[RP 2020 - 2028] Services Spéciaux Wapongais
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Johel3007
Research & Destruction
Programme "Total Security" (1)
[quote]Introduction
Les insurrections au Liberta, en Libertie, en Elgéria et l'attaque virale au Viek Kiong ont fortement marqué les esprits.
Elles ont montré qu'à l'heure actuelle, il suffisait de quelques individus malveillants pour semer le chaos et la panique à travers un pays.
Ceci à une telle échelle que les forces armées conventionnelles semblent impuissantes.
Souvent car elles sont désorganisées face à l'ampleur et la rapidité d'évolution d'une telle situation.
Dès l'insurrection au Liberta, l'Organisation du Traité d'Hellington a débuté l'étude de possibles mesures anti-insurrectionnelles.
L'objectif est le développement d'une méthode qui ne dérange pas trop la structure sociale et économique des régions et populations visées.
Et dont le coût financier soit relativement faible en comparaison de la productivité économique des régions et populations visées.
Si une telle méthode pouvait être perfectionnée, elle serait une réponse viable aux tactiques de guérilla.
La présente étude vise à offrir un modèle sécuritaire qui, tout en restant dans les coulisses de la société civile, permet de la sécuriser.
Une nation ne peut pas demeurer en permanence en état de guerre contre un ennemi invisible.
La paranoïa sociale qui en résulte finit par nuire à l'innovation et la flexibilité du système.
Les mesures réactives visent à éliminer une menace par le déploiement temporaire et rapide de moyens massifs.
Elles sont efficaces face à un ennemi clairement identifié et localisé, sans capacité à remplacer ses pertes dans un avenir proche.
Elles sont la réponse standard de tout organisme face à l'apparition d'une menace sérieuse :
Déployer les anticorps, sans regard pour la dépense, afin d'éliminer la menace et de limiter les dégâts à l'organisme.
Elles sont toutefois trop coûteuses et destructrices pour être une réponse systématique et quotidienne à chaque menace.
Pas sans accepter de tomber dans des travers que seul le Kirovisme trouve acceptable et se réjouit d'utiliser.
Les mesures passives visent à la mise en place de processus simples et systématiques.
Ces processus, par leur simple application, fournissent un soutien aux mesures réactives.
Et diminuent donc l'ampleur des mesures réactives, permettant de rendre plus acceptable la systématisation de leur utilisation.
Il s'agit, en soit, de la production quotidienne de globules blancs, combiné à une alimentation saine et une hygiène correcte.
La présente étude part du postulat que, face à une insurrection, le contrôle de la population est la clé.
Bien entendu, gagner les esprits a son importance dans le cadre stratégique.
Afin de dénier à l'ennemi sa base de recrutement et de ravitaillement local, ce qui le force à dépendre exclusivement de l'étranger.
Mais il s'agit là d'une considération à long terme pour une victoire dans une guerre d'usure.
Un scénario qui est devenu moins probable face aux "insurrections éclaires" mises en place par la Main Noire.
Et qui, de toute façon, ne verra le jour que si l’insurrection initiale peut être contenue et limitée dans sa croissance.
Les mesures passives visent donc justement à permettre à une société de s'immuniser aux insurrections, tel un vaccin.
Le sujet est délicat car la base même d'une vrai démocratie est la capacité du peuple à destituer un gouvernement qui ne le représenterait pas.
Hors, un vaccin "anti-insurrection" pourrait être utilisé pour renforcer une dictature plutôt que pour protéger le Monde Libre d'une bande de cinglés.
La présente étude explorera une série de mesures passives.
Celles-ci, en se combinant, forment un système anti-insurectionnel complexe, réactif, flexible et peu coûteux.
Mais surtout, un système applicable sans considération du modèle politique ou socio-économique.
Une réponse ultime, en soit, à la menace de la dissidence et du sabotage.
Il a ses limites, comme tout système défensif, mais permet de rendre plus compliquée et coûteuse une offensive.
Et donc improbable une offensive soutenue contre la société.
Le meilleur remède aux guérillas demeure toutefois l'accès à l'éducation, le progrès économique et la liberté d'expression.[/quote]
Programme "Total Security" (1)
[quote]Introduction
Les insurrections au Liberta, en Libertie, en Elgéria et l'attaque virale au Viek Kiong ont fortement marqué les esprits.
Elles ont montré qu'à l'heure actuelle, il suffisait de quelques individus malveillants pour semer le chaos et la panique à travers un pays.
Ceci à une telle échelle que les forces armées conventionnelles semblent impuissantes.
Souvent car elles sont désorganisées face à l'ampleur et la rapidité d'évolution d'une telle situation.
Dès l'insurrection au Liberta, l'Organisation du Traité d'Hellington a débuté l'étude de possibles mesures anti-insurrectionnelles.
L'objectif est le développement d'une méthode qui ne dérange pas trop la structure sociale et économique des régions et populations visées.
Et dont le coût financier soit relativement faible en comparaison de la productivité économique des régions et populations visées.
Si une telle méthode pouvait être perfectionnée, elle serait une réponse viable aux tactiques de guérilla.
La présente étude vise à offrir un modèle sécuritaire qui, tout en restant dans les coulisses de la société civile, permet de la sécuriser.
Une nation ne peut pas demeurer en permanence en état de guerre contre un ennemi invisible.
La paranoïa sociale qui en résulte finit par nuire à l'innovation et la flexibilité du système.
Les mesures réactives visent à éliminer une menace par le déploiement temporaire et rapide de moyens massifs.
Elles sont efficaces face à un ennemi clairement identifié et localisé, sans capacité à remplacer ses pertes dans un avenir proche.
Elles sont la réponse standard de tout organisme face à l'apparition d'une menace sérieuse :
Déployer les anticorps, sans regard pour la dépense, afin d'éliminer la menace et de limiter les dégâts à l'organisme.
Elles sont toutefois trop coûteuses et destructrices pour être une réponse systématique et quotidienne à chaque menace.
Pas sans accepter de tomber dans des travers que seul le Kirovisme trouve acceptable et se réjouit d'utiliser.
Les mesures passives visent à la mise en place de processus simples et systématiques.
Ces processus, par leur simple application, fournissent un soutien aux mesures réactives.
Et diminuent donc l'ampleur des mesures réactives, permettant de rendre plus acceptable la systématisation de leur utilisation.
Il s'agit, en soit, de la production quotidienne de globules blancs, combiné à une alimentation saine et une hygiène correcte.
La présente étude part du postulat que, face à une insurrection, le contrôle de la population est la clé.
Bien entendu, gagner les esprits a son importance dans le cadre stratégique.
Afin de dénier à l'ennemi sa base de recrutement et de ravitaillement local, ce qui le force à dépendre exclusivement de l'étranger.
Mais il s'agit là d'une considération à long terme pour une victoire dans une guerre d'usure.
Un scénario qui est devenu moins probable face aux "insurrections éclaires" mises en place par la Main Noire.
Et qui, de toute façon, ne verra le jour que si l’insurrection initiale peut être contenue et limitée dans sa croissance.
Les mesures passives visent donc justement à permettre à une société de s'immuniser aux insurrections, tel un vaccin.
Le sujet est délicat car la base même d'une vrai démocratie est la capacité du peuple à destituer un gouvernement qui ne le représenterait pas.
Hors, un vaccin "anti-insurrection" pourrait être utilisé pour renforcer une dictature plutôt que pour protéger le Monde Libre d'une bande de cinglés.
La présente étude explorera une série de mesures passives.
Celles-ci, en se combinant, forment un système anti-insurectionnel complexe, réactif, flexible et peu coûteux.
Mais surtout, un système applicable sans considération du modèle politique ou socio-économique.
Une réponse ultime, en soit, à la menace de la dissidence et du sabotage.
Il a ses limites, comme tout système défensif, mais permet de rendre plus compliquée et coûteuse une offensive.
Et donc improbable une offensive soutenue contre la société.
Le meilleur remède aux guérillas demeure toutefois l'accès à l'éducation, le progrès économique et la liberté d'expression.[/quote]
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Johel3007
Research & Destruction
Programme "Total Security" (2)
Bases de feu
[quote][img]http://img842.imageshack.us/img842/9145/300px3rdmarinedivisionv.jpg[/img]
La base de feu est un terme qui représente la capacité tactique à délivrer immédiatement un tir de couverture ou un tir d'appui à une unité alliée.
Nous l'utilisons toutefois ici dans un sens plus opérationnel, voir stratégique, pour désigner le rôle de soutien de l'artillerie.
L’insurrection ne peut pas se permettre de faire face à une force mécanisée moderne.
Elle évite donc de se déployer en masse ou en terrain dégagé où une telle force peut faire un plein usage de sa puissance de feu et mobilité.
Pour les mêmes raisons, une force insurgée évite de révéler sa présence avant d'être engagée à une courte distance.
Elle minimise ainsi son exposition au feu ennemi.
Une telle chose est généralement accomplie via l'usage d'embuscades à petites échelles, dans des zones éloignées des bases et villes.
Afin d'augmenter le délai de réponse de l'ennemi et limiter sa flexibilité tactique.
Une zone où l'ennemi ne peut pas répondre vite et bien à une attaque soudaine est une zone où l’insurrection peut opéré en semi-impunité.
En effet, l'une des clés pour le contrôle de la population est le contrôle du terrain.
Pas dans le sens où celui-ci est occupé directement par des troupes mais dans le sens où l'ennemi ne peut pas y déployé les siennes durablement.
Les insurrections dépendent de ce principe :
L'ennemi ne peut pas se permettre de disperser ses troupes sur l'ensemble du territoire.
Car s'il le faisait, les éléments individuels seraient extrêmement vulnérables à des attaques de harcèlement.
Pour limiter le risque d'attaque, il faut augmenté la densité de troupes, ce qui devient vite intenable pour occuper un large territoire.
Les bases de feu se proposent comme une solution pour offrir la couverture d'un large territoire sans un large besoin en troupes.
Une pièce d'artillerie moderne et une demi-douzaine de fantassins peuvent offrir un tir d'appui à une unité alliée dans un rayon jusqu'à 40km.
La cadence de tir est également assez rapide, atteignant 1 obus en 5 secondes pour le "Thor" Pelabssien.
Assez pour délivrer un tir soutenu n'importe où dans une zone 5.000 km² de terrain.
Pour peu que l'attaque ait lieu dans une zone couverte par plusieurs pièces d'artillerie, il est possible de limiter la viabilité d'une guérilla rurale.
Ce n'est pas suffisant pour contrôler un pays fonctionnel.
Mais c'est assez pour réduire la capacité d’insurrections éclaires via la menace d'une réponse éclaire et précise à l'échelle nationale.
Une base de feu individuelle demeure vulnérable :
De l'infanterie légère, infiltrée suffisamment proche, peut attaquer sans qu'un tir d'artillerie ne soit possible.
Et le soutien des autres bases de feu est impossible sans prendre le risque de bombarder les troupes alliées présentes sur place.
D'où l'importance de la présence de zones d'exclusion autour des bases de feu.
Celle-ci doit être placée dans une zone à découverte d'au moins 1 km de rayon, afin de n'offrir aucun couvert pour l'infiltration de l'ennemi.
En même temps, plusieurs obstacles ne nuisant pas la visibilité doivent être disposés afin de ralentir la progression des véhicules et fantassins.
La base de feu en elle-même doit être surélevée par rapport au reste de la zone à découvert.
Cela assurera une bonne visibilité en contre-bas tout en restant hors d'atteinte d'un tir direct.
La vulnérabilité aux mortiers reste importante mais jugée négligeable :
Les mortiers sont moins précis et ont une portée plus courte que l'artillerie moderne.
De sorte que si l'ennemi en fait usage, il sera lui-même susceptible aux tirs de soutien de l'artillerie alliée, sans pour autant infligé des dégâts.
À l'inverse, une pièce d'artillerie mobile moderne possède un radar balistique embarqué.
Ce qui permettra de trianguler l'origine des tirs et donc facilitera la précision de la riposte.
Afin de parer à toute éventualité, il est toutefois conseillé d'opter pour un déploiement mixte :
Une section d'infanterie mécanisée avec blindé léger pour le transport.
Et une section d'artillerie avec pièce d'artillerie mobile pour la base de feu.
L'infanterie assurera le rôle de sentinelles et garnison pour ce qui est essentiellement un avant-poste d'artillerie.
Le concept nécessite le déploiement d'un "maillage" de bases de feu sur le territoire contrôlé.
Chaque base de feu doit être séparée des autres par 75% de la portée maximum de sa pièce d'artillerie.
Cela assura donc un tir d'appui à 360° pour chacune des bases de feu par les autres.
Ce qui optimisera la couverture et donc la capacité de projection de la puissance de feu.
Pour un pays comme le Wapong, en assumant une pièce d'artillerie d'une portée de 40 km, cela nécessitera 60 bases de feu distinctes.
Soit une force permanente d'un peu moins de 1200 soldats, 60 blindés légers et 60 pièces d'artillerie mobile.
Un coût annuel d'entretient de 40 millions $USP
Et un coût annuel d'achat d'équipement sur 20 ans de 8 millions $USP.
Pour contrôler une zone de 155.625 km²
Soit un coût de 308 $USP par km²
Un coût qui pourrait être couvert par une taxe de 2,8 $USP par habitant.
Une somme qui reste tolérable mais qui varie en fonction de la densité de population et du niveau de développement économique.
On notera que des régions particulièrement utiles sur le plan stratégique peuvent faire l'objet d'un maillage plus serré ou plus épais :
Diminution des distances entre bases de feu ou multiplication du nombre de pièces d'artillerie par base de feu.
L’épaississement est préférable au resserrement.
Car, en terme de gestion du territoire, chaque base de feu est 1 km² de territoire non-utilisé à des fins résidentielles ou économiques.
Multiplier les pièces d'artillerie par base de feu augmente la puissance de feu de chaque base sans prendre d'espace au sol.
Les recherches en matière balistique conventionnelle doivent s'orienter vers l'amélioration de la portée des obusiers.
Ceci tout en maintenant la cadence et la précision des tir.
Chaque kilomètre de portée supplémentaire représentera une économie en matière de défense du territoire.[/quote]
En pratique :
Étape par étape :
D'avantage qu'un travail actif, la clé ici est de laisser les insurgés attaquer les premiers.
Mais dans une situation telle que, à moins d'attaquer à plus de 40 km de la dernière base de feu du maillage, ils seront à portée.
Un simple message radio (ou même téléphonique) venant de l'unité attaquée suffira à déclencher une riposte.
Incapables de déloger une base de feu sans sacrifier de nombreuses troupes, les insurgés ne pourront que rarement lancer ce genre d'attaque.
Incapables d'occuper durablement le terrain "libéré", les insurgés verront une nouvelle base de feu se réinstaller quelques jours plus tard.
Toute action ennemie au-delà de la section (4 à 12 hommes) en zone rurale couverte par le maillage sera condamnée à échouer.
Incapable d'attaquer une cible en zone rurale sans être à portée d'une base de feu, les insurgés devront se limiter aux zones urbaines.
Hors, ces dernières étant plus denses en terme de population et de productivité économique.
Leur protection par d'avantage de troupes est plus rentable et leur tâche se rapproche du travail de police plutôt que de militaire.
Cette protection peut être optimisée par des bases de feu pour un coût négligeable :
Une seule base de feu suffira à couvrir une grande ville comme Jiyuan.
Le seule inconvénient est la précision des tirs qui, en zone urbaine, peuvent résulté en de nombreux dégâts collatéraux.
Programme "Total Security" (2)
Bases de feu
[quote][img]http://img842.imageshack.us/img842/9145/300px3rdmarinedivisionv.jpg[/img]
La base de feu est un terme qui représente la capacité tactique à délivrer immédiatement un tir de couverture ou un tir d'appui à une unité alliée.
Nous l'utilisons toutefois ici dans un sens plus opérationnel, voir stratégique, pour désigner le rôle de soutien de l'artillerie.
L’insurrection ne peut pas se permettre de faire face à une force mécanisée moderne.
Elle évite donc de se déployer en masse ou en terrain dégagé où une telle force peut faire un plein usage de sa puissance de feu et mobilité.
Pour les mêmes raisons, une force insurgée évite de révéler sa présence avant d'être engagée à une courte distance.
Elle minimise ainsi son exposition au feu ennemi.
Une telle chose est généralement accomplie via l'usage d'embuscades à petites échelles, dans des zones éloignées des bases et villes.
Afin d'augmenter le délai de réponse de l'ennemi et limiter sa flexibilité tactique.
Une zone où l'ennemi ne peut pas répondre vite et bien à une attaque soudaine est une zone où l’insurrection peut opéré en semi-impunité.
En effet, l'une des clés pour le contrôle de la population est le contrôle du terrain.
Pas dans le sens où celui-ci est occupé directement par des troupes mais dans le sens où l'ennemi ne peut pas y déployé les siennes durablement.
Les insurrections dépendent de ce principe :
L'ennemi ne peut pas se permettre de disperser ses troupes sur l'ensemble du territoire.
Car s'il le faisait, les éléments individuels seraient extrêmement vulnérables à des attaques de harcèlement.
Pour limiter le risque d'attaque, il faut augmenté la densité de troupes, ce qui devient vite intenable pour occuper un large territoire.
Les bases de feu se proposent comme une solution pour offrir la couverture d'un large territoire sans un large besoin en troupes.
Une pièce d'artillerie moderne et une demi-douzaine de fantassins peuvent offrir un tir d'appui à une unité alliée dans un rayon jusqu'à 40km.
La cadence de tir est également assez rapide, atteignant 1 obus en 5 secondes pour le "Thor" Pelabssien.
Assez pour délivrer un tir soutenu n'importe où dans une zone 5.000 km² de terrain.
Pour peu que l'attaque ait lieu dans une zone couverte par plusieurs pièces d'artillerie, il est possible de limiter la viabilité d'une guérilla rurale.
Ce n'est pas suffisant pour contrôler un pays fonctionnel.
Mais c'est assez pour réduire la capacité d’insurrections éclaires via la menace d'une réponse éclaire et précise à l'échelle nationale.
Une base de feu individuelle demeure vulnérable :
De l'infanterie légère, infiltrée suffisamment proche, peut attaquer sans qu'un tir d'artillerie ne soit possible.
Et le soutien des autres bases de feu est impossible sans prendre le risque de bombarder les troupes alliées présentes sur place.
D'où l'importance de la présence de zones d'exclusion autour des bases de feu.
Celle-ci doit être placée dans une zone à découverte d'au moins 1 km de rayon, afin de n'offrir aucun couvert pour l'infiltration de l'ennemi.
En même temps, plusieurs obstacles ne nuisant pas la visibilité doivent être disposés afin de ralentir la progression des véhicules et fantassins.
La base de feu en elle-même doit être surélevée par rapport au reste de la zone à découvert.
Cela assurera une bonne visibilité en contre-bas tout en restant hors d'atteinte d'un tir direct.
La vulnérabilité aux mortiers reste importante mais jugée négligeable :
Les mortiers sont moins précis et ont une portée plus courte que l'artillerie moderne.
De sorte que si l'ennemi en fait usage, il sera lui-même susceptible aux tirs de soutien de l'artillerie alliée, sans pour autant infligé des dégâts.
À l'inverse, une pièce d'artillerie mobile moderne possède un radar balistique embarqué.
Ce qui permettra de trianguler l'origine des tirs et donc facilitera la précision de la riposte.
Afin de parer à toute éventualité, il est toutefois conseillé d'opter pour un déploiement mixte :
Une section d'infanterie mécanisée avec blindé léger pour le transport.
Et une section d'artillerie avec pièce d'artillerie mobile pour la base de feu.
L'infanterie assurera le rôle de sentinelles et garnison pour ce qui est essentiellement un avant-poste d'artillerie.
Le concept nécessite le déploiement d'un "maillage" de bases de feu sur le territoire contrôlé.
Chaque base de feu doit être séparée des autres par 75% de la portée maximum de sa pièce d'artillerie.
Cela assura donc un tir d'appui à 360° pour chacune des bases de feu par les autres.
Ce qui optimisera la couverture et donc la capacité de projection de la puissance de feu.
Pour un pays comme le Wapong, en assumant une pièce d'artillerie d'une portée de 40 km, cela nécessitera 60 bases de feu distinctes.
Soit une force permanente d'un peu moins de 1200 soldats, 60 blindés légers et 60 pièces d'artillerie mobile.
