La cour de Lietzen
-
Braunschweig
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=596291image2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/596291image2.jpg[/img][/url]
Salon des tapisseries, Palais Lietzen</center>
Viktoria
Saint-Empereur
Mais qu'est ce qui leur a pris !?
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté, je n'ai à cette heure d'autres explications
que celles que vous connaissez déjà.
Il semblerait que les nations du Barebjal tentent de jouer
de la situation internationale très tendue.
Viktoria
Saint-Empereur
Le militaire alméran est-il le dernier doté de raison ?
Amiral, votre conseil !
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
Une tentative de la marine tchoconalienne pour empêcher
votre flotte de passer l'Océan Barebjalien se traduirait
automatiquement par une attaque de vos vaisseaux. L'amiral
von Soldenheim a reçu des consignes. La flotte impériale ripostera
à toute tentative hostile de l'intercepter.
Nous serons alors officiellement en guerre.
Viktoria
Saint-Empereur
Est ce une hypothèse probable ?
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
A cette heure cette hypothèse l'est Majesté.
La Duchesse von Grafstadt s'entretient avec les autorités
tchoconalienne à l'instant où je vous parle, selon vos
consignes, pour dissuader la marine arabe de s'en
prendre à vos bâtiments.
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
Il me faut porter à votre attention, Majesté, que
mener une guerre simultanément contre les états
communistes et les nations arabes est une situation
périlleuse.
Viktoria
Saint-Empereur
Vous nous suggéré de ne pas mener ces deux guerres
de front ?
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
Malheureusement je crains que le Saint-Empire n'en
sorte trop affaibli.
Viktoria
Saint-Empereur
Si nos marins sont engagés dans un conflit dans l'Océan
Barebjalien, alors nous renoncerons à la guerre aux côtés des
Fiémançais et des Varloviens.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté ! Vous n'y pensez pas !
Nous ne pouvons abandonner nos alliés et nous renier.
Viktoria
Saint-Empereur
Il en est ainsi. Notre décision est prise.
Les intérêts de nos sujets sont notre priorité.
Amiral, vos conseils.
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
Si à l'issue de la vidéoconférence aucune solution n'est trouvée,
considérez que nous serons en guerre quelques heures plus tard.
Il conviendra alors de nous préparer à annoncer un armistice avec
les forces communistes pour concentrer nos efforts au Barebjal.
La flotte devra alors anéantir l'ensemble des flottes hostiles. Jusqu'au
dernier navire. Les deux portes-avions suivront pour organiser alors
des attaques aériennes. La suprématie maritime et aérienne sera le
préalable à une intervention terrestre de grande ampleur. Nous
viserons alors la capitulation totale et sans condition des forces
ennemies. L'usage massif de la force doit être prévu.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Amiral, avez-vous perdu la raison ?!
Viktoria
Saint-Empereur
Amiral, poursuivez.
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
C'est en Tchoconalie que débutera alors la guerre terrestre.
Initiateur de la crise ils devront payer le plus lourd tribu.
C'est par son sol que passera notre action.
Je peux vous fournir rapidement les plans détaillés des opérations.
L'état-major est en état d'alerte depuis la déclaration de guerre contre
la Tcherkessie. Nous adapterons nos stratégies.
Viktoria
Saint-Empereur
Tenez-vous prêts.
Considérez que si la flotte rapporte des actes de guerre de la marine
tchoconalienne que nos objectifs changent directement. Vous aurez
entière liberté d'action.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté, permettez que je vous dise ma désapprobation.
Viktoria
Saint-Empereur
Cela suffit Monsieur le Connétable !
Notre décision est prise. Et nous n'acceptons pas que vous vous
permettiez de porter un jugement sur notre action.
Salon des tapisseries, Palais Lietzen</center>
Viktoria
Saint-Empereur
Mais qu'est ce qui leur a pris !?
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté, je n'ai à cette heure d'autres explications
que celles que vous connaissez déjà.
Il semblerait que les nations du Barebjal tentent de jouer
de la situation internationale très tendue.
Viktoria
Saint-Empereur
Le militaire alméran est-il le dernier doté de raison ?
Amiral, votre conseil !
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
Une tentative de la marine tchoconalienne pour empêcher
votre flotte de passer l'Océan Barebjalien se traduirait
automatiquement par une attaque de vos vaisseaux. L'amiral
von Soldenheim a reçu des consignes. La flotte impériale ripostera
à toute tentative hostile de l'intercepter.
Nous serons alors officiellement en guerre.
Viktoria
Saint-Empereur
Est ce une hypothèse probable ?
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
A cette heure cette hypothèse l'est Majesté.
La Duchesse von Grafstadt s'entretient avec les autorités
tchoconalienne à l'instant où je vous parle, selon vos
consignes, pour dissuader la marine arabe de s'en
prendre à vos bâtiments.
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
Il me faut porter à votre attention, Majesté, que
mener une guerre simultanément contre les états
communistes et les nations arabes est une situation
périlleuse.
Viktoria
Saint-Empereur
Vous nous suggéré de ne pas mener ces deux guerres
de front ?
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
Malheureusement je crains que le Saint-Empire n'en
sorte trop affaibli.
Viktoria
Saint-Empereur
Si nos marins sont engagés dans un conflit dans l'Océan
Barebjalien, alors nous renoncerons à la guerre aux côtés des
Fiémançais et des Varloviens.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté ! Vous n'y pensez pas !
Nous ne pouvons abandonner nos alliés et nous renier.
Viktoria
Saint-Empereur
Il en est ainsi. Notre décision est prise.
Les intérêts de nos sujets sont notre priorité.
Amiral, vos conseils.
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
Si à l'issue de la vidéoconférence aucune solution n'est trouvée,
considérez que nous serons en guerre quelques heures plus tard.
Il conviendra alors de nous préparer à annoncer un armistice avec
les forces communistes pour concentrer nos efforts au Barebjal.
La flotte devra alors anéantir l'ensemble des flottes hostiles. Jusqu'au
dernier navire. Les deux portes-avions suivront pour organiser alors
des attaques aériennes. La suprématie maritime et aérienne sera le
préalable à une intervention terrestre de grande ampleur. Nous
viserons alors la capitulation totale et sans condition des forces
ennemies. L'usage massif de la force doit être prévu.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Amiral, avez-vous perdu la raison ?!
Viktoria
Saint-Empereur
Amiral, poursuivez.
Reinhard von Raeder
Generaladmiral als Oberster Befehlshaber, chef d'état-major des armées impériales
C'est en Tchoconalie que débutera alors la guerre terrestre.
Initiateur de la crise ils devront payer le plus lourd tribu.
C'est par son sol que passera notre action.
Je peux vous fournir rapidement les plans détaillés des opérations.
L'état-major est en état d'alerte depuis la déclaration de guerre contre
la Tcherkessie. Nous adapterons nos stratégies.
Viktoria
Saint-Empereur
Tenez-vous prêts.
Considérez que si la flotte rapporte des actes de guerre de la marine
tchoconalienne que nos objectifs changent directement. Vous aurez
entière liberté d'action.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté, permettez que je vous dise ma désapprobation.
Viktoria
Saint-Empereur
Cela suffit Monsieur le Connétable !
Notre décision est prise. Et nous n'acceptons pas que vous vous
permettiez de porter un jugement sur notre action.
-
Braunschweig
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Salon des tapisseries, Palais Lietzen</center>
Viktoria
Saint-Empereur
Quelle est cette histoire d'arrêt du Reichsverwaltungsgericht ([url=http://www.simpolitique.com/post207450.html#207450]rappel[/url]) ?
Karoline von Metteldorfig
Ministre de la Justice et des Libertés
Majesté, la haute cour administrative a décidé d'annuler un
acte réglementaire au motif d'un excès de pouvoir prétendu
du Gouvernement.
Viktoria
Saint-Empereur
De quoi s'agit-il ?
Karoline von Metteldorfig
Ministre de la Justice et des Libertés
Le fond de l'affaire est assez simple.
Un arrêté ministériel empêche les individus à la probité morale
douteuse d'obtenir un emploi au sein de la Reichshandelsgesellschaft.
Monsieur Wallenstein qui est divorcé s'est vu refusé un emploi à
ce titre.
Viktoria
Saint-Empereur
La Reichshandelsgesellschaft, en raison de sa
vocation à parcourir les mers pour organiser le commerce du
Saint-Empire, ne pourrait se permettre de donner pareille image
d'elle.
Quelle est votre opinion Monsieur le Grand-électeur ?
Moritz von Grosskopf
Grand-électeur, Prince de Grosskopf
Je laisse à Sa Majesté le soin de juger du fond et
de ce qu'elle souhaite faire entendre par sa sage décision. En
revanche, je souhaite m'attarder sur les choix qui s'offrent à Sa
Majesté. En laissant l'arrêt du Reichsverwaltungsgericht en l'état
vous permettrez l'annulation de l'acte administratif. Ainsi il ne
pourra exister de limitation au recrutement sur des critères de
moralité. Si vous décidez, en usant de vos prérogatives de justice,
de revenir sur la décision de la cour, alors vous empêcherez la
reconnaissance d'un droit de recours pour plein contentieux.
Karoline von Metteldorfig
Ministre de la Justice et des Libertés
Majesté, permettez moi de vous informer qu'il s'agit
de l'autorité de l'Etat qui est en question. Pouvons-nous laisser
celui-ci être condamné pour des actes administratifs qu'il prendrait ?
Moritz von Grosskopf
Grand-électeur, Prince de Grosskopf
En annulant cet arrêt vous prenez le risque de transmettre
le message que l'Etat est tout-puissant et qu'il ne peut souffrir de
limitations dans l'exercice de son pouvoir.
Sans doute certains s’élèveront-ils contre votre conception de
l'autorité l'Etat.
Viktoria
Saint-Empereur
C'est un risque qu'il nous appartient de prendre.
Nous devons veiller à la pérennité de notre Etat. Nous ne pouvons
accepter que notre parole soit remise en question par une justice
rendue en notre nom.
En contredisant l'Etat, c'est nous même qui sommes contredits.
Moritz von Grosskopf
Grand-électeur, Prince de Grosskopf
Il sera fait selon votre volonté.
J'informerai dès demain l'Archichancelier de l'Empire afin qu'il
prenne un décret en exécution de votre décision.
