<center>Bibliothèque Nationale d'Ophrone
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Fondation : 1885
Adresse : 14, Avenue Marinko 1er, Ophrone
Employés : 1 800
Ici seront consignées les principales publications kirepiennes, dans tous les domaines, du roman de gare à l'essai philosophique. </center>
En librairie
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Vliduj Gak
La problématique éducative : les jeunes kirepiens et les langues
Diffusion : Public universitaire
Editions : Negotino
Dépôt légal : Février 2022
Auteur : Marinko Filipovic
Nombre de pages : 112
Préface
Avec 5 enfants en moyenne, la femme kirepienne est une des plus fertiles au monde, tendance qui ne semble pas vouloir se démentir depuis des annéees, malgré les troubles qui ont bouleversé le pays et la chute du niveau de vie dans de nombreuses régions. De 205 millions actuellement, la population kirepienne devrait passer à 320 millions d'habitants d'ici 2050 -voire 2040-. Cette explosion démographique qui ne s'est pas démentie (la population kirepienne était de 168 millions d'habitants en 2015 en couvrant les mêmes territoires) pose le problème de l'éducation comme le premier défi du nouveau régime kirepien -largement devant la défense ou la santé par exemple-.
L'analphabétisme, d'une part, n'est pas encore entièrement éradiqué : 97% des kirepiens sont certes alphabétisés, mais certaines régions reculées font encore figure de tristes exceptions. C'est le cas du district autonome de Dolneni Dol, 384 000 habitants, dont seulement 37% sont capables de lire et d'écrire le kirepien, la plupart des autres ne le parlant que très peu, les dialectes kraljeviens l'emportant sur l'ophronais standard dans cette région.
Si les éditions Negotino m'ont contacté et commandé la publication de ce livre sur l'apprentissage des langues étrangères au Kirep, c'est pour situer ma pensée dans ce cadre éminemment stimulant, probablement le plus excitant que puisse concevoir un universitaire tel que moi : comment éduquer plus de 100 millions d'enfants d'ici les 20 prochaines années ? Comment mettre en place un modèle fiable sur lequel pourrait reposer l'éducation et la pédagogie kirepiennes ?
Le domaine que je vais traiter recouvre peut-être la part la plus primordiale de ce pan de notre pacte social : de l'apprentissage des mathématiques et de la chimie dépendront relativement peu nos orientations idéologiques futures, et il est à croire qu'un problème de nombres posé à un kirepien ou un rostov souffriraient de la même résolution. Cependant, de savoir quelle langue apprendre résulteront tant de facteurs décisifs pour notre pays : la facilité des liens commerciaux, culturels, le sentiment de proximité avec un peuple plutôt qu'un autre selon que ses auteurs auront bercé ou non des générations de kirepiens.
L'état actuel de l'apprentissage des langues au Kirep
Actuellement, sans surprise, c'est le russe qui constitue le plus gros du contingent éducatif kirepien. Langue des voisins du Nord, de l'ex-allié kirkstanais avec lequel les liens furent très forts, et évidemment de la Rostovie, partenaire éminent du Kirep depuis plusieurs siècles, le russe est vu comme l'itinéraire logique des kirepiens dans le secondaire. Il devient obligatoire dès l'âge de 14 ans, si bien que 57% des kirepiens de plus de 18 ans sont aptes à s'exprimer en russe, à un niveau intermédiaire au moins, certains surprenant par une connaissance extrêmement approfondie de la langue de Kirov, de sa littérature et des cultures rostove ou kirkstanaise.
La connaissance du russe est de plus géographiquement localisable : le Pesak est moins russophone (49% des +18 ans se disent bilingues au Pesak, peut être une partie des pesakiens tend-elle à atténuer ses compétences linguistiques en raison de l'important sentiment russophobe repérable dans l'archipel), Ophrone également (52% des +18 ans), tandis que la région de Pregrada, plus anciennement reliée d'ailleurs au Kirkstan, témoigne d'une érudition assumée de la langue (72% des +18 ans).(1)
Les autres langues se partagent le statut de seconde langue la plupart du temps, le russe étant rarement délaissé en leur faveur.
Le basque trouve au Kirep une clientèle assez faible (4% de locuteurs partiels) malgré la proximité de l'Herria en délitement.
Le mandarin et l'eranéen sont également assez peu connus, en dépit des efforts remarquables réalisés par le régime gakiste pour susciter un intérêt pour ces langues, la complexité (supposée ou réelle) et l'éloignement culturel demeurant les principales raisons avancées pour expliquer le faible taux de locuteurs : 2% pour le mandarin raksasan, 6% pour l'eranéen.
Les langues occidentales sont extrêmement peu connues : le français, l'allemand et l'anglais pelabssien ne sont enseignés qu'à l'Université, dans le cadre de cursus bidisciplinaires et dans les grandes villes. Moins de 2% de la population déclare la connaissance d'une de ces langues.
La seconde langue connue au Kirep après le russe est en réalité toute autre : l'arabe mobilise depuis plus de 10 ans un intérêt remarquable dans les régions musulmanes, qui voient à travers l'apprentissage de la langue du Coran une façon de se "démarquer" des slaves chrétiens et de renouer des liens culturels avec le monde arabo-musulman, dont ils s'estiment souvent exclus et oubliés.
13% de la population kirepienne déclare ainsi une connaissance de l'arabe littéraire. Il est à noter que les étudiants des madrassas, écoles coraniques, représentent une part non négligeable de ces locuteurs.
Si certaines langues suscitent l'indifférence ou l'engouement, une seule semble étrangement évoquer le mépris pour les kirepiens : le tcherkesse. Langue considérée comme "bâtarde" par une grande partie de la population, en dépit des liens éminents entre les peuples des deux pays, elle n'est connue que par 3% de la population. Les liens kirepo-tcherkesses conservent encore aujourd'hui un aspect unilatéral, et il semble que les chefs d'état des deux pays n'aient jamais dialogue qu'en kirepien, et jamais en tcherkesse ou en russe, Ophrone estimant normal que l'effort soit fait par Tcherkovo. (2)
Concilier le nationalisme kirepien avec l'ouverture au monde
Après avoir dressé un panorama linguistique du Kirep, et des langues privilégiées par les kirepiens, il apparaît que la politique récente du gouvernement Salkanovic semble en rupture totale avec celle de Vliduj Gak et du SZAP sur un point : le rapport à l'Alméra Orientale et la place du Kirep dans le monde slave. Pour Vliduj Gak, en tant que zone de confort du communisme, le monde russophone était la zone à privilégier dans les relations internationales kirepiennes, et la connaissance du russe était l'élément qui permettrait la connexion des deux ensembles, les rostovs et les kirkstanais demeurant peu enclins à apprendre le kirepien. Le panslavisme était également vu comme la façon la plus directe et la plus concrète d'appliquer, de façon immédiat et au travers de projets réels (inauguration d'une ligne de chemin de fer entre Ophrone et Novgorof transitant par le Kirkstan).
Le discours de Bogoljub II au Thorval a résonné comme une annonce de la future politique du gouvernement de Marinko Salkanovic : un rejet farouche de la volonté d'associer le Kirep au monde slave, comme s'il s'agissait d'un ensemble uniforme composé d'entités à peine discernables pour un occidental ou un makaran. Désormais, le Kirep semble vouloir avec acharnement défendre son identité, résolument différente de celles du Kirkstan, de la Rostovie, de l'Impériak, du Finnherland, de la Kasovie.
Dans cette société kirepienne qui exprime le désir de voir revenir la thématique d'un nationalisme kirepien, l'apprentissage du russe ne peut-être maintenu dans ses prérogatives d'avant 2021, celui d'une langue aux privilèges multiples dans le paysage éducatif kirepien, obligatoire dès 14 ans.
Si le Kirep n'est que kirepien, et non pas panslave, rien ne justifie la poursuite de cette obligation pour les jeunes kirepiens : de plus, les liens avec les régimes marxistes russophones n'ont cessé de se tendre et de se distendre depuis plusieurs mois, les échanges commerciaux étant désormais en baisse.
L'apprentissage et la connaissance approfondie du kirepien comme trait d'union de la nation doit se poser comme la principale priorité du gouvernement en matière de langues : l'éradication totale de l'analphabétisme et la mise en place d'un tronc commun de connaissances à acquérir en lien avec la littérature et la langue kirepiennes. Aujourd'hui, dès 15 ans, les étudiants sont fragmentés en filière (sciences expérimentales, mahématiques, sciences humaines) qui, si elles permettent une grande spécialisation très tôt, fait souffrir d'un manque de socle commun de connaissances. La fondation d'une base de 8 heures par semaine consacrées, quelle que soit la filière, à ce socle, semble être une base à cette culture commune.
Si le russe ne doit plus apparaître comme discipline linguistique commune à tous les étudiants en raison de la remise en cause des liens du Kirep avec cet ensemble, il semble néanmoins qu'une langue doive demeurer obligatoire dans ce socle, afin de satisfaire à une connaissance nécessaire d'une littérature étrangère.
