Médias du Kirep
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Vliduj Gak
Kirep Rouge !
Entretien avec Henry Dunford, candidat aux élections Wilal Memkiloises
7 Juin 2018
Dans le cadre des élections du futur premier ministre du Wilal Memkile, Kirep Rouge a tenu, afin de bien marquer l'intérêt profond des kirepiens pour les démocraties socialistes de part le monde, notamment celles figurant dans le Pacte de Novgorod, à s'entretenir avec l'un des trois candidats, Henry Dunford.
Kirep Rouge : Camarade Dunford, première question : comment vous définieriez vous, idéologiquement parlant ?
Henry Dunford : Je suis un soldat avant tout, ensuite un fier militant du système tribal ayant gardé les envahisseurs étrangers hors de l'archipel pendant des siècles.
Kirep Rouge : Lieutenant-Colonel Dunford, comment décririez vous, du haut de votre éminente expérience, le Wilal Memkile d'aujourd'hui, et notamment l'attachement plus ou moins important des autochtones à leurs traditions ?
Henry Dunford : Une nation forte entourée d'ennemis fort eux aussi et d'alliés tout aussi fort sinon plus. Ceci est le Wilal Memkile. Et ce sont les traditions qui nous ont permis aux tribues du Wilal Memkile de resté indépendante des puissances coloniale à chaque tentative d'invasion. Aussi longtemps que chaque homme du Wilal Memkile sera prèt à prendre en mains la défense du territoire, que cela soit avec un fusil, un marteau ou un stylo, le Wilal Memkile restera fort.
Kirep Rouge : On décèle une forte rhétorique anti-impérialiste dans votre discours, et notamment lorsque vous parlez de la bravoure avec laquelle votre peuple a repoussé les envahisseurs. Quel devrait être selon vous le rôle de l'armée au Wilal Memkile ?
Henry Dunford : L'Armée est le Wilal Memkile, ce qui rassemble un maoris de la Province d'Hijopolos et un arabe de la province de Tasikinda, c'est que les 2 hommes auront servis dans la même unité militaire. Les endroits où l'urbanisation se dévellope le plus hors Kota Besar, c'est autours des bases militaires. En cas de catastrophe, c'est l'Armée qui arrive sur les lieux en premier et dans mon cas en tant que Ferlangois, c'est la prouesse martiale des colons shawiricois de Ferlangen qui nous a valu le respect de l'archipel en entiers.
Kirep Rouge : Votre première visite diplomatique, si vous étiez élu ?
Henry Dunford : Probablement en Hatori (A2). C'est la seule nation partageant une frontière terrestre avec le Wilal Memkile afin de normaliser les douanes entre nos deux nations séparée par les Massifs de Selatan
Kirep Rouge : Comment voyez vous, en cas de succès, vos futures relations avec le Pacte de Novgorod, et notre pays, le Kirep, en particulier ?
Henry Dunford : Anote Abil? Trop silencieux envers nos alliés, du Pacte notamment. Et pas assez agressif envers nos ennemis. Mais pour être honnête je crois que cela est plus due au fait que c'est un ancien du BNP plutôt qu'une quelconque faiblesse de caractère. Au niveau des relations, j'espères une augmentation des manoeuvres militaires d'entrainements communes.
Kirep rouge : En ce qui concerne, toujours, la politique internationale : quelle position adopteriez vous face aux organismes capitalistes (Saint-Alliance, OTH) qui régissent le monde, et comment voyez vous, à titre personnel, le conflit entre arabes et sionistes, qui se déroule à quelques kilomètres au sud de notre pays, et au nord du vôtre ?
Henry Dunford : L'on se doit de respecter l'aggressivité des ennemis de la Seconde République du Wilal Memkile. Le conflit quand à lui est incroyablement stupide. Les sionistes tente de prendre de force les territoires des arabes et les arabes entretienne une haine envers les juifs au lieu de rechercher l'efficacité martiale et guerrière via un professionalisme militaire sans faute.
Kirep Rouge : De fortes tensions subsistent dans votre région.
Vous n'êtes pas sans savoir que, dès élu, le nouveau représentant confédéral aura à faire face à la pression incessante de la flotte raksasane. Êtes vous davantage un pragmatique ou un idéologue, en d'autres termes, envisagez-vous une normalisation des relations avec le Raksasa ou un maintien du statut quo ?
Henry Dunford : Sauf une normalisation des frontière maritime entre le Raksasa et la République du Polao, je ne vois aucune raison pour laquelle entamé un dialogue avec ce pays.
Kirep Rouge : Votre projet de démantèlement de la République wilal Memkiloise peut paraître interloquant. Avez vous comme volonté de revenir à une démocratie traditionnaliste, en somme, à une démocratie directe, tribale, ou encore à un socialisme primitif ?
Henry Dunford : Je souhaite voir Ferlangen devenir une Cité-État, voir Tasikinda devenir République du Dallamofikumistan, de voir une République Maoris et ainsi de suite. Le tout au seins de la Confédérations, unis par l'armée. Je souhaite surtout équilibrer l'avantage que le Polao possède au sein de la Confédération étant donné son plus petit nombre d'élu. Le seul autre moyens serait de retirer les députés de nombreuses tribus de la Ruma Terpilih, mais ceci est hors de question.
Kirep Rouge : Comment décririez vous votre politique économique, en cas de succès ? Plus ancrée à gauche, à droite, cet échiquier politique peut-il être considéré comme viable dans votre pays très peu occidentalisé ? Quelle place doivent selon vous prendre les acteurs publics dans le développement du territoire et l'aide aux populations ?
Henry Dunford : Je dirais que je suis probablement de droite de par mon militariste. Je dois aussi dire qu'économiquement, je souhaite que l'actuel ministre de l'Économie, Leito Khanda, garde son poste suite à cette élection. Quand aux rôle des acteurs publics, leur intervention est indispensable. Le meilleur exemple que j'ai est la NAD, l'armée de terre de la Confédération Polynésienne. Nous formons l'élite de la police civile, nous sommes les premiers sur les lieux en cas de catastrophe grave et nos bases sont des repères géographique pour de nombreux citoyens vivant dans les provinces.
Kirep Rouge : Comment voyez vous l'évolution des flux migratoires dans votre pays ?
Henry Dunford : Limitée aux étudiants étrangers. Nous n'avons pas une assez grande production agricole pour nous permettre trop de nouvelle bouche à nourrir.
Kirep Rouge : Dernière question : quelle sera votre position en ce qui concerne les comptoirs shmorodims ?
Henry Dunford : Multiplication du nombres de bases militaires les entourants. Je déteste le fait que l'OTH ai plusieurs têtes de ponts sur mon pays, mais le Wilal Memkile ne déclanchera jamais de guerre mondiale.
Entretien avec Henry Dunford, candidat aux élections Wilal Memkiloises
7 Juin 2018
Dans le cadre des élections du futur premier ministre du Wilal Memkile, Kirep Rouge a tenu, afin de bien marquer l'intérêt profond des kirepiens pour les démocraties socialistes de part le monde, notamment celles figurant dans le Pacte de Novgorod, à s'entretenir avec l'un des trois candidats, Henry Dunford.
Kirep Rouge : Camarade Dunford, première question : comment vous définieriez vous, idéologiquement parlant ?
Henry Dunford : Je suis un soldat avant tout, ensuite un fier militant du système tribal ayant gardé les envahisseurs étrangers hors de l'archipel pendant des siècles.
Kirep Rouge : Lieutenant-Colonel Dunford, comment décririez vous, du haut de votre éminente expérience, le Wilal Memkile d'aujourd'hui, et notamment l'attachement plus ou moins important des autochtones à leurs traditions ?
Henry Dunford : Une nation forte entourée d'ennemis fort eux aussi et d'alliés tout aussi fort sinon plus. Ceci est le Wilal Memkile. Et ce sont les traditions qui nous ont permis aux tribues du Wilal Memkile de resté indépendante des puissances coloniale à chaque tentative d'invasion. Aussi longtemps que chaque homme du Wilal Memkile sera prèt à prendre en mains la défense du territoire, que cela soit avec un fusil, un marteau ou un stylo, le Wilal Memkile restera fort.
Kirep Rouge : On décèle une forte rhétorique anti-impérialiste dans votre discours, et notamment lorsque vous parlez de la bravoure avec laquelle votre peuple a repoussé les envahisseurs. Quel devrait être selon vous le rôle de l'armée au Wilal Memkile ?
Henry Dunford : L'Armée est le Wilal Memkile, ce qui rassemble un maoris de la Province d'Hijopolos et un arabe de la province de Tasikinda, c'est que les 2 hommes auront servis dans la même unité militaire. Les endroits où l'urbanisation se dévellope le plus hors Kota Besar, c'est autours des bases militaires. En cas de catastrophe, c'est l'Armée qui arrive sur les lieux en premier et dans mon cas en tant que Ferlangois, c'est la prouesse martiale des colons shawiricois de Ferlangen qui nous a valu le respect de l'archipel en entiers.
Kirep Rouge : Votre première visite diplomatique, si vous étiez élu ?
Henry Dunford : Probablement en Hatori (A2). C'est la seule nation partageant une frontière terrestre avec le Wilal Memkile afin de normaliser les douanes entre nos deux nations séparée par les Massifs de Selatan
Kirep Rouge : Comment voyez vous, en cas de succès, vos futures relations avec le Pacte de Novgorod, et notre pays, le Kirep, en particulier ?
Henry Dunford : Anote Abil? Trop silencieux envers nos alliés, du Pacte notamment. Et pas assez agressif envers nos ennemis. Mais pour être honnête je crois que cela est plus due au fait que c'est un ancien du BNP plutôt qu'une quelconque faiblesse de caractère. Au niveau des relations, j'espères une augmentation des manoeuvres militaires d'entrainements communes.
Kirep rouge : En ce qui concerne, toujours, la politique internationale : quelle position adopteriez vous face aux organismes capitalistes (Saint-Alliance, OTH) qui régissent le monde, et comment voyez vous, à titre personnel, le conflit entre arabes et sionistes, qui se déroule à quelques kilomètres au sud de notre pays, et au nord du vôtre ?
Henry Dunford : L'on se doit de respecter l'aggressivité des ennemis de la Seconde République du Wilal Memkile. Le conflit quand à lui est incroyablement stupide. Les sionistes tente de prendre de force les territoires des arabes et les arabes entretienne une haine envers les juifs au lieu de rechercher l'efficacité martiale et guerrière via un professionalisme militaire sans faute.
Kirep Rouge : De fortes tensions subsistent dans votre région.
Vous n'êtes pas sans savoir que, dès élu, le nouveau représentant confédéral aura à faire face à la pression incessante de la flotte raksasane. Êtes vous davantage un pragmatique ou un idéologue, en d'autres termes, envisagez-vous une normalisation des relations avec le Raksasa ou un maintien du statut quo ?
Henry Dunford : Sauf une normalisation des frontière maritime entre le Raksasa et la République du Polao, je ne vois aucune raison pour laquelle entamé un dialogue avec ce pays.
Kirep Rouge : Votre projet de démantèlement de la République wilal Memkiloise peut paraître interloquant. Avez vous comme volonté de revenir à une démocratie traditionnaliste, en somme, à une démocratie directe, tribale, ou encore à un socialisme primitif ?
