[RP 2020 - 2028] Services Spéciaux Wapongais

Johel3007

Message par Johel3007 »

Coulisses du Directoire

[img]http://img98.imageshack.us/img98/537/boardmeetingroom.jpg[/img]

Cat Tuong leva les yeux du rapport, un faible sourire satisfait sur ses lèvres alors qu'en face de lui, les deux jeunes hommes attendaient, nerveux.
Le vieux technocrate prit son temps, refermant la pochette et faisant lentement glisser le dossier à l'écart.


Cat Tuong
Directeur Général à la Défense
"-Un excellent travail. Votre oncle doit être fier de vous.
Vous pouvez poursuivre pour le reste de l’audience."


Le plus maigre des deux hommes hocha la tête, ses doigts se portant sur une tablette électronique qui activa la présentation sur un écran derrière lui.
Son collègue prit la parole.


Cho Fan
Ingénieur en aéronautique - Amas Space and Aeronautics Technologies
"-Au court des [url=http://www.simpolitique.com/post122150.html#122150]6 dernières années, mon travail au sein du centre de test des prototypes de la firme Pelabssienne ASAT[/url] m'ont permis de rassembler quantité d'information sur les projets en court.
Si mon niveau de sécurité, en tant que travailleur étranger, m'a empêcher d'approcher les projets les plus sensibles, mon crédit politique m'a garanti une grande liberté d'action et une certaine autorité.
Ainsi, des ressources humaines et technologiques ont pu être détournées pour plusieurs projets tenant à cœur le Directoire.
Parmi eux, on citera le projet de drone indigène Wapongais, le perfectionnement de nos systèmes de guidage missile, la création d'un nouveau modèle de SRBM pour le déploiement d'armes aérosols,...
Mais celui qui nous intéresse aujourd'hui est le projet "Mighty Pebble".
Relativement ancien mais constamment sous-financé en raison de sa faible faisabilité technique, ce projet a été l'une des nombreuses tentatives de militarisation de l'espace par le Pelabssa à partir de 1990.
L'idée centrale était le déploiement d'une arme cinétique en orbite afin de frapper l'URSR au cœur de son territoire via des projectiles solides utilisant la seule force de la gravité pour produire la force d'impact.
À l'époque, le projet avait pour principale problème le fait que la capacité d'accélération étai limitée par l'efficacité des systèmes de propulsion.
Ceux-ci se reposaient principalement sur les roquettes, pour lesquelles les rostovs disposaient d'une grande avance.
Le Pelabssa avait pour seul avantage la précision de ses propres missiles et fusées qui, avec le développement de la bombe H, rendit effectivement inutile l'usage d'armes cinétiques.
Le projet fut donc condamné dès le début à n'être qu'une expérience stérile, une étude théorique "au cas où".
Mais avec la mise en place du bouclier anti-missile Rostov et le début de l'ère Marshall au Département de la Défense, les différents projets ont vu un regain d'intérêt, peu importe leur faisabilité.
Par exemple, j'ai déjà exposé, lors d'un précédent rapport, [url=http://www.simpolitique.com/post127751.html#127751]le projet fantasque du LODEW[/url], initialement prévu pour être lancé en 2018 mais, dans les faits, encore à un état relativement peu avancé de son développement aujourd'hui.
En comparaison, le projet Mighty Pebble n'avait, jusqu'à récemment, reçu que peu d'attention.
Toujours pour les mêmes raisons : la difficulté d'accélérer à une vitesse suffisante et dans un délai raisonnable un projectile en orbite.
Cette difficulté a été grandement réduite récemment avec le projet NERVA.


Lo Fan
Directeur Exécutif de SpaceDream
"-NERVA est un système de propulsion qui consiste à utiliser un réacteur à fission nucléaire afin de produire l'énergie thermique suffisante pour faire produire au fuel une accélération rapide.
En soit, le réel avantage est la durée de fonctionnement du réacteur de plusieurs années comparée à sa puissance équivalente à plusieurs dizaines de fois celle de la meilleure des fusées actuelle.
Mais cela s'accompagne d'une importante projection de gaz contaminé par la radioactivité du réacteur, ceci à une vitesse très importante.
Son usage est donc strictement limité à des opérations débutant en orbite, afin d'éviter une contamination de l'atmosphère planétaire.
Et même la mise en route du réacteur doit s'effectuer en pointant celui-ci dans une direction qui maintiendra le cône de particules gazeuses radioactives hors de la trajectoire de la planète.
En dépit de tous ces désavantages, NERVA fut choisi car, au-delà d'un simple système de propulsion pour vaisseau spatial, il est une arme à lui seul.
On se rappellera de la Loi de Jon, nommée selon un célèbre auteur de science-fiction :
"Dans l’espace, n’importe quel moyen de propulsion est aussi une arme de destruction massive. La seule question est combien de temps êtes-vous disposé à attendre."
Tirez un missile balistique depuis le sol et accélérez-le pendant une heure en orbite et il atteindra une vitesse terminale proche des 7 ou 8 kilomètres par seconde.
Une vitesse supérieure pourrait être atteinte si le missile n'avait pas à utiliser la majorité de son carburant pour échapper temporairement à l'attraction terrestre.
Mais dans la pratique, les limitations de l'efficacité des roquettes actuelles sont claires et demeureront probablement les mêmes pour les décennies à venir.
Mais tirez un tel missile depuis l'orbite et la situation est différente, comme déjà exposé pour [url=http://www.simpolitique.com/post123817.html#123817]le projet "Dionysius"[/url], qui peut atteindre une vitesse terminale similaire à un ICBM en seulement 3 minutes car il utilise la gravité à son avantage au lieu d'avoir à la combattre pour la majorité de son voyage.
Dans le cadre des mises en orbites de ogives "Dionysius" à partir de Février 2019, j'ai eu l'occasion d'avoir accès à plusieurs spécificités techniques.
Principalement les caractéristiques physiques dont la connaissance est nécessaire pour planifier leur transport orbital.
Un aspect intéressant de leur design et l'utilisation d'une triple coque en alliage tungstène-acier-polymère pour justement augmenter la masse et la conductivité thermique et le point de fusion des ogives."


Cho Fan
Ingénieur en aéronautique - Amas Space and Aeronautics Technologies
"-Une telle arme est donc capable d'atteindre sa cible rapidement en deux étapes.
D'abord en atteignant, lors de son lancement initial, une vitesse suffisante à maintenir son orbite et qui, en l'absence de friction dans le vide, ne diminue pas par la suite.
Puis, en infléchissant sa trajectoire via des propulseurs puissants mais à la durée d'impulsion limitée, d'utiliser cette vitesse initiale pour couvrir la distance tout en ajoutant la gravité à l'accélération des propulseurs sur une trajectoire quasi-verticale vers la planète.
L'ogive, dotée d'une grande résistance aux chocs et à la chaleur grâce à sa masse et sa composition, ne souffre que peu de la rentrée dans l'atmosphère.
Sa vulnérabilité face aux missiles d'interception et éventuelles armes à énergie directe est modérée.
Mais une telle ogive est limitée dans sa taille en raison de sa méthode de mise en orbite : une fusée, utilisant donc des roquettes conventionnelles.
Le coût par kilogramme envoyé en orbite par une telle méthode reste donc très important.
Lo pourra vous le confirmer que même le R-001 "Tiny Falcon" débouche sur un coût élevé.
Il en est de même chez ASAT avec le missile porte-drone lourd GBM-40X "Orb I".
Pour cette raison, les ogives-drones "Dionysius" ne sont pas des armes cinétiques mais bien des porteurs d'ogives nucléaires, chimiques et explosives afin justement de réduire la masse à mettre en orbite pour accomplir un niveau donné de destruction.
NERVA offre ici la possibilité d'accélérer durablement de larges objets collectés en orbite pour leur faire atteindre des vitesses terminales très importantes avant de les projeter vers une cible au sol.
Mais le problème de la collecte des objets en eux-mêmes se pose.
Avec la colonisation lunaire, il y a bien entendu la possibilité de les tailler directement dans la roche de Luna.
Mais nous nous heurtons là à un soucis de volume : le regolite lunaire a une densité volumique assez faible.
Hors, pour un projectile cinétique, la masse est très importante afin de réduire la vitesse nécessaire pour produire un effet donné.
Le tableau visible ici compare la masse et vitesse nécessaire pour produire un impact d'une puissance équivalente à la détonation d'une mégatonne de TNT."


[img]http://img17.imageshack.us/img17/4715/4piw.png[/img]

Lo Fan
Directeur Exécutif de SpaceDream
"-On y voit qu'un objet pesant 100.000 tonnes, s'il est accéléré jusqu'à une vitesse de 6,5 kilomètres par seconde, soit une vitesse moyenne proche de celle d'un ICBM, produira une détonation équivalente à 1 mégatonne.
Rappelons qu'il s'agit d'une détonation à l'impact plutôt que, comme les ogives nucléaires, qu'une détonation aérienne.
En cela, le rayon de destruction sera considérablement plus réduit... mais peu de chose pourront survivre dans un tel rayon.
NERVA peut produire une poussée massive, ayant été capable de produire une accélération constante de 0,05 kilomètres par seconde pour les 4.500 tonnes de Philadelphia II jusqu'à lui faire atteindre 139 kilomètres par seconde.
Et nous savons de par les tests réalisés par l'Agence Spatiale Pelabssienne que les réacteurs NERVA peuvent fournir jusqu'à 100 fois cette accélération et atteindre sans mal les 1.035 kilomètres par seconde si leur masse propre est la seule masse à pousser.
Mais il y a une différence claire entre un objet de 4.500 tonnes comme le Philadelphia destiné à être un vaisseau et un objet de 100.000 tonnes destiné à impacter une cible.
Un tel objet serait toutefois VRAIMENT massif et volumineux.
Le tableau suivant donne une idée de la taille d'un tel objet s'il était constitué à 100% de fer.
Le fer a une densité par mètre cube de 7850 kilogrammes.
Et malgré cela, il faudrait un cube de 24 mètres de coté afin de produire une explosion d'une force de 1 mégatonne.
Un objet doté d'une forme plus aérodynamique faciliterait la rentrée dans l'atmosphère.
On peut imaginé des "cylindres" larges d'à peine 2 mètres et longs de 3,5 kilomètres mais cela poserait des problèmes de résistances structurelles qui...."


Cat Tuong
Directeur Général à la Défense
"-Vous vous égarez...."

[img]http://img577.imageshack.us/img577/801/vrsx.png[/img]

Cho Fan
Ingénieur en aéronautique - Amas Space and Aeronautics Technologies
"-Oui... heu... bref... ce que nous essayons de dire est que, à l'heure actuelle, envisager des armes cinétiques est impossible sans une réduction drastique des coûts de mise en orbite.
L'URKR comme les USP n'ont pas de solution alternative.
L'Alliance, la Fiémance, le Lochlann et la FEV travaillent sur leurs propres fusées par mimétisme.
Seul le Tarnosia et le Pacte ont une sérieuse solution via l'accélérateur de masse et..."


Cat Tuong
Directeur Général à la Défense
"-Vous conseillez donc que l'Organisation se rapproche du Tarnosia et du Pacte afin de leur proposer une telle arme ?"

Cho Fan
Ingénieur en aéronautique - Amas Space and Aeronautics Technologies
"-...Oui.
Je sais que le Directeur Exécutif Fu refusera sans doute par principe.
Mais honnêtement, c'est notre meilleure chance de décourager l'URKR de poursuivre sur sa lancée.
L'alliance d'une mise en orbite des matériaux par accélération magnétique et d'une propulsion orbitale via NERVA pour une accélération continue jusqu'à la vitesse désirée.
C'est cela ou se reposer sur la Solution Finale envisagée par l'administration Marshall.
Et vous savez que cela n'est pas désirable.
Au moins, des armes cinétiques auraient l'avantage de ne pas empoisonner notre atmosphère pour 17 siècles à venir."


Le reste de l'assemblée explosa en murmures mi-paniqués mi-étonnés.
Cat Tuong fronça les sourcis à l'attention de Cho Fan :
La majorité des Directeurs n'étaient pas même au courant de l’existence de la Solution Finale.
Et encore moins de ce qu'elle signifiait.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Research & Destruction

12/07/2021
Wapong
District 51
Laboratoire cosmétique de [url=http://www.simpolitique.com/post98689.html#98689]Duyen Beauty[/url]


[img]http://img577.imageshack.us/img577/2145/n1b8.jpg[/img]

Les deux voitures s'arrêtèrent devant le portillon métallique du bâtiment, le chauffeur de tête flippant un badge à l'attention de deux sentinelles en arme.
Après un bref moment de discussion, les véhicules redémarrèrent et entrèrent dans l'enceinte pour aller se parquer dans un coin de la cour.
À l'extérieur, deux véhicules tout-terrain HMM-15 civils aux vitres teintées attendaient.
Dans la cour, les chauffeurs ouvrirent la porte du coté passager.
Un visage ridé bien connu du public Wapongais sortit, suivit par une secrétaire et par un homme au teint pas assez jaune pour être Makiran.


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-...donc comme promis. Le directeur pourra vous justifier plus en détail le léger délai.
Mais, en soit, soyez assuré que le produit est pleinement opérationnel et une valise d'échantillon vous attend.
Les premières doses pourront être livrées d'ici peu, sitôt nos propres stocks constitués.
Ah !! Ngyen !! Heureux de vous revoir, mon ami !!


Ngyen Duyen :
PDG de Duyen Beauty
"-Monsieur le Directeur Général Tuong. Le bonheur est mutuel.
Et monsieur... ?"


???? :
????
"-Appellez-moi donc Carlos pour l'instant."

Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Monsieur Carlos est un partenaire privilégié dans le financement et le soutien technique à notre petit projet.
Il est ici pour les mêmes raisons que moi et est parfaitement au courant de vos activités, Ngyen"


Ngyen Duyen :
PDG de Duyen Beauty
"-Bien. Suivez-moi donc pour la visite guidée, je vous prie."