J'ai tenté de promouvoir par ce livre, comme il sera établi dans le chapitre 7, l'apprentissage du grec ancien, pour les diverses raisons que j'y vois : l'ouverture sur le monde alméran contemporain, sans passer par les langues occidentales modernes, plus récentes et qui réduisent l'intérêt pour l'Alméra à un pays en particulier, la connaissance et la possibilité de lire dans le texte les principaux philosophes fondateurs de la civilisation moderne, et surtout, le fait que cette langue fut la principale langue usitée dans le monde orthodoxe pendant près de mille ans.
Je pense cela afin de faire renaître le Kirep, non comme un simple doppel de la Rostovie, mais comme un élément essentiel du monde orthodoxe moderne, aux côtés du Remino, du Thaliboz, de la Rostovie, du Kirkstan, ainsi que dans le monde occidental en général.
Je recommande un apprentissage de 3 heures par semaine, ce dès l'âge de 11 ans, en remplacement du russe, qui pourra être choisi à l'âge de 14 ans parmi d'autres langues, telles que l'arabe, l'eranéen ou le tcherkesse.
(1) cf. "La langue russe au Kirep, perspectives d'évolutions", Emir Gatalica, PPO, 2017.
(2) cf. "Ophrone et le monde, chronique des relations internationales kirepiennes", Leonora Patrovic, Makarska, 1992
Diffusion : Public universitaire
Editions : Negotino
Dépôt légal : Février 2022
Auteur : Marinko Filipovic
Nombre de pages : 112
Préface
Avec 5 enfants en moyenne, la femme kirepienne est une des plus fertiles au monde, tendance qui ne semble pas vouloir se démentir depuis des annéees, malgré les troubles qui ont bouleversé le pays et la chute du niveau de vie dans de nombreuses régions. De 205 millions actuellement, la population kirepienne devrait passer à 320 millions d'habitants d'ici 2050 -voire 2040-. Cette explosion démographique qui ne s'est pas démentie (la population kirepienne était de 168 millions d'habitants en 2015 en couvrant les mêmes territoires) pose le problème de l'éducation comme le premier défi du nouveau régime kirepien -largement devant la défense ou la santé par exemple-.
L'analphabétisme, d'une part, n'est pas encore entièrement éradiqué : 97% des kirepiens sont certes alphabétisés, mais certaines régions reculées font encore figure de tristes exceptions. C'est le cas du district autonome de Dolneni Dol, 384 000 habitants, dont seulement 37% sont capables de lire et d'écrire le kirepien, la plupart des autres ne le parlant que très peu, les dialectes kraljeviens l'emportant sur l'ophronais standard dans cette région.
Si les éditions Negotino m'ont contacté et commandé la publication de ce livre sur l'apprentissage des langues étrangères au Kirep, c'est pour situer ma pensée dans ce cadre éminemment stimulant, probablement le plus excitant que puisse concevoir un universitaire tel que moi : comment éduquer plus de 100 millions d'enfants d'ici les 20 prochaines années ? Comment mettre en place un modèle fiable sur lequel pourrait reposer l'éducation et la pédagogie kirepiennes ?
Le domaine que je vais traiter recouvre peut-être la part la plus primordiale de ce pan de notre pacte social : de l'apprentissage des mathématiques et de la chimie dépendront relativement peu nos orientations idéologiques futures, et il est à croire qu'un problème de nombres posé à un kirepien ou un rostov souffriraient de la même résolution. Cependant, de savoir quelle langue apprendre résulteront tant de facteurs décisifs pour notre pays : la facilité des liens commerciaux, culturels, le sentiment de proximité avec un peuple plutôt qu'un autre selon que ses auteurs auront bercé ou non des générations de kirepiens.
L'état actuel de l'apprentissage des langues au Kirep
Actuellement, sans surprise, c'est le russe qui constitue le plus gros du contingent éducatif kirepien. Langue des voisins du Nord, de l'ex-allié kirkstanais avec lequel les liens furent très forts, et évidemment de la Rostovie, partenaire éminent du Kirep depuis plusieurs siècles, le russe est vu comme l'itinéraire logique des kirepiens dans le secondaire. Il devient obligatoire dès l'âge de 14 ans, si bien que 57% des kirepiens de plus de 18 ans sont aptes à s'exprimer en russe, à un niveau intermédiaire au moins, certains surprenant par une connaissance extrêmement approfondie de la langue de Kirov, de sa littérature et des cultures rostove ou kirkstanaise.
La connaissance du russe est de plus géographiquement localisable : le Pesak est moins russophone (49% des +18 ans se disent bilingues au Pesak, peut être une partie des pesakiens tend-elle à atténuer ses compétences linguistiques en raison de l'important sentiment russophobe repérable dans l'archipel), Ophrone également (52% des +18 ans), tandis que la région de Pregrada, plus anciennement reliée d'ailleurs au Kirkstan, témoigne d'une érudition assumée de la langue (72% des +18 ans).(1)
Les autres langues se partagent le statut de seconde langue la plupart du temps, le russe étant rarement délaissé en leur faveur.
Le basque trouve au Kirep une clientèle assez faible (4% de locuteurs partiels) malgré la proximité de l'Herria en délitement.
Le mandarin et l'eranéen sont également assez peu connus, en dépit des efforts remarquables réalisés par le régime gakiste pour susciter un intérêt pour ces langues, la complexité (supposée ou réelle) et l'éloignement culturel demeurant les principales raisons avancées pour expliquer le faible taux de locuteurs : 2% pour le mandarin raksasan, 6% pour l'eranéen.
Les langues occidentales sont extrêmement peu connues : le français, l'allemand et l'anglais pelabssien ne sont enseignés qu'à l'Université, dans le cadre de cursus bidisciplinaires et dans les grandes villes. Moins de 2% de la population déclare la connaissance d'une de ces langues.
La seconde langue connue au Kirep après le russe est en réalité toute autre : l'arabe mobilise depuis plus de 10 ans un intérêt remarquable dans les régions musulmanes, qui voient à travers l'apprentissage de la langue du Coran une façon de se "démarquer" des slaves chrétiens et de renouer des liens culturels avec le monde arabo-musulman, dont ils s'estiment souvent exclus et oubliés.
13% de la population kirepienne déclare ainsi une connaissance de l'arabe littéraire. Il est à noter que les étudiants des madrassas, écoles coraniques, représentent une part non négligeable de ces locuteurs.
Si certaines langues suscitent l'indifférence ou l'engouement, une seule semble étrangement évoquer le mépris pour les kirepiens : le tcherkesse. Langue considérée comme "bâtarde" par une grande partie de la population, en dépit des liens éminents entre les peuples des deux pays, elle n'est connue que par 3% de la population. Les liens kirepo-tcherkesses conservent encore aujourd'hui un aspect unilatéral, et il semble que les chefs d'état des deux pays n'aient jamais dialogue qu'en kirepien, et jamais en tcherkesse ou en russe, Ophrone estimant normal que l'effort soit fait par Tcherkovo. (2)
Concilier le nationalisme kirepien avec l'ouverture au monde
Après avoir dressé un panorama linguistique du Kirep, et des langues privilégiées par les kirepiens, il apparaît que la politique récente du gouvernement Salkanovic semble en rupture totale avec celle de Vliduj Gak et du SZAP sur un point : le rapport à l'Alméra Orientale et la place du Kirep dans le monde slave. Pour Vliduj Gak, en tant que zone de confort du communisme, le monde russophone était la zone à privilégier dans les relations internationales kirepiennes, et la connaissance du russe était l'élément qui permettrait la connexion des deux ensembles, les rostovs et les kirkstanais demeurant peu enclins à apprendre le kirepien. Le panslavisme était également vu comme la façon la plus directe et la plus concrète d'appliquer, de façon immédiat et au travers de projets réels (inauguration d'une ligne de chemin de fer entre Ophrone et Novgorof transitant par le Kirkstan).
Le discours de Bogoljub II au Thorval a résonné comme une annonce de la future politique du gouvernement de Marinko Salkanovic : un rejet farouche de la volonté d'associer le Kirep au monde slave, comme s'il s'agissait d'un ensemble uniforme composé d'entités à peine discernables pour un occidental ou un makaran. Désormais, le Kirep semble vouloir avec acharnement défendre son identité, résolument différente de celles du Kirkstan, de la Rostovie, de l'Impériak, du Finnherland, de la Kasovie.
Dans cette société kirepienne qui exprime le désir de voir revenir la thématique d'un nationalisme kirepien, l'apprentissage du russe ne peut-être maintenu dans ses prérogatives d'avant 2021, celui d'une langue aux privilèges multiples dans le paysage éducatif kirepien, obligatoire dès 14 ans.
Si le Kirep n'est que kirepien, et non pas panslave, rien ne justifie la poursuite de cette obligation pour les jeunes kirepiens : de plus, les liens avec les régimes marxistes russophones n'ont cessé de se tendre et de se distendre depuis plusieurs mois, les échanges commerciaux étant désormais en baisse.