Henry Dunford : Je souhaite voir Ferlangen devenir une Cité-État, voir Tasikinda devenir République du Dallamofikumistan, de voir une République Maoris et ainsi de suite. Le tout au seins de la Confédérations, unis par l'armée. Je souhaite surtout équilibrer l'avantage que le Polao possède au sein de la Confédération étant donné son plus petit nombre d'élu. Le seul autre moyens serait de retirer les députés de nombreuses tribus de la Ruma Terpilih, mais ceci est hors de question.
Kirep Rouge : Comment décririez vous votre politique économique, en cas de succès ? Plus ancrée à gauche, à droite, cet échiquier politique peut-il être considéré comme viable dans votre pays très peu occidentalisé ? Quelle place doivent selon vous prendre les acteurs publics dans le développement du territoire et l'aide aux populations ?
Henry Dunford : Je dirais que je suis probablement de droite de par mon militariste. Je dois aussi dire qu'économiquement, je souhaite que l'actuel ministre de l'Économie, Leito Khanda, garde son poste suite à cette élection. Quand aux rôle des acteurs publics, leur intervention est indispensable. Le meilleur exemple que j'ai est la NAD, l'armée de terre de la Confédération Polynésienne. Nous formons l'élite de la police civile, nous sommes les premiers sur les lieux en cas de catastrophe grave et nos bases sont des repères géographique pour de nombreux citoyens vivant dans les provinces.
Kirep Rouge : Comment voyez vous l'évolution des flux migratoires dans votre pays ?
Henry Dunford : Limitée aux étudiants étrangers. Nous n'avons pas une assez grande production agricole pour nous permettre trop de nouvelle bouche à nourrir.
Kirep Rouge : Dernière question : quelle sera votre position en ce qui concerne les comptoirs shmorodims ?
Henry Dunford : Multiplication du nombres de bases militaires les entourants. Je déteste le fait que l'OTH ai plusieurs têtes de ponts sur mon pays, mais le Wilal Memkile ne déclanchera jamais de guerre mondiale.
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Vliduj Gak
Kirep Rouge !
Hospitalisation du chef du gouvernement
1er Juillet 2018
Le chef du gouvernement kirepien, le camarade Boris Novak a été admis ce matin même au sein de l'Hôpital Central d'Ophrone, capitale yougoslave, pour y subir les soins nécessaires à la récente dégradation de son état de santé.
Âgé de 58 ans, il aurait été admis pour de violentes douleurs au Thorax et à l'abdomen, les causes n'étant pas encore connues pour le moment.
Les médecins délégués à ses soins font état de troubles assez graves, ne lui permettant pas d'assurer ses fonctions politiques et électorales durant les prochains mois, et nécessitant un maintien à l'hôpital.
Boris Novak est chef du gouvernement kirepien depuis le 14 novembre 2001, suit à sa nomination à ce poste par le camarade-leader, le secrétaire du Peuple Vliduj Gak.
Il siège également depuis 1998 en tant que N°2 du SZAP (Parti pour l'Autonomie du Prolétariat, Stranja Zu Autonomije Proletarije), ce qui en fait, formellement en tout cas, le second homme fort du régime.
Il faisait partie des premiers élus à entrer à l'Assemblée du Peuple après la proclamation de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, où il gardait son mandat depuis le 30 Mars 1991.
Il a orchestré aux côtés du secrétaire du peuple les grandes réformes structurelles qui ont permis à l'Etat kirepien de devenir un acteur clé de la politique régionale, et d'assurer l'indépendance de la nation sur les plans économique (fin des aides extérieures), politique (édification d'une doctrine d'intransigeance idéologique) et militaire (acquisition d'une force militaire autonome).
Militaire de carrière, résistant à la dictature militaire et compagnon d'armes de la première heure du secrétaire du peuple, Boris Novak est également connu pour avoir fait partie, depuis ses 17 années de gouvernement du pays, de la ligne "dure" du parti, soutenue notamment par l'Armée, et qui pensait faire du Kirep une puissance mondiale par l'indépendance, voire l'isolationnisme, une critique plus ou moins ouverte, selon les périodes, du Kirovisme rostov longtemps considéré comme hérétique (notamment lors de son passage social-chrétien) et une centralisation forte autour d'Ophrone, une pratique marxiste du gouvernement axée sur une intransigeance idéologique (collectivisation agricole, uniformisation des tâches, égalité totale de salaires) ainsi que de la réunification des territoires du Grand Kirep autour de la bannière socialiste (Pesak, Kardjali).
Cet isolationnisme teinté de nationalisme ont valu au Kirep d'être longtemps relégué au banc des nations marxistes, son adhésion pleine et entière au Pacte de Novgorod n'étant finalement entérinée qu'en 2012, soit 21 après la Révolution qui avait porté au pouvoir le SZAP.
Sa vision farouchement indépendantiste lui coûté une progressive obligation à des tâches de politique intérieure, et un silence plus ou moins total en ce qui concerne la politique internationale, depuis les années 2014-2015 et la volonté de Vliduj Gak de faire reprendre au Kirep sa place au sein des pays membres du Pacte de Novgorod reformé, privilégiant l'union des forces marxistes du monde, sans considération de droiture idéologique, à un indépendantism forcené, au profit du Colonel Alexey Nikita, considéré par Ophrone comme plus pragmatique, idéologiquement parlant.
Malgré ses difficultés à faire triompher cette option d'autonomie totale, Boris Novak restera particulièrement populaire auprès des masses kirepiennes, comme l'homme qui a fait sensiblement avancer le dossier pesakien, et a permis rapidement au Kirep insulaire d'acquérir une place privilégiée au sein de la République Prolétarienne, Démocratique et Populaire.
Le secrétaire du peuple a admis qu'une démission du chef du gouvernement était désormais "plus que probable", ajoutant qu'en cas de remplacement du chef du gouvernement, l'Assemblée du Peuple aurait, comme d'habitude, un libre arbitre total dans le choix du successeur du camarade Novak.
Il a par ailleurs salué, dans une allocution à la presse, les 17 années au cours desquelles Boris Novak s'est illustré, avec dévotion, au service du Kirep, de sa Révolution et de son Prolétariat.
Il a espéré une guérison rapide au camarade chef de gouvernement, qui lui permettrait de se tenir informé des évolutions politiques de son pays et une reprise de fonctions politiques, quoiqu'à une échelle bien moins élevée.
Une recomposition gouvernementale serait alors envisagée en vue de pouvoir permettre au futur N°2 du régime de diriger la politique intérieure comme bon lui semble.
Sa place de Vice-Président du SZAP est quant à elle également sévèrement compromise par son incapacité à assurer ses fonctions.
Un congrès extraordinaire du mouvement pourrait-être convoqué afin de palier au manque du second homme du Parti.
Hospitalisation du chef du gouvernement
1er Juillet 2018
Le chef du gouvernement kirepien, le camarade Boris Novak a été admis ce matin même au sein de l'Hôpital Central d'Ophrone, capitale yougoslave, pour y subir les soins nécessaires à la récente dégradation de son état de santé.
Âgé de 58 ans, il aurait été admis pour de violentes douleurs au Thorax et à l'abdomen, les causes n'étant pas encore connues pour le moment.
Les médecins délégués à ses soins font état de troubles assez graves, ne lui permettant pas d'assurer ses fonctions politiques et électorales durant les prochains mois, et nécessitant un maintien à l'hôpital.
Boris Novak est chef du gouvernement kirepien depuis le 14 novembre 2001, suit à sa nomination à ce poste par le camarade-leader, le secrétaire du Peuple Vliduj Gak.
Il siège également depuis 1998 en tant que N°2 du SZAP (Parti pour l'Autonomie du Prolétariat, Stranja Zu Autonomije Proletarije), ce qui en fait, formellement en tout cas, le second homme fort du régime.
Il faisait partie des premiers élus à entrer à l'Assemblée du Peuple après la proclamation de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, où il gardait son mandat depuis le 30 Mars 1991.
Il a orchestré aux côtés du secrétaire du peuple les grandes réformes structurelles qui ont permis à l'Etat kirepien de devenir un acteur clé de la politique régionale, et d'assurer l'indépendance de la nation sur les plans économique (fin des aides extérieures), politique (édification d'une doctrine d'intransigeance idéologique) et militaire (acquisition d'une force militaire autonome).
Militaire de carrière, résistant à la dictature militaire et compagnon d'armes de la première heure du secrétaire du peuple, Boris Novak est également connu pour avoir fait partie, depuis ses 17 années de gouvernement du pays, de la ligne "dure" du parti, soutenue notamment par l'Armée, et qui pensait faire du Kirep une puissance mondiale par l'indépendance, voire l'isolationnisme, une critique plus ou moins ouverte, selon les périodes, du Kirovisme rostov longtemps considéré comme hérétique (notamment lors de son passage social-chrétien) et une centralisation forte autour d'Ophrone, une pratique marxiste du gouvernement axée sur une intransigeance idéologique (collectivisation agricole, uniformisation des tâches, égalité totale de salaires) ainsi que de la réunification des territoires du Grand Kirep autour de la bannière socialiste (Pesak, Kardjali).
Cet isolationnisme teinté de nationalisme ont valu au Kirep d'être longtemps relégué au banc des nations marxistes, son adhésion pleine et entière au Pacte de Novgorod n'étant finalement entérinée qu'en 2012, soit 21 après la Révolution qui avait porté au pouvoir le SZAP.
Sa vision farouchement indépendantiste lui coûté une progressive obligation à des tâches de politique intérieure, et un silence plus ou moins total en ce qui concerne la politique internationale, depuis les années 2014-2015 et la volonté de Vliduj Gak de faire reprendre au Kirep sa place au sein des pays membres du Pacte de Novgorod reformé, privilégiant l'union des forces marxistes du monde, sans considération de droiture idéologique, à un indépendantism forcené, au profit du Colonel Alexey Nikita, considéré par Ophrone comme plus pragmatique, idéologiquement parlant.
Malgré ses difficultés à faire triompher cette option d'autonomie totale, Boris Novak restera particulièrement populaire auprès des masses kirepiennes, comme l'homme qui a fait sensiblement avancer le dossier pesakien, et a permis rapidement au Kirep insulaire d'acquérir une place privilégiée au sein de la République Prolétarienne, Démocratique et Populaire.
Le secrétaire du peuple a admis qu'une démission du chef du gouvernement était désormais "plus que probable", ajoutant qu'en cas de remplacement du chef du gouvernement, l'Assemblée du Peuple aurait, comme d'habitude, un libre arbitre total dans le choix du successeur du camarade Novak.
Il a par ailleurs salué, dans une allocution à la presse, les 17 années au cours desquelles Boris Novak s'est illustré, avec dévotion, au service du Kirep, de sa Révolution et de son Prolétariat.
Il a espéré une guérison rapide au camarade chef de gouvernement, qui lui permettrait de se tenir informé des évolutions politiques de son pays et une reprise de fonctions politiques, quoiqu'à une échelle bien moins élevée.
Une recomposition gouvernementale serait alors envisagée en vue de pouvoir permettre au futur N°2 du régime de diriger la politique intérieure comme bon lui semble.
Sa place de Vice-Président du SZAP est quant à elle également sévèrement compromise par son incapacité à assurer ses fonctions.
Un congrès extraordinaire du mouvement pourrait-être convoqué afin de palier au manque du second homme du Parti.
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Vliduj Gak
Kirep Rouge !
Gouvernement démissionnaire
22 Juillet 2018
Le gouvernement kirepien est officiellement démissionnaire depuis l'annonce, par un communiqué à la presse écrite, du camarade Boris Novak, chef du gouvernement, de ne plus assurer ses fonctions.