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[quote][img]http://img198.imageshack.us/img198/6356/k79t.png[/img]

Souche n°753
Age : 5 jours
Isolant : TSC @ [url=http://www.simpolitique.com/post77719.html#77719]Medicenter[/url]
Médium de croissance : Solution 4 @ [url=http://www.simpolitique.com/post101114.html#101114]Yinging Industries[/url]
Taux d'oxygène : 2%
Concentration en toxine : 0,00000004%
Croissance quotidienne moyenne : +12%[/quote]


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Ngyen Duyen :
PDG de Duyen Beauty
"-En soit, la culture de cette bactérie n'est pas bien difficile.
Elle est virtuellement présente dans n'importe quel sol, bien qu'en quantité infime
De plus, sa nature anaérobie exclusive facilite le stockage, limitant les risques de contamination accidentelle au sein de nos équipes de travail.
Mais vous devez comprendre que si ces bactéries, ou du moins leurs spores, sont incroyablement robustes, elles ne prolifère que dans des conditions environnementales très précises.
Reproduire et surtout maintenir les conditions optimales est ici notre principal problème actuel.
Heureusement, ce n'est pas la bactérie en elle-même qui nous intéresse mais bien la toxine qu'elle produit lors de la constitution de spores.
Une exposition trop importante et prolongée à une source d'oxygène entraîne une rapide oxydation de leur membrane cellulaire.
En réaction à une telle exposition, plutôt que de chercher à se reproduire comme nombre d'autres organismes bactériens, le sujet se transforme en spore.
Chaque spore ne produit que des quantités infimes de toxine.
Et toute la difficulté est de collecter la toxine sans affecter sa composition chimique.
C'est un processus compliqué...


???? :
????
"-Si la toxine est à ce point sensible comment espérez-vous donc en faire une arme chimique efficace ?
son déploiement en aérosol ne sera pas possible si l'exposer à l'atmosphère suffit à la rendre inactive !!"


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Vous raisonnez là comme un Rostov, associant automatiquement "chimique" et "destruction massive".
Comme vous le savez, d'autres projets couvrent déjà le besoin d'une arme chimique à aire d'effet.
Le projet développé ici est une arme plus subtile, destinée à augmenter la lethalité d'une attaque contre des cibles individuelles précises.
À court terme, cela pourrait remplacer le cyanure et autre poison laissant des traces visibles dans l'organisme, agissant trop vite ou offrant un possible traitement.
À plus long terme, nous sous-traitons actuellement à un de nos partenaires le développement d'un médium de projection de l'arme qui en fera le parfait assassin.
Mais cela dépend en grande partie d'un développement secret et, surtout, indépendant des grandes puissances actuelles."


???? :
????
"-L'assassinat est une pratique que nous réprouvons.
De manière ponctuelle et par nécessité absolue, oui, à la rigueur.
Mais érigé en doctrine, c'est une boite de Pandore ouvrant la voie à une escalade de la Guerre Secrète."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-et nous sommes bien d'accord avec vous.
Cependant, il est une différence entre désirer utiliser une arme et désirer la posséder.
Nous avons récemment vu à quel point l'absence de bons outils pouvait fermer des options aussi bien tactiques que stratégiques ou diplomatiques.
La République préfère avoir une arme nucléaire en réserve dans une cave en espérant ne jamais en faire usage plutôt que de ne pas en avoir et, si elle en a besoin un jour, être désarmée.
C'était un point sur lequel votre collègue semblait abonder dans notre sens lors de nos négociations préliminaires."


Ngyen Duyen :
PDG de Duyen Beauty
"-Il est aussi à noter que, si vous désirez en faire un usage aérosol, cela est possible.
Ou en tout cas, nous travaillons dessus dans l'optique d'une intoxication par inhalation, absorbtion cutanée ou ingestion...
Bien entendu, en parallèle à la militarisation du produit, nous travaillons également à ses applications civiles, notamment commerciale et médicale."


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[img]http://img547.imageshack.us/img547/4466/iz4.png[/img]


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Ngyen Duyen :
PDG de Duyen Beauty
"-...des chiffres encourageant pour le 2ème trimestre.
Et vu la grande potence de la toxine et le caractère réduit du marché pour ses applications cosmétiques, les prélèvements actuels sur nos stocks demeurent mineurs.
Surtout considérant la concurrence préexistante au Pelabssa, en Shawiricie et au Quantar, qui monopolisaient le marché jusqu'ici.
Les informations obtenues sur les firmes AMMGEN et FASF indiquent qu'elles parviennent à satisfaire la demande annuelle mondiale avec moins d'un gramme de toxine pure.
Leur procédé de manufacture sont toutefois bien plus efficace que les nôtres et, si nous désirions être en compétition réelle avec eux..."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Mais vous ne le désirez heureusement pas, considérant que vos stocks commerciaux sont intégralement racheté à prix fort pour financer indirectement l'aspect militaire du projet.
Donc... sur quelle quantité de toxine pure peut-on tabler pour 2021 et que cela représente-t-il en terme de doses individuelles ?"


Ngyen Duyen :
PDG de Duyen Beauty
"-Nous sommes parvenu à synthétiser un peu plus de deux grammes de toxine pure et active, jusqu'ici.
Nous espérons atteindre les quatre grammes d'ici fin Décembre.
Soit assez pour tuer un peu moins de 20 millions d'individus si injecté.
Dix fois moins si la intoxication a lieu par inhalation ou ingestion.
Quant à une absorbtion cutanée, nous parlons de quelques milliers de personnes, grand maximum.
Ceci en assumant une distribution et dispersion optimum du produit ce qui, comme le Lochlann et la Libertie l'ont montré, n'est pas faisable.
La diffusion par injection reste donc le seul médium actuellement viable.
Non que nos travaux sur les autres médiums ne soient pas importants."



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[quote]
"-Salut, bande de sacs à puce !! Alors, on l'ouvre pas aujourd'hui ? Hein ?"
"-Hé !! Faut croire que c'est un nouveau succès !! On va pouvoir encore réduire le dosage et voir si ça passe !!"
"-Ouais, p'têtre. Remarque, perso, j'me pose plus trop la question. À ce stade, c'est pas comme si c'était détectable par les contrôles sanitaires courants."
"-La perfection, mon p'tit Chang, la perfection. Allé, vide les bacs pendant que je décroche les corps pour autopsie."
"-Attends, on avait pas dit que c'était toi qui nettoyais leur merde cette semaine ?!!!"

[img]http://img199.imageshack.us/img199/9730/g6ml.jpg[/img][/quote]


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???? :
????
"-Et ici, qu'avons-nous ?"

[img]http://img543.imageshack.us/img543/12/vjqp.jpg[/img]

Ngyen Duyen :
PDG de Duyen Beauty
"-Ici, nous travaillons à des méthodes de reproduction artificielle de la toxine.
Pour l'heure, c'est un échec total mais la recherche est, par définition, jonchée de tentatives ratées jusqu'à trouver la bonne méthode.
L'utilisation de bactéries comme source de toxine est une méthode de production certe peu honéreuse mais relativement inefficace.
Et si les faibles quantités conviennent pour l'heure à un usage comme arme de précision, elles sont clairement insuffisantes dans l'optique d'armes stratégiques.
Nous espérons donc mettre au point une technique de manufacturation purement chimique, complétement indépendante du biologique.
En même temps, de tels travaux de recherche nous permettent de mieux comprendre la toxine.
Afin d'y chercher une anti-toxine efficace pour un traitement d'urgence, au cas où l'arme serait retournée contre nous.
Mais cela permet aussi de tester de possibles variations mineures de la toxine, afin de la rendre encore plus potente... sans succès jusqu'ici."


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[quote]
"-...eeet deux minutes. Non, c'est un autre échec.
Remet Monsieur Crouton dans sa cage. Ce petit veinard vivra une semaine de plus."


[img]http://img547.imageshack.us/img547/7769/uqlk.jpg[/img][/quote]


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Ngyen Duyen :
PDG de Duyen Beauty
"-Les tests sur sujet humains n'ont pas encore pu être lancés à une échelle suffisante que pour tirer des conclusions relevantes.
Il est toutefois envisagé de mettre à profit la situation actuellement prévalente au centre du Zanyane et du Makara.
Dans de telles régions, déjà dévastées par la guerre et isolées des moyens de communication moderne, quelques centaines de cas de botulisme passeront inaperçu parmi une population importante.
Surtout au vu de la natalité explosive, de la mortalité infantile élevée et de l'absence de réelle couverture médicale moderne."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Il serait toutefois grandement utile si nous pouvions obtenir des cobbayes en laboratoire en nombre significatif pour des expériences en milieu contrôlé.
Votre pays, de par la nature même de son régime et l'importance de sa population, pourrait peut être y contribuer.
Dans tout les cas, voici la valise promise... avec les cents premières doses."


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[quote]
<center>-- Niveau Rouge --

[img]http://img838.imageshack.us/img838/642/1kub.png[/img]</center>

[img]http://img845.imageshack.us/img845/6328/tcrq.jpg[/img]

Nom de l'agent : toxine botulique (Type A)
Type d'agent : neurotoxine d'origine biochimique
Dose léthale médiane humaine : 2 ng / kg
Formule (simplifiée) : C6760 H10447 N1743 O2010 S32
Source : Clostridium botulinum
Conditions de conservation :
Température inf. à80°C
Acidité entre Ph 5 et Ph 7
Atmosphère inf. à 2% O²
Médium de distribution : Injection via serringue, capsule sous pression, balle, schrapnel ou autre projectile contaminé
Pouvoir incapacitant : Si dose > 1 ng / kg, paralysie temporaire (quelques jours à plusieurs semaines) mais potentiellement fatale (1 à 70% selon la qualité des traitements médicaux)[/quote]
Johel3007

Message par Johel3007 »

Research & Destruction

30/04/2022
Pénitencier RAJ-003
Île d'Atumbo,
Konwmabiwé, ex-Kweku, ex-Îles Vertes, ex-Veporia


Sa tête était lourde, une douleur sourde parcourant chacun de ses os et se diffusant de manière lancinante à travers ses muscles à chaque mouvement, malgré le fait que ses sens furent engourdis par les médicaments.
Et pourtant, cela ne l'empêcherait pas d'accomplir ce qui avait été préparé depuis maintenant plus de trois mois.
Trois mois.
C'était la période de repos qui était accordée entre deux sessions.
Un délai jugé "biologiquement nécessaire" afin de préserver les "fonctions essentielles du sujet", comme les médecins le disait entre eux, souvent en sa présence mais l'ignorant complètement.
Non qu'ils eurent des raisons de lui porter attention :
L'aiguille plantée au creux de son bras, injectant un cocktail complexe d’enzymes, de nutriments, d'antibiotiques et de sédatifs, lui avait ôté sa lucidité plus d'une fois, parfois durant des semaines.
Ce fut un miracle que son cerveau malade ait trouvé le temps et l'énergie pour préparer son évasion.
Et encore plus miraculeux que les préparatifs soient ainsi restés inaperçus par les infirmiers, les médecins, les gardes et autres techniciens dont les codes de couleur des uniformes demeuraient une énigme pour elle.

Elle, c'était Alisée Pivoine.
Une Fiémançaise de sang, Zanyanaise de coeur, née dans la République du Véporia voici de cela 29 années.
Elle avait grandi sous la "présidence éclairée" de Réf Pi.
D'abord ignorante des abus commis par le dictateur alors même que sa famille, héritière de la colonisation alméranne de jadis, regardait ailleurs, dans le sens de ses intérêts.
Puis active contre ces mêmes abus, militant parmi les nombreux mouvements humanistes courtisés par la jeunesse bourgeoise et bien-pensante dont les parents, moins naifs des réalités politiques, s'inquiétaient à juste titre.
Elle avait choisi la profession controversée de journaliste, ajoutant à cela le fait de travailler pour un journal d'opposition.
Alisée avait payé son engagement à l'aube 2019, lors d'une manifestation qui avait mal tournée, alors même que l'emprise de Réf Pi sur l'île faiblissait.
Le Président à vie avait besoin d'un bouc émissaire pour justifier la situation nationale, un agneau sacrificiel à jeter à la foule.
Et d'un moyen de renflouer ses caisses afin d'arroser le réseau de clientélisme grâce auquel il tenait le pays.
Les riches familles blanches, dont les rejetons étaient un rien trop vocaux à son encontre, étaient des victimes désignées.

La jeune femme s'était retrouvée en cellule pour "désordre public, complot contre l'état, terrorisme et infraction routière".
Non que la justice des Îles Vertes avait besoin d'une excuse pour faire arrêter quelqu'un.
Ou le Président pour faire disparaître un détenu.
Pas quand le système carcérale privé était une des premières industries du pays et majoritairement aux mains de RentAJail, firme Wapongaise comptant nombre d'opposants politiques du globe parmi ses pensionnaires.
Au début, elle avait été bien traitée tandis que Réf Pi faisait chanté sa famille avec la promesse d'une libération à venir.
Puis, lorsque le flot monétaire s'était tari, Réf Pi avait fait arrêter sa famille également, saisissant leurs biens restants pour "raison d'état".
La villa coquette en front de mer où Alisée avait passé son enfance devait à présent être occupée par l'une des maîtresses du dictateur.

Quant à Alisée elle-même, on l'avait oubliée.
Littéralement : le loyer de sa cellule n'avait plus été payé.
Et elle avait donc été rachetée. Par qui ? Mystère.
Toujours était-il qu'elle s'était retrouvée ici...