Salon des tapisseries, Palais Lietzen</center>
Viktoria
Saint-Empereur
Quelle est cette histoire d'arrêt du Reichsverwaltungsgericht ([url=http://www.simpolitique.com/post207450.html#207450]rappel[/url]) ?
Karoline von Metteldorfig
Ministre de la Justice et des Libertés
Majesté, la haute cour administrative a décidé d'annuler un
acte réglementaire au motif d'un excès de pouvoir prétendu
du Gouvernement.
Viktoria
Saint-Empereur
De quoi s'agit-il ?
Karoline von Metteldorfig
Ministre de la Justice et des Libertés
Le fond de l'affaire est assez simple.
Un arrêté ministériel empêche les individus à la probité morale
douteuse d'obtenir un emploi au sein de la Reichshandelsgesellschaft.
Monsieur Wallenstein qui est divorcé s'est vu refusé un emploi à
ce titre.
Viktoria
Saint-Empereur
La Reichshandelsgesellschaft, en raison de sa
vocation à parcourir les mers pour organiser le commerce du
Saint-Empire, ne pourrait se permettre de donner pareille image
d'elle.
Quelle est votre opinion Monsieur le Grand-électeur ?
Moritz von Grosskopf
Grand-électeur, Prince de Grosskopf
Je laisse à Sa Majesté le soin de juger du fond et
de ce qu'elle souhaite faire entendre par sa sage décision. En
revanche, je souhaite m'attarder sur les choix qui s'offrent à Sa
Majesté. En laissant l'arrêt du Reichsverwaltungsgericht en l'état
vous permettrez l'annulation de l'acte administratif. Ainsi il ne
pourra exister de limitation au recrutement sur des critères de
moralité. Si vous décidez, en usant de vos prérogatives de justice,
de revenir sur la décision de la cour, alors vous empêcherez la
reconnaissance d'un droit de recours pour plein contentieux.
Karoline von Metteldorfig
Ministre de la Justice et des Libertés
Majesté, permettez moi de vous informer qu'il s'agit
de l'autorité de l'Etat qui est en question. Pouvons-nous laisser
celui-ci être condamné pour des actes administratifs qu'il prendrait ?
Moritz von Grosskopf
Grand-électeur, Prince de Grosskopf
En annulant cet arrêt vous prenez le risque de transmettre
le message que l'Etat est tout-puissant et qu'il ne peut souffrir de
limitations dans l'exercice de son pouvoir.
Sans doute certains s’élèveront-ils contre votre conception de
l'autorité l'Etat.
Viktoria
Saint-Empereur
C'est un risque qu'il nous appartient de prendre.
Nous devons veiller à la pérennité de notre Etat. Nous ne pouvons
accepter que notre parole soit remise en question par une justice
rendue en notre nom.
En contredisant l'Etat, c'est nous même qui sommes contredits.
Moritz von Grosskopf
Grand-électeur, Prince de Grosskopf
Il sera fait selon votre volonté.
J'informerai dès demain l'Archichancelier de l'Empire afin qu'il
prenne un décret en exécution de votre décision.
-
Braunschweig
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=596291image2.jpg][img]http://imagizer.imageshack.us/v2/320x240q90/208/6z8a.jpg[/img][/url]
Salle du Trône, Palais Lietzen</center>
Le long des murs, sur deux rangées se faisant face, les membres du Conseil aulique (anciennement Conseil privé de l'Empereur) avait pris place sur des sièges rappelant largement les [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_curule]sièges curules[/url] de l'Empire de Naepolis. Les gardes se raidirent, et on annonça Sa Majesté. Tout le monde se leva, cessa son bavardage et s'inclina protocolairement au passage du souverain. Ce dernier gravit les quelques marches le séparant de son trône puis se tourna avant de s'asseoir. Quelques instants après tous l'imitèrent.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Majesté, votre Conseil est réuni au complet selon vos désirs.
Se tournant vers ses pairs. Messieurs, la Chrétienté est à
nouveau confrontée au risque de division.
Friedrich Wilhelm von Arenberg
Archichancelier d'Etat, Prince d'Arenberg
La politique de nos alliés, et leurs prises de position est
assez surprenante.
Ils semblent vouloir renforcer la Chrétienté en affaiblissant
le premier de ses protecteurs.
Franz du Saint-Empire
Archiduc, oncle de l'Empereur
C'est d'autant plus surprenant venant de la part de Sa Majesté
Annabelle. Elle a toujours eu à cœur d'entretenir des relations étroites
avec la couronne impériale. Les Fiémançais sont des gens fiers,
arrogants parfois, mais ils savent pouvoir compter sur notre
soutien, militaire et technologique, mais aussi politique et
diplomatique, quand il est nécessaire.
Je vois dans ces manœuvres l'activisme du Viertenstein. Ses
princes sont avides de pouvoir et de gloire. Ils ont vu dans le
calme diplomatique impérial le moyen de s'attirer une renommée
rapide.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté, avant eux d'autres ont pensé à la même chose.
Un chien dont on ne tient pas assez fermement la laisse s'imagine libre.
Serrez le collier et tirer sur le cuir de son lien et il redeviendra obéissant
et docile.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc, frère de l'Empereur
La situation n'est en rien comparable avec celle qui nous a confronté à
la Biturige au sujet du titre impérial.
Cette conférence, outre qu'elle veut éliminer le Saint-Empire de la
résolution de la question urbaine, a pour ambition de déposer le
Saint-Empereur.
Sa Sainteté est présente au Viertenstein. La chose discutée est bien
plus sérieuse qu'une querelle de titre.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous sommes d'accord avec l'Archiduc.
Il nous revient de trancher cette question.
Monsieur de Croÿ, comment pouvons-nous séparer plus clairement
nos attributions de monarque impérial de celles de monarque royal ?
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Il n'existe aucune solution parfaite.
Marquer plus clairement la distinction entre vos prérogatives nationales
et vos pouvoirs impériaux reviendrait à devoir exiger une reconnaissance
de la supériorité de vos titres sur ceux des autres monarques chrétiens.
Si la reine du Thorval le reconnaît déjà officiellement, par la
reconnaissance de la supériorité des titres impériaux, les Fiémançais
risquent de ne pas recevoir cette décision avec joie.
Amédée de Larivaudière
Freiherr (trad. Baron) von Blauberg
Les Fiémançais ne reconnaîtront pas une démarche entreprise par Sa Majesté.
En revanche, le Roi Charles-Philippe est un pieux souverain et un bon
chrétien. Il se soumettra à Sa Sainteté.
Peut-être y a-t-il là quelque moyen de parvenir à vos fins.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous en entretiendrons Sa Sainteté.
Il nous faut rapidement calmer les ardeurs viertensteinaises. Notre
pardon leur est déjà accordé s'il reconnaissent notre pouvoir impérial
et la supériorité de cette charge sur tous les titres royaux existants,
en bons Chrétiens
Salle du Trône, Palais Lietzen</center>
Le long des murs, sur deux rangées se faisant face, les membres du Conseil aulique (anciennement Conseil privé de l'Empereur) avait pris place sur des sièges rappelant largement les [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_curule]sièges curules[/url] de l'Empire de Naepolis. Les gardes se raidirent, et on annonça Sa Majesté. Tout le monde se leva, cessa son bavardage et s'inclina protocolairement au passage du souverain. Ce dernier gravit les quelques marches le séparant de son trône puis se tourna avant de s'asseoir. Quelques instants après tous l'imitèrent.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Majesté, votre Conseil est réuni au complet selon vos désirs.
Se tournant vers ses pairs. Messieurs, la Chrétienté est à
nouveau confrontée au risque de division.
Friedrich Wilhelm von Arenberg
Archichancelier d'Etat, Prince d'Arenberg
La politique de nos alliés, et leurs prises de position est
assez surprenante.
Ils semblent vouloir renforcer la Chrétienté en affaiblissant
le premier de ses protecteurs.
Franz du Saint-Empire
Archiduc, oncle de l'Empereur
C'est d'autant plus surprenant venant de la part de Sa Majesté
Annabelle. Elle a toujours eu à cœur d'entretenir des relations étroites
avec la couronne impériale. Les Fiémançais sont des gens fiers,
arrogants parfois, mais ils savent pouvoir compter sur notre
soutien, militaire et technologique, mais aussi politique et
diplomatique, quand il est nécessaire.
Je vois dans ces manœuvres l'activisme du Viertenstein. Ses
princes sont avides de pouvoir et de gloire. Ils ont vu dans le
calme diplomatique impérial le moyen de s'attirer une renommée
rapide.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté, avant eux d'autres ont pensé à la même chose.
Un chien dont on ne tient pas assez fermement la laisse s'imagine libre.
Serrez le collier et tirer sur le cuir de son lien et il redeviendra obéissant
et docile.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc, frère de l'Empereur
La situation n'est en rien comparable avec celle qui nous a confronté à
la Biturige au sujet du titre impérial.
Cette conférence, outre qu'elle veut éliminer le Saint-Empire de la
résolution de la question urbaine, a pour ambition de déposer le
Saint-Empereur.
Sa Sainteté est présente au Viertenstein. La chose discutée est bien
plus sérieuse qu'une querelle de titre.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous sommes d'accord avec l'Archiduc.
Il nous revient de trancher cette question.
Monsieur de Croÿ, comment pouvons-nous séparer plus clairement
nos attributions de monarque impérial de celles de monarque royal ?
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Il n'existe aucune solution parfaite.
Marquer plus clairement la distinction entre vos prérogatives nationales
et vos pouvoirs impériaux reviendrait à devoir exiger une reconnaissance
de la supériorité de vos titres sur ceux des autres monarques chrétiens.
Si la reine du Thorval le reconnaît déjà officiellement, par la
reconnaissance de la supériorité des titres impériaux, les Fiémançais
risquent de ne pas recevoir cette décision avec joie.
Amédée de Larivaudière
Freiherr (trad. Baron) von Blauberg
Les Fiémançais ne reconnaîtront pas une démarche entreprise par Sa Majesté.
En revanche, le Roi Charles-Philippe est un pieux souverain et un bon
chrétien. Il se soumettra à Sa Sainteté.
Peut-être y a-t-il là quelque moyen de parvenir à vos fins.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous en entretiendrons Sa Sainteté.