Le Conseil des Ministres, décapité, a pris la décision de poser unanimement sa démission par cohérence politique et afin d'assurer l'arrivée de sang neuf à la tête de l'état. Le camarade leader Vliduj Gak a salué le bon esprit dans lequel l'actuel équipe ministérielle avait décidé de suivre la décision de son chef, et a annoncé que l'Assemblée du Peuple aurait le choix entièrement libre pour désigner un nouveau Premier Ministre.
Le gouvernement, bien que démissionnaire, a reçu la tâche de continuer à gérer de son plein gré la politique intérieure et extérieure du pays jusqu'à la nomination d'une nouvelle équipe, qui devrait venir dans la ou les semaines qui viennent.
La place de chef du gouvernement par intérim est ainsi assurée par Franjo Tadac, ancien N°2 du gouvernement, et dirigeant du puissant ministère de la Culture, de la Propagande et de l'Art Socialiste, au vu de l'impossibilité de Boris Novak d'assurer sa charge.
La décision des membres du gouvernement de nommer Franjo Tadac comme dirigeant de l'équipe ministérielle a été acceptée dans la mâtinée de Jeudi par le camarade-leader Secrétaire du Peuple.
"Nous continuerons de mener la politique intérieure kirepienne, dans les jours à venir, dans le même esprit que le camarade Boris Novak a tenté de la mener durant ses 17 années sans discontinuité à la tête du gouvernement, à savoir dans le respect strict des idées marxistes et dans l'intérêt du peuple.
Nos sorts seront ensuite entre les mains du seul décisionnaire légitime au Kirep, à savoir le peuple, et son représentant élu, l'Assemblée du Peuple, qui décidera du visage du successeur de Boris Novak."
Franjo Tadac, chef du gouvernement par intérim.
Qui pour remplacer Novak ?
24 Juillet 2018
La question se pose désormais de façon ouverte au parti, depuis l'entérinement de la démission de Boris Novak le 22 Juillet dernier.
Les deux principales personnes pressenties pour occuper le poste se sont empressées, peut-être trop vite, de renoncer devant la presse à toute aspiration à prendre la place de chef du gouvernement.
Alexey Nikita, fidèle du camarade-leader et Chef d'Etat Major des armées, considéré malgré son rang comme le N°2 du régime, a tenu à faire savoir que sa santé déclinante ne lui permettrait pas d'assurer un long mandat et qu'il préférait rester ainsi à l'écart des considérations politiques. Il était considéré comme la solution la plus "conservatrice", qui s'offrait aux élus du peuple qui devront choisir bientôt un nouveau dirigeant pour la politique kirepienne, l'homme qui avait choisi de son plein gré de déployer, afin de contrer à toute possibilité de déstabilisation du régime, l'armée régulière dans les rues des grandes villes du pays.
Il est âgé de 61 ans.
Franjo Tadac, second homme fort du gouvernement et actuel Premier Ministre par intérim, âgé de 57 ans, a lui aussi tenu à donner à la presse l'assurance de sa non-présence au prochain gouvernement, ni en tant que dirigeant ni en tant que ministre.
Ancien militaire (comme la totalité des hommes forts du pays), il était le garant de toutes les activités culturelles au sein du pays, et a su redonner aux artistes kirepiens une vaste liberté de choix et de création dans le cadre du Réalisme Socialiste Kirepien.
L'absence de successeur désigné à Boris Novak pourrait laisser la place aux amtibitions de nouvelles personnalités intéressées d'occuper la place de N°2 du régime, des simples parlementaires aux ministres longtemps éclipsés par l'action du chef du gouvernement.
Une première session de vote est prévue le 28 Juillet, dans 4 jours, à l'Assemblée du Peuple.
Gouvernement démissionnaire
22 Juillet 2018
Le gouvernement kirepien est officiellement démissionnaire depuis l'annonce, par un communiqué à la presse écrite, du camarade Boris Novak, chef du gouvernement, de ne plus assurer ses fonctions.
Le Conseil des Ministres, décapité, a pris la décision de poser unanimement sa démission par cohérence politique et afin d'assurer l'arrivée de sang neuf à la tête de l'état. Le camarade leader Vliduj Gak a salué le bon esprit dans lequel l'actuel équipe ministérielle avait décidé de suivre la décision de son chef, et a annoncé que l'Assemblée du Peuple aurait le choix entièrement libre pour désigner un nouveau Premier Ministre.
Le gouvernement, bien que démissionnaire, a reçu la tâche de continuer à gérer de son plein gré la politique intérieure et extérieure du pays jusqu'à la nomination d'une nouvelle équipe, qui devrait venir dans la ou les semaines qui viennent.
La place de chef du gouvernement par intérim est ainsi assurée par Franjo Tadac, ancien N°2 du gouvernement, et dirigeant du puissant ministère de la Culture, de la Propagande et de l'Art Socialiste, au vu de l'impossibilité de Boris Novak d'assurer sa charge.
La décision des membres du gouvernement de nommer Franjo Tadac comme dirigeant de l'équipe ministérielle a été acceptée dans la mâtinée de Jeudi par le camarade-leader Secrétaire du Peuple.
"Nous continuerons de mener la politique intérieure kirepienne, dans les jours à venir, dans le même esprit que le camarade Boris Novak a tenté de la mener durant ses 17 années sans discontinuité à la tête du gouvernement, à savoir dans le respect strict des idées marxistes et dans l'intérêt du peuple.
Nos sorts seront ensuite entre les mains du seul décisionnaire légitime au Kirep, à savoir le peuple, et son représentant élu, l'Assemblée du Peuple, qui décidera du visage du successeur de Boris Novak."
Franjo Tadac, chef du gouvernement par intérim.
Qui pour remplacer Novak ?
24 Juillet 2018
La question se pose désormais de façon ouverte au parti, depuis l'entérinement de la démission de Boris Novak le 22 Juillet dernier.
Les deux principales personnes pressenties pour occuper le poste se sont empressées, peut-être trop vite, de renoncer devant la presse à toute aspiration à prendre la place de chef du gouvernement.
Alexey Nikita, fidèle du camarade-leader et Chef d'Etat Major des armées, considéré malgré son rang comme le N°2 du régime, a tenu à faire savoir que sa santé déclinante ne lui permettrait pas d'assurer un long mandat et qu'il préférait rester ainsi à l'écart des considérations politiques. Il était considéré comme la solution la plus "conservatrice", qui s'offrait aux élus du peuple qui devront choisir bientôt un nouveau dirigeant pour la politique kirepienne, l'homme qui avait choisi de son plein gré de déployer, afin de contrer à toute possibilité de déstabilisation du régime, l'armée régulière dans les rues des grandes villes du pays.
Il est âgé de 61 ans.
Franjo Tadac, second homme fort du gouvernement et actuel Premier Ministre par intérim, âgé de 57 ans, a lui aussi tenu à donner à la presse l'assurance de sa non-présence au prochain gouvernement, ni en tant que dirigeant ni en tant que ministre.
Ancien militaire (comme la totalité des hommes forts du pays), il était le garant de toutes les activités culturelles au sein du pays, et a su redonner aux artistes kirepiens une vaste liberté de choix et de création dans le cadre du Réalisme Socialiste Kirepien.
L'absence de successeur désigné à Boris Novak pourrait laisser la place aux amtibitions de nouvelles personnalités intéressées d'occuper la place de N°2 du régime, des simples parlementaires aux ministres longtemps éclipsés par l'action du chef du gouvernement.
Une première session de vote est prévue le 28 Juillet, dans 4 jours, à l'Assemblée du Peuple.
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Vliduj Gak
Kirep Rouge !
Selim Arfan, nommé chef du gouvernement
23 septembre 2018
<center>[img]http://www.gazetametropol.com/wp-content/uploads/2012/06/fatos-nano1.jpg[/img]
Selim Arfan, nouveau chef du gouvernement. </center>
Après la démission du chef du gouvernement, Boris Novak, l'Assemblée du peuple a mis plus d'un mois pour envisager la nomination de son successeur.
Elu néanmoins dès le premier tour de scrutin, parmi 6 candidats, largement favori après le désistement des principales têtes du régime destinées initialement pour le poste, il s'agit d'un parlementaire non initialement pressenti pour être cette tâche, qui a eu l'accord de ses camarades élus du peuple pour nommer ses ministres et diligenter la politique du pays jusqu'à démission ou révocation.
Selim Arfan a ainsi été nommé hier même comme nouveau chef du gouvernement.
Candidat de la "base", membre de longue date (1992) du mouvement communiste kirepien (SZAP), il représente également un renouveau de la classe politique kirepienne sous plusieurs points : il est le premier chef du gouvernement, et en règle général le premier dirigeant kirepien à ne pas être un militaire.
Ingénieur en énergie hydraulique, il a rejoint le parti dès la fin de la Révolution de 1991, à l'âge de 27 ans, et, à 53 ans, se place ainsi comme le plus jeune N°2 du gouvernement kirepien depuis l'instauration du régime socialiste, il y a 28 ans.
Candidat civil donc, ayant gravi un à un les échelons locaux, régionaux puis nationaux du SZAP, auteur de nombreuses chroniques dans notre propre journal dans les années 90, connu pour être un marxiste "pur et dur", opposé globalement à la militarisation excessive du pays, sa nomination témoigne probablement d'une inquiétude croissante du SZAP et de l'Assemblée du Peuple de voir le gakisme kirepien laisser de plus en plus la place à une junte militaire autocratique.
Mais ce qui bouleversera, symboliquement, le plus les conventions établies jusqu'alors est probablement son origine : pour la première fois, un chef du gouvernement n'est pas issu du Kirep continental : Selim Arfan est ainsi pesakien de naissance et n'a obtenu la nationalité kirepienne qu'en 1976 après son arrivée à Ophrone, durant les toutes premières années du socialisme dans notre pays.
Selim Arfan est né en 1965 à Jelino, au Pesak, de père orthodoxe et de mère musulmane, dans une famille modeste, aîné d'une fratrie de 4 garçons.
Arrivé à Ophrone en 1974 avec sa famille, alors vue comme la seule région du Grand Kirep capable d'offrir un enseignement de qualité, il fit ses études au Lycée prolétarien de Provjislki (banlieue ouvrière d'Ophrone) jusqu'en 1982, et l'arrivée de la dictature militaire au Kirep.
Revenu au Pesak, dans sa capitale, Kalup, interéssé davantage par les idées socialistes depuis son départ d'Ophrone, il intègre divers groupes de réflexion citoyens de gauche, marxistes, "kirepo-philes" et slavophiles, favorables à une vision étendue de la nation kirepienne et encourageant le rattachement du Pesak et du Kardjali au sein d'un Grand Kirep socialiste et indépendant, critique tant envers l'Est et la Rostovie, vus comme un facteur d'aliénation de l'identité kirepienne, farouchement autonomiste, que l'Ouest et le Pelabssa, perçus comme les tenants de l'exploitation féodale et de la réaction politique.
S'exprimant, avec d'autres "ophronais" comme étaient alors appellés à Kalup les pesakiens revenus du Kirep, dans divers journaux locaux et régionaux, il envisage une rupture totale des équilibres ethniques et religieux de la région, entre musulmans et orthodoxes d'une part, slaves, albanais et kirs d'autre part, pour la consécration d'une identité kirepienne unie autour d'une laïcité totale (poussée plus tard à l'athéisme d'état), d'une langue unique (le kirepien), d'un système unique (le socialisme) et d'un fédéralisme modéré laissant la place belle à Ophrone dans l'espace yougoslave.