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[quote][img]http://img837.imageshack.us/img837/2108/t4rr.png[/img]

Nom : Pivoine
Prénom : Alisée
Ethnicité : Almérane ; Celte
Origine : Fiémance
Date de naissance : 02/07/1993
Matricule : #20190810F456
Date de mise en service : 10/08/2019
Liste d'unités produites : AT-202005-0138 ; AT-202105-0222
Capacité restante : 10
Date de désaffectation : 10/11/2032
Statut : En repos[/quote]

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Après la fin de la première session, s'il avait bien été une chose qu'elle s'était efforcée de faire, c'était de garder une trace du passage du temps.
Les 90 jours de répit laissés à son corps meurtri s'étaient d'abord écoulés à une vitesse incroyablement lente, telle une agonie différée.
Mais la dernière semaine, alors même que le régime complémentaire par intraveineuse s'enrichissait, avait vu les jours filé bien trop rapidement.
Elle s'était ensuite retrouvée dans la même pièce exigu et trop claire, où un sentiment de malaise profond se dégageait du caractère par trop aseptisé des murs et du sol.
Puis était venu les médecins, avec leur stoïcisme sévère, leur économie de mouvements méthodiques et efficaces, tels des machines blasées par une procédure préformée trop de fois.
Mais l'attitude détachée et la banalisation des médecins n'était rien comparée à l'hypocrite sympathie des infirmières, bien plus blessante.
"-Tout va bien se passer..."
La même phrase serait répétée neuf mois plus tard, sur le même temps se voulant faussement rassurant, juste avant la césarienne...
La deuxième performée sur sa personne en moins de deux ans.
Et, Alisée se l'était jurée, la dernière.
Ce serment, elle l'avait fait alors même que le fruit de sa chair lui était à nouveau arraché, enlevé sans un mot, englouti par la procédure désormais bien huilée d'une véritable usine déshumanisée.
Elle avait passé les trois derniers mois à tout faire pour honorer ce serment.
Pour ne pas se retrouver sur la table d'insémination et, par la suite, enchaînée à un lit, à attendre la délivrance alors que son corps se déformait.


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Un coup sec de plus et la visse acheva de lâcher.
Alisée avait passé plusieurs jours à lentement la travailler, affaiblissant progressivement l'attache de la barre à laquelle était relier l'un des bracelets de cuir qui lui maintenaient les membres.
Pas trop, toutefois, afin de ne pas alerter le personnel.
À présent, seule âme éveillée (ou au moins consciente) dans le long corridor de lits qu'on osait appeler "salle de repos", elle s'activa à se libérer.
La froideur des carrelages lança une sensation vivifiante à travers ses jambes en manque d'exercice alors qu'elle faisait ses premiers pas, pieds nus, vers la porte.
Sur son ventre exposé, la cicatrice encore visible de son labeur la fit souffrir, ses abdominaux affaiblis et mal soignés protestant contre le mouvement soudain d'un corps dont une seule fonction intéressait ceux qui, depuis deux ans, en avaient l'usage.

La porte était verrouillée, bien sûr, un cadran attendant la lecture d'une puce.
Une puce NANITA, comme chaque personne ici en portait. Mais celle d'Alisée, implantée dans son bras dès le premier jour, ne ferait pas l'affaire.
Non que la jeune femme n'eut pas songé à ce détail : en 2019, lors de sa capture, les puces NANITA étaient déjà bien connues du grand public.
Elle avait même écris un article sur ce sujet, argumentant le fait que son usage compulsif serait un signe sûr de la nature oppressive d'un régime.
C'est donc avec impatience qu'Alisée se plaqua contre le mur, hors de vue de la maigre fenêtre en plexiglas qui ornait la porte tout en regardant l'horloge électronique qui, hors de vue des "patientes", rythmait la journée des infirmières et techniciens.
04h36. Une infirmière passerait faire sa ronde d'inspection des signaux vitaux et des sacs d'excrément d'ici 4 minutes.
Les pupilles dilatées, en alerte, les muscles crispés et l'estomac noué, Alisée attendit, les jambes tremblant autant sous l'effort qu'à cause de l'adrénaline qui circulait à robinet ouvert dans son organisme.
Dans sa main droite, dans la pénombre ambiante, se distinguait la forme menaçante d'un urinoir...

----------------------------------------------

[quote][img]http://img694.imageshack.us/img694/7932/nanoware.png[/img]

NANOWARE TOTAL SECURITY SYSTEM

Code : Tout sélectionner

#202204300439#DOOR51#ACCESSREQUESTED
#202204300439#DOOR51#LOG:NURSE0098
#202204300439#DOOR51#ACCESSGRANTED
#202204300439#DOOR51#DOOROPEN
#202204300440#DOOR51#DOORCLOSE
#202204300443#DOOR51#ACCESSREQUESTED
#202204300443#DOOR51#LOG:NURSE0098
#202204300443#DOOR51#ACCESSGRANTED
#202204300443#DOOR51#DOOROPEN
#202204300444#DOOR51#DOORCLOSE
!!! ORANGE ALERT !!! SUSPICIOUS BEHAVIOR DETECTED !!!

DESCRIPTION :
[quote]"Le délai entre deux identification par une même personne sur la porte #51 est inférieur de 72% à la moyenne enregistrée.
Action conseillée :
- Vérification visuelle immédiate de la zone via caméra de surveillance afin de statuer sur la situation
- Contact téléphonique avec la personne s'étant identifiée afin obtenir la raison de ce changement de délai[/quote][/quote]

Wang :
Garde de sécurité RentAJail
"-Hé !! Yang !! J'ai une alerte orange !! Une infirmière qui nous a battu un record de vitesse dans la salle de repos n°6."

Yang :
Garde de sécurité RentAJail
"-...Et ?"

Wang :
Garde de sécurité RentAJail
"-Bah... Je sais pas. La procédure dit qu'il faut l’appeler pour vérifier que..."

Yang :
Garde de sécurité RentAJail
"-Oublie ça. De toute façon, les gars d'en haut ne vérifient que les alertes rouge à pourpre dans les logs.
Sans doute juste cette petasse de Choon qui carotte et laisse la merde pour la suivante.
J'ai un arrangement avec elle..."


Wang :
Garde de sécurité RentAJail
"-Toi et Choon... vraiment ?"

Yang :
Garde de sécurité RentAJail
"-Pas si farouche que ça quand on la connait... Tiens, d'ailleurs, j'crois que j'vais aller lui rendre une petite visite.
Couvre-moi pour la prochaine demi-heure... et évite de regarder dans les toilettes du 4ème.
Tu risquerai d'y perdre ton innocence."


----------------------------------------------

Ce soir. Cela devait être ce soir. Car demain, la période de repos prenait fin.
Alisée resta haletante un moment face à la porte ouverte, l'urinoire désormais cabossé dans une main, le poignet d'une infirmière bien en chair répondant au nom de "Choon" dans l'autre.
Elle se résolu à abandonné le dernier, n'ayant rien pour trancher ce qui pourrait être sa clé vers la liberté, mais conserva le premier, raisonnant qu'une arme, même aussi pitoyable, serait sans doute nécessaire.
Longeant les murs, elle tituba en suivant les lignes colorées qui, au sol, indiquaient les directions vers différentes sections du complexe.


[img]http://img571.imageshack.us/img571/5900/ob6p.png[/img]

Elle n'avait pas beaucoup de temps. Une demi-heure peut être si ce qu'elle avait entendu Choon raconter à une autre infirmière lorsqu'elles changeaient ses draps était vrai.
Et si cela ne l'était pas, sa marge d'erreur serait très courte.
Elle devait rejoindre le 4ème étage et vite.
La liberté l'attendait...


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[quote][img]http://img694.imageshack.us/img694/7932/nanoware.png[/img]

NANOWARE TOTAL SECURITY SYSTEM

!!! PURPLE ALERT !!! MAJOR SECURITY BREACH !!!

DESCRIPTION :
[quote]"La puce d'une unité de production a été détectée en dehors des zones où elle est autorisée à circuler.
Possible tentative de vol ou d'évasion de la propriété de l'entreprise.
Action conseillée :
- Vérification visuelle immédiate de la zone via caméra de surveillance afin de statuer sur la situation
- Sélection et envoi d'une unité d'interception afin prévenir le vol ou l'évasion.[/quote][/quote]

----------------------------------------------

01/05/2022
Pénitencier RAJ-003
Île d'Atumbo,
Konwmabiwé, ex-Kweku, ex-Îles Vertes, ex-Veporia


[quote]Nom : Thong
Prénom : Yang
Ethnicité : Makiranne ; Wapongaise
Origine : Wapong
Date de naissance : 11/04/1990
Matricule : #GUARD0345
Date de mise en service : 10/03/2019
Date de désaffectation : 30/04/2022
Statut : décédé ; 30/04/2022 ; 05h06 [/quote]

[quote]Nom : Mara
Prénom : Choon
Ethnicité : Makiranne ; Wapongaise
Origine : Wapong
Date de naissance : 07/01/1997
Matricule : #NURSE0098
Date de mise en service : 09/02/2020
Date de désaffectation : 01/05/2022
Statut : transférée; 01/05/2022 ; 12h00[/quote]

[quote]Nom : Pivoine
Prénom : Alisée
Ethnicité : Almérane ; Celte
Origine : Fiémance
Date de naissance : 02/07/1993
Matricule : #20190810F456
Date de mise en service : 10/08/2019
Liste d'unités produites : AT-202005-0138 ; AT-202105-0222
Capacité restante : 0
Date de désaffectation : 30/04/2022
Statut : décédée ; 30/04/2022 ; 07h00 [/quote]

[quote]Nom : Mara
Prénom : Choon
Ethnicité : Makiranne ; Wapongaise
Origine : Wapong
Date de naissance : 07/01/1997
Matricule : #20220501F001
Date de mise en service : 01/05/2022
Liste d'unités produites : -
Capacité restante : 12
Date de désaffectation : 01/05/2035
Statut : En session[/quote]

[quote]Nom : -
Prénom : -
Ethnicité : Alméranne ; Jaardiste
Origine : -
Date de naissance : 12/02/2019
Matricule : AT-201902-0002
Date de mise en service : 01/03/2039
Date de désaffectation : 01/03/2069
Statut : En production

États de services :

Kills : 2
Actions disciplinaires : 0
Blessures : -
Déploiements :
- Pénitencier RAJ-003, Incident 045
- ...
Citations :
- Junior Gold Star : "pour avoir accompli son objectif prioritaire lors d'une mission sans supervision ou assistance et ceci malgré son age et le caractère déterminé de l'opposition"[/quote]
Johel3007

Message par Johel3007 »

Coulisses du Directoire

[img]http://img98.imageshack.us/img98/537/boardmeetingroom.jpg[/img]

Cat Tuong se déplaça légèrement dans son siège, réajustant sa position pour mieux satisfaire le confort de ses vieux os.
En retrait, une secrétaire siliconnée remplissait les tasses de thé des Directeurs Généraux, principalement affiliés à la LNC ou aux extrêmes du MLC.
Aucun des hommes présents n'étaient du PNM.
Et Li Fu, le Directeur Exécutif, brillait par son absence, complètement accaparé qu'il était par la campagne électorale.
Cat Tuong, lui, en tant que Directeur Général à la Défense, avait d'autres priorités que de courtiser les citoyens ingrats à la mémoire courte et à l'humeur sautillante.
Le Wapong menait actuellement une guerre sur plusieurs fronts, certains moins visibles que d'autres, et le front domestique était en soit une opération mineure.
Il y avait l'Hakoim, récemment courtisé par quantité d'intérêts étrangers et probablement le futur théâtre d'un "ménage à trois" entre l'Empire du Raksasa, le Pacte et la Fiémance.
Il y avait le Jeekim, où le Wapong devrait honoré ses alliances et apporter une aide matériel et peut être militaire au Liethuviska dans sa lutte pour libérer le Finnerhland de la Main Noire.
Il y avait le Shankhaï, où des agents provocateurs étrangers, probablement Roumaliens, continuaient de jouer au chat et à la souris avec les services spéciaux.
Il y avait le Zanyane Méridionnal, où les troubles se multipliaient tout comme les actions de nations étrangères visant à foutre le Wapong dehors, comme au Konwmabiwé.
Il y avait la Ménovie, où la LNC envisageait de défendre les intérêts de la Technocratie comme contre-poids futur aux autres puissances régionales.
Et la liste continuait...

Mais l'un des fronts les plus pressants était celui du Nord Vicaskaran.
Le Pelabssa luttait pour sa survie face à la poigne acérée de la Main Noire.
En soit, cela n'était pas un réel soucis : l'OTH disposait encore de quelques surprises pour finir le conflit.
Il n'appartenait qu'au gouvernement Pelabssien de prendre la décision quand il l'estimerait nécessaire.
Non, le réel problème était les conséquences indirectes de ce conflit :

L’ensoleillement diminuait, réduisant la production d'énergie solaire et affectant les rendements agricoles.
Hors, en importateur net de nourriture, le Wapong allait souffrir lourdement d'ici quelques mois.
Le prix du grain et du riz allait grimper, affectant cruellement le pouvoir d'achat des citoyens les moins aisés et les exposant aux démagogues.
Le prix de l'énergie grimperait aussi.
Que le Wapong compte sur le nucléaire, l'éolien et le marémoteur pour son avenir ne changerait rien au fait que l'ensemble de l'économie ralentirait, les sommes habituellement injectées dans l'épargne allant vers la consommation des ménages.

Non qu'il y eu encore grand chose à ralentir, sur le plan économique : le Wapong dépendait lourdement de ses exportations.
Et le Pelabssa, en dépit de sa crise à rallonge, restait LE plus gros marché de consommateurs au monde.
L'arrêt soudain du commerce pour cause d'invasion avait pour ainsi dire geler l'économie Wapongaise pendant 3 mois.
Chaque usine dont les produits partaient pour le Pelabssa se retrouvait soudainement sans client, sans argent et donc sans raison d'être.
L'outil et la main d'oeuvre demeuraient mais, à part produire pour leur propre compte, les entreprises n'avaient ici aucun intérêt à en faire usage.
L'endettement de l'État et des autres acteurs privés était la solution choisie à court terme mais il convenait de réaligner toute l'économie.
Hors, il fallait pour cela un budget et justement...