Il nous faut rapidement calmer les ardeurs viertensteinaises. Notre
pardon leur est déjà accordé s'il reconnaissent notre pouvoir impérial
et la supériorité de cette charge sur tous les titres royaux existants,
en bons Chrétiens
-
Braunschweig
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Salle du Trône, Palais Lietzen</center>
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Majesté, parmi les cardinaux certains plaident pour
l'élection des empereurs.
Ainsi, nos légats auprès de la Cité Vaticane soulignent
que cela pourrait permettre l'apaisement au sein de la
Chrétienté et le rééquilibrage des puissances.
Rudolf Sjaranssen
Freiherr von Polnheim
C'est une erreur grave qui souligne la totale méconnaissance
du fonctionnement des institutions impériales.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Baron, Sa Majesté sera surement intéressée d'entendre votre
raisonnement à ce sujet. Éclairez donc le Conseil de votre analyse.
Rudolf Sjaranssen
Freiherr von Polnheim
Le Saint-Empereur ne peut historiquement et suite à une
décision papale n'être qu'un princes du Saint-Empire. Même en
choisissant de les faire élire, cela ne résoudrait pas la question que se
posent en substance les princes catholiques conspirateurs. L'objectif
affiché est d'affaiblir le Saint-Empire. Ils pensent avoir trouvé là un
moyen en remettant en questionnement votre légitimité et celle de
votre succession à ceindre la couronne impériale.
Se posera ensuite la question du titre de Roi d'Urba. Vous le portez
pour vous et vos descendants en qualité de successeurs des premiers
empereurs chrétiens de Naepolis. Questionner également ce titre
sera un anachronisme flagrant. Et aucun empereur ne sera légitime
sans se parer de la charge de Roi d'Urba.
Viktoria
Saint-Empereur
Qu'en pense Monseigneur Martinger, le primat de l'Eglise du Saint-Empire ?
Josef Martinger
Archevêque de Wilhelmstadt, membre du Collège cardinalice
Majesté, l'Eglise n'est pas unie sur la question.
Sa Sainteté est malheureusement entourée de conseillers qui parfois
cèdent à l'envie de servir d'autres intérêts que ceux de l'unité de la
Chrétienté et la propagation de la Foi. Regardez quels sont ceux qui
ont jadis entrepris les évangélisations. Ces mêmes absents sont les
plus actifs pour vous affaiblir.
Majesté, si ma fidélité va au Seigneur, je ne saurai trop vous conseiller
de rappeler l'autorité politique, morale et religieuse que vous confèrent
vos titres impériaux.
Franz du Saint-Empire
Archiduc, oncle de l'Empereur
Je rejoins l'avis de Monseigneur.
Le Saint-Père sait se souvenir de ce que l'Eglise doit aux empereurs
schlessois. Le Souverain Pontife sait aussi que sans un Saint-Empire
pleinement considéré et respecté dans la Chrétienté, fort des
prérogatives impériales, la communauté des fidèles sera terriblement
affaiblie.
Peut-être est-il temps Majesté que vous rappeliez aux princes
catholiques que le Saint-Empereur est roi parmi les rois.
Amédée de Larivaudière
Freiherr von Blauberg
Je ne saurai pourtant trop conseillé à Sa Majesté
de s'arranger pour obtenir une entrevue avec le Saint-Père.
Les empereurs et le Pontife sont les têtes de la Chrétienté.
Alexandre IX ne peut l'ignorer et doit pouvoir s'appuyer sur votre
pouvoir et votre autorité. En vous affaiblissant vous et votre
descendance, il s'affaiblit lui-même et affaiblit l'Eglise.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc, frère de l'Empereur
Frappez fort, mais que votre bras reste juste.
Votre coup doit être celui de la justice impériale, guidée par la
divine Providence. Les princes catholiques complotent et tentent
de faire céder Sa Sainteté en prenant des décisions néfastes pour
la Chrétienté.
Aujourd'hui, le Malin tente encore d'infiltrer l'Eglise et l'âme des
fidèles. Méfiez-vous aussi de ceux que vous croyiez être vos amis.
Leurs Majestés du Thorval, de Fiémance, mais aussi du Litzburg et
d'ailleurs ont accouru pour parler de votre déposition et de la
réorganisation du Saint-Empire. Quels sont ces alliés qui à la
première tentation se laissent séduire ?
Viktoria
Saint-Empereur
Nous sommes déçus par les agissements des princes.
Toutefois, notre pardon leur est déjà accordé s'ils reconnaissent leur
vilenie et font montre d'humilité. Si aucun prince ne souhaite
reconnaître ses errements et poursuivre dans la voie de l'impiété, au
risque de compromettre l'unité même de l'Eglise, alors notre justice
devra être résolue et juste. Alors nous userons de nos prérogatives
impériales.
Salle du Trône, Palais Lietzen</center>
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Majesté, parmi les cardinaux certains plaident pour
l'élection des empereurs.
Ainsi, nos légats auprès de la Cité Vaticane soulignent
que cela pourrait permettre l'apaisement au sein de la
Chrétienté et le rééquilibrage des puissances.
Rudolf Sjaranssen
Freiherr von Polnheim
C'est une erreur grave qui souligne la totale méconnaissance
du fonctionnement des institutions impériales.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Baron, Sa Majesté sera surement intéressée d'entendre votre
raisonnement à ce sujet. Éclairez donc le Conseil de votre analyse.
Rudolf Sjaranssen
Freiherr von Polnheim
Le Saint-Empereur ne peut historiquement et suite à une
décision papale n'être qu'un princes du Saint-Empire. Même en
choisissant de les faire élire, cela ne résoudrait pas la question que se
posent en substance les princes catholiques conspirateurs. L'objectif
affiché est d'affaiblir le Saint-Empire. Ils pensent avoir trouvé là un
moyen en remettant en questionnement votre légitimité et celle de
votre succession à ceindre la couronne impériale.
Se posera ensuite la question du titre de Roi d'Urba. Vous le portez
pour vous et vos descendants en qualité de successeurs des premiers
empereurs chrétiens de Naepolis. Questionner également ce titre
sera un anachronisme flagrant. Et aucun empereur ne sera légitime
sans se parer de la charge de Roi d'Urba.
Viktoria
Saint-Empereur
Qu'en pense Monseigneur Martinger, le primat de l'Eglise du Saint-Empire ?
Josef Martinger
Archevêque de Wilhelmstadt, membre du Collège cardinalice
Majesté, l'Eglise n'est pas unie sur la question.
Sa Sainteté est malheureusement entourée de conseillers qui parfois
cèdent à l'envie de servir d'autres intérêts que ceux de l'unité de la
Chrétienté et la propagation de la Foi. Regardez quels sont ceux qui
ont jadis entrepris les évangélisations. Ces mêmes absents sont les
plus actifs pour vous affaiblir.
Majesté, si ma fidélité va au Seigneur, je ne saurai trop vous conseiller
de rappeler l'autorité politique, morale et religieuse que vous confèrent
vos titres impériaux.
Franz du Saint-Empire
Archiduc, oncle de l'Empereur
Je rejoins l'avis de Monseigneur.
Le Saint-Père sait se souvenir de ce que l'Eglise doit aux empereurs
schlessois. Le Souverain Pontife sait aussi que sans un Saint-Empire
pleinement considéré et respecté dans la Chrétienté, fort des
prérogatives impériales, la communauté des fidèles sera terriblement
affaiblie.
Peut-être est-il temps Majesté que vous rappeliez aux princes
catholiques que le Saint-Empereur est roi parmi les rois.
Amédée de Larivaudière
Freiherr von Blauberg
Je ne saurai pourtant trop conseillé à Sa Majesté
de s'arranger pour obtenir une entrevue avec le Saint-Père.
Les empereurs et le Pontife sont les têtes de la Chrétienté.
Alexandre IX ne peut l'ignorer et doit pouvoir s'appuyer sur votre
pouvoir et votre autorité. En vous affaiblissant vous et votre
descendance, il s'affaiblit lui-même et affaiblit l'Eglise.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc, frère de l'Empereur
Frappez fort, mais que votre bras reste juste.
Votre coup doit être celui de la justice impériale, guidée par la
divine Providence. Les princes catholiques complotent et tentent
de faire céder Sa Sainteté en prenant des décisions néfastes pour
la Chrétienté.
Aujourd'hui, le Malin tente encore d'infiltrer l'Eglise et l'âme des
fidèles. Méfiez-vous aussi de ceux que vous croyiez être vos amis.
Leurs Majestés du Thorval, de Fiémance, mais aussi du Litzburg et
d'ailleurs ont accouru pour parler de votre déposition et de la
réorganisation du Saint-Empire. Quels sont ces alliés qui à la
première tentation se laissent séduire ?
Viktoria
Saint-Empereur
Nous sommes déçus par les agissements des princes.
Toutefois, notre pardon leur est déjà accordé s'ils reconnaissent leur
vilenie et font montre d'humilité. Si aucun prince ne souhaite
reconnaître ses errements et poursuivre dans la voie de l'impiété, au
risque de compromettre l'unité même de l'Eglise, alors notre justice
devra être résolue et juste. Alors nous userons de nos prérogatives
impériales.
-
Braunschweig
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=596291image2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/596291image2.jpg[/img][/url]
Salon des tapisseries, Palais Lietzen</center>
Viktoria
Saint-Empereur
Monsieur de Croÿ, veuillez débuter à nous présenter vos conclusions.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Majesté, personne dans le monde n'est sans ignorer les remous
qu'a causé la réunion des princes catholiques.
Les princes du Viertenstein se sont au cours de leur histoire souvent,
comme chaque mortel, laissés emporter par les courants de la vanité.
Peut-être ont-ils été en coulisse pousser à se montrer aussi entreprenant
par rapport à l'autorité impériale. Surement des puissances qui pourraient
avoir intérêt à nous affaiblir les ont-ils incité à se revendiquer plus forts
qu'ils ne peuvent l'être. Leur accorder votre pardon est la plus sage des
décisions à prendre.
Vous vous élevez vous, et votre charge, au dessus des chamailleries
des cours alméranes. En cela vous avez prouvé déjà que vous êtes
la seule à être suffisamment digne à ceindre la couronne impériale. Les
princes, en se réunissant sans même inviter Sa Majesté à siéger, en
faisant votre procès en votre absence, et en voulant y mêler Sa Sainteté,
se sont montré particulièrement injustes. Le Saint-Père aura surement
ressenti une grande gêne à y être mêlé.
