Encyclopédie impériale

Amaterasu

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<center>Les familles guerrières</center>



Issue de plusieurs millénaires de tradition, l'armée du Nijiin est une exception mondiale pour sa composante terrestre. En effet il n'existe pas d'école militaire au sens premier du terme pour former les civils, la conscription n'existe pas non plus, ici la classe guerrière se compose majoritairement de familles guerrières où les membres masculins sont guerriers de père en fils. La seule exception récente provoquée par les avancées technologiques concerne les armées de l'air et de la marine qui fonctionnent au Nijiin comme dans n'importe quelle nation avec le recrutement et la formation de militaires chez les civils. Le combat naval et aérien n'est pas reconnu comme noble ou honorable et se trouve délaissé par les familles guerrières.

Les clans guerriers

Depuis toujours, les bushi (武士 – guerriers gentilhommes) sont chargés de la protection des clans familiaux de la noblesse, bien qu'ils soient maintenant placés sous le seul commandement de l'empereur (cf chapitre sur l'histoire à venir). Suivant l'organisation clanique des familles nobles, les bushidan (武士団 - clans guerriers) ont un statut à part dans la société nijiinaise et sont la seule composante de l'armée de terre du pays.

Les enfants bushi commencent leur entraînement dès le plus jeune âge, sont soumis à une discipline extrême et le temps de la tendresse maternelle est douloureusement court. Le premier temps de l'éducation de l'enfant bushi consiste à réprimer les élans affectueux de l'enfance. Tout plaisir oisif est rigoureusement interdit et le confort lui même est proscrit. Ainsi, dès le moment où ils savent parler, on leur enjoint de considérer le devoir comme le seul guide de leur existence, le contrôle de soi comme la première règle de conduite, la souffrance et la mort comme des accidents sans importance du point de vue individuel.
Cette éducation austère est destinée à développer une impassibilité totale dont l'enfant ne doit jamais se défaire. On accoutume les enfants à la vue du sang et à la mort très tôt. Ils doivent assister et participer aux exécutions des prisonniers, mais comme elles se font de plus en plus rare on les confronte à la mort naturelle, à la mort dans les hôpitaux etc... Le jeune bushi doit apprendre à se prémunir contre toutes les peurs. Dans toutes ces épreuves, la plus parfaite maîtrise de soi est exigée.
En grandissant, l'enfant doit se satisfaire, en guise de distractions, des exercices physiques qui, très vite et pour le restant de ses jours, préparent le bushi à la guerre : kenjutsu, jujutsu et autres sports de combat qu'il doit tous maîtriser. S'il arrive par exemple en hiver qu'il ait froid aux mains, on lui ordonne de les plonger dans l'eau glacée pour rétablir la circulation. Si le gel engourdit les pieds, on l'oblige à courir dans la neige. Nombreux sont les enfants qui ne se remettent jamais de cet entraînement qui ne vise qu'à sélectionner les forts et éliminer les faibles.

Le bushidō (武士道 – voie du guerrier) est un code très strict qui régit la vie des bushi et qui exige loyauté et honneur envers les familles nobles jusqu'à la mort. Ce code de conduite est associé au sept grandes vertus suivantes : la droiture, le courage, la bienveillance, la politesse, la sincérité, l'honneur et la loyauté. Encore aujourd'hui, un bushi qui échoue à garder son honneur cherche à le regagner par un suicide rituel qui peut se nommer seppuku (pour le guerrier vaincu) ou hara-kiri (pour le guerrier humilié). Ce code enjoint également au bushi à vivre dans la simplicité, sans rechercher de plaisirs (la nourriture est simple, les vêtements également etc...).

Avec les années, les membres des bushidan sont de plus en plus nombreux mais les effectifs de l'armée impériale restent fixes, ce qui pose donc un problème pour un certain nombres de bushi qui atteignent l'âge adulte. Chaque année, les effectifs sont renouvelés pour remplacer les départs à la retraite, les éventuels décès ou autres départs, mais ces chiffres sont inférieurs au nombre d'enfants bushi qui atteignent la majorité chaque année. Les meilleurs d'entre eux peuvent rejoindre l'armée impériale, les autres sont alors exclus et deviennent des rōnin (浪人 – hommes errants).

Les rōnin sont considérés comme des parias par les autres bushi. Ces derniers qui sont formés depuis leur plus jeune âge au métier des armes se retrouvent alors dans une situation inconfortable pour s'intégrer dans la société nijiinaise. Certains, malgré l'humiliation, vont rejoindre les rangs de la marine ou de l'armée de l'air, d'autres vont alors s'engager dans les forces de police ou dans des entreprises de sécurité privée. Mais plus généralement, les rōnin se reconvertissent soit dans la grande criminalité soit dans le mercenariat en louant leurs services de guerriers à qui le veut.