Ji Wu
Directeur Général de la Banque Nationale du Wapong
"-C'est un trou de 2 milliards $USP qu'il nous faudra combler pour cette année.
Un peu plus de 14 milliards de $RAK.
Et ceci rien qu'à cause de l'arrêt de l'aide financière Pelabssienne.
Je ne vous parle pas du coût qu’entraîneront les mesures que vous envisagez de lancer.
Payer une telle masse de main d'oeuvre pendant une année pour de travaux improductifs à court terme va requérir l'émission de plusieurs trilliards de Wan !!"


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Avons-nous le choix ? Même en cas de victoire du Pelabssa, il sera impossible de trouver là-bas une clientèle ayant des moyens de paiement.
Notre population ne peut resté inactive. Pas alors que nos voisins guettent l'occasion de nous sauter à la gorge !!
Que le Wan s'écroule dans un ou deux ans, si besoin, mais nous devons continuer à produire et, plus important, réorganiser cette production.
Vous avez lu les rapports comme moi ou, par les Kamis, vous avez au moins ouvert un journal :
À In-Tao et à Ophrone, ils fabriquent des missiles par centaines alors que nous fabriquons encore des smartphones !!"


Ji Wu
Directeur Général de la Banque Nationale du Wapong
"-Quand bien même nous opterions pour une prise en main de l'économie, il ne vous reste que 5 mois pour la mettre en place.
Après cela, je vous renvoie à vos journaux : le Syndicat gagnera probablement ces élections et haut la main !!
Légalement, ils empêcheront de telles réformes ou en prendront le contrôle direct.
Le peuple sera derrière eux et l'armée suivra de toute façon l'Assemblée sans se mêler de politique.
C'est à cela que la nouvelle génération de soldats est éduquée... tandis que la vieille garde s'exilera ou suivra ceux qui peuvent la payer.
Hors avec les poches de vos partisans à présent vides..."


La chute du Pelabssa sonnait bel et bien la mort du "Miracle Wapongais", dont les fondations reposaient encore largement sur l'exportation de biens de consommation au profit de "grands frères" investissant dans son appareil productif.
L'utopie visée par Nute Fan ne verrait pas le jour.
Seules demeureraient les alternatives plus pragmatiques et brutales :
Communisme, Panmakiranisme, National-Capitalisme.
Et même pour ses deux derniers, c'était mal parti...


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Vis-à-vis de ses propres citoyens, un État n'a JAMAIS les poches vides, Wu.
Et pour au moins les cinq prochains mois, l'État, c'est encore m... heu nous.
Alors cessez de pleurnichez sur la croissance de demain et aidez-moi à créer cette armée laborieuse grâce à laquelle nous resterons au pouvoir.
Le Syndicat peut bien remporter la victoire dans les districts qu'il veut mais là où les frontières internes existent, c'est la LNC qui triomphera.
Par la voie légale ou par les armes..."
Johel3007

Message par Johel3007 »

Research & Destruction

28/06/2022
Kûmana,
Avant-Poste n°3
Région Nord


[img]http://img600.imageshack.us/img600/8374/opkhiamfromeast.jpg[/img]

Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Du nerf, les gars !! Cette section doit être finie avant la tombée de la nuit ou vous continuerez à la lumière des torches !!
J'vous dis pas le genre de cible que vous ferez !!
Mieux qu'un tir au pigeon !!"


Si le ton, sec, cassant, pressé et irrité, motivait temporairement les soldats à donner de l'ardeur dans leurs coups de pelle, le coeur n'y était pas.
Voici maintenant six mois qu'ils attendaient, se préparant et répétant les drills, inlassablement.
Six mois depuis la frappe nucléaire globale qui, selon les informations qu'ils avaient obtenu, avait décimé les forces de l'OTH.
Les troupes de l'Armée Auxiliaire au Zanyane étaient largement intactes, dispersées qu'elles étaient dans des patrouilles dans les pays qu'elles étaient chargées de protéger.
Mais celles déployées au Liberta et dans les autres pays plus au Sud avaient tout de même perdu leur base, souffrant d'un terrible vide logistique.
Les désertions y avaient été nombreuses maintenant que la paie suivait difficilement et que la promesse d'un asile au Pelabssa était peu tentante.


[img]http://img820.imageshack.us/img820/5439/2xu9.jpg[/img]

Le 1st Libert avait aussi souffert son lot de départ mais dans des proportions moins importantes :
Il était de la seconde génération, uniforme dans son ethnicité et dans sa nationalité, rattaché à une nation précise.
Si l'exode était un fort incitant, beaucoup de volontaires étaient surtout là pour la possibilité d'emploi quand ils reviendraient chez eux.
Le salaire était un facteur aussi, bien sûr, considérant que la Libertie d'après-guerre n'était pas aussi prospère que le reste de l'OTH.
Mais avant tout, Samir et ses frères d'arme étaient des patriotes et des idéalistes, épousant l'habit de mercenaires par nécessité.
Rien à voir avec la racaille de la 1ère génération, recrutée tous azimuts pour combler un manque.

Depuis six mois, ils attendaient donc une attaque de la Main Noire qui ne venait pas.
Ils étaient préparé, ayant fortifié chaque avant-poste et même construit plusieurs avant-postes secondaires ainsi que des positions de repli tertiaires.
Des milliers de tonnes de ravitaillement variés dormaient sous la poussière du Kûmana, divisées entre des centaines d’entrepôts de stockage enterrés.
Chacun pouvait permettre à une unité de poursuivre la lutte si le front s'écroulait... ou de s'abriter en cas de bombardement nucléaire.

L'aspect logistique avait été un bref soucis mais n'en était plus un à présent :
En dépit du conflit "mondial" entre la Main Noire et l'OTH, le commerce civil n'avait jamais vraiment cessé.
Et depuis peu, l'essence coulait à flot sur le marché.
Pour cela comme pour le reste, les bénéfices du petit commerce mis en place avec les "sponsors" wapongais aidaient pas mal.

Mais le coeur n'y était plus car, en dépit de l'attente, l'ANR ne venait pas.
On pouvait le comprendre : ses priorités stratégiques étaient ailleurs.
D'autant que le 1st Libert ne rejoindrait jamais le front au Pelabssa.
Pas sans navire ou avion de transport, alors que les cieux et les mers entourant le Nord-Vicaskaran grouillaient de Rostovs.
Mais pour les soldats du 1st Libert, la menace semblait moins réelle et pressante que Samir et les autres officiers ne le leur répétaient.
Et en son fort intérieur, Samir lui-même commençait à se dire qu'ils avaient été oubliés.


???? :
"-Je vois que mes dollars sont bien dépensés..."

Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Autant soigner notre petit confort.
Quelque chose me dit qu'on sera là pour un long moment encore.
Et puis, à défaut de retourner au Monde Libre, autant faire venir le Monde Libre à nous."


???? :
"-En le construisant ici ?"

Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Pourquoi pas ? On a le temps et les moyens.
Je t'ai déjà parlé d'à quel point la terre est fertile ici.
Si ça doit devenir notre nouvelle patrie, autant en faire quelque chose dont nos enfants seront fiers."


???? :
"-De ce coté-là, le vieux roi demeure toujours aussi silencieux.
Il préfère faindre d'ignorer la présence des étrangers plutôt que de prendre une décision qui lui aliénerait une faction ou une autre.
Un choix sage, d'autant que votre faction gagne en influence parmi les indigènes."


Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Et ce serait quoi, "notre" faction ?"

???? :
"-Celle qui aime recevoir un prix équitable pour son travail sans qu'on lui dicte à la pointe d'un fusil ce qu'elle doit faire.
Non que vous n'avez pas l'option de cet argument mais jusqu'ici, tes frères et toi avez sû éviter de vous la jouer seigneurs de guerre.
Un gros plus pour la population locale : le 1st Libert est un vecteur de prospérité plutôt que de terreur et d'oppression."


Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Tant que toi et tes patrons continuerez d'acheter, tu veux dire ?"

Une note d'hostilité était perceptible dans la voix du Libertien.
Avant l'holocauste, les soldats du 1st Libert voyaient la cultivation et le transport de ricine comme un petit bonus à leur salaire.
Mais avec la chute du dollar pelabssien, le pouvoir d'achat de leur paie avait fondu comme neige au soleil.
Le Corps d'Armée dépendait maintenant principalement de son petit commerce pour survivre.
Comme officier, Samir le savait mieux que quiconque : rien que les salaires nécessitaient 400.000 Latinas Numanciennes chaque mois !!
Le double de la situation d'avant l'holocauste mais l'état-major avait dû adapter afin de maintenir la loyauté des troupes.

[img]http://img33.imageshack.us/img33/9257/knvg.jpg[/img]

En comptant les autres frais, c'était un peu plus de 215 millions de Latinas qui seraient dépensées chaque année pour maintenir le Corps opérationnel et actif.
Dans ce contexte, il n'avait pas été difficile de vendre le concept Wapongais au Major en charge de son bataillon, puis au Colonel en charge de la division et enfin de séduire le reste du Corps d'Armée.
Avec cet état de fait installé, l'ampleur du commerce, les moyens disponibles et l'efficacité avaient augmenté dramatiquement :
Autrefois, la compagnie de Samir déplaçait discrètement la marchandise à petite dose, via quelques camions entre deux patrouilles nocturnes.
Aujourd'hui, de long convois escortés par des unités blindées faisaient un aller-retour quasi-hebdomadaire vers les ports, en plein jour.
Là où Samir et ses hommes maintenaient le silence autour de leurs opérations, celles-ci étaient à présent coordonnées par radio.
On utilisait même les hélicoptères de transport pour réaliser des livraisons express dans les exploitations les plus en profondeur.

[img]http://img51.imageshack.us/img51/5837/s5nf.jpg[/img]

La division logistique avait pu mettre à l'oeuvre ses unités de génie pour aider les indigènes à optimiser leurs champs.
Des pistes droites et plates traversaient la savane, avec des ponts improvisés mais néanmoins solides sautant par dessus les cours d'eau.
Tout cela pour faciliter le transport de cette plante que les Wapongais achetaient à prix d'or. Celle-là et d'autres...
La liste s'était allongée, la culture se diversifiant à mesure que le nombre de villages impliqués augmentaient et que la spécialisation devenait possible.
Aujourd'hui, en plus de la ricine, le 1st Libert supervisait la culture d'une dizaine d'autres types de plantes.
Pour certaines, comme le pavot, le khat ou le chanvre, l'usage final était clair. Pour d'autres, cela l'était moins.
Mais toujours était-il que le 1st Libert était à présent officieusement employé par des trafiquants de drogue.
Et Samir était confus quant à comment se sentir par rapport à cela.
Aider à temps partiel les intérêts mercantiles obscures de Wapongais était une chose.
Servir à temps plein de "muscle" à une organisation criminelle en était une autre.


???? :
"-Personne ne te force à rester, mon ami. N'as-tu pas déjà assez d'argent pour rentrer chez toi par un vol civil ?
Je suis certain qu'un de tes lieutenants sera heureux de prendre ta place si tu venais à déserter.
Et même tes supérieurs n'y trouveraient rien à redire : tu leur laisses un business florissant."


-------------------------------------------

28/06/2022
Wapong,
Anali,
Usine d'engrais de la YummiCorp


[img]http://img830.imageshack.us/img830/8880/yummicorp.png[/img]

...et florissant, le business promettait de l'être :
Juvna avait été atomisée, décapitant ainsi l'un des centres névralgiques du commerce de narcotiques dans l'hémisphère nord.
Le Viek Kiong était tellement surveillé que rien n'en sortait sans être automatiquement traqué et intercepté au premier port.
Le Makengo "libéré" de la Main Noire avait en même temps perdu sa filière de distribution.

Un gigantesque vide était laissé sur le marché et même la perte d'un marché comme le Pelabssa ne signifiait rien à ce niveau :
Partout, cartels, mafias, triades et jusqu'aux états eux-mêmes se pressaient pour remplir ce vide et tirer un peu du profit né de l'addiction.

Les Services Spéciaux du Wapong n'étaient pas en reste.
Pas pour financer le Directoire ou la République mais bien uniquement pour financer les Services Spéciaux eux-mêmes.
Avec le trou dans leur budget qu'avait laissé la destruction du Pelabssa, c'était nécessaire.
Mais si cela pouvait en même temps enrichir leurs membres et les rendre indépendants du Directoire et donc de l'Assemblée Citoyenne...
Pourquoi pas ?

Le réseau n'était pas encore pleinement opérationnel.
Mais toutes les pièces étaient là.
Contrairement à Juvna, le Wapong ne deviendrait pas une "capitale mondiale du crime organisé" rapidement mise sous embargo mondial.
La production, le stockage, la transformation, la distribution, le blanchiment des profits et jusqu'à leur réinvestissement et la dépense finale...
Tout aurait lieu hors du Wapong, au profit de projets menés à l'étranger ou d'individus disposant, de par leur profession, de pieds à terre à l'étranger.

Le premier bénéficiaire serait Ba Hiep Diep, alias "L'Inamovible Boucher" et Directeur Général des Services Spéciaux.
L'homme ne faisait pas de politique ou plutôt n'avait pas de convictions politiques sinon qu'il fallait rester en vie afin de profiter de l’existence.
Et qu'à ce niveau-là, tant qu'on maintenait une position de pouvoir, tout les régimes se valaient.
Ce n'était pas lui qui le disait mais mais les nombreux enregistrements compromettants qu'ils avaient sur des dignitaires de régimes "moralement supérieurs".

Mais en cet instant précis, la parcelle du réseau qui concernait Diep était la ligne qui partait du Kûmana vers ses partenaires du Sud-Vicaskaran.
La production de gaz de ricine qui y était organisée devrait, à terme, permettre de doter le Wapong d'armes chimiques.
Le Wapong... ou une autre nation, si Diep trouvait un intérêt, le moment venu, à changer de patrie.
Il se faisait vieux et un peu de soleil ne ferait pas de mal à ses os.
Mais d'abord, il lui fallait sécuriser sa retraite.