A présent il vous faut réagir. Déjà la couronne de Fiémance s'est fendue
d'une annonce pour vous soutenir. Bientôt nombreuses seront les cours
à vous donner des marques de respect.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc, frère de l'Empereur
Que suggérez-vous à Sa Majesté au juste Monsieur le Prince ?
Faites donc partager à nous tous vos propositions. Levez donc ce voile
de mystère que vous avez tiré.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Votre Altesse, j'y viens.
Majesté, remerciez votre Cousin Charles-Philippe tout en le mettant face
aux contradictions de la Fiémance.
Envoyez donc une lettre de votre main, de celle du Saint-Empereur,
celle du Roi d'Urba. Dites lui combien ses marques de révérence vous
enchantent tout en l'appelant à vous soutenir davantage dans le renforcement
du titre impérial.
Franz du Saint-Empire
Archiduc, oncle de l'Empereur
Comment voulez-vous renforcer le titre impérial sans obtenir des princes
des marques évidentes de reconnaissances que les Saints-Empereurs
sont rois parmi les rois ? Jamais le roi Charles-Philippe ne consentira à
pareil geste.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
En effet, mais il y sera contraint dans les faits.
Vous devez vous séparer de vos fonctions souveraines au Schlessien
et ailleurs.
Redonnez à la noblesse du Saint-Empire tous ses droits.
Recréez un Saint-Empire fort. Les féodalités du Schlessien retrouverons
leur puissance passée tandis qu'un gouvernement agira en votre nom
et celui des nobles pour le Schlessien. Au Lochlann, la noblesse sera
rétablie et le Quetelann vivra à l'heure des princes.
Le Saint-Empereur, lui, sera Roi d'Urba, protecteur de la Foi. Vous serez
l'arbitre de ces roitelets. Vous ne vous abaisserez plus aux affaires
courantes des royaumes, comme les autres monarques almérans.
Vous serez au dessus d'eux. Votre parole aura une résonance accrue
dans toute la Chrétienté, et vous prendrez alors toute votre place
juste à côté du Saint-Père.
Voilà comment vous renforcerez votre charge impériale.
Viktoria
Saint-Empereur
Vous nous proposez d'abandonner toutes nos charges
de souverain ?
Monsieur le Prince, prenez garde à ne pas vous montrer trop familier.
Franz du Saint-Empire
Archiduc, oncle de l'Empereur
Sa Majesté a raison Monsieur de Croÿ.
Vous proférez là des choses graves, des acquis de l'histoire.
Vous enlevez aux Braunschweig leurs prérogatives à régner.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Au contraire Votre Altesse. En acceptant d'être archiduc
du Saint-Empire, les empereurs de la Maison de Braunschweig resteront
souverains, mais plus uniquement au Saint-Empire, mais bien dans toute
la Chrétienté. Elle est arrivée l'heure de mettre les princes catholiques
face à leur devoir. Ils ont oublié que l'Empereur est roi parmi les rois,
oint par le Pontife au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit pour gouverner
au nom de la Chrétienté et pour sa plus grande protection.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc, frère de l'Empereur
Peut-être Monsieur de Croÿ n'a-t-il pas tout à fait tort.
Sa Majesté devrait peut-être même aller jusqu'à réintroduire l'élection
des empereurs.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Limitez la aux seuls princes faits électeurs. Au sein du
Saint-Empire vous en nommerez tant qu'il vous plaira. Cela relève de vos
prérogatives impériales. Nul ne pourra contester la légitimité des
empereurs.
Personne au Saint-Empire ne peut imaginer ceindre la couronne impériale.
Aucun prince schlessois n'osera contester la puissance de la Maison de
Braunschweig. Ainsi, nul ne saura se faire sacrer empereur à la place
de la descendance de Sa Majesté. Allez donc même jusqu'à nommer des
princes-électeurs du Lochlann. Et pour que Sa Sainteté vous soutienne,
élevez des évêques au rang d'électeurs. Ces derniers vous serons d'une
grande aide pour garantir la légitimité des empereurs élus. Ils sont la voix
du Pape qui les nomme.
Viktoria
Saint-Empereur
C'est un grand risque que vous nous faites prendre là.
Cela permettra aux princes étrangers d'en sortir grandit et de gagner
en influence au Saint-Empire.
Amédée de Larivaudière
Freiherr von Blauberg
Si Sa Majesté me le permet, j'aimerai lui dire combien le risque est faible.
Ne craignez pas le roi de Fiémance. Pour ravir le titre impérial il lui faudra
alors intégrer le Saint-Empire, se faire vassal des empereurs. Je vous
assure que jamais il n'y consentira. Les Fiémançais sont des personnages
arrogants et surs d'eux. Ils ne troqueront pas une gloriole contre une
gloire éventuelle. Leurs sujets ne le comprendraient pas.
Quant aux autres princes almérans, qu'ils intègrent donc le Saint-Empire,
reconnaissant alors votre supériorité.
Et que peuvent faire des princes et rois face au porteur de la couronne
urbaine ?
Ne disposez-vous pas en outre de la quatrième armée du monde, de la
première de la Chrétienté ? Qui mieux que les Archiducs du Saint-Empire
peuvent protéger l'héritage chrétien ?
Salon des tapisseries, Palais Lietzen</center>
Viktoria
Saint-Empereur
Monsieur de Croÿ, veuillez débuter à nous présenter vos conclusions.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Majesté, personne dans le monde n'est sans ignorer les remous
qu'a causé la réunion des princes catholiques.
Les princes du Viertenstein se sont au cours de leur histoire souvent,
comme chaque mortel, laissés emporter par les courants de la vanité.
Peut-être ont-ils été en coulisse pousser à se montrer aussi entreprenant
par rapport à l'autorité impériale. Surement des puissances qui pourraient
avoir intérêt à nous affaiblir les ont-ils incité à se revendiquer plus forts
qu'ils ne peuvent l'être. Leur accorder votre pardon est la plus sage des
décisions à prendre.
Vous vous élevez vous, et votre charge, au dessus des chamailleries
des cours alméranes. En cela vous avez prouvé déjà que vous êtes
la seule à être suffisamment digne à ceindre la couronne impériale. Les
princes, en se réunissant sans même inviter Sa Majesté à siéger, en
faisant votre procès en votre absence, et en voulant y mêler Sa Sainteté,
se sont montré particulièrement injustes. Le Saint-Père aura surement
ressenti une grande gêne à y être mêlé.
A présent il vous faut réagir. Déjà la couronne de Fiémance s'est fendue
d'une annonce pour vous soutenir. Bientôt nombreuses seront les cours
à vous donner des marques de respect.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc, frère de l'Empereur
Que suggérez-vous à Sa Majesté au juste Monsieur le Prince ?
Faites donc partager à nous tous vos propositions. Levez donc ce voile
de mystère que vous avez tiré.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Votre Altesse, j'y viens.
Majesté, remerciez votre Cousin Charles-Philippe tout en le mettant face
aux contradictions de la Fiémance.
Envoyez donc une lettre de votre main, de celle du Saint-Empereur,
celle du Roi d'Urba. Dites lui combien ses marques de révérence vous
enchantent tout en l'appelant à vous soutenir davantage dans le renforcement
du titre impérial.
Franz du Saint-Empire
Archiduc, oncle de l'Empereur
Comment voulez-vous renforcer le titre impérial sans obtenir des princes
des marques évidentes de reconnaissances que les Saints-Empereurs
sont rois parmi les rois ? Jamais le roi Charles-Philippe ne consentira à
pareil geste.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
En effet, mais il y sera contraint dans les faits.
Vous devez vous séparer de vos fonctions souveraines au Schlessien
et ailleurs.
Redonnez à la noblesse du Saint-Empire tous ses droits.
Recréez un Saint-Empire fort. Les féodalités du Schlessien retrouverons
leur puissance passée tandis qu'un gouvernement agira en votre nom
et celui des nobles pour le Schlessien. Au Lochlann, la noblesse sera
rétablie et le Quetelann vivra à l'heure des princes.
Le Saint-Empereur, lui, sera Roi d'Urba, protecteur de la Foi. Vous serez
l'arbitre de ces roitelets. Vous ne vous abaisserez plus aux affaires
courantes des royaumes, comme les autres monarques almérans.
Vous serez au dessus d'eux. Votre parole aura une résonance accrue
dans toute la Chrétienté, et vous prendrez alors toute votre place
juste à côté du Saint-Père.
Voilà comment vous renforcerez votre charge impériale.
Viktoria
Saint-Empereur
Vous nous proposez d'abandonner toutes nos charges
de souverain ?
Monsieur le Prince, prenez garde à ne pas vous montrer trop familier.
Franz du Saint-Empire
Archiduc, oncle de l'Empereur
Sa Majesté a raison Monsieur de Croÿ.
Vous proférez là des choses graves, des acquis de l'histoire.
Vous enlevez aux Braunschweig leurs prérogatives à régner.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Au contraire Votre Altesse. En acceptant d'être archiduc
du Saint-Empire, les empereurs de la Maison de Braunschweig resteront
souverains, mais plus uniquement au Saint-Empire, mais bien dans toute
la Chrétienté. Elle est arrivée l'heure de mettre les princes catholiques
face à leur devoir. Ils ont oublié que l'Empereur est roi parmi les rois,
oint par le Pontife au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit pour gouverner
au nom de la Chrétienté et pour sa plus grande protection.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc, frère de l'Empereur
Peut-être Monsieur de Croÿ n'a-t-il pas tout à fait tort.
Sa Majesté devrait peut-être même aller jusqu'à réintroduire l'élection
des empereurs.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croÿ
Limitez la aux seuls princes faits électeurs. Au sein du
Saint-Empire vous en nommerez tant qu'il vous plaira. Cela relève de vos
prérogatives impériales. Nul ne pourra contester la légitimité des
empereurs.
Personne au Saint-Empire ne peut imaginer ceindre la couronne impériale.
Aucun prince schlessois n'osera contester la puissance de la Maison de
Braunschweig. Ainsi, nul ne saura se faire sacrer empereur à la place
de la descendance de Sa Majesté. Allez donc même jusqu'à nommer des
princes-électeurs du Lochlann. Et pour que Sa Sainteté vous soutienne,
élevez des évêques au rang d'électeurs. Ces derniers vous serons d'une
grande aide pour garantir la légitimité des empereurs élus. Ils sont la voix
du Pape qui les nomme.