L'apprentissage et la connaissance approfondie du kirepien comme trait d'union de la nation doit se poser comme la principale priorité du gouvernement en matière de langues : l'éradication totale de l'analphabétisme et la mise en place d'un tronc commun de connaissances à acquérir en lien avec la littérature et la langue kirepiennes. Aujourd'hui, dès 15 ans, les étudiants sont fragmentés en filière (sciences expérimentales, mahématiques, sciences humaines) qui, si elles permettent une grande spécialisation très tôt, fait souffrir d'un manque de socle commun de connaissances. La fondation d'une base de 8 heures par semaine consacrées, quelle que soit la filière, à ce socle, semble être une base à cette culture commune.
Si le russe ne doit plus apparaître comme discipline linguistique commune à tous les étudiants en raison de la remise en cause des liens du Kirep avec cet ensemble, il semble néanmoins qu'une langue doive demeurer obligatoire dans ce socle, afin de satisfaire à une connaissance nécessaire d'une littérature étrangère.
J'ai tenté de promouvoir par ce livre, comme il sera établi dans le chapitre 7, l'apprentissage du grec ancien, pour les diverses raisons que j'y vois : l'ouverture sur le monde alméran contemporain, sans passer par les langues occidentales modernes, plus récentes et qui réduisent l'intérêt pour l'Alméra à un pays en particulier, la connaissance et la possibilité de lire dans le texte les principaux philosophes fondateurs de la civilisation moderne, et surtout, le fait que cette langue fut la principale langue usitée dans le monde orthodoxe pendant près de mille ans.
Je pense cela afin de faire renaître le Kirep, non comme un simple doppel de la Rostovie, mais comme un élément essentiel du monde orthodoxe moderne, aux côtés du Remino, du Thaliboz, de la Rostovie, du Kirkstan, ainsi que dans le monde occidental en général.
Je recommande un apprentissage de 3 heures par semaine, ce dès l'âge de 11 ans, en remplacement du russe, qui pourra être choisi à l'âge de 14 ans parmi d'autres langues, telles que l'arabe, l'eranéen ou le tcherkesse.
(1) cf. "La langue russe au Kirep, perspectives d'évolutions", Emir Gatalica, PPO, 2017.
(2) cf. "Ophrone et le monde, chronique des relations internationales kirepiennes", Leonora Patrovic, Makarska, 1992
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Vliduj Gak
Suicide, le mal kirepien
Diffusion : Large
Editions : Makarska
Dépôt légal : Juin 2022
Auteur : Igor Poponovic
Nombre de pages : 626
<center>[img]http://img4.hostingpics.net/pics/987688suicide.png[/img]</center>
Introduction
Avec un taux de 36,2 suicides pour 100 000 habitants, le Kirep détient l'un des plus hauts taux de suicide de la planète... et rapporté à une population de 202 millions d'habitants, c'est un total de 67 000 kirepiens qui mettent chaque année fin à leurs jours, et 1 400 000 tentatives par an, contribuant à la baisse de l'espérance de vie du pays depuis 2015, le début de la crise sociale et la fin de la croissance économique sous le régime communiste : de 65,3 ans à cette époque, elle est désormais de 59,7 ans (56,2 ans pour les hommes). Notons également le développement du tabagisme, la consommation importante d'alcool (souvent cause d'intoxications sévères dûes à sa mauvaise qualité et à sa prohibition sous le régime socialiste, qui a entraîné une production clandestine rampante), de la hausse de la mortalité infantile (dûe elle à une hausse de la proportion des femmes kirepiennes devant accoucher seules, par manque de médecins).
Les études montrent un grand mal-être parmi les 25-34 ans (28% des suicides), suivis des 35-44 ans (19%) et des 15-24 ans (17%).
Je n'ai, dans ce livre, pas tenté de donner une quelconque ligne de conduite au gouvernement quant à sa politique de prévention des suicides. Il n'a aucun rôle de prévention et ne constitue pas non plus une solution aux actes suicidaires. J'y ai davantage cherché à diagnostiquer qu'à traiter ce mal.
J'ai tenté de détailler précisément les caractéristiques des suicidés et des suicidaires kirepiens, de dresser un diagnostic général de leurs actes afin de permettre une meilleure compréhension de ce problème de santé publique par les autorités.
Un problème ancien accentué par les troubles récents
Le fort taux de suicide demeure une "constante" chez la population kirepienne (22,4 pour 100 000 habitants en 1990, 19,6 en 1960 d'après les démographes), néanmoins, la hausse récente porte cette statistique à un niveau inédit dans l'Histoire Moderne Kirepienne.
La période actuelle a vu la société kirepienne souffrir à la fois de nouveaux problèmes liés à la fin de la société communiste : naissance d'un chômage réel (6,3% actuellement, contre moins de 2% auparavant), insécurité croissante avec la libéralisation des flux (arrivée de bandes criminelles principalement à Ophrone) et la disparition progressive de l'état de l'espace public (fin des milices communistes), tout en conservant de nombreuses difficultés structurelles de la société gakiste ; autoritarisme du régime, rigidité de l'Etat, mépris des croyances religieuses.
Vu de l'extérieur, l'existence d'un kirepien est souvent vue comme dure, peu sure, ennuyeuse et, heureusement, relativement courte. Sa vie est totalement fermée au monde (les voyages sont rares, par manque d'argent, et les réseaux sociaux (d'ailleurs Internet en général) sont absents du pays, et marcher en dehors des clous coûte souvent cher en années de prison), dure (société industrielle, principalement des travaux de gros-oeuvre) souvent indifférente (les familles de 10 enfants sont monnaie courante, surtout à Ophrone), et peu empreinte de fantaisie (les loisirs sont certes gratuits, mais très réduits en dehors des sports subventionnés par l'Etat, sans compter que la profession est très souvent choisie par le régime lui-même en fonction des résultats de l'élève, ainsi un titulaire d'un baccalauréat de sciences expérimentales avec mention très bien sera nécessairement envoyé en génie militaire, sans consultation).
Ophrone, capitale du suicide
Les principales métropoles kirepiennes concentrent le mieux toutes ces caractéristiques favorables au suicide. Ophrone a ainsi longtemps été dépeinte comme une ville morne, constituée exclusivement de vastes quartiers d'habitations gris, rigides, et très densément peuplés par des familles nombreuses d'ouvriers. Malgré les efforts des différents gouvernants pour changer cette image (construction de quartiers modernes "à l'occidental" dans le centre et sur le front de mer) cette vision demeure très largement vraie.
La naissance du chômage, la pénétration du trafic de drogues venues de Juvna au Kirep ont accentué les difficultés des populations défavorisées ophronaises. Chez les 30% d'ophronais les plus modestes, le taux de suicide monte à 52,4 pour 100 000 habitants.
Certaines professions sont par ailleurs plus marquées que d'autres par les tentations suicidaires, chez les hommes principalement les chômeurs, suivis des travailleurs du bâtiment et des petits commerçants. Chez les femmes, il s'agit principalement des prostituées (clandestines), des mères au foyer célibataires et des couturières.
De plus, certaines populations sont nettement plus touchées par le suicide : les populations traditionnellement orthodoxes en tête, plus longtemps imprégnées de l'athéisme officiel du régime socialiste et aujourd'hui encore les plus irreligieuses du pays. Les musulmans, pour qui, selon la tradition prophétique, le suicidé est condamné à revivre indéfiniment son suicide après sa mort, sont les moins touchés.
En 2021, 49,8% des suicides s'opéraient par pendaison, 39,4% par défenestration, 8,4% par injection médicamenteuse, les autres méthodes (armes à feu, armes blanches, noyade) constituant le reste du peloton.
A Ophrone néanmoins, la défenestration (62,4%) constitue la principale méthode.
Le 7 Décembre 2021, j'ai lancé un appel aux témoignages pour la rédaction de mon ouvrage, de personnes sujettes à des pensées suicidaires ou de proches de personnes suicidées. Je leur demandais d'expliquer les raisons de ces pensées.
Une semaine plus tard, j'avais déjà reçu plus de 500 lettres, la majorité de femmes (plus nombreuses à y penser mais moins à passer à l'acte). La réponse d'une étudiante kirepienne, Jelena, en échange 1 an à Hispalis et de retour depuis 6 mois alors à Ophrone me semble bien résumer la situation kirepienne :
A Ophrone plus que dans n'importe quel autre endroit au monde la vie ne semble plus avoir de sens. Cette sensation m'a saisie dès que je suis rentrée d'Hispalis : plus d'amusement, de loisirs, de sorties, le bourdonnement continuel des travailleurs, la morosité des bâtiments et des hommes. Le temps est idéal, mais les plages ont été bétonnées par le régime pour éviter le tourisme de masse et transformées en "promenades récréatives" qui n'attirent plus personne.
Tout le monde ici connaît une personne qui a effectué une tentative de suicide, au moins.