[img]http://img834.imageshack.us/img834/1884/00i2.jpg[/img]

Avec le regard impatient d'un enfant observant sa mère préparer un dessert, Ba Hiep Diep supervisait de derrière une vitre les opérations menées en contre-bas.
Celle-ci ne serait pas la bonne... Il faudrait encore de nombreux essais pour avoir le procéder de fabrication correct de la molécule.
Mais les chercheurs de deux nations, renforcés par des exilés Pelabssiens, ne pouvaient échoué très longtemps.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Coulisses du Directoire

[img]http://img98.imageshack.us/img98/537/boardmeetingroom.jpg[/img]

Le graphique affiché sur l'écran était déprimant pour Cat Tuong.
Le vert et le rouge sombre y écrasaient de leur massive présence les fines bandes de bleu, rose et pourpre, la dernière couleur représentant la LNC.
Celle-ci ne manquait pas de partisans, ayant sécuriser un noyau "dur" de plusieurs dizaines de milliers de citoyens et un électorat flottant au moins trois fois plus importants.
Mais cet électorat s'avérait trop dispersé que pour emporter des Districts.
En dépit de la propagande officielle, les frontières internes et l'implantation de puces sur les citoyens n'était pas très populaire :
On s'en accommodait pour profiter des avantages offerts, tel que l'accès au logement dans les meilleurs zones résidentielles ou à un emploi stable et bien payé dans une grande entreprise.
Mais le système, là où il était appliqué, était adopté par le peuple sans enthousiasme débordant.
Eden se construisait mais le processus, déjà laborieux, était à présent compromis plus que jamais par la farce qu'étaient ces élections.

Cat Tuong ne s'en souciait pourtant qu'à moitié :
Tout comme le Syndicat, la Ligue ne comptait pas principalement sur quelques bulletins déposés dans une urne pour contrôler le pays et sa population.
L'un comme l'autre construisaient un "état dans l'état", mettant en place au travers d'une base privée les institutions et infrastructures sur lesquels ils s'appuieraient pour vaincre leur adversaire.
Vu de la hauteur rassurante des statistiques publiées par les médias étrangers, le gouvernement Wapongais était petit, laissant une liberté quasi-absolue à sa population au point de ne même pas avoir de police nationale.
Mais dans les faits, le Wapong était en réalité une nation enrégimentée par des organisations qui n'avaient RIEN à envier aux états-nations, avec leurs casernes-écoles, leurs bataillons de travailleurs, leurs forces armées privées, leurs propriétés fortifiées et leurs stocks d'armes débordant.
Les élections ? Un show pour rassurer le reste du monde.
Et aussi un moyen pacifique pour définir qui contrôlerait l'armée officielle, avec son équipement lourd capable d'écraser n'importe laquelle des factions dans une bataille rangée mais sa neutralité politique de plus en plus affirmée via les recrues issues des pensionnats militaires.
C'était aussi un moyen de définir qui aurait le droit de taxer les citoyens et donc de mobiliser de force les ressources nécessaires à ses projets.
La Ligue et le Syndicat s'affronteraient un jour de manière plus directe et massive, déchirant le pays en deux.
La mission de Cat Tuong, en tant que chef de file de la Ligue, était de s'assurer que celle-ci soit prête pour le conflit.
Cela n'impliquait pas de gagner les élections : le PNM pouvait les remporter, offrant aux oligarques industriels une domination incontestée pour cinq années de plus tout en laissant les masses abruties par un nationalisme bon marché agiter des drapeaux verts et bruns, sans avoir conscience de travailler à leur propre asservissement.

Non, le triomphe finale de la Ligue et la progression du Projet Unique ne nécessitait pas que la Ligue remporte les élections.
Elle devait juste s'assurer que le Syndicat ne les gagnent pas car, avec une assemblée citoyenne dominée par les communistes, la marge de manœuvre légale de la Ligue serait beaucoup plus étroite.
Les libertés individuelles seraient rapidement et officiellement réduites à mesure que le Syndicat ferait enfler les responsabilités du gouvernement et le panel de lois, réglementations, interdictions, ect...
Si cela arrivait, la Ligue n'aurait pas d'autres choix que d'obéir aux lois et de voir Eden se dissoudre... ou de livrer bataille de manière plus directe et massive que maintenant afin de sauver Eden.
Les escarmouches de rue entre militants trop zélés et les assassinats sporadiques de personnalités trop influentes qui avaient actuellement court depuis 10 ans déjà feraient place à des batailles rangées dans les rues et les campagnes.
Et dans ce chaos sanglants, l'armée s'alignerait avec le camp qui serait légitimement en charge de la gestion du pays et de ses habitants, c'est à dire avec le Directoire, dont les membres étaient nommés par l'Assemblée Citoyenne... dominée alors par le Syndicat.
C'était la même raison que celle qui avait poussé le Syndicat à attendre au lendemain de la révolution de 2012 :
Le MLC et le PNM dominaient alors l'Assemblée Citoyenne et donc le Directoire et donc l'armée.
Une révolte armée des communistes aurait été une défaite totale pour eux, tout comme une révolte armée des natcaps le serait demain en cas de victoire électorale du Syndicat.

Voilà pourquoi la Ligue faisait d'avantage pour affaiblir le résultat électoral du Syndicat qu'elle ne faisait pour booster son propre score :
Le PNM avait de réelles chances de remporter les élections et s'allierait de toute façon avec la LNC pour maintenir une majorité à l'Assemblée Citoyenne.
Les projets de société de la LNC et du PNM étaient compatibles.
Alors pourquoi lui faire une concurrence improductive en courant après des voix additionnelles quand il suffisait de s'assurer d'un noyau solide tout en affaiblissant le SSP ?

Mais la victoire du PNM (ou plutôt la défaite du SSP) aux élections n'était pas garantie.
Cat Tuong réfléchissait donc à un plan B pour sauver la Ligue ou, au moins, l'idéal du Projet Unique.
D'où la réunion d'aujourd'hui avec les directeurs de plusieurs entreprises acquises à cette cause.


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"Comme vous le voyez, c'est assez serré.
Une coalition PNM-LNC ne remporterait actuellement que 28 Districts au mieux.
Là où le SSP pourrait en avoir jusqu'à 35.
Pas assez pour qu'il règne en dictateur via une majorité absolue mais suffisant pour que, en s'alliant avec le PSR, quantité de mesures sociales soient imposées.
Le MLC n'aura pas assez de districts que pour faire une réelle différence ici.
Ce seront les candidats indépendants qui feront la différence... et il n'est pas possible de prévoir leur attitude. Vous avez lu le programme de certains, non ?"


Thach Wai
Directeur Général de Wai Health Corporation
"-Je les ai lu. Certains ne sont pas déraisonnables.
Le CLE, par exemple, encourage le recourt à un régime partiellement végétarien qui, objectivement, est non seulement plus sain mais aussi bien moins coûteux à produire.
Nous pourrions augmenté l'espérance de vie moyenne de la population de quelques années grâce à la promotion active d'une telle chose, tout en réduisant les dépenses liées à l'importation de viandes et autres produits d'origine animale."


Ruh Than :
Directeur Général de YummiCorp
"-...et ainsi faire perdre des milliards au secteur agroalimentaire, lequel a investi beaucoup déjà dans la recherche afin d'assurer une hausse de notre production alimentaire tout en diminuant les coûts de production directs.
Vous voulez que ces investissements soient gâchés par un projet d'ingénierie sociale contre-nature ?
Cette attitude qui consiste à renoncer à quelque chose sous prétexte qu'il est difficile de l'obtenir me dégoutte !!
Quand le fruit juteux est hors de portée, vous contentez-vous de manger ceux qui sont pourris car vous n'avez qu'à les ramasser ?
NON !! Vous trouvez un moyen d'étendre votre allonge pour satisfaire votre désir !!"


Thach Wai
Directeur Général de Wai Health Corporation
"-Votre argument est stupide et détaché de la réalité quotidienne de quantité de foyers wapongais.
Bien entendu, tous désirent de la viande à chaque repas quotidien.
Mais ils se satisferaient déjà largement d'avoir un repas quotidien tout court, ce qui n'est pas le cas dans certains quartiers de notre propre capitale !!
D'où croyez-vous que le Syndicat a trouver l'inspiration pour ses [url=http://www.simpolitique.com/post205977.html#205977]"bataillons affamés"[/url] ?!
Ce n'est pas du poulet transgénique piqué à l'eau qu'il sert à ses troupes pour obtenir leur fidélité mais bien du grain !!"


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Un débat fascinant et que nous reprendrons lorsqu'il sera tant de discuter de la campagne électorale en elle-même.
Mais dans l'immédiat, concentrons nous sur les solutions si le Syndicat venait à gagner ces foutues élections.
Nous avons déjà abordé l'idée de la délocalisation de nos activités dans d'autres pays.
Eden est apatride et transnational. Si les wapongais refuse d'en faire partie aujourd'hui, nous pourrons toujours trouver d'autres populations plus réceptives.
La question essentielle est de savoir lesquelles... ou au moins où.
Il faut un sanctuaire pour que le Projet Unique puisse germer et croître sous les yeux du reste du monde."


Thach Wai
Directeur Général de Wai Health Corporation
"-Avec la destruction de la Zone Beethoven, l'île d'Atumbo est notre meilleure option pour un repli.
Elle concentre des infrastructures modernes, un personnel qualifié et a un accès à la mer, ce qui facilitera son développement.
Sans parler du fait que quantité de nos projets de recherche s'y déroule et qu'une partie de notre flotte y est stationnée.
Si l'armée dans son ensemble est apolitique, il devrait être toutefois facile de convaincre les marins de se rallier à nous pour échapper au collectivisme du Syndicat."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-La présence même de certaines de ces recherches fait qu'Atumbo ne peut pas être notre sanctuaire.
Eden doit pouvoir fleurir au grand jour pour pouvoir séduire par l'exemple.
Cela implique qu'il ne soit pas associé à certains de nos projets secondaires.
D'autant que l'attention accordée à Eden porterait la lumière sur certains de ces projets alors que leur existance doit restée secrète."


Ruh Than :
Directeur Général de YummiCorp
"-L'Hakoim est une terre pleine de promesse.
Cubical et Anthracite y ont débuté des travaux pour faciliter son urbanisation et les déplacements.
Et si le Syndicat l'emporte effectivement, on peut s'attendre à un afflux de réfugiés wapongais vers l'Hakoim dans les années qui suivront.
De même, la présence de troupes du Raksasa et l'influence importante du panmakiranisme dans ce pays en font une parfaite base arrière.
Voir même une tête de pont d'où se lancer à la reconquête du Wapong."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Avec les opérations en préparation contre l'URKR, je ne compterai pas trop sur la protection du Raksasa.
Jiyuan ne sera peut être qu'un cratère fumant d'ici quelques mois.
L'Empire aura alors d'autres chats à fouetter que de s'occuper du Sud-Est Makara, alors que les marxistes n'auront rien de plus pressant sitôt l'URKR vaincu.
Il nous faut nous porter hors d'atteinte immédiate de l'URCM, dont le Syndicat n'est rien d'autre qu'une branche locale."


Thach Wai
Directeur Général de Wai Health Corporation
"-Le Luania. Than-san sera d'accord avec moi pour affirmer que nous y avons de nombreux partisans et alliés.
Le gouvernement de Fiegourhead fait son lot de mécontants parmi le peuple mais il demeure plus compétent que la junte communiste qui le précédait.
Les ressources naturelles sont très larges et variées tandis qu'une expension vers le Ranekika est possible si celui-ci poursuit aussi sur la voie du National Capitalisme.
Un continent entier s'offre potentiellement à nous, avec seulement les Tarnois et les Esmarkiens dans le chemin."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-...et l'Empire, bien entendu.
Je suis certains que nos partenaires Khaldidiens seront ravis de nous voir briser l'accord tacite de neutralité dans sa guerre froide avec le Ranekika.
Le Sud-Vicaskaran est une poudrière en équilibre délicat que le moindre nouvel acteur fera exploser.
Il ne peut pas se permettre le luxe d'une guerre intestine alors que l'URKR est encore une menace.
Mais soit, conservons l'idée.
Certains rapports de nos agents sur place ont rapporté une activité parmi les mouvements technocratiques.
En soit, l'agenda de la Technocracie n'est pas fondamentalement opposé au nôtre et nous pourrions aisément coexister voir même nous allier si cela facilite notre survie et développement.
Une autre idée ?"


Ruh Than :
Directeur Général de YummiCorp
"-Le Ranekika, évidemment.
Une population Wapongaise importante et en expansion rapide.
Et une base politique favorable au national-capitalisme."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Oui. D'autres idées ?"

Shura Lo
Directeur Général de Kaze Airline
"-Et pourquoi pas la Fiémance ?"

Shuro Lo s'attira un regard confus des autres directeurs, auxquels il répondit en lançant [url=http://www.simpolitique.com/post213555.html#213555]un exemplaire du journal "l'Économiste".[/url]

Shura Lo
Directeur Général de Kaze Airline
"-Hum... enfin... si quelqu'un a 14 milliards sous la main, bien sûr."
Johel3007

Message par Johel3007 »

Coulisses du Directoire

[img]http://img98.imageshack.us/img98/537/boardmeetingroom.jpg[/img]

L'information venait d'être transmise :
Li Fu, Directeur Exécutif, avait reçu l'acceptation tacite du gouvernement de Shawiricie pour la mise en place d'un plan d'évacuation structuré.