Il obtient sa maîtrise en énergie hydraulique à l'Université de Kalup, en 1987, alors que la guérilla communiste, menée par Vliduj Gak, a déjà entamé un conflit ouvert contre la dictature militaire.
Par soucir de solidarité avec les socialistes kirepiens, Arfan prendra part à la création du "Collectif Uni pour un socialisme kirepien", embryon du SZAP pesakien, qui soutiendra, d'abord moralement, puis via des filières d'acheminement d'armes, à la guérilla kirepienne.
Revenu au Kirep en 1990, il participera aux dernières heures de la guerre civile et exercera comme ingénieur pendant 8 ans (1990-1998) avant d'intégrer définitivement l'appareil politique kirepien et le SZAP.
Secrétaire local du SZAP pour Koman en 2001, il devient, à la faveur des urnes, élu du peuple de cette même ville en 2008, il est toujours un des principaux porte-parole du rattachement kiro-pesakien et de l'unité des slaves du sud face aux puissances extérieures.
Acteur majeur et négociateur acharné de cette réunification, il reviendra enfin au Pesak en 2015, après l'union des deux régions, et obtiendra de se faire élire élu du peuple à Jelino.
Opposé tout d'abord à l'intégration du Kirep dans le Pacte de Novgorod, au nom de la volonté d'un socialisme spécifique, il reverra ensuite sa position en 2007, arguant que c'est grâce à ce même Pacte de Novgorod que le socialisme kirepien pourra s'épanouir pleinement.
Dans une allocution à la presse, en 2017, il se dit toujours sceptique quant au militarisme extrême de la Rostovie, qui menace, de par son instabilité, tous les pays du monde, même, et surtout, le Kirep. La réponse à apporter n'est pas un militarisme égal, voire supérieur, mais la recherche d'une société réellement socialiste et opposée à ce genre de dérives répréhensibles.
Il adopte ainsi une position relativement critique vis à vis de l'entrée des chars dans Ophrone en 2016, ainsi que de la prolongation, en 2011, de la durée du service militaire obligatoire, il s'exprime davantage en faveur d'une diversification de l'économie, de la création d'une industrie légère et de la production de biens de consommation qui permettraient au Kirep d'être une puissance polyvalente et authentiquement socialiste.
Partisan de l'unité linguistique, ainsi opposé à la promotion des langues régionales, tant au Pesak qu'au Kardjali, il se démarque aussi comme un farouche défenseur de l'athéisme kirepien, considérant le christianisme comme une religion "importée" au IXème siècle, par des moines venus d'Alméra Occidentale et Centrale, et par conséquent contraire à la véritable identité kirepienne, bien plus ancienne, qui ne se soucie nullement des religions.
Au cours d'un débat à l'Assemblée du peuple, en 2012 :
"L'homme kirepien est par essence patriote, indépendantiste, et par dessous tout, socialiste. Elle tend et a toujours tendu vers la solidarité et l'unité, par delà les clivages religieux.
Ni le christianisme, ni l'Islam ne peuvent de ce fait être vus comme des composantes de notre identité. Les religions favorisent la désunion des kirepiens, quand nous cherchons leur union.
Notre histoire n'a ni commencé avec la proclamation du christianisme comme religion des kirepiens en 1654, ni avec l'arrivée des moines chrétiens en 947, ni avec la proclamation de notre royaume... elle a commencé il y a 5 000 ans, lorsque nos ancêtres ont surgi de la préhistoire pour brandir une volonté d'unification et de fierté pour notre peuple. C'est cette histoire que nous voulons continuer, et au sein de laquelle nous nous inscrivons."
Selim Arfan prendra ses fonctions dès demain, après la fin définitive de l'intérim de Franjo Tadac comme chef du gouvernement. Son gouvernement devrait être de même dévoilé dans les jours à venir.
Un discours de politique générale est attendu dans la semaine à suivre, au sein de laquelle le nouveau N°2 kirepien détaillera la politique intérieure et extérieure qui sera la sienne, dans les domaines économique, politique, industriel, militaire, culturel et cultuel. Il suivra un entretien prévu dans les prochains jours au Palais de la révolution, avec le secrétaire du peuple, Vliduj Gak.
Selim Arfan, nommé chef du gouvernement
23 septembre 2018
<center>[img]http://www.gazetametropol.com/wp-content/uploads/2012/06/fatos-nano1.jpg[/img]
Selim Arfan, nouveau chef du gouvernement. </center>
Après la démission du chef du gouvernement, Boris Novak, l'Assemblée du peuple a mis plus d'un mois pour envisager la nomination de son successeur.
Elu néanmoins dès le premier tour de scrutin, parmi 6 candidats, largement favori après le désistement des principales têtes du régime destinées initialement pour le poste, il s'agit d'un parlementaire non initialement pressenti pour être cette tâche, qui a eu l'accord de ses camarades élus du peuple pour nommer ses ministres et diligenter la politique du pays jusqu'à démission ou révocation.
Selim Arfan a ainsi été nommé hier même comme nouveau chef du gouvernement.
Candidat de la "base", membre de longue date (1992) du mouvement communiste kirepien (SZAP), il représente également un renouveau de la classe politique kirepienne sous plusieurs points : il est le premier chef du gouvernement, et en règle général le premier dirigeant kirepien à ne pas être un militaire.
Ingénieur en énergie hydraulique, il a rejoint le parti dès la fin de la Révolution de 1991, à l'âge de 27 ans, et, à 53 ans, se place ainsi comme le plus jeune N°2 du gouvernement kirepien depuis l'instauration du régime socialiste, il y a 28 ans.
Candidat civil donc, ayant gravi un à un les échelons locaux, régionaux puis nationaux du SZAP, auteur de nombreuses chroniques dans notre propre journal dans les années 90, connu pour être un marxiste "pur et dur", opposé globalement à la militarisation excessive du pays, sa nomination témoigne probablement d'une inquiétude croissante du SZAP et de l'Assemblée du Peuple de voir le gakisme kirepien laisser de plus en plus la place à une junte militaire autocratique.
Mais ce qui bouleversera, symboliquement, le plus les conventions établies jusqu'alors est probablement son origine : pour la première fois, un chef du gouvernement n'est pas issu du Kirep continental : Selim Arfan est ainsi pesakien de naissance et n'a obtenu la nationalité kirepienne qu'en 1976 après son arrivée à Ophrone, durant les toutes premières années du socialisme dans notre pays.
Selim Arfan est né en 1965 à Jelino, au Pesak, de père orthodoxe et de mère musulmane, dans une famille modeste, aîné d'une fratrie de 4 garçons.
Arrivé à Ophrone en 1974 avec sa famille, alors vue comme la seule région du Grand Kirep capable d'offrir un enseignement de qualité, il fit ses études au Lycée prolétarien de Provjislki (banlieue ouvrière d'Ophrone) jusqu'en 1982, et l'arrivée de la dictature militaire au Kirep.
Revenu au Pesak, dans sa capitale, Kalup, interéssé davantage par les idées socialistes depuis son départ d'Ophrone, il intègre divers groupes de réflexion citoyens de gauche, marxistes, "kirepo-philes" et slavophiles, favorables à une vision étendue de la nation kirepienne et encourageant le rattachement du Pesak et du Kardjali au sein d'un Grand Kirep socialiste et indépendant, critique tant envers l'Est et la Rostovie, vus comme un facteur d'aliénation de l'identité kirepienne, farouchement autonomiste, que l'Ouest et le Pelabssa, perçus comme les tenants de l'exploitation féodale et de la réaction politique.
S'exprimant, avec d'autres "ophronais" comme étaient alors appellés à Kalup les pesakiens revenus du Kirep, dans divers journaux locaux et régionaux, il envisage une rupture totale des équilibres ethniques et religieux de la région, entre musulmans et orthodoxes d'une part, slaves, albanais et kirs d'autre part, pour la consécration d'une identité kirepienne unie autour d'une laïcité totale (poussée plus tard à l'athéisme d'état), d'une langue unique (le kirepien), d'un système unique (le socialisme) et d'un fédéralisme modéré laissant la place belle à Ophrone dans l'espace yougoslave.
Il obtient sa maîtrise en énergie hydraulique à l'Université de Kalup, en 1987, alors que la guérilla communiste, menée par Vliduj Gak, a déjà entamé un conflit ouvert contre la dictature militaire.
Par soucir de solidarité avec les socialistes kirepiens, Arfan prendra part à la création du "Collectif Uni pour un socialisme kirepien", embryon du SZAP pesakien, qui soutiendra, d'abord moralement, puis via des filières d'acheminement d'armes, à la guérilla kirepienne.
Revenu au Kirep en 1990, il participera aux dernières heures de la guerre civile et exercera comme ingénieur pendant 8 ans (1990-1998) avant d'intégrer définitivement l'appareil politique kirepien et le SZAP.
Secrétaire local du SZAP pour Koman en 2001, il devient, à la faveur des urnes, élu du peuple de cette même ville en 2008, il est toujours un des principaux porte-parole du rattachement kiro-pesakien et de l'unité des slaves du sud face aux puissances extérieures.
Acteur majeur et négociateur acharné de cette réunification, il reviendra enfin au Pesak en 2015, après l'union des deux régions, et obtiendra de se faire élire élu du peuple à Jelino.
Opposé tout d'abord à l'intégration du Kirep dans le Pacte de Novgorod, au nom de la volonté d'un socialisme spécifique, il reverra ensuite sa position en 2007, arguant que c'est grâce à ce même Pacte de Novgorod que le socialisme kirepien pourra s'épanouir pleinement.
Dans une allocution à la presse, en 2017, il se dit toujours sceptique quant au militarisme extrême de la Rostovie, qui menace, de par son instabilité, tous les pays du monde, même, et surtout, le Kirep. La réponse à apporter n'est pas un militarisme égal, voire supérieur, mais la recherche d'une société réellement socialiste et opposée à ce genre de dérives répréhensibles.
Il adopte ainsi une position relativement critique vis à vis de l'entrée des chars dans Ophrone en 2016, ainsi que de la prolongation, en 2011, de la durée du service militaire obligatoire, il s'exprime davantage en faveur d'une diversification de l'économie, de la création d'une industrie légère et de la production de biens de consommation qui permettraient au Kirep d'être une puissance polyvalente et authentiquement socialiste.
Partisan de l'unité linguistique, ainsi opposé à la promotion des langues régionales, tant au Pesak qu'au Kardjali, il se démarque aussi comme un farouche défenseur de l'athéisme kirepien, considérant le christianisme comme une religion "importée" au IXème siècle, par des moines venus d'Alméra Occidentale et Centrale, et par conséquent contraire à la véritable identité kirepienne, bien plus ancienne, qui ne se soucie nullement des religions.
Au cours d'un débat à l'Assemblée du peuple, en 2012 :
"L'homme kirepien est par essence patriote, indépendantiste, et par dessous tout, socialiste. Elle tend et a toujours tendu vers la solidarité et l'unité, par delà les clivages religieux.
Ni le christianisme, ni l'Islam ne peuvent de ce fait être vus comme des composantes de notre identité. Les religions favorisent la désunion des kirepiens, quand nous cherchons leur union.
Notre histoire n'a ni commencé avec la proclamation du christianisme comme religion des kirepiens en 1654, ni avec l'arrivée des moines chrétiens en 947, ni avec la proclamation de notre royaume... elle a commencé il y a 5 000 ans, lorsque nos ancêtres ont surgi de la préhistoire pour brandir une volonté d'unification et de fierté pour notre peuple. C'est cette histoire que nous voulons continuer, et au sein de laquelle nous nous inscrivons."
