Pour un monde plus juste

luc57

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Pour un monde plus juste est un livre rédigé par Charaman Ben-Garsiv en 1994.
Il est à cette époque très jeune, -seulement 25 ans-, et expose ses thèses dans ce petit livre.
Il y traite notamment de :

1) La démocratie.

Comment il la voit, comment il la désire, et pourquoi elle ne fonction pas ailleurs.
Rôle des référendums, des partis, de la presse.
Qu'est-ce que le pouvoir au peuple, les congrès et les sociétés.


2) Le socialisme

D'où vient la nécessite du socialisme.
Qu'est-ce que le problème économique.
Comment le régler sans violer la Terre et les hommes.


3) Théorie universelle

Le patriarcat, la structure familiale.
La Nation, son rôle, son but.
L'égalité hommes/femmes.
L'épanouissement de l'humanité dans l'art.
luc57

Message par luc57 »

I/ La démocratie


Le gouvernement

Le besoin d'une hiérarchie, d'une organisation a vu naître il y a plusieurs millénaires ce que l'on appelle le gouvernement. Encore aujourd'hui, en dehors des courants anarchistes, personne ne désire s'en affranchir. C'est bien là une des structures immatérielles les plus résistantes au temps, mais c'est aussi la structure qui pose le plus de problème. En effet, un gouvernement, quelle que soit son orientation, ne peut pas satisfaire chacun des citoyens. De même, il peut être un jour favorable à l'un et le lendemain le dédaigner au profit d'un autre. Le gouvernement n'en demeure pas moins une structure essentielle de la civilisation, que l'on ne peut lui retirer sans voir les sociétés s'effondrer et sombrer dans le chaos le plus total.

Les temps modernes ont vu apparaître une très grande variété de gouvernement, tous plus chaotiques les uns que les autres, tous corrompus et au final, ramenant toujours le même problème qu'est la destruction ou le conditionnement des êtres humains, leur annihilant toutes pensées différentes et toutes libertés morales ou encore spirituelles. Il devient urgent de trouver une solution au problème du gouvernement. L'anarchie n'est pas une solution. Le peuple doit pouvoir trouver une solution qui le mette au centre de la société.

Des régimes totalitaires communistes aux régimes pseudo-démocratiques capitalistes, l'histoire n'est qu'une succession de régimes qui résultent d'affrontements, tantôt armées, tantôt pacifiques, qui voient la victoire d'une tribu, d'une famille, d'un parti politique, d'une idée, mais jamais du peuple. La démocratie véritable n'a jamais gagné de société humaine jusqu'à nos jours et il est temps que cela change.

Prenons un exemple de pseudo-démocratie occidentale : un candidat remporte l'élection avec 51% des voix. Cela fait au total 49% des citoyens qui ne sont pas gouvernés par ce qu'ils voudraient. Le gouvernement ne représente qu'un peu plus de la moitié du peuple, le reste se le voit imposé contre sa volonté. La démocratie occidentale, c'est la dictature discrète et pernicieuse. D'autant plus que très rapidement, lorsque l'argent corrompt les élites, les tendances s'inversent et les 51% de personnes favorables au gouvernement ne se retrouvent plus qu'à 40% et la dictature gagne du terrain comme nulle part ailleurs.


Un autre modèle trompeur est le multipartisme. Les voix des électeurs se répartissent entre un certain nombre de candidats et, au final, celui qui est désigné comme chef du gouvernement est celui qui obtient le moins pire des scores, qui peut être 23% des voix, ou 15%, ce qui représente dans tous les cas beaucoup moins que la somme des voix obtenus par les "battus". Et l'on ose appeler ce choix de dirigeant égal et démocratique. C'est en réalité une dictature qui n'ont de démocratiques que le nom, ainsi qu'une sirène, belle à l'extérieur, mais d'une laideur et d'une dangerosité incommensurable lorsque l'on s'en approche.

Les régimes d'aujourd'hui se proclamant de la vraie démocratie applique le multipartisme et la démocratie représentative, -ou de marchés de d'opinions- : ce sont des régimes dictatoriaux.
luc57

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Le parlementarisme

Les démocraties occidentales actuelles revendiquent haut et fort leurs assemblées parlementaires, que l'on peut alors considérer comme colonne vertébrale de ces pays.

