La cour de Lietzen
-
Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]
Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur</center>
La campagne électorale ne commencerait qu’en avril. Pourtant dans les rues du Saint-Empire du Schlessien des affiches aux couleurs des principaux partis en lice fleurissaient déjà. Les résultats ne faisaient aucun doute. Le Parti Conservateur l’emporterait. La seule question était de savoir quelle serait l’ampleur de sa victoire. Les conseillers politiques de l’Empereur prédisaient une déferlante bleue. Cette victoire programmée réjouissait le souverain. Officiellement il ne se mêlait pas de politique mais dans les coulisses il participait activement à cette dernière.
Le Chancelier était attendu pour discuter de politique intérieure avec Friedrich. Sa berline gouvernementale Phaeton de chez Königs franchit les grilles de la Cour d’honneur peu avant l’heure prévue d’arrivée du chef du gouvernement. Comme à l’accoutumée, il fut conduit au cabinet de travail du souverain.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Prenez donc un siège Monsieur le Chancelier
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Merci Votre Altesse
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Nous sommes heureux de vous voir. Vous savez combien nous apprécions
votre travail. Depuis que vous servez les intérêts du Schlessien en dirigeant notre gouvernement
vous n’avez jamais déviez des objectifs que nous vous avions fixé. Nous vous en sommes reconnaissants
et obligés.
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Votre Altesse nous n’avons toujours fait que suivre votre volonté. Nous n’avons fait que
notre devoir envers le Saint-Empire et la cause chrétienne.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Vous êtes allés au delà de toutes nos attentes. Vous avez su devancer certaines de
nos requêtes. C’est une raison pour lesquelles nous vous sommes reconnaissants.
Pour votre excellent travail accompli pendant ces dernières années, travail qui a fait du Saint-Empire
du Schlessien une puissance respectée à nouveau, nous voulons vous demander de mener une nouvelle
fois le combat des législatives.
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Votre volonté de me voir mener ce nouveau combat m’honore Votre Altesse.
Toutefois, avec l’immense et infini respect que je vous dois, je me vois dans l’obligation de repousser
votre proposition. En effet, je crois qu’il est temps pour moi de me consacrer à d’autres combats.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Vraiment ? Vous nous en voyez fort surpris. Nous pensions que vous vous apprêtiez
à mener de front ce nouveau combat pour la cause chrétienne conservatrice.
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Je pense avoir atteint les objectifs que je m’étais fixé avec mon gouvernement. Le Saint-Empire
du Schlessien est à nouveau une grande puissance dans le concert des nations et en poursuivant le travail
entamé je suis convaincu que mon successeur saura s’élever à la hauteur de sa tâche.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Nous respecterons votre décision. Le Schlessien et nous vous devons beaucoup et c’est pourquoi
nous respecterons votre décision.
En revanche, vous restez une voix d’importance dans le paysage politique du Parti Conservateur. Avez-vous une
idée de celui ou celle qui sera le plus apte à poursuivre votre œuvre ?
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
A mon avis, plusieurs personnes sont en mesure d’accomplir cette tâche.
Toutefois, deux candidats ont montré leur intérêt pour cette tâche ardue.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Lequel des deux a votre préférence ?
Nous avons besoin de consulter ceux
qui ont mené le gouvernement pendant plus de cinq ans. Vous êtes un homme de grande confiance et d’expérience.
Vos considérations nous intéressent.
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Katia von Grafstadt a été mon Ministre des Affaires étrangères est une femme jeune,
mais de grande qualité. Elle n’a jamais failli dans les missions que nous lui avons confiées. Elle a rendu au
Schlessien sa grandeur sur la scène internationale. C’est une personne qui à toute ma confiance. Je sais
qu’elle saura continuer d’assurer avec qualité la direction d’un gouvernement. Elle est appréciée
de ses homologues gouvernementaux. Sa jeunesse peut en revanche être un léger handicap, qu’elle saura
aisément surmonter, j’en suis certain.
Peter Schäffers quant à lui est un homme du parti. Il s’est fait une solide réputation de travailleur assidu.
C’est un homme qui ne reculera pas devant l’ampleur des tâches qui incombent au chef du gouvernement.
Il dispose de sérieux soutien au sein du Parti Conservateur. J’ai cru comprendre que le président de notre
formation politique le soutient également. Peter Schäffers est un politicien de talent. Il a fait ses preuves en s’imposant
comme une personnalité incontournable parmi les conservateurs. Il risque pourtant de souffrir de son
inexpérience gouvernementale durant les premiers mois d’activité. Mais je sais que sa capacité d’adaptation
est un atout supplémentaire.
Je ne saurais vous conseiller qui choisir. Des débats internes sont en cours au Parti Conservateur. Le Bureau
politique devrait se prononcer prochainement. Je ne doute pas pour autant que vous serez sollicité pour
connaître votre avis sur le meilleur pour travailler dans votre gouvernement.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Lequel des deux a votre préférence ?
Nous ne manquerons pas de suivre avec intérêt ces débats internes.
Nous avons apprécié votre travail et
sachez que l’Empire saura se souvenir de votre engagement pour votre pays et votre Empereur.
Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur</center>
La campagne électorale ne commencerait qu’en avril. Pourtant dans les rues du Saint-Empire du Schlessien des affiches aux couleurs des principaux partis en lice fleurissaient déjà. Les résultats ne faisaient aucun doute. Le Parti Conservateur l’emporterait. La seule question était de savoir quelle serait l’ampleur de sa victoire. Les conseillers politiques de l’Empereur prédisaient une déferlante bleue. Cette victoire programmée réjouissait le souverain. Officiellement il ne se mêlait pas de politique mais dans les coulisses il participait activement à cette dernière.
Le Chancelier était attendu pour discuter de politique intérieure avec Friedrich. Sa berline gouvernementale Phaeton de chez Königs franchit les grilles de la Cour d’honneur peu avant l’heure prévue d’arrivée du chef du gouvernement. Comme à l’accoutumée, il fut conduit au cabinet de travail du souverain.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Prenez donc un siège Monsieur le Chancelier
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Merci Votre Altesse
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Nous sommes heureux de vous voir. Vous savez combien nous apprécions
votre travail. Depuis que vous servez les intérêts du Schlessien en dirigeant notre gouvernement
vous n’avez jamais déviez des objectifs que nous vous avions fixé. Nous vous en sommes reconnaissants
et obligés.
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Votre Altesse nous n’avons toujours fait que suivre votre volonté. Nous n’avons fait que
notre devoir envers le Saint-Empire et la cause chrétienne.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Vous êtes allés au delà de toutes nos attentes. Vous avez su devancer certaines de
nos requêtes. C’est une raison pour lesquelles nous vous sommes reconnaissants.
Pour votre excellent travail accompli pendant ces dernières années, travail qui a fait du Saint-Empire
du Schlessien une puissance respectée à nouveau, nous voulons vous demander de mener une nouvelle
fois le combat des législatives.
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Votre volonté de me voir mener ce nouveau combat m’honore Votre Altesse.
Toutefois, avec l’immense et infini respect que je vous dois, je me vois dans l’obligation de repousser
votre proposition. En effet, je crois qu’il est temps pour moi de me consacrer à d’autres combats.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Vraiment ? Vous nous en voyez fort surpris. Nous pensions que vous vous apprêtiez
à mener de front ce nouveau combat pour la cause chrétienne conservatrice.
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Je pense avoir atteint les objectifs que je m’étais fixé avec mon gouvernement. Le Saint-Empire
du Schlessien est à nouveau une grande puissance dans le concert des nations et en poursuivant le travail
entamé je suis convaincu que mon successeur saura s’élever à la hauteur de sa tâche.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Nous respecterons votre décision. Le Schlessien et nous vous devons beaucoup et c’est pourquoi
nous respecterons votre décision.
En revanche, vous restez une voix d’importance dans le paysage politique du Parti Conservateur. Avez-vous une
idée de celui ou celle qui sera le plus apte à poursuivre votre œuvre ?
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
A mon avis, plusieurs personnes sont en mesure d’accomplir cette tâche.
Toutefois, deux candidats ont montré leur intérêt pour cette tâche ardue.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Lequel des deux a votre préférence ?
Nous avons besoin de consulter ceux
qui ont mené le gouvernement pendant plus de cinq ans. Vous êtes un homme de grande confiance et d’expérience.
Vos considérations nous intéressent.
Ludwig von Ferdinand
Chancelier, chef du gouvernement
Katia von Grafstadt a été mon Ministre des Affaires étrangères est une femme jeune,
mais de grande qualité. Elle n’a jamais failli dans les missions que nous lui avons confiées. Elle a rendu au
Schlessien sa grandeur sur la scène internationale. C’est une personne qui à toute ma confiance. Je sais
qu’elle saura continuer d’assurer avec qualité la direction d’un gouvernement. Elle est appréciée
de ses homologues gouvernementaux. Sa jeunesse peut en revanche être un léger handicap, qu’elle saura
aisément surmonter, j’en suis certain.
Peter Schäffers quant à lui est un homme du parti. Il s’est fait une solide réputation de travailleur assidu.
C’est un homme qui ne reculera pas devant l’ampleur des tâches qui incombent au chef du gouvernement.