Les efforts déployés par plusieurs grandes nations afin de porter assistance aux réfugiés Pelabssiens étaient en eux-mêmes titanesques.
L'Empire du Raksasa avait, à peine quelques jours après les frappes Rostovs, lancé le PISHPO (Plan impérial de sauvegarde de l’humanité et des populations opprimées).
Un plan ambitieux qui mobilisait pas moins de 40 avions et une centaine de navires-cargos, débuta l'installation de 200 camps, chacun une véritable ville capable d'accueillir 20.000 de réfugiés en vue d'un triage progressif par le personnel de l'OMD.
Une opération massive qui, en un peu plus de neuf mois, avait sauver plus de 3 millions de personnes... et permettrait si besoin d'en sauver encore au moins autant.

Mais une telle migration soudaine impliquait un lourd coût pour qu'elle s'effectue dans des conditions normales, en particulier pour un pays dont l'économie était déjà largement taxée par le soutien logistique à une armée gigantesque.
Que l'ensemble ait été réalisé sans réel coopération active avec la Shawiricie ajoutait de sérieuses inefficacités à l'ensemble.
Inefficacités qui pouvaient être corrigées afin de réduire les coûts, accélérer le processus, améliorer le confort des réfugiés,...
Le Directoire en avait parlé depuis le début mais les panmakirans étaient jusqu'à récemment reluctants à s'engager activement sur ce front.
Premièrement car la priorité au Pelabssa, pour eux, étaient de sauver les Pelabssiens d'origine Makiranne, avec une priorité pour les gens éduqués et donc utiles aux entreprises wapongaises.
Les hordes de barbares almérans, de nègres et de vicaskindiens ? Elles pouvaient crevés de faim, de dysenterie ou d'irradiation, peu importe !!
Deuxièmement car le PNM avaient pour politique de ne pas faire d'ombre au Raksasa et aux monarchies Makirannes en général.
Cela voulait dire mettre les ressources à disposition de l'Empire, incliner la tête et obéir avec humilité, en ne formulant ses propres idées que comme d'humbles suggestions.
Une vision que Cat Tuong, ayant le plaisir de se frotter à l'arrogance de la diplomatie impériale, désapprouvait totalement mais ce n'était pas lui le patron.
Ainsi, si un plan existait, il avait fallut attendre la mise en garde de la Shawiricie pour que Li Fu accepte de le considérer sérieusement.
Au vu de la facilité avec laquelle les Shawiriciens avaient répondu au principe de l'idée, le vieux panmakiran ne pourrait pas reculé.


Ji Wu
Directeur Général de la Banque Nationale du Wapong
"-Cela ne reste qu'une promesse tacite mais les chiffres restent impressionnants.
Quant à la capacité d'usage de ces fonds, c'est une autre histoire, bien entendu :
On ne peut convertir instantanément ces billets en véhicules, logements et nourriture dans les proportions voulues.
Mais on peut considéré qu'il sera possible d'obtenir virtuellement n'importe quoi si on y met le prix.
Et avec ce budget, vous avez de quoi y mettre le prix"


Cat Tuong
Directeur Général à la Défense
"-Répétez donc encore..."

Ji Wu
Directeur Général de la Banque Nationale du Wapong
"-Deux cents milliards de dollars Raksasans.
L'équivalent de 30 milliards de dollars pelabssiens antébellum.
Presque la moitié de notre produit intérieur brut et assez pour offrir une indemnité de 2.000 $USP à chaque homme, femme et enfant actuellement dans les camps."


Cat Tuong
Directeur Général à la Défense
"-Song, vous aviez déjà eu le même genre de surprise avec Blackburn, non ?
Combien avait-il donné pour vos chantiers à l'époque, déjà ?"


Song Yamato
Directeur Général aux affaires navales
"-5 milliards de subside. À l'époque, c'était tellement énorme qu'il avait fallu 3 années à Yamato Heavy Weapons pour dépenser l'argent sans le jeter par les fenêtres.
Il m'avait fallut trois mois de négociations, plusieurs visites auprès d'armateurs shawiriciens pour qu'ils fassent pression sur le gouvernement.
Qu'on en ait 6 fois plus aujourd'hui sur une simple lettre est juste incroyable.
Ces gens sont fous. Fous à lier même.
Ils jouent les autruches pendant 10 ans concernant la Rostovie.
Ils gaspillent des milliards pour visiter les étoiles sans rien demander en retour.
Et aujourd'hui, du jour au lendemain, ils offrent une fortune juste pour qu'on résolve leur problème d'immigration.


Cat Tuong
Directeur Général à la Défense
"-Et justement, pouvons-nous les en débarasser dans le délai imparti ?
Nous n'avons que trois à six mois.
"


Shura Lo
Directeur Général de Kaze Airline
"-Avec un budget pareil et les facilités douanières qu'ils nous ont offertes sans même discuter ?
BIEN ENTENDU !!
Ces idiots ont acceptés d'ouvrir une voie prioritaire pour chaque avion, navire, train ou véhicule que nous désignerions !!
L'aéroport de [url=http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_the_busiest_airports_in_Canada#Canada.27s_15_busiest_airports_by_passenger_traffic]Stepro à lui seul accueille plusieurs millions de passagers par an.[/url]
Les compagnies aériennes sauteront sur l'occasion de pouvoir faire des vols à pleine capacité pendant les 6 prochains mois !!
Dites-moi où vous voulez qu'on parque vos réfugiés et je m'occupe de les faire évacuer jusque là !!"


Cat Tuong
Directeur Général à la Défense
"-On parle quand même d'un bon paquet d'avions..."

Shura Lo
Directeur Général de Kaze Airline
"-On parle aussi de 30 milliards $USP."

Un mouvement en direction d'une des agentes présentes et l'écran de projection s'illumina d'une liste, accompagnée de deux graphiques.

Shura Lo
Directeur Général de Kaze Airline
Les grandes villes de [url=http://www.simpolitique.com/topic8170.html]Saint-Jones, Hamilton, Maryville et Washington, situées dans les états frontaliers avec le Pelabssa[/url], ont chacun un aéroport international de plus d'un million de passagers par an.
En les utilisant à pleine capacité sur 6 mois, il devrait être possible d'évacuer un total de 2 millions de réfugiés.
Notre contrat avec la Shawiricie est limité à 100.000 réfugiés, à titre d'essai en vue d'un agrandissement à venir.
Nous n'aurons donc besoin de mobiliser que de 5% des vols.
Quant au nombre d'avions... assumez 200 passagers par avion et nous aurons besoin de 500 vols à peine.
Un peu moins de 3 vols par jour, en soit... et donc même pas un vol par aéroport par jour. Je pense que c'est réalisable et l'évacuation des réfugiés hors de Shawiricie, au vu des moyens disponibles, n'est donc pas un soucis.
Le vrai problème sera, à court terme, de leur fournir abri, nourriture, eau, hygiène et soin.
C'est là que sera le vrai coût et problème.
La nourriture, en elle-même, peut être facilement réglée : 400 kilos de riz et vous nourrirez une personne pendant une année.
Il faudra y rajouter légumes, fruits et viandes mais vu les faibles quantités minimums requises, se fournir localement ne sera pas un soucis, sauf si vous larguez ces pauvres gens au milieu du Barejbal.


Song Yamato :
Directeur Général de Yamato Shipyard
"-Je pense que nous savons tous à qui nous adresser pour les logements et la question des délais ne se pose pas dans le cas de son entreprise.
Pas avec une main d'oeuvre aussi abondante que ce qu'il va recevoir."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Cubical demeure une solution à moyen et long terme.
Dans l'immédiat, des tentes feront l'affaire : l'acier risque de devenir précieux avec les conflits en cours et le dépenser dans des logements serait peu avisé.
L'argument du chauffage n'en est pas un : l'énergie est meilleure marché que jamais et cela devrait aller en s'améliorant.
Cela donnera toutefois du temps à Cubical pour former les réfugiers afin qu'ils contribuent à la création de leurs propres logements par la suite, ainsi qu'à la reconstruction de leur pays une fois l'URKR vaincu.
Dans l'immédiat, affirmons donc les chiffres suivant :"

[quote]4.000 $USP par réfugié, dont :
1.000 $USP pour le transport
500 $USP pour la nourriture
1.000 $USP pour le logement
1.500 $USP pour le reste[/quote]

Shura Lo
Directeur Général de Kaze Airline
"Une minute, là !! Avec 4.000 $USP par réfugiés, si on ne s'en charge que de 100.000 pelabssiens, ça va en faire du surplus !!"

Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Nous ne nous chargerons de 100.000 de réfugiés mais bien de 5 millions."

Shura Lo
Directeur Général de Kaze Airline
"Ouais heu... 'ttendez, là... On passe à 150 vols par jour. Sans doute même un peu plus si on veut se la jouer prudent. Disons 40 vols sur chacun des aéroports visés.
Il me faudra un peu plus que 500 dollars par passager pour..."


Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-5 millions sur deux années, Lo. Sur deux années.
Réalisez les 100.000 premières évacuations avec le budget prévu de 500 dollars par réfugié.
Cela nous gagnera la confiance des Shawiriciens et les poussera à nous faire confiance pour agrandir nos projets... ce qui sera nécessaire pour la deuxième partie du plan."


L'écran changea à nouveau. Les directeurs restèrent silencieux un moment, décodant l'information affichée. À mesure qu'ils procédèrent, leurs mines afficha un mélange de surprise, d'inquiétude et d'incrédulité.

Song Yamato :
Directeur Général de Yamato Shipyard
"-Blackburn a accepté cela ?"

Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Blackburn n'a pas besoin de savoir.
Comme pour le Programme Spatial Commun, notre bon président amateur de sirop d'érable finance l'opération mais il ne s'intéresse pas aux détails.
Il ne s'intéresse qu'aux résultats visibles et à leur effet sur sa popularité.
Blackburn, l'humaniste sauveur des Pelabssiens mais aussi le protecteur des Shawiriciens et de leur mode de vie.
Il sera réélu... ou pas.
Mais dans l'intervalle, il aura ce pour quoi il nous paie.
Et nous aurons ce que nous voulions vraiment.
Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs.
Concernant les questions d'hygiène et l'approvisionnement en eau..."
Johel3007

Message par Johel3007 »

InOps : Archives

[quote]Système Electronique d'Assistance Video :

<center>[img]http://img692.imageshack.us/img692/2599/817590oth.png[/img]

Organisation du Traité d'Hellington
</center>[/quote]

Code : Tout sélectionner

-Bonjour, Directeur Général Tuong,

Merci de patienter tandis que nous établissons la connexion.

... Loading
La situation globale est :
Critique

Code : Tout sélectionner

Sélection des archives InOps détectée...
Veuillez entrer votre mot de passe...
Mot de passe confirmé...
Sélection des archives InOps confirmée...
Sélection de l'interface du Combinat à l'Armement...
Sélection du menu des infrastructures de production...
Sélection du menu "Mayersfield"...
Veuillez entrer votre mot de passe...
Mot de passe confirmé...
Sélection du menu "Mayersfield" confirmée...
Chargement des fichiers...
Sélection du fichier "Complexe18"...
[quote]Complexe 18

[img]http://s27.postimg.org/io4l312hf/5663074229_876e312b8d_o_1.jpg[/img]

Type d'infrastructure : complexe de production industriel lourd
Propriétaire : [url=http://www.simpolitique.com/post67285.html#67285]Mayersfield[/url]
Adresse :Industrial District 77, Lot 5, Jersey City
Date de mise en service : 1943
Production de : Chars lourds TW-15
Capacité mensuelle : jusqu'à 120 unités
Main d'oeuvre minimum: 450
Main d'oeuvre optimum : 4.000 [/quote]

------------------------------------------------

[quote]Historique :

Fondée en 1943 par Mayersfield, le Complexe 18 avait pour objectif initial de répondre à une offre publique du Département de la Défense des États-Unis de Pelabssa pour une production rapide d'un grand volume de chars lourds et légers, ceci en préparation du conflit mondial naissant.
Lors de sa mise en opération, elle fut la plus grande usine militaire du Pelabssa et contribua à près de 20% de la production de chars de l'USP Army durant le conflit, avec plus de 100.000 véhicules produits.

Au terme du conflit, l'activité du complexe se réduisit considérablement pendant près de trois décennies, produisant les modèles TW-12, TW-13 et TW-14 en faibles volumes.
En parallèle avec l'érosion rapide de l'URSR dans les années 80, les infrastructures militaires ferment à travers les USP, le Département de la Défense ne considérant plus la Rostovie comme une menace militaire conventionnelle crédible.
Il fallut attendre 1992, l'ère Toborev et sa doctrine de l'escalade militaire conventionnelle pour que le DoD urge de nouvelles commandes de masse.
Mayersfield propose alors le TW-15, pour la production duquel le Complexe 18, un de trois seuls centres de production de chars alors en activité, est modernisé.
En à peine 3 mois, le complexe est à nouveau pleinement opérationnel et débute une production qui atteint sa capacité maximum 3 mois plus tard.

L'usine est à nouveau partiellement mise à l'arrêt suite au chaos politique et à la révélation du véritable état socioéconomique en URSR, dont la capacité militaire est désormais décrédibilisé complètement.
Le Complexe 18 sert alors principalement à la modernisation de la flotte existante de TW-15 afin de les garder en situation optimum.
Il demeurera dans ce rôle jusqu'en 2010, où la guerre de la Péninsule et le vaste réarmement en Rostovie pousseront le DoD à une réactivation, et ce n'est qu'avec la Plan Kidrow que les usines tourneront à nouveau à plein régime.
Le Plan Marshall et les plans d'armement suivants achèveront de réactiver le complexe qui, en 2021, employait 4.000 personnes et produisait 20% des chars TW-15.

Pour des [url=http://www.simpolitique.com/membre378.html]raisons inconnues[/url], l'usine fut [url=http://www.simpolitique.com/topic3860-525.html]incapable de délivrer un seul des chars lourds commandés dans le cadre du Plan d'Armement 2021, malgré que ce plan eut été planifié pour s'achever début Décembre[/url], soit [url=http://www.simpolitique.com/topic9453.html]60 jours avant les frappes Rostovs[/url] et [url=http://www.simpolitique.com/post204029.html#204029]5 mois avant l'invasion en elle-même[/url].
Les analystes estiment que si un tel arsenal avait été présent au Pelabssa lors de l'invasion initiale, l'URKR n'aurait même pas pu sécuriser une simple tête de pont.