Selim Arfan prendra ses fonctions dès demain, après la fin définitive de l'intérim de Franjo Tadac comme chef du gouvernement. Son gouvernement devrait être de même dévoilé dans les jours à venir.
Un discours de politique générale est attendu dans la semaine à suivre, au sein de laquelle le nouveau N°2 kirepien détaillera la politique intérieure et extérieure qui sera la sienne, dans les domaines économique, politique, industriel, militaire, culturel et cultuel. Il suivra un entretien prévu dans les prochains jours au Palais de la révolution, avec le secrétaire du peuple, Vliduj Gak.
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Vliduj Gak
Kirep Rouge !
Faute de s'entendre, Pesak et Kirep sombreront-ils tous deux ?
14 Novembre 2020
Un chiffre : 90% des exportations pesakiennes reposent sur l'exportation de cigarettes manufacturées, dont il est le premier producteur et premier exportateur mondial, la politique fortement productiviste du gouvernement socialiste ayant permis à la région de devenir le seul vrai exportateur de cigarettes par un marché désormais acquis à sa cause, aux quatre coins du monde.
Un seconde chiffre ? 55% des cigarettes manufacturées confectionnées à partir du tabac pesakien sont produites sur le continent, au Kirep.
La moitié des revenus du Pesak à l'exportation sont donc détenus par le Kirep.
A l'inverse, dans l'ensemble du Grand Kirep (Kirep, Karjali et Pesak), l'exportation de ces cigarettes manufacturées représentait 60% du total, soit encore une large majorité.
Avec cette indépendance, le Kirep et le Pesak ont donc tous deux perdu leur principale source de revenus, la faute sans doute à une impréparation des apprentis indépendantistes pesakiens, qui cause aujourd'hui bon nombre d'interrogations chez les économistes des deux côtés de l'océan.
Interrogé sur la possibilité d'un maintien à long terme de la récession suite à cette séparation, le ministre de l'Economie Nikanor Falaleï a répondu :
"La sécession organisée par le Pesak est assurément un coup dur pour le peuple kirepien, sans doute le plus dur qu'aura au à encaisser le régime depuis son installation : nous avions beaucoup misé sur l'interdépendance de nos territoires, et pensions que la concertation pourrait être suffisante pour régler les problèmes inhérents à tout état aussi vaste que le Grand Kirep l'était.
Notre naïveté et la croyance en l'honnêteté des dirigeants locaux pesakiens que nous avons nous mêmes promus nous ont trompées, car désormais chaque pays semble devoir reconstruire seul son économie, malgré les dépendance énormes créées par les 7 années de vie commune que nous avons connues.
La perte des ressources colossales qu'offrait le Pesak, la chute drastique des exportations kirepiennes qui s'en suivra, et donc la chute de nos revenus, de notre budget, tous ces évènements en chaîne handicaperont directement chaque kirepien, par une poursuite de la récession dans laquelle nous sommes plongés.
Nous pouvons, en dehors du domaine économique, évoquer encore l'ensemble des formidables possibilités désormais disparues avec l'indépendance du Pesak : une facilité d'intervention dans la région, une vaste façade maritime permettant le rayonnement de notre pays.
Aujourd'hui que compte-t-il devenir ? Une nouvelle possession rostove, convoitée par l'Union du Jeekim, qui se considère plus légitime que le Kirep sur ce territoire, sous prétexte qu'il soit géographiquement plus proche de leur continent que de l'Alméra, faisant fi de nos ressemblances linguistiques, historiques et culturelles. A-t-on déjà vu prétexte plus ridicule à l'impérialisme ? Serions nous davantage proches de l'Adélie que du Pesak, sous prétexte qu'on peut rallier l'un sans quitter la terre ferme, l'autre pas ?
Le camarade-leader Vliduj Gak a manifesté son intention de maintenir les intérêts du Kirep et de son régime socialiste au-dessus de toutes les considérations géopolitiques. Nous nous réunissons quotidiennement afin d'envisager toutes les possibilités qui permettraient au Kirep de recouvrer ses ressources économiques telles qu'elles étaient avant la sécession de l'archipel.
D'après le Comité Central de l'Economie, avec la perte du Pesak et la chute des exportations kirepiennes, la chute de 9% du PIB kirepien risque fortement de s'accentuer pour atteindre 12% pour les années 2020 et 2021. Faute de pouvoir récupérer le Pesak et ses ressources, le Kirep s'enfoncera probablement dans une spirale d'appauvrissement qui touchera directement l'Etat, avec une probable baisse du budget de la santé, de l'industrie, de l'éducation, ralentissant encore le rythme des constructions."
Nikanor Falaleï, Ministre de l'Economie
Faute de s'entendre, Pesak et Kirep sombreront-ils tous deux ?
14 Novembre 2020
Un chiffre : 90% des exportations pesakiennes reposent sur l'exportation de cigarettes manufacturées, dont il est le premier producteur et premier exportateur mondial, la politique fortement productiviste du gouvernement socialiste ayant permis à la région de devenir le seul vrai exportateur de cigarettes par un marché désormais acquis à sa cause, aux quatre coins du monde.
Un seconde chiffre ? 55% des cigarettes manufacturées confectionnées à partir du tabac pesakien sont produites sur le continent, au Kirep.
La moitié des revenus du Pesak à l'exportation sont donc détenus par le Kirep.
A l'inverse, dans l'ensemble du Grand Kirep (Kirep, Karjali et Pesak), l'exportation de ces cigarettes manufacturées représentait 60% du total, soit encore une large majorité.
Avec cette indépendance, le Kirep et le Pesak ont donc tous deux perdu leur principale source de revenus, la faute sans doute à une impréparation des apprentis indépendantistes pesakiens, qui cause aujourd'hui bon nombre d'interrogations chez les économistes des deux côtés de l'océan.
Interrogé sur la possibilité d'un maintien à long terme de la récession suite à cette séparation, le ministre de l'Economie Nikanor Falaleï a répondu :
"La sécession organisée par le Pesak est assurément un coup dur pour le peuple kirepien, sans doute le plus dur qu'aura au à encaisser le régime depuis son installation : nous avions beaucoup misé sur l'interdépendance de nos territoires, et pensions que la concertation pourrait être suffisante pour régler les problèmes inhérents à tout état aussi vaste que le Grand Kirep l'était.
Notre naïveté et la croyance en l'honnêteté des dirigeants locaux pesakiens que nous avons nous mêmes promus nous ont trompées, car désormais chaque pays semble devoir reconstruire seul son économie, malgré les dépendance énormes créées par les 7 années de vie commune que nous avons connues.
La perte des ressources colossales qu'offrait le Pesak, la chute drastique des exportations kirepiennes qui s'en suivra, et donc la chute de nos revenus, de notre budget, tous ces évènements en chaîne handicaperont directement chaque kirepien, par une poursuite de la récession dans laquelle nous sommes plongés.
Nous pouvons, en dehors du domaine économique, évoquer encore l'ensemble des formidables possibilités désormais disparues avec l'indépendance du Pesak : une facilité d'intervention dans la région, une vaste façade maritime permettant le rayonnement de notre pays.
Aujourd'hui que compte-t-il devenir ? Une nouvelle possession rostove, convoitée par l'Union du Jeekim, qui se considère plus légitime que le Kirep sur ce territoire, sous prétexte qu'il soit géographiquement plus proche de leur continent que de l'Alméra, faisant fi de nos ressemblances linguistiques, historiques et culturelles. A-t-on déjà vu prétexte plus ridicule à l'impérialisme ? Serions nous davantage proches de l'Adélie que du Pesak, sous prétexte qu'on peut rallier l'un sans quitter la terre ferme, l'autre pas ?
Le camarade-leader Vliduj Gak a manifesté son intention de maintenir les intérêts du Kirep et de son régime socialiste au-dessus de toutes les considérations géopolitiques. Nous nous réunissons quotidiennement afin d'envisager toutes les possibilités qui permettraient au Kirep de recouvrer ses ressources économiques telles qu'elles étaient avant la sécession de l'archipel.
D'après le Comité Central de l'Economie, avec la perte du Pesak et la chute des exportations kirepiennes, la chute de 9% du PIB kirepien risque fortement de s'accentuer pour atteindre 12% pour les années 2020 et 2021. Faute de pouvoir récupérer le Pesak et ses ressources, le Kirep s'enfoncera probablement dans une spirale d'appauvrissement qui touchera directement l'Etat, avec une probable baisse du budget de la santé, de l'industrie, de l'éducation, ralentissant encore le rythme des constructions."
Nikanor Falaleï, Ministre de l'Economie
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Vliduj Gak
Kirep Rouge !
Manifestations à Ophrone
23 septembre 2021
Les pesakiens de Kirep, principalement concentrés dans la ville d'Ophrone (capitale), ont massivement répondu à l'appel de "l'Union pour la défense des Pesakiens du Kirep" dans le sens d'une manifestation d'opposition aux mesures déclarées "xénophobes" du régime kirepien à l'encontre de leur minorité, leur retirant l'intégralité de leurs droits civiques et refusant de leur reconnaître le droit à participer à la vie démocratique de ce pays.
Pointant du doigt l'absence flagrante d'accord entre le nouveau régime pesakien, qu'ils estiment malgré tout dans leur majorité illégitime, ou tout du moins incompétent quant à la gestion des citoyens pesakiens à l'étranger (10% des pesakiens demeurent au Kirep, et leurs conditions de vie se sont considérablement dégradées depuis les derniers mois), la manifestation qui réunissait 70 000 personnes au premier jour (d'après l'Union pour la défense des pesakiens du Kirep), semble avoir porté ses effectifs à plus de 300 000 personnes.
D'abord réprimées massivement par les forces de police, il semblerait qu'un nouvel élément ait poussé ces derniers à laisser se développer, bon gré mal gré, cette protestation : la présence de plus en plus marquée, aux côtés des gens issus de la diaspora pesakienne, de kirepiens ophronais.
Venus pour une partie, et initialement, par solidarité avec les pesakiens qu'ils côtoient parfois quotidiennement dans le cadre professionnel voire privé, ces kirepiens ont ensuite contribué à amener dans la rue de nouvelles revendications, économiques, sociales et politiques.
Certains collectifs citoyens, restés dans la clandestinité durant les années précédentes, ont commencé à sortir de l'ombre pour contester de façon plus vive la ligne politique suivie par le gouvernement kirepien, estimée trop dure et archaïque, inapte à la pacification des relations avec le Pesak et à une possible réunification des deux états.
Selon eux, la poursuite d'un marxisme-léninisme orthodoxe et d'une intransigeance face aux réformes entraînera irrémédiablement une détérioration des conditions de vie des kirepiens, leur principale source de revenu ayant été épuisée (cigarettes pesakiennes), et amènera une scission encore plus marquée entre Kirep insulaire et Kirep continental.
Les manifestants, toutes origines confondues, commencent à regrouper leurs revendications autour des principaux points qui selon eux sont à l'origine du déclin kirepien dans le monde :
- Alignement excessif et bornée sur le Pacte (de Novgorod).