Il dispose de sérieux soutien au sein du Parti Conservateur. J’ai cru comprendre que le président de notre
formation politique le soutient également. Peter Schäffers est un politicien de talent. Il a fait ses preuves en s’imposant
comme une personnalité incontournable parmi les conservateurs. Il risque pourtant de souffrir de son
inexpérience gouvernementale durant les premiers mois d’activité. Mais je sais que sa capacité d’adaptation
est un atout supplémentaire.
Je ne saurais vous conseiller qui choisir. Des débats internes sont en cours au Parti Conservateur. Le Bureau
politique devrait se prononcer prochainement. Je ne doute pas pour autant que vous serez sollicité pour
connaître votre avis sur le meilleur pour travailler dans votre gouvernement.
Friedrich
Empereur du Saint-Empire du Schlessien
Lequel des deux a votre préférence ?
Nous ne manquerons pas de suivre avec intérêt ces débats internes.
Nous avons apprécié votre travail et
sachez que l’Empire saura se souvenir de votre engagement pour votre pays et votre Empereur.
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Braunschweig
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Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
L’Empereur était confortablement assis dans un fauteuil entouré de ses conseillers. Parmi eux, le directeur de cabinet, le conseiller spécial, le conseiller diplomatique et le chef de cabinet. Hans Lukaschek, le directeur de cabinet saisit la télécommande et éteignit le poste. Pendant un instant personne ne sembla vouloir prendre la parole. Un silence étrange régnait dans le cabinet de travail de l’Empereur. Puis celui-ci prit la parole. Dubitatif.
Friedrich IV
Empereur
Amusant, n’est ce pas ?
Hans Lukaschek
Directeur de cabinet
Je crois que nous avons là une situation inespérée Votre Altesse de rappeler à certains qu’il n’est pas possible de se divertir et d’amuser la galerie sur le dos de nos alliés.
Thomas Schäffer
Conseiller spécial
Enfin Hans vous n’y pensez pas.
Manfred Westphal
Chef de cabinet
Peut être pourriez-vous développer quelque peu votre propos Hans afin que tous ici nous puissions bénéficier de vos lumières.
On pouvait sentir entre les deux hommes une tension grandissante. Pas même le cabinet de l’Empereur n’était épargné par les luttes de pouvoir. Le cabinet était l’endroit idéal pour influer véritablement sur le cours des choses au Saint-Empire du Schlessien. En être le directeur ou le chef permettait d’avoir une emprise non négligeable sur la politique nationale et internationale du pays. Alors quand au sein de l’équipe le directeur était affaibli par divers internes et que la presse commençait à reprendre dans ses colonnes, comment certains ne pourraient ils ne pas en profiter ? Pourtant le « dircab » était coincé. Impossible de donner la réplique au chef de cabinet. Leur rôle était différent, mais l’influence qu’ils exerçaient sur le souverain, elle, était également immense.
Christian Schwarz -Schilling
Conseiller diplomatique
Evidemment la proposition se doit d’être étudiée. Toutefois, prenons garde à ne pas tomber dans le jeu que nous propose ce fou. Parce que pour lui les relations internationales sont un vulgaire jeu d’échec. Et quand il perd une partie, il se contente de trouver un nouvel adversaire plus faible et lui cogne dessus sans vergogne. Je me suis permis avec la cellule diplomatique de votre cabinet d’analyser les agissements de Stramine et les agitations kirkstanaises. Il en ressort une chose : c’est un fou dangereux qui agit sans considération des conséquences que peuvent entrainer ses actions ; que ce soit pour lui, son pays ou les autres acteurs de la scène internationale. L’exemple le plus marquant restant bien entendu la Vespasie.
Thomas Schäffer
Conseiller spécial
Peut être un communiqué de presse permettrait-il de faire savoir subtilement quelle sera la position officielle du Saint-Empire du Schlessien tout en glissant habilement quelques mots sur ce que sera notre réaction si un missile était dirigé contre le Coorland ou nos alliés dans la région.
Manfred Westphal
Chef de cabinet
Ce serait évidemment une ingénieuse solution. Néanmoins, vous oubliez un petit détail. Le Kirkstan se trouve être le meilleur allié du Lychaka. Les dirigeants de ces deux pays se sont bien trouvé il faut croire. Pareille folie est rare. Alors quand deux individus possède le même degré de délire, il me parait peu surprenant qu’ils s’unissent. Je vois néanmoins où vous souhaitez en venir.
Christian Schwarz -Schilling
Conseiller diplomatique
J’ai ici une suggestion de communiqué de presse que j’aimerais vous soumettre Votre Altesse.
Friedrich IV
Empereur
Les Kirkstanais ont toujours eu un terriblement mauvais sens de la diplomatie. Ce Stramine me fait penser à la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. Nous savons comment il finira. Le véritable objectif étant de continuer à garantir au Coorland, la Transyldavie et dans une certaine mesure à la Varlovie une sécurité balistique. Si notre capacité de destruction de missile n’est pour l’heure pas encore suffisante, nous savons que l’année 2020 va voir le Schlessien entrer dans l’ère des nations capables de produire des DCA ultra-modernes. Nous n’aurons alors plus rien à craindre des feux d’artifice kirkstanais. Ni nous, ni nos alliés. En attendant, nous voulons que soit prises les mesures militaires et diplomatiques qui permettront de refroidir très largement les communistes.
Christian Schwarz -Schilling
Conseiller diplomatique
La Rostovie risque de très mal prendre une ingérence schlessoise dans la région. Nous nous exposons à une volée de bois vert.
Friedrich IV
Empereur
Foutaise !
Hans Lukaschek
Directeur de cabinet
Nous ne frapperons pas les premiers. En revanche, sitôt le premier tir de missile kirkstanais détecté par nos radars, nous déchainerons le feu sur Kritev, Stramingrad ou Vladiminskot. Le Lychaka s’agitera. La Rostovie grognera. Peut être même que le Kirep condamnera. Toutefois, nous disposerons du soutien total d Lochlann, de toute la Sainte Alliance. Et en nous y prenant bien, peut être rallierons nous d’autres partisans d’un Kirkstan à genou.
Christian Schwarz -Schilling
Conseiller diplomatique
Nous n’en arriverons pas là. Stramine est un belliciste, un impérialise, un fou même. Mais il n’est pas suicidaire.Il ne conduira pas son pays à la chute pour quelques parcelles de terre ou pour fermer le clapet à ses adversaires. Il reste un dirigeant rationnel qui connait les conséquences d’un tir de missile vers le Coorland ou nos intérêts.
Friedrich IV
Empereur
Messieurs, corrigez le communiqué. Vous verrez les annotations que nous y avons portées. Il s’agit d’en dire le plus possible en paraissant le moins belliciste possible. Nous ne voulons pas que cette histoire dégénère, mais nous estimons qu’une nouvelle limite vient d’être franchie. C’est inacceptable.
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
L’Empereur était confortablement assis dans un fauteuil entouré de ses conseillers. Parmi eux, le directeur de cabinet, le conseiller spécial, le conseiller diplomatique et le chef de cabinet. Hans Lukaschek, le directeur de cabinet saisit la télécommande et éteignit le poste. Pendant un instant personne ne sembla vouloir prendre la parole. Un silence étrange régnait dans le cabinet de travail de l’Empereur. Puis celui-ci prit la parole. Dubitatif.
Friedrich IV
Empereur
Amusant, n’est ce pas ?
Hans Lukaschek
Directeur de cabinet
Je crois que nous avons là une situation inespérée Votre Altesse de rappeler à certains qu’il n’est pas possible de se divertir et d’amuser la galerie sur le dos de nos alliés.
Thomas Schäffer
Conseiller spécial
Enfin Hans vous n’y pensez pas.
Manfred Westphal
Chef de cabinet
Peut être pourriez-vous développer quelque peu votre propos Hans afin que tous ici nous puissions bénéficier de vos lumières.
On pouvait sentir entre les deux hommes une tension grandissante. Pas même le cabinet de l’Empereur n’était épargné par les luttes de pouvoir. Le cabinet était l’endroit idéal pour influer véritablement sur le cours des choses au Saint-Empire du Schlessien. En être le directeur ou le chef permettait d’avoir une emprise non négligeable sur la politique nationale et internationale du pays. Alors quand au sein de l’équipe le directeur était affaibli par divers internes et que la presse commençait à reprendre dans ses colonnes, comment certains ne pourraient ils ne pas en profiter ? Pourtant le « dircab » était coincé. Impossible de donner la réplique au chef de cabinet. Leur rôle était différent, mais l’influence qu’ils exerçaient sur le souverain, elle, était également immense.
Christian Schwarz -Schilling
Conseiller diplomatique
Evidemment la proposition se doit d’être étudiée. Toutefois, prenons garde à ne pas tomber dans le jeu que nous propose ce fou. Parce que pour lui les relations internationales sont un vulgaire jeu d’échec. Et quand il perd une partie, il se contente de trouver un nouvel adversaire plus faible et lui cogne dessus sans vergogne. Je me suis permis avec la cellule diplomatique de votre cabinet d’analyser les agissements de Stramine et les agitations kirkstanaises. Il en ressort une chose : c’est un fou dangereux qui agit sans considération des conséquences que peuvent entrainer ses actions ; que ce soit pour lui, son pays ou les autres acteurs de la scène internationale. L’exemple le plus marquant restant bien entendu la Vespasie.
