectoriel est de faire peser de tout son poids la filière agricole dans les décisions prises par la classe politique. Le secrétaire d’Etat à l’Agriculture, M. Osamu Fujimura, a soutenu depuis le début de l’initiative la création de ce représentant unique qui facilitera les négociations et fonctionnera selon une règle simple : le compromis.
Pour beaucoup d’experts du secteur agricole, les paysans raksasans étaient dans l’obligation de se regrouper pour être en position de force sur le marché mondial. C’est désormais la CNPA qui négociera avec les acheteurs le prix de vente de ses produits, qui discutera avec le Cabinet impérial des nouvelles réglementations agricoles et sanitaires, qui sera en charge de la promotion des produits raksasans, de la mise en valeur du terroir impérial. « Nous attendons beaucoup de la confédération nationale » témoigne un jeune éleveur de moutons du nord du pays. De son côté, le secrétaire d’Etat à l’Agriculture souligne l’élection démocratique de son président puis de la validation obligatoire de son conseil d’administration par tous les producteurs membres de la confédération. « Ce mode de fonctionnement permettra d’assurer la stabilité du syndicat mais aussi de légitimer les décisions et les accords qu’il s’engagera à tenir lors de nos futurs négociations » a signalé le membre du Cabinet impérial. C’est la véritable première fois qu’un syndicat aussi puissant que la CNPA voit le jour au Raksasa. D’autres secteurs de l’économie impériale envisageraient eux aussi de se regrouper pour être plus fort dans la compétition internationale.