Suivant les frappes Rostovs et l'invasion, le complexe fut largement mis à l'arrêt, la population fuyant les combats.
L'usine fut en partie déplacée, ses équipements démontables encore fonctionnel étant emportés plus au Sud tandis que le reste fut saboté.
Avec l'ennemi aussi proche et l'état-major largement inactif face aux débarquements à Hellbrook, l'idée même de défendre l'usine et de la maintenir en activité semblait ridicule.

------------------------------------------------

Infrastructures :

[img]http://s18.postimg.org/hlt82hlih/Factory.png[/img]
  • Surface totale : 2 km²
  • 47 bâtiments et entrepôts distincts pour assurer la fabrication, l'assemblage et le stockage des véhicules produits.
  • Une route ferroviaire et deux locomotives privées pour assurer un approvisionnement rapide et fluide en matériel.
  • 2 kilomètres de piste incluant différents obstacles et types de terrain pour les tests de conduite de chaque véhicule.
  • Un centre expérimental pour la conception et l'expérimentation de nouveaux modèles et pièces d'équipement.
Coûts opérationnels :

Complexe 18, lorsqu'il était activé à pleine capacité de production, avait un coût de 1,7 milliards $USP, lequel était amorti sur les 1.400 chars lourds produits annuellement.
De ce coût, 80 millions $USP seulement provenait de la main d'oeuvre, le reste venant des achats de matière première et des coûts d'entretien/remplacement de l'équipement productif.

Mayersfield estimait devoir investir annuellement 700 millions $USP en nouveaux équipements dans l'usine pour la maintenir opérationnelle.
Avec la politique de délocalisation de l'outil productif pratiquée par le Combinat à l'Armement pour réduire les coûts, cet investissement fut limité à 500 millions $USP, avec une planification d'une décommission totale de l'usine d'ici 2025, sitôt le Raksasa doté d'infrastructures et d'un savoir-faire équivalents.

------------------------------------------------

Clonage du Complexe 18

[img]http://s23.postimg.org/3mn567tzf/1211abrams.jpg[/img]

Le Complexe 18 a servit de base pour la création de clones au Pelabssa, au Quantar et au Raksasa lors de la constitution du Combinat à l'Armement dès 2017.
Ceux-ci, bien que moins automatisés, sont aujourd'hui opérationnels et contribuaient à la production de 50% des besoins de l'Organisation du Traité d'Hellington en chars lourds avant Janvier 2022.
Les plans pour l'infrastructure et les équipements sont disponibles pour chacun des gouvernements de l'OTH ayant participé au Combinat.
Construire un clone du complexe 18 peut se faire dans une durée relativement courte de 6 à 9 mois.

Il est estimé, sur base des observations faites au Raksasa, qu'un clone fonctionnel du complexe 18 peut être réalisé dans virtuellement n'importe quel nation en voie de développement.
Le clone requiert simplement d'avantage de main d'oeuvre pour compenser le manque d'outils automatisés.
Le nombre de 15.000 à 20.000 employés est estimé comme un chiffre raisonnable.

Dans le cadre de la guerre contre l'URKR, sitôt l'opinion publique mondial polarisé contre la Main Noire, il pourrait être opportun de partager les plans d'un tel complexe.
Le partage de la capacité de production industriel entre plusieurs nations s'inscrirait pleinement dans l'idée derrière le Combinat à l'Armement :
Une dispersion et délocalisation de la production du Pelabssa vers les nations émergentes, afin d'accélérer leur 1ère révolution industrielle, permettre la reconversion du secteur secondaire Pelabssien pour sa 3ème révolution industrielle et créer un marché étranger pour le savoir-faire Pelabssien.

En l'absence du Pelabssa aujourd'hui, un tel plan reste tout de même d'actualité :
Avant les frappes, le Raksasa était 2 fois moins capable que le Pelabssa sur le plan industriel.
Au vu des énormes besoins d'entretien de son armée, il est peu probable que l'Empire puisse accroître cette capacité industrielle sans que cela ne nuise à sa croissance.
De même, la neutralité de la Shawiricie et du Numancia élimine deux importantes puissances industrielles.
Hors, vaincre l'URKR nécessitera une industrie militaire d'une capacité de production annuelle d'au moins 1.000 milliards $USP.
Un chiffre impossible à atteindre sans associer de nombreuses nations certes peu démocratiques ou libérales... mais néanmoins infiniment plus humaines et digne de confiance que le peuple Rostov.

[/quote]
Johel3007

Message par Johel3007 »

Coulisses du Directoire

24 Décembre 2022.

À travers la planète et en Alméra en particulier, c'est un temps pour la célébration de Noël. Une ambiance chaleureuse emplit chaque foyer tandis que les familles divisées par un quotidien chargé se retrouvent assemblées l'espace d'une veillée.
La nourriture est engloutie sans modération, ajoutant à la joie d'une soirée de retrouvailles chargées en émotions nostalgiques.
La neige tombe sur l'hémisphère Nord, cachant de sa blancheur les horreurs qui se déroule au Jeekim, au Pelabssa et en Alméra Oriental.
Des combats au Falège, des destructions en Varlovie, des usines à mort de Rostovie, des génocides de Kasovie et du conflit nucléaire au Pelabssa, nulle famille sagement assemblée ne fera mention ce soir :
C'est Noël. Paix aux hommes de bonne volonté. Peut être même les monstres rostovs eux-mêmes observeront-ils une trêve ? Peut être le monde pourra se permettre d'être optimiste quant à son avenir ?

Noël... une coutume barbare à laquelle la majorité des Makirans ne souscrivent pas, ignorant son symbolisme et ne s'y intéressant pas.
Au Wapong, les imageries hivernales comme les sapins, boules, guirlandes et flocons de neige seraient de toute façon déplacées :
L'été commence et les pensées des Wapongais vont d'avantage à la récolte qui approche, certitude d'au moins quelques mois sans pénurie de grain.
Pour certains Wapongais, des préoccupations moins basiques sont aussi à l'ordre du jour.


[img]http://s23.postimg.org/9njvd8yl7/village_traditionnel_chinois_gr.jpg[/img]

Xihu. Un district rural parmi des dizaines d'autres, sans grande importance économique ou culturelle, situé au coeur de la vallée de Wa.
Pourtant, dans les villes et villages du District 35, les égos titanesques du Parti Nationaliste Makiran et du Syndicat pour la Solidarité Paysanne s'entrechoquaient au quotidien.
Durant les élections, plus d'un dixième des moyens humains, matériel et financiers déployés par ces partis le furent au profit de ce seul district.
Et aujourd'hui, après la bataille politique officielle, la mobilisation se poursuivait en vue d'un conflit bien moins "civilisé", avec une prodigieuse accumulation de troupes et d'armes.
Rien de stratégique sinon la nécessité de ne pas perdre la face aux yeux de l'adversaire.

Les Bataillons Affamés du SSP faisaient face aux Jeunes Citoyens du PNM, chaque camps encadrant ses troupes civiles avec des miliciens armés jusqu'aux dents.
Les escarmouches sont nombreuses et la population en fait les frais, prise entre les drapeaux rouges des communistes et les chemises brunes des nationalistes.
La méfiance et l'animosité sont palpables dans l'air, la moindre provocation réelle ou imaginée faisant parler la poudre et couler le sang.

C'est dans cette ambiance infecte que Li Fu, Directeur Exécutif de la République et chef de file du PNM, et Xi Fu, chef de file du SSP, ont accepté de se rencontrer dans un but de conciliation.
En ces temps de péril, la République devait resté unie et ne pouvait s'offrir le luxe de gâcher son énergie dans des disputes intestines stériles.
Pas alors que l'ours rostov, déjà menaçant par le passé, s'était transformé en une abomination ayant déjà annihiler quatre peuples.
Il serait toujours temps de reprendre la lutte pour l'âme de la vallée de Wa quand Novgorod serait vaincue... mais il fallait d'abord tuer l'ours avant de vendre sa peau.

Le District 35 avait été choisi pour cette réunion précisément en raison de l'importance symbolique que la presse lui avait donné durant les élections.
Une conciliation réussie enverrait un message puissant aux masses, quel que soit leur allégeance politique, contribuant à maintenir la Paix Civile et limiter le risque d'actions impulsives en cas de futures disputes locales.
La République avait de fantastiques ressources :
Une industrie moderne, rebâtie en l'espace d'une décennie sur les ruines de l'ère kiroviste et disposant de 3 millions d'ouvriers sélectionnés par le filtrage démographique systématique de cette même décennie.
Plus de 4 millions de travailleurs, libérés des champs par la modernisation rapide de l'agriculture et éduqués par un système élitiste qui, si il avait du mal à suivre avec la croissance, demeurait un des meilleurs du Makara, s'activaient dans le secteur tertiaire, dopant l'efficacité de la production.
Le Wapong avait été un des ateliers du Pelabssa et aujourd'hui, il poursuivrait cette tâche. Seule la nature des besoins du Monde Libre avait changé, pas son appétit.
La République aurait toutefois besoin que chacun de ses 10 millions de travailleurs soient unis comme des frères si elle voulait accomplir sa mission.


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[img]http://s23.postimg.org/kcxk5iae3/save0048.jpg[/img]

Da Xiong soupira avec un mélange de tristesse nostalgique et d'anticipation inquiète.
Le [url=http://www.simpolitique.com/post208198.html#208198]village de Pei Pei[/url], acquis à la cause panmakiranne, n'avait plus grand chose à voir avec le calme îlot de traditionalisme qu'il avait visité voici quelques mois.
Choisi comme lieu de rendez-vous pour une réunion de conciliation entre le PNM et le SSP, il ressemblait à un camp retranché, miliciens nationalistes et communistes se dévisageant alors qu'ils patrouillaient les rues.
La population s'en accommodait difficilement mais aucun incident n'avait eu lieu depuis une semaine maintenant.
Un progrès qui avait été permis par le départ de Bao Xu, un des Délégués Adjoints et deuxième homme fort du District, acquis au SSP.
L'homme avait reçu ordre du Syndicat de rester à la [url=http://www.simpolitique.com/post209098.html#209098]collectivité paysanne de Langzhou[/url] jusqu'au début des débats afin que les esprits ne s'échauffent pas pour rien.
Son retour aujourd'hui ne pouvait toutefois être évité :
L'homme était la figure politique locale du Syndicat et le mettre à l'écart était impensable pour les communistes.
Debout à l'entrée de la maison de sa famille, le politicien observait le pont enjambant la rivière Tsu, s'attendant à voir les véhicules du Syndicat arriver d'un instant à l'autre.


Li Fu :
Directeur Exécutif
"-Votre inquiétude est visible mais elle est mal placée, Xiong. Le gros des points délicats ont déjà été réglés.
Cette rencontre n'a pour but que d'officialiser des accords déjà passés et y apporter de la substance."


Da Xiong
Premier Délégué du District 35
"-Il est aisé de tenir vos propos. Ce ne sont pas vos amis d'enfance dont la vie est en jeu ici.
Le moindre incident aujourd'hui et ce village sera rayé de la carte, ses habitants tués dans les combats ou jetés sur les routes.
Le Syndicat n'est pas une force raisonnable avec qui il est possible de s'arranger pour coexister.
J'ai passé les 10 dernières années à déjouer leurs tentatives de s'emparer de ce district.
La diplomatie sincère et les accords durables ne sont pas dans leur méthode.
Intimidations, sabotages, meurtres, mensonges... tout cela, ils feront mais jamais un communiste n'acceptera l'idée de paix.
Toute leur idéologie est basée sur le concept d'écraser par la violence l'opposition à leur révolution."


Li Fu :
Directeur Exécutif
"-C'est possible.
Mais nous n'avons pas le choix : la majorité des ouvriers les soutiennent et une grève au beau milieu du conflit aurait des conséquences terribles.
Mieux vaut un accord fragile qui nous donnera un répit certain plutôt que l'incertitude liée à l'absence d'accord.
Offrir des concessions aujourd'hui, c'est acheter leur coopération pour un temps, d'une part en leur donnant du crédit politique et d'autre part en ayant quelque chose à leur retirer en cas de trahison."


Da Xiong
Premier Délégué du District 35
"-Concernant les concessions, j'ai lu le projet d'accord et..."

Li Fu :
Directeur Exécutif
"-Xi Fu seul aurait été plus raisonnable mais le vieux salopard n'est pas le seul à tenir les rennes du Syndicat.
L'aile radicale maintient une forte influence : Shansi, Maï La, Duan La et le barbare..."


Da Xiong
Premier Délégué du District 35
"-Vargas ? Un vieux mercenaire déraciné, rien de plus."

Li Fu :
Directeur Exécutif
"-L'homme est la raison des réformes militaires menées par le Syndicat.
Je vous accorde qu'il est impulsif, grossier et sans réel instinct politique.
Mais il a du charisme et une absence de scrupule. Une combinaison dangereuse, comme cela a été prouvé dans d'autres pays.
Lui donner un os à ronger était nécessaire. Ses demandes ont fait grincer des dents mais au final, c'est un maigre prix.
Et si le Syndicat commet l'erreur de retourner sa veste trop tôt, nous pourrons toujours annulé les réformes sociales demandées.
Rien de permanent dans ce que ces fanatiques exigent et certaines mesures seront même positives à l'effort de guerre."


Da Xiong sortit un papier de sa poche et se mit en réciter le contenu.

[quote]- Levée d'une taxe sur la valeur ajoutée de 5%, destinée à réduire les excès consuméristes au sein de la population, permettant de dédier d'avantage de ressources aux investissements dans les industries vitales à l'effort de guerre et moins à la production de commodités superflues.
Les recettes fiscales résultant de cet impôt seront alloués au Directoire.