Thomas Schäffer
Conseiller spécial
Peut être un communiqué de presse permettrait-il de faire savoir subtilement quelle sera la position officielle du Saint-Empire du Schlessien tout en glissant habilement quelques mots sur ce que sera notre réaction si un missile était dirigé contre le Coorland ou nos alliés dans la région.
Manfred Westphal
Chef de cabinet
Ce serait évidemment une ingénieuse solution. Néanmoins, vous oubliez un petit détail. Le Kirkstan se trouve être le meilleur allié du Lychaka. Les dirigeants de ces deux pays se sont bien trouvé il faut croire. Pareille folie est rare. Alors quand deux individus possède le même degré de délire, il me parait peu surprenant qu’ils s’unissent. Je vois néanmoins où vous souhaitez en venir.
Christian Schwarz -Schilling
Conseiller diplomatique
J’ai ici une suggestion de communiqué de presse que j’aimerais vous soumettre Votre Altesse.
Friedrich IV
Empereur
Les Kirkstanais ont toujours eu un terriblement mauvais sens de la diplomatie. Ce Stramine me fait penser à la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. Nous savons comment il finira. Le véritable objectif étant de continuer à garantir au Coorland, la Transyldavie et dans une certaine mesure à la Varlovie une sécurité balistique. Si notre capacité de destruction de missile n’est pour l’heure pas encore suffisante, nous savons que l’année 2020 va voir le Schlessien entrer dans l’ère des nations capables de produire des DCA ultra-modernes. Nous n’aurons alors plus rien à craindre des feux d’artifice kirkstanais. Ni nous, ni nos alliés. En attendant, nous voulons que soit prises les mesures militaires et diplomatiques qui permettront de refroidir très largement les communistes.
Christian Schwarz -Schilling
Conseiller diplomatique
La Rostovie risque de très mal prendre une ingérence schlessoise dans la région. Nous nous exposons à une volée de bois vert.
Friedrich IV
Empereur
Foutaise !
Hans Lukaschek
Directeur de cabinet
Nous ne frapperons pas les premiers. En revanche, sitôt le premier tir de missile kirkstanais détecté par nos radars, nous déchainerons le feu sur Kritev, Stramingrad ou Vladiminskot. Le Lychaka s’agitera. La Rostovie grognera. Peut être même que le Kirep condamnera. Toutefois, nous disposerons du soutien total d Lochlann, de toute la Sainte Alliance. Et en nous y prenant bien, peut être rallierons nous d’autres partisans d’un Kirkstan à genou.
Christian Schwarz -Schilling
Conseiller diplomatique
Nous n’en arriverons pas là. Stramine est un belliciste, un impérialise, un fou même. Mais il n’est pas suicidaire.Il ne conduira pas son pays à la chute pour quelques parcelles de terre ou pour fermer le clapet à ses adversaires. Il reste un dirigeant rationnel qui connait les conséquences d’un tir de missile vers le Coorland ou nos intérêts.
Friedrich IV
Empereur
Messieurs, corrigez le communiqué. Vous verrez les annotations que nous y avons portées. Il s’agit d’en dire le plus possible en paraissant le moins belliciste possible. Nous ne voulons pas que cette histoire dégénère, mais nous estimons qu’une nouvelle limite vient d’être franchie. C’est inacceptable.
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Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/446573Salon_du_Grand_Conseil.jpg[/img]
Salon von Grätz, salle du Grand Conseil impérial</center>
Après la réunion du Grand conseil, l'Empereur avait demandé à l'Archichancelier d'Empire de rassembler le Conseil privé. En plus des Grands dignitaires, la Chancelière et divers membres de la Chambre des Nobles attendaient l'arrivée du souverain qui marquerait le début des débats. Ce dernier ne tarda pas. Lorsqu'il entra, un huissier l'annonça. Autour de la table, personne ne s'était encore installé. Friedrich s'assit et fut imité par l'ensemble de l'assistance. Face à lui Katia von Grafstadt ne tarda pas à ouvrir ses dossiers et à en feuilleter certains éléments.
Friedrich IV
Empereur
Merci d'être présents. Nous estimons qu'il est nécessaire
de vous entretenir de quelques sujets. L'un deux en particulier
attire toute notre attention. Nous vous invitons à écouter Madame
von Grafstadt. La cellule diplomatique de la Chancellerie nous a
transmis une copie du rapport qu'il vous ont préparé.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du gouvernement
Bien sur Votre Altesse. Tout d'abord je vous propose de consulter
les quelques pages que je vous ai fait déposer devant vous. Vous
y trouverez des éléments qui vous permettrons de mieux apprécier
le problème. Comme vous pouvez le voir à Juvna et sur l'Ile Robespierre
la situation est compliquée une nouvelle fois. Si ce qui se déroule là bas
ne concerne pas le Saint-Empire du Schlessien. En plus d'être hors de ce
que nous considérons être notre zone d'influence ces états, bien qu'ils
semblent être indépendants, ces pays sont sous la coupe de la Rostovie.
Friedrich Wilhelm von Arenberg
Archichancelier d'Etat
Permettez moi de vous interrompre Madame la Chancelière, vous êtes
entrain de sous entendre que le combat contre le communisme doit se
limiter à certaines zones, ou parties du globe ?
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du gouvernement
Bien au contraire Votre Altesse. Je reste convaincu que nous devrons
frapper nos ennemis partout où ils sembleront faiblir. N'ayons aucun état
d'âme à affaiblir encore quelqu'un qui a mis un genou à terre si le combat
qu'il défend n'est pas juste et digne.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable
J'ai lu votre rapport diplomatique Madame. Je comprends parfaitement
votre raisonnement. Pourtant n'y a-t-il pas là une opportunité formidable
de détacher un petit peu plus ces morceaux de l'ancien empire rostovien
aujourd'hui apparemment en déclin moral et diplomatique ?
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du gouvernement
Méfiez-vous de l'animal blessé. Je préfère affronter un ennemi sain qu'un
adversaire amoindri. Mais contrairement à ce que vous prétendez et aux
apparences, le Juvna et la République Jacobine ne sont nullement entrain
de se détacher de Novgorod.
Friedrich IV
Empereur
Madame, voudriez-vous nous détailler les éléments qui vous permettent
d'affirmer que nous ne sommes pas entrain d'assister à un délitement de
l'empire bolchevique.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du gouvernement
Comprenez moi bien Votre Altesse. Nous disposons de certains éléments
de réflexion qui mis bout à bout nous permettent de prétendre que tout ce
qui arrive est piloter depuis la Rostovie. C'est Terrienkov et le Rovostran
qui sont derrière les agitations au Juvna comme ailleurs. Ce sont eux qui
sont aux commandes et non les dirigeants croupions comme Irambaïev.
Observez comment tout ce qui se déroule dans le monde rostov arrive
avec une même improbabilité. A Juvna un présentateur télé qui critiquait
à demi-mot le fonctionnement politique local est assassiné par des
"djihadistes" et quelques heures après on apprend qu'en République
Jacobine 10.000 "manifestants" succombent sous les tirs des forces de
l'ordre.
Notez encore une fois la démesure des chiffres. Là aussi je mets en doute
l'authenticité des nombres avancés.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable
[Ironie] Effectivement on savait les forces de police et militaires communistes
efficaces mais là elles semblent se surpasser
Salon von Grätz, salle du Grand Conseil impérial</center>
Après la réunion du Grand conseil, l'Empereur avait demandé à l'Archichancelier d'Empire de rassembler le Conseil privé. En plus des Grands dignitaires, la Chancelière et divers membres de la Chambre des Nobles attendaient l'arrivée du souverain qui marquerait le début des débats. Ce dernier ne tarda pas. Lorsqu'il entra, un huissier l'annonça. Autour de la table, personne ne s'était encore installé. Friedrich s'assit et fut imité par l'ensemble de l'assistance. Face à lui Katia von Grafstadt ne tarda pas à ouvrir ses dossiers et à en feuilleter certains éléments.
Friedrich IV
Empereur
Merci d'être présents. Nous estimons qu'il est nécessaire
de vous entretenir de quelques sujets. L'un deux en particulier
attire toute notre attention. Nous vous invitons à écouter Madame
von Grafstadt. La cellule diplomatique de la Chancellerie nous a
transmis une copie du rapport qu'il vous ont préparé.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du gouvernement
Bien sur Votre Altesse. Tout d'abord je vous propose de consulter
les quelques pages que je vous ai fait déposer devant vous. Vous
y trouverez des éléments qui vous permettrons de mieux apprécier
le problème. Comme vous pouvez le voir à Juvna et sur l'Ile Robespierre
la situation est compliquée une nouvelle fois. Si ce qui se déroule là bas
ne concerne pas le Saint-Empire du Schlessien. En plus d'être hors de ce
que nous considérons être notre zone d'influence ces états, bien qu'ils
semblent être indépendants, ces pays sont sous la coupe de la Rostovie.
Friedrich Wilhelm von Arenberg
Archichancelier d'Etat
Permettez moi de vous interrompre Madame la Chancelière, vous êtes
entrain de sous entendre que le combat contre le communisme doit se
limiter à certaines zones, ou parties du globe ?