L'assemblée parlementaire ne représente en aucun cas le peuple, il s'agit d'une duperie qui vise à proposer une illusion de démocratie à un peuple préalablement abruti par une série de mensonges sur la démocratie. En effet, la démocratie, c'est le pouvoir du peuple et non pas le pouvoir d'un substitut du peuple, cette nuance est fondamentale. Le peuple s'efface donc de la scène de participation au pouvoir : la souveraineté populaire est usurpée au profit des assemblées populaires, qui se veulent être un écran entre peuple et pouvoir. Le peuple, alors trompé, se repose sur le bulletin et l'urne, symboles de l'apparence démocratique.

D'où vient l'assemblée parlementaire ? Soit élue dans des zones électorales, soit constituée par désignation dans une quelconque unité insignifiante, tel qu'un parti ou une coalition de partis. Aucun de ces deux moyens n'est démocratique, car un seul député représente alors -selon les zones électorales et la population- plusieurs milliers ou millions de citoyens. Il ne possède donc aucun lien populaire avec les électeurs puisqu'on le considère comme le représentant du peuple, tout comme les autres députés. Là, député et masse populaire forment deux entités séparées. Le député, une fois élu, usurpe la souveraineté du peuple en agissant à sa place. L'on remarquera aussi les immunités parlementaires offertes aux députés et totalement déniées au citoyen.

Le peuple a aujourd'hui le devoir de détruire, par la révolution populaire, le moyen de monopolisation de la démocratie qu'est l'assemblée parlementaire, usurpatrice d'une souveraineté qui n'appartient qu'au peuple. La volonté des masses ne se retrouvent quasiment pas dans les décisions parlementaires ; le peuple a aujourd'hui le droit de clamer le seul principe réellement démocratique : « Pas de substitut au pouvoir du peuple. »

L'autre moyen de désigner une assemblée parlementaire, stipulé plus haut, est tout aussi trompeur que l'autre. L'assemblée issue de la victoire d'un parti aux élections est l'assemblée du parti et en aucun cas celle du peuple. Les pouvoirs entre les mains de ladite assemblée sont au parti gagnant et en aucun cas au peuple. Abordons à présent les assemblées dans lesquelles le nombre de sièges est partagé entre les différents partis en fonction des petits points marqués aux élections : les députés assis sur les sièges représentent leurs partis et en aucun cas le peuple. Les décisions alors prises par cette assemblée sont celles des partis et non celles du peuple. Dans des régimes appliquant ces systèmes, le peuple est un gibier pour lequel on (partis...) se bat. En effet, le peuple, trompé, manipulé et usurpé de ses fonctions, est abusé par des appareils politiques illégitimes qui se battent pour un pouvoir qu'ils n'exerceront pas pour le peuple. Ces combats sont menés pour arracher les voix de citoyens qui jettent des bulletins dans des urnes comme on jette un papier de friandise à la poubelle. Régime à parti unique, multipartisme ou bipartisme : tout cela n'est que mensonge, la représentation est une imposture.

Les assemblées formées par désignation ou succession, elles, ne revêtent pas le moindre aspect démocratique.

L'élection d'une assemblée appelle une propagande énorme pour attirer des voix comme une banane pourrie attire les mouches, il ne s'agit alors pas d'un système populaire mais intégralement démagogique. Les voix sont achetées, manipulées et les plus pauvres ne peuvent alors pas participer à de telles luttes -ô combien déloyales et truquées- : en résulte le fait que seuls les riches remportent les élections !

Philosophes, penseurs et écrivains ont vanté des siècles durant la représentation parlementaire, car rois, califes, sultans et dirigeants menaient les peuples tels des bergers menant un troupeau de caprins. Les peuples voyaient à cette domination comme seul échappatoire celui qui le représentait auprès des dominants. Et cela été rejeté. Cette sempiternelle ambition de vouloir être représenté a donné lieu a de longs et terribles combats. Est-ce alors maintenant, après tant d'efforts, après les ères républicaines, que la démocratie soit seulement un petit groupe de députés riches qui gouverne au nom des masses ? Non, ce n'est pas raisonnable. Théorie vieille et méthode flétrie par le temps. Le pouvoir doit être aux mains du peuple, et seulement du peuple.

Les dictatures les plus terrifiantes et les plus dures vis-à-vis des peuples se sont toujours construites autour d'assemblées parlementaires.
luc57

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Les partis politiques

La dictature d'aujourd'hui se cache derrière une abominable création qui est le parti politique. Il est le représentant d'une fraction du peuple qui domine l'ensemble sous un faux-semblant de démocratie, mais il n'est que dictature. Il est aujourd'hui l'un des meilleurs moyens dictatoriaux, de par sa subtilité et sa sournoiserie. Il forge assemblées et commissions censées représenter le peuple, mais il ne représente pas même un individu. Ajoutons à cela la propagande monstrueuse à laquelle se livre ses membres. Un parti regroupe des gens qui ont la même culture, idéologie, religion, intérêts ou vues et n'est donc en aucun cas un appareil démocratique. Ses membres œuvrent pour imposer aux autres leur point de vue, garantir leurs intérêts ou encore étendre leur influence dictatorial à la société.