Viktoria
Saint-Empereur
C'est un grand risque que vous nous faites prendre là.
Cela permettra aux princes étrangers d'en sortir grandit et de gagner
en influence au Saint-Empire.
Amédée de Larivaudière
Freiherr von Blauberg
Si Sa Majesté me le permet, j'aimerai lui dire combien le risque est faible.
Ne craignez pas le roi de Fiémance. Pour ravir le titre impérial il lui faudra
alors intégrer le Saint-Empire, se faire vassal des empereurs. Je vous
assure que jamais il n'y consentira. Les Fiémançais sont des personnages
arrogants et surs d'eux. Ils ne troqueront pas une gloriole contre une
gloire éventuelle. Leurs sujets ne le comprendraient pas.
Quant aux autres princes almérans, qu'ils intègrent donc le Saint-Empire,
reconnaissant alors votre supériorité.
Et que peuvent faire des princes et rois face au porteur de la couronne
urbaine ?
Ne disposez-vous pas en outre de la quatrième armée du monde, de la
première de la Chrétienté ? Qui mieux que les Archiducs du Saint-Empire
peuvent protéger l'héritage chrétien ?
-
Braunschweig
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=555104image.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/555104image.jpg[/img][/url]
Cabinet de travail, Palais Lietzen</center>
Tandis que le Saint-Empereur était installé derrière son bureau, les archichanceliers d'Etat et de l'Empire, ainsi que le ministre de l'Information, de la Culture et du Tourisme, en charge notamment des question de censure de la presse, lui faisaient face, assis dans trois fauteuils. Les Archiducs August-Wilhelm et Franz du Saint-Empire quant à eux étaient confortablement installés dans des canapés et semblaient déjà être présents depuis plus longtemps. Avec eux s'était assis le cardinal Auerstädt. Viktoria aimait à les consulter fréquemment pour entendre leurs avis et éventuelles critiques.
Helene Bergsholm Østgård
Ministre de l'Information, de la Culture et du Tourisme
Majesté, comme vous me l'aviez fait demander,
je vous ai fait parvenir un exemplaire de l'édition de demain
du Konservative.
Vous aurez relevé le ton particulièrement hostile employé.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous nous en inquiétons beaucoup.
La Chrétienté n'a rien à gagner d'un affrontement par médias
interposés entre les principales voix du monde catholique.
Le Saint-Empereur tourna son regard à l'Archichancelier installé dans le fauteuil à côté du ministre, l'invitant à s'exprimer.
Friedrich Wilhelm von Arenberg
Archichancelier d’Etat, Prince d’Arenberg
Majesté, hélas, les ressentiments sont grandissants.
Vous n'ignorez rien de ce qui se passe en vos royaumes. L'opinion
publique ne semble pas pardonner aussi promptement que
vous ne réussissez à le faire.
Une sourde clameur s'est élevée à l'occasion de la réunion
de Hochburg. Ces cris qui étaient restés discrets se font de
plus en plus entendre.
Viktoria
Saint-Empereur
En voulant sauver la Chrétienté d'un péril inexistant
les princes catholiques l'ont projeté au devant de graves
dangers. Il va nous falloir agir et donner des signes pour
contenter les peuples tout en assurant l'harmonie au sein
du troupeau des fidèles.
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
Permettez-moi d'intervenir Majesté. Recevant un signe d'approbation il poursuivit.
Vous ne l'ignorez pas. Je vous en ai souvent
fait le compte-rendu. Les princes catholiques ne vous aiment
guère. Pour certains ils vous haïssent. En Fiémance c'est
devenu un secret de polichinelle que même le roi Charles-Philippe
n'a aucune sympathie pour votre personne et ce que vous
incarnez. Au Thorval il se murmure que la reine Annabelle
ne vous estime pas.
Votre père avait réussi à maintenir un fragile équilibre, à
sauvegarder ce qui pouvait l'être.
Avec sa disparition, les esprits se sont libérés. Vous devrez
en tenir compte au moment de faire vos choix.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous savions que les hommes étaient avides de pouvoir,
fourbes et que pour beaucoup l'honneur est un vain mot.
Nous avons cependant toujours voulu croire en ceux qui
se disaient être nos amis. La trahison n'est que plus grande.
Nous saurons nous adapter aux envies de ceux qui ont
brisé les promesses de valeur qui nous liaient.
Helene Bergsholm Østgård
Ministre de l'Information, de la Culture et du Tourisme
Que dois-je faire en attendant concernant les papiers
de demain ?
Franz du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, oncle de l’empereur
Eh bien faites votre travail. Interdisez en la parution.
Nous ne pouvons laisser les journaux schlessois insulter
le Thorval, la Fiémance et la moitié de l'Alméra catholique
aussi ouvertement.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous savions que les hommes étaient avides de pouvoir,
fourbes et que pour beaucoup l'honneur est un vain mot.
Nous avons cependant toujours voulu croire en ceux qui
se disaient être nos amis. La trahison n'est que plus grande.
Nous saurons nous adapter aux envies de ceux qui ont
brisé les promesses de valeur qui nous liaient.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, frère de l’empereur
Faites cela en effet. Nous devons nous assurer d'un
semblant d'unité au sein du monde chrétien. Interdisez
la parution et communiquez aux rédactions notre plus vive
colère de voir pareilles mensonges.
Ferdinand von Auerstädt
Cardinal de l'Eglise urbaine
Ma fille, la Chrétienté est au bord du gouffre.
Dans les paroisses on me rapporte d'inquiétants propos.
Les fidèles en appellent à vous et attendent que vous ne
donniez publiquement des signes de désapprobation.
Au Schlessien il ne reste plus grand monde pour croire en
l'amitié qui unissait les anciens piliers du catholicisme.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous feront en sorte que l'Eglise n'ait pas à souffrir
des errements de Hochburg. Nous avons fait le serment de
préserver la communauté des croyants. Nous ne tenons pas
à être le Saint-Empereur qui y aura failli, bien que certains
manœuvrent déjà pour nous faire échouer et nous affaiblir.
Ferdinand von Auerstädt
Cardinal de l'Eglise urbaine
Puissent mes prières vous accompagner.
Cabinet de travail, Palais Lietzen</center>
Tandis que le Saint-Empereur était installé derrière son bureau, les archichanceliers d'Etat et de l'Empire, ainsi que le ministre de l'Information, de la Culture et du Tourisme, en charge notamment des question de censure de la presse, lui faisaient face, assis dans trois fauteuils. Les Archiducs August-Wilhelm et Franz du Saint-Empire quant à eux étaient confortablement installés dans des canapés et semblaient déjà être présents depuis plus longtemps. Avec eux s'était assis le cardinal Auerstädt. Viktoria aimait à les consulter fréquemment pour entendre leurs avis et éventuelles critiques.
Helene Bergsholm Østgård
Ministre de l'Information, de la Culture et du Tourisme
Majesté, comme vous me l'aviez fait demander,
je vous ai fait parvenir un exemplaire de l'édition de demain
du Konservative.
Vous aurez relevé le ton particulièrement hostile employé.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous nous en inquiétons beaucoup.
La Chrétienté n'a rien à gagner d'un affrontement par médias
interposés entre les principales voix du monde catholique.
Le Saint-Empereur tourna son regard à l'Archichancelier installé dans le fauteuil à côté du ministre, l'invitant à s'exprimer.
Friedrich Wilhelm von Arenberg
Archichancelier d’Etat, Prince d’Arenberg
Majesté, hélas, les ressentiments sont grandissants.
Vous n'ignorez rien de ce qui se passe en vos royaumes. L'opinion
publique ne semble pas pardonner aussi promptement que
vous ne réussissez à le faire.
Une sourde clameur s'est élevée à l'occasion de la réunion
de Hochburg. Ces cris qui étaient restés discrets se font de
plus en plus entendre.
Viktoria
Saint-Empereur
En voulant sauver la Chrétienté d'un péril inexistant
les princes catholiques l'ont projeté au devant de graves
dangers. Il va nous falloir agir et donner des signes pour
contenter les peuples tout en assurant l'harmonie au sein
du troupeau des fidèles.
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
Permettez-moi d'intervenir Majesté. Recevant un signe d'approbation il poursuivit.
Vous ne l'ignorez pas. Je vous en ai souvent
fait le compte-rendu. Les princes catholiques ne vous aiment
guère. Pour certains ils vous haïssent. En Fiémance c'est
devenu un secret de polichinelle que même le roi Charles-Philippe
n'a aucune sympathie pour votre personne et ce que vous
incarnez. Au Thorval il se murmure que la reine Annabelle
ne vous estime pas.
Votre père avait réussi à maintenir un fragile équilibre, à
sauvegarder ce qui pouvait l'être.
Avec sa disparition, les esprits se sont libérés. Vous devrez
en tenir compte au moment de faire vos choix.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous savions que les hommes étaient avides de pouvoir,
fourbes et que pour beaucoup l'honneur est un vain mot.
Nous avons cependant toujours voulu croire en ceux qui
se disaient être nos amis. La trahison n'est que plus grande.
Nous saurons nous adapter aux envies de ceux qui ont
brisé les promesses de valeur qui nous liaient.
Helene Bergsholm Østgård
Ministre de l'Information, de la Culture et du Tourisme
Que dois-je faire en attendant concernant les papiers
de demain ?
Franz du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, oncle de l’empereur
Eh bien faites votre travail. Interdisez en la parution.
Nous ne pouvons laisser les journaux schlessois insulter
le Thorval, la Fiémance et la moitié de l'Alméra catholique
aussi ouvertement.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous savions que les hommes étaient avides de pouvoir,
fourbes et que pour beaucoup l'honneur est un vain mot.
Nous avons cependant toujours voulu croire en ceux qui
se disaient être nos amis. La trahison n'est que plus grande.
Nous saurons nous adapter aux envies de ceux qui ont
brisé les promesses de valeur qui nous liaient.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, frère de l’empereur
Faites cela en effet. Nous devons nous assurer d'un
semblant d'unité au sein du monde chrétien. Interdisez
la parution et communiquez aux rédactions notre plus vive
colère de voir pareilles mensonges.