- Corruption massive dans les services publics, bureaucratie écrasante et inefficace
- Autoritarisme du régime, déploiement inutile et coûteux de chars dans la capitale à maintes reprises
- Incapacité à récupérer le Pesak, qui est la clé de la reprise de l'économie kirepienne
- Isolationnisme du Kirep, qui, bien qu'il soit une grande puissance, compte selon eux finalement peu dans la géopolitique internationale en dehors de son aire de villégiature qui représente le nord Barebjal
L'inflation importante que subit le pays, l'explosion des prix des denrées alimentaires (céréalières notamment, dûes à l'inexistence d'importations de la part du régime, et à l'impossibilité pour l'agriculture kirepienne, à son maximum, de suivre le rythme de l'augmentation de la population nationale depuis quelques années), la détérioration des conditions de vie (absence de médecins dans de nombreux quartiers populaires d'Ophrone, voies publiques abîmées, transports en commun bondés) tendent à remettre en cause "l'hypersocialisme" dont le Kirep se voulait le garant.
La grande majorité des manifestants interrogés semble toutefois affirmer que la priorité absolue du gouvernement devrait se situer
La répression a durant les premiers jours causé la mort de 28 manifestants ainsi qu'une soixantaine de blessés, après des tirs à balles réelles des autorités, qui ont entraîné la colère de la foule rassemblée.
Les premiers tirs ont eu lieu dès le premier jour à l'encontre d'un groupe d'étudiants qui avaient brandi le drapeau pesakien en tête d'une manifestation et entraîné des coups de feu immédiats de la part de l'armée.
Depuis l'attitude des autorités semble être davantage attentiste, probablement en raison d'ordres de supérieurs peu soucieux de voir se développer une guérilla en pleine capitale, à l'heure où le régime kirepien aux aguets, silencieux depuis bientôt un an quant à la situation au Pesak (le secrétaire du peuple Vliduj Gak n'a toujours pas affirmé la position officielle du Kirep quant à l'indépendance de l'archipel), semble à la recherche d'un renouvellement de sa politique.
Manifestations à Ophrone
23 septembre 2021
Les pesakiens de Kirep, principalement concentrés dans la ville d'Ophrone (capitale), ont massivement répondu à l'appel de "l'Union pour la défense des Pesakiens du Kirep" dans le sens d'une manifestation d'opposition aux mesures déclarées "xénophobes" du régime kirepien à l'encontre de leur minorité, leur retirant l'intégralité de leurs droits civiques et refusant de leur reconnaître le droit à participer à la vie démocratique de ce pays.
Pointant du doigt l'absence flagrante d'accord entre le nouveau régime pesakien, qu'ils estiment malgré tout dans leur majorité illégitime, ou tout du moins incompétent quant à la gestion des citoyens pesakiens à l'étranger (10% des pesakiens demeurent au Kirep, et leurs conditions de vie se sont considérablement dégradées depuis les derniers mois), la manifestation qui réunissait 70 000 personnes au premier jour (d'après l'Union pour la défense des pesakiens du Kirep), semble avoir porté ses effectifs à plus de 300 000 personnes.
D'abord réprimées massivement par les forces de police, il semblerait qu'un nouvel élément ait poussé ces derniers à laisser se développer, bon gré mal gré, cette protestation : la présence de plus en plus marquée, aux côtés des gens issus de la diaspora pesakienne, de kirepiens ophronais.
Venus pour une partie, et initialement, par solidarité avec les pesakiens qu'ils côtoient parfois quotidiennement dans le cadre professionnel voire privé, ces kirepiens ont ensuite contribué à amener dans la rue de nouvelles revendications, économiques, sociales et politiques.
Certains collectifs citoyens, restés dans la clandestinité durant les années précédentes, ont commencé à sortir de l'ombre pour contester de façon plus vive la ligne politique suivie par le gouvernement kirepien, estimée trop dure et archaïque, inapte à la pacification des relations avec le Pesak et à une possible réunification des deux états.
Selon eux, la poursuite d'un marxisme-léninisme orthodoxe et d'une intransigeance face aux réformes entraînera irrémédiablement une détérioration des conditions de vie des kirepiens, leur principale source de revenu ayant été épuisée (cigarettes pesakiennes), et amènera une scission encore plus marquée entre Kirep insulaire et Kirep continental.
Les manifestants, toutes origines confondues, commencent à regrouper leurs revendications autour des principaux points qui selon eux sont à l'origine du déclin kirepien dans le monde :
- Alignement excessif et bornée sur le Pacte (de Novgorod).
- Corruption massive dans les services publics, bureaucratie écrasante et inefficace
- Autoritarisme du régime, déploiement inutile et coûteux de chars dans la capitale à maintes reprises
- Incapacité à récupérer le Pesak, qui est la clé de la reprise de l'économie kirepienne
- Isolationnisme du Kirep, qui, bien qu'il soit une grande puissance, compte selon eux finalement peu dans la géopolitique internationale en dehors de son aire de villégiature qui représente le nord Barebjal
L'inflation importante que subit le pays, l'explosion des prix des denrées alimentaires (céréalières notamment, dûes à l'inexistence d'importations de la part du régime, et à l'impossibilité pour l'agriculture kirepienne, à son maximum, de suivre le rythme de l'augmentation de la population nationale depuis quelques années), la détérioration des conditions de vie (absence de médecins dans de nombreux quartiers populaires d'Ophrone, voies publiques abîmées, transports en commun bondés) tendent à remettre en cause "l'hypersocialisme" dont le Kirep se voulait le garant.
La grande majorité des manifestants interrogés semble toutefois affirmer que la priorité absolue du gouvernement devrait se situer
La répression a durant les premiers jours causé la mort de 28 manifestants ainsi qu'une soixantaine de blessés, après des tirs à balles réelles des autorités, qui ont entraîné la colère de la foule rassemblée.
Les premiers tirs ont eu lieu dès le premier jour à l'encontre d'un groupe d'étudiants qui avaient brandi le drapeau pesakien en tête d'une manifestation et entraîné des coups de feu immédiats de la part de l'armée.
Depuis l'attitude des autorités semble être davantage attentiste, probablement en raison d'ordres de supérieurs peu soucieux de voir se développer une guérilla en pleine capitale, à l'heure où le régime kirepien aux aguets, silencieux depuis bientôt un an quant à la situation au Pesak (le secrétaire du peuple Vliduj Gak n'a toujours pas affirmé la position officielle du Kirep quant à l'indépendance de l'archipel), semble à la recherche d'un renouvellement de sa politique.
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Vliduj Gak
Kirep Rouge !
Poursuite des manifestations à Ophrone, retrait des forces armées
26 septembre 2021
Les protestations contre le régime, commencées il y a deux semaines, se sont poursuivies et accentuées ces derniers jours dans les principales places publiques de la capitale, semblant, d'après la plupart des collectifs citoyens interrogés, réunir entre 700 000 et un milion de personnes, désormais majoritairement kirepiennes (bien que les pesakiens restent présents dans les rues).
Les manifestations se concentrent actuellement principalement autour de l'Avenue du 18 Mars, principale artère d'Ophrone, longue de 2 km et qui dessert les principales surfaces économiques de la ville, l'objectif semblant être le blocage des institutions et de la vie économique ophronaise.
La contestation a tenté dans la soirée du vendredi de prendre position en face du Palais de la Révolution, résidence officielle du Chef de l'Etat Vliduj Gak et centre des institutions politiques.
D'abord repoussés par les forces de la milice populaire d'Ophrone, ils sont parvenus à prendre place à quelques centaines de mètres en face de l'édifice, dont les grilles sont désormais protégées par une force de l'Armée Populaire d'environ 500 personnes.
Des premières rumeurs font état du fait que le secrétaire du peuple aurait quitté depuis plus d'une semaine déjà sa résidence, pour un poste de commandement situé à quelques dizaines de kilomètres d'Ophrone, à Provjislki, où l'armée l'aurait convaincu de se rendre.
Il est à rappeler que les forces de l'ordre présentes à Ophrone se subdivisent en deux entités distinctes : l'armée, regroupant environ 40 000 militaires dans la capitale, sous les ordres de l'Etat Major de l'Armée Populaire du Kirep et supposée indépendante et non idéologique, et la Police Autonome, sous le contrôle direct du secrétaire du peuple, réputée plus radicale, aux effectifs supérieurs (50 000 hommes) mais aux moyens moindres.
Le pouvoir kirepien est surtout représenté par les gardes rouges (15 000 hommes), fanatisés et qui représentent la plus fidèle milice idéologique du régime.
L'armée a cessé de prendre part aux répressions depuis bientôt une semaine, sans que l'on sache si ce comportement était dû à une désobéissance ou encore si les généraux étaient encore en accord avec la tête de l'Etat.
La Police Autonome, librement déployée à Ophrone, reste donc la seule force opposée aux manifestants, et semble chercher à défendre les rues d'Ophrone non encore touchées par les protestations, n'hésitant pas à tirer sur la foule pour récupérer quelques rues.
Les affrontements ont ainsi entraîné la mort de 77 manifestants dans la nuit du Vendredi au Samedi, durant laquelle la situation a pris des allures d'émeutes avant de se calmer au matin, sans permettre aux autorités de calmer la manifestation.
Les victimes sont pour la majorité des jeunes, étudiants ou ouvriers, radicalisés contre le régime kirepien.
Initialement principalement concentrée à Ophrone, la contestation semble gagner de plus en plus certaines villes annexes, dont Koman, principale métropole du sud du pays, majoritairement musulmane et réputée plus pauvre et plus défavorisée, où environ 40 000 personnes sont descendues dans la rue d'après les collectifs locaux, sans réaction de l'armée.
La seule réaction officielle dont nous disposons aujourd'hui de la part du pouvoir à Ophrone provient du commissaire militaire d'Ophrone, représentant de l'armée en ce qui concerne la gestion des troubles publics :
"L'armée a pris délibérément le parti de se limiter à son rôle strict : la défense des intérêts primaires de la nation kirepienne contre ses ennemis extérieurs, et donc de laisser aux manifestants leur droit de présence dans la rue comme le leur permet la constitution de notre pays.
L'armée kirepienne n'est pas une milice idéologique et ne saurait prendre position quant à la véracité ou à l'inexactitude des arguments avancés par les collectifs citoyens. Ceci est la raison pour laquelle nous avons décidé unilatéralement de laisser la contestation suivre librement son cours sans interférer dans son déroulement"
Poursuite des manifestations à Ophrone, retrait des forces armées
26 septembre 2021
Les protestations contre le régime, commencées il y a deux semaines, se sont poursuivies et accentuées ces derniers jours dans les principales places publiques de la capitale, semblant, d'après la plupart des collectifs citoyens interrogés, réunir entre 700 000 et un milion de personnes, désormais majoritairement kirepiennes (bien que les pesakiens restent présents dans les rues).
Les manifestations se concentrent actuellement principalement autour de l'Avenue du 18 Mars, principale artère d'Ophrone, longue de 2 km et qui dessert les principales surfaces économiques de la ville, l'objectif semblant être le blocage des institutions et de la vie économique ophronaise.
La contestation a tenté dans la soirée du vendredi de prendre position en face du Palais de la Révolution, résidence officielle du Chef de l'Etat Vliduj Gak et centre des institutions politiques.
D'abord repoussés par les forces de la milice populaire d'Ophrone, ils sont parvenus à prendre place à quelques centaines de mètres en face de l'édifice, dont les grilles sont désormais protégées par une force de l'Armée Populaire d'environ 500 personnes.
Des premières rumeurs font état du fait que le secrétaire du peuple aurait quitté depuis plus d'une semaine déjà sa résidence, pour un poste de commandement situé à quelques dizaines de kilomètres d'Ophrone, à Provjislki, où l'armée l'aurait convaincu de se rendre.