Le but d'un parti est d'accéder au pouvoir afin d'y exécuter son programme. Dans un système sainement démocratique, il n'est pas admissible qu'un parti gouverne le peuple car ce dernier est formé d'intérêts, d'opinions, de tempéraments, d'idéologies et d'origines parfois radicalement différents.

Les membres du parti arrivent alors à gouverner le peuple comme un tout, en niant toutes différences d'intérêts. Il se trouve de plus que le parti est une véritable minorité par rapport au peuple. Former un parti, c'est mettre à la tête du pays un appareil qui permettra de dominer le peuple, c'est à dire ceux qui ne sont pas du parti. Le parti est donc fondé sur le despotisme des membres sur le peuple par le biais une théorie autoritaire.

Le parti prétend que son ascension au pouvoir est le symbole d'une véritable démocratie et que son programme permettra d'atteindre les objectifs fixés, soi-disant les intérêts du peuple. Cette théorie mensongère justifie depuis toujours la tyrannie du parti et est la base de tout système dictatorial. Peu importe que le système repose sur le multipartisme ou le monopartisme, cette théorie est identique. Et même, le multipartisme renforce la lutte sauvage pour le pouvoir, provoquant en chemin l'annihilation de tous les acquis sociaux populaires et détruisant toute possibilité de développement de la société. La destruction que nous venons d'évoquer est prise par un parti adverse pour justifier sa tentative de renverser le parti en place afin de le remplacer. La lutte des partis, rarement armée -il ne manquerait plus que ça- se traduit par des critiques acerbes et des dénigrements mutuels. C'est un combat stérile, inutile, qui a lieu au détriment de la société, tant au niveau de ses intérêts vitaux qu'au niveau de son développement. L'effondrement de ces intérêts engendre la justification pour un parti adverse (ou des partis adverses) de sa critique contre le parti au pouvoir.
Le parti adverse justement -ou d'opposition- a pour but de prendre le pouvoir. Son objectif premier est donc de discréditer, de détruire l'appareil en place ; il peut alors -pour réaliser ses ambitions- démolir les projets lancés par le parti au pouvoir, sans tenir compte de ce qu'ils peuvent apporter à la société.

Et de cette façon, les intérêts de la société sont dézingués par la lutte des partis.
Le multipartisme donne lieu à une très forte activité politique, mais celle-ci s'avère incroyablement néfaste et au final, un parti remplace un autre qui lui était en tous points semblables. Le peuple, lui, perd dans tous les cas et la démocratie, elle, est usurpée dans tous les cas. Les partis sont d'ailleurs sujet à la corruption plus que n'importe quel autre appareil gouvernemental.

Le parti se présente comme le représentant des intérêts supérieurs du peuple, puis la tête du parti devient la représentante des membres du parti, et le président du parti devient lui le représentant de la tête du parti. Cette organisation type « poupées rostoves » révèle un appareil trompeur d'où découle un pouvoir illégitime, la démocratie présentée là n'en est qu'une grossière caricature au fond égoïste, cachée par des manœuvres politiques toutes plus déloyales et infertiles les unes que les autres.

Le multipartisme et le monopartisme sont donc les appareils de la dictature d'aujourd'hui.

Le parlement qui est constitué de la victoire d'un parti est le parlement du parti. Le pouvoir exécutif parlementaire est le pouvoir du parti sur un peuple trompé. Ce pouvoir n'est pas au service du peuple et est même l'ennemi de premier plan des membres des partis d'opposition. Les partis adverses passe alors en mode guépard, attendant cachés dans les herbes hautes la faille chez l'adversaire pour prendre alors le pouvoir.

La démocratie telle qu'elle est présentée aujourd'hui nous montre le parlement comme légitime car obtenu par le parti choisi par le peuple, et la majorité des parlementaires sont du parti, le pouvoir émane donc du parti gouvernant. L'escroquerie apparaît alors clairement au grand jour, les théories politiques qui dominent le monde sont révélées comme ce qu'elles sont réellement : usurpatrices, fausses et trompeuses.