En plus, ici, l'avenir est bouché. Naître à Ophrone, c'est mourir à Ophrone [ndlr : 87% des kirepiens ne résideront jamais en dehors de leur région de naissance et 73% d'entre eux ne la quitteront jamais], et le régime décide pour vous de votre vie. J'ai été envoyée en école d'interprétation, en numancien, car c'est dans cette matière que j'ai eu les meilleurs résultats au baccalauréat. Je voulais être vétérinaire.
Pourtant, les frontières kirepiennes sont poreuses, et tous les jeunes savent ici que l'extérieur est complètement différent, les chaînes occidentales sont piratées et les étudiants tentent souvent de copier le style vestimentaire pelabssien, plus par attirance pour l'étranger que par orientation idéologique, et placent des mots adéliens, numanciens ou raksasans dans leurs phrases (souvent à mauvais escient).
Chez les filles, il y a cette même lassitude, doublée au sentiment d'oppression d'une société très masculine, dans laquelle les femmes travaillent peu et sont encore systématiquement vouées à l'éducation des enfants. Jeunes, elles sortent peu, même entre elles, et l'absence de perspectives d'évolution, de rêve, de projet, ainsi que cette sensation constante d'étouffement en pousse beaucoup à passer à l'acte.
Certains quartiers ne connaissent aucune infrastructure de loisir, de soins, uniquement des zones d'habitation, ceinturées par des grands axes de circulation menant au lieu de travail. Maintenant qu'Ophrone connaît le chômage, on voit des gens traîner toute la journée, souvent saoûls. La drogue gagne du terrain aussi.
Ils pourraient retrouver du travail, l'Etat en propose toujours, mais ils ne veulent pas, car les tâches sont souvent ingrates, même en dépit d'un salaire toujours très correct.
Beaucoup de familles finissent tragiquement : le père perd son emploi, à cause d'un licenciement ou d'un accident de travail, et se suicide par désespoir de ne pas en retrouver. Quelques semaines plus tard, sa femme, mère au foyer, fait de même, les aides de l'Etat ne suffisant plus à élever ses enfants : elle préfère souvent les savoir orphelins mais pris en charge par l'Etat, et à l'abri du besoin. Des associations se montent également, afin de tenter de prévenir le passage à l'acte, dans les zones où il est le plus prégnant, mais elles n'ont pas de succès, les gens n'y vont pas. Le désespoir est très grand.
Nous avons élu un nouveau gouvernement, par volonté de changement, mais, je pense, sans grand espoir que cela change réellement. Tout est demeuré pareil, voire a empire, et nous n'avons gagné que peu de liberté.
Il faut changer les fondements de ce pays, de cette société, l'ouvrir enfin au monde, car il en a autant l'envie que les moyens, faute de quoi les kirepiens continueront d'épancher leurs problèmes au bout d'une corde.
Diffusion : Large
Editions : Makarska
Dépôt légal : Juin 2022
Auteur : Igor Poponovic
Nombre de pages : 626
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Introduction
Avec un taux de 36,2 suicides pour 100 000 habitants, le Kirep détient l'un des plus hauts taux de suicide de la planète... et rapporté à une population de 202 millions d'habitants, c'est un total de 67 000 kirepiens qui mettent chaque année fin à leurs jours, et 1 400 000 tentatives par an, contribuant à la baisse de l'espérance de vie du pays depuis 2015, le début de la crise sociale et la fin de la croissance économique sous le régime communiste : de 65,3 ans à cette époque, elle est désormais de 59,7 ans (56,2 ans pour les hommes). Notons également le développement du tabagisme, la consommation importante d'alcool (souvent cause d'intoxications sévères dûes à sa mauvaise qualité et à sa prohibition sous le régime socialiste, qui a entraîné une production clandestine rampante), de la hausse de la mortalité infantile (dûe elle à une hausse de la proportion des femmes kirepiennes devant accoucher seules, par manque de médecins).
Les études montrent un grand mal-être parmi les 25-34 ans (28% des suicides), suivis des 35-44 ans (19%) et des 15-24 ans (17%).
Je n'ai, dans ce livre, pas tenté de donner une quelconque ligne de conduite au gouvernement quant à sa politique de prévention des suicides. Il n'a aucun rôle de prévention et ne constitue pas non plus une solution aux actes suicidaires. J'y ai davantage cherché à diagnostiquer qu'à traiter ce mal.
J'ai tenté de détailler précisément les caractéristiques des suicidés et des suicidaires kirepiens, de dresser un diagnostic général de leurs actes afin de permettre une meilleure compréhension de ce problème de santé publique par les autorités.
Un problème ancien accentué par les troubles récents
Le fort taux de suicide demeure une "constante" chez la population kirepienne (22,4 pour 100 000 habitants en 1990, 19,6 en 1960 d'après les démographes), néanmoins, la hausse récente porte cette statistique à un niveau inédit dans l'Histoire Moderne Kirepienne.
La période actuelle a vu la société kirepienne souffrir à la fois de nouveaux problèmes liés à la fin de la société communiste : naissance d'un chômage réel (6,3% actuellement, contre moins de 2% auparavant), insécurité croissante avec la libéralisation des flux (arrivée de bandes criminelles principalement à Ophrone) et la disparition progressive de l'état de l'espace public (fin des milices communistes), tout en conservant de nombreuses difficultés structurelles de la société gakiste ; autoritarisme du régime, rigidité de l'Etat, mépris des croyances religieuses.
Vu de l'extérieur, l'existence d'un kirepien est souvent vue comme dure, peu sure, ennuyeuse et, heureusement, relativement courte. Sa vie est totalement fermée au monde (les voyages sont rares, par manque d'argent, et les réseaux sociaux (d'ailleurs Internet en général) sont absents du pays, et marcher en dehors des clous coûte souvent cher en années de prison), dure (société industrielle, principalement des travaux de gros-oeuvre) souvent indifférente (les familles de 10 enfants sont monnaie courante, surtout à Ophrone), et peu empreinte de fantaisie (les loisirs sont certes gratuits, mais très réduits en dehors des sports subventionnés par l'Etat, sans compter que la profession est très souvent choisie par le régime lui-même en fonction des résultats de l'élève, ainsi un titulaire d'un baccalauréat de sciences expérimentales avec mention très bien sera nécessairement envoyé en génie militaire, sans consultation).
Ophrone, capitale du suicide
Les principales métropoles kirepiennes concentrent le mieux toutes ces caractéristiques favorables au suicide. Ophrone a ainsi longtemps été dépeinte comme une ville morne, constituée exclusivement de vastes quartiers d'habitations gris, rigides, et très densément peuplés par des familles nombreuses d'ouvriers. Malgré les efforts des différents gouvernants pour changer cette image (construction de quartiers modernes "à l'occidental" dans le centre et sur le front de mer) cette vision demeure très largement vraie.
La naissance du chômage, la pénétration du trafic de drogues venues de Juvna au Kirep ont accentué les difficultés des populations défavorisées ophronaises. Chez les 30% d'ophronais les plus modestes, le taux de suicide monte à 52,4 pour 100 000 habitants.
Certaines professions sont par ailleurs plus marquées que d'autres par les tentations suicidaires, chez les hommes principalement les chômeurs, suivis des travailleurs du bâtiment et des petits commerçants. Chez les femmes, il s'agit principalement des prostituées (clandestines), des mères au foyer célibataires et des couturières.
De plus, certaines populations sont nettement plus touchées par le suicide : les populations traditionnellement orthodoxes en tête, plus longtemps imprégnées de l'athéisme officiel du régime socialiste et aujourd'hui encore les plus irreligieuses du pays. Les musulmans, pour qui, selon la tradition prophétique, le suicidé est condamné à revivre indéfiniment son suicide après sa mort, sont les moins touchés.
En 2021, 49,8% des suicides s'opéraient par pendaison, 39,4% par défenestration, 8,4% par injection médicamenteuse, les autres méthodes (armes à feu, armes blanches, noyade) constituant le reste du peloton.
A Ophrone néanmoins, la défenestration (62,4%) constitue la principale méthode.
Le 7 Décembre 2021, j'ai lancé un appel aux témoignages pour la rédaction de mon ouvrage, de personnes sujettes à des pensées suicidaires ou de proches de personnes suicidées. Je leur demandais d'expliquer les raisons de ces pensées.
Une semaine plus tard, j'avais déjà reçu plus de 500 lettres, la majorité de femmes (plus nombreuses à y penser mais moins à passer à l'acte). La réponse d'une étudiante kirepienne, Jelena, en échange 1 an à Hispalis et de retour depuis 6 mois alors à Ophrone me semble bien résumer la situation kirepienne :
A Ophrone plus que dans n'importe quel autre endroit au monde la vie ne semble plus avoir de sens. Cette sensation m'a saisie dès que je suis rentrée d'Hispalis : plus d'amusement, de loisirs, de sorties, le bourdonnement continuel des travailleurs, la morosité des bâtiments et des hommes. Le temps est idéal, mais les plages ont été bétonnées par le régime pour éviter le tourisme de masse et transformées en "promenades récréatives" qui n'attirent plus personne.