Il est à rappeler que les forces de l'ordre présentes à Ophrone se subdivisent en deux entités distinctes : l'armée, regroupant environ 40 000 militaires dans la capitale, sous les ordres de l'Etat Major de l'Armée Populaire du Kirep et supposée indépendante et non idéologique, et la Police Autonome, sous le contrôle direct du secrétaire du peuple, réputée plus radicale, aux effectifs supérieurs (50 000 hommes) mais aux moyens moindres.
Le pouvoir kirepien est surtout représenté par les gardes rouges (15 000 hommes), fanatisés et qui représentent la plus fidèle milice idéologique du régime.
L'armée a cessé de prendre part aux répressions depuis bientôt une semaine, sans que l'on sache si ce comportement était dû à une désobéissance ou encore si les généraux étaient encore en accord avec la tête de l'Etat.
La Police Autonome, librement déployée à Ophrone, reste donc la seule force opposée aux manifestants, et semble chercher à défendre les rues d'Ophrone non encore touchées par les protestations, n'hésitant pas à tirer sur la foule pour récupérer quelques rues.
Les affrontements ont ainsi entraîné la mort de 77 manifestants dans la nuit du Vendredi au Samedi, durant laquelle la situation a pris des allures d'émeutes avant de se calmer au matin, sans permettre aux autorités de calmer la manifestation.
Les victimes sont pour la majorité des jeunes, étudiants ou ouvriers, radicalisés contre le régime kirepien.
Initialement principalement concentrée à Ophrone, la contestation semble gagner de plus en plus certaines villes annexes, dont Koman, principale métropole du sud du pays, majoritairement musulmane et réputée plus pauvre et plus défavorisée, où environ 40 000 personnes sont descendues dans la rue d'après les collectifs locaux, sans réaction de l'armée.
La seule réaction officielle dont nous disposons aujourd'hui de la part du pouvoir à Ophrone provient du commissaire militaire d'Ophrone, représentant de l'armée en ce qui concerne la gestion des troubles publics :
"L'armée a pris délibérément le parti de se limiter à son rôle strict : la défense des intérêts primaires de la nation kirepienne contre ses ennemis extérieurs, et donc de laisser aux manifestants leur droit de présence dans la rue comme le leur permet la constitution de notre pays.
L'armée kirepienne n'est pas une milice idéologique et ne saurait prendre position quant à la véracité ou à l'inexactitude des arguments avancés par les collectifs citoyens. Ceci est la raison pour laquelle nous avons décidé unilatéralement de laisser la contestation suivre librement son cours sans interférer dans son déroulement"
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Vliduj Gak
Kirep Rouge !
Poursuite des manifestations à Ophrone
29 septembre 2021
Alors que la foule rassemblée regroupe désormais de façon sûre un million d'ophronais et que les affrontements avec la Police Autonome se sont poursuivis et même intensifiés (faisant 84 morts parmi les manifestants, et, fait inédit, 4 parmi les forces de l'ordre, principalement du fait d'armes artisanales), la contestation s'est largement étendue à tout le pays : 12 000 manifestants à Vuzvushen, 30 000 à Banji, 140 000 à Koman (une des villes les plus pauvres du pays et les plus durement frappées par la crise économique et la stagnation), 28 000 à Provjilski où, d'après certaines sources locales, le chef de l'Etat, Vliduj Gak, se serait réfugié.
La capitale historique et seconde ville kirepienne, Pregrada, au centre du pays, réputée plus nantie, plus proche du pouvoir (lieu de naissance du secrétaire du peuple) et fief du communisme kirepien, est la seule à rester étonnamment calme, n'enregistrant que quelques manifestations sporadiques (à peine un millier de personnes).
Mais retour à Ophrone, où débordés par les manifestants (à un contre vingt), les hommes de la Police Autonome semblent vouloir défendre à tout prix les dernières parcelles de pouvoir qui échappent encore au chaos ambiant de la ville : le Comité Central à l'Economie, le Palais de la Révolution.
La Tour Socialjna Pravda (fierté socialiste), bâtie en 2015, haute de 412 mètres et symbole de la réussite socialiste, qui concentrait les bureaux du SZAP à Ophrone (et représentait pour beaucoup de collectifs l'immensité de la bureaucratie kirepienne), a été prise d'assaut avant-hier par les manifestants qui, malgré les tentatives de la Police Autonome, sont parvenus à s'y introduire.
La partie inférieure des bureaux a été dévastée totalement, avant que les plus fougueux des contestataires n'aient été calmés par des responsables des collectifs.
Les dégradations demeurent superficielles (cloisons enfoncés, bureaux brûlés, fenêtres cassées) mais symboliques dans un haut lieu du socialisme kirepien.
Dans l'avenue du 18 Mars 1991, les principaux collectifs citoyens, ainsi que les associations de défense des pesakiens du Kirep ont tenu une assemblée improvisée, visant à donner plus d'ampleur et plus de coordination à ce que certains souhaitent déjà nommer "la seconde révolution kirepienne".
Réunis en haut de l'avenue, après quelques heures de discussions quant à la poursuite de la protestation, à ses revendications, et après avoir écouté les principaux responsables et représentants de tout ce qui, en résumé, pouvait se trouver à Ophrone (représentants syndicaux, organisations musulmanes, popes orthodoxes, pesakiens, groupes de paroles, opposants clandestines, journalistes, militants socialistes, organisations de jeunesse, chambres de commerce, étudiants), les collectifs citoyens ont convenu de la poursuite et de l'intensification des affrontements face à la Police Autonome, considérant l'opportunité de porter un coup au régime inédite.
Ils ont convenu également, afin de renforcer l'organisation et l'unité de la contestation, du regroupement de tous les collectifs en un seul, intitulé désormais "l'Union pour le Réveil National" ("Unija za nacionalnog budenja" en kirepien), dont l'orientation idéologique, si elle reste assez floue pour le moment, semble davantage orientée vers un nationalisme modéré mais néanmoins affirmé (influencé notamment par les pesakiens), et une opposition, sinon au socialisme, du moins au marxisme-léninisme, et surtout, une volonté d'une démocratie réelle au Kirep, admettant le multipartisme et le libre droit de choisir qui décidera, demain, de l'orientation politique de la nation.
Elu à l'unanimité (davantage issu de la ferveur populaire que d'un véritable scrutin organisé), le dirigeant de l'Union pour le Réveil National, Marinko Salkanovic a appellé l'armée à donner à la Révolution la force militaire qui lui manquait : d'après lui, sans l'armée, la Révolution est vouée à l'échec devant une Police Autonome aux aguêts, armée et n'hésitant pas à tirer.
Poursuite des manifestations à Ophrone
29 septembre 2021
Alors que la foule rassemblée regroupe désormais de façon sûre un million d'ophronais et que les affrontements avec la Police Autonome se sont poursuivis et même intensifiés (faisant 84 morts parmi les manifestants, et, fait inédit, 4 parmi les forces de l'ordre, principalement du fait d'armes artisanales), la contestation s'est largement étendue à tout le pays : 12 000 manifestants à Vuzvushen, 30 000 à Banji, 140 000 à Koman (une des villes les plus pauvres du pays et les plus durement frappées par la crise économique et la stagnation), 28 000 à Provjilski où, d'après certaines sources locales, le chef de l'Etat, Vliduj Gak, se serait réfugié.
La capitale historique et seconde ville kirepienne, Pregrada, au centre du pays, réputée plus nantie, plus proche du pouvoir (lieu de naissance du secrétaire du peuple) et fief du communisme kirepien, est la seule à rester étonnamment calme, n'enregistrant que quelques manifestations sporadiques (à peine un millier de personnes).
Mais retour à Ophrone, où débordés par les manifestants (à un contre vingt), les hommes de la Police Autonome semblent vouloir défendre à tout prix les dernières parcelles de pouvoir qui échappent encore au chaos ambiant de la ville : le Comité Central à l'Economie, le Palais de la Révolution.
La Tour Socialjna Pravda (fierté socialiste), bâtie en 2015, haute de 412 mètres et symbole de la réussite socialiste, qui concentrait les bureaux du SZAP à Ophrone (et représentait pour beaucoup de collectifs l'immensité de la bureaucratie kirepienne), a été prise d'assaut avant-hier par les manifestants qui, malgré les tentatives de la Police Autonome, sont parvenus à s'y introduire.
La partie inférieure des bureaux a été dévastée totalement, avant que les plus fougueux des contestataires n'aient été calmés par des responsables des collectifs.
Les dégradations demeurent superficielles (cloisons enfoncés, bureaux brûlés, fenêtres cassées) mais symboliques dans un haut lieu du socialisme kirepien.
Dans l'avenue du 18 Mars 1991, les principaux collectifs citoyens, ainsi que les associations de défense des pesakiens du Kirep ont tenu une assemblée improvisée, visant à donner plus d'ampleur et plus de coordination à ce que certains souhaitent déjà nommer "la seconde révolution kirepienne".
Réunis en haut de l'avenue, après quelques heures de discussions quant à la poursuite de la protestation, à ses revendications, et après avoir écouté les principaux responsables et représentants de tout ce qui, en résumé, pouvait se trouver à Ophrone (représentants syndicaux, organisations musulmanes, popes orthodoxes, pesakiens, groupes de paroles, opposants clandestines, journalistes, militants socialistes, organisations de jeunesse, chambres de commerce, étudiants), les collectifs citoyens ont convenu de la poursuite et de l'intensification des affrontements face à la Police Autonome, considérant l'opportunité de porter un coup au régime inédite.
Ils ont convenu également, afin de renforcer l'organisation et l'unité de la contestation, du regroupement de tous les collectifs en un seul, intitulé désormais "l'Union pour le Réveil National" ("Unija za nacionalnog budenja" en kirepien), dont l'orientation idéologique, si elle reste assez floue pour le moment, semble davantage orientée vers un nationalisme modéré mais néanmoins affirmé (influencé notamment par les pesakiens), et une opposition, sinon au socialisme, du moins au marxisme-léninisme, et surtout, une volonté d'une démocratie réelle au Kirep, admettant le multipartisme et le libre droit de choisir qui décidera, demain, de l'orientation politique de la nation.
Elu à l'unanimité (davantage issu de la ferveur populaire que d'un véritable scrutin organisé), le dirigeant de l'Union pour le Réveil National, Marinko Salkanovic a appellé l'armée à donner à la Révolution la force militaire qui lui manquait : d'après lui, sans l'armée, la Révolution est vouée à l'échec devant une Police Autonome aux aguêts, armée et n'hésitant pas à tirer.
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Vliduj Gak
Naša Kirep
Réactions au discours du roi, extension des troubles hors de la capitale
4 octobre 2021
<center>[img]http://img15.hostingpics.net/pics/88126078914447897.png[/img]</center>
<center>L'ancien drapeau kirepien, brandi par les manifestants</center>
Largement diffusé, le discours de Bogoljub II, prétendant actuel à la couronne kirepienne vacante depuis 1971, a retenti dans un silence contemplatif cette nuit à Ophrone au moyen des émetteurs radios réquisitionnés par les manifestants depuis l'Office Radiophonique d'Ophrone dont les travailleurs ont décidé de rallier l'action des insurgés.
La majorité des kirepiens interrogés au sujet de sa légitimité nous répondent, en substance, la même chose, à savoir que le roi, s'il peut être en effet, comme semble être son intention, un symbole de la continuité du pouvoir et d'une tradition bafouée par le régime communiste, ne doit en rien entraver le processus démocratique révolutionnaire en oeuvre actuellement sur nos terres.
Le dirigeant de l'Union pour le Réveil National, Marinko Salkanovic, a néanmoins défendu l'idée d'une "démocratie pluripartite, nationale, farouchement indépendante des influences extérieures, avec un monarque comme garant de la tradition et de la permanence de notre état, apolitique et éloigné des revendications partisanes".