« Le parti ne représente qu'une infime fraction du peuple, tandis que la souveraineté populaire est indivisible. »
« Le parti a le pouvoir à la place du peuple, alors que ce dernier ne doit pas avoir de substitut. »


Le parti, tribu d'aujourd'hui, est une secte. La société sous domination d'un parti ressemble comme deux gouttes de lait de chamelle à celle dominée par une tribu ou une secte. Le parti est en effet, comme nous l'avons déjà signalé, l'expression de conceptions, d'intérêts, d'idéologies et d'origines d'un seul petit groupe de la société. Le parti est un minorité par rapport au peuple, seul souverain légitime, à l'instar de la secte. Cette minorité est rassemblée par les mêmes intérêts ou la même idéologie, parfois contraires au peuple. De là coule des conceptions identiques. Une tribu est différente d'un parti par le lien du sang, qui a d'ailleurs parfois existé à la formation du parti en question.

La lutte des partis est semblable à la lutte des tribus et des sectes, la seule différence est la nature du pouvoir à conquérir. Le système tribal ou sectaire est politiquement rejeté et haï, et il doit donc en être de même pour un système se basant sur le monopartisme ou le multipartisme, car les démarches sont identiques et le résultat l'est lui aussi au final. La lutte des partis est néfaste à la société, comme les luttes tribales et sectaires.
luc57

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Les classes

Que la société soit dominée par un groupe social, une classe, une tribue, un parti revient au même.

A l'instar des partis et des sectes, la classe est un groupe d'individus partageant les mêmes intérêts, les mêmes convictions et les mêmes objectifs. L'existence de tels ressemblances résident dans le fait qu'un groupe de gens est uni par des liens de sang, d'idéaux, de culture ou encore de niveau de vie. Les classes, partis, tribus et sectes sont ainsi formés et de ces formations naît une seule et unique conception de la société politique et civile. Le groupe se manifestera donc sous différentes formes (classes, tribus...) et mettra en place un appareil d'état qui satisfera les intérêts dudit groupe en imposant ses points de vue. En aucun cas un peuple ne peut être représenté par une classe, un parti ou une secte, car les intérêts sont profondément divergents. Chacun de ces groupes n'en est qu'une minorité. Seul un régime dictatorial peut naître d'une société gouvernée par une classe, un parti ou une secte. Toutefois, le peuple étant initialement un ensemble de tribus, la coalition de classes ou de tribus demeure préférable à une alliance de partis. En effet, n'importe quel citoyen appartient à une tribu ou à une classe définie. En revanche, aucun parti ne peut prétendre contenir en son sein une majorité du peuple et il demeure donc face à lui une minorité.

La démocratie véritable ne peut tolérer qu'une classe sociale, un parti, une tribu ou une secte détruise tous les autres.

On abandonne ainsi tout espoir de démocratie au profit de la seule force. C'est contraire aux intérêts de la société, qui n'est faite ni d'une seule classe, ni des adhérents d'un même parti. La dictature trouve ainsi ses justificatifs, en affirmant que la société est bien constituée de plusieurs éléments, mais en parallèle, en prônant l'idée que l'un d'eux doit démolir les autres afin d'assurer seul le pouvoir. Cela relève donc de l'intérêt d'une seule classe, d'une seule tribu, d'une seule secte, d'un seul parti mais en aucun cas du peuple. Ceux qui entreprendront l'élimination des autres éléments le feront donc contre les membres de ces autres éléments, de manière discriminatoire.

Les luttes des partis, les luttes tribales et les luttes sectaires déchirent une société.
Un parti qui s'érige en représentant d'une classe en devient le substitut, et toute notion démocratique s'évapore ainsi.

Hériter d'une société, c'est hériter aussi de ses caractéristiques, c'est le cas en ce qui concerne la classe.

Prenons comme exemple la classe ouvrière : si elle venait à détruire toutes les autres classes, elle serait l'héritière de la société, c'est à dire base matérielle et sociale de la société. L'héritier possède les caractéristiques de son prédécesseur, même si elles sont invisibles au premier coup d’œil. Elles resurgiraient au fil des années : anciennement caractéristiques des classes exclues, elles deviendraient celles de la classe ouvrière. Et chaque caractéristique a ses attitudes et ses points appropriés, alors la classe ouvrière qui a détruit les autres classes et autres éléments sociaux fera éclore une société à part présentant les mêmes contradictions que celle qu'elle a aboli.

Les différents niveaux (matériel, moral...) des citoyens sont tout d'abord profondément différents. Les groupes se métamorphosent alors à l'unisson en classes en tous points comparables aux classes démolies. Recommence alors la lutte pour le pouvoir.
Dans cette logique, un ensemble d'individus, un groupe, une classe, va essayer de devenir un « appareil de gouvernement ».
Base matérielle de la société signifie aussi base sociale, elle est donc instable.