« Un homme qui ne cesse de calculer est un poltron. Je dis cela parce que les supputations ont toujours un lien avec les idées de profit et de perte; l'individu qui les fait est tout le temps préoccupé par des notions de gain ou de perte. Mourir est une perte, vivre est un gain et c'est ainsi que l'on décide souvent de ne pas mourir. C'est de la lâcheté. »


Les clans secrets

Il existe une autre classe de guerriers au Nijiin qui sont les Shinobi (忍び – guerrier-espion). Leur origine est plus tardive dans l'histoire militaire nijiinaise mais il semblerait que les premiers clans shinobi furent formés par des rōnin exclus de la société et pourchassés par les leurs. C'est ce qui explique que ces guerriers ont dû développer des techniques de survie et, libérés des contraintes du bushidō, ont pu développer des techniques jugées déshonorantes comme l'espionnage, la guérilla, l'embuscade, l'assassinat ou l'empoisonnement.

Peu à peu, les familles nobles ont commencé à faire appel à eux pour assassiner leurs riveaux ou faire tomber les châteaux adverses par la ruse. Bien que détestés par les bushi, les shinobi font maintenant partie intégrante de l'armée nijiinaise et s'occupe des affaires d'espionnage, de contre espionnage et des forces spéciales.

Tout comme les bushi, les shinobi sont soumis à un entraînement extrême dès leur plus jeune âge et soumis à un code strict : le Ninpō (忍法). Ce dernier met l'accent sur l'endurance, la persévérance, la capacité d'adaptation. Contrairement aux bushi, les shinobi ne cherche pas l'affrontement direct mais à survivre. Les shinobi pratiquent le ninjutsu (忍術) dès l'enfance, qui consiste en l'apprentissage de techniques de combat et notamment l'utilisation d'armes modernes, le combat à mains nues (taijustu), mais aussi des techniques de camouflage (hensō jutsu, doton no jutsu), d'utilisation d'explosifs, de poisons, la prestidigitation (genjutsu), la natation etc... Le ninjutsu comporte aussi des connaissances en météorologie, astronomie, médecine, langues étrangères et mathématiques.

L'une des autres différences majeures avec les bushidan est que les femmes sont également entraînée aux arts de la guerre et deviennent ensuite des kunoichi (くノ一) qui apprennent notamment l'art de la séduction.

« Qui connaît l'autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait. »
Amaterasu

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<center>Défense</center>


La Nijiin Teikoku Rikugun (日寺院帝国陸軍 – Armée impériale Nijiinaise) est la force armée de l'empire de Nijiin et est composée de quatre armes différentes : une armée de terre formée par les clans guerriers, une marine impériale et une armée de l'air composées d'engagés volontaires et une force spéciale formée par les shinobi. La NTR est dirigée par le seītaishōgun (征夷大将軍 - grand général en chef) qui commande au nom de l'empereur. Ce titre est réservé à un membre d'une des cinq grandes familles nobles et actuellement occupé par Konoe no Yoshimoto.

Armée de terre

La composante terrestre de la NTR est appelé Goteijūtai (護廷十隊 – les 10 divisions de la Cour) et, comme son nom l'indique, est composée de dix divisions de dix milles hommes chacune. Sa hiérarchie pyramidale est dominée par un sōtaichō (総隊長 – capitaine-général) qui commande au dix divisions, et qui est toujours issu de la noblesse. Chaque division est ensuite commandé par un taichō (隊長 – capitaine) secondé par un fukutaichō (副隊長 - vice-capitaine) puis viennent ensuite dix postes de sous-officier (3ème siège, 4ème siège, 5ème siège etc...).

Les rangs du Goteijūtai sont composés uniquement par des bushi, entraînés depuis leur plus tendre enfance aux arts de la guerre. Les divisions fonctionnent suivant le mérite des soldats, la notion d'ancienneté n'a aucune importance dans le grade occupé. Les plus forts, ou les plus compétents en fonction de la division, se trouvent en haut, les autres en bas. Et généralement, plus le soldat est bas plus il se voit attribuer de corvées. Chaque division a une spécialité bien particulière.

° ichibantai (一番隊 – 1ère division) : surnommé la Garde Impériale, elle a pour mission la protection de l'empereur, de la famille impériale, de la haute noblesse et des émissaires étrangers.

° nibantai (二番隊 – 2ème division) : seule division composée entièrement de shinobi, il s'agit des commandos, rattachés à la fois aux forces spéciales et au Goteijūtai.

° sanbantai (三番隊 – 3ème division) : c'est l'arme du génie militaire.