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du gouvernement
Bien au contraire Votre Altesse. Je reste convaincu que nous devrons
frapper nos ennemis partout où ils sembleront faiblir. N'ayons aucun état
d'âme à affaiblir encore quelqu'un qui a mis un genou à terre si le combat
qu'il défend n'est pas juste et digne.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable
J'ai lu votre rapport diplomatique Madame. Je comprends parfaitement
votre raisonnement. Pourtant n'y a-t-il pas là une opportunité formidable
de détacher un petit peu plus ces morceaux de l'ancien empire rostovien
aujourd'hui apparemment en déclin moral et diplomatique ?
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du gouvernement
Méfiez-vous de l'animal blessé. Je préfère affronter un ennemi sain qu'un
adversaire amoindri. Mais contrairement à ce que vous prétendez et aux
apparences, le Juvna et la République Jacobine ne sont nullement entrain
de se détacher de Novgorod.
Friedrich IV
Empereur
Madame, voudriez-vous nous détailler les éléments qui vous permettent
d'affirmer que nous ne sommes pas entrain d'assister à un délitement de
l'empire bolchevique.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du gouvernement
Comprenez moi bien Votre Altesse. Nous disposons de certains éléments
de réflexion qui mis bout à bout nous permettent de prétendre que tout ce
qui arrive est piloter depuis la Rostovie. C'est Terrienkov et le Rovostran
qui sont derrière les agitations au Juvna comme ailleurs. Ce sont eux qui
sont aux commandes et non les dirigeants croupions comme Irambaïev.
Observez comment tout ce qui se déroule dans le monde rostov arrive
avec une même improbabilité. A Juvna un présentateur télé qui critiquait
à demi-mot le fonctionnement politique local est assassiné par des
"djihadistes" et quelques heures après on apprend qu'en République
Jacobine 10.000 "manifestants" succombent sous les tirs des forces de
l'ordre.
Notez encore une fois la démesure des chiffres. Là aussi je mets en doute
l'authenticité des nombres avancés.
Joachim von Limburg Stirum
Connétable
[Ironie] Effectivement on savait les forces de police et militaires communistes
efficaces mais là elles semblent se surpasser
-
Braunschweig
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Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
L'Empereur était furieux. Ce n'était pas une rage bruyante. Pourtant ceux qui le connaissaient savaient qu'il y avait dans son ton froid, ses gestes typiques une forme profonde d'agacement. Les journaux fiémançais pestaient depuis plusieurs jours contre les actions schlessoises en Fivardie. Personne n'ignorait les intentions d'Opemont. Il n'était pas question de laisser détruire un travail patient, constructif et réfléchi en faveur de la chrétienté être détruit par les envies d'un gouvernement libéral se parant des valeurs catholiques pour justifier des excès indéniables.
Le journal télévisé fiémançais venait de se terminer. Dès les premières minutes il avait fait appeler la Chancelière pour discuter avec elle ; connaître son avis, savoir ce qu'il en était vraiment. Elle, autant que lui, était surprise. Alors qu'au Schlessien on était encore en fin de journée, le téléphone de nombreux ministères avaient sonné. Les différents ministres arrivèrent tour à tour. Katia von Grafstadt (Chancelière), Natalia von Gründig (Intérieur), Katarina von Metteldorfig (Justice), Katarina von Wagnher (Finances) et l'Amiral von Hannover (services de renseignement) furent introduit dans le cabinet de travail. Ils prirent place autour de la table de réunion. Le Grand électeur était également présent, ainsi que l'Archichancelier d'Empire.
Friedrich IV
Empereur
Mesdames, Messieurs
Autant vous dire que nous sommes des plus surpris. Nous attendons des explications.
Katia von Grafstadt
Chancelière
Votre Altesse, comme je vous l'ai indiqué lors de notre entretien de cet après midi j'ignore entièrement de quoi il s'agit. Si je crois qu'il s'agit d'un odieux mensonge, je suis persuadée que nous ne pouvons prendre aucun risque. Nous devons apporter une réponse ferme et convaincante à nos détracteurs.
Natalia von Gründig
Ministre de l'Intérieur
Permettez moi de vous signaler que la police a procédé à l'interpellation d'Anthony Tieffersbach. Il est en isolement et en garde à vue. Le temps pour la police de faire son travail. Je suis le dossier personnellement et directement. j'ai exigé que tous les comptes soient rendus à moi et moi seule. Il s'agit d'éviter les fuites.
Katia von Grafstadt
Chancelière
La police doit être désaisie immédiatement. Non pas que je n'ai pas confiance dans les hommes de notre police, mais l'affaire est trop sensible. Je ne veux pas courir le risque de voir de nouvelles fuites alimenter ce dossier et la presse étrangère.
Inutile de vous préciser que j'ai pris des dispositions quand à la presse schlessoise. Seules seront distillées les informations que le gouvernement voudra. Un communiqué officiel du gouvernement paraîtra dans la soirée.
Karoline von Metteldorfig
Ministre de la Justice
L'affaire est grave, je ne l'apprends à personne. Mais plutôt que de subir, je crois qu'il faut que nous prenions l'initiative. L'Etat est actionnaire majoritaire de Heckler&Koch. Nous savons donc tous très bien ici que des ventes non approuvées par le Ministère de la Défense et le Ministère des Finances sont impossibles. La question est donc simple : le Ministère des Finances a-t-il validé des transactions militaires avec la Fivardie ? Si la réponse est non, alors nous aurons vite fait de pouvoir prouver qu'il s'agit d'une machination.
Concernant la contre-offensive, elle doit être juridique. Votre Altesse, permettez moi de charger le procureur impérial de Wilhelmstadt d'ouvrir une enquête et de mener une action en diffamation, dénonciation calomnieuse et attentat contre la sécurité nationale contre les responsables, à savoir Anthony Tieffersbach.
Friedrich IV
Empereur
Vous avez notre accord. Nous ne pouvons accepter que soit délivrés des messages mensongers sans prouver notre bonne foi. Nous savons tous ici à qui profiterait le crime. Nous n'avions rien à gagner à financer le renforcement d'une armée pour lui tomber dessus ensuite. D'ailleurs il n'y a qu'à voir le matériel saisi. Aucune arme de fabrication schlessoise. Rien. Le Roi de Fiémance entendra parler de notre indignation.
Madame la ministre des Finances, j'attends vos explications.
Katarina von Wagner
Ministre des Finances
Evidemment les services de la brigade financière sont à pied d'oeuvre. Je peux garantir leur totale discrétion. Rien ne fuitera Seul quelques rares hommes sont en charge de suivre le dossier. Jusqu'ici les pièces à conviction sont en leurs mains. Nous allons éplucher les compte de la Kaiserliche Bank Schlessiens. Nous verrons rapidement d'où provient la fraude. Une réponse devra être apportée par la suite.
Heinrich von Hannover
Directeur général de la DCR
Je ne doute aucunement de la véracité de ce qui a été dit ici. De plus je suis convaincu de faire la lumière sur cette affaire. Mais ne craignez vous pas Madame la Chancelière que le fait d'organiser un procès Pour Tieffersbach risque de lui donner une tribune. Je veux dire, si procès il y a, il devra être public. Nous ne pourrons le faire à huit clos. Le monde nous regardera et se demandera ce que nous avons à cacher.
Friedrich IV
Empereur
Monsieur le Directeur, nous comprenons vos craintes, mais n'est ce pas la meilleure façon de nous dédouaner ?
Katia von Grafstadt
Chancelière
Une solution existe. Nous en avons discuté lors de notre conversation téléphonique. Je sais que c'est une action que vous réprouvez pour l'heure. Mais il nous faut y penser. En attendant, nous devons mettre au clair les faits. Faisons cette enquête. Nous verrons alors ce qui est à faire.
Friedrich IV
Empereur
Soit. Comprenez bien tous ici mon agacement, ma colère et mon énervement profond. Nous attendons que vous nous rendiez compte chaque fois qu'une nouveauté apparaîtra dans ce dossier. Inutile également de vous signaler que la moindre fuite sera imputée au ministre dont les services auront échoué à garder le secret.
Katia von Grafstadt
Chancelière
Je réponds entièrement de l'ensemble des services de l'Etat, Votre Altesse. Comprenez que tout comme vous nous ne doutons nullement des actions de la Kaiserliche Bank ni de Heckler&Koch.
Kataraina von Wagner
Ministre des Finances
Je tiens d'ailleurs à la disposition de chacun de vous une copie des rapports que mes services ont établis. Vous trouverez également l'ensemble des pièces se rapportant au dossier. Relevés de compte, bilans annuels d'activité, bref tout. A première vue, rien d'anormal n'est à relever. Pourtant il faudra du temps à la brigade financière de tout passer en revue et j'attends rapidement de nouveaux éléments.
Friedrich IV
Empereur
Nous exigeons que la lumière soit faite. Vous aurez àn répondre devant nous de tout dérapage. Sachez qu'il s'agit ici de l'honneur du Saint-Empire, et donc du notre.