L'appareil de gouvernement pourrait se stabiliser un moment, venant de la base matérielle unique de la société. Malgré tout, dès qu'à partir de cette même base matérielle unique apparaissent des niveaux matériel et social nouveaux, l'appareil de gouvernement est voué à l'annihilation.

Une société où lutte des classes était à l'origine une société à classe unique. Cette dernière a donné naissance à plusieurs classes. C'est l'évolution inéluctable des sociétés.

La classe qui forme l'appareil de gouvernement en détruisant les autres dans ses propres intérêts que l'appropriation de l'appareil de gouvernement agit en son sein comme dans la société toute entière.

Pour terminer sur les classes, les tentatives de nivelage des bases matérielles de la société dans le but de régler enfin le sempiternel problème du pouvoir ou de terminer la lutte (au profit d'ailleurs d'un parti, d'une classe classe, d'une secte, d'une tribu) ont lamentablement échouées. Dans le même ton, satisfaire les masses par le système de la représentation ou par le référendum est une perte de temps ; c'est se moquer du peuple.
luc57

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Le référendum

Le référendum est le symbole le plus pervers, le plus vicieux de la fausse démocratie.

La démocratie occidentale a une conception qui bâillonne chaque citoyen, qui doivent répondre « Oui » ou « Non », c'est à dire un simple bête mot. Comment une simple monosyllabe peut résumer la volonté d'un homme ? La dictature est alors cachée, tapie dans l'ombre, se délectant de l'apparence démocratique qu'elle donne au peuple.
Un citoyen qui dit « Non » doit pouvoir expliquer son choix, pourquoi le « Non » l'a emporté et pas le « Oui », et vice-versa.
Dans une démocratie véritable, la raison d'un accord ou la raison d'un refuse doit être clairement explicitée.
luc57

Message par luc57 »

Questionnement universel et existentiel, transition

L'humanité doit se libérer des époques arbitraires et dictatoriales, quelle est la voie qui permettra d'y parvenir ?

L'avènement de la véritable démocratie ne se fera pas sans résoudre le difficile et millénaire problème de « l'appareil de gouvernement ». Ce problème se pose au travers des luttes de partis, de classes et d'individus. Les méthodes électorales largement répandues aujourd'hui (multipartisme, parlementarisme...) appuyées par le référendum masquent la nullité des expériences tentées jusqu'alors.
La solution à ce problème consistera à trouver un « appareil de gouvernement » qui ne sera pas un faux-nez de la dictature, c'est à dire un appareil de lutte pour le pouvoir ou ne représentant qu'une infime fraction de la société. Un appareil démocratique ne peut pas être un parti, une classe, une secte ou encore une tribu, mais il doit être le peuple tout entier, ce dernier ne devant être ni substitué ni représenté.
Trouvons cet appareil et le problème sera enterré. La démocratie sera alors démocratie, l'arbitraire et la dictature seront détruits et le pouvoir du peuple enfin dominera.

Pour un monde plus juste propose la solution définitive, claire, nette et précise au problème de « l'appareil de gouvernement ». Il posera devant les peuples le moyen de quitter la sombre époque de la dictature pour entrer dans l'ère de la démocratie véritable.
La théorie ci-énoncée se base sur le pouvoir du peuple ; pas de substitut, pas de représentation. Elle propose une démocratie directe, organisée et performante. Elle est une alternative concrète à la fausse démocratie qui a échouée à cause du manque d'organisation populaire de base.
luc57

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Congrès et comités populaires

L'épine dorsale de la démocratie véritable est le congrès populaire.
Un système autre ne peut s'attribuer le qualificatif « démocratique ». Aucun régime d'aujourd'hui ne sera réellement démocratique tant qu'il n'aura pas découvert le système du congrès populaire. C'est l'approche la plus récente et la plus efficace de la démocratie par les peuples. Cela n'a rien d'imaginaire ou de fantaisistes, il s'agit d'un produit de la pensée humaine qui résulte de l'addition des différentes expériences des peuples.

La démocratie directe est la méthode idéal de gouvernement lorsque correctement comprise et mise en place. Aucune population ne peut se réunir en entier pour discuter, définir les axes de sa politique etc... et le résultat de cet incapacité a été le renvoi de l'idée de démocratie directe sur le banc des utopies. Assemblées parlementaires, coalitions de partis et référendums ont alors remplacé l'idée de démocratie directe. Le peuple est alors isolé de l'activité politique, usurpé de son bien le plus suprême -le pouvoir- et se voit confisqué ce bien par des appareils de gouvernement ridicules, cachés sous différentes formes (individus, classes, sectes, tribus...) mais qui sont dans le fond tous identiques et non-démocratiques.