° yonbantai (四番隊 – 4ème division) : il s'agit du service de santé, composé des bushi les plus faibles ils sont la risée du Goteijūtai... jusqu'à ce qu'on ait besoin de leur service après la bataille.

° gobantai (五番隊 – 5ème division) : issus de la vieille alliance entre un clan bushi et un clan d'artificier, ce sont les artilleurs du Goteijūtai.

° rokubantai (六番隊 – 6ème division) : chargée du transport de troupes et de matériel.

° nanabantai (七番隊 – 7ème division) : troupes de choc du Goteijūtai, rompus aux combats intenses et rapprochés ainsi qu'en milieu hostile et montagne.

° hachibantai (八番隊 – 8ème division) : l'évolution moderne du combat a fait évoluer cette division vers le soutien logistique et les communications.

° kyūbantai (九番隊 – 9ème division) : il s'agit de la division blindée.

° jūbantai (十番隊 – 10ème division) : en charge de la sécurité intérieure, c'est une force de maintien de l'ordre armé qui peut également être projeté sur un théâtre extérieure où le maintien de l'ordre ou l'interposition est envisagé.


Marine impériale et Armée de l'air

La Niijin Kaigun (日寺院海軍 – flotte nijiinaise) et la Nijiin Rikugun kōkū (日寺院陸軍航空 – armée de l'air nijiinaise) sont les deux composantes les plus récentes de la NTR puisqu'elles n'ont pas encore un siècle. Leur formation a été rendue incontournable avec les importants progrès technologiques du siècle dernier. Boudées par les traditionnelles familles guerrières, qui cherchent avant tout un combat honorable directement face à l'adversaire, l'empereur du Nijiin a été obligé d'ouvrir le recrutement aux volontaires issus du civil et pour cela ouvert des écoles militaires pour former du personnel compétent.

On compte tout de même au sein de ces deux armes plusieurs milliers de rōnin qui, à défaut de pouvoir intégrer le prestigieux Goteijūtai sont obligés de s'engager pour ne pas se retrouver complètement exclu de la société. Il existe également un corps de commandos marins de 10 000 hommes formés exclusivement par des shinobi et rattachés aux forces spéciales. Enfin, bien que leur nombre soit très faible, le recrutement est également ouvert aux femmes, qui sont surtout présente dans l'armée de l'air.

Forces spéciales

La dernière composante de la NTR est le Onmitsukidō (隠密機動 – forces spéciales) qui est composé de cinq sentai (戦隊 - escadrons), chacun dirigé par un gundanchō (軍団長 – commandant). Chaque sentai est chargé d'une mission bien particulière :

° Keigun (刑軍 - force de punition) : chargé de traquer et neutraliser les éléments considérés comme dangereux, cet escadron secret a un rôle qui pourrait être assimilé à une police politique. Son rôle officiel est de s'occuper avant tout des traîtres ou des déserteurs au sein de la NTR, mais son rôle officieux est également de neutraliser toute nuisance qu'elle soit politique, médiatique ou autre, et en utilisant tout les moyens nécessaires pouvant aller de l'intimidation à l'assassinat en passant par la censure.

° Kanritai (檻理隊 – corps de détention) : chargé de la garde des prisonniers de guerre, politique, issu des armées ou des individus civils jugés dangereux. Son rôle s'étend également aux transferts de prisonniers, dangereux ou non, en temps de paix.

° Riteitai (裏挺隊 – contre espionnage) : chargé des missions de contre-espionnage classiques, ses membres sont infiltrés dans tous les milieux de la société en toute discrétion.

° Tokusetsutai (特設隊 – corps des commandos) : détaché auprès du Goteijūtai et de la marine impériale, ce corps des forces spéciales est chargé d'assurer des missions commando traditionnelles.

° Supaitai (スパイ隊 – corps des espions) : chargé des missions d'espionnage à l'étranger mais également des missions spéciales (sabotage, assassinat...). C'est au sein de cet escadron que les kunoichi (femmes espionnes) sont les plus nombreuses et les mieux réputées par leurs techniques de séduction.

Mercenaires

Les rōnin qui n'ont souhaité ni rejoindre une autre arme, ni se résoudre à l'errance et au banditisme, s'engagent généralement dans des sociétés privées de mercenaires et proposent leurs services à qui le veut. Cela peut aller de la garde armée d'un site ou d'un navire contre d'éventuels terroristes ou pirates jusqu'à la participation à un conflit armé. Ces soldats présentent l'avantage d'une formation militaire poussée depuis leur plus jeune âge et un code de l'honneur strict qui en font de parfaits outils de guerre.

Nombre de rōnin louant leur service (hommes âgés de 20 à 55 ans) : 135 000
Amaterasu

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<center>Education</center>

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Mise à jour du chapitre Société nijiinaise.
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