Un coût annuel d'entretient de 40 millions $USP
Et un coût annuel d'achat d'équipement sur 20 ans de 8 millions $USP.
Pour contrôler une zone de 155.625 km²
Soit un coût de 308 $USP par km²
Un coût qui pourrait être couvert par une taxe de 2,8 $USP par habitant.
Une somme qui reste tolérable mais qui varie en fonction de la densité de population et du niveau de développement économique.
On notera que des régions particulièrement utiles sur le plan stratégique peuvent faire l'objet d'un maillage plus serré ou plus épais :
Diminution des distances entre bases de feu ou multiplication du nombre de pièces d'artillerie par base de feu.
L’épaississement est préférable au resserrement.
Car, en terme de gestion du territoire, chaque base de feu est 1 km² de territoire non-utilisé à des fins résidentielles ou économiques.
Multiplier les pièces d'artillerie par base de feu augmente la puissance de feu de chaque base sans prendre d'espace au sol.
Les recherches en matière balistique conventionnelle doivent s'orienter vers l'amélioration de la portée des obusiers.
Ceci tout en maintenant la cadence et la précision des tir.
Chaque kilomètre de portée supplémentaire représentera une économie en matière de défense du territoire.[/quote]
En pratique :
Étape par étape :
- - Détection d'insurgés
- Relais de leur position à l'état-major
- État-major contact les bases de feu à portée
- Tir des bases de feu sur la position des insurgés
- Actualisation de la position des insurgés
- - Patrouilles militaires au sol
- Appels des forces de police
- Appels des civils locaux
- Appels d'informateurs locaux
- Reconnaissance aérienne
- Reconnaissance satellite
- Communication radio des insurgés
D'avantage qu'un travail actif, la clé ici est de laisser les insurgés attaquer les premiers.
Mais dans une situation telle que, à moins d'attaquer à plus de 40 km de la dernière base de feu du maillage, ils seront à portée.
Un simple message radio (ou même téléphonique) venant de l'unité attaquée suffira à déclencher une riposte.
Incapables de déloger une base de feu sans sacrifier de nombreuses troupes, les insurgés ne pourront que rarement lancer ce genre d'attaque.
Incapables d'occuper durablement le terrain "libéré", les insurgés verront une nouvelle base de feu se réinstaller quelques jours plus tard.
Toute action ennemie au-delà de la section (4 à 12 hommes) en zone rurale couverte par le maillage sera condamnée à échouer.
Incapable d'attaquer une cible en zone rurale sans être à portée d'une base de feu, les insurgés devront se limiter aux zones urbaines.
Hors, ces dernières étant plus denses en terme de population et de productivité économique.
Leur protection par d'avantage de troupes est plus rentable et leur tâche se rapproche du travail de police plutôt que de militaire.
Cette protection peut être optimisée par des bases de feu pour un coût négligeable :
Une seule base de feu suffira à couvrir une grande ville comme Jiyuan.
Le seule inconvénient est la précision des tirs qui, en zone urbaine, peuvent résulté en de nombreux dégâts collatéraux.
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Johel3007
InOps : Archives
16/03/2021
Rapport de l'Union Minière du Wapong
[quote]<center>-- Niveau Bleu --
[img]http://img835.imageshack.us/img835/6389/umw.png[/img] </center>
Concerne : Actualisation des données minières 2021
Exprimés en tonnes / an
Incomplet
Argent
Besoins domestiques : -40
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Luania)
??? (Luveing)
??? (Raksasa)
??? (Autres)
Bauxite
Besoins domestiques : -550.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Ranekika)
??? (Fédération Est Vicaskaranne)
??? (Autres)
Chrome
Besoins domestiques : -40.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Liethuviska)
??? (Nueva Esperanza)
??? (Fédération Est Vicaskaranne)
??? (Autres)
Cuivre
Besoins domestiques : -40.000
Offre domestique : +8.000 (Recyclage)
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Luania)
??? (Esmark)
??? (Autres)
Étain
Besoins domestiques : -850
Offre domestique : +3.750
Exportations : -14.000
-720 (Numancia)
??? (Autres)
Importations : +12.000
12.000 (Luveing)
Fer
Besoins domestiques : -6.000.000
Offre domestique : +3.250.000
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Hakoim)
??? (Shankhaï)
??? (Luveing)
??? (Ranekika)
??? (Autres)
Manganèse
Besoins domestiques : -80.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Raksasa)
??? (Autres)
Mercure
Besoins domestiques : -7
Offre domestique : +1 (Recyclage)
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Hylée)
??? (Kasovie)
??? (Autres)
Nickel
Besoins domestiques : -4.500
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Ranekika)
??? (Îles Vertes)
??? (Autres)
Or
Besoins domestiques : -4
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Luania)
??? (Numancia)
??? (Génovie)
??? (Autres)
Platine
Besoins domestiques : -4
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Ranekika)
??? (Swedmark)
??? (Îles Vertes)
??? (Autres)
Plomb
Besoins domestiques : -10.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Raksasa)
??? (Java)
??? (Mohjab)
??? (Autres)
Titane
Besoins domestiques : -3.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Albion)
??? (Kûmana)
??? (Liberta)
??? (Autres)
Uranium
Besoins domestiques : -150
Offre domestique : +3.000
Exportations : -2.750
1.000 (Pelabssa)
1.000 (Lochlann)
250 (Numancia)
250 (Quantar)
250 (Autres)
Importations : 0
Zinc
Besoins domestiques : -26.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Icario)
??? (Ravendel)
??? (Libertie)
??? (Autres)[/quote]
16/03/2021
Rapport de l'Union Minière du Wapong
[quote]<center>-- Niveau Bleu --
[img]http://img835.imageshack.us/img835/6389/umw.png[/img] </center>
Concerne : Actualisation des données minières 2021
Exprimés en tonnes / an
Incomplet
Argent
Besoins domestiques : -40
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Luania)
??? (Luveing)
??? (Raksasa)
??? (Autres)
Bauxite
Besoins domestiques : -550.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Ranekika)
??? (Fédération Est Vicaskaranne)
??? (Autres)
Chrome
Besoins domestiques : -40.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Liethuviska)
??? (Nueva Esperanza)
??? (Fédération Est Vicaskaranne)
??? (Autres)
Cuivre
Besoins domestiques : -40.000
Offre domestique : +8.000 (Recyclage)
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Luania)
??? (Esmark)
??? (Autres)
Étain
Besoins domestiques : -850
Offre domestique : +3.750
Exportations : -14.000
-720 (Numancia)
??? (Autres)
Importations : +12.000
12.000 (Luveing)
Fer
Besoins domestiques : -6.000.000
Offre domestique : +3.250.000
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Hakoim)
??? (Shankhaï)
??? (Luveing)
??? (Ranekika)
??? (Autres)
Manganèse
Besoins domestiques : -80.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Raksasa)
??? (Autres)
Mercure
Besoins domestiques : -7
Offre domestique : +1 (Recyclage)
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Hylée)
??? (Kasovie)
??? (Autres)
Nickel
Besoins domestiques : -4.500
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Ranekika)
??? (Îles Vertes)
??? (Autres)
Or
Besoins domestiques : -4
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Luania)
??? (Numancia)
??? (Génovie)
??? (Autres)
Platine
Besoins domestiques : -4
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Ranekika)
??? (Swedmark)
??? (Îles Vertes)
??? (Autres)
Plomb
Besoins domestiques : -10.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Raksasa)
??? (Java)
??? (Mohjab)
??? (Autres)
Titane
Besoins domestiques : -3.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Albion)
??? (Kûmana)
??? (Liberta)
??? (Autres)
Uranium
Besoins domestiques : -150
Offre domestique : +3.000
Exportations : -2.750
1.000 (Pelabssa)
1.000 (Lochlann)
250 (Numancia)
250 (Quantar)
250 (Autres)
Importations : 0
Zinc
Besoins domestiques : -26.000
Offre domestique : 0
Exportations : 0
Importations : ???
??? (Icario)
??? (Ravendel)
??? (Libertie)
??? (Autres)[/quote]
-
Johel3007
Research & Destruction
Programme "Total Security" (3)
Opérations héliportées agressives
[quote][img]http://img19.imageshack.us/img19/174/6a00e00981da57883301287.jpg[/img]
Les opérations héliportées ont pour but de permettre un déploiement rapide d'une force limitée en ignorant largement les accidents du terrain.
Elles permettent en cela une réaction immédiate au niveau menace léger que représente une action insurgée de harcèlement.
Comme déjà expliqué, l’insurrection ne peut pas réaliser de déploiement massif sous peine d'exposer ses forces à une puissance de feu meurtrière.
Cela est d'autant plus vrai si le système des bases de feu est en place, offrant une couverture d'artillerie instantanée à l'échelle nationale.
Mais comme déjà exposé, chaque base de feu est une cible vulnérable.
Car, même avec la couverture mutuelle de ses voisines, elle demeure un simple avant poste doté d'un blindé et d'un peloton.
Elle n'est pas de taille en cas d'attaque d'une force insurgée de la taille d'une compagnie parvenue à passer la zone à découverte.
Et reste également vulnérable aux harcèlements via mortier, lesquels ne requiert qu'une demi-douzaine d'insurgés.
Les opérations héliportées visent à répondre à cette vulnérabilité.
En déployant un peloton, voir une compagnie d'infanterie entière, afin d'encercler la position supposée de l'ennemi pour le clouer sur place.
Sitôt sa position exacte déterminée et ses voies de retraite coupée, les bases de feu peuvent prendre le relais et pilonner à distance.
Ce qui évite à l'infanterie de prendre des risques inutiles.
La clé de ces opérations est double :
Concentration de puissance et vitesse de réaction.
Mais si un seul des deux peut être obtenu, ce doit être la vitesse de réaction :
Il ne sert à rien de déployer des troupes si l'ennemi a eu le temps de disparaître.
Un hélicoptère de transport comme le Hawk H-120 de chez ASAT peut voler à 296 km/h et couvrir sans mal une distance de 592 km.
Des modèles plus récents, comme le CH-90 Ohira de chez RAE peuvent atteindre les 500 km/h et transporter 20 personnes.
L'appareil doit pouvoir déployer ses troupes dans un délai de 30 minutes après la détection de l'ennemi.
De sorte que celui-ci, s'il est à pieds, n'aura pas pu faire plus de 6 km dans le meilleur des cas.
Même un adversaire motorisé sera encore dans un rayon limité entre 10 et 50 km, selon la complexité du réseau routier et les accidents du terrain
À cet effet, plusieurs héliports doivent être installés, chacun avec le matériel nécessaire à l'entretient de deux hélicoptères de transport.
En plus des hélicoptères et matériel, chaque héliport doit disposer du personnel nécessaire aux opérations.
Cela inclut 2 sections d'infanterie (24 soldats) pour les déploiements héliportés en eux-mêmes.
Et le personnel lié aux hélicoptères ce qui, dans la doctrine Wapongaise, consiste en 4 pilotes et 36 techniciens par appareil.
Un héliport est donc une petite base avec un peu plus d'une centaine d'hommes.
Il est conseillé de fusionner une base de feu avec l'héliport, afin d'y ajouter un blindé, 20 fantassins supplémentaire et une zone à découvert.
De part ce fait, chaque héliport devient une véritable forteresse d'où les opérations d'une région peuvent être commandées en sécurité.
Le nombre d'héliports dépend largement de la vitesse du modèle d'hélicoptère et la taille du territoire à couvrir.
Pour le CH-90 Ohira, prévu pour le Plan d'Armement 2022 du Wapong, il est considéré qu'un héliport couvre un rayon de 200 km.
Mais comme chaque héliport doit être couvert par un autre, le rayon effectif est limité à 100 km.
Soit une surface de 31.415 km² par héliport.
Cinq héliports suffisent en soit à couvrir l'ensemble du Wapong.
Et peuvent se porter mutuellement assistance si besoin, pouvant ainsi introduire jusqu'à 48 soldats sur une seule zone en 30 minutes maximum.
Les besoins pour le Wapong s'élèvent donc à 120 fantassins, 360 techniciens, 40 pilotes, 10 hélicoptères.
Un coût annuel d'entretient de 20 millions $USP
Et un coût annuel d'achat d'équipement sur 20 ans de 5 million $USP.
Pour contrôler une zone de 155.625 km²
Soit un coût de 161 $USP par km²
Un coût qui pourrait être couvert par une taxe de 1,5 $USP par habitant.
Négligeable.[/quote]
En pratique :
Étape par étape :
Les opérations héliportées ont un but triple :
Ce qui limite donc le besoin de disperser des troupes au sol à travers le territoire, où elles seraient vulnérables aux embuscades et pièges.
La clé demeure ici la vitesse avec laquelle les hélicoptères peuvent couvrir une grande étendue en très peu de temps.
Et déployer comme extraire du personnel sur virtuellement n'importe quel terrain.
Toutefois, comme pour les bases de feu, leur utilité pour la protection de zones urbaines est limitée.
De plus, la dépendance vis-à-vis des hélicoptères fait de ceux-ci des cibles tentantes pour l'ennemi.
Un système de contre-mesures efficaces est donc nécessaire si l'ennemi venait à avoir un large accès à des missiles sol-air.
Programme "Total Security" (3)
Opérations héliportées agressives
[quote][img]http://img19.imageshack.us/img19/174/6a00e00981da57883301287.jpg[/img]
Les opérations héliportées ont pour but de permettre un déploiement rapide d'une force limitée en ignorant largement les accidents du terrain.
Elles permettent en cela une réaction immédiate au niveau menace léger que représente une action insurgée de harcèlement.
Comme déjà expliqué, l’insurrection ne peut pas réaliser de déploiement massif sous peine d'exposer ses forces à une puissance de feu meurtrière.
Cela est d'autant plus vrai si le système des bases de feu est en place, offrant une couverture d'artillerie instantanée à l'échelle nationale.
Mais comme déjà exposé, chaque base de feu est une cible vulnérable.
Car, même avec la couverture mutuelle de ses voisines, elle demeure un simple avant poste doté d'un blindé et d'un peloton.
Elle n'est pas de taille en cas d'attaque d'une force insurgée de la taille d'une compagnie parvenue à passer la zone à découverte.
Et reste également vulnérable aux harcèlements via mortier, lesquels ne requiert qu'une demi-douzaine d'insurgés.
Les opérations héliportées visent à répondre à cette vulnérabilité.
En déployant un peloton, voir une compagnie d'infanterie entière, afin d'encercler la position supposée de l'ennemi pour le clouer sur place.
Sitôt sa position exacte déterminée et ses voies de retraite coupée, les bases de feu peuvent prendre le relais et pilonner à distance.
Ce qui évite à l'infanterie de prendre des risques inutiles.
La clé de ces opérations est double :
Concentration de puissance et vitesse de réaction.
Mais si un seul des deux peut être obtenu, ce doit être la vitesse de réaction :
Il ne sert à rien de déployer des troupes si l'ennemi a eu le temps de disparaître.
Un hélicoptère de transport comme le Hawk H-120 de chez ASAT peut voler à 296 km/h et couvrir sans mal une distance de 592 km.
Des modèles plus récents, comme le CH-90 Ohira de chez RAE peuvent atteindre les 500 km/h et transporter 20 personnes.
L'appareil doit pouvoir déployer ses troupes dans un délai de 30 minutes après la détection de l'ennemi.
De sorte que celui-ci, s'il est à pieds, n'aura pas pu faire plus de 6 km dans le meilleur des cas.
Même un adversaire motorisé sera encore dans un rayon limité entre 10 et 50 km, selon la complexité du réseau routier et les accidents du terrain
À cet effet, plusieurs héliports doivent être installés, chacun avec le matériel nécessaire à l'entretient de deux hélicoptères de transport.
En plus des hélicoptères et matériel, chaque héliport doit disposer du personnel nécessaire aux opérations.
Cela inclut 2 sections d'infanterie (24 soldats) pour les déploiements héliportés en eux-mêmes.
Et le personnel lié aux hélicoptères ce qui, dans la doctrine Wapongaise, consiste en 4 pilotes et 36 techniciens par appareil.
Un héliport est donc une petite base avec un peu plus d'une centaine d'hommes.
Il est conseillé de fusionner une base de feu avec l'héliport, afin d'y ajouter un blindé, 20 fantassins supplémentaire et une zone à découvert.
De part ce fait, chaque héliport devient une véritable forteresse d'où les opérations d'une région peuvent être commandées en sécurité.
Le nombre d'héliports dépend largement de la vitesse du modèle d'hélicoptère et la taille du territoire à couvrir.
Pour le CH-90 Ohira, prévu pour le Plan d'Armement 2022 du Wapong, il est considéré qu'un héliport couvre un rayon de 200 km.
Mais comme chaque héliport doit être couvert par un autre, le rayon effectif est limité à 100 km.
Soit une surface de 31.415 km² par héliport.
Cinq héliports suffisent en soit à couvrir l'ensemble du Wapong.
Et peuvent se porter mutuellement assistance si besoin, pouvant ainsi introduire jusqu'à 48 soldats sur une seule zone en 30 minutes maximum.
Les besoins pour le Wapong s'élèvent donc à 120 fantassins, 360 techniciens, 40 pilotes, 10 hélicoptères.
Un coût annuel d'entretient de 20 millions $USP
Et un coût annuel d'achat d'équipement sur 20 ans de 5 million $USP.
Pour contrôler une zone de 155.625 km²
Soit un coût de 161 $USP par km²
Un coût qui pourrait être couvert par une taxe de 1,5 $USP par habitant.
Négligeable.[/quote]
En pratique :
Étape par étape :
- - Détection d'insurgés
- Relais de leur position à l'état-major
- État-major contact les bases de feu
- Si tir des bases de feu impossible, contact des héliports
- Départ de deux hélicoptères depuis l'héliport le plus proche
- Actualisation de la position des insurgés
- Larguage des sections en bordure du périmètre (5km)
- Encerclement, avance prudente
- Actualisation de la position des insurgés
- Isolement des insurgés
- État-major contact les bases de feu
- Tir des bases de feu sur la position des insurgés
- Nettoyage par l'infanterie
- - Patrouilles militaires au sol
- Appels des forces de police
- Appels des civils locaux
- Appels d'informateurs locaux
- Reconnaissance aérienne
- Reconnaissance satellite
- Communication radio des insurgés
Les opérations héliportées ont un but triple :
- - Seek & Destroy en coopération avec les bases de feu
- Protection des bases de feu en elles-mêmes
- Mise en place de "places fortes" pour la coordination régionale
Ce qui limite donc le besoin de disperser des troupes au sol à travers le territoire, où elles seraient vulnérables aux embuscades et pièges.
La clé demeure ici la vitesse avec laquelle les hélicoptères peuvent couvrir une grande étendue en très peu de temps.
Et déployer comme extraire du personnel sur virtuellement n'importe quel terrain.
Toutefois, comme pour les bases de feu, leur utilité pour la protection de zones urbaines est limitée.
De plus, la dépendance vis-à-vis des hélicoptères fait de ceux-ci des cibles tentantes pour l'ennemi.
Un système de contre-mesures efficaces est donc nécessaire si l'ennemi venait à avoir un large accès à des missiles sol-air.
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Johel3007
Coulisses du Directoire
[img]http://img98.imageshack.us/img98/537/boardmeetingroom.jpg[/img]
Cat Tuong, Directeur Général à la Défense et chef de file de la LNC, avait l'air embarrassé. Il n'était pas le seul autour de la table.
Doan Trang, chef des forces navales, fronçait les sourcils, la militaire n'appréciant que moyennement ce qui venait d'être révélé.
Moins les conséquences à venir que le principe même d'avoir lancer cette aventure avec un ennemi contre lequel elle travaillait quotidiennement.
La moitié de ses navires, arrivant en fin de vie, nécessitaient d'être modernisés s'ils devaient poursuivre leur mission dans le Détroit.
Hors, les crédits avaient été refusés au profit des forces terrestres et aériennes, pourtant largement impuissantes.
La récente défaite en Kasovie (car cela était bien une défaite, [url=http://www.simpolitique.com/post185191.html#185191]contrairement à ce que les médias caracolaient[/url]) laissait un goût amer de ce coté...
Song Yamato, en tant que Directeur Général aux affaires navales, était également concerné, avec en plus l'aspect politique :
En tant que chef de file du MLC et héritier spirituel de Nute Fan, fondateur de la République, il ne pouvait que désapprouver ce genre d'accords.