Pour un monde plus juste présente ce procédé novateur qui mène à la démocratie directe.

Face à l'impossibilité de mise en pratique de la démocratie directe -bien que beaucoup d'hommes politiques n'ont qu'elle à la bouche-, et que ce livre montre une expérience réaliste de la démocratie directe, le problème de la démocratie est réglé. Les masses ont alors le devoir de renverser les formes dictatoriales de gouvernement qui régissent aujourd'hui sournoisement les pays du monde, sous couvert de leur démocratie, qui n'en est en réalité absolument pas une.

La démocratie ne se divise pas en catégories et sous-catégories (multipartisme, bipartisme, parlementarisme...) : elle n'a qu'une seule forme et qu'une seule théorie.
Et c'est justement les différences entre les systèmes pseudo-démocratiques qui sont la preuve qu'ils ne sont pas plus démocratiques les uns que les autres.
Le pouvoir du peuple n'est pas multiple : il n'est qu'un, comme le peuple au sein d'une Nation libre et souveraine.
Ce pouvoir ne se concrétise que par la création de congrès populaires et de comités populaires. Sans congrès populaires, pas de démocratie.

En premier lieu : le peuple se scinde en congrès populaires de base. Chaque congrès se choisit alors un secrétariat.
Tous les secrétariats forment alors des congrès populaires, différents de ceux de la base.
Ensuite, l'ensemble des congrès populaires de base choisit des comités administratifs populaires chargés de remplacer l'administration gouvernementale.
Alors, les services publics sont dirigés par des comités populaires responsables devant les congrès populaires de base.
Ces derniers fixent la politique à suivre et s'assurent de son exécution.

Administration et contrôle administratif sont alors populaires. La phrase qui définit traditionnellement la démocratie, la démocratie, c'est le contrôle de gouvernement par le peuple est alors remplacée par la véritable définition de la démocratie : La démocratie, c'est le contrôle du peuple par le peuple.
De par leurs fonctions ou leurs professions, les membres des congrès populaires sont issus de groupes ou de catégories différentes : ouvriers, agriculteurs, artisans, fonctionnaires etc... . Ils appartiennent de fait aux congrès populaires de base en tant que citoyen, ils constituent des congrès populaires professionnels qui leur sont propres.

Les différents problèmes posés par les congrès populaires de base, les comités populaires, les associations professionnelles, auront leur forme finale au Congrès Général du Peuple. C'est là que se regroupe les exécutifs des congrès populaires, des comités populaires et des unions d'associations professionnelles. Le Congrès Général du Peuple se regroupe une fois par an, ce qui y est débattu est soumis aux congrès populaires, aux comités populaires et aux associations professionnelles. Les comités populaires sont responsables devant les congrès populaires de bases et commencent alors à mettre en vigueur les décisions prises.
Le Congrès Général du Peuple, contrairement à ce que la définition usuelle de la vraie-fausse démocratie pourrait le laisser croire, n'est en aucun cas le regroupement de membre d'un parti ou de personnes physiques : c'est le regroupement des congrès populaires de bases, des comités populaires et de toutes les associations professionnelles.

L'éternelle question de l'appareil de gouvernement devient alors chose résolue, les appareils dictatoriaux sont démolis. L'appareil de gouvernement est le peuple, la démocratie triomphe.
luc57

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Loi de la société

Le problème de la Loi, inhérent au problème de l'appareil de gouvernement, se distingue de ce dernier par le fait qu'il a déjà vu à plusieurs moments de l'Histoire une ou plusieurs solutions. Mais dans les temps modernes, ces solutions se font difficiles à trouver, certaines devenant inadaptées à l'évolution des sociétés.

Il est injuste et profondément antidémocratique qu'un Parlement légifère pour la société au même titre que la loi de la société soit construite et détruite par un seul homme. La question se pose alors : La Loi de la société ; qu'est-elle ? Qui se doit de la faire ? Quels sont ses liens à la démocratie ?

Religion ou tradition sont la Loi véritable d'une société : toute tentative en dehors de ces deux sources est vaine et irrationnelle.
L'erreur la plus répandue est de confondre la Loi de la société avec la Constitution. Cette dernière est une loi fondamentale édictée par l'homme, et elle a une source pour se légitimer. Là demeure le problème de la liberté à notre époque : constitution est devenue Lois de la société. Or les constitutions ne reposent que sur des conceptions d'appareils de gouvernement faussement démocratiques, dominés par un individu ou un partie.