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
L'Empereur était furieux. Ce n'était pas une rage bruyante. Pourtant ceux qui le connaissaient savaient qu'il y avait dans son ton froid, ses gestes typiques une forme profonde d'agacement. Les journaux fiémançais pestaient depuis plusieurs jours contre les actions schlessoises en Fivardie. Personne n'ignorait les intentions d'Opemont. Il n'était pas question de laisser détruire un travail patient, constructif et réfléchi en faveur de la chrétienté être détruit par les envies d'un gouvernement libéral se parant des valeurs catholiques pour justifier des excès indéniables.
Le journal télévisé fiémançais venait de se terminer. Dès les premières minutes il avait fait appeler la Chancelière pour discuter avec elle ; connaître son avis, savoir ce qu'il en était vraiment. Elle, autant que lui, était surprise. Alors qu'au Schlessien on était encore en fin de journée, le téléphone de nombreux ministères avaient sonné. Les différents ministres arrivèrent tour à tour. Katia von Grafstadt (Chancelière), Natalia von Gründig (Intérieur), Katarina von Metteldorfig (Justice), Katarina von Wagnher (Finances) et l'Amiral von Hannover (services de renseignement) furent introduit dans le cabinet de travail. Ils prirent place autour de la table de réunion. Le Grand électeur était également présent, ainsi que l'Archichancelier d'Empire.
Friedrich IV
Empereur
Mesdames, Messieurs
Autant vous dire que nous sommes des plus surpris. Nous attendons des explications.
Katia von Grafstadt
Chancelière
Votre Altesse, comme je vous l'ai indiqué lors de notre entretien de cet après midi j'ignore entièrement de quoi il s'agit. Si je crois qu'il s'agit d'un odieux mensonge, je suis persuadée que nous ne pouvons prendre aucun risque. Nous devons apporter une réponse ferme et convaincante à nos détracteurs.
Natalia von Gründig
Ministre de l'Intérieur
Permettez moi de vous signaler que la police a procédé à l'interpellation d'Anthony Tieffersbach. Il est en isolement et en garde à vue. Le temps pour la police de faire son travail. Je suis le dossier personnellement et directement. j'ai exigé que tous les comptes soient rendus à moi et moi seule. Il s'agit d'éviter les fuites.
Katia von Grafstadt
Chancelière
La police doit être désaisie immédiatement. Non pas que je n'ai pas confiance dans les hommes de notre police, mais l'affaire est trop sensible. Je ne veux pas courir le risque de voir de nouvelles fuites alimenter ce dossier et la presse étrangère.
Inutile de vous préciser que j'ai pris des dispositions quand à la presse schlessoise. Seules seront distillées les informations que le gouvernement voudra. Un communiqué officiel du gouvernement paraîtra dans la soirée.
Karoline von Metteldorfig
Ministre de la Justice
L'affaire est grave, je ne l'apprends à personne. Mais plutôt que de subir, je crois qu'il faut que nous prenions l'initiative. L'Etat est actionnaire majoritaire de Heckler&Koch. Nous savons donc tous très bien ici que des ventes non approuvées par le Ministère de la Défense et le Ministère des Finances sont impossibles. La question est donc simple : le Ministère des Finances a-t-il validé des transactions militaires avec la Fivardie ? Si la réponse est non, alors nous aurons vite fait de pouvoir prouver qu'il s'agit d'une machination.
Concernant la contre-offensive, elle doit être juridique. Votre Altesse, permettez moi de charger le procureur impérial de Wilhelmstadt d'ouvrir une enquête et de mener une action en diffamation, dénonciation calomnieuse et attentat contre la sécurité nationale contre les responsables, à savoir Anthony Tieffersbach.
Friedrich IV
Empereur
Vous avez notre accord. Nous ne pouvons accepter que soit délivrés des messages mensongers sans prouver notre bonne foi. Nous savons tous ici à qui profiterait le crime. Nous n'avions rien à gagner à financer le renforcement d'une armée pour lui tomber dessus ensuite. D'ailleurs il n'y a qu'à voir le matériel saisi. Aucune arme de fabrication schlessoise. Rien. Le Roi de Fiémance entendra parler de notre indignation.
Madame la ministre des Finances, j'attends vos explications.
Katarina von Wagner
Ministre des Finances
Evidemment les services de la brigade financière sont à pied d'oeuvre. Je peux garantir leur totale discrétion. Rien ne fuitera Seul quelques rares hommes sont en charge de suivre le dossier. Jusqu'ici les pièces à conviction sont en leurs mains. Nous allons éplucher les compte de la Kaiserliche Bank Schlessiens. Nous verrons rapidement d'où provient la fraude. Une réponse devra être apportée par la suite.
Heinrich von Hannover
Directeur général de la DCR
Je ne doute aucunement de la véracité de ce qui a été dit ici. De plus je suis convaincu de faire la lumière sur cette affaire. Mais ne craignez vous pas Madame la Chancelière que le fait d'organiser un procès Pour Tieffersbach risque de lui donner une tribune. Je veux dire, si procès il y a, il devra être public. Nous ne pourrons le faire à huit clos. Le monde nous regardera et se demandera ce que nous avons à cacher.
Friedrich IV
Empereur
Monsieur le Directeur, nous comprenons vos craintes, mais n'est ce pas la meilleure façon de nous dédouaner ?
Katia von Grafstadt
Chancelière
Une solution existe. Nous en avons discuté lors de notre conversation téléphonique. Je sais que c'est une action que vous réprouvez pour l'heure. Mais il nous faut y penser. En attendant, nous devons mettre au clair les faits. Faisons cette enquête. Nous verrons alors ce qui est à faire.
Friedrich IV
Empereur
Soit. Comprenez bien tous ici mon agacement, ma colère et mon énervement profond. Nous attendons que vous nous rendiez compte chaque fois qu'une nouveauté apparaîtra dans ce dossier. Inutile également de vous signaler que la moindre fuite sera imputée au ministre dont les services auront échoué à garder le secret.
Katia von Grafstadt
Chancelière
Je réponds entièrement de l'ensemble des services de l'Etat, Votre Altesse. Comprenez que tout comme vous nous ne doutons nullement des actions de la Kaiserliche Bank ni de Heckler&Koch.
Kataraina von Wagner
Ministre des Finances
Je tiens d'ailleurs à la disposition de chacun de vous une copie des rapports que mes services ont établis. Vous trouverez également l'ensemble des pièces se rapportant au dossier. Relevés de compte, bilans annuels d'activité, bref tout. A première vue, rien d'anormal n'est à relever. Pourtant il faudra du temps à la brigade financière de tout passer en revue et j'attends rapidement de nouveaux éléments.
Friedrich IV
Empereur
Nous exigeons que la lumière soit faite. Vous aurez àn répondre devant nous de tout dérapage. Sachez qu'il s'agit ici de l'honneur du Saint-Empire, et donc du notre.
-
Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
Friedrich consultait divers dossiers et signait de nombreux décrets, lettres aux membres de la Chambre et ordonnances. Un huissier qui était constament à disposition du souverain dans son bureau demanda alors à l'Empereur s'il souhaitait recevoir l'Archichancelier d'Empire qui attendait dans le petit salon attenant.
Friedrich IV
Empereur
Faites entrer Monseigneur le Prince
L'huisser introduit le Grand Dignitaire qui, révérend, s'approcha du souverain.
Eugen von Croy
Archichancelier d'Empire
Sire, j'ai ici quelque dossier que vous aurez à coeur de consulter.
Affaire Heckler&Koch Sire.
Friedrich IV
Empereur
Portez donc cela à notre attention Monseigneur
L'Archichancelier posa le porte document ouvert sur le bureau. Friedrich y jeta un oeil. Une fois qu'il eut lu quelques minutes, il leva le regard, invita le Prince à s'asseoir et referma la pochette.
Friedrich IV
Empereur
Bien. Nous suivrons cela avec sérénité à présent.
Eugen von Croy
Archichancelier d'Empire
La lettre au Saint Père à présent, Sire. En voici l'ébauche
L'Empereur la lut puis releva la tête un instant avant de poser son paraphe.
Friedrich IV
Empereur
Monseigneur, vous veillerez là encore à faire poser le sceau impérial. Sa Sainteté est un homme sage qui a toute notre considération et confiance. Ses paroles nous ont emplies de joie mais nous oblige à la plus grande humilité et au plus grand courage dans notre action pour la Foi.
Eugen von Croy
Archichancelier d'Empire
Je Vous laisse également la copie des documents demandés concernant l'Affaire du Prieuré. Nos recherches n'avancent plus. Il semblerait que nous rencontrions quelques obstacles tant dans la collecte d'information que dans leur décryptage. Vous trouverez tout cela dans le porte-documents, Sire
Friedrich IV
Empereur
Merci Monseigneur. Nous y regarderons de plus près dès demain. Soyez agréable et tenez nous informés. Nous souhaitons en connaître toute la portée.
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
Friedrich consultait divers dossiers et signait de nombreux décrets, lettres aux membres de la Chambre et ordonnances. Un huissier qui était constament à disposition du souverain dans son bureau demanda alors à l'Empereur s'il souhaitait recevoir l'Archichancelier d'Empire qui attendait dans le petit salon attenant.
Friedrich IV
Empereur
Faites entrer Monseigneur le Prince
L'huisser introduit le Grand Dignitaire qui, révérend, s'approcha du souverain.