Le pragmatisme géostratégique avait ses limites et en dépit de la menace que représentait la Main Noire, la fin ne justifiait pas toujours les moyens.
Que l'idée soit déjà en désaccord avec les principes de la République et de l'Organisation était déjà assez irritant.
Qu'elle débouche potentiellement sur un échec rendait la situation encore pire.
Shura Lo, ambassadeur officieux en Hylée, était dans ses petits souliers, ayant eu à rapporter avoir trouver porte close auprès du gouvernement.
Ce n'était même pas que les Hylées n'appréciaient pas le projet mais bien qu'ils ignoraient purement et simplement ses appels.
Elle était loin, l'époque où, en tant que directeur régional d'Eva Air, on lui prêtait une oreille attentive dans la péninsule Hyléenne.
Loin des conséquences politiques pour la République, l'homme s'inquiétait pour son propre avenir.
Kun Lao, PDG de [url=http://www.simpolitique.com/post169658.html#169658]Cubical[/url], après avoir fait son rapport, restait muet et légèrement livide.
Être approché par le Directoire pouvait signifié le début d'une bonne fortune sans pareil pour un clan.
Et si le clan Lao n'avait pas à se plaindre au vu [url=http://www.simpolitique.com/post113306.html#113306]du succès d'un de ses membres et étoile montante[/url] ses 6 dernières années.
Mais cette prospérité reposait en grande partie sur le fait de rester dans les bonnes grâces du gouvernement.
Échouer dans la première mission délicate qui lui était confié par la République serait un coup rude... et peut être fatale.
Le regard de Cat Tuong s'écarta du visage de l'entrepreneur, se portant sur le seul individu à ne pas avoir une mine sombre :
Ba Hiep Diep, directeur général des Services Spéciaux, se contentait, comme à son habitude, de montrer une absence total d'intérêt sérieux.
Une façade, bien entendu, mais qui rendait impossible de connaître les vrais sentiments de l’Inamovible Boucher.
L'homme pouvait très bien se passer de la République, comme il l'avait fait avec d'autres régimes par le passé.
Mais la République survivrait difficilement sans la loyauté (ou ce qui s'en approchait le plus) du ventripotent maître-espion et ses Tourterelles.
Soupirant, le Directeur Général à la Défense, frappa la table du plat des mains, brisant l’embarrassant silence.
Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Et vous êtes certains qu'ils ne peuvent changé d'avis ?"
Kun Lao :
PDG de Cubical
"-Insister causerait plus de mal que de bien. Je ne dispose tout simplement pas d'assez d'arguments ou de moyens de pression.
Une usine et quelques emplois peu qualifiés ne sont rien en comparaison de leurs convictions politiques : ils tiennent à leur neutralité.
Aucune opposition n'a été levée concernant le pavillon des navires mais bien contre leur cargaison et destination suivante."
Song Yamato :
Directeur Général aux affaires navales
"-Cela exclut donc aussi de faire la chose intelligente et d'avoir recours directement à nos propres navires et ceux de nos alliés.
Doan Trang :
Commandante des Forces Navales
Pleinement d'accord avec Yamato-san, ici.
Nous avons l'accord de l'URCM pour passer le blocus.
Quel besoin avons-nous de leur assistance ?
Et quel message cela envera-t-il à nos alliés ?
Song Yamato :
Directeur Général aux affaires navales
"-La Biturige refusera de toute façon d'être impliquée, directement ou indirectement dans le bourbier chaotique qu'est l'Alméra Oriental.
Mais je tiens à faire remarquer que cela n'exclut pas la Fiémance ou le Kaiyuan !!
In-Tao s'est opposé à l'idée de faire accoster ses navires-cargos dans ces pays, probablement par anticipation de leur refus..."
Ba Hiep Diep
Directeur Général des Services Spéciaux
"-...ou par désir de maintenir ses distances diplomatiques.
Je doute que le moustachu apprécie déjà de voir son allié traiter avec nous.
Alors avec Opemont, imaginez un peu les tensions et comment cela affectera la belle "unité dans l'action" du Pacte ressuscité.
Quand au Kaiyuan, il traite activement avec la Fiémance, le Thorval et le Raksasa.
C'est suffisant à créer des tensions avec In-Tao, en dépit des rapprochements et médiations officielles entre l'URCM et l'Empire.
Il sera amusant de voir l'ampleur et la durée de cette réconciliation quand la Main Noire aura été chassée du Viek Kiong."
Song Yamato :
Directeur Général aux affaires navales
"-... peut être.
Mais dans l'immédiat, comme je le disais, In-Tao a posé son refus à voir ses navires accostés dans ces pays.
Mais l'option de l'usage de nos navires, suivi d'une fouille en haute mer par la flotte du Pacte, reste une option.
Cela laisserait la Fiémance comme port d'attache viable.
Et, à défaut, le Kaiyuan pourrait également servir.
Lao-san, en dépit des codes du bâtiment existant dans l'Empire du Kaiyuan, je suppose que vous pourriez y trouver un marché.
Nous parlons d'une nation de plus de 160 millions de personne vivant dans des conditions similaires à celles qui règnaient au Wapong en 2013.
Sinon, il reste la Génovie, plus proche."
Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Shura... Comment sont les liens entre le Kaiyuan et l'Hylée, dernièrement ?"
Shura Lo :
PDG Eva Air Sud-Makara
"-Relativement calmes et courtoises.
Mais peu actives en dehors de l'Assemblée des États."
Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Dommage.
J'ai quand même une autre mission pour vous.
Les contacts entre Linh Vu et l'ambassadeur de l'URCM à Hispalis risquent de devenir visibles s'ils se multiplient.
Il nous faut une autre avenue de négociation officieuse mais couverte par les règles de l'immunité diplomatique.
Trouvez le représentant d'In-Tao à Ctesiphon et initiez le contact pour relayer la proposition concernant le Kaiyuan.
Lao ?"
Kun Lao :
PDG de Cubical
"-Oui ?"
Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Avez-vous déjà visiter Fuxianji ?"
[img]http://img98.imageshack.us/img98/537/boardmeetingroom.jpg[/img]
Cat Tuong, Directeur Général à la Défense et chef de file de la LNC, avait l'air embarrassé. Il n'était pas le seul autour de la table.
Doan Trang, chef des forces navales, fronçait les sourcils, la militaire n'appréciant que moyennement ce qui venait d'être révélé.
Moins les conséquences à venir que le principe même d'avoir lancer cette aventure avec un ennemi contre lequel elle travaillait quotidiennement.
La moitié de ses navires, arrivant en fin de vie, nécessitaient d'être modernisés s'ils devaient poursuivre leur mission dans le Détroit.
Hors, les crédits avaient été refusés au profit des forces terrestres et aériennes, pourtant largement impuissantes.
La récente défaite en Kasovie (car cela était bien une défaite, [url=http://www.simpolitique.com/post185191.html#185191]contrairement à ce que les médias caracolaient[/url]) laissait un goût amer de ce coté...
Song Yamato, en tant que Directeur Général aux affaires navales, était également concerné, avec en plus l'aspect politique :
En tant que chef de file du MLC et héritier spirituel de Nute Fan, fondateur de la République, il ne pouvait que désapprouver ce genre d'accords.
Le pragmatisme géostratégique avait ses limites et en dépit de la menace que représentait la Main Noire, la fin ne justifiait pas toujours les moyens.
Que l'idée soit déjà en désaccord avec les principes de la République et de l'Organisation était déjà assez irritant.
Qu'elle débouche potentiellement sur un échec rendait la situation encore pire.
Shura Lo, ambassadeur officieux en Hylée, était dans ses petits souliers, ayant eu à rapporter avoir trouver porte close auprès du gouvernement.
Ce n'était même pas que les Hylées n'appréciaient pas le projet mais bien qu'ils ignoraient purement et simplement ses appels.
Elle était loin, l'époque où, en tant que directeur régional d'Eva Air, on lui prêtait une oreille attentive dans la péninsule Hyléenne.
Loin des conséquences politiques pour la République, l'homme s'inquiétait pour son propre avenir.
Kun Lao, PDG de [url=http://www.simpolitique.com/post169658.html#169658]Cubical[/url], après avoir fait son rapport, restait muet et légèrement livide.
Être approché par le Directoire pouvait signifié le début d'une bonne fortune sans pareil pour un clan.
Et si le clan Lao n'avait pas à se plaindre au vu [url=http://www.simpolitique.com/post113306.html#113306]du succès d'un de ses membres et étoile montante[/url] ses 6 dernières années.
Mais cette prospérité reposait en grande partie sur le fait de rester dans les bonnes grâces du gouvernement.
Échouer dans la première mission délicate qui lui était confié par la République serait un coup rude... et peut être fatale.
Le regard de Cat Tuong s'écarta du visage de l'entrepreneur, se portant sur le seul individu à ne pas avoir une mine sombre :
Ba Hiep Diep, directeur général des Services Spéciaux, se contentait, comme à son habitude, de montrer une absence total d'intérêt sérieux.
Une façade, bien entendu, mais qui rendait impossible de connaître les vrais sentiments de l’Inamovible Boucher.
L'homme pouvait très bien se passer de la République, comme il l'avait fait avec d'autres régimes par le passé.
Mais la République survivrait difficilement sans la loyauté (ou ce qui s'en approchait le plus) du ventripotent maître-espion et ses Tourterelles.
Soupirant, le Directeur Général à la Défense, frappa la table du plat des mains, brisant l’embarrassant silence.
Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Et vous êtes certains qu'ils ne peuvent changé d'avis ?"
Kun Lao :
PDG de Cubical
"-Insister causerait plus de mal que de bien. Je ne dispose tout simplement pas d'assez d'arguments ou de moyens de pression.
Une usine et quelques emplois peu qualifiés ne sont rien en comparaison de leurs convictions politiques : ils tiennent à leur neutralité.
Aucune opposition n'a été levée concernant le pavillon des navires mais bien contre leur cargaison et destination suivante."
Song Yamato :
Directeur Général aux affaires navales
"-Cela exclut donc aussi de faire la chose intelligente et d'avoir recours directement à nos propres navires et ceux de nos alliés.
Doan Trang :
Commandante des Forces Navales
Pleinement d'accord avec Yamato-san, ici.
Nous avons l'accord de l'URCM pour passer le blocus.
Quel besoin avons-nous de leur assistance ?
Et quel message cela envera-t-il à nos alliés ?
Song Yamato :
Directeur Général aux affaires navales
"-La Biturige refusera de toute façon d'être impliquée, directement ou indirectement dans le bourbier chaotique qu'est l'Alméra Oriental.
Mais je tiens à faire remarquer que cela n'exclut pas la Fiémance ou le Kaiyuan !!
In-Tao s'est opposé à l'idée de faire accoster ses navires-cargos dans ces pays, probablement par anticipation de leur refus..."
Ba Hiep Diep
Directeur Général des Services Spéciaux
"-...ou par désir de maintenir ses distances diplomatiques.
Je doute que le moustachu apprécie déjà de voir son allié traiter avec nous.
Alors avec Opemont, imaginez un peu les tensions et comment cela affectera la belle "unité dans l'action" du Pacte ressuscité.
Quand au Kaiyuan, il traite activement avec la Fiémance, le Thorval et le Raksasa.
C'est suffisant à créer des tensions avec In-Tao, en dépit des rapprochements et médiations officielles entre l'URCM et l'Empire.
Il sera amusant de voir l'ampleur et la durée de cette réconciliation quand la Main Noire aura été chassée du Viek Kiong."
Song Yamato :
Directeur Général aux affaires navales
"-... peut être.
Mais dans l'immédiat, comme je le disais, In-Tao a posé son refus à voir ses navires accostés dans ces pays.
Mais l'option de l'usage de nos navires, suivi d'une fouille en haute mer par la flotte du Pacte, reste une option.
Cela laisserait la Fiémance comme port d'attache viable.
Et, à défaut, le Kaiyuan pourrait également servir.
Lao-san, en dépit des codes du bâtiment existant dans l'Empire du Kaiyuan, je suppose que vous pourriez y trouver un marché.
Nous parlons d'une nation de plus de 160 millions de personne vivant dans des conditions similaires à celles qui règnaient au Wapong en 2013.
Sinon, il reste la Génovie, plus proche."
Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Shura... Comment sont les liens entre le Kaiyuan et l'Hylée, dernièrement ?"
Shura Lo :
PDG Eva Air Sud-Makara
"-Relativement calmes et courtoises.
Mais peu actives en dehors de l'Assemblée des États."
Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Dommage.
J'ai quand même une autre mission pour vous.
Les contacts entre Linh Vu et l'ambassadeur de l'URCM à Hispalis risquent de devenir visibles s'ils se multiplient.
Il nous faut une autre avenue de négociation officieuse mais couverte par les règles de l'immunité diplomatique.
Trouvez le représentant d'In-Tao à Ctesiphon et initiez le contact pour relayer la proposition concernant le Kaiyuan.
Lao ?"
Kun Lao :
PDG de Cubical
"-Oui ?"
Cat Tuong :
Directeur Général à la Défense
"-Avez-vous déjà visiter Fuxianji ?"
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Johel3007
Research & Destruction
18/04/2021
Kûmana,
Avant-Poste n°3
Région Nord
[img]http://img600.imageshack.us/img600/8374/opkhiamfromeast.jpg[/img]
Samir leva ses jumelles électroniques, ajustant le réticule afin de clarifier la vision qu'il avait du convoi qui, [url=http://www.simpolitique.com/post179028.html#179028]depuis des mois maintenant[/url], traversait le même itinéraire.
Cela faisait depuis le début du mois d'Août 2020 que le jeune Libertien et son unité étaient stationnés dans ce pays gigantesque mais presque vide.
La victoire avait été rapide et facile.
Une démonstration parfaite de la "guerre zéro mort" comme les journalistes gauchistes et les nostalgiques des boucheries la caricaturaient avec amertume.
Entre le débarquement et l'occupation complète des provinces côtières, il s'était écoulé moins de 3 semaines.
La flotte ennemie n'avait même pas compris que les hostilités avaient débuté quand les missiles l'avaient envoyé par le fond.
Les soldats Kûms avaient failli à leur réputation de férocité, désertant en masse pour retourner dans leurs villages ou pour se rendre à l'OTH.
Ceux qui étaient demeurés fidèles à la junte avaient agonisé misérablement dans les jungles à l'Ouest sous les obus de l'Alliance.
La belle unité nationale derrière son gouvernement autoritaire avait explosée dès les premiers coups de canon.
Et à ce jour, on attendait toujours d'entendre parler du vieux roi censé avoir remplacer la junte militaire.
La routine s'était installée pour les soldats auxiliaires, lesquels se contentaient de maintenir les lignes d'approvisionnement.
Autour de ces "avant-postes", véritables forteresses abritant chacun plus d'une centaine de soldats, des mini-villes s'étaient constituées.
Les locaux, apolitiques pour la plupart, savaient saisir l'opportunité financière que représentait une garnison de soldats étrangers.
Sans pour autant se reposer exclusivement sur ce ravitaillement local, l'État-Major avait laissé faire.
C'était là une bonne manière de faire accepter la présence de l'Organisation.
Et cela coûtait moins cher d'acheter les fruits et légumes aux indigènes que de les transporter depuis Fort Camouska ou un des ports.
On s'assurait toutefois que les rotations de personnel soient assez fréquentes pour éviter une TROP grande fraternisation.
Ainsi, le mois précédent, Samir était stationné 800 kilomètres plus au Sud.
Mais cela n'empêchait pas les troupes de mettre au point leurs propres petites affaires.
Aujourd'hui, dans l'avant-poste n°3, Samir attendait justement dans ce cadre avec impatience l'arrivée du convoi.
Les camions s'arrêtèrent à une dizaine de mètres de l'entrée, attendant que les portes en métal coulissent pour les laisser passer.
Du haut du mur en sacs de sable, deux mitrailleuses lourdes couvraient la colonne, comme si elle n'était pas déjà assez bien armée.
Ces "convois de ravitaillement", pendant des mois, avaient été un appas pour les éventuels "irréductibles" de la RAK.
Des proies en apparence fragiles, avançant lentement en colonne selon des horaires réguliers.
Chacune transportant assez de matériel pour approvisionner une bande de résistants Zanyanais pendant des semaines.
Mais ce fut sans succès :
Pas une seule attaque, pas un seul sabotage, pas un seul trouble ou même rumeur d'agitation populaire dans la région côtière.
Laquelle concentrait le gros de la population du pays.
L'ennemi, s'il existait encore, restait caché dans son trou et ne représentait pas même une nuisance.
Le Kûmana était bel et bien un terrain conquis à qui on offrait le luxe de gérer ses propres affaires civiles.
Dans un tel contexte, il n'était donc pas étonnant que certains profitent un peu de la situation.
Les primes offertes par l'Organisation étaient généreuses.
Tout comme la promesse de visa.
Mais les hommes et femmes comme Samir aspiraient naturellement à d'avantage qu'une vie ordinaire et paisible au sein du Monde Libre.
Ils voulaient le Rêve Pelabssien... quitte à prendre quelques raccourcis.
Samir sourit tandis que celle qu'il attendait sautait à terre depuis le camion, ses cheveux masqués par un voile écarlate.
La jeune femme rendit son sourire au Libertien, ses yeux bridés dissimulés par une paire de lunettes semi-opaques.
???? :
"-Samir !! La paix soit avec toi !! Comment t'a donc réussi donc la saison des pluies dans cet enfer ?"
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Fort bien, ma foi. Autant d'eau tombant des cieux est une bénédiction céleste.
Je connais plus d'un compatriote qui rêverait de quitter nos déserts arides pour s'installer ici.
Enfin... si on trouve une parade à ces fichus insectes."
???? :
"-Un souhait qui pourrait bien se réaliser, mon ami."
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Pour les insectes ou pour l'exode ?"
???? :
"-Ne viens-tu pas de dire qu'ils allaient de pair ?
En l'absence de nouvelles des autorités officielles, l'Organisation doit assumé que notre présence est la bienvenue.
Et que les Kûms choisissent simplement de nous ignorer tout en profitant des opportunités qui voyagent avec nous.
De 60.000 soldats à 6.000.000 de civils, il n'y a qu'un petit pas de quelques années à franchir."
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Ce serait ma foi formidable.
Tu n'as pas idée à quel point la terre est fertile, ici.
Ou peut être bien que si, justement... d'où notre arrangement."
???? :
"-Directement à parler boulot, hein ? J'en déduis que la récolte sera bonne.
Des difficultés ?"
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Au prix offert ? Tu rigoles, n'est-ce pas ?
Les locaux vivent de peu : quelques chèvres, parfois un bœuf.
Et guère plus d'une poignée d'acres par famille.
Alors quand on leur offre de quoi acheter dix fois ce que ces acres pourraient produire comme manioc, ils n'hésitent pas longtemps.
Surtout quand 10% est justement payé en manioc."
???? :
"-J'ai avec moi 40 tonnes de semances.
Et assez de fertilisant pour transformer ta patrie elle-même en jardin d'Eden.
Oh... Et la paie, bien entendu.
Des soucis avec tes frères d'arme de ce coté-là."
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Être payer pour ne rien faire sinon fermer les yeux, ils ont connu pire comme arrangement.
J'ai juste dû leur expliquer quand même, histoire qu'ils soient sûrs que ça n'aide pas une bande de rebelles ou un truc du genre.
À quoi bon être riche si c'est pour mourir, pas vrai ?"
Tandis qu'ils parlaient, une centaine de Kûms s'afféraient à décharger les camions, sous le regard des soldats du convoi.
Pourquoi se fatiguer à jouer les bêtes de somme quand un civil était heureux de faire le boulot pour quelques dollars ?
Et puis, c'était pas comme s'ils pouvaient voler quoique ce soit :
La sécurité s'était relâchée depuis quelques temps mais restait stricte.
Bien entendu, cela n'empêchait pas les sentinelles de fermer les yeux si on les payait pour.
???? :
"-Les paroles d'un vrai sage.
Pendant que tes associés décharges, tu me fais la visite guidée ?"
--------------------------------------
Une heure de route à travers la savane et ils arrivèrent au premier village.
Rien d'inhabituel ici : c'était un village Kûm typique, avec ses huttes traditionnelles, ses chants de femme au labeur et sa horde de morveux.
La différence était qu'au lieu des champs de manioc, le village était entouré d'épais buissons épineux constellés d'éclats rouges, roses et oranges.