Tout le monde ici connaît une personne qui a effectué une tentative de suicide, au moins.
En plus, ici, l'avenir est bouché. Naître à Ophrone, c'est mourir à Ophrone [ndlr : 87% des kirepiens ne résideront jamais en dehors de leur région de naissance et 73% d'entre eux ne la quitteront jamais], et le régime décide pour vous de votre vie. J'ai été envoyée en école d'interprétation, en numancien, car c'est dans cette matière que j'ai eu les meilleurs résultats au baccalauréat. Je voulais être vétérinaire.
Pourtant, les frontières kirepiennes sont poreuses, et tous les jeunes savent ici que l'extérieur est complètement différent, les chaînes occidentales sont piratées et les étudiants tentent souvent de copier le style vestimentaire pelabssien, plus par attirance pour l'étranger que par orientation idéologique, et placent des mots adéliens, numanciens ou raksasans dans leurs phrases (souvent à mauvais escient).
Chez les filles, il y a cette même lassitude, doublée au sentiment d'oppression d'une société très masculine, dans laquelle les femmes travaillent peu et sont encore systématiquement vouées à l'éducation des enfants. Jeunes, elles sortent peu, même entre elles, et l'absence de perspectives d'évolution, de rêve, de projet, ainsi que cette sensation constante d'étouffement en pousse beaucoup à passer à l'acte.
Certains quartiers ne connaissent aucune infrastructure de loisir, de soins, uniquement des zones d'habitation, ceinturées par des grands axes de circulation menant au lieu de travail. Maintenant qu'Ophrone connaît le chômage, on voit des gens traîner toute la journée, souvent saoûls. La drogue gagne du terrain aussi.
Ils pourraient retrouver du travail, l'Etat en propose toujours, mais ils ne veulent pas, car les tâches sont souvent ingrates, même en dépit d'un salaire toujours très correct.
Beaucoup de familles finissent tragiquement : le père perd son emploi, à cause d'un licenciement ou d'un accident de travail, et se suicide par désespoir de ne pas en retrouver. Quelques semaines plus tard, sa femme, mère au foyer, fait de même, les aides de l'Etat ne suffisant plus à élever ses enfants : elle préfère souvent les savoir orphelins mais pris en charge par l'Etat, et à l'abri du besoin. Des associations se montent également, afin de tenter de prévenir le passage à l'acte, dans les zones où il est le plus prégnant, mais elles n'ont pas de succès, les gens n'y vont pas. Le désespoir est très grand.
Nous avons élu un nouveau gouvernement, par volonté de changement, mais, je pense, sans grand espoir que cela change réellement. Tout est demeuré pareil, voire a empire, et nous n'avons gagné que peu de liberté.
Il faut changer les fondements de ce pays, de cette société, l'ouvrir enfin au monde, car il en a autant l'envie que les moyens, faute de quoi les kirepiens continueront d'épancher leurs problèmes au bout d'une corde.
-
Alexei
Le Barebjal, un enjeu politique et économique majeur pour le Kirep ?
Diffusion : Large
Editions : Adzibegovo
Dépôt légal : Juin 2024
Auteur : Hamza Stanislavljevin
Nombre de pages : 335
<center>[img]http://gdb.rferl.org/07899875-9200-4B09-B544-3B849FF0242A_w640_r1_s.jpg[/img]
Crédit photo : Tomislav Vydra
Soldats kirépiens installés en Andaral</center>
Introduction
Le Barebjal, ce continent qui est le berceau de l'Islam, pôle scientifique majeur sous l'Antiquité, continent où les plus anciennes villes du monde ont été édifiées, il y a des milliers d'années avant notre ère ayant colonisé une partie du Zanyane et dominé le sud de l'Alméra-orientale, avant d'être lui-même soumis aux puissances d'Alméra de l'ouest de l'époque. Riche en pétrole et en gaz, mais ayant une petite démographie, le faisant passer pour l'un des continents les moins habités de la planète malgré sa superficie. Seulement neuf pays ont vu le jour sur cette véritable île-continent, parmi les plus connus : la Tchoconalie, l'Andaral, l'Agounisimen et le Machrek. Si les deux premiers ont tout de suite créé une alliance cordiales, les derniers sont isolés ; l'un par son agressivité diplomatique, l'autre par le régime de terreur y régnant. Pendant plusieurs années, les pays sus-cités ont tenté de s'unir (d'abord sous l'UNAI puis l'UBL) mais toujours en vain, réputé instable politiquement, comme le montrent les troubles actuels en Tchoconalie, le continent possède néanmoins une place incontournable et stratégique et l'immense majorité du pétrole et du gaz consommés par le monde entier en provient, et cela, le Kirep l'a compris.
Tout commence en 2012, avec l'ouverture au monde du Kirep. Le pays, jeune premier du communisme, sous la houlette d'un Vliduj Gak ambitieux, se lance dans l'industrialisation massive, avec l'aide massive du Pacte de Novgorod et de la Rostovie, plus particulièrement. Ce qui a pour effet de développer le pays avec une rapidité stupéfiante, le rendant mettre de l'Alméra du Sud-est. Devenu un membre assidu du Pacte, prônant un communisme total et exemplaire, le Kirep cherche de nouveaux horizons : ainsi se tourne-t-il vers le Barebjal où il y exporte son influence et ses armes, rapidement suivi par l'ensemble du Pacte de Novgorod qui s'était donné pour mission de rallier tout un continent. Cela marche globalement, surtout au Nord, qui adopte un socialisme arabe -aujourd'hui officiellement mort, mais dont des sursauts sont toujours visibles-. Néanmoins, cette conquête -tant pacifique que militaire- rencontre un obstacle majeur : l'Organisation du Traité d'Hellington, grand opposante au Pacte de Novgorod et représentant le capitalisme, les deux organisations se livreront un duel sans merci lors de la guerre entre le Sabliheir et la Libertie, menant à une polarisation durable du continent.
Aujourd'hui, les choses ont bien changé, le Barebjal, débarrassé du Pacte et de l'OTH, est de nouveau totalement indépendant et se veut autonome et fier : on se souviendra du blocus du détroit du Barebjal lors de la guerre en Tcherkessie. Blocus n'ayant pas tenu mais qui fut le symbole d'une cohésion longtemps attendu pour tous les pays du continent s'ouvrant peu à peu au commerce et au monde, le tout en étant très audacieux militairement (Cabalie pour la Tchoconalie). Ce courage (ou "suicidarisme"), repéré par le nouveau pouvoir communiste d'Ophrone ayant succédé au retour de la monarchie, entraîne la création tacite d'une nouvelle doctrine diplomatique kirépienne que l'on peut définir par "Barebjalisme", qui est même expliqué par un diplomate au sein du livre. Ce courant de pensée, revenant aux balbutiements et aux sources de la diplomatie kirépienne, a engendré de nouvelles alliances et de nouveaux partenariats, dans lesquels nous citerons l'alliance militaire entre le Kirep et l'Andaral où siège, dans le second, une base militaire de l'Armée Populaire récemment ouverte. Les partenariats commerciaux ayant lieu avec l'Alamut et la Tchoconalie principalement.
Désormais durablement implanté au Barebjal, le Kirep ne semble vouloir se détacher de cette "chasse gardée", dont il est le principal protecteur déclaré, qu'il considère comme un vivier intéressant d'alliés, cela s'est démontré avec une Tchoconalie et un Andaral forts compatissants malgré les différences idéologiques. Aidant à la construction économique de ses deux "frères", le Kirep s'engage également à les défendre et à les aider économiquement en échange de puits de pétroles à bas prix, constituant un centre économique de premier ordre pour les Kirépiens. Sous les yeux inquiétés de certains occidentaux -toutefois peu écoutés dans leurs pays respectifs-, les entreprises kirépiennes y font leur terrain de chasse et prospèrent malgré la présence toute proche des islamistes de la "nouvelle" Main Noire, toujours farouchement anticommuniste. Ce risque fut-il un prétexte idéal pour implanter des bases kirépiennes sur le continent arabe ? "Oui", selon beaucoup de géopolitologues étrangers, voyant là une colonisation par le Kirep, pourtant fermement anticolonialiste.
Dans ce livre, poignant et véridique seront dévoilés les détails des différentes conceptions kirépiennes pour le Barebjal et des témoignages de diplomatiques politologues experts sur le sujet, livrant leur analyse et retraçant l'historique du Barebjal à l'aide de cartes et de documents d'époques.