Eugen von Croy
Archichancelier d'Empire
Sire, j'ai ici quelque dossier que vous aurez à coeur de consulter.
Affaire Heckler&Koch Sire.
Friedrich IV
Empereur
Portez donc cela à notre attention Monseigneur
L'Archichancelier posa le porte document ouvert sur le bureau. Friedrich y jeta un oeil. Une fois qu'il eut lu quelques minutes, il leva le regard, invita le Prince à s'asseoir et referma la pochette.
Friedrich IV
Empereur
Bien. Nous suivrons cela avec sérénité à présent.
Eugen von Croy
Archichancelier d'Empire
La lettre au Saint Père à présent, Sire. En voici l'ébauche
L'Empereur la lut puis releva la tête un instant avant de poser son paraphe.
Friedrich IV
Empereur
Monseigneur, vous veillerez là encore à faire poser le sceau impérial. Sa Sainteté est un homme sage qui a toute notre considération et confiance. Ses paroles nous ont emplies de joie mais nous oblige à la plus grande humilité et au plus grand courage dans notre action pour la Foi.
Eugen von Croy
Archichancelier d'Empire
Je Vous laisse également la copie des documents demandés concernant l'Affaire du Prieuré. Nos recherches n'avancent plus. Il semblerait que nous rencontrions quelques obstacles tant dans la collecte d'information que dans leur décryptage. Vous trouverez tout cela dans le porte-documents, Sire
Friedrich IV
Empereur
Merci Monseigneur. Nous y regarderons de plus près dès demain. Soyez agréable et tenez nous informés. Nous souhaitons en connaître toute la portée.
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Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
La Chancelière fut introduite auprès de Son Altesse. A son entrée Friedrich se leva et vint la saluer avant de l'inviter à prendre place dans un fauteuil. D'un signe il l'invita à commencer.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Les nouvelles de l'étranger sont nombreuses.
Au Jahipte la confusion la plus totale règne.
Personne n'est en mesure de dire qui exactement est derrière les agressions militaires contre
le territoire souverain de ce pays zanyanais de 65 millions d'habitants.
Un huissier vint déposer quelques dossiers sur la table base pendant qu'un second déposait des collations.
Friedrich
Empereur
Que disent les services du renseignement ?
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
C'est justement là que le bas blesse.
Personne n'est en mesure de décrire ce qui se passe exactement.
On parle du Danmaya qui est connu pour sa volonté affiché dans les discours de prendre pied au Zanyane.
Toutefois, on entend aussi des témoignages affirmant que c'est la Main Noire qui tire les ficelles.
Quoi qu'il en soit, le gouvernement du Jahipte refuse de demander l'aide de la communauté internationale.
Friedrich
Empereur
Et passer outre ?
Nous ne devons pas laisser la Main Noire poursuivre son extension au Zanyane.
Pas au moment où elle subit des revers au Makengo.
Nous ne pouvons pas non plus laisser d'autres pays almérans prendre pied sur le continent noir.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Malheureusement nous avons les mains liées.
A moins de violer la souveraineté du Jahipte, nous ne pouvons rien faire.
Friedrich
Empereur
Contactez notre ambassadeur sur place.
Qu'il nous envoie au plus vite un compte rendu de la situation.
Nous devons avoir une possibilité de contextualisation pour réagir.
Veillez aussi à demander au conseiller de la DGR sur place à l'ambassade de nous informer
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Bien.
Concernant nos options, elles ne sont pas nombreuses.
Soit nous nous en tenons aux demandes du Jahipte et nous prenons le risque de voir la Main Noire
ou le Danmaya prendre pied au sud.
Soit nous passons outre les demandes du gouvernement et nous controns l'offensive ce qui nous expose
à notre tour à la colère de la communauté internationale.
Soit nous tentons de réunir suffisamment de gouvernements autour de l'idée d'une intervention et nous y allons.
Friedrich
Empereur
Nous prendrons une décision lorsque nous aurons eu les rapports et comptes rendus.
La suite s'il vous plaît.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Vous n'êtes pas sans ignorer que Lucien Faveton est mort.
Assassiné.
Une sombre histoire de règlements de compte entre traficants de drogue locaux.
Cela nous amène à l'affaire Heckler&Koch.
J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec le procureur.
Il m'a informé des avancées de l'enquête.
Comme je le pensais, nous allons bientôt pouvoir écarter toute intervention économique schlessoise en Fivardie.
Friedrich
Empereur
Ce ne sera une surprise pour personne ici.
Pourtant nous sommes inquiets.
Avec cet assassinat qui tombe à point nommé, ne risque-t-on pas de lancer la rumeur que c'est nous qui sommes là derrière ?
Nous pensons à la Fiémance ou la Biturige par exemple.
Si nous avons pu correspondre avec notre Cousin, nous ne faisons aucune confiance à son gouvernement et à la presse national de ces deux pays.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Et quand bien même.
Ils ne sont plus crédible dans cette affaire.
Ce sont les mêmes qui nous ont accusé à tort de collusion avec Faveton qui vont nous suspecter ?
Il nous sera aisé de démontrer l'ironie de leur discours.
Nous avons pris nos dispositions.
Notre réponse est toute prête en cas de besoin.
Friedrich
Empereur
Nous l'espérons.
Mais avant de poursuivre, qu'en est-il de nos pourparlers avec le Kibotu pour la signature d'un partenariat de lutte contre la piraterie maritime ?
Nous continuons de recevoir des rapports alarmants du Ministère des Affaires étrangères quant à des attaques de navires de commerce battant pavillon schlessois dans la zone.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Selon mes informations, le partenariat est signé.
Il ne reste plus qu'à l'officialiser.
Cela ne saurait tarder.
Certains détails doivent encore être réglés, mais dans l'ensemble nous avons obtenu un accord.
Friedrich
Empereur
Excellent.
Le Zanyane est une priorité.
Nous souhaitons un développement de la région pour la renforcer face à la Main Noire.
Une zone stable et sur la voie du progrès économique résistera mieux aux assauts des fils du Diable.
La solution est plus coûteuse à court terme qu'une ingérence directe.
Pourtant à long terme, nous y verrons de nombreux avantages en matière de coûts, de coopération et de retombées économiques pour nos entreprises.
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
La Chancelière fut introduite auprès de Son Altesse. A son entrée Friedrich se leva et vint la saluer avant de l'inviter à prendre place dans un fauteuil. D'un signe il l'invita à commencer.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Les nouvelles de l'étranger sont nombreuses.
Au Jahipte la confusion la plus totale règne.
Personne n'est en mesure de dire qui exactement est derrière les agressions militaires contre
le territoire souverain de ce pays zanyanais de 65 millions d'habitants.
Un huissier vint déposer quelques dossiers sur la table base pendant qu'un second déposait des collations.
Friedrich
Empereur
Que disent les services du renseignement ?
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
C'est justement là que le bas blesse.
Personne n'est en mesure de décrire ce qui se passe exactement.
On parle du Danmaya qui est connu pour sa volonté affiché dans les discours de prendre pied au Zanyane.
Toutefois, on entend aussi des témoignages affirmant que c'est la Main Noire qui tire les ficelles.
Quoi qu'il en soit, le gouvernement du Jahipte refuse de demander l'aide de la communauté internationale.
Friedrich
Empereur
Et passer outre ?
Nous ne devons pas laisser la Main Noire poursuivre son extension au Zanyane.
Pas au moment où elle subit des revers au Makengo.
Nous ne pouvons pas non plus laisser d'autres pays almérans prendre pied sur le continent noir.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Malheureusement nous avons les mains liées.
A moins de violer la souveraineté du Jahipte, nous ne pouvons rien faire.
Friedrich
Empereur
Contactez notre ambassadeur sur place.
Qu'il nous envoie au plus vite un compte rendu de la situation.
Nous devons avoir une possibilité de contextualisation pour réagir.
Veillez aussi à demander au conseiller de la DGR sur place à l'ambassade de nous informer
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Bien.
Concernant nos options, elles ne sont pas nombreuses.
Soit nous nous en tenons aux demandes du Jahipte et nous prenons le risque de voir la Main Noire
ou le Danmaya prendre pied au sud.
Soit nous passons outre les demandes du gouvernement et nous controns l'offensive ce qui nous expose
à notre tour à la colère de la communauté internationale.
Soit nous tentons de réunir suffisamment de gouvernements autour de l'idée d'une intervention et nous y allons.
Friedrich
Empereur
Nous prendrons une décision lorsque nous aurons eu les rapports et comptes rendus.
La suite s'il vous plaît.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Vous n'êtes pas sans ignorer que Lucien Faveton est mort.
Assassiné.
Une sombre histoire de règlements de compte entre traficants de drogue locaux.
Cela nous amène à l'affaire Heckler&Koch.
J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec le procureur.
Il m'a informé des avancées de l'enquête.
Comme je le pensais, nous allons bientôt pouvoir écarter toute intervention économique schlessoise en Fivardie.
Friedrich
Empereur
Ce ne sera une surprise pour personne ici.
Pourtant nous sommes inquiets.
Avec cet assassinat qui tombe à point nommé, ne risque-t-on pas de lancer la rumeur que c'est nous qui sommes là derrière ?
Nous pensons à la Fiémance ou la Biturige par exemple.