Une véritable carpette végétale qui tranchait nettement avec le reste de la flore locale.
Et au milieux, travaillant à la main, les plus jeunes villageoises remplissaient de large paniers en osier avec les fleurs.
Plus loin, assises en rond, les vieilles femmes et les enfants décortiquaient le fruit de la récolte pour en extraire les graines.
L'ensemble était ensuite versé dans de grands sacs de jute, empilés par dizaines dans une des huttes.
[img]http://img32.imageshack.us/img32/7182/cusiosityisbad.jpg[/img]
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-C'est une des sept exploitations actives autour de l'avant-poste n°3.
Six autres avant-postes plus au Sud ont leurs propres exploitations, en nombre variable.
Et je pense que les locaux développent les leurs par eux-mêmes plus à l'intérieur du pays, juste pour accroître la production futur.
Si tout va bien, la première livraison devrait être prête d'ici la fin Juin.
Enfin, si on peut évacué tout ça vers les ports, parce que par Fort Camouska, ça risque d'être visible."
???? :
"-Jusqu'à preuve du contraire, l'Armée Auxiliaire n'a rien à voir avec cette production.
C'est une simple entreprise civile qui va racheter officiellement la production dans les ports.
Le seul rôle de toi et tes frères d'arme est de t'assurer que rien n'arrive à ces plantations et à la récolte entre ici et les navires-cargos.
Il n'y a rien d'illégal en soit mais on veut évité trop de questions.
Si les autorités locales font des misères, payez-les.
Si ils refusent, jouez de l'intimidation.
Si ils s'obstinent..."
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-...la savane est vaste et les fauves nombreux."
--------------------------------------
Les cahots de la route la berçant, la Tourterelle laissa son esprit vagabonder alors que le paysage défilait.
De retour avec le convoi, elle retournait vers Fort Camouska où, comme de nombreux contractants civils, elle avait un travail officiel.
Ce même travail qui lui ouvrait des portes partout sous prétexte d'inspection sanitaire.
Rien n'était trop bon pour le confort des soldats auxiliaires.
Ce même travail qui la pousserait à visiter les différents ports de la région dans les semaines à venir, afin de prospecter des entrepots.
Et d'arranger, de manière officieuse, l'embarquement futur de la récolte.
Une récolte dont les Services Spéciaux attendaient beaucoup.
Nonchalamment, elle fit tourner dans sa main la fleur qui valait autant d'attention à ce coin perdu de la Terre.
[img]http://img545.imageshack.us/img545/4696/40475780834e540e051c.jpg[/img]
18/04/2021
Kûmana,
Avant-Poste n°3
Région Nord
[img]http://img600.imageshack.us/img600/8374/opkhiamfromeast.jpg[/img]
Samir leva ses jumelles électroniques, ajustant le réticule afin de clarifier la vision qu'il avait du convoi qui, [url=http://www.simpolitique.com/post179028.html#179028]depuis des mois maintenant[/url], traversait le même itinéraire.
Cela faisait depuis le début du mois d'Août 2020 que le jeune Libertien et son unité étaient stationnés dans ce pays gigantesque mais presque vide.
La victoire avait été rapide et facile.
Une démonstration parfaite de la "guerre zéro mort" comme les journalistes gauchistes et les nostalgiques des boucheries la caricaturaient avec amertume.
Entre le débarquement et l'occupation complète des provinces côtières, il s'était écoulé moins de 3 semaines.
La flotte ennemie n'avait même pas compris que les hostilités avaient débuté quand les missiles l'avaient envoyé par le fond.
Les soldats Kûms avaient failli à leur réputation de férocité, désertant en masse pour retourner dans leurs villages ou pour se rendre à l'OTH.
Ceux qui étaient demeurés fidèles à la junte avaient agonisé misérablement dans les jungles à l'Ouest sous les obus de l'Alliance.
La belle unité nationale derrière son gouvernement autoritaire avait explosée dès les premiers coups de canon.
Et à ce jour, on attendait toujours d'entendre parler du vieux roi censé avoir remplacer la junte militaire.
La routine s'était installée pour les soldats auxiliaires, lesquels se contentaient de maintenir les lignes d'approvisionnement.
Autour de ces "avant-postes", véritables forteresses abritant chacun plus d'une centaine de soldats, des mini-villes s'étaient constituées.
Les locaux, apolitiques pour la plupart, savaient saisir l'opportunité financière que représentait une garnison de soldats étrangers.
Sans pour autant se reposer exclusivement sur ce ravitaillement local, l'État-Major avait laissé faire.
C'était là une bonne manière de faire accepter la présence de l'Organisation.
Et cela coûtait moins cher d'acheter les fruits et légumes aux indigènes que de les transporter depuis Fort Camouska ou un des ports.
On s'assurait toutefois que les rotations de personnel soient assez fréquentes pour éviter une TROP grande fraternisation.
Ainsi, le mois précédent, Samir était stationné 800 kilomètres plus au Sud.
Mais cela n'empêchait pas les troupes de mettre au point leurs propres petites affaires.
Aujourd'hui, dans l'avant-poste n°3, Samir attendait justement dans ce cadre avec impatience l'arrivée du convoi.
Les camions s'arrêtèrent à une dizaine de mètres de l'entrée, attendant que les portes en métal coulissent pour les laisser passer.
Du haut du mur en sacs de sable, deux mitrailleuses lourdes couvraient la colonne, comme si elle n'était pas déjà assez bien armée.
Ces "convois de ravitaillement", pendant des mois, avaient été un appas pour les éventuels "irréductibles" de la RAK.
Des proies en apparence fragiles, avançant lentement en colonne selon des horaires réguliers.
Chacune transportant assez de matériel pour approvisionner une bande de résistants Zanyanais pendant des semaines.
Mais ce fut sans succès :
Pas une seule attaque, pas un seul sabotage, pas un seul trouble ou même rumeur d'agitation populaire dans la région côtière.
Laquelle concentrait le gros de la population du pays.
L'ennemi, s'il existait encore, restait caché dans son trou et ne représentait pas même une nuisance.
Le Kûmana était bel et bien un terrain conquis à qui on offrait le luxe de gérer ses propres affaires civiles.
Dans un tel contexte, il n'était donc pas étonnant que certains profitent un peu de la situation.
Les primes offertes par l'Organisation étaient généreuses.
Tout comme la promesse de visa.
Mais les hommes et femmes comme Samir aspiraient naturellement à d'avantage qu'une vie ordinaire et paisible au sein du Monde Libre.
Ils voulaient le Rêve Pelabssien... quitte à prendre quelques raccourcis.
Samir sourit tandis que celle qu'il attendait sautait à terre depuis le camion, ses cheveux masqués par un voile écarlate.
La jeune femme rendit son sourire au Libertien, ses yeux bridés dissimulés par une paire de lunettes semi-opaques.
???? :
"-Samir !! La paix soit avec toi !! Comment t'a donc réussi donc la saison des pluies dans cet enfer ?"
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Fort bien, ma foi. Autant d'eau tombant des cieux est une bénédiction céleste.
Je connais plus d'un compatriote qui rêverait de quitter nos déserts arides pour s'installer ici.
Enfin... si on trouve une parade à ces fichus insectes."
???? :
"-Un souhait qui pourrait bien se réaliser, mon ami."
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Pour les insectes ou pour l'exode ?"
???? :
"-Ne viens-tu pas de dire qu'ils allaient de pair ?
En l'absence de nouvelles des autorités officielles, l'Organisation doit assumé que notre présence est la bienvenue.
Et que les Kûms choisissent simplement de nous ignorer tout en profitant des opportunités qui voyagent avec nous.
De 60.000 soldats à 6.000.000 de civils, il n'y a qu'un petit pas de quelques années à franchir."
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Ce serait ma foi formidable.
Tu n'as pas idée à quel point la terre est fertile, ici.
Ou peut être bien que si, justement... d'où notre arrangement."
???? :
"-Directement à parler boulot, hein ? J'en déduis que la récolte sera bonne.
Des difficultés ?"
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Au prix offert ? Tu rigoles, n'est-ce pas ?
Les locaux vivent de peu : quelques chèvres, parfois un bœuf.
Et guère plus d'une poignée d'acres par famille.
Alors quand on leur offre de quoi acheter dix fois ce que ces acres pourraient produire comme manioc, ils n'hésitent pas longtemps.
Surtout quand 10% est justement payé en manioc."
???? :
"-J'ai avec moi 40 tonnes de semances.
Et assez de fertilisant pour transformer ta patrie elle-même en jardin d'Eden.
Oh... Et la paie, bien entendu.
Des soucis avec tes frères d'arme de ce coté-là."
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-Être payer pour ne rien faire sinon fermer les yeux, ils ont connu pire comme arrangement.
J'ai juste dû leur expliquer quand même, histoire qu'ils soient sûrs que ça n'aide pas une bande de rebelles ou un truc du genre.
À quoi bon être riche si c'est pour mourir, pas vrai ?"
Tandis qu'ils parlaient, une centaine de Kûms s'afféraient à décharger les camions, sous le regard des soldats du convoi.
Pourquoi se fatiguer à jouer les bêtes de somme quand un civil était heureux de faire le boulot pour quelques dollars ?
Et puis, c'était pas comme s'ils pouvaient voler quoique ce soit :
La sécurité s'était relâchée depuis quelques temps mais restait stricte.
Bien entendu, cela n'empêchait pas les sentinelles de fermer les yeux si on les payait pour.
???? :
"-Les paroles d'un vrai sage.
Pendant que tes associés décharges, tu me fais la visite guidée ?"
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Une heure de route à travers la savane et ils arrivèrent au premier village.
Rien d'inhabituel ici : c'était un village Kûm typique, avec ses huttes traditionnelles, ses chants de femme au labeur et sa horde de morveux.
La différence était qu'au lieu des champs de manioc, le village était entouré d'épais buissons épineux constellés d'éclats rouges, roses et oranges.
Une véritable carpette végétale qui tranchait nettement avec le reste de la flore locale.
Et au milieux, travaillant à la main, les plus jeunes villageoises remplissaient de large paniers en osier avec les fleurs.
Plus loin, assises en rond, les vieilles femmes et les enfants décortiquaient le fruit de la récolte pour en extraire les graines.
L'ensemble était ensuite versé dans de grands sacs de jute, empilés par dizaines dans une des huttes.
[img]http://img32.imageshack.us/img32/7182/cusiosityisbad.jpg[/img]
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-C'est une des sept exploitations actives autour de l'avant-poste n°3.
Six autres avant-postes plus au Sud ont leurs propres exploitations, en nombre variable.
Et je pense que les locaux développent les leurs par eux-mêmes plus à l'intérieur du pays, juste pour accroître la production futur.
Si tout va bien, la première livraison devrait être prête d'ici la fin Juin.
Enfin, si on peut évacué tout ça vers les ports, parce que par Fort Camouska, ça risque d'être visible."
???? :
"-Jusqu'à preuve du contraire, l'Armée Auxiliaire n'a rien à voir avec cette production.
C'est une simple entreprise civile qui va racheter officiellement la production dans les ports.
Le seul rôle de toi et tes frères d'arme est de t'assurer que rien n'arrive à ces plantations et à la récolte entre ici et les navires-cargos.
Il n'y a rien d'illégal en soit mais on veut évité trop de questions.
Si les autorités locales font des misères, payez-les.
Si ils refusent, jouez de l'intimidation.
Si ils s'obstinent..."
Caporal Samir :
1st Libert Army
"-...la savane est vaste et les fauves nombreux."
--------------------------------------
Les cahots de la route la berçant, la Tourterelle laissa son esprit vagabonder alors que le paysage défilait.
De retour avec le convoi, elle retournait vers Fort Camouska où, comme de nombreux contractants civils, elle avait un travail officiel.
Ce même travail qui lui ouvrait des portes partout sous prétexte d'inspection sanitaire.
Rien n'était trop bon pour le confort des soldats auxiliaires.
Ce même travail qui la pousserait à visiter les différents ports de la région dans les semaines à venir, afin de prospecter des entrepots.
Et d'arranger, de manière officieuse, l'embarquement futur de la récolte.
Une récolte dont les Services Spéciaux attendaient beaucoup.
Nonchalamment, elle fit tourner dans sa main la fleur qui valait autant d'attention à ce coin perdu de la Terre.
[img]http://img545.imageshack.us/img545/4696/40475780834e540e051c.jpg[/img]
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Johel3007
Research & Destruction
Programme "Total Security" (4)
Présence locale
[quote][img]http://img541.imageshack.us/img541/9356/28993.jpg[/img]
Il a précédemment été noté que des éléments isolés ou dispersés, s'ils ne disposent pas d'une position retranché et d'un soutien rapide, sont vulnérables.
On peut même parlé de vulnérabilité extrême, considérant que même avec des véhicules blindés, ils sont exposés à une embuscade correctement préparée.
Pour cette raison, le recours à une telle dispersion est peu enviable pour une stratégie à long terme.
En cherchant à défendre tout, on finit par ne rien défendre correctement.
Pourtant, il est nécessaire de maintenir une présence locale effective, capable de maintenir l'apparence de l'ordre et du contrôle.
Sans cela, la population perdra une des raisons pour apporter son soutien au gouvernement et pour ne PAS coopérer avec les insurgés :
La sécurité que lui promet le gouvernement.
La clé pour vaincre toute guérilla est de gagner et maintenir le soutien de la population.
Jusqu'à ce que l’insurrection soit saignée à blanc en terme de recrues et ressources, de sorte qu'elle ne sera guère différente d'une légère nuisance criminelle.
Dans ce contexte, il importe peu combien de minutes s'écoulent jusqu'au déploiement de renforts héliportés.
Ou à quel point le maillage des bases de feu est serré et leur réponse précise.
Le point-clé est que l’insurrection ne puisse pas trouver un refuge stable parmi une population civile.
Cela implique de gagner le respect de la population civile.
En lui inspirant admiration par des actions en accord avec ses valeurs.
Mais aussi en inspirant la peur de possibles représailles.
La Doctrine Tarkin, développée par l'OTH durant le conflit de Libertie, semble ici avoir fait ses preuves.
Elle s'appuie sur la combinaison d'une politique civile souple avec des démonstrations de force extrêmes mais brèves et contrôlées.
Les populations locales, après filtrage et relocalisation (voir chapitre 7), doivent être laissé à la gestion de leurs propres affaires civiles.
Cela a un triple avantage :
Premièrement, cela permet l'instauration d'une mesure de confiance mutuelle entre le gouvernement central et ses administrés.
Un peuple autorisé à gérer lui-même ses affaires locales, selon ses propres coutumes et traditions, est toujours plus docile.
Il peut aspiré à d'avantage d'autonomie ou ses politiciens parleront d'indépendance future pour des raisons de populisme.
Mais il sera peu enclin à prendre les armes s'il a déjà une autonomie quasi-totale et si son territoire n'est qu'une province sur papier.
Une forme de "nationalisme par subordination" s'installera également, via un mélange de chauvinisme régional et de fierté d'appartenance à la nation.
Ce nationalisme aidera à la création d'un corps social sincèrement uni plutôt que simplement maintenu ensemble par les armes.
Ce corps social pourra, dans un futur éloigné, être une source de recrutement afin de combattre l’insurrection elle-même.
Le risque de divergence idéologique existe mais pourra être corrigé via l'éducation des générations futures sans mesure autoritaire.
Seule de la patience et de la constance dans la vigilance sont requises.
Deuxièmement, l'absence claire et déclarée d'obligation administrative par le gouvernement centrale allégera le poids de l'occupation.
On citera le besoin réduit en fonctionnaires "étrangers" de la province, lesquels seraient des cibles symboliques pour l’insurrection.
Une insurrection peut s'en sortir de manière relativement impunie aux yeux de la population si elle assassine un étranger, peu importe ses mérites.
Mais l'assassinat d'un membre de la communauté, au-delà de la peur, génère de la haine à l'égard des insurgés.
Il faut laissé l'administration locale se construire à partir de la base plutôt que d'importer une superstructure d'en haut.
Ainsi, les membres civils de l'administration seront soit des intouchables aux yeux des insurgés soit des martyrs aux yeux du peuple.
Puisque l'administration sera SON administration.
Troisièmement, la responsabilisation de la population locale, laquelle entre dans le cadre de la peur de possibles réprésailles.
La clé ici est que ce ne sont pas les représailles en elles-mêmes qui doivent inspirer la peur mais bien l'idée de représailles.
Il s'agit là d'une contribution nécessaire au principe d'économie de force.
Sans lequel la seule stratégie viable pour une conquête serait celle utilisée au Viek Kiong :
L'extermination et stérilisation d'une population entière.
Dans cette optique, les représailles doivent rester rares et être aussi ciblées que possibles.
Mais elles doivent résulter en un message clair pour la population civile :
Vous gérez votre province, votre département, votre village.
Selon vos traditions, votre culture, vos croyances, vos idées.
Vous êtes responsable de l'Ordre Public et de la Paix Civile.
Le gouvernement peut vous aider à vous protéger des criminels les plus dangereux.
Mais uniquement si vous coopérez en obéissant à ses directives.
Si vous n'obéissez pas à la loi, vous êtes un criminel ou complice d'un criminel.
Les criminels et leurs complices sont arrêtés si possible et jugés proportionnellement à leur crime.
Mais ils sont abattus si ils résistent.
Car le gouvernement ne tient pas à sacrifier la vie d'honnêtes soldats pour offrir une justice équitable à des gens ayant choisis d'être hors-la-lois.
Pour que le message soit effectif, la justice doit être objective afin que la population ait confiance dans cette justice.
Et que les citoyens n'aient donc pas peur de s'y soumettre s'ils n'ont rien à se reprocher.
Après jugement, l'instruction et le verdict doivent être public afin que tous soient au courant des circonstances.
Les erreurs judiciaires sont inévitables mais éviter les abus de pouvoir ou bavures évidentes ou "condamnations pour l'exemple" aideront.
Confiance mutuelle et fierté d'appartenance à la nation.
Économie de moyens civils et implication des civils face à l’insurrection.
Responsabilité locale et justice stricte mais objective.
Ces trois piliers sont la clé de voûte nécessaire à la formation progressive d'une nation cohésive.
Elles nécessitent une présence locale pour prendre forme.
Cette présence locale consiste en des patrouilles militaires régulières dans les campagnes et village, ainsi qu'une présence armée permanente dans les villes.
Le tout combiné avec un contact réel et communicatif avec la population locale pour y faciliter l'identification d'éléments étrangers.
(Voir chapitre 7 pour les détails techniques sur les mesures de soutien civiles à l'isolation sociale de l’insurrection)
On estime que, pendant les 5 à 10 premières années, une force armée équivalente à 1% de la population du territoire sera nécessaire.
Une force plus importante peut être nécessaire si le territoire a une faible densité de population.
Tandis que des forces moins massives sont possibles si la densité de population est particulièrement forte.
Cette force devra être issue de sources non-locales afin d'éviter l'infiltration par insurrection.
(voir chapitre 8 sur la Doctrine Fan et la réfutation du mythe de l'indigénisation d'une conflit civil)
Si les bases de feu (voir chapitre 2) ont déjà été mises en place, les patrouilles disposeront déjà d'un réseau extensif d'avant-postes.
Leur présence au sol sera donc moins vulnérable dans la mesure où un soutien d'artillerie sera toujours présent.
Mais surtout dans la mesure où une position de replis sera souvent à moins d'une heure via véhicule motorisé.
Les patrouilles ont toutefois un triple rôle qui nécessite qu'elles soient dangereusement exposées.
Premièrement, évidemment, la sécurisation du terrain via l'inspection quotidienne ou hebdomadaire de la situation.
Ceci dans le but d’ôter toute possibilité de sanctuaires civilisés à l’insurrection et de couper ses lignes de ravitaillement domestique.
Elle devra donc se reposer exclusivement sur un ravitaillement extérieur, lequel peut être perturbé et limité via un contrôle des frontières.
(voir chapitre 5 pour les théories sur le contrôle frontalier externe)
Contribuant à la sécurisation, la démonstration de l'exposition des troupes rassurera la population quant à l'ampleur réelle du danger :
L'ennemi est présent mais pas au point de forcer le gouvernement à se terrer derrière des murs, entourés de canons, chars et avions.
Même pas au point d'empêcher de petites patrouilles de donner un coup de main à la police.