La meilleure preuve est la différence entre toutes les constitutions ; elle provient de l'immense variété « d'appareils de gouvernement ». Il ne peut donc y avoir de liberté garantie dans le monde contemporain.

La constitution est en fait le papier où il est écrit comment dominer les peuples suivant chaque « appareil de gouvernement ». Ce dernier, selon son humeur et sa vision du monde, souvent éloignée de celle du peuple, oblige alors ce dernier à se soumettre à ces lois dérivées et nauséabondes.

La loi des appareils dictatoriaux a remplacé la Loi naturelle.
Les critères objectifs ont disparu, la Loi humaine a substitué la Loi naturelle.
Ce qu'on oublie, c'est que l'homme, sa morphologie, ses instincts, sont identiques absolument partout. C'est ainsi qu'au cours de l'Histoire de l'humanité et des sociétés, la loi naturelle s'est imposée, car logique pour l'Homme. Les constitutions, elles, voient les hommes différemment. La seule justification de la création des constitutions est la volonté des « appareils de gouvernements », qui ne sont pas les peuples.
Il s'agit uniquement pour elles de dominer les peuples.

Logiquement, lorsque les « appareils de gouvernements » changent, les constitutions changent, ce qui prouve a fortiori que la constitution n'est pas une loi naturelle et ne peut pas en être une, car elle n'est que la servile servante des intérêts privés des « appareils de gouvernement », et en aucun cas des intérêts publics, qui eux, ne sont jamais défendus.

La liberté se voit alors menacée quand la Loi véritable de la société est supprimée et remplacée par des lois humaines rédigées par un petit groupe de personnes pour en diriger un plus grand groupe. C'est pourtant la manière de gouverner qui doit s'adapter à la Loi de la société, et pas l'inverse, car cela est source d'instabilité.

En découle de ces analyses que la Loi de la société ne peut être réduite par l'Homme sur un morceau de papier. Le fait que la loi est critère indispensable pour distinguer le juste de l'injuste, le bien du mal, les droits des devoirs, le bon du mauvais fait toute son importance. Une société doit avoir une loi sacrée, ayant des règles stables, indépendantes de tout remaniement gouvernemental, afin de ne pas menacer la liberté. C'est « l'appareil de gouvernement » qui doit suivre la Loi de la société. Dans le monde contemporain, les peuples, aveugles et manipulés, sont dominés par des lois instables, pouvant changer selon l'appareil de gouvernement qui accède au pouvoir.

Une alternative -fausse- a été inventée pour cela : le référendum constitutionnel. Il n'est pas suffisant, car seuls « oui » et « non » peuvent être prononcés, il s'agit d'une imposture envers la démocratie véritable. Les peuples, par ailleurs, via les lois humaines, se soumettent au résultat du référendum. De ce fait, le résultat du référendum constitutionnel ne donne aucune légitimité à la constitution, injustement devenue Loi de la société ; il affirme juste qu'elle n'est qu'une constitution, un objet soumis à un référendum, rien de plus, rien de moins. Or, la loi de la société est un patrimoine humain éternel, elle n'est pas uniquement propriété des vivants. C'est donc une énième fumisterie que de faire valider une constitution par référendum.

Les codes, lois et décrets rédigés par l'homme -ou constitutionnels- sont pleins de sanctions matérielles tandis qu'une loi coutumière n'en a que très peu. Elle propose en effet des sanctions morales, permettant à l'homme de conserver sa dignité. La coutume est englobé et absorbé par la religion. C'est au Jugement Dernier que sont renvoyées les sanctions religieuses matérielles. Les commandements religieux, eux, ne sont que des enseignements, des indications, des aides, des réponses. Cela est une loi qui mérite le respect de l'homme. Les seules sanctions immédiates prescrites par la religion sont celles prises uniquement dans le cas où la société serait en danger. La coutume est absorbée par la religion, elle est l'expression de la vie naturelle des peuples. La religion est ainsi une confirmation de la loi naturelle. Toute loi non-coutumière ou non-religieuse est une création de l'homme contre l'homme, ce qui révèle son caractère totalement injuste. Elle est en effet vide de naturel, c'est à dire de coutume (tradition) et de religion.

Mais alors, qui a en main la marche de la société ?