Ferdinand von Auerstädt
Cardinal de l'Eglise urbaine
Ma fille, la Chrétienté est au bord du gouffre.
Dans les paroisses on me rapporte d'inquiétants propos.
Les fidèles en appellent à vous et attendent que vous ne
donniez publiquement des signes de désapprobation.
Au Schlessien il ne reste plus grand monde pour croire en
l'amitié qui unissait les anciens piliers du catholicisme.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous feront en sorte que l'Eglise n'ait pas à souffrir
des errements de Hochburg. Nous avons fait le serment de
préserver la communauté des croyants. Nous ne tenons pas
à être le Saint-Empereur qui y aura failli, bien que certains
manœuvrent déjà pour nous faire échouer et nous affaiblir.
Ferdinand von Auerstädt
Cardinal de l'Eglise urbaine
Puissent mes prières vous accompagner.
-
Braunschweig
<center>[img]http://imagizer.imageshack.us/v2/320x240q90/706/0lw6.jpg[/img]
Cabinet de travail de l'Archiduc François-Charles, Palais Lietzen</center>
L'Impératrice Viktoria, son oncle, l'Archiduc Franz, ainsi que son frère, l'Archiduc August-Wilhelm s'étaient réunis dans le cabinet de travail de ce dernier. Situé dans une des ailes du Palais Lietzen, ce salon avait autrefois servi de bureau à de futurs empereurs. Ses tapisseries rouges le caractérisaient particulièrement.
Le souverain, installé dans le large canapé, faisait face à ses deux parents. On sentait dans son attitude un début d'exaspération.
Viktoria
Saint-Empereur
Mais qu'ont-ils tous à la fin ? Tiennent-ils tant que
cela à un regain de tensions entre les royaumes
catholiques ?
Franz du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, oncle de l’empereur
Majesté, il semblerait que nos frères n'aient pas
tous le sens de la famille qui s'imposerait.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, frère de l’empereur
La situation au sein de la Chrétienté est dangereuse.
Les traîtres sont nombreux. Notamment parmi ceux dont
hier nous parlions comme nos alliés.
Franz du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, oncle de l’empereur
Fiémance, Thorval, Valacida, peut-être même le
Litzburg, complotent. Leur seul objectif est d'affaiblir
les empereurs, et à travers au le Saint-Empire.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, frère de l’empereur
Tous parlent d'un prétendu nationalisme schlessois
Ce nationalisme il n'existe pas. Jamais nous n'avons fait
preuve de volonté hégémonique.
Puisque tant de reproches nous sont fait, il serait temps
de montrer que nous ne serons pas les idiots du village.
Franz du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, oncle de l’empereur
Vous devez réagir.
Certains osent aller jusqu'à vous accuser indirectement
de n'être pas un vrai chrétien.
Viktoria
Saint-Empereur
Si nous n'étions pas un vrai chrétien, nous n'aurions
pas pardonné à ceux qui ont aiguisé les poignards pour
nous les planter dans le dos.
Puisqu'ils veulent nous caricaturer comme le méchant,
nous allons leur montrer qu'on ne se moque pas impunément
de nous.
Cabinet de travail de l'Archiduc François-Charles, Palais Lietzen</center>
L'Impératrice Viktoria, son oncle, l'Archiduc Franz, ainsi que son frère, l'Archiduc August-Wilhelm s'étaient réunis dans le cabinet de travail de ce dernier. Situé dans une des ailes du Palais Lietzen, ce salon avait autrefois servi de bureau à de futurs empereurs. Ses tapisseries rouges le caractérisaient particulièrement.
Le souverain, installé dans le large canapé, faisait face à ses deux parents. On sentait dans son attitude un début d'exaspération.
Viktoria
Saint-Empereur
Mais qu'ont-ils tous à la fin ? Tiennent-ils tant que
cela à un regain de tensions entre les royaumes
catholiques ?
Franz du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, oncle de l’empereur
Majesté, il semblerait que nos frères n'aient pas
tous le sens de la famille qui s'imposerait.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, frère de l’empereur
La situation au sein de la Chrétienté est dangereuse.
Les traîtres sont nombreux. Notamment parmi ceux dont
hier nous parlions comme nos alliés.
Franz du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, oncle de l’empereur
Fiémance, Thorval, Valacida, peut-être même le
Litzburg, complotent. Leur seul objectif est d'affaiblir
les empereurs, et à travers au le Saint-Empire.
August Wilhelm du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, frère de l’empereur
Tous parlent d'un prétendu nationalisme schlessois
Ce nationalisme il n'existe pas. Jamais nous n'avons fait
preuve de volonté hégémonique.
Puisque tant de reproches nous sont fait, il serait temps
de montrer que nous ne serons pas les idiots du village.
Franz du Saint-Empire
Archiduc du Saint-Empire, oncle de l’empereur
Vous devez réagir.
Certains osent aller jusqu'à vous accuser indirectement
de n'être pas un vrai chrétien.
Viktoria
Saint-Empereur
Si nous n'étions pas un vrai chrétien, nous n'aurions
pas pardonné à ceux qui ont aiguisé les poignards pour
nous les planter dans le dos.
Puisqu'ils veulent nous caricaturer comme le méchant,
nous allons leur montrer qu'on ne se moque pas impunément
de nous.
-
Braunschweig
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=596291image2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/596291image2.jpg[/img][/url]
Salon des tapisseries, Palais Lietzen</center>
A l'issue du Conseil aulique, le Saint-Empereur demanda à son connétable de rester encore quelques instants. Alors que tous les participants quittaient intrigués mais promptement la Salon des Tapisseries, le Fürst (trad. prince) de Limburg Stirum ne se leva pas. Dans son large fauteuil il se doutait déjà de ce dont le souverain voudrait lui parler. Il s'y était préparer et attendait cet instant depuis le début du conseil.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté, vous m'avez demandé de rester. De quoi
voudriez-vous m'entretenir ?
Viktoria
Saint-Empereur
Monsieur le Connétable, nous avons reçu quelques
rapports de Monsieur l'Archichancelier d'Arenberg.
[url=http://www.simpolitique.com/post226246.html#226246]Le Courrier thorvalien[/url], pourtant réputé neutre, mais
également le [url=http://www.simpolitique.com/post226228.html#226228]Aktuel[/url] lietzburgeois, lui
également connu pour sa tempérance ont titré sur
les manœuvres se déroulant dans tous le Saint-Empire
de manière conjointe entre toutes les armes.
La télévision viertensteinoise est allée jusqu'à interrompre
ses programmes habituelles pour reprendre l'information.
On parle même d'une intervention publique du Prince.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Une pareille mobilisation d'hommes n'allait certainement
pas passer inaperçue. L'objectif est donc atteint.
Il s'agit de la plus forte mobilisation militaire du Saint-Empire
pour un exercice.
Viktoria
Saint-Empereur
Avons-nous l'assurance d'éviter tout débordement ?
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Pourquoi pareille question Majesté ?
N'avez-vous pas confiance en vos armées ?
Viktoria
Saint-Empereur
Nous avons entière confiance en vous.
Nous savons nos soldats plein d'assurance et
extrêmement professionnels.
Mais l'armée du Viertenstein a mobilisé une partie
de ses effectifs pour renforcer la protection de ses
frontières.
Nous voulons éviter tout risque de débordement.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Il n'y en aura aucun. L'état-major connaît bien le tracé
des frontières.
Les exercices en outre ont lieu principalement
sur terre et au dessus des territoires quetelannais.
Quant à votre marine, elle est active dans nos eaux
territoriales et dans l'Océan Nordique.
Nous travaillons sur un scénario défensif et non
offensif.
Viktoria
Saint-Empereur
Excellent.
Vous aurez toutefois constaté que le message semble
passer auprès des chancelleries étrangères.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
En effet Majesté. Et à n'en pas douter, la deuxième partie
des exercices ne fera que renforcer la portée de ce
message.
Peut-être était-il nécessaire pour nos adversaires,
mais aussi nos partenaires de recevoir une piqûre
de rappel.
Viktoria
Saint-Empereur
Qu'en est-il des simulations balistiques ?
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Dans le scénario d'escalade que vous avez approuvé,
elles débuteront demain. Elles se conflueront par
des simulations de frappe nucléaire.
La stratégie du Saint-Empire comprend la dissuasion.
Cette partie des exercices a une double fonction : rappeler
que nous sommes une puissance nucléaire et que s'en
prendre à des royaumes du Saint-Empire expose l'assaillant
à une frappe atomique en réaction, mais également
permettre de tester en situation réelle nos capacités et
notre dispositif nucléaires.
Viktoria
Saint-Empereur
Continuez de nous tenir informé des évolutions et des
résultats de la manœuvre Global Guardian (avec un accent allemand assez prononcé)
Salon des tapisseries, Palais Lietzen</center>
A l'issue du Conseil aulique, le Saint-Empereur demanda à son connétable de rester encore quelques instants. Alors que tous les participants quittaient intrigués mais promptement la Salon des Tapisseries, le Fürst (trad. prince) de Limburg Stirum ne se leva pas. Dans son large fauteuil il se doutait déjà de ce dont le souverain voudrait lui parler. Il s'y était préparer et attendait cet instant depuis le début du conseil.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Majesté, vous m'avez demandé de rester. De quoi
voudriez-vous m'entretenir ?
Viktoria
Saint-Empereur
Monsieur le Connétable, nous avons reçu quelques
rapports de Monsieur l'Archichancelier d'Arenberg.
[url=http://www.simpolitique.com/post226246.html#226246]Le Courrier thorvalien[/url], pourtant réputé neutre, mais
également le [url=http://www.simpolitique.com/post226228.html#226228]Aktuel[/url] lietzburgeois, lui
également connu pour sa tempérance ont titré sur
les manœuvres se déroulant dans tous le Saint-Empire
de manière conjointe entre toutes les armes.
La télévision viertensteinoise est allée jusqu'à interrompre
ses programmes habituelles pour reprendre l'information.
On parle même d'une intervention publique du Prince.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Une pareille mobilisation d'hommes n'allait certainement
pas passer inaperçue. L'objectif est donc atteint.
Il s'agit de la plus forte mobilisation militaire du Saint-Empire
pour un exercice.
Viktoria
Saint-Empereur
Avons-nous l'assurance d'éviter tout débordement ?
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Pourquoi pareille question Majesté ?