(Attention concernant la police : voir chapitre 8)
L'ennemi est en cavale, tel une bande de vulgaires bandits que seul la connaissance du terrain et l'aide de la population protègent de la justice.
Deuxièmement, la provocation de l’insurrection, en lui offrant des cibles faciles en apparence.
Cet aspect revient à délibérément exposer les troupes au danger et aura un impact négatif sur le moral des unités les plus longtemps exposées.
Il est donc conseillé de limiter la période et fréquence des patrouilles par une même unité, afin de limiter cette attrition psychologique.
À noter que les victoires ne contribuent en rien à améliorer le moral :
Les soldats auront toujours l'impression d'être sacrifiés sans réel victoire durable.
Mais c'est une procédure nécessaire afin d'identifier les zones de l’insurrection et saper leur crédit moral sur la population :
Quels genres de "résistants" refusent toujours le combat contre des cibles militaires faciles mais imposent la "taxe révolutionnaire" aux civils ?
Face à cette question, les insurgés auront le choix entre la violence contre les civils ou contre les militaires.
Dans le premier cas, elle sera l'indication de la présence de troupes ennemies.
Et, si les attaques sont stoppées durablement, la confiance de la population envers le gouvernement sera accrue.
Dans le second cas, elle donnera une opportunité de victoire pour impressionner la population locale.
Mais, victoire comme défaite, elle contribuera aussi à indiquer où les efforts doivent se porter.
Et, plus important, quelles zones doivent être verrouillées suivant l'engagement tactique afin d'être nettoyées.
(voir chapitre 6 pour l'utilité tactique des frontières internes)
Troisièmement, la moral des troupes et du "home front" en lui-même :
Le gouvernement envoie des troupes issues de populations étrangères au territoire occupé.
Ces populations attendent de voir à quoi leurs garçons sont utilisés, en quoi cela contribue au bien de la nation et quelle échéance pour la victoire.
Cela est également vrai pour les populations locales des zones déjà pacifiées, qui peuvent se mettre à douter d'une issue victorieuse.
Une force de garnison assise derrière de haut murs ne subira pas de défaites tactiques mais remportera peu de victoires.
Trop peu et trop mineures comparées à l'importance des forces déployées, même pour des statistiques travaillées.
Pour les troupes, restés immobiles, à traquer un ennemi jamais vu et dont l’existence n'est prouvée que par les tirs d'artillerie est démoralisant.
Tandis que les images d'un pays en ruines, aux campagnes et quartiers de banlieue pour ainsi dire hors-la-loi, ne sont pas encourageantes.
Celles de villages aux populations enthousiastes, patrouilles par des soldats légèrement équipés, avec des projets civils en cours, sont meilleures.
Si les troupes et leurs familles ont l'impression visible de faire la différence, elles seront motivées à endurer le coût humain et financier.
Dans cette optique, l'importance des patrouilles dépend largement du terrain, de la densité de population et de l'hostilité de la zone.
De manière générale, si le maillage des bases de feu est respecté et les frontières internes (voir chapitre 6) en place, des zones de 2.500km² existent déjà.
Une telle zone, si plate et rurale, peut être couverte par une seule patrouille motorisée de 6 à 12 hommes.
Ils pourront faire une vérification hebdomadaire du périmètre via des visites des différents villages et lieux "sensibles" pouvant abriter des insurgés.
Le tout en restant connecté par radio avec les bases de feu proche et donc, par relais radio ou satellite, avec le reste de l'état-major.
En cas de contact hostile, la règle des 5 minutes pour un soutien d'artillerie et des 30 minutes pour un renfort héliporté s'applique.
Leurs missions dans les villages seront de pratiquer des contrôles d'identité et de discuter avec les autorités civiles locales.
Cela permettra d'identifier des activités suspectes, voir une éventuelle présence réelle d'insurgés dans la zone.
De même, les plaintes, problèmes et désirs de la population doivent être consignés par écrit et rapporter à l'état-major.
Ceci afin de guider les actions au niveau stratégique, toujours dans l'optique de gagner le respect de la population.
La patrouille devra aussi visiter les différents points de contrôles internes et bases de feu, afin de s'assurer physiquement que la situation y est normale.
Les bases de feu leur serviront de garnisons temporaires pour les nuits.
Dans les villes, une présence fixe est nécessaire, sous la forme d'avant-postes regroupant une compagnie entière pour 50.000 civils.
Une telle force doit permettre de maintenir, à n'importe quel moment, 30 à 40 hommes dans les rues.
En acceptant une densité de population de 2.000 habitants par km², cela représente un périmètre de 25km² gardé par deux à trois patrouilles à pied et une à deux patrouilles motorisées.
Si les troupes disposent de radios individuelles, d'avantage de patrouilles plus petites peuvent être formées, tant qu'elles demeurent assez proches.
Cette tactique est toutefois découragées dans les zones jugées instables ou trop récemment pacifiées.
Dans le cas du Wapong, un tel plan demanderait beaucoup d'hommes.
155.625 km² représente quelques 63 zones rurales distinctes.
Soit presque autant que de Districts.
On estime qu'en raison du relief accidenté du Nord et de l'Est, le nombre sera plus élevés.
La présente analyse assume 100 zones rurales distinctes.
Soit 1.200 soldats pour les patrouilles.
Il faut ajouté à cela que 9 millions de personne vivent dans des villes et grandes agglomérations.
Soit un besoin de 22.000 hommes supplémentaires.
Ce second point est véritablement le coup de grâce pour un pays comme le Wapong dans sa forme actuelle.
Nos forces militaires professionnelles ne représentent même pas 0,1% de la population et seraient donc incapables de remplir un tel rôle.
Toutefois, le contrôle des villes devraient être facilité au Wapong justement par la tendance verticale actuellement encouragée.
Avec pour objectif de maximiser la densité de population dans les villes, ce qui autorise une économie d'infrastructure en temps de paix.
Mais pourrait aussi, en temps de conflit, permettre d'économiser sur le nombre de troupes nécessaires pour maintenir l'Ordre Public.
Chaque groupe de 12 soldats a besoin de 1 à 2 véhicules motorisés.
La présente analyse assume 2 véhicules mais ce chiffre peut être divisé par deux s'il est fait usage de camions plutôt que de hummers et assimilés.
Pour une force de 24.000 hommes, un parc de 4.000 véhicules est considéré.
Le coût d'un HMM-10 de chez Mayersfield (Pelabssa) est de 170 000 $USP par unité.
Soit 680.000.000 $USP, amortis ici sur 10 ans considérant l'usage plus fréquent que les canons et hélicoptères.
68.000.000 $USP par an.
Auquel on ajoute le coût d'entretient global de la force :
300.000.000 $USP par an.
Un coût annuel de 368 millions $USP
Pour contrôler une zone de 155.625 km²
Soit un coût de 2364 $USP par km²
Un coût qui pourrait être couvert par une taxe de 21,7 $USP par habitant.
Faible mais tout de même important au vu de la situation économique.[/quote]
En pratique :
Étape par étape :
- Nettoyage de la zone par doublement des patrouilles
Comment détecter des insurgés ?
Le déploiement de troupes sera l'élément qui intéressera le plus la majorité de nos lecteurs (ceux-ci étant, après tout, des militaires).
Mais la clé de la réussite de ce plan est réellement la coopération des populations civiles, laquelle doit être gagnée par le respect.
Cela implique un comportement admirable de la part des troupes et une justice objective, impartiale et graduelle du gouvernement central.
Les punitions collectives ne sont pas efficaces à long terme et, si elles contribuent à installer la peur, elles plantent aussi les graines de la haine.
Lorsque la haine pour l'occupant dépasse la peur qu'il inspire, l’insurrection récupère la sympathie et donc le soutien des populations.
Deux instances où des civils peuvent être tués sans procès :
Dommages collatéraux lors d'un échange de feu avec des insurgés dans une zone habitée.
Refus direct d'obéissance à des instructions répétées par les militaires dans la langue locale.
Ces situations peuvent être rationalisées auprès des civils comme étant des drames inévitables.
Dans le premier cas, les habitants n'ayant pas eu le temps d'évacuer malgré les ordres, c'est malheureux.
Dans le second, les habitants ont refusé d'évacuer malgré les ordres et ils sont donc complices.
Les éventuels survivants du deuxième cas seront de toute façon jugés pour possible complicité, limitant la circulation de rumeurs génantes.[/quote]
HRP :
Désolé pour les multiples références aux chapitres à venir.
Mais on aborde des problématiques qui sont complexes, liées à la résolution d'autres problèmes et pas simplement militaires
Programme "Total Security" (4)
Présence locale
[quote][img]http://img541.imageshack.us/img541/9356/28993.jpg[/img]
Il a précédemment été noté que des éléments isolés ou dispersés, s'ils ne disposent pas d'une position retranché et d'un soutien rapide, sont vulnérables.
On peut même parlé de vulnérabilité extrême, considérant que même avec des véhicules blindés, ils sont exposés à une embuscade correctement préparée.
Pour cette raison, le recours à une telle dispersion est peu enviable pour une stratégie à long terme.
En cherchant à défendre tout, on finit par ne rien défendre correctement.
Pourtant, il est nécessaire de maintenir une présence locale effective, capable de maintenir l'apparence de l'ordre et du contrôle.
Sans cela, la population perdra une des raisons pour apporter son soutien au gouvernement et pour ne PAS coopérer avec les insurgés :
La sécurité que lui promet le gouvernement.
La clé pour vaincre toute guérilla est de gagner et maintenir le soutien de la population.
Jusqu'à ce que l’insurrection soit saignée à blanc en terme de recrues et ressources, de sorte qu'elle ne sera guère différente d'une légère nuisance criminelle.
Dans ce contexte, il importe peu combien de minutes s'écoulent jusqu'au déploiement de renforts héliportés.
Ou à quel point le maillage des bases de feu est serré et leur réponse précise.
Le point-clé est que l’insurrection ne puisse pas trouver un refuge stable parmi une population civile.
Cela implique de gagner le respect de la population civile.
En lui inspirant admiration par des actions en accord avec ses valeurs.
Mais aussi en inspirant la peur de possibles représailles.
La Doctrine Tarkin, développée par l'OTH durant le conflit de Libertie, semble ici avoir fait ses preuves.
Elle s'appuie sur la combinaison d'une politique civile souple avec des démonstrations de force extrêmes mais brèves et contrôlées.
Les populations locales, après filtrage et relocalisation (voir chapitre 7), doivent être laissé à la gestion de leurs propres affaires civiles.
Cela a un triple avantage :
Premièrement, cela permet l'instauration d'une mesure de confiance mutuelle entre le gouvernement central et ses administrés.
Un peuple autorisé à gérer lui-même ses affaires locales, selon ses propres coutumes et traditions, est toujours plus docile.
Il peut aspiré à d'avantage d'autonomie ou ses politiciens parleront d'indépendance future pour des raisons de populisme.
Mais il sera peu enclin à prendre les armes s'il a déjà une autonomie quasi-totale et si son territoire n'est qu'une province sur papier.
Une forme de "nationalisme par subordination" s'installera également, via un mélange de chauvinisme régional et de fierté d'appartenance à la nation.
Ce nationalisme aidera à la création d'un corps social sincèrement uni plutôt que simplement maintenu ensemble par les armes.
Ce corps social pourra, dans un futur éloigné, être une source de recrutement afin de combattre l’insurrection elle-même.
Le risque de divergence idéologique existe mais pourra être corrigé via l'éducation des générations futures sans mesure autoritaire.
Seule de la patience et de la constance dans la vigilance sont requises.
Deuxièmement, l'absence claire et déclarée d'obligation administrative par le gouvernement centrale allégera le poids de l'occupation.
On citera le besoin réduit en fonctionnaires "étrangers" de la province, lesquels seraient des cibles symboliques pour l’insurrection.
Une insurrection peut s'en sortir de manière relativement impunie aux yeux de la population si elle assassine un étranger, peu importe ses mérites.
Mais l'assassinat d'un membre de la communauté, au-delà de la peur, génère de la haine à l'égard des insurgés.
Il faut laissé l'administration locale se construire à partir de la base plutôt que d'importer une superstructure d'en haut.
Ainsi, les membres civils de l'administration seront soit des intouchables aux yeux des insurgés soit des martyrs aux yeux du peuple.
Puisque l'administration sera SON administration.
Troisièmement, la responsabilisation de la population locale, laquelle entre dans le cadre de la peur de possibles réprésailles.
La clé ici est que ce ne sont pas les représailles en elles-mêmes qui doivent inspirer la peur mais bien l'idée de représailles.
Il s'agit là d'une contribution nécessaire au principe d'économie de force.
Sans lequel la seule stratégie viable pour une conquête serait celle utilisée au Viek Kiong :
L'extermination et stérilisation d'une population entière.
Dans cette optique, les représailles doivent rester rares et être aussi ciblées que possibles.
Mais elles doivent résulter en un message clair pour la population civile :
Vous gérez votre province, votre département, votre village.
Selon vos traditions, votre culture, vos croyances, vos idées.
Vous êtes responsable de l'Ordre Public et de la Paix Civile.
Le gouvernement peut vous aider à vous protéger des criminels les plus dangereux.
Mais uniquement si vous coopérez en obéissant à ses directives.
Si vous n'obéissez pas à la loi, vous êtes un criminel ou complice d'un criminel.
Les criminels et leurs complices sont arrêtés si possible et jugés proportionnellement à leur crime.
Mais ils sont abattus si ils résistent.
Car le gouvernement ne tient pas à sacrifier la vie d'honnêtes soldats pour offrir une justice équitable à des gens ayant choisis d'être hors-la-lois.
Pour que le message soit effectif, la justice doit être objective afin que la population ait confiance dans cette justice.
Et que les citoyens n'aient donc pas peur de s'y soumettre s'ils n'ont rien à se reprocher.
Après jugement, l'instruction et le verdict doivent être public afin que tous soient au courant des circonstances.
Les erreurs judiciaires sont inévitables mais éviter les abus de pouvoir ou bavures évidentes ou "condamnations pour l'exemple" aideront.
Confiance mutuelle et fierté d'appartenance à la nation.
Économie de moyens civils et implication des civils face à l’insurrection.
Responsabilité locale et justice stricte mais objective.
Ces trois piliers sont la clé de voûte nécessaire à la formation progressive d'une nation cohésive.
Elles nécessitent une présence locale pour prendre forme.
Cette présence locale consiste en des patrouilles militaires régulières dans les campagnes et village, ainsi qu'une présence armée permanente dans les villes.
Le tout combiné avec un contact réel et communicatif avec la population locale pour y faciliter l'identification d'éléments étrangers.
(Voir chapitre 7 pour les détails techniques sur les mesures de soutien civiles à l'isolation sociale de l’insurrection)
On estime que, pendant les 5 à 10 premières années, une force armée équivalente à 1% de la population du territoire sera nécessaire.
Une force plus importante peut être nécessaire si le territoire a une faible densité de population.
Tandis que des forces moins massives sont possibles si la densité de population est particulièrement forte.
Cette force devra être issue de sources non-locales afin d'éviter l'infiltration par insurrection.
(voir chapitre 8 sur la Doctrine Fan et la réfutation du mythe de l'indigénisation d'une conflit civil)
Si les bases de feu (voir chapitre 2) ont déjà été mises en place, les patrouilles disposeront déjà d'un réseau extensif d'avant-postes.
Leur présence au sol sera donc moins vulnérable dans la mesure où un soutien d'artillerie sera toujours présent.
Mais surtout dans la mesure où une position de replis sera souvent à moins d'une heure via véhicule motorisé.
Les patrouilles ont toutefois un triple rôle qui nécessite qu'elles soient dangereusement exposées.
Premièrement, évidemment, la sécurisation du terrain via l'inspection quotidienne ou hebdomadaire de la situation.
Ceci dans le but d’ôter toute possibilité de sanctuaires civilisés à l’insurrection et de couper ses lignes de ravitaillement domestique.
Elle devra donc se reposer exclusivement sur un ravitaillement extérieur, lequel peut être perturbé et limité via un contrôle des frontières.
(voir chapitre 5 pour les théories sur le contrôle frontalier externe)
Contribuant à la sécurisation, la démonstration de l'exposition des troupes rassurera la population quant à l'ampleur réelle du danger :
L'ennemi est présent mais pas au point de forcer le gouvernement à se terrer derrière des murs, entourés de canons, chars et avions.
Même pas au point d'empêcher de petites patrouilles de donner un coup de main à la police.
(Attention concernant la police : voir chapitre 8)
L'ennemi est en cavale, tel une bande de vulgaires bandits que seul la connaissance du terrain et l'aide de la population protègent de la justice.
Deuxièmement, la provocation de l’insurrection, en lui offrant des cibles faciles en apparence.
Cet aspect revient à délibérément exposer les troupes au danger et aura un impact négatif sur le moral des unités les plus longtemps exposées.
Il est donc conseillé de limiter la période et fréquence des patrouilles par une même unité, afin de limiter cette attrition psychologique.
À noter que les victoires ne contribuent en rien à améliorer le moral :
Les soldats auront toujours l'impression d'être sacrifiés sans réel victoire durable.
Mais c'est une procédure nécessaire afin d'identifier les zones de l’insurrection et saper leur crédit moral sur la population :
Quels genres de "résistants" refusent toujours le combat contre des cibles militaires faciles mais imposent la "taxe révolutionnaire" aux civils ?
Face à cette question, les insurgés auront le choix entre la violence contre les civils ou contre les militaires.
Dans le premier cas, elle sera l'indication de la présence de troupes ennemies.
Et, si les attaques sont stoppées durablement, la confiance de la population envers le gouvernement sera accrue.
Dans le second cas, elle donnera une opportunité de victoire pour impressionner la population locale.
Mais, victoire comme défaite, elle contribuera aussi à indiquer où les efforts doivent se porter.
Et, plus important, quelles zones doivent être verrouillées suivant l'engagement tactique afin d'être nettoyées.
(voir chapitre 6 pour l'utilité tactique des frontières internes)
Troisièmement, la moral des troupes et du "home front" en lui-même :
Le gouvernement envoie des troupes issues de populations étrangères au territoire occupé.
Ces populations attendent de voir à quoi leurs garçons sont utilisés, en quoi cela contribue au bien de la nation et quelle échéance pour la victoire.
Cela est également vrai pour les populations locales des zones déjà pacifiées, qui peuvent se mettre à douter d'une issue victorieuse.
Une force de garnison assise derrière de haut murs ne subira pas de défaites tactiques mais remportera peu de victoires.
Trop peu et trop mineures comparées à l'importance des forces déployées, même pour des statistiques travaillées.
Pour les troupes, restés immobiles, à traquer un ennemi jamais vu et dont l’existence n'est prouvée que par les tirs d'artillerie est démoralisant.
Tandis que les images d'un pays en ruines, aux campagnes et quartiers de banlieue pour ainsi dire hors-la-loi, ne sont pas encourageantes.
Celles de villages aux populations enthousiastes, patrouilles par des soldats légèrement équipés, avec des projets civils en cours, sont meilleures.
Si les troupes et leurs familles ont l'impression visible de faire la différence, elles seront motivées à endurer le coût humain et financier.
Dans cette optique, l'importance des patrouilles dépend largement du terrain, de la densité de population et de l'hostilité de la zone.
De manière générale, si le maillage des bases de feu est respecté et les frontières internes (voir chapitre 6) en place, des zones de 2.500km² existent déjà.
Une telle zone, si plate et rurale, peut être couverte par une seule patrouille motorisée de 6 à 12 hommes.
Ils pourront faire une vérification hebdomadaire du périmètre via des visites des différents villages et lieux "sensibles" pouvant abriter des insurgés.
Le tout en restant connecté par radio avec les bases de feu proche et donc, par relais radio ou satellite, avec le reste de l'état-major.
En cas de contact hostile, la règle des 5 minutes pour un soutien d'artillerie et des 30 minutes pour un renfort héliporté s'applique.
Leurs missions dans les villages seront de pratiquer des contrôles d'identité et de discuter avec les autorités civiles locales.
Cela permettra d'identifier des activités suspectes, voir une éventuelle présence réelle d'insurgés dans la zone.
De même, les plaintes, problèmes et désirs de la population doivent être consignés par écrit et rapporter à l'état-major.
Ceci afin de guider les actions au niveau stratégique, toujours dans l'optique de gagner le respect de la population.
La patrouille devra aussi visiter les différents points de contrôles internes et bases de feu, afin de s'assurer physiquement que la situation y est normale.