La Loi a donc le risque permanent d'être détruite, déviée de sa trajectoire initiale, il faut maintenant trouver qui contrôle la société afin de préserver la Loi.
De façon démocratie, aucun groupe ne peut avoir ce droit de contrôle au nom de la société et du peuple.
« La société est son propre censeur »
Il est dictatorial qu'un individu ou qu'un groupe d'individu soit responsable de la loi. La démocratie, c'est la responsabilité de toute la société. Ainsi, la société toute entière a ce devoir de contrôle. La démocratie s'exerce donc via l'appareil démocratie pré-décrit, constitué de congrès populaires de base, de la règle populaire dégagée par les comités et par le Congrès Général du Peuple où se rassemblent les congrès populaires de base, les comités populaires administratifs, les syndicats, les unions et l'ensemble des autres organisations professionnelles.
D'après cela, le peuple est « l'appareil du gouvernement », il est son propre censeur, ainsi est l’auto-contrôle de la société sur la Loi.
luc57

Message par luc57 »

La presse

Tout citoyen a le droit de s’exprimer, même au travers de palabres sans queue ni tête. Un individu moral peut lui aussi exprimer sa personnalité morale. Cela dit, une personne s’exprimant de manière totalement incohérente et une personne morale exprimant sa personnalité ne représentent qu’eux-mêmes.

Dans une société, il y a différentes personnes physiques et différentes personnes morales. Si une personne physique s’exprimer de manière totalement incompréhensible, cela ne veut pas dire, loin de là, que tous les membres de la société pensent et s’expriment de la même manière. Son opinion n’engage qu’elle-même. Une personne morale, quant à elle, ne représente que les intérêts et les points de vue des individus la constituant.

Une entreprise qui produit et met sur le marché du tabac ne représente que ceux qui font partie de cette entreprise et qui profitent de la production et de la vente du tabac, bien que ce soit nuisible à la santé des autres.

La presse doit donc s’exprimer au nom de la société et non au nom d’une personne physique ou morale. Dans un contexte logique et démocratique, elle n’est ni la propriété de l’une, ni de l’autre. Si un particulier quelconque possède un journal, c’est le sien et les points de vue, idées ou concepts qui y sont exprimés sont aussi les siens. Il ne peut donc en aucun cas prétendre que son journal est la « vox populi » et représente la société toute entière. Il s’agirait alors d’une manipulation digne des pays occidentaux faussement démocratiques. Une personne physique ne doit donc pas posséder un moyen de diffusion ou d’information ; elle a cependant le droit d’exprimer par un quelconque moyen, même si c’est n’importe quoi. Un journal publié par l’artisanat est le moyen d’expression de cette catégorie sociale, et uniquement d’elle. Son seul point de vue est exprimé, et pas celui de l’opinion publique. Il en est de même, logiquement, pour les autres personnes morales ou physiques d’une société bien ordonnée.

Par définition et syllogisme, une presse démocratique est celle publiée par un comité populaire, car lui seul est composé de toutes les catégories sociales, ouvriers, travailleurs, fonctionnaires, artisans. C’est uniquement dans cette optique que la presse -ou un autre moyen d’information- est l’expression de la société et est sa conception.

Une règle s’impose donc d’elle-même :
Si le corps médical choisit de publier une revue –ce qui est son droit le plus absolu-, celle-ci ne sera que médicale et sera l’expression de ceux qui la publient. De même, l’ordre des avocats peut publier une revue, qui sera juridique et exprimera le point de vue de l’ordre des avocats. Cela s’applique à tous les autres groupes sociaux.

En somme, une personne physique peut exprimer librement son point de vue, mais en aucun cas parler au nom des autres. Le problème de « la liberté de la presse » est ainsi résolu. Ce problème est une excroissance du problème de la démocratie. Quand la véritable démocratie vaincra, ce problème sera enfin réglé.
Et la seule voie pour régler le problème de la démocratie, c’est la voie de la Troisième Théorie Universelle.

Cette théorie instaure le régime démocratique véritable, en tant que construction politique cohérente et stable, ayant comme cellules les congrès populaires de bases, les comités populaires, les unions professionnelles, tous rassemblés dans le Congrès Général du Peuple. Aucune société ne peut se dire démocratique si elle n’applique le modèle de la Théorie Universelle.

L’époque des républiques s’achève, l’ère des masses arrive, les peuples se libèrent, voient les supercheries, les mensonges, et se lèvent, prêts à la lutte finale pour créer le nouveau genre humain. La liberté est en marche, les chaînes de brisent. Les dangers de l’anarchie et de la démagogie arrivent aussi, mais aucun peuple ne peut les laisser s’emparer d’une nation. La démocratie véritable est le gouvernement du peuple, et elle approche.
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