N'avez-vous pas confiance en vos armées ?
Viktoria
Saint-Empereur
Nous avons entière confiance en vous.
Nous savons nos soldats plein d'assurance et
extrêmement professionnels.
Mais l'armée du Viertenstein a mobilisé une partie
de ses effectifs pour renforcer la protection de ses
frontières.
Nous voulons éviter tout risque de débordement.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Il n'y en aura aucun. L'état-major connaît bien le tracé
des frontières.
Les exercices en outre ont lieu principalement
sur terre et au dessus des territoires quetelannais.
Quant à votre marine, elle est active dans nos eaux
territoriales et dans l'Océan Nordique.
Nous travaillons sur un scénario défensif et non
offensif.
Viktoria
Saint-Empereur
Excellent.
Vous aurez toutefois constaté que le message semble
passer auprès des chancelleries étrangères.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
En effet Majesté. Et à n'en pas douter, la deuxième partie
des exercices ne fera que renforcer la portée de ce
message.
Peut-être était-il nécessaire pour nos adversaires,
mais aussi nos partenaires de recevoir une piqûre
de rappel.
Viktoria
Saint-Empereur
Qu'en est-il des simulations balistiques ?
Joachim von Limburg Stirum
Connétable, prince de Limburg Stirum
Dans le scénario d'escalade que vous avez approuvé,
elles débuteront demain. Elles se conflueront par
des simulations de frappe nucléaire.
La stratégie du Saint-Empire comprend la dissuasion.
Cette partie des exercices a une double fonction : rappeler
que nous sommes une puissance nucléaire et que s'en
prendre à des royaumes du Saint-Empire expose l'assaillant
à une frappe atomique en réaction, mais également
permettre de tester en situation réelle nos capacités et
notre dispositif nucléaires.
Viktoria
Saint-Empereur
Continuez de nous tenir informé des évolutions et des
résultats de la manœuvre Global Guardian (avec un accent allemand assez prononcé)
-
Braunschweig
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=596291image2.jpg][img]http://imagizer.imageshack.us/v2/320x240q90/208/6z8a.jpg[/img][/url]
Salle du Trône, Palais Lietzen</center>
Les Ségurois fuyaient la Fiémance. La raison en était la signature d'accords avec la Confédération des Etats Slaves Socialistes, ex-Kirkstan. Sans doute l'arrivée au pouvoir d'un conseil paysan n'avait-il pas non plus facilité la vie de ces nombreux aristocrates. Certains venaient même directement de la cour du Roi. Le Conseil aulique et Sa Majesté impériale ne s'en seraient pas pareillement inquiétés s'ils n'avaient pas choisi les terres schlessoises pour leur exil.
Dans la Salle du Trône du Palais Liezten, au milieu de sa propre cour, le Saint-Empereur en recevait en ce jour encore quelques uns. Parmi eux se trouvaient Louis-Philippe de Bellefon Loisy, personnage de haut rang de l'entourage de Charles-Philippe de Fiémance. Il se fit présenter au souverain par l'Archichancelier de l'Empire. Il s'inclina avec déférence devant le Saint-Empereur.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Fürst von Croÿ
Lousi-Philippe de Bellefon Loisy, onzième duc de Bellefon Loisy.
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Je remercie Sa Majesté pour son hospitalité.
Soyez assurés de mes meilleurs sentiments et de ceux de ma famille.
Viktoria
Saint-Empereur
Soyez le bienvenu à la Cour Monsieur le Duc.
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Moi et les miens tenons à vous remercier de votre hospitalité.
Viktoria
Saint-Empereur
Dites-nous donc ce qui vous amène à fuir vos terres.
La Fiémance n'est-elle plus aussi accueillante pour sa noblesse ?
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Majesté, il s'y passe de graves choses. Parmi les Ségurois
peu nombreux sont ceux qui ont accueilli avec enthousiasme les
changements en haut-lieu. Sa Majesté Charles-Philippe a perdu
beaucoup de son pouvoir. Depuis bien longtemps on ne l'aperçoit
plus ou que rarement à la Cour de Fiémance.
La noblesse est vilipendée par les nouvelles autorités. Le Conseil
des paysans cause un grand tort au Royaume et il ne fait que peu
de doutes que Monsieur Vivant Lepiot ne renoncera pas à ses ambitions.
On dit le pays au bord du gouffre. Dans les campagnes, les prêtres
se livrent à des abominations. [url=http://www.simpolitique.com/post227680.html#227680]Ils président aux sacrifices
d'animaux, bénissent les feux et donnent moulte crédit aux rites païens[/url].
Viktoria
Saint-Empereur
Et qu'en est-il du pouvoir de votre roi ?
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Il se délite Majesté. Bientôt il n'en restera rien.
Certains disent même que Sa Majesté le Roi est prisonnier des paysans.
Le concordat met en péril l'Eglise en Fiémance. Nous en appelons
à votre sagesse pour intercéder auprès de Sa Sainteté.
La Fiémance est notre pays. Toutefois, cette Fiémance n'est plus
celle que nous avons connue.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous y méditerons Monsieur le Duc.
Alors que le Saint-Empereur s'apprêtait à se lever pour mettre un terme aux audiences et accueils à sa Cour, le duc ajouta une phrase. Instantanément le Saint-Empereur se rassit.
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Il se prépare aussi une guerre Majesté.
Viktoria
Saint-Empereur
Parlez Monsieur le Duc.
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Majesté, les troupes de Fiémance vont marcher sur l'Espérance.
Les propos du Premier ministre Lepiot doivent sonner comme un
avertissement. La Fiémance est belliqueuse. Elle n'hésitera pas à
rétablir un ordre qui lui convient en profitant de la guerre civile.
Vous devez en être averti.
Salle du Trône, Palais Lietzen</center>
Les Ségurois fuyaient la Fiémance. La raison en était la signature d'accords avec la Confédération des Etats Slaves Socialistes, ex-Kirkstan. Sans doute l'arrivée au pouvoir d'un conseil paysan n'avait-il pas non plus facilité la vie de ces nombreux aristocrates. Certains venaient même directement de la cour du Roi. Le Conseil aulique et Sa Majesté impériale ne s'en seraient pas pareillement inquiétés s'ils n'avaient pas choisi les terres schlessoises pour leur exil.
Dans la Salle du Trône du Palais Liezten, au milieu de sa propre cour, le Saint-Empereur en recevait en ce jour encore quelques uns. Parmi eux se trouvaient Louis-Philippe de Bellefon Loisy, personnage de haut rang de l'entourage de Charles-Philippe de Fiémance. Il se fit présenter au souverain par l'Archichancelier de l'Empire. Il s'inclina avec déférence devant le Saint-Empereur.
Eugen von Croÿ
Archichancelier de l’Empire, Fürst von Croÿ
Lousi-Philippe de Bellefon Loisy, onzième duc de Bellefon Loisy.
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Je remercie Sa Majesté pour son hospitalité.
Soyez assurés de mes meilleurs sentiments et de ceux de ma famille.
Viktoria
Saint-Empereur
Soyez le bienvenu à la Cour Monsieur le Duc.
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Moi et les miens tenons à vous remercier de votre hospitalité.
Viktoria
Saint-Empereur
Dites-nous donc ce qui vous amène à fuir vos terres.
La Fiémance n'est-elle plus aussi accueillante pour sa noblesse ?
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Majesté, il s'y passe de graves choses. Parmi les Ségurois
peu nombreux sont ceux qui ont accueilli avec enthousiasme les
changements en haut-lieu. Sa Majesté Charles-Philippe a perdu
beaucoup de son pouvoir. Depuis bien longtemps on ne l'aperçoit
plus ou que rarement à la Cour de Fiémance.
La noblesse est vilipendée par les nouvelles autorités. Le Conseil
des paysans cause un grand tort au Royaume et il ne fait que peu
de doutes que Monsieur Vivant Lepiot ne renoncera pas à ses ambitions.
On dit le pays au bord du gouffre. Dans les campagnes, les prêtres
se livrent à des abominations. [url=http://www.simpolitique.com/post227680.html#227680]Ils président aux sacrifices
d'animaux, bénissent les feux et donnent moulte crédit aux rites païens[/url].
Viktoria
Saint-Empereur
Et qu'en est-il du pouvoir de votre roi ?
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Il se délite Majesté. Bientôt il n'en restera rien.
Certains disent même que Sa Majesté le Roi est prisonnier des paysans.
Le concordat met en péril l'Eglise en Fiémance. Nous en appelons
à votre sagesse pour intercéder auprès de Sa Sainteté.
La Fiémance est notre pays. Toutefois, cette Fiémance n'est plus
celle que nous avons connue.
Viktoria
Saint-Empereur
Nous y méditerons Monsieur le Duc.
Alors que le Saint-Empereur s'apprêtait à se lever pour mettre un terme aux audiences et accueils à sa Cour, le duc ajouta une phrase. Instantanément le Saint-Empereur se rassit.
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Il se prépare aussi une guerre Majesté.
Viktoria
Saint-Empereur
Parlez Monsieur le Duc.
Louis-Philippe de Bellefon Loisy
11e Duc de Bellefon Loisy
Majesté, les troupes de Fiémance vont marcher sur l'Espérance.
Les propos du Premier ministre Lepiot doivent sonner comme un
avertissement. La Fiémance est belliqueuse. Elle n'hésitera pas à
rétablir un ordre qui lui convient en profitant de la guerre civile.
Vous devez en être averti.
-
Braunschweig
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=660822DSC0066.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/660822DSC0066.jpg[/img][/url]
Schlosskapelle, Palais Lietzen</center>
[url=https://www.youtube.com/watch?v=NMD0T3SmITA]Musique d'ambiance[/url]
Dans [url=http://www.linternaute.com/musee/image_musee/540/55341_1352667355/robe-a-l-anglaise-decoree-de-medaillons-peints-d-apres-angelica-kauffmann.jpg]une robe blanche à l'adélienne[/url], simple, et qui pour uniques ornements avait de petits médaillons, Viktoria s'avançait à travers les couloirs du Palais Lietzen. A son cou elle avait attaché un collier de perles. Blanches également. Vêtue d'une grande simplicité elle se dirigeait vers la Schlosskapelle (trad. Chapelle du palais). Sur le sol, les souliers que l'Impératrice portait faisaient résonner ses pas. Suivie de deux de ses demoiselles de compagnie ainsi que de deux gardes. Sur son chemin elle ne croisa que peu de monde. Pour la période de l'Avent, elle avait prié la Cour de se retirer. Chaque membre de la haute noblesse avait regagné ses terres et sa famille. Les rares personnes restées au Palais n'étaient autre que les grands dignitaires et des aristocrate servant la Couronne. Au passage de la souverain, ils inclinèrent respectueusement la tête. Celle-ci ne leur prêta pourtant aucune attention. Doucement elle poursuivait son chemin jusqu'au lieu de prière. Elle était déjà dans un état de recueillement spirituel.