Diffusion : Large
Editions : Adzibegovo
Dépôt légal : Juin 2024
Auteur : Hamza Stanislavljevin
Nombre de pages : 335
<center>[img]http://gdb.rferl.org/07899875-9200-4B09-B544-3B849FF0242A_w640_r1_s.jpg[/img]
Crédit photo : Tomislav Vydra
Soldats kirépiens installés en Andaral</center>
Introduction
Le Barebjal, ce continent qui est le berceau de l'Islam, pôle scientifique majeur sous l'Antiquité, continent où les plus anciennes villes du monde ont été édifiées, il y a des milliers d'années avant notre ère ayant colonisé une partie du Zanyane et dominé le sud de l'Alméra-orientale, avant d'être lui-même soumis aux puissances d'Alméra de l'ouest de l'époque. Riche en pétrole et en gaz, mais ayant une petite démographie, le faisant passer pour l'un des continents les moins habités de la planète malgré sa superficie. Seulement neuf pays ont vu le jour sur cette véritable île-continent, parmi les plus connus : la Tchoconalie, l'Andaral, l'Agounisimen et le Machrek. Si les deux premiers ont tout de suite créé une alliance cordiales, les derniers sont isolés ; l'un par son agressivité diplomatique, l'autre par le régime de terreur y régnant. Pendant plusieurs années, les pays sus-cités ont tenté de s'unir (d'abord sous l'UNAI puis l'UBL) mais toujours en vain, réputé instable politiquement, comme le montrent les troubles actuels en Tchoconalie, le continent possède néanmoins une place incontournable et stratégique et l'immense majorité du pétrole et du gaz consommés par le monde entier en provient, et cela, le Kirep l'a compris.
Tout commence en 2012, avec l'ouverture au monde du Kirep. Le pays, jeune premier du communisme, sous la houlette d'un Vliduj Gak ambitieux, se lance dans l'industrialisation massive, avec l'aide massive du Pacte de Novgorod et de la Rostovie, plus particulièrement. Ce qui a pour effet de développer le pays avec une rapidité stupéfiante, le rendant mettre de l'Alméra du Sud-est. Devenu un membre assidu du Pacte, prônant un communisme total et exemplaire, le Kirep cherche de nouveaux horizons : ainsi se tourne-t-il vers le Barebjal où il y exporte son influence et ses armes, rapidement suivi par l'ensemble du Pacte de Novgorod qui s'était donné pour mission de rallier tout un continent. Cela marche globalement, surtout au Nord, qui adopte un socialisme arabe -aujourd'hui officiellement mort, mais dont des sursauts sont toujours visibles-. Néanmoins, cette conquête -tant pacifique que militaire- rencontre un obstacle majeur : l'Organisation du Traité d'Hellington, grand opposante au Pacte de Novgorod et représentant le capitalisme, les deux organisations se livreront un duel sans merci lors de la guerre entre le Sabliheir et la Libertie, menant à une polarisation durable du continent.
Aujourd'hui, les choses ont bien changé, le Barebjal, débarrassé du Pacte et de l'OTH, est de nouveau totalement indépendant et se veut autonome et fier : on se souviendra du blocus du détroit du Barebjal lors de la guerre en Tcherkessie. Blocus n'ayant pas tenu mais qui fut le symbole d'une cohésion longtemps attendu pour tous les pays du continent s'ouvrant peu à peu au commerce et au monde, le tout en étant très audacieux militairement (Cabalie pour la Tchoconalie). Ce courage (ou "suicidarisme"), repéré par le nouveau pouvoir communiste d'Ophrone ayant succédé au retour de la monarchie, entraîne la création tacite d'une nouvelle doctrine diplomatique kirépienne que l'on peut définir par "Barebjalisme", qui est même expliqué par un diplomate au sein du livre. Ce courant de pensée, revenant aux balbutiements et aux sources de la diplomatie kirépienne, a engendré de nouvelles alliances et de nouveaux partenariats, dans lesquels nous citerons l'alliance militaire entre le Kirep et l'Andaral où siège, dans le second, une base militaire de l'Armée Populaire récemment ouverte. Les partenariats commerciaux ayant lieu avec l'Alamut et la Tchoconalie principalement.
Désormais durablement implanté au Barebjal, le Kirep ne semble vouloir se détacher de cette "chasse gardée", dont il est le principal protecteur déclaré, qu'il considère comme un vivier intéressant d'alliés, cela s'est démontré avec une Tchoconalie et un Andaral forts compatissants malgré les différences idéologiques. Aidant à la construction économique de ses deux "frères", le Kirep s'engage également à les défendre et à les aider économiquement en échange de puits de pétroles à bas prix, constituant un centre économique de premier ordre pour les Kirépiens. Sous les yeux inquiétés de certains occidentaux -toutefois peu écoutés dans leurs pays respectifs-, les entreprises kirépiennes y font leur terrain de chasse et prospèrent malgré la présence toute proche des islamistes de la "nouvelle" Main Noire, toujours farouchement anticommuniste. Ce risque fut-il un prétexte idéal pour implanter des bases kirépiennes sur le continent arabe ? "Oui", selon beaucoup de géopolitologues étrangers, voyant là une colonisation par le Kirep, pourtant fermement anticolonialiste.
Dans ce livre, poignant et véridique seront dévoilés les détails des différentes conceptions kirépiennes pour le Barebjal et des témoignages de diplomatiques politologues experts sur le sujet, livrant leur analyse et retraçant l'historique du Barebjal à l'aide de cartes et de documents d'époques.
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Alexei
Recueil de poèmes (Zbirka pjesama)
Diffusion : Moyenne
Editions : Ophrone
Dépôt légal : Mars 2024
Auteur : Oskar Davičo
Nombre de pages : 35
Introduction
Oskar Davičo est né à Šabac, en Nihjovie, le 18 janvier 1996. Il est un jeune romancier et poète yougoslave et nihjovien d'origine juive. Il commence à écrire des poèmes, très tôt, à l'âge de seize ans et est, très vite, considéré comme l'un des plus importants écrivain surréaliste du pays. Parallèlement à son écriture, il fut également un activiste révolutionnaire durant les année royalistes de 2021 à 2023, où sa poésie, très critique envers le pouvoir royal, est censurée. Il est attaqué en justice en 2023 par l'Etat, mais il ne sera jamais condamné, le procès intervenant en pleine révolution.
Oskar Davičo est surtout connu pour ses romans, parmi lesquels on peut citer Gospodar zaborava (Le Seigneur de l'oubli, 2016) et Radni naslov beskraja (Le Titre provisoire de l'infini, 2018). Dans ses derniers ouvrages, il aborde principalement les problèmes du Kirep royaliste, avec une technique d'écriture rappelant celle de James Joyce : dilatation des dimensions spatiales et temporelles, multiplication et juxtaposition des points de vue, libre jeu des associations. L'historien de la littérature Jovan Deretić affirme qu'Oskar Davičo a, par son talent, ses création et l'ampleur de son influence, surpassé tous les autres écrivains surréalistes de Nihjovie.
Malgré sa carrière encore courte, Oskar Davičo a remporté de très nombreux prix et récompenses, parmi lesquels on peut citer le Prix de l'Union des écrivains pour son roman Gospodar zaborava (2016), le Prix d'octobre de la Ville d'Ophrone pour son roman Radni naslov beskraja (2018). Il a a été consécutivement trois fois le lauréat du prix NIN, en 2019 pour son roman Beton i svici (le Béton et les Ver luisants), en 2020 pour son roman Gladi (Faims) et en 2021 pour son roman Tajne (Secrets).
Extrait
Dans ce recueil, écrit pendant le joug royaliste, Oskar Davičo montre sa fierté d'être kirépien avant toute chose et tient à célébrer la richesse des champs, des montagnes, des plaines, etc... qui composent sa terre natale. Néanmoins, les pensées politiques de l'auteur ressortent clairement, ce qui fait que son texte n'a pu être publié avant la seconde révolution kirépienne.
KIREP
Je sais tous tes visages, chacun ce qu'il porte, ce qu'il veut,
j'ai regardé tous tes yeux, je comprends ce qu'ils disent, ce qu'ils savent
Je pense tes pensées sous ton front, sous tes cheveux,
je connais tes lèvres, ce qu'embrassent, ce que boivent.
Eh oui, boivent pour oublier leur sueur, leurs larmes,
leurs peines, leurs nuits, le grain dur à broyer.
C'est au moulin que j'ai, au milieu du vacarme
des meules, perçu tout ce dont tu pouvais rêver,
et tes soucis, ô Kirep, dans les chansons et les pruniers,
ô Kirep parmi tes gens
dans les champs et les prés,
ô Kirep des troupeaux, des chants des paysans,
ô Kirep, parmi les peuples toi-même chant.
Chant mélancolique, tendre et doux
qui pleure comme le sang de la grappe, la larme du moût,
comme ce baiser, ce duvet odorant
dont la tourterelle tisse son roucoulement.
Ô tendre douceur, tu es l'appel de la sarcelle
au-dessus de la fournaise où mûrit
le rouge charbon du soleil
dans le grain de chaque épi.
Aussi chanson nu-pieds de la sourde complainte
quand cessent les chants, commencent les jurons.
Main affamée, aveugles plaintes,
quand bondira de ton sein le haidouk de la rébellion ?