Les bases de feu leur serviront de garnisons temporaires pour les nuits.
Dans les villes, une présence fixe est nécessaire, sous la forme d'avant-postes regroupant une compagnie entière pour 50.000 civils.
Une telle force doit permettre de maintenir, à n'importe quel moment, 30 à 40 hommes dans les rues.
En acceptant une densité de population de 2.000 habitants par km², cela représente un périmètre de 25km² gardé par deux à trois patrouilles à pied et une à deux patrouilles motorisées.
Si les troupes disposent de radios individuelles, d'avantage de patrouilles plus petites peuvent être formées, tant qu'elles demeurent assez proches.
Cette tactique est toutefois découragées dans les zones jugées instables ou trop récemment pacifiées.
Dans le cas du Wapong, un tel plan demanderait beaucoup d'hommes.
155.625 km² représente quelques 63 zones rurales distinctes.
Soit presque autant que de Districts.
On estime qu'en raison du relief accidenté du Nord et de l'Est, le nombre sera plus élevés.
La présente analyse assume 100 zones rurales distinctes.
Soit 1.200 soldats pour les patrouilles.
Il faut ajouté à cela que 9 millions de personne vivent dans des villes et grandes agglomérations.
Soit un besoin de 22.000 hommes supplémentaires.
Ce second point est véritablement le coup de grâce pour un pays comme le Wapong dans sa forme actuelle.
Nos forces militaires professionnelles ne représentent même pas 0,1% de la population et seraient donc incapables de remplir un tel rôle.
Toutefois, le contrôle des villes devraient être facilité au Wapong justement par la tendance verticale actuellement encouragée.
Avec pour objectif de maximiser la densité de population dans les villes, ce qui autorise une économie d'infrastructure en temps de paix.
Mais pourrait aussi, en temps de conflit, permettre d'économiser sur le nombre de troupes nécessaires pour maintenir l'Ordre Public.
Chaque groupe de 12 soldats a besoin de 1 à 2 véhicules motorisés.
La présente analyse assume 2 véhicules mais ce chiffre peut être divisé par deux s'il est fait usage de camions plutôt que de hummers et assimilés.
Pour une force de 24.000 hommes, un parc de 4.000 véhicules est considéré.
Le coût d'un HMM-10 de chez Mayersfield (Pelabssa) est de 170 000 $USP par unité.
Soit 680.000.000 $USP, amortis ici sur 10 ans considérant l'usage plus fréquent que les canons et hélicoptères.
68.000.000 $USP par an.
Auquel on ajoute le coût d'entretient global de la force :
300.000.000 $USP par an.
Un coût annuel de 368 millions $USP
Pour contrôler une zone de 155.625 km²
Soit un coût de 2364 $USP par km²
Un coût qui pourrait être couvert par une taxe de 21,7 $USP par habitant.
Faible mais tout de même important au vu de la situation économique.[/quote]
En pratique :
Étape par étape :
- - Patrouilles motorisées de jour dans les campagnes, entre les différents villages, villes, postes de contrôle et bases de feu.
- Enquête, collecte d'information, contrôle d'identité, fouilles d'infrastructure, inspections de lieux jugés sensibles
- Campement de nuit dans les bases de feu, avec ravitaillement en essence, munition, nourriture, ect...
- Possible escorte de convoi si zone sensible
- Contact radio ponctuel avec l'état-major
- Si contact avec l'ennemi, voir Chapitre 2 et Chapitre 3
- Nettoyage de la zone par doublement des patrouilles
Comment détecter des insurgés ?
- - Patrouilles militaires au sol
- Appels des forces de police
- Appels des civils locaux
- Appels d'informateurs locaux
- Reconnaissance aérienne
- Reconnaissance satellite
- Communication radio des insurgés
Le déploiement de troupes sera l'élément qui intéressera le plus la majorité de nos lecteurs (ceux-ci étant, après tout, des militaires).
Mais la clé de la réussite de ce plan est réellement la coopération des populations civiles, laquelle doit être gagnée par le respect.
Cela implique un comportement admirable de la part des troupes et une justice objective, impartiale et graduelle du gouvernement central.
Les punitions collectives ne sont pas efficaces à long terme et, si elles contribuent à installer la peur, elles plantent aussi les graines de la haine.
Lorsque la haine pour l'occupant dépasse la peur qu'il inspire, l’insurrection récupère la sympathie et donc le soutien des populations.
Deux instances où des civils peuvent être tués sans procès :
Dommages collatéraux lors d'un échange de feu avec des insurgés dans une zone habitée.
Refus direct d'obéissance à des instructions répétées par les militaires dans la langue locale.
Ces situations peuvent être rationalisées auprès des civils comme étant des drames inévitables.
Dans le premier cas, les habitants n'ayant pas eu le temps d'évacuer malgré les ordres, c'est malheureux.
Dans le second, les habitants ont refusé d'évacuer malgré les ordres et ils sont donc complices.
Les éventuels survivants du deuxième cas seront de toute façon jugés pour possible complicité, limitant la circulation de rumeurs génantes.[/quote]
HRP :
Désolé pour les multiples références aux chapitres à venir.
Mais on aborde des problématiques qui sont complexes, liées à la résolution d'autres problèmes et pas simplement militaires
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Johel3007
Research & Destruction
Programme "Total Security" (5)
Frontières Externes
[quote][img]http://img407.imageshack.us/img407/9703/805z.jpg[/img]
Le mythe de l'insurrection "toujours en mouvement" est une vue d'esprit de romantiques idéalistes.
Une insurrection ne peut maintenir sa capacité d'action que si elle a accès à un flux constant de recrues et de ravitaillement, ce qui requiert une base arrière, un sanctuaire ou tout autre zone de repli.
Ces sanctuaires ne doivent pas forcément être proches de sa zone d'opération mais il doit être possible d'acheminer le ravitaillement et les recrues entre les deux.
D'où l'importance de contrôler les mouvements de population et de biens dans les zones menacées par insurrection :
Gêner ce flux de ravitaillement et recrues revient à diminuer la capacité opérationnelle de l’insurrection.
Elle ne peut alors que se reposer sur des ressources purement locales plutôt que régionales, nationales ou internationales.
Cela contribue au fractionnement de insurrection, rendant plus difficile pour elle la coordination (et surtout la hiérarchisation) de ses opérations :
Un résistant est motivé à lutter avant tout pour son foyer, son mode de vie et ses croyances.
Pas pour le bénéfice d'une hiérarchie distante, surtout si celle-ci n'a pas de moyens de pression sur lui.
Fournir ravitaillement et sanctuaire est une forme de pression positive qu'il faut chercher à dénier afin de briser le lien hiérarchique.
Ce qui facilite l'indépendance politique des groupes insurgés, transformant leur lutte moins en une croisade idéologique au niveau national ou international et d'avantage en une quête quotidienne pour la survie au niveau local.
Si cet état de fait se poursuit suffisamment longtemps, le statut d'insurgés viendra d'avantage de la désobéissance locale au gouvernement que d'une volonté active de renverser celui-ci.
Une situation dont la majorité des nations peuvent s’accommoder indéfiniment et éventuellement surmonter sans sacrifice réel.
Pour arriver à cela, un moyen est l'érection de barrières physiques.
Nous aborderons dans le chapitre 6 la nécessité des frontières internes afin de justement fragmenter, isoler, immobiliser et asphyxier les insurgés.
Mais la division du territoire doit débuter à l'échelon géographique le plus élevé possible, afin d'empêcher la création de sanctuaires hors du territoire en lui-même et donc officiellement hors d'atteinte.
Plusieurs exemples de modèles existent, depuis les fortifications du Kirkstan jusqu'à la ligne David au Barejbal.
De manière générale, il s'agit de rendre difficile la traversée de cette frontière par une foule importante.
Ceci en assurant que :
On citera par exemple un recourt à des caméras pour les postes d'observation surélevés plutôt qu'à des sentinelles humaines physiquement présentes.
Les images de plusieurs caméras dispersées sur un large périmètre peuvent être observées par une seule sentinelle en sécurité dans un bunker à des kilomètres de la frontière.
De même, plusieurs sentinelles différentes peuvent partager la surveillance d'une même caméra, assurant que plusieurs paires d'yeux fixent le même objectif.
Cette surveillance croisée (plusieurs caméras, plusieurs sentinelles) et à distance limite grandement le risque d'une brèche dans la sécurité :
Si une caméra cesse de transmettre, une patrouille est rapidement alertée tandis que ses "voisines" sont observées avec plus d'attention.
La principale limite et contrainte d'un tel système vient de la géographie, aussi bien le terrain que la faune et flore.
Une région montagneuse se prêtera mal à l'édification d'une défense continue et encore moins d'un périmètre de défense en profondeur.
De même, une région dotée d'une faune importante forcera un recours plus important à l'élément humain pour la détection plutôt qu'à des senseurs automatisés.
Face à de telles contrainte, il peut parfois être avantageux de ne PAS inclure une partie du pays dans les limites du périmètre de sécurité.
Celui-ci se contente alors de longer les limites de l'élément du relief volontairement ignoré.
On citera les jungles et forêts particulièrement denses ainsi que les terrains rocheux entourés de falaises apiques ou les très larges rivières.
De tels éléments forment en eux-mêmes déjà des barrières naturelles qui ne valent souvent pas l'effort et la dépense d'être altérées pour respecter des frontières politiques artificielles.
Le mieux consiste à les contourner, en utilisant au mieux leurs limites comme une mesure complétant le périmètre.
Par exemple, il peut être intéressant de reculer le périmètre pour qu'il longe les berges d'un large fleuve, même si les deux cotés sont dans le territoire national.
Simplement parce que, à court terme, il ne sera pas essentiel de défendre l'autre berge si elle ne représente qu'une bande de terrain inhabitée coincée entre un périmètre de défense et une frontière politique.
Il faut aussi noter qu'un tel périmètre est vulnérable aux attaques de harcèlement d'insurgés opérant depuis un pays voisin.
Si la diplomatie a son rôle à jouer dans ces situations, elle n'est parfois pas possible.
La construction d'un périmètre "en profondeur" devient alors nécessaire, afin de forcer l'ennemi à pénétrer la frontière pour pratiquer le harcèlement.
Un périmètre en profondeur consiste en deux étapes :
Depuis l'inauguration de sa portion Aîshrenite en fin 2016, plus aucune attaque terroriste n'a eu lieu, que ce soit en Aîshren ou depuis les pays voisins.
Rappelons à nouveau le but d'une telle frontière :
Couper le lien entre l’insurrection NATIONALE et ses sanctuaires À L'ÉTRANGER.
Ceci afin de perturber, à court terme, le ravitaillement et donc la capacité opérationnel de l'insurrection à agir de manière prolongée au niveau national.
Et ainsi briser le lien de dépendance et donc de subordination que l'insurgé pouvait avoir à l'égard d'une organisation extérieur.
Sa capacité d'action plus réduite l'oblige à réduire la fréquence et l'ampleur de ses actions.
Son indépendance matérielle et humaine vis-à-vis d'une hiérarchie extérieur fait que ses succès sont siens.
Et pour survivre, il doit s'intégrer aux éléments nationaux plutôt que de s'identifier à un groupe international ou étranger.
Il est donc moins susceptible d'être reconnaissant ou coopératif avec une puissance étrangère dans le cas où celle-ci "libère" le pays.
Mais surtout moins susceptible d'être une réelle nuisance pour la force d'occupation actuelle.
La division progressive et systématique du territoire (voir chapitre 6) permettra ensuite de briser encore d'avantage cette hiérarchie insurgée.
Avec d'abord un niveau régional puis purement local, chacun développant des intérêts propres et pas forcément compatible.
Autant d'opportunité à exploiter pour faciliter l'élimination de insurrection et, à moyen terme, limiter sa capacité de résistance coordonnée.
De manière plus immédiate, les frontières externes fonctionnent donc comme une version élargie des futures frontières internes.
Pour y parvenir, un modèle "minimaliste" est présenté ici :
De sorte que leur franchissement est lent et difficile sans moyens importants.
Une estimation des coûts est difficile pour cette étape et doit vraiment faire l'objet d'une étude au cas par cas.
Le Wapong, par exemple, devrait négliger de larges portions montagneuses du Nord et du massif des Cinq Pics.
Mais malgré cela, il resterait quelques 2.000 kilomètres de frontière à couvrir.
Cela représente déjà 20 millions m² de clôture barbelée et 4 milliards de m² de terrain à miner avec quelques 160 millions de mines.
Soit un investissement colossal de 18 milliards $USP, lequel, même amorti sur 30 années, représente un coût de 600 millions $USP par an.
Un coût de 300.000 $USP par kilomètre de frontière.
Ajouter le personnel à raison d'une patrouille de 12 hommes et 2 véhicules par zone de 25 kilomètres.
1.000 hommes, 200 véhicules.
Le coût d'un HMM-10 de chez Mayersfield (Pelabssa) est de 170 000 $USP par unité.
Soit 34.000.000 $USP, amortis ici sur 10 ans.
3.400.000 $USP par an.
Auquel on ajoute le coût d'entretient global de la force :
14.000.000 $USP par an.
Une marge de sécurité porte à environ 20 millions $USP par an le poids budgétaire.
Il faut ajouté à cela les caméras, les senseurs, les travaux d'aménagement en eux-mêmes, le personnel de surveillance à distance...
En soit, il coûterait moins au Wapong de stationner 30 fois plus de soldats à ses frontières qu'il ne lui coûterait d'ériger un tel système défensif.
Il faut toutefois remarqué que le Wapong assume ici un coût de seulement 4.000 $USP par an et par soldat.
Ce qui ne peut convenir à une société développée : même l'Armée Auxiliaire investit d'avantage par soldat annuellement.
Sans parler du fait que les hommes et femmes appellés en uniforme ne peuvent contribuer plus activement à la prospérité nationale par un travail.
Le périmètre de sécurité a donc l'avantage d'offrir une solution à long terme qui, si elle est lourde à mettre en place, permet de contrôler un large territoire avec peu de moyens humains.
Hors, le coût humain est justement l'un des points sur lequel compte une insurrection pour triompher :
À quoi bon vouloir contrôler une population d'un million d'habitants d'un autre pays s'il vous faut 100.000 de vos propres citoyens pour y arriver ?
Avec un coût estimé à 700 millions $USP par an, les frontières externes sont une importante dépense dans la stratégie de sécurité nationale du Wapong.
Chaque habitant devrait contribué 42 $USP pour couvrir ces frais.
Mais sans ces frontières, le Wapong, en cas d'insurrection, ne pourrait que réagir au mouvement de l'ennemi plutôt que de riposter activement.
[/quote]
Programme "Total Security" (5)
Frontières Externes
[quote][img]http://img407.imageshack.us/img407/9703/805z.jpg[/img]
Le mythe de l'insurrection "toujours en mouvement" est une vue d'esprit de romantiques idéalistes.
Une insurrection ne peut maintenir sa capacité d'action que si elle a accès à un flux constant de recrues et de ravitaillement, ce qui requiert une base arrière, un sanctuaire ou tout autre zone de repli.
Ces sanctuaires ne doivent pas forcément être proches de sa zone d'opération mais il doit être possible d'acheminer le ravitaillement et les recrues entre les deux.
D'où l'importance de contrôler les mouvements de population et de biens dans les zones menacées par insurrection :
Gêner ce flux de ravitaillement et recrues revient à diminuer la capacité opérationnelle de l’insurrection.
Elle ne peut alors que se reposer sur des ressources purement locales plutôt que régionales, nationales ou internationales.
Cela contribue au fractionnement de insurrection, rendant plus difficile pour elle la coordination (et surtout la hiérarchisation) de ses opérations :
Un résistant est motivé à lutter avant tout pour son foyer, son mode de vie et ses croyances.
Pas pour le bénéfice d'une hiérarchie distante, surtout si celle-ci n'a pas de moyens de pression sur lui.
Fournir ravitaillement et sanctuaire est une forme de pression positive qu'il faut chercher à dénier afin de briser le lien hiérarchique.
Ce qui facilite l'indépendance politique des groupes insurgés, transformant leur lutte moins en une croisade idéologique au niveau national ou international et d'avantage en une quête quotidienne pour la survie au niveau local.
Si cet état de fait se poursuit suffisamment longtemps, le statut d'insurgés viendra d'avantage de la désobéissance locale au gouvernement que d'une volonté active de renverser celui-ci.
Une situation dont la majorité des nations peuvent s’accommoder indéfiniment et éventuellement surmonter sans sacrifice réel.
Pour arriver à cela, un moyen est l'érection de barrières physiques.
Nous aborderons dans le chapitre 6 la nécessité des frontières internes afin de justement fragmenter, isoler, immobiliser et asphyxier les insurgés.
Mais la division du territoire doit débuter à l'échelon géographique le plus élevé possible, afin d'empêcher la création de sanctuaires hors du territoire en lui-même et donc officiellement hors d'atteinte.
Plusieurs exemples de modèles existent, depuis les fortifications du Kirkstan jusqu'à la ligne David au Barejbal.
De manière générale, il s'agit de rendre difficile la traversée de cette frontière par une foule importante.
Ceci en assurant que :
- 1) la durée de traversée soit allongée au maximum si elle est effectuée de manière discrète
2) la durée de traversée demeure importante si elle est effectuée sans discrétion
3) la détection d'une tentative de traversée discrète soit facile et rapide
4) la réponse à une tentative de traversée agressive soit rapide et efficace
5) la population locale soit tenue hors du processus de surveillance
- Mines
Afin de ralentir la traversée de petits groupes discrets, avec aussi le risque d'annuler la discrétion en cas d'explosion.
Et aussi afin de rendre meurtrier la traversée en force de larges groupes sans une considérable préparation. - Zones dégagées
Afin de faciliter et accélérer la détection d'une tentative de traversée, peu importe son ampleur et sa vitesse.
Et aussi afin de faciliter la réponse à de telles tentatives via l'absence de couverts pour les intrus. - Tranchées larges et profondes
Afin de ralentir la traversée des intrus, notamment en rendant impossible l'usage de la majorité des véhicules.
Tout en déniant la valeur protectrice des tranchées, trop larges pour prévenir la dispersion de shrapnels. - Clôtures barbelées surélevées
Toujours afin de ralentir la traversée, notamment en utilisant la terre extraite des tranchées pour bâtir la surélévation.
Une succession de clôtures et de tranchées brisera net toute infiltration en masse et/ou motorisée. - Postes d'observation surélevé
Afin de fournir une détection directe et humaine de toute infiltration et donc permettre une réaction rapide et efficace.
La surélévation a pour but d'offrir une meilleure ligne de vue, par dessus les rares couverts potentiel. - Lumières automatiques avec senseurs de mouvement
Afin de faciliter la détection d'une infiltration nocturne et accélérer la localisation et l'ampleur de l'intrusion.
Elles contribuent aussi à ménager et concentrer la vigilance des sentinelles sur des cibles relevantes plutôt que de la diviser sur un périmètre vide. - Patrouilles régulières
L'inspection régulière du périmètre contribue à s'assurer de son intégrité et à détecter d'éventuels tentatives ou réussites de pénétration.
Elles contribuent aussi à compléter les patrouilles de proximité dans leur rôle d’appâts pour l’insurrection.
On citera par exemple un recourt à des caméras pour les postes d'observation surélevés plutôt qu'à des sentinelles humaines physiquement présentes.
Les images de plusieurs caméras dispersées sur un large périmètre peuvent être observées par une seule sentinelle en sécurité dans un bunker à des kilomètres de la frontière.
De même, plusieurs sentinelles différentes peuvent partager la surveillance d'une même caméra, assurant que plusieurs paires d'yeux fixent le même objectif.
Cette surveillance croisée (plusieurs caméras, plusieurs sentinelles) et à distance limite grandement le risque d'une brèche dans la sécurité :
Si une caméra cesse de transmettre, une patrouille est rapidement alertée tandis que ses "voisines" sont observées avec plus d'attention.
La principale limite et contrainte d'un tel système vient de la géographie, aussi bien le terrain que la faune et flore.
Une région montagneuse se prêtera mal à l'édification d'une défense continue et encore moins d'un périmètre de défense en profondeur.
De même, une région dotée d'une faune importante forcera un recours plus important à l'élément humain pour la détection plutôt qu'à des senseurs automatisés.
Face à de telles contrainte, il peut parfois être avantageux de ne PAS inclure une partie du pays dans les limites du périmètre de sécurité.