Le Saint-Empereur ne tarda pas à arriver devant les portes de la Schlosskapelle. Deux gardes les lui ouvrirent. Au travers des vitraux, la lumière du soleil hivernal éclairait les lieux. Pourtant, l'essentiel de la lumière venait des lustres massifs qui pendaient du haut plafond. Sans entrer immédiatement dans l'édifice religieux, Viktoria marqua une pause. Ensuite seulement elle s'avança cérémonieusement au milieu des rangées de bancs en bois. Le tapis absorbait à présent le bruit de ses pas. Le bas de sa robe l'effleurait légèrement. Devant l'autel, l'agenouilloir réservé aux monarques n'avait pas été déplacé. En règle générale, à l'exception des dimanches, pour les officies dominicaux, il restait tel que disposé. Le prélats du palais, qui était entrain de s’atteler à ranger et mettre la chapelle en ordre la quitta au moment où l'Impératrice s'avança. De même, les deux demoiselles de compagnie et les gardes n'avaient pas pénétré les lieux ; laissant ainsi cette dernière seule dans la maison de Dieu.
Après s'être préalablement signée, Viktoria se mit à genou face à l'autel, les mains posées l'une contre l'autre. Elle débuta sa prière en récitant un Pater Noster.
Pater noster, qui es in caelis
Sanctificetur nomen tuum;
Sanctificetur nomen tuum ;
Fiat voluntas tua
sicut in caelo et in terra.
Panem nostrum quotidianum da nobis hodie,
et dimitte nobis debita nostra
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris
et ne nos inducas in tentationem
sed libera nos a malo.
Amen
Nous désirons, Seigneur, une seule chose aujourd'hui. Alors que nous prions, venez transformer nos vies. Élevez vous et venez dans votre Gloire couronner nos louanges. Roi des rois, Dieu Très Saint, Tout Puissant, venez. Seigneur, il n'y a rien que nous ne désirions plus que votre présence à nos côtés. Changez notre cœur et transformez notre vie. Remplissez nous de votre Esprit Saint. Nous vous adorons Seigneur Jésus.
Dieu de Gloire, nous vous adorons. Votre nom s'élève en majesté de nos lèvres. Nous célébrons votre victoire, votre règne et votre autorité. Digne vous êtes, Agneau de Dieu. Tous les anges ensemble acclament la puissance de votre nom. L'univers entier proclame la beauté de votre nom. Vous êtes tellement bon Seigneur. Vous êtes roi des rois. Saint Esprit descendez sur nous. Consolateur, à nouveau touche nos vies. Que votre puissance vienne. Que votre voix résonne en notre cœur. Venez et changez notre cœur. Accomplissez votre parole.
Personne n'a vu ni entendu, personne n'a connu ce que vous révélez. Que les Cieux s'ouvrent. Que viennent la pluie sur votre Eglise et sur nos vies. Seigneur, nous voici, assoiffés de votre présence. Père, entendez-vous nos cris : ceux de la délivrance ? Nous voulons votre rivière de bonté. Nous voulons votre amour. Afin de devenir meilleurs. Que nos coupes débordent, que nos cœurs se remplissent de votre bonté. Venez Seigneur, changez nous. Nous vous prions. Pour votre Eglise, Seigneur, entendez notre prière.
Merci d'un cœur reconnaissant. Merci à vous Seigneur car vous avez donné Jésus Christ, votre Fils. Maintenant le faible dit "je suis fort", le pauvre dit "je suis riche". Vous avez fait de grandes choses pour nous. Merci à vous Seigneur, trois fois saint. Vous nous avez promis votre paix. Encore une fois donnez nous la paix. Laissez nos cœurs s'emplir de votre miséricorde et de votre grâce. Seigneur, entendez notre action de grâce. Envers vous, Tout Puissant, nous sommes reconnaissants. Nous rendons à notre Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été faite en Jésus-Christ.
Qu'il soit fait selon votre volonté et que bientôt revienne votre règne.
Viktoria resta ainsi à méditer pendant plusieurs longs instants. Ses interrogations, craintes et inquiétudes elle les partageait avec le Seigneur. Loin des turpitudes du monde elle se sentait ici en sécurité et comblé de la grâce du Seigneur.
Schlosskapelle, Palais Lietzen</center>
[url=https://www.youtube.com/watch?v=NMD0T3SmITA]Musique d'ambiance[/url]
Dans [url=http://www.linternaute.com/musee/image_musee/540/55341_1352667355/robe-a-l-anglaise-decoree-de-medaillons-peints-d-apres-angelica-kauffmann.jpg]une robe blanche à l'adélienne[/url], simple, et qui pour uniques ornements avait de petits médaillons, Viktoria s'avançait à travers les couloirs du Palais Lietzen. A son cou elle avait attaché un collier de perles. Blanches également. Vêtue d'une grande simplicité elle se dirigeait vers la Schlosskapelle (trad. Chapelle du palais). Sur le sol, les souliers que l'Impératrice portait faisaient résonner ses pas. Suivie de deux de ses demoiselles de compagnie ainsi que de deux gardes. Sur son chemin elle ne croisa que peu de monde. Pour la période de l'Avent, elle avait prié la Cour de se retirer. Chaque membre de la haute noblesse avait regagné ses terres et sa famille. Les rares personnes restées au Palais n'étaient autre que les grands dignitaires et des aristocrate servant la Couronne. Au passage de la souverain, ils inclinèrent respectueusement la tête. Celle-ci ne leur prêta pourtant aucune attention. Doucement elle poursuivait son chemin jusqu'au lieu de prière. Elle était déjà dans un état de recueillement spirituel.
Le Saint-Empereur ne tarda pas à arriver devant les portes de la Schlosskapelle. Deux gardes les lui ouvrirent. Au travers des vitraux, la lumière du soleil hivernal éclairait les lieux. Pourtant, l'essentiel de la lumière venait des lustres massifs qui pendaient du haut plafond. Sans entrer immédiatement dans l'édifice religieux, Viktoria marqua une pause. Ensuite seulement elle s'avança cérémonieusement au milieu des rangées de bancs en bois. Le tapis absorbait à présent le bruit de ses pas. Le bas de sa robe l'effleurait légèrement. Devant l'autel, l'agenouilloir réservé aux monarques n'avait pas été déplacé. En règle générale, à l'exception des dimanches, pour les officies dominicaux, il restait tel que disposé. Le prélats du palais, qui était entrain de s’atteler à ranger et mettre la chapelle en ordre la quitta au moment où l'Impératrice s'avança. De même, les deux demoiselles de compagnie et les gardes n'avaient pas pénétré les lieux ; laissant ainsi cette dernière seule dans la maison de Dieu.
Après s'être préalablement signée, Viktoria se mit à genou face à l'autel, les mains posées l'une contre l'autre. Elle débuta sa prière en récitant un Pater Noster.
Pater noster, qui es in caelis
Sanctificetur nomen tuum;
Sanctificetur nomen tuum ;
Fiat voluntas tua
sicut in caelo et in terra.
Panem nostrum quotidianum da nobis hodie,
et dimitte nobis debita nostra
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris
et ne nos inducas in tentationem
sed libera nos a malo.
Amen
Nous désirons, Seigneur, une seule chose aujourd'hui. Alors que nous prions, venez transformer nos vies. Élevez vous et venez dans votre Gloire couronner nos louanges. Roi des rois, Dieu Très Saint, Tout Puissant, venez. Seigneur, il n'y a rien que nous ne désirions plus que votre présence à nos côtés. Changez notre cœur et transformez notre vie. Remplissez nous de votre Esprit Saint. Nous vous adorons Seigneur Jésus.
Dieu de Gloire, nous vous adorons. Votre nom s'élève en majesté de nos lèvres. Nous célébrons votre victoire, votre règne et votre autorité. Digne vous êtes, Agneau de Dieu. Tous les anges ensemble acclament la puissance de votre nom. L'univers entier proclame la beauté de votre nom. Vous êtes tellement bon Seigneur. Vous êtes roi des rois. Saint Esprit descendez sur nous. Consolateur, à nouveau touche nos vies. Que votre puissance vienne. Que votre voix résonne en notre cœur. Venez et changez notre cœur. Accomplissez votre parole.
Personne n'a vu ni entendu, personne n'a connu ce que vous révélez. Que les Cieux s'ouvrent. Que viennent la pluie sur votre Eglise et sur nos vies. Seigneur, nous voici, assoiffés de votre présence. Père, entendez-vous nos cris : ceux de la délivrance ? Nous voulons votre rivière de bonté. Nous voulons votre amour. Afin de devenir meilleurs. Que nos coupes débordent, que nos cœurs se remplissent de votre bonté. Venez Seigneur, changez nous. Nous vous prions. Pour votre Eglise, Seigneur, entendez notre prière.
Merci d'un cœur reconnaissant. Merci à vous Seigneur car vous avez donné Jésus Christ, votre Fils. Maintenant le faible dit "je suis fort", le pauvre dit "je suis riche". Vous avez fait de grandes choses pour nous. Merci à vous Seigneur, trois fois saint. Vous nous avez promis votre paix. Encore une fois donnez nous la paix. Laissez nos cœurs s'emplir de votre miséricorde et de votre grâce. Seigneur, entendez notre action de grâce. Envers vous, Tout Puissant, nous sommes reconnaissants. Nous rendons à notre Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été faite en Jésus-Christ.
Qu'il soit fait selon votre volonté et que bientôt revienne votre règne.
Viktoria resta ainsi à méditer pendant plusieurs longs instants. Ses interrogations, craintes et inquiétudes elle les partageait avec le Seigneur. Loin des turpitudes du monde elle se sentait ici en sécurité et comblé de la grâce du Seigneur.