Sacrer, jurer, eh, c'est au profit de qui
que ne servent à rien ni labour ni moisson ?
Râler, maudire, pour quelle bedaine de truie
La Matchva est-elle gorgée de blé, le Pomoravlie d'épis,
Tempêtes et révoltes, pour quelles dents de nantis
fument de lait les brebis, fument de lait les monts,
quand la Matchva a faim et l'estomac dans les talons ?
Sous les muettes chaînes des jours la peau flétrit,
les profondes sapes des rides la ravinent.
La guerre de tranchées, la terre font que bleuit
Le visage et se fige en une écorce de famine ;
Ce visage qui n'est pas visage, ces jours qui ne sont pas journées,
Ces jours de visages blessés, durs comme plante des pieds ;
les épines n'y peuvent rien, et les coups rien non plus...
Mais chacun de chagrin au cours d'une journée
prend un siècle de plus
et se racornit, ô Kirep, Kirep des révoltes, des pruniers,
ô Kirep des paysans
dans les champs et les prés,
ô Kirep des chansons, des coteaux, des versants,
ô Kirep,
parmi les peuples toi-même chant.
O chanson triste, ô ma vieille mère,
de la ville le frère nous a rapporté sur son chariot
une dalle de pierre, payée d'argent de pierre
pour le miel de nos sueurs, le vin de nos travaux.
Et les enfants grandissent à quatre pattes, sous leur toupet,
s'abattent dans la boue entre les cochons et les canards,
tu les nourris, camarade Kirep, surtout de jeûne et de millet,
de charades, de berceuses, de fables et d'histoires,
au soir tu les recouvres des ténèbres qui tombent si lourdes
que la colère, des nuits entières, brûle jusqu'aux nuées
de la révolte des chaumières, des vignes, des labours,
chantant d’un cœur pour lui-même sans pitié
par le trou le dernier du pipeau le dernier,
ô Kirep des révoltes, des pruniers,
ô Kirep des paysans
dans les champs et les prés,
ô Kirep des poitrines, de leurs chants,
ô Kirep
d’entre les peuples se rebellant.
Diffusion : Moyenne
Editions : Ophrone
Dépôt légal : Mars 2024
Auteur : Oskar Davičo
Nombre de pages : 35
Introduction
Oskar Davičo est né à Šabac, en Nihjovie, le 18 janvier 1996. Il est un jeune romancier et poète yougoslave et nihjovien d'origine juive. Il commence à écrire des poèmes, très tôt, à l'âge de seize ans et est, très vite, considéré comme l'un des plus importants écrivain surréaliste du pays. Parallèlement à son écriture, il fut également un activiste révolutionnaire durant les année royalistes de 2021 à 2023, où sa poésie, très critique envers le pouvoir royal, est censurée. Il est attaqué en justice en 2023 par l'Etat, mais il ne sera jamais condamné, le procès intervenant en pleine révolution.
Oskar Davičo est surtout connu pour ses romans, parmi lesquels on peut citer Gospodar zaborava (Le Seigneur de l'oubli, 2016) et Radni naslov beskraja (Le Titre provisoire de l'infini, 2018). Dans ses derniers ouvrages, il aborde principalement les problèmes du Kirep royaliste, avec une technique d'écriture rappelant celle de James Joyce : dilatation des dimensions spatiales et temporelles, multiplication et juxtaposition des points de vue, libre jeu des associations. L'historien de la littérature Jovan Deretić affirme qu'Oskar Davičo a, par son talent, ses création et l'ampleur de son influence, surpassé tous les autres écrivains surréalistes de Nihjovie.
Malgré sa carrière encore courte, Oskar Davičo a remporté de très nombreux prix et récompenses, parmi lesquels on peut citer le Prix de l'Union des écrivains pour son roman Gospodar zaborava (2016), le Prix d'octobre de la Ville d'Ophrone pour son roman Radni naslov beskraja (2018). Il a a été consécutivement trois fois le lauréat du prix NIN, en 2019 pour son roman Beton i svici (le Béton et les Ver luisants), en 2020 pour son roman Gladi (Faims) et en 2021 pour son roman Tajne (Secrets).
Extrait
Dans ce recueil, écrit pendant le joug royaliste, Oskar Davičo montre sa fierté d'être kirépien avant toute chose et tient à célébrer la richesse des champs, des montagnes, des plaines, etc... qui composent sa terre natale. Néanmoins, les pensées politiques de l'auteur ressortent clairement, ce qui fait que son texte n'a pu être publié avant la seconde révolution kirépienne.
KIREP
Je sais tous tes visages, chacun ce qu'il porte, ce qu'il veut,
j'ai regardé tous tes yeux, je comprends ce qu'ils disent, ce qu'ils savent
Je pense tes pensées sous ton front, sous tes cheveux,
je connais tes lèvres, ce qu'embrassent, ce que boivent.
Eh oui, boivent pour oublier leur sueur, leurs larmes,
leurs peines, leurs nuits, le grain dur à broyer.
C'est au moulin que j'ai, au milieu du vacarme
des meules, perçu tout ce dont tu pouvais rêver,
et tes soucis, ô Kirep, dans les chansons et les pruniers,
ô Kirep parmi tes gens
dans les champs et les prés,
ô Kirep des troupeaux, des chants des paysans,
ô Kirep, parmi les peuples toi-même chant.
Chant mélancolique, tendre et doux
qui pleure comme le sang de la grappe, la larme du moût,
comme ce baiser, ce duvet odorant
dont la tourterelle tisse son roucoulement.
Ô tendre douceur, tu es l'appel de la sarcelle
au-dessus de la fournaise où mûrit
le rouge charbon du soleil
dans le grain de chaque épi.
Aussi chanson nu-pieds de la sourde complainte
quand cessent les chants, commencent les jurons.
Main affamée, aveugles plaintes,
quand bondira de ton sein le haidouk de la rébellion ?
Sacrer, jurer, eh, c'est au profit de qui
que ne servent à rien ni labour ni moisson ?
Râler, maudire, pour quelle bedaine de truie
La Matchva est-elle gorgée de blé, le Pomoravlie d'épis,
Tempêtes et révoltes, pour quelles dents de nantis
fument de lait les brebis, fument de lait les monts,
quand la Matchva a faim et l'estomac dans les talons ?
Sous les muettes chaînes des jours la peau flétrit,
les profondes sapes des rides la ravinent.
La guerre de tranchées, la terre font que bleuit
Le visage et se fige en une écorce de famine ;
Ce visage qui n'est pas visage, ces jours qui ne sont pas journées,
Ces jours de visages blessés, durs comme plante des pieds ;
les épines n'y peuvent rien, et les coups rien non plus...
Mais chacun de chagrin au cours d'une journée
prend un siècle de plus
et se racornit, ô Kirep, Kirep des révoltes, des pruniers,
ô Kirep des paysans
dans les champs et les prés,
ô Kirep des chansons, des coteaux, des versants,
ô Kirep,
parmi les peuples toi-même chant.
O chanson triste, ô ma vieille mère,
de la ville le frère nous a rapporté sur son chariot
une dalle de pierre, payée d'argent de pierre
pour le miel de nos sueurs, le vin de nos travaux.
Et les enfants grandissent à quatre pattes, sous leur toupet,
s'abattent dans la boue entre les cochons et les canards,
tu les nourris, camarade Kirep, surtout de jeûne et de millet,
de charades, de berceuses, de fables et d'histoires,
au soir tu les recouvres des ténèbres qui tombent si lourdes
que la colère, des nuits entières, brûle jusqu'aux nuées
de la révolte des chaumières, des vignes, des labours,
chantant d’un cœur pour lui-même sans pitié
par le trou le dernier du pipeau le dernier,
ô Kirep des révoltes, des pruniers,
ô Kirep des paysans
dans les champs et les prés,
ô Kirep des poitrines, de leurs chants,
ô Kirep
d’entre les peuples se rebellant.
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Alexei
Les nouveaux idiots utiles du capitalisme
Diffusion : Large
Editions : Ophrone
Dépôt légal : Mai 2026
Auteur : Milivoje Jovanić
Nombre de pages : 311
Introduction
Milivoje Jovanić, né à Brezova en Nihjovie le 12 juillet 1975, est un idéologue kirépien, membre du Comité central du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, connu pour ses prises de position en faveur d'un marxisme-léninisme totalitaire calqué sur le modèle rostov. Il est, par ailleurs, très critique sur les autres formations "révolutionnaires" du monde, notamment les néotrotskistes et les anarchistes qui ont le vent en poupe dans certaines démocraties-libérales et dont il dénonce leur modération.
Milivoje Jovanić a en outre été décoré "Héros du travail socialiste" en 2025, pour ses essais idéologiques et sa critique très contemporaine du capitalisme.