Celui-ci se contente alors de longer les limites de l'élément du relief volontairement ignoré.
On citera les jungles et forêts particulièrement denses ainsi que les terrains rocheux entourés de falaises apiques ou les très larges rivières.
De tels éléments forment en eux-mêmes déjà des barrières naturelles qui ne valent souvent pas l'effort et la dépense d'être altérées pour respecter des frontières politiques artificielles.
Le mieux consiste à les contourner, en utilisant au mieux leurs limites comme une mesure complétant le périmètre.
Par exemple, il peut être intéressant de reculer le périmètre pour qu'il longe les berges d'un large fleuve, même si les deux cotés sont dans le territoire national.
Simplement parce que, à court terme, il ne sera pas essentiel de défendre l'autre berge si elle ne représente qu'une bande de terrain inhabitée coincée entre un périmètre de défense et une frontière politique.
Il faut aussi noter qu'un tel périmètre est vulnérable aux attaques de harcèlement d'insurgés opérant depuis un pays voisin.
Si la diplomatie a son rôle à jouer dans ces situations, elle n'est parfois pas possible.
La construction d'un périmètre "en profondeur" devient alors nécessaire, afin de forcer l'ennemi à pénétrer la frontière pour pratiquer le harcèlement.
Un périmètre en profondeur consiste en deux étapes :
- Marquer clairement la frontière via des moyens visibles mais peu coûteux, comme par exemple une série de piquets reliés par du barbelés à bétail.
La limite exacte doit être ainsi marquée, voir même quelques mètres à l'intérieur de la frontière.
Ceci a pour but d'éviter tout possible "incident de frontière" avec le pays voisin en marquant clairement que toute riposte aura eu lieu hors de ses frontières.
Le bénéfice du doute est largement diminué ce qui limite les risques de complication diplomatique lorsqu'une frappe d'artillerie touchera une bande d'insurgés. - Établir périmètre aussi large que possible, sans forcément se préoccuper de la densité et efficacité des premiers kilomètres.
L'idée est ici de forcer l'ennemi à avancer aussi loin que possible à l'intérieur des frontières pour pouvoir harceler via mortier.
Mais aussi de limiter la vitesse de son repli vers ses sanctuaires étrangers, permettant donc une riposte.
Depuis l'inauguration de sa portion Aîshrenite en fin 2016, plus aucune attaque terroriste n'a eu lieu, que ce soit en Aîshren ou depuis les pays voisins.
Rappelons à nouveau le but d'une telle frontière :
Couper le lien entre l’insurrection NATIONALE et ses sanctuaires À L'ÉTRANGER.
Ceci afin de perturber, à court terme, le ravitaillement et donc la capacité opérationnel de l'insurrection à agir de manière prolongée au niveau national.
Et ainsi briser le lien de dépendance et donc de subordination que l'insurgé pouvait avoir à l'égard d'une organisation extérieur.
Sa capacité d'action plus réduite l'oblige à réduire la fréquence et l'ampleur de ses actions.
Son indépendance matérielle et humaine vis-à-vis d'une hiérarchie extérieur fait que ses succès sont siens.
Et pour survivre, il doit s'intégrer aux éléments nationaux plutôt que de s'identifier à un groupe international ou étranger.
Il est donc moins susceptible d'être reconnaissant ou coopératif avec une puissance étrangère dans le cas où celle-ci "libère" le pays.
Mais surtout moins susceptible d'être une réelle nuisance pour la force d'occupation actuelle.
La division progressive et systématique du territoire (voir chapitre 6) permettra ensuite de briser encore d'avantage cette hiérarchie insurgée.
Avec d'abord un niveau régional puis purement local, chacun développant des intérêts propres et pas forcément compatible.
Autant d'opportunité à exploiter pour faciliter l'élimination de insurrection et, à moyen terme, limiter sa capacité de résistance coordonnée.
De manière plus immédiate, les frontières externes fonctionnent donc comme une version élargie des futures frontières internes.
Pour y parvenir, un modèle "minimaliste" est présenté ici :
- Ligne 1 : délimitation frontalière
Simple ligne de piquets en bois ou fer, reliés par un barbelé à bétail, longeant grossièrement les frontières depuis l'intérieur.
Ligne 2 : première zone d'arrêt
0 à 1.000 mètres à l'intérieur des frontières
Zone dégagée de toute végétation et accident de terrain continu.
Pas de mines
Pas de senseurs
1ère tranchée sur la limite intérieure, profonde de 3 mètres, large de 6 mètres.
Surélévation derrière la tranchée, haute de 3 mètres, large de 3 mètres, surmontée d'une clôture haute de 2 mètres avec barbelés à la base.
2ème tranchée derrière la surélévation, profonde de 3 mètres, large de 6 mètres.
Ligne 3 : deuxième zone d'arrêt
1.000 à 2.000 mètres à l'intérieur des frontières
Zone dégagée de toute végétation et accident de terrain continu.
Champ de mine : densité de 1 mine par 25m²
Même combinaison tranchée-surélévation-tranchée, avec ajout de senseurs sur la clôture
Ligne 4 : troisième zone d'arrêt
2.000 à 2.500 mètres à l'intérieur des frontières
Zone dégagée de toute végétation et accident de terrain continu.
Champ de mine : densité de 1 mine par 25m²
Même combinaison tranchée-surélévation-tranchée, avec ajout de senseurs sur la clôture
Postes d'observation tout les 500 mètres avec caméra et alimentation électrique solaire/éolienne autonome OU câble sous-terrain à la base intérieure de la surélévation.
Ligne 5 : deuxième zone d'arrêt
2.500 à 3.000 mètres à l'intérieur des frontières
Zone dégagée de toute végétation et accident de terrain continu.
Champ de mine : densité de 1 mine par 25m²
Même combinaison tranchée-surélévation-tranchée, avec ajout de senseurs sur la clôture
Ligne 6 : première zone d'arrêt
3.000 à 4.000 mètres à l'intérieur des frontières
Zone dégagée de toute végétation et accident de terrain continu.
Pas de mines
Pas de senseurs
1ère tranchée sur la limite extérieure, profonde de 3 mètres, large de 6 mètres.
Surélévation derrière la tranchée, haute de 3 mètres, large de 3 mètres, surmontée d'une clôture haute de 2 mètres avec barbelés à la base.
2ème tranchée derrière la surélévation, profonde de 3 mètres, large de 6 mètres.
Ligne 7 : première zone d'arrêt
4.000 à 5.000 mètres mètres à l'intérieur des frontières.
Casernement tous les 10 kilomètres pour abriter une section de 12 hommes avec véhicule.
L'observation des caméras et senseurs peut être faite à partir du casernement ou délocalisé ailleurs dans le pays.
Idéalement, les casernements peuvent servirent de postes de contrôle pour les passages légaux de la frontière.
De sorte que leur franchissement est lent et difficile sans moyens importants.
Une estimation des coûts est difficile pour cette étape et doit vraiment faire l'objet d'une étude au cas par cas.
Le Wapong, par exemple, devrait négliger de larges portions montagneuses du Nord et du massif des Cinq Pics.
Mais malgré cela, il resterait quelques 2.000 kilomètres de frontière à couvrir.
Cela représente déjà 20 millions m² de clôture barbelée et 4 milliards de m² de terrain à miner avec quelques 160 millions de mines.
Soit un investissement colossal de 18 milliards $USP, lequel, même amorti sur 30 années, représente un coût de 600 millions $USP par an.
Un coût de 300.000 $USP par kilomètre de frontière.
Ajouter le personnel à raison d'une patrouille de 12 hommes et 2 véhicules par zone de 25 kilomètres.
1.000 hommes, 200 véhicules.
Le coût d'un HMM-10 de chez Mayersfield (Pelabssa) est de 170 000 $USP par unité.
Soit 34.000.000 $USP, amortis ici sur 10 ans.
3.400.000 $USP par an.
Auquel on ajoute le coût d'entretient global de la force :
14.000.000 $USP par an.
Une marge de sécurité porte à environ 20 millions $USP par an le poids budgétaire.
Il faut ajouté à cela les caméras, les senseurs, les travaux d'aménagement en eux-mêmes, le personnel de surveillance à distance...
En soit, il coûterait moins au Wapong de stationner 30 fois plus de soldats à ses frontières qu'il ne lui coûterait d'ériger un tel système défensif.
Il faut toutefois remarqué que le Wapong assume ici un coût de seulement 4.000 $USP par an et par soldat.
Ce qui ne peut convenir à une société développée : même l'Armée Auxiliaire investit d'avantage par soldat annuellement.
Sans parler du fait que les hommes et femmes appellés en uniforme ne peuvent contribuer plus activement à la prospérité nationale par un travail.
Le périmètre de sécurité a donc l'avantage d'offrir une solution à long terme qui, si elle est lourde à mettre en place, permet de contrôler un large territoire avec peu de moyens humains.
Hors, le coût humain est justement l'un des points sur lequel compte une insurrection pour triompher :
À quoi bon vouloir contrôler une population d'un million d'habitants d'un autre pays s'il vous faut 100.000 de vos propres citoyens pour y arriver ?
Avec un coût estimé à 700 millions $USP par an, les frontières externes sont une importante dépense dans la stratégie de sécurité nationale du Wapong.
Chaque habitant devrait contribué 42 $USP pour couvrir ces frais.
Mais sans ces frontières, le Wapong, en cas d'insurrection, ne pourrait que réagir au mouvement de l'ennemi plutôt que de riposter activement.
[/quote]
-
Johel3007
InOps : Archives
[quote]Système Electronique d'Assistance Video :
<center>[img]http://img692.imageshack.us/img692/2599/817590oth.png[/img]
Organisation du Traité d'Hellington
</center>[/quote]
La situation globale est :
Bonne
[quote]Formulaire Militaire du Shankaï
Nation : Shankhaï
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=642768Drapeau_Shankhai.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/642768Drapeau_Shankhai.png[/img][/url]
1-Noms des différents corps d'armés :
-Armée de terre (*): Armée Populaire du Shankaï
-Armée de l'air (*): Armée Aérienne Populaire du Shankaï
-Armée de marine (*): Marine Populaire du Shankaï
-Garde nationale (*) : Garde Populaire du Shankhaï
2-Effectifs militaires :
-Armée de terre (*): 178.000
-Armée de l'air (*): 3.500
-Armée de marine (*): 19.000
-Garde nationale (*): 12.780
3-Matériels militaires :
-Véhicules de transport motorisés(*): 1.200
-Canons d'artillerie mobiles (*): 350
-Canons de mortier : 260
-Blindés légers (*): 112
-Chars légers (*): 98
-Chars lourds (*): 20
-Batteries anti-aériennes (D.C.A. ou apparentées) (*): 60
-Hélicoptères de transport (*): 10
-Hélicoptères de combat (*): 4
-Avions de combat (*): 6
-Avions bombardiers (*): 0
-Patrouilleurs (*): 12
-Frégates (*): 2
-Destroyers (*): 0
-Croiseurs (*): 0
-Sous marins (*): 0
-Porte avions (*): 0
4-Effectifs militaires tout corps confondus :
-Hommes en service actif (*) : 213.280
-Hommes réservistes (*) : 480.000
-Appelés sous les drapeaux (*) : Armée de volontaires (hommes ayant plus de 21 ans) 900.000
5-Profil des forces armées :
Les hommes : entrainement faible
La technologie : Obsolète
Les équipements : mauvaise qualité[/quote]
[quote]Système Electronique d'Assistance Video :
<center>[img]http://img692.imageshack.us/img692/2599/817590oth.png[/img]
Organisation du Traité d'Hellington
</center>[/quote]
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Sélection du fichier "ShankhaïMilitary-01062021"" confirmée...Nation : Shankhaï
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1-Noms des différents corps d'armés :
-Armée de terre (*): Armée Populaire du Shankaï
-Armée de l'air (*): Armée Aérienne Populaire du Shankaï
-Armée de marine (*): Marine Populaire du Shankaï
-Garde nationale (*) : Garde Populaire du Shankhaï
2-Effectifs militaires :
-Armée de terre (*): 178.000
-Armée de l'air (*): 3.500
-Armée de marine (*): 19.000
-Garde nationale (*): 12.780
3-Matériels militaires :
-Véhicules de transport motorisés(*): 1.200
-Canons d'artillerie mobiles (*): 350
-Canons de mortier : 260
-Blindés légers (*): 112
-Chars légers (*): 98
-Chars lourds (*): 20
-Batteries anti-aériennes (D.C.A. ou apparentées) (*): 60
-Hélicoptères de transport (*): 10
-Hélicoptères de combat (*): 4
-Avions de combat (*): 6
-Avions bombardiers (*): 0
-Patrouilleurs (*): 12
-Frégates (*): 2
-Destroyers (*): 0
-Croiseurs (*): 0
-Sous marins (*): 0
-Porte avions (*): 0
4-Effectifs militaires tout corps confondus :
-Hommes en service actif (*) : 213.280
-Hommes réservistes (*) : 480.000
-Appelés sous les drapeaux (*) : Armée de volontaires (hommes ayant plus de 21 ans) 900.000
5-Profil des forces armées :
Les hommes : entrainement faible
La technologie : Obsolète
Les équipements : mauvaise qualité[/quote]
-
Johel3007
InOps : Archives
[quote]Système Electronique d'Assistance Video :
<center>[img]http://img692.imageshack.us/img692/2599/817590oth.png[/img]
Organisation du Traité d'Hellington
</center>[/quote]
La situation globale est :
Bonne
[quote]Rapport sur l'état des forces armées du Shankhaï
1) Composition hiérarchique
Le Shankhaï est une république socialiste militariste articulée lourdement autour de la personne de son président à vie, John Ark, lequel est appuyé par les 18 membres du conseil populaire qu'il a nommé lui-même à ces positions.
En cela, la République du Shankhaï est dirigée avant tout par une clique composée d'individus liés par des intérêts communs et une loyauté d'ordre directe et personnelle envers le leader.
C'est une hiérarchie guère différente de ce qui est observé dans d'autres dictatures autoproclamée "socialistes", "communistes", "kirovistes", ect...
Les clés dans de tels régimes pour maintenir l'unité est l'autorité absolue d'un leader au sommet et les luttes d'influence entre ses subordonnés.
Il en résulte une grande stabilité politique interne, ponctuée de graves crises lorsque le leader en question meurt.
La priorité des Services Spéciaux Wapongais a donc été, dès la disparition de John Ark, de faire taire les ambitions individuelles des militaires.
Ceux-ci représentent en effet 10 des 18 membres du conseil populaire et, de par le contrôle qu'ils ont sur les forces armées, ont une énorme influence en temps d'instabilité politique.
L'objectif à terme est bien entendu de marginaliser l'autorité individuelle de chacun des généraux pour qu'ils redeviennent des servants du public plutôt que des acteurs politiques.
Toutefois, il a été impossible de démenteler cette structure immédiatement :
Comme le Wapong post-révolution, les officiers disposent d'un contrôle politique local réel, direct et quasi-féodal au Shankhaï.
Une situation qui ne peut être abolie du jour au lendemain sans courir le risque de désertion, brigandage ou même rébellion ouverte.
Actuellement, les forces armées du Shankhaï sont divisées en huit forces distinctes :
La 1ère Armée Populaire du Shankaï
Elle est forte de 40.000 volontaires, auxquels s'ajoutent 12.000 appelés effectuant un service militaire d'une année.
Elle dispose aussi d'une capacité à rappeler, dans un délai d'une semaine, quelques 78.000 réservistes.
Il est à noter qu'il s'agit là de sa force théorique et qu'en cas de conflit, il est probable que seul 75 à 80% de ces effectifs soient disponibles.
Le cœur de cette armée est une brigade motorisée de 5.000 hommes, utilisée comme élément mobile en appui au reste des brigades d'infanterie légère selon l'évolution de la situation.
Il s'agit là du principale élément offensif comme défensif mais la qualité du matériel, largement obsolète et mal entretenu, diminue son efficacité.
La 1ère Armée est commandée par le Général Yoyen Oh Ninh et est stationnée au Sud
[quote]40.000 Soldats
78.000 Réservistes
12.000 Appelés (temps de paix)
150 Véhicules de transport motorisés
85 Canons d'artillerie mobiles
17 Blindés légers
24 Chars légers
5 Chars lourds
14 Batteries antiaériennes[/quote]
La 2ème Armée Populaire du Shankaï
Même organisation que la 1ère Armée.
Elle est dirigée par le Général Uti Oh Bam et est stationnée dans les montagnes du Nord
!!! possible risque de trahison : Oh Bam était en conflit avec le reste du conseil avant la disparition de John Ark
La 3ème Armée Populaire du Shankaï
Même organisation que la 1ère Armée.
Elle est stationnée à la frontière occidentale avec le Wapong et a pour mission principale le contrôle des frontières.
Son commandant a une faible influence politique et se rallie généralement à la majorité de l'état-major.
La 4ème Armée Populaire du Shankaï
Même organisation que la 1ère Armée.
Elle est commandée par le Général Sutsu Bah Nonh et est stationnée à la frontière orientale avec la Roumalie.
Les Milices Populaires du Shankhaï
Force de sécurité paramilitaire destinée à maintenir une surveillance locale additionnelle à celle de la police et de la garde populaire.
Elle assure aussi l'encadrement martial de la population via les mouvements de jeunesse.
Elle représente aussi, de manière officieuse, la structure où les enfants des cadres du Parti font leur service militaire.
En temps de paix, elle forme une force de 260 compagnies d'artillerie lourde et une compagnie "d'honneur".
Ces compagnies "d'artillerie" sont en fait de simples masses humaines chacune agglutinée autour d'une unique pièce d'artillerie.
Leur rôle, en cas d'invasion ennemie, est apparemment de défendre la pièce d'artillerie via des positions retranchées fixes.
Ceci afin de permettre à celle-ci de faire feu aussi longtemps que possible.
Cela peut sembler aberrant mais il faut bien réalisé qu'en cas d'invasion, chacune de ces compagnies aura un peu plus de 720 hommes.
Un chiffre qui monte à presque 4.000 hommes sitôt la mobilisation générale accomplie, soit un total de plus d'un millions d'hommes.
Auxquels peuvent, si besoin, s'ajouter pas moins de 800.000 adolescents issus des mouvements de jeunesse.
Les milices populaires sont représentées au conseil par 2 individus distincts, l'un en charge des mouvements de jeunesse, l'autre en charge des compagnies d'artillerie.
[quote]18.000 Soldats
168.000 Réservistes
2.000 Appelés (temps de paix)
850.000 Appelés (temps de guerre)
10 Canons d'artillerie mobiles
260 Canons de mortier
4 Blindés légers
2 Chars légers
4 Batteries antiaériennes[/quote]
La Garde Populaire du Shankhaï
La garde populaire du Shankhaï est une force paramilitaire en charge du maintient de l'ordre au sein des forces armées.
Elle est composée d'un peu plus de 12.000 hommes, soit l'équivalent d'une division au sein de l'OTH, et intégralement motorisée.
Elle est le bras armé des services secrets du Shankhaï mais, afin que ceux-ci ne puissent l'utiliser pour faire un coup d'état, John Ark a bien pris garde de maintenir les deux institutions séparées et même en compétition.
Cette rivalité est source de tensions, considérant que c'était la Garde Populaire qui avait pour mission d'escorter John Ark dans ses déplacements.
Mais c'étaient les Services Secrets qui étaient responsables de la sécurité des itinéraires.
La garde est aussi, avec la milice populaire, la seule force armée autorisée dans la capitale.
[quote]12.780 Soldats
600 Véhicules de transport motorisés[/quote]
La Marine Populaire du Shankhaï
John Ark n'a jamais réellement accordé d'importance à ses forces navales.
De plus, lors de l'Holocaust d'Hoboken, la majorité des éléments lourds de la flotte étaient à quai et furent coulés lors de l'explosion nucléaire.
L'Amiral Dutch Schultz est ainsi l'heureux commandant d'une flotte composée de 12 patrouilleurs et de 2 frégates, pour lesquels il dispose de 19.000 volontaires.
Le principal rôle de la marine populaire est la patrouille du Détroit du Fzing pour la protection des zones de pêche et la traque aux contrebandiers.
Elle entretient aussi de 40 bataillons de fusiliers marins en charge des patrouilles fluviales, des contrôles portuaires et de la défense des ponts.