- Institution d'une visite médicale gratuite et obligatoire pour l'ensemble des travailleurs, ceci sur une base trimestrielle pour les travailleurs manuels et semestrielle pour les travailleurs intellectuels, ceci afin d'améliorer les conditions hygiéniques et sanitaires au sein de la population.

- Levée d'un impôt progressif sur les revenus immobiliers et mobiliers, notamment les loyers, les intérêts financiers et les dividendes d'entreprises, ceci afin d'assurer une contribution équitable des individus aux dépenses de la nation, en fonction des moyens de chacun.
Les recettes fiscales résultant de cet impôt seront alloués aux Districts.

- Levée d'un impôt progressif sur les revenus professionnels, dans un esprit similaire à l'impôt progressif sur les revenus immobiliers et mobiliers mais aussi afin de réduire la consommation de produits de luxe, l'épargne improductive et la spéculation négative.
Les recettes fiscales résultant de cet impôt seront alloués au Directoire.

- Levée d'une taxe additionnelle fixe au litre sur le carburant, afin de réduire la consommation privée de carburant, préservant celui-ci pour son usage dans l'effort de guerre et limiter la croissance du secteur automobile, préservant la main d'oeuvre qualifiée dans ce domaine pour son usage dans l'effort de guerre.
Les recettes fiscales résultant de cet impôt seront alloués au Directoire.

- Levée d'une taxe additionnelle sur les nouvelles constructions immobilières, préservant la main d'oeuvre qualifiée dans ce domaine pour son usage dans l'effort de guerre.
Les recettes fiscales résultant de cet impôt seront alloués aux Districts.

- Institution d'un congé payé légal obligatoire de 10 jours par an, afin de garantir aux travailleurs un droit à une vie privée, limiter leur asservissement à leur employeur et préserver leur santé aussi bien physique que mentale.

- Institution d'un congé payé légal pour chaque travailleur dont la situation sanitaire physique ne lui permettrait pas temporairement de réaliser sa tâche. La durée de ce congé devra être estimée par un médecin selon la nature de la maladie ou de l'accident. La durée annuelle combinée maximum de ces congés seront de 3 mois par an.[/quote]
Johel3007

Message par Johel3007 »

Research & Destruction

[img]http://s15.postimg.org/x10vwv3h7/F_200704_April28ed_i_36954a.jpg[/img]

31/12/2022
Pénitencier RAJ-003
Île d'Atumbo,
Konwmabiwé, ex-Kweku, ex-Îles Vertes, ex-Veporia

[url=http://www.youtube.com/watch?v=_aR7QLX4nx8]Ambiance musicale[/url]

L'alerte résonnait en dehors des murs. Au coeur du vaste complexe qu'était devenu le pénitencier RAJ-003, on ignorait encore la raison exacte mais, depuis les bâtiments les plus élevés, on pouvait voir l'activité fébrile dans la ville :
Dans le port, les marins wapongais et zanyanais grimpaient à bord des frégates, chargeant à la hâte munitions et matériel divers, principalement les lourdes caisses métaliques rectangulaires contenant les missiles "courte portée" utilisés pour le combat de vaisseau à vaisseau et pour la lutte anti-aérienne.
Dans les rues, les mercenaires assurant le service de police pour les différentes entreprises faisaient dégagé les étales des indigènes, familles des rebus de l'autrefois florissant programme de recrutement des tirailleurs volontaires de la Global Security Initiative.
Chacun s'activait dans un chaos apparant propre aux wapongais mais qui cachait en fait une complexité souvent efficace, née de la confluence des intérêts individuels plutôt que la volonté unique d'un homme.

[img]http://s14.postimg.org/4gbltqswx/2f6ae_Warships_IMDEX_2013_960.jpg[/img]

C'est cette somme d'intérêts convergents qui avait permis, ici, sur cette île perdue à l'écart du monde, en l'espace de 10 ans, de faire jaillir une ville là où seules les plages immaculées et les cahutes de pêcheurs artisanaux occupaient jadis l'espace.
C'était d'abord les entreprises minières et agricoles qui avaient installer ici un port intermédiaire où minerais et denrées venant de nombreux pays de la région avaient transité pour être trier, traiter, raffiner et finalement, une fois un acheteur trouvé, expédier.
Un processus qui avait hélas dû faire avec l'instabilité politique locale, raison même de l'installation sur l'île d'Atumbo plutôt que sur ses grandes voisines.

L'isolation relative, source de sécurité, avait ensuite attiré d'autres entreprises aux activités plus originales :
RentAJail avait construit son troisième complexe pénitencier pour accueillir des détenus venant des quatre coins du monde.
Le Thorval, le Lochlann, la Rostovie ainsi que quantité d'autres petits régimes autoritaires moins connus avaient eu recours à ses services, enfermant ici ceux dont ils voulaient que le monde oublie l'existance mais qu'ils ne pouvaient simplement exécutés pour des raisons variées.
YummiCorp y avait installé plusieurs fermes expérimentales, testant à petite échelle différentes semences, engrais, pesticides et croisements.
Des expériences dont les agronomes wapongais, à jouer les apprentis-généticiens, n'étaient pas sûr de maîtriser pleinement les résultats... et désiraient donc limiter au maximum les risques.
Sushimi y avait basé une flottille de navires de pêche afin d'exploiter les eaux poissonneuses de la région.
Mais aussi surtout afin d'abuser du manque cruel de moyens navals des pays alentours, incapables de détecter et encore moins d'empêcher une pêche clandestine juteuse car exempte de toute taxe ou régulation écologique.

[img]http://s16.postimg.org/y5aeyv2dh/African_market.jpg[/img]

Mais le véritable moteur de cette croissance éclaire avait été la Global Security Initiative, dopée par [url=http://www.simpolitique.com/topic3934.html]les milliards venant des entreprises minières Pelabssiennes actives au Luania.
À ses grandes heures, l'entreprise avait littéralement émasculer le Zanyane, attirant avec des liasses de dollars et de belles promesses la fine fleur de la jeunesse des campagnes.
Des centaines de milliers de jeunes hommes échangeant la bêche pour la gigakov, bravant les flots dans des conditions insalubres pour ensuite s'entrainer quelques semaines avant d'être livrés tels des paquets disposables sur la côte Ouest du Sud-Vicaskaran.[/url]
Et pourtant, sur cette masse humaine, la moitié échouait avant même de quitter Atumbo, devenu à l'époque une immense caserne.
Ces rebus se reconvertissaient dans des emplois civils locaux, lesquels ne manquaient pas car avec des dizaines de milliers de mercenaires, détenus et wapongais résidant sur l'île, il fallait pourvoir à un nombre prodigieux de services de proximité divers.
Tel avait été l'histoire d'Atumbo :
Avant-poste commercial, centre expérimental, caserne du monde... et aujourd'hui un peu des trois.
Le projet qui s'y déroulait [url=http://www.simpolitique.com/post165380.html#165380]dans l'anonymat depuis presque quatre ans[/url] avait encore accru les besoins locaux.

L'énorme complexe pénitencier trônait à présent au milieu d'un bidon-ville tentaculaire à la population purement et simplement inconnue car les firmes wapongaises ne s'intéressaient pas vraiment à ceux qui n'étaient pas employés par elles.
Un champ chaotique d'habitations, étales, échoppes, ateliers et autres infrastructures faites de bric et de broc d'où s'élevait un cocktail d'odeurs aux saveurs tantôt exotique et tantôt ecoeurante.
Une joyeuse fourmilière où chacun prospérait dans une anarchie fébrile et un respect craintif mutuel, né du fait que chaque habitant ou presque était armé, le tout à l'ombre pesante des massifs bâtiments des entreprises majeures, symboles de réussite autant que de stabilité dans une société dans la base était sans cesse en effervescence.

Et à l'une des fenêtres du complexe, Sasuke Suwura regardait d'un air inquiet "sa" ville.
L'homme n'était qu'un jeune entrepreneur quand il était arrivé ici voici plus d'une décennie.
Inventif, audacieux dans ses idées, prêt à profiter de toutes les opportunités offertes par la chute du Kirovisme au Wapong.
Il était aussi un homme frêle et timide, manquant d'assurance et oeuvrant dans l'ombre des géants politiques de cette époque :
Nute Fan, le vieux renard qui avait su rallier le soutien de quantités de nations riches afin de faire naître son rêve d'un Wapong libre, prospère et sûr de sa souveraineté.
Cat Tuong, le technocrate cynique mais à la volonté de fer, qui avait offert au Miracle Wapongais anarchique la structure sécuritaire nécessaire à sa croissance, tel le tuteur sur lequel le lierre pousse avec vigeur.

Aujourd'hui, Suwura voyait sa ville se préparer à un siège.
On l'avait prévenu de la situation depuis Wapong-City : les négociations avec l'Empire serait rude et ne ferait gagner que quelques jours, au mieux une à deux semaines.
Hors, il faudrait des mois pour démanteler l'ensemble des installations du projet.
La priorité était à l'évacuation des unités et de l'outil de production : les enfants et leurs génitrices, en somme.
Ensuite le personnel et les archives, potentielles sources d'information quant à ce qui s'était déroulé.
Le reste, principalement du matériel médical et autre meuble, suivrait si possible.

Suwura n'aimait pas ce projet. Son business était le carcéral, avec tout ce qu'il comportait de dureté et d'horreur mais l'idée de soumettre ces femmes à ce genre de traitement le révulsait.
Il était toutefois un homme de principes : il s'était engagé en connaissant (ou du moins en croyant connaitre) ce que ce contrat exigerait.
Et il allait le mener à bien. En espérant que les intellos de l'Université de Wapong-City fassent des avancées notables dans leur quête de l'utérus artificiel, sous peine de quoi une autre génération de femmes innocentes seraient réduites à l'état d'incubatrices vivantes.


Sasuke Suwura :
PDG de RentAJail
"-Combien de temps ?"

Chef de la sécurité :
RentAJail
"-Au total, nous avons ici quelques 36.000 unités qui nécessiteront une évacuation.
Cela est faisable en un peu moins de 15 jours par voie aérienne. Le premier avion de Kaze Airline sera sur le tarmac d'ici une heure, prêt à emporter le premier chargement.
Plusieurs centaines d'autres sont en cours de production et seront difficilement à évacués.
Et naturellement, il en va de même pour quelques 2.400 de nos 10.000 unités de production, dont la condition médicale prescrit une évacuation par voie aérienne.
Nous envisageons trois options :
Pour celles dont l'arrivée à terme sera pour moins de 15 jours, une évacuation par voie aérienne sera encore possible si Wapong-City nous gagne du temps.
Pour les autres, ce sera l'évacuation navale ou la 3ème option."


Sasuke Suwura :
PDG de RentAJail
"-Qui est ?"

Chef de la sécurité :
RentAJail
"-La petite usine de traitement alimentaire et réfrigération de ManEater a l'habitude de racheter les cadavres résultant de décès accidentels récents parmi la population de l'île.
Le marché s'étendait à une partie du Zanyane avant mais avec la concurrence des camps d'élevage de la Main Noire, les prix ont chuté et...
Bref, il devrait être possible de faire disparaître les corps facilement et sans que cela ne soit particulièrement suspect : tout le monde sait ce que ManEater sert dans les assiettes.
Si on en arrive à ça, ce sera aussi la solution pour tout ce qui restera derrière.
Et si ça suffit pas, YummiCorp dispose aussi de machines de broyage utilisées pour les cochons.
De toute façon, ils font déjà croire aux clients que c'est du boeuf dans leurs lasagnes et ça passe sans soucis..."


[img]http://s30.postimg.org/41vxcg6dt/art_353_horsemeat_300x0.jpg[/img]

Sasuke Suwura :
PDG de RentAJail
"-Ils n'évacuent pas ?"

Chef de la sécurité :
RentAJail
"-Si, bien sûr, comme tout le monde, ils tentent de charger ce qui peut l'être.
Mais nous ignorons combien de temps nous avons avant un assaut donc des sacrifices coûteux sont faits.
J'ai discuté avec la GSI et les différentes entreprises de sécurité.
Sitôt que la marine sera forcée d'abandonner la lutte, nos troupes devraient pouvoir résister encore deux, voir trois jours au maximum, selon la prudence et l'équipement de l'ennemi.
Un adversaire comme la Main Noire qui chercherait à prendre les lieux sans considération pour les dégats matériels, les civils ou même ses propres pertes nous submergerait en quelques heures.
Dans le cas de l'Empire, par contre... nous ignorons tout de sa doctrine militaire."


Sasuke Suwura :
PDG de RentAJail
"-Bien... Qu'on débute l'évacuation des unités de production en phase de repos ou à un stade peu avancé de la grossesse.
Et commencez aussi la... destruction des unités de production intransportables par avion dont le terme est à plus d'une semaine.
Vous avez carte verte. J'en prends la responsabilité.
Pour le personnel et les unités... chargez doublement les appareils.
Un membre du personnel médical prendra deux enfants sur ses genoux.
Au diable les consignes de sécurité."


Chef de la sécurité :
RentAJail
"-La destination des avions ?"

Sasuke Suwura :
PDG de RentAJail
"-Le Luania... pour l'instant. Je... je dois voir.
Nous n'avons pas de site de remplacement viable pour l'instant mais la GSI sera sympathique à notre situation.
Ses critères moraux sont assez bas que pour qu'aucune question ne soit posée."


Chef de la sécurité :
RentAJail
"-Si je puis me permettre, monsieur... concernant le personnel..."

Sasuke Suwura :
PDG de RentAJail
"-Oui ?"

Chef de la sécurité :
RentAJail
"-Quels sont les ordres si il n'est pas possible d'évacuer tous les employés ?"

Sasuke Suwura :
PDG de RentAJail
"-... Vous voulez vraiment que je réponde à ça ?
Merde, nos clients ne nous paient pas assez pour qu'on en vienne à flinguer des employés pour en faire de la chaire à saucisse !!"
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