Extrait
Nous observons, depuis peu, un phénomène unique et d'un intérêt éminent pour les politologues de tous les pays. Je parle de la montée de partis se réclamant d'extrême-gauche dans des pays capitalistes, tels que l'Oceania et le Danube, où ce sont respectivement William Dolorean et Alessandro Natta qui connaissent une popularité des plus importantes avec leur parti, "socialiste" pour le premier, et "communiste" pour le deuxième. Il est, en outre, à rappeler que le second est pressenti pour gagner les prochaines élections de son pays dans un an, et l'on mise sur des victoires similaires pour le premier. C'est un fait politique historique dans des pays connus pour leur libéralisme -souvent associé à la religion-. [...]
Cependant, il ne faut pas se réjouir trop vite et comprendre que ces deux hommes ne sont qu'un exemple parmi tant d'autres, non pas de révolutionnaires, mais d'usurpateurs. En effet, à la dictature du prolétariat, les deux hommes préfèrent le "socialisme démocratique", un concept inventé par des gauchistes occidentaux embourgeoisés et inspiré des idéaux anarchistes tout aussi nauséabonds. À l'égalité prolétarienne, les deux hommes substituent la "liberté" -des moeurs la plupart du temps- alors qu'il est évident et prouvé que la "liberté" conduit à l'inégalité et à la hiérarchisation de l'homme jusqu'à l'émergence de "prédateurs" dans un chacun pour soi institutionnalisé que l'on retrouve dans toutes les sociétés capitalistes, mais nous ne nous étendrons pas là-dessus. Enfin, pour en revenir à nos deux compères, ceux-ci, à un marxisme respectueux des coutumes et des traditions, mettent en avant un internationalisme futile et dépassé, que les nations socialistes se sont empressées de corriger. [...] Bref, il est aisé pour qui sait réfléchir et a lu Marx de voir que le programme de ces deux dangereux rebelles est en fait totalement conforme aux idéaux bourgeois.
[...] D'authentiques révolutionnaires marxistes déterminés et courageux comme : Vliduj Gak, Joseph Ovskorine, Jiang Quing, Mahmoud Ali-Aktar, Toni Péres, Maurice Bissaro, Atnafu Abate, nous sommes passés à des étudiants gauchistes ayant à peine lu Marx, antifascistes et citoyens du monde, possédant la prétention de se réclamer "socialistes" et "communistes". Il est évident que ces hommes que nous retrouvons à la tête de partis politiques n'osant afficher la faucille et le marteau et condamnant des "dictatures" telles que le Kirep et la Tchoconalie, qui sont authentiquement communistes, sont tous sauf communistes et agissent au nom d'idéologies gauchisantes telles que le néotrotskisme et l'anarchisme, qui sont très en vogue en Occident du fait de leur très faible dangerosité. Cela montre toutefois à quelle point la bourgeoisie parvient à détourner des idées et à en faire son arme. Nous retrouvons ceci en musique où, le Rythm And Politic pelabssien (plus connu sous le nom de "RAP") initialement créé par un groupe politique maoïste comme outil d'information, s'est totalement dénaturé, en devenant lui-même un ennemi de la Révolution en appelant les jeunes occidentaux à être de pseudo-gangsters abreuvés d'argent et baisant des putes à tour-de-bras, tandis que les jeunes-filles sont influencées par une véritable propagande, visant à faire d'elles de simples consommatrices, sans cerveau et sans aucune morale sexuelle. [...]
[...] C'est donc à cela que nous avons affaire dans les pays capitalistes où progressent ce genre de partis gauchistes, sur-médiatisés dans le but de supplanter les partis révolutionnaires réels, authentiquement marxiste-léninistes et attachés aux véritables valeurs que plaident Marx et Engels, d'émancipation des travailleurs et de mise en place d'une société égalitaire. Les dupés dans cette histoire sont encore et toujours les prolétaires, qui sont bernés par la nature soi-disant révolutionnaires de partis sans âmes et menteurs, espérant voir leurs conditions de vie changer. Néanmoins, viendra un jour où la bourgeoisie n'aura plus de subterfuge pour arrêter la Révolution et la rédemption des masses, ce jour-là, les leaders des partis gauchistes seront sur la même potence que les rois et les patrons du Capital.
Diffusion : Large
Editions : Ophrone
Dépôt légal : Mai 2026
Auteur : Milivoje Jovanić
Nombre de pages : 311
Introduction
Milivoje Jovanić, né à Brezova en Nihjovie le 12 juillet 1975, est un idéologue kirépien, membre du Comité central du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, connu pour ses prises de position en faveur d'un marxisme-léninisme totalitaire calqué sur le modèle rostov. Il est, par ailleurs, très critique sur les autres formations "révolutionnaires" du monde, notamment les néotrotskistes et les anarchistes qui ont le vent en poupe dans certaines démocraties-libérales et dont il dénonce leur modération.
Milivoje Jovanić a en outre été décoré "Héros du travail socialiste" en 2025, pour ses essais idéologiques et sa critique très contemporaine du capitalisme.
Extrait
Nous observons, depuis peu, un phénomène unique et d'un intérêt éminent pour les politologues de tous les pays. Je parle de la montée de partis se réclamant d'extrême-gauche dans des pays capitalistes, tels que l'Oceania et le Danube, où ce sont respectivement William Dolorean et Alessandro Natta qui connaissent une popularité des plus importantes avec leur parti, "socialiste" pour le premier, et "communiste" pour le deuxième. Il est, en outre, à rappeler que le second est pressenti pour gagner les prochaines élections de son pays dans un an, et l'on mise sur des victoires similaires pour le premier. C'est un fait politique historique dans des pays connus pour leur libéralisme -souvent associé à la religion-. [...]
Cependant, il ne faut pas se réjouir trop vite et comprendre que ces deux hommes ne sont qu'un exemple parmi tant d'autres, non pas de révolutionnaires, mais d'usurpateurs. En effet, à la dictature du prolétariat, les deux hommes préfèrent le "socialisme démocratique", un concept inventé par des gauchistes occidentaux embourgeoisés et inspiré des idéaux anarchistes tout aussi nauséabonds. À l'égalité prolétarienne, les deux hommes substituent la "liberté" -des moeurs la plupart du temps- alors qu'il est évident et prouvé que la "liberté" conduit à l'inégalité et à la hiérarchisation de l'homme jusqu'à l'émergence de "prédateurs" dans un chacun pour soi institutionnalisé que l'on retrouve dans toutes les sociétés capitalistes, mais nous ne nous étendrons pas là-dessus. Enfin, pour en revenir à nos deux compères, ceux-ci, à un marxisme respectueux des coutumes et des traditions, mettent en avant un internationalisme futile et dépassé, que les nations socialistes se sont empressées de corriger. [...] Bref, il est aisé pour qui sait réfléchir et a lu Marx de voir que le programme de ces deux dangereux rebelles est en fait totalement conforme aux idéaux bourgeois.
[...] D'authentiques révolutionnaires marxistes déterminés et courageux comme : Vliduj Gak, Joseph Ovskorine, Jiang Quing, Mahmoud Ali-Aktar, Toni Péres, Maurice Bissaro, Atnafu Abate, nous sommes passés à des étudiants gauchistes ayant à peine lu Marx, antifascistes et citoyens du monde, possédant la prétention de se réclamer "socialistes" et "communistes". Il est évident que ces hommes que nous retrouvons à la tête de partis politiques n'osant afficher la faucille et le marteau et condamnant des "dictatures" telles que le Kirep et la Tchoconalie, qui sont authentiquement communistes, sont tous sauf communistes et agissent au nom d'idéologies gauchisantes telles que le néotrotskisme et l'anarchisme, qui sont très en vogue en Occident du fait de leur très faible dangerosité. Cela montre toutefois à quelle point la bourgeoisie parvient à détourner des idées et à en faire son arme. Nous retrouvons ceci en musique où, le Rythm And Politic pelabssien (plus connu sous le nom de "RAP") initialement créé par un groupe politique maoïste comme outil d'information, s'est totalement dénaturé, en devenant lui-même un ennemi de la Révolution en appelant les jeunes occidentaux à être de pseudo-gangsters abreuvés d'argent et baisant des putes à tour-de-bras, tandis que les jeunes-filles sont influencées par une véritable propagande, visant à faire d'elles de simples consommatrices, sans cerveau et sans aucune morale sexuelle. [...]
[...] C'est donc à cela que nous avons affaire dans les pays capitalistes où progressent ce genre de partis gauchistes, sur-médiatisés dans le but de supplanter les partis révolutionnaires réels, authentiquement marxiste-léninistes et attachés aux véritables valeurs que plaident Marx et Engels, d'émancipation des travailleurs et de mise en place d'une société égalitaire. Les dupés dans cette histoire sont encore et toujours les prolétaires, qui sont bernés par la nature soi-disant révolutionnaires de partis sans âmes et menteurs, espérant voir leurs conditions de vie changer. Néanmoins, viendra un jour où la bourgeoisie n'aura plus de subterfuge pour arrêter la Révolution et la rédemption des masses, ce jour-là, les leaders des partis gauchistes seront sur la même potence que les rois et les patrons du Capital.