Chaque bataillon est composé de 400 soldats, lesquels forment une sorte de contre-pouvoir local aux compagnies de milice et aux forces terrestres conventionnelles.
[quote]19.000 Soldats
12 Patrouilleurs
2 Frégates [/quote]
L'Armée de l'Air Populaire du Shankhaï
6 avions de combat à peine capables de voler, utilisés pour la surveillance de l'espace aérien mais largement insuffisants en cas de conflit.
On compte aussi plusieurs avions de transport et petits biplans de reconnaissance dans divers états de délabrement.
Les hélicoptères sont le seul élément potentiellement utile en temps de paix afin d'assurer un contrôle passif et des contre-offensives actives contre d'éventuels actions de guérilla.
Les 3.500 hommes servant dans l'Armée de l'Air sont principalement des appointés politiques sans réel entrainement pratique.
Leur loyauté politique à John Ark était toutefois garantie.
Leur loyauté actuelle varie largement mais va à la République à qui ils doivent leur fonction et niveau de vie supérieur aux autres citoyens.
[quote]3.500 Soldats
6 Avions de combat
3.500 Soldats
6 Avions de combat
10 Hélicoptères de transport
4 Hélicoptères de combat[/quote]
2) Réformes
a) Fractionnement
Dans l'état actuel des choses, le risque de "combat de coqs" entre les 4 principaux généraux est trop important.
De même, l'immense influence des cadres de la milice populaire au sein de la société du Shankhaï ne saurait être tolérable.
Du temps de John Ark, le culte de la personnalité du leader permettait de maintenir en laisse les ambitions de chacun.
Mais à présent, rien n'est moins sûr.
Le fractionnement des 4 armées régionales en 7 corps d'armée distincts et mobiles, voir même en 40 divisions interdépendantes, nous semble la meilleure option.
Afin d'assurer qu'aucun général n'aura le potentiel de contrôler une région comme son propre domaine et d'être tenté de faire sécession.
Mais aussi afin d'augmenter la flexibilité opérationnelle et limiter l'obstruction des opérations militaires par les rivalités politiques.
Dans l'immédiat, la milice populaire étant avant tout un outil social plus que militaire, elle ne nécessite pas de réforme de sa structure de base.
Mais sa hiérarchie, notamment les échelons supérieures, devront faire l'objet d'une sérieuse analyse politique.
b) Modernisation
Il est impensable qu'un pays qui se définit comme militariste n'offre qu'un véhicule pour 80 soldats.
Ni qu'il maintienne une réserve aussi massive mais n'ayant pour seule réelle utilité que d'être une garnison statique lors d'un conflit.
Si l'option des corps d'armée et divisions interdépendantes est choisie, il faudra envisagé un plan de rééquipement du Shankhaï.
Une somme de 24.500 millions $USP sera nécessaire pour fournir le matériel moderne nécessaire à 7 corps d'armée légers pour l'Armée Populaire.
Une somme de 500 millions $USP peut aussi être concidérée afin d'investir dans 20 hélicoptères de transport "CH-90 Ohira" et 15 hélicoptères d'attaque "AH-665 Suzuki".
c) Professionnalisation
Les autorités du Shankhaï ont été claires sur le fait qu'elles refuseraient d'abandonner la conscription ou de diminuer la taille de leur réserve.
En revanche, elles reconnaissent, à contre-cœur, que le niveau de compétence de leurs volontaires laisse à désirer.
Il est ainsi prévu de négocier que les nouvelles recrues fassent d'abord 5 années de service dans l'Armée Auxiliaire afin de disposer d'une solide formation.
Pour la majorité, les volontaires du Shankhaï s'engagent juste après leur service militaire.
Ils seront donc encore jeunes lors de leur retour au pays après le contrat dans l'Armée Auxiliaire.
On estime que le Shankhaï recrute entre 6.000 et 9.000 nouveaux volontaires chaque année pour compenser les départs à la retraite, décès, désertions, incapacités sanitaires, ect...
Procéder à un tel rythme demanderait pas moins de 20 à 30 ans pour voir l'Armée Populaire être complètement professionnalisée.
Un délai trop long mais qui pourrait être raccourci si les autorités du Shankhaï acceptaient d'envoyer également une partie de ses vétérans.
d) Le cas de la milice populaire
La milice populaire pourra être intégrée dans la gestion des bases de feu, puisqu'il s'agit déjà en grande partie de son rôle actuel.
Le système Shankhaïen nécessite juste d'être organisé de manière méthodique et systématique afin de gagner en efficacité.
Mais il doit aussi être fractionné en deux parties distinctes :
D'un coté les bases de feu composées de volontaires dont les unités font des rotations périodiques afin d'éviter de s'attacher aux populations locales.
De l'autre les réservistes qui, au lieu d'être des garnisons fixes protégeant la base de feu, forment des patrouilles à pied pour la présence locale.
Dans cette optique, il sera important que les rappels des réservistes soient organisés à l'avance pour permettre d'affecter les réservistes loin de leur zone d'habitation civile.
Concernant les appelés, leur rôle en temps de guerre demeurera celui de garnisons fixes mais, en temps de paix, il s'agira avant tout d'un service civique visant à l'entretient des infrastructures militaire.
e) L'armée de l'air : vers une force de soutien héliportée
Créer une véritable force aérienne moderne est hors de question.
D'abord pour une question de coût : un avion moderne coûte plusieurs dizaines de millions $USP à l'achat et reste délicat à l'entretient.
Ensuite pour une question de savoir-faire technique : les avions du Shankhaï sont des reliques Rostov rachetées au rabais.
Leurs techniciens sont à peine capables de faire la maintenance basique quand ils disposent des pièces nécessaires.
Leurs pilotes savent vaguement décoller et faire voler leurs engins pour intercepter des avions civils mais seraient dépassés dans une bataille aérienne moderne.
L'investissement en matériel et formation pour mettre tout cela à niveau serait juste colossale sans répondre à un véritable besoin.
Mais surtout pour une question de sécurité :
La Roumalie et l'URCM ont déjà assez d'avions pour menacer la présence régionale de l'OTH en cas de conflit.
Hors, le régime du Shankhaï est potentiellement instable et donc possiblement hostile dans le futur s'il était assujetti à la Roumalie ou à l'URCM.
Nous n'allons pas donné à ces nations l'opportunité de s'armer encore d'avantage par marionnettes politiques interposées.
En revanche, l'armée de l'air peut jouer un rôle de soutien héliporté aux forces terrestres et navales.
En temps de paix, elle permettra ainsi des opérations héliportées agressives mais aussi une reconnaissance ou un tir d'appui.
C'est dans cette optique que nous devons dirigé l'armée aérienne du Shankhaï.
Des accords avec le Raksasa sont sans doute possible pour la formation des pilotes en cas d'achat d'appareils neufs.[/quote]
[quote]Système Electronique d'Assistance Video :
<center>[img]http://img692.imageshack.us/img692/2599/817590oth.png[/img]
Organisation du Traité d'Hellington
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Sélection du fichier "ShankhaïReform-02062021"" confirmée...1) Composition hiérarchique
Le Shankhaï est une république socialiste militariste articulée lourdement autour de la personne de son président à vie, John Ark, lequel est appuyé par les 18 membres du conseil populaire qu'il a nommé lui-même à ces positions.
En cela, la République du Shankhaï est dirigée avant tout par une clique composée d'individus liés par des intérêts communs et une loyauté d'ordre directe et personnelle envers le leader.
C'est une hiérarchie guère différente de ce qui est observé dans d'autres dictatures autoproclamée "socialistes", "communistes", "kirovistes", ect...
Les clés dans de tels régimes pour maintenir l'unité est l'autorité absolue d'un leader au sommet et les luttes d'influence entre ses subordonnés.
Il en résulte une grande stabilité politique interne, ponctuée de graves crises lorsque le leader en question meurt.
La priorité des Services Spéciaux Wapongais a donc été, dès la disparition de John Ark, de faire taire les ambitions individuelles des militaires.
Ceux-ci représentent en effet 10 des 18 membres du conseil populaire et, de par le contrôle qu'ils ont sur les forces armées, ont une énorme influence en temps d'instabilité politique.
L'objectif à terme est bien entendu de marginaliser l'autorité individuelle de chacun des généraux pour qu'ils redeviennent des servants du public plutôt que des acteurs politiques.
Toutefois, il a été impossible de démenteler cette structure immédiatement :
Comme le Wapong post-révolution, les officiers disposent d'un contrôle politique local réel, direct et quasi-féodal au Shankhaï.
Une situation qui ne peut être abolie du jour au lendemain sans courir le risque de désertion, brigandage ou même rébellion ouverte.
Actuellement, les forces armées du Shankhaï sont divisées en huit forces distinctes :
La 1ère Armée Populaire du Shankaï
Elle est forte de 40.000 volontaires, auxquels s'ajoutent 12.000 appelés effectuant un service militaire d'une année.
Elle dispose aussi d'une capacité à rappeler, dans un délai d'une semaine, quelques 78.000 réservistes.
Il est à noter qu'il s'agit là de sa force théorique et qu'en cas de conflit, il est probable que seul 75 à 80% de ces effectifs soient disponibles.
Le cœur de cette armée est une brigade motorisée de 5.000 hommes, utilisée comme élément mobile en appui au reste des brigades d'infanterie légère selon l'évolution de la situation.
Il s'agit là du principale élément offensif comme défensif mais la qualité du matériel, largement obsolète et mal entretenu, diminue son efficacité.
La 1ère Armée est commandée par le Général Yoyen Oh Ninh et est stationnée au Sud
[quote]40.000 Soldats
78.000 Réservistes
12.000 Appelés (temps de paix)
150 Véhicules de transport motorisés
85 Canons d'artillerie mobiles
17 Blindés légers
24 Chars légers
5 Chars lourds
14 Batteries antiaériennes[/quote]
La 2ème Armée Populaire du Shankaï
Même organisation que la 1ère Armée.
Elle est dirigée par le Général Uti Oh Bam et est stationnée dans les montagnes du Nord
!!! possible risque de trahison : Oh Bam était en conflit avec le reste du conseil avant la disparition de John Ark
La 3ème Armée Populaire du Shankaï
Même organisation que la 1ère Armée.
Elle est stationnée à la frontière occidentale avec le Wapong et a pour mission principale le contrôle des frontières.
Son commandant a une faible influence politique et se rallie généralement à la majorité de l'état-major.
La 4ème Armée Populaire du Shankaï
Même organisation que la 1ère Armée.
Elle est commandée par le Général Sutsu Bah Nonh et est stationnée à la frontière orientale avec la Roumalie.
Les Milices Populaires du Shankhaï
Force de sécurité paramilitaire destinée à maintenir une surveillance locale additionnelle à celle de la police et de la garde populaire.
Elle assure aussi l'encadrement martial de la population via les mouvements de jeunesse.
Elle représente aussi, de manière officieuse, la structure où les enfants des cadres du Parti font leur service militaire.
En temps de paix, elle forme une force de 260 compagnies d'artillerie lourde et une compagnie "d'honneur".
Ces compagnies "d'artillerie" sont en fait de simples masses humaines chacune agglutinée autour d'une unique pièce d'artillerie.
Leur rôle, en cas d'invasion ennemie, est apparemment de défendre la pièce d'artillerie via des positions retranchées fixes.
Ceci afin de permettre à celle-ci de faire feu aussi longtemps que possible.
Cela peut sembler aberrant mais il faut bien réalisé qu'en cas d'invasion, chacune de ces compagnies aura un peu plus de 720 hommes.
Un chiffre qui monte à presque 4.000 hommes sitôt la mobilisation générale accomplie, soit un total de plus d'un millions d'hommes.
Auxquels peuvent, si besoin, s'ajouter pas moins de 800.000 adolescents issus des mouvements de jeunesse.
Les milices populaires sont représentées au conseil par 2 individus distincts, l'un en charge des mouvements de jeunesse, l'autre en charge des compagnies d'artillerie.
[quote]18.000 Soldats
168.000 Réservistes
2.000 Appelés (temps de paix)
850.000 Appelés (temps de guerre)
10 Canons d'artillerie mobiles
260 Canons de mortier
4 Blindés légers
2 Chars légers
4 Batteries antiaériennes[/quote]
La Garde Populaire du Shankhaï
La garde populaire du Shankhaï est une force paramilitaire en charge du maintient de l'ordre au sein des forces armées.
Elle est composée d'un peu plus de 12.000 hommes, soit l'équivalent d'une division au sein de l'OTH, et intégralement motorisée.
Elle est le bras armé des services secrets du Shankhaï mais, afin que ceux-ci ne puissent l'utiliser pour faire un coup d'état, John Ark a bien pris garde de maintenir les deux institutions séparées et même en compétition.
Cette rivalité est source de tensions, considérant que c'était la Garde Populaire qui avait pour mission d'escorter John Ark dans ses déplacements.
Mais c'étaient les Services Secrets qui étaient responsables de la sécurité des itinéraires.
La garde est aussi, avec la milice populaire, la seule force armée autorisée dans la capitale.
[quote]12.780 Soldats
600 Véhicules de transport motorisés[/quote]
La Marine Populaire du Shankhaï
John Ark n'a jamais réellement accordé d'importance à ses forces navales.
De plus, lors de l'Holocaust d'Hoboken, la majorité des éléments lourds de la flotte étaient à quai et furent coulés lors de l'explosion nucléaire.
L'Amiral Dutch Schultz est ainsi l'heureux commandant d'une flotte composée de 12 patrouilleurs et de 2 frégates, pour lesquels il dispose de 19.000 volontaires.
Le principal rôle de la marine populaire est la patrouille du Détroit du Fzing pour la protection des zones de pêche et la traque aux contrebandiers.
Elle entretient aussi de 40 bataillons de fusiliers marins en charge des patrouilles fluviales, des contrôles portuaires et de la défense des ponts.
Chaque bataillon est composé de 400 soldats, lesquels forment une sorte de contre-pouvoir local aux compagnies de milice et aux forces terrestres conventionnelles.
[quote]19.000 Soldats
12 Patrouilleurs
2 Frégates [/quote]
L'Armée de l'Air Populaire du Shankhaï
6 avions de combat à peine capables de voler, utilisés pour la surveillance de l'espace aérien mais largement insuffisants en cas de conflit.
On compte aussi plusieurs avions de transport et petits biplans de reconnaissance dans divers états de délabrement.
Les hélicoptères sont le seul élément potentiellement utile en temps de paix afin d'assurer un contrôle passif et des contre-offensives actives contre d'éventuels actions de guérilla.
Les 3.500 hommes servant dans l'Armée de l'Air sont principalement des appointés politiques sans réel entrainement pratique.
Leur loyauté politique à John Ark était toutefois garantie.
Leur loyauté actuelle varie largement mais va à la République à qui ils doivent leur fonction et niveau de vie supérieur aux autres citoyens.
[quote]3.500 Soldats
6 Avions de combat
3.500 Soldats
6 Avions de combat
10 Hélicoptères de transport
4 Hélicoptères de combat[/quote]
2) Réformes
a) Fractionnement
Dans l'état actuel des choses, le risque de "combat de coqs" entre les 4 principaux généraux est trop important.
De même, l'immense influence des cadres de la milice populaire au sein de la société du Shankhaï ne saurait être tolérable.
Du temps de John Ark, le culte de la personnalité du leader permettait de maintenir en laisse les ambitions de chacun.
Mais à présent, rien n'est moins sûr.
Le fractionnement des 4 armées régionales en 7 corps d'armée distincts et mobiles, voir même en 40 divisions interdépendantes, nous semble la meilleure option.
Afin d'assurer qu'aucun général n'aura le potentiel de contrôler une région comme son propre domaine et d'être tenté de faire sécession.
Mais aussi afin d'augmenter la flexibilité opérationnelle et limiter l'obstruction des opérations militaires par les rivalités politiques.
Dans l'immédiat, la milice populaire étant avant tout un outil social plus que militaire, elle ne nécessite pas de réforme de sa structure de base.
Mais sa hiérarchie, notamment les échelons supérieures, devront faire l'objet d'une sérieuse analyse politique.
b) Modernisation
Il est impensable qu'un pays qui se définit comme militariste n'offre qu'un véhicule pour 80 soldats.
Ni qu'il maintienne une réserve aussi massive mais n'ayant pour seule réelle utilité que d'être une garnison statique lors d'un conflit.
Si l'option des corps d'armée et divisions interdépendantes est choisie, il faudra envisagé un plan de rééquipement du Shankhaï.
Une somme de 24.500 millions $USP sera nécessaire pour fournir le matériel moderne nécessaire à 7 corps d'armée légers pour l'Armée Populaire.
Une somme de 500 millions $USP peut aussi être concidérée afin d'investir dans 20 hélicoptères de transport "CH-90 Ohira" et 15 hélicoptères d'attaque "AH-665 Suzuki".
c) Professionnalisation
Les autorités du Shankhaï ont été claires sur le fait qu'elles refuseraient d'abandonner la conscription ou de diminuer la taille de leur réserve.
En revanche, elles reconnaissent, à contre-cœur, que le niveau de compétence de leurs volontaires laisse à désirer.
Il est ainsi prévu de négocier que les nouvelles recrues fassent d'abord 5 années de service dans l'Armée Auxiliaire afin de disposer d'une solide formation.
Pour la majorité, les volontaires du Shankhaï s'engagent juste après leur service militaire.
Ils seront donc encore jeunes lors de leur retour au pays après le contrat dans l'Armée Auxiliaire.
On estime que le Shankhaï recrute entre 6.000 et 9.000 nouveaux volontaires chaque année pour compenser les départs à la retraite, décès, désertions, incapacités sanitaires, ect...
Procéder à un tel rythme demanderait pas moins de 20 à 30 ans pour voir l'Armée Populaire être complètement professionnalisée.
Un délai trop long mais qui pourrait être raccourci si les autorités du Shankhaï acceptaient d'envoyer également une partie de ses vétérans.
d) Le cas de la milice populaire
La milice populaire pourra être intégrée dans la gestion des bases de feu, puisqu'il s'agit déjà en grande partie de son rôle actuel.
Le système Shankhaïen nécessite juste d'être organisé de manière méthodique et systématique afin de gagner en efficacité.
Mais il doit aussi être fractionné en deux parties distinctes :
D'un coté les bases de feu composées de volontaires dont les unités font des rotations périodiques afin d'éviter de s'attacher aux populations locales.
De l'autre les réservistes qui, au lieu d'être des garnisons fixes protégeant la base de feu, forment des patrouilles à pied pour la présence locale.
Dans cette optique, il sera important que les rappels des réservistes soient organisés à l'avance pour permettre d'affecter les réservistes loin de leur zone d'habitation civile.
Concernant les appelés, leur rôle en temps de guerre demeurera celui de garnisons fixes mais, en temps de paix, il s'agira avant tout d'un service civique visant à l'entretient des infrastructures militaire.
e) L'armée de l'air : vers une force de soutien héliportée
Créer une véritable force aérienne moderne est hors de question.
D'abord pour une question de coût : un avion moderne coûte plusieurs dizaines de millions $USP à l'achat et reste délicat à l'entretient.
Ensuite pour une question de savoir-faire technique : les avions du Shankhaï sont des reliques Rostov rachetées au rabais.
Leurs techniciens sont à peine capables de faire la maintenance basique quand ils disposent des pièces nécessaires.
Leurs pilotes savent vaguement décoller et faire voler leurs engins pour intercepter des avions civils mais seraient dépassés dans une bataille aérienne moderne.
L'investissement en matériel et formation pour mettre tout cela à niveau serait juste colossale sans répondre à un véritable besoin.
Mais surtout pour une question de sécurité :
La Roumalie et l'URCM ont déjà assez d'avions pour menacer la présence régionale de l'OTH en cas de conflit.
Hors, le régime du Shankhaï est potentiellement instable et donc possiblement hostile dans le futur s'il était assujetti à la Roumalie ou à l'URCM.
Nous n'allons pas donné à ces nations l'opportunité de s'armer encore d'avantage par marionnettes politiques interposées.
En revanche, l'armée de l'air peut jouer un rôle de soutien héliporté aux forces terrestres et navales.
En temps de paix, elle permettra ainsi des opérations héliportées agressives mais aussi une reconnaissance ou un tir d'appui.
C'est dans cette optique que nous devons dirigé l'armée aérienne du Shankhaï.
Des accords avec le Raksasa sont sans doute possible pour la formation des pilotes en cas d'achat d'appareils neufs.[/quote]