Il a ajouté, plus tard, que "l'esprit kirepien est davantage attaché à une monarchie confidentielle, sobre, éloignée des fastes des monarchies occidentales, qui laissera place à une large palette idéologique au sein de l'espace public national".
L'Union pour le Réveil National, aujourd'hui principal collectif représentatif des manifestants, a choisi de statuer vendredi prochain, à Ophrone, dans des locaux réquisitionnés, sur la possibilité d'un gouvernement provisoire kirepien, représentatif des manifestants et de la volonté du peuple kirepien. Il serait chargé de mener les premières négociations sur une possible réunification entre le Kirep et le Pesak.
Cette réunion aura également pour but de toucher l'idée d'un "régime centralisé et unifié, démocratique, sous l'égide d'un monarque".
Les kirepiens semblent cependant farouchement attachés à l'idée d'une laïcité plus souple que l'athéisme officiel en vigueur depuis 1971, compte tenu de la nature composite du paysage religieux kirepien (59% d'orthodoxes et 35% de musulmans) et restent assez opposés à l'idée d'un retour de l'Eglise orthodoxe kirepienne comme culte officiel.
L'ancien drapeau kirepien a été pour la première fois brandi hier dans les rues d'Ophrone, ressorti lors des cortèges, afin de faire face aux membres de la Police Autonome et aux Gardes Rouges qui brandissaient les drapeaux du Kirep communiste pour signifier leur présence aux manifestants.
Parallèlement, les troubles semblent s'être désormais étendus à un nombre croissant de villes, au nombre desquelles Koman et Vuzvushen, plus défavorisées, semblent être les premières, nos sources locales faisant état de 57 morts depuis une semaine à Vuzvushen, et peut être jusqu'à une centaine à Koman.
Ces zones, industrielles, défavorisées et majoritairement musulmanes se sentent exclues par le pouvoir communiste (Koman surtout reposant principalement sur la manufacture de cigarettes, secteur en naufrage au Kirep depuis la sécession du Pesak, entraînant un taux de chômage record, avoisinant les 40% dans la région, le gouvernement ayant du mal à retrouver une activité à ces ouvriers peu qualifiés).
Marinko Salkinovic a quant à lui renouvelé son appel à l'armée de s'interposer face aux violences des membres de la Police Autonome envers les opposants au régime.
Réactions au discours du roi, extension des troubles hors de la capitale
4 octobre 2021
<center>[img]http://img15.hostingpics.net/pics/88126078914447897.png[/img]</center>
<center>L'ancien drapeau kirepien, brandi par les manifestants</center>
Largement diffusé, le discours de Bogoljub II, prétendant actuel à la couronne kirepienne vacante depuis 1971, a retenti dans un silence contemplatif cette nuit à Ophrone au moyen des émetteurs radios réquisitionnés par les manifestants depuis l'Office Radiophonique d'Ophrone dont les travailleurs ont décidé de rallier l'action des insurgés.
La majorité des kirepiens interrogés au sujet de sa légitimité nous répondent, en substance, la même chose, à savoir que le roi, s'il peut être en effet, comme semble être son intention, un symbole de la continuité du pouvoir et d'une tradition bafouée par le régime communiste, ne doit en rien entraver le processus démocratique révolutionnaire en oeuvre actuellement sur nos terres.
Le dirigeant de l'Union pour le Réveil National, Marinko Salkanovic, a néanmoins défendu l'idée d'une "démocratie pluripartite, nationale, farouchement indépendante des influences extérieures, avec un monarque comme garant de la tradition et de la permanence de notre état, apolitique et éloigné des revendications partisanes".
Il a ajouté, plus tard, que "l'esprit kirepien est davantage attaché à une monarchie confidentielle, sobre, éloignée des fastes des monarchies occidentales, qui laissera place à une large palette idéologique au sein de l'espace public national".
L'Union pour le Réveil National, aujourd'hui principal collectif représentatif des manifestants, a choisi de statuer vendredi prochain, à Ophrone, dans des locaux réquisitionnés, sur la possibilité d'un gouvernement provisoire kirepien, représentatif des manifestants et de la volonté du peuple kirepien. Il serait chargé de mener les premières négociations sur une possible réunification entre le Kirep et le Pesak.
Cette réunion aura également pour but de toucher l'idée d'un "régime centralisé et unifié, démocratique, sous l'égide d'un monarque".
Les kirepiens semblent cependant farouchement attachés à l'idée d'une laïcité plus souple que l'athéisme officiel en vigueur depuis 1971, compte tenu de la nature composite du paysage religieux kirepien (59% d'orthodoxes et 35% de musulmans) et restent assez opposés à l'idée d'un retour de l'Eglise orthodoxe kirepienne comme culte officiel.
L'ancien drapeau kirepien a été pour la première fois brandi hier dans les rues d'Ophrone, ressorti lors des cortèges, afin de faire face aux membres de la Police Autonome et aux Gardes Rouges qui brandissaient les drapeaux du Kirep communiste pour signifier leur présence aux manifestants.
Parallèlement, les troubles semblent s'être désormais étendus à un nombre croissant de villes, au nombre desquelles Koman et Vuzvushen, plus défavorisées, semblent être les premières, nos sources locales faisant état de 57 morts depuis une semaine à Vuzvushen, et peut être jusqu'à une centaine à Koman.
Ces zones, industrielles, défavorisées et majoritairement musulmanes se sentent exclues par le pouvoir communiste (Koman surtout reposant principalement sur la manufacture de cigarettes, secteur en naufrage au Kirep depuis la sécession du Pesak, entraînant un taux de chômage record, avoisinant les 40% dans la région, le gouvernement ayant du mal à retrouver une activité à ces ouvriers peu qualifiés).
Marinko Salkinovic a quant à lui renouvelé son appel à l'armée de s'interposer face aux violences des membres de la Police Autonome envers les opposants au régime.
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Vliduj Gak
Naša Kirep
L'insurrection gagne de l'ampleur à Koman
6 octobre 2021
Koman, au sud du pays, est désormais, après Ophrone, la ville la plus touchée par la contestation : 200 000 personnes participeraient actuellement aux contestations contre le pouvoir.
Ville industrielle, tournée depuis quelques années quasiment exclusivement vers la manufacture de cigarettes, la métropole a été de très loin la plus touchée de toutes les villes kirepiennes lors de la chute des exportations de cigarettes dûe à la scission du Pesak.
Le niveau de vie moyen à Koman est nettement inférieur depuis quelques années à celui du reste du Kirep, et cette fissure ne tend qu'à s'accentuer.
En effet, le salaire moyen à Koman est estimé à 7 000 dinars kirepiens (350 USP $) contre 10 000 dinars kirepiens dans le reste du pays (500 USP $) et 11 600 dinars kirepiens à Ophrone (580 USP $).
La Police Autonome a, comme à Ophrone, décidé de faire feu sur les manifestants, causant la mort de 28 personnes.
Situation à Ophrone
7 octobre 2021
Dans la capitale, Marinko Salkanovic, président de l'Union pour le Réveil National (union des collectifs kirepiens composant la manifestation), a annoncé sa volonté, si aucune réaction n'était donnée de la part des officiels kirepiens ou de l'armée, de prendre en main la formation d'un gouvernement provisoire remplacant la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep dont l'illégitimité est totale selon les manifestants.
"Nous renouvelons notre appel à l'armée kirepienne, seule susceptible de mettre un terme à cette situation illégale dans laquelle nous sommes plongés, au cours de laquelle des milices idéologiques (ndlr : Police Autonome) tirent à balles réelles sur des manifestants initialement pacifiques.
Le rôle de l'armée est la défense des intérêts du peuple kirepien, et lorsque celui-ci est menacé dans son intégrité physique par des forces malveillantes, son rôle est de mettre en déroute ces forces malveillantes.
Nous en appelons au bon sens de nos militaires, qui ont souvent fait la fierté de notre pays, qui ont fait maintes fois respecter notre pays par les forces étrangères, afin qu'aujourd'hui ils mettent en déroute ces forces intérieures qui rongent notre pays.
Notre collectif, représentant la contestation kirepienne, à savoir 2 millions de personnes à Ophrone et peut être 3 millions dans tout le pays, souhaite prendre en main le destin de la nation à travers quatre revendications :
- Fin du régime du SZAP et démission du secrétaire du peuple, Vliduj Gak.
- Organisation d'élections libres et indépendantes par un gouvernement provisoire
- Fin de la corruption et de la bureaucratie écrasante de ce pays
- Rétablissement de liens avec le Pesak
Ces revendications représentent à nos yeux celles du Kirep tout entier, et de nos amis et frères pesakiens, comme en témoigne la vox populi."
L'insurrection gagne de l'ampleur à Koman
6 octobre 2021
Koman, au sud du pays, est désormais, après Ophrone, la ville la plus touchée par la contestation : 200 000 personnes participeraient actuellement aux contestations contre le pouvoir.
Ville industrielle, tournée depuis quelques années quasiment exclusivement vers la manufacture de cigarettes, la métropole a été de très loin la plus touchée de toutes les villes kirepiennes lors de la chute des exportations de cigarettes dûe à la scission du Pesak.
Le niveau de vie moyen à Koman est nettement inférieur depuis quelques années à celui du reste du Kirep, et cette fissure ne tend qu'à s'accentuer.
En effet, le salaire moyen à Koman est estimé à 7 000 dinars kirepiens (350 USP $) contre 10 000 dinars kirepiens dans le reste du pays (500 USP $) et 11 600 dinars kirepiens à Ophrone (580 USP $).
La Police Autonome a, comme à Ophrone, décidé de faire feu sur les manifestants, causant la mort de 28 personnes.
Situation à Ophrone
7 octobre 2021
Dans la capitale, Marinko Salkanovic, président de l'Union pour le Réveil National (union des collectifs kirepiens composant la manifestation), a annoncé sa volonté, si aucune réaction n'était donnée de la part des officiels kirepiens ou de l'armée, de prendre en main la formation d'un gouvernement provisoire remplacant la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep dont l'illégitimité est totale selon les manifestants.
"Nous renouvelons notre appel à l'armée kirepienne, seule susceptible de mettre un terme à cette situation illégale dans laquelle nous sommes plongés, au cours de laquelle des milices idéologiques (ndlr : Police Autonome) tirent à balles réelles sur des manifestants initialement pacifiques.
Le rôle de l'armée est la défense des intérêts du peuple kirepien, et lorsque celui-ci est menacé dans son intégrité physique par des forces malveillantes, son rôle est de mettre en déroute ces forces malveillantes.
Nous en appelons au bon sens de nos militaires, qui ont souvent fait la fierté de notre pays, qui ont fait maintes fois respecter notre pays par les forces étrangères, afin qu'aujourd'hui ils mettent en déroute ces forces intérieures qui rongent notre pays.
Notre collectif, représentant la contestation kirepienne, à savoir 2 millions de personnes à Ophrone et peut être 3 millions dans tout le pays, souhaite prendre en main le destin de la nation à travers quatre revendications :
- Fin du régime du SZAP et démission du secrétaire du peuple, Vliduj Gak.
- Organisation d'élections libres et indépendantes par un gouvernement provisoire
- Fin de la corruption et de la bureaucratie écrasante de ce pays
- Rétablissement de liens avec le Pesak
Ces revendications représentent à nos yeux celles du Kirep tout entier, et de nos amis et frères pesakiens, comme en témoigne la vox populi."