Si nous avons pu correspondre avec notre Cousin, nous ne faisons aucune confiance à son gouvernement et à la presse national de ces deux pays.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Et quand bien même.
Ils ne sont plus crédible dans cette affaire.
Ce sont les mêmes qui nous ont accusé à tort de collusion avec Faveton qui vont nous suspecter ?
Il nous sera aisé de démontrer l'ironie de leur discours.
Nous avons pris nos dispositions.
Notre réponse est toute prête en cas de besoin.
Friedrich
Empereur
Nous l'espérons.
Mais avant de poursuivre, qu'en est-il de nos pourparlers avec le Kibotu pour la signature d'un partenariat de lutte contre la piraterie maritime ?
Nous continuons de recevoir des rapports alarmants du Ministère des Affaires étrangères quant à des attaques de navires de commerce battant pavillon schlessois dans la zone.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Selon mes informations, le partenariat est signé.
Il ne reste plus qu'à l'officialiser.
Cela ne saurait tarder.
Certains détails doivent encore être réglés, mais dans l'ensemble nous avons obtenu un accord.
Friedrich
Empereur
Excellent.
Le Zanyane est une priorité.
Nous souhaitons un développement de la région pour la renforcer face à la Main Noire.
Une zone stable et sur la voie du progrès économique résistera mieux aux assauts des fils du Diable.
La solution est plus coûteuse à court terme qu'une ingérence directe.
Pourtant à long terme, nous y verrons de nombreux avantages en matière de coûts, de coopération et de retombées économiques pour nos entreprises.
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Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
Friedrich était assis à son bureau. Ces derniers jours il s'était montré particulièrement préoccupé. S'isolant souvent, il était devenu irritable. A tel point que même son épouse commençait à s'inquiéter de son comportement. Les nerfs à vif, il rédigeait une note. Il la regarda, et en se relisant trouvait continuellement quelque chose à corriger. Il jetait alors le papier et recommençait. Finalement il finit par être satisfait et appela un huissier. Il plia le papier et le glissa dans une enveloppe avant de faire poser un sceau sur la pliure servant à la refermer. Puis il fit de même avec une copie qu'il remit également à l'huissier.
Friedrich
Empereur
Portez cela à l'amiral de Hanovre.
Nous souhaitons que cela lui parvienne aujourd'hui encore.
Prenez les précautions d'usage.
Et veillez également à porter cette copie à notre Gouvernement.
L'Huissier resta silencieux et se contenta de glisser un « Bien, Sire ». Il ressortit et s'exécuta.
Une fois ce dernier ressortit, il se leva et jeta un oeil sur la carte du monde posée sur une table à proximité. Ses pensées se perdirent alors devant la vision de l'étendue du monde.
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
Friedrich était assis à son bureau. Ces derniers jours il s'était montré particulièrement préoccupé. S'isolant souvent, il était devenu irritable. A tel point que même son épouse commençait à s'inquiéter de son comportement. Les nerfs à vif, il rédigeait une note. Il la regarda, et en se relisant trouvait continuellement quelque chose à corriger. Il jetait alors le papier et recommençait. Finalement il finit par être satisfait et appela un huissier. Il plia le papier et le glissa dans une enveloppe avant de faire poser un sceau sur la pliure servant à la refermer. Puis il fit de même avec une copie qu'il remit également à l'huissier.
Friedrich
Empereur
Portez cela à l'amiral de Hanovre.
Nous souhaitons que cela lui parvienne aujourd'hui encore.
Prenez les précautions d'usage.
Et veillez également à porter cette copie à notre Gouvernement.
L'Huissier resta silencieux et se contenta de glisser un « Bien, Sire ». Il ressortit et s'exécuta.
Une fois ce dernier ressortit, il se leva et jeta un oeil sur la carte du monde posée sur une table à proximité. Ses pensées se perdirent alors devant la vision de l'étendue du monde.
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Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/446573Salon_du_Grand_Conseil.jpg[/img]
Salon von Grätz, salle des conseils</center>
Un attentat. Sur un membre de la famille impériale qui plus est. C’est un Schlessien sous le choc qui apprenait cette nouvelle. L’Empereur avait ordonné que se rassemble le conseil privé. A la table, les grands dignitaires de l’Empire, le cousin du souverain, Peter von Braunschweig, du fils de Friedrich du Schlessien, August Wilhelm du Schlessien, Prince de l’Empire âgé de vingt deux ans à présent, la Chancelière Katia von Grafstadt, ainsi que les ministres d’Etat. Le Directeur général de la Direction Générale du Renseignement, Heinrich von Hannover avait également été convié, à titre exceptionnel.
Friedrich
Empereur
Monsieur notre cousin se porte-t-il agréablement ?
Peter von Braunschweig
Cousin de l'Empereur
Sire, nous semblons être dans les bonnes grâces du Seigneur.
Friedrich
Empereur
Vous nous en voyez soulagés.
Amiral, que savons nous au sujet de l’attaque ?
Heinrich von Hannover
Directeur général DGR
Le Front Républicain du Rheinland a revendiqué l’attaque.
Néanmoins, nous n’avons pas encore authentifié l’enregistrement.
J’invite à la plus grande prudence quant à la véracité de ces
informations.
Friedrich
Empereur
Que savons-nous au sujet de ce Front ?
Heinrich von Hannover
Directeur général DGR
A dire vrai, pas grand-chose, Sire.
La Direction du Renseignement surveille effectivement
certaines cellules républicaines, mais nous n’avions pas
encore entendu parler ce celle-ci.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Altesse, il se peut que nous nous
trompions d’ennemi.
Personne ici n’a encore eu la moindre preuve de l’existence
de ce réseau terroriste.
Friedrich
Empereur
Monsieur notre cousin, vous qui avez eu à
subir cette attaque, qu’en pensez-vous ?
Peter von Braunschweig
Cousin de l'Empereur
Nous ne croyons pas à la culpabilité de ce
prétendu front.
Les Schlessois sont attachés à leur monarchie impériale.
De pareilles actions contre nos personnes ne rencontreraient
pas de soutien dans la population.
Nous craignons qu’il ne faille chercher ailleurs les coupables.
August Wilhelm du Schlessien
Prince de l’Empire
Monsieur notre père, pouvons-nous vous
suggérer de faire renforcer la sécurité autour des membres
de la famille impériale ?
Nous ne doutons pas de votre courage, mais nous ne pouvons
nous exposer au risque d’un attentat contre votre personne.
Si les lâches vous atteignaient, la situation deviendrait rapidement
délicate.
Vous êtes le fils aîné de l’Eglise, Souverain Très Catholique et
Protecteur de la Foi. Il ne saurait vous arriver quelque chose
sans que les fondements de la Chrétienté en soient affectés.
Il s’agit de protéger l’Eglise et d’honorer votre serment de protection.
Friedrich
Empereur
Vos paroles sont sages, Monsieur le Prince.
Nous demanderons à faire prendre les mesures nécessaires.
Madame la Chancelière, quelle sera la réaction de notre
Gouvernement ?
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Soyez certain qu’à sa plus vive indignation
succèderons des actes forts.
Nous ferons pourchasser les responsables. Je n’aurai de repos
qu’une fois votre personne à nouveau pleinement en sécurité.
Salon von Grätz, salle des conseils</center>
Un attentat. Sur un membre de la famille impériale qui plus est. C’est un Schlessien sous le choc qui apprenait cette nouvelle. L’Empereur avait ordonné que se rassemble le conseil privé. A la table, les grands dignitaires de l’Empire, le cousin du souverain, Peter von Braunschweig, du fils de Friedrich du Schlessien, August Wilhelm du Schlessien, Prince de l’Empire âgé de vingt deux ans à présent, la Chancelière Katia von Grafstadt, ainsi que les ministres d’Etat. Le Directeur général de la Direction Générale du Renseignement, Heinrich von Hannover avait également été convié, à titre exceptionnel.
Friedrich
Empereur
Monsieur notre cousin se porte-t-il agréablement ?
Peter von Braunschweig
Cousin de l'Empereur
Sire, nous semblons être dans les bonnes grâces du Seigneur.
Friedrich
Empereur
Vous nous en voyez soulagés.
Amiral, que savons nous au sujet de l’attaque ?
Heinrich von Hannover
Directeur général DGR
Le Front Républicain du Rheinland a revendiqué l’attaque.
Néanmoins, nous n’avons pas encore authentifié l’enregistrement.
J’invite à la plus grande prudence quant à la véracité de ces
informations.
Friedrich
Empereur
Que savons-nous au sujet de ce Front ?
Heinrich von Hannover
Directeur général DGR
A dire vrai, pas grand-chose, Sire.
La Direction du Renseignement surveille effectivement
certaines cellules républicaines, mais nous n’avions pas
encore entendu parler ce celle-ci.
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Altesse, il se peut que nous nous
trompions d’ennemi.
Personne ici n’a encore eu la moindre preuve de l’existence
de ce réseau terroriste.
Friedrich
Empereur
Monsieur notre cousin, vous qui avez eu à
subir cette attaque, qu’en pensez-vous ?
Peter von Braunschweig
Cousin de l'Empereur
Nous ne croyons pas à la culpabilité de ce
prétendu front.
Les Schlessois sont attachés à leur monarchie impériale.
De pareilles actions contre nos personnes ne rencontreraient
pas de soutien dans la population.
Nous craignons qu’il ne faille chercher ailleurs les coupables.
August Wilhelm du Schlessien
Prince de l’Empire
Monsieur notre père, pouvons-nous vous
suggérer de faire renforcer la sécurité autour des membres
de la famille impériale ?
Nous ne doutons pas de votre courage, mais nous ne pouvons
nous exposer au risque d’un attentat contre votre personne.
Si les lâches vous atteignaient, la situation deviendrait rapidement
délicate.
Vous êtes le fils aîné de l’Eglise, Souverain Très Catholique et
Protecteur de la Foi. Il ne saurait vous arriver quelque chose
sans que les fondements de la Chrétienté en soient affectés.
Il s’agit de protéger l’Eglise et d’honorer votre serment de protection.
Friedrich
Empereur
Vos paroles sont sages, Monsieur le Prince.
Nous demanderons à faire prendre les mesures nécessaires.
Madame la Chancelière, quelle sera la réaction de notre
Gouvernement ?
Katia von Grafstadt
Chancelière, chef du Gouvernement
Soyez certain qu’à sa plus vive indignation
succèderons des actes forts.
Nous ferons pourchasser les responsables. Je n’aurai de repos
qu’une fois votre personne à nouveau pleinement en sécurité.
-
Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
Au Makara les troupes érannéenne venaient de lancer l’offensive contre le comptoir fiémancais de Choongwon. Au motif de stopper l’avancée almérane sur le continent d’un prétendu « Grand Peuple », création d’une caste pseudo-intellectuelle, les forces communistes makaranes coalisées d’Eran et du Lychaka ont décidé d’abattre les fondements de la présence fiémancaise au Pham Sin. Présent à Wittenberghafen, dans l’ex-Nanzhao, le Saint-Empire du Schlessien n’est pas à l’abri d’une action militaire hostile ; malgré que ce morceau de Makara ait été acquis légalement par une rétrocession de l’empire du Kaiyuan. L’aide de camp de Friedrich fit irruption dans le cabinet de travail de l’empereur pour lui remettre un pli.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Sire, l’Eran a attaqué le comptoir de Choongwon.
L’empereur marque un arrêt dans la consultation des documents posés devant lui.
Friedrich
Saint-Empereur
Pouvez-vous nous fournir une première estimation des pertes ?
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Malheureusement non, Sire.
Friedrich
Saint-Empereur
Connaissons-nous les motivations des assaillants ?
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Aucune certitude pour l’heure, mais l’état-major et le ministre des Affaires étrangères parlent d’une attaque pour stopper l’avancée coloniale fiémancaise.
Friedrich
Saint-Empereur
Qu’en est-il de Port-Wittenberg ?
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Aucune activité anormale n’y est à déclarer. Le bataillon des troupes de marine n’a subi aucune agression pour le moment.
Friedrich
Saint-Empereur
Faites prendre des dispositions pour la protection du comptoir de Wittenberghafen. Nous vous signerons l’ordre de déploiement d’un bataillon supplémentaire issu des troupes de marine. La flotte doit également prendre la mer pour aller protéger les biens de la Couronne.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Devons-nous miner les eaux de Wittenberghafen ?
Friedrich
Saint-Empereur
User des mines intelligentes développées dans le cadre de la Sainte Alliance.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Autre chose, Sire ?
Friedrich
Saint-Empereur
Avertissez par canal diplomatique le Gouverneur de la ville des mesures à prendre en cas d’agression surprise. Qu’il transmette immédiatement à l’état-major les actions hostiles.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Puis-je prendre la liberté d’ordonner une surveillance accrue des activités de l’Union des Républiques Communistes ?
Friedrich
Saint-Empereur
Faites donc Monsieur. Vous disposez de l’ensemble de notre confiance pour garantir nos possessions.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Sire, je ne laisserai pas compromettre l’ordre mondial et les avantages de la Couronne.
Friedrich
Saint-Empereur
Bien, bien. Avertissez également l’Archichancelier d’Etat afin qu’il transmette nos sentiments à notre Cousin Karl-Philippe.
Salon Friedrich Wilhelm, cabinet de travail de l'Empereur</center>
Au Makara les troupes érannéenne venaient de lancer l’offensive contre le comptoir fiémancais de Choongwon. Au motif de stopper l’avancée almérane sur le continent d’un prétendu « Grand Peuple », création d’une caste pseudo-intellectuelle, les forces communistes makaranes coalisées d’Eran et du Lychaka ont décidé d’abattre les fondements de la présence fiémancaise au Pham Sin. Présent à Wittenberghafen, dans l’ex-Nanzhao, le Saint-Empire du Schlessien n’est pas à l’abri d’une action militaire hostile ; malgré que ce morceau de Makara ait été acquis légalement par une rétrocession de l’empire du Kaiyuan. L’aide de camp de Friedrich fit irruption dans le cabinet de travail de l’empereur pour lui remettre un pli.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Sire, l’Eran a attaqué le comptoir de Choongwon.
L’empereur marque un arrêt dans la consultation des documents posés devant lui.
Friedrich
Saint-Empereur
Pouvez-vous nous fournir une première estimation des pertes ?
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Malheureusement non, Sire.
Friedrich
Saint-Empereur
Connaissons-nous les motivations des assaillants ?
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Aucune certitude pour l’heure, mais l’état-major et le ministre des Affaires étrangères parlent d’une attaque pour stopper l’avancée coloniale fiémancaise.
Friedrich
Saint-Empereur
Qu’en est-il de Port-Wittenberg ?
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Aucune activité anormale n’y est à déclarer. Le bataillon des troupes de marine n’a subi aucune agression pour le moment.
Friedrich
Saint-Empereur
Faites prendre des dispositions pour la protection du comptoir de Wittenberghafen. Nous vous signerons l’ordre de déploiement d’un bataillon supplémentaire issu des troupes de marine. La flotte doit également prendre la mer pour aller protéger les biens de la Couronne.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Devons-nous miner les eaux de Wittenberghafen ?
Friedrich
Saint-Empereur
User des mines intelligentes développées dans le cadre de la Sainte Alliance.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Autre chose, Sire ?
Friedrich
Saint-Empereur
Avertissez par canal diplomatique le Gouverneur de la ville des mesures à prendre en cas d’agression surprise. Qu’il transmette immédiatement à l’état-major les actions hostiles.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Puis-je prendre la liberté d’ordonner une surveillance accrue des activités de l’Union des Républiques Communistes ?
Friedrich
Saint-Empereur
Faites donc Monsieur. Vous disposez de l’ensemble de notre confiance pour garantir nos possessions.
Mattheus Augustinus Armin Freiherr von Staffauser
Kapitän zur See, aide de camp
Sire, je ne laisserai pas compromettre l’ordre mondial et les avantages de la Couronne.
Friedrich
Saint-Empereur
Bien, bien. Avertissez également l’Archichancelier d’Etat afin qu’il transmette nos sentiments à notre Cousin Karl-Philippe.
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Braunschweig
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=496597gelbersalon15x15td1Ge.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/496597gelbersalon15x15td1Ge.jpg[/img][/url]
Salon jaune, Palais Lietzen</center>
L’empereur traversait le palais pour rejoindre son cabinet de travail. L’entretenant des dossiers actuel, l’Archichancelier de l’Empire, sorte d’éminence grise du souverain à son conseil privé, marchait à ses côtés, quoi qu’un demi pas en retrait.
Friedrich
Saint-Empereur
Bien. Si la situation venait à changer, vous nous en tiendrez
informé.
Le Valua est aux portes de nos territoires. Considérons que ce qui s’y déroule
Touche nos peuples.
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
Je ferai selon vos souhaits, Sire.
Friedrich
Saint-Empereur
Y a-t-il autre affaire qui doit être portée à notre attention ?
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
Notre ambassadeur au Thorval a informé Monsieur le Prince
d’Arenberg qu’à la cour beaucoup s’inquiète de votre absence
publique. Il me semble qu’il convient de vous en entretenir
Votre Altesse.
Alors qu’il s’apprêtait à traverser le Salon jaune l’empereur s’arrêta. L’Archichancelier l’imita.
Friedrich
Saint-Empereur
Dites-nous en plus
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
Il semblerait que certains membres du conseil de la reine craignent
un effacement durable de la fonction impériale au profit de
votre gouvernement.
Friedrich
Saint-Empereur
Il convient de rassurer notre Cousine.
Nous ne voudrions pas qu’elle croit à une régression de
notre pouvoir. Notre rang de Roi des Urbains nous
interdit de renvoyer pareille image.
Vous prendrez soin de communiquer en notre nom
Quelques indications à notre ambassadeur à la cour
du Thorval.
Faites-lui savoir que notre discrétion nous est imposée
par la nécessité de trouver une épouse à notre fils.
Ajoutez que l’empereur ne gagne rien à être trop directement
impliqué dans les affaires politiques intérieures. Il faut savoir
tirer les ficelles depuis les coulisses. Notre puissance n’en est
nullement ébranlée ou contestée dans notre gouvernement.
Bien entendu il a charge de distiller ces détails de manière
Opportune à la cour de Sa Majesté. Discrètement évidemment.
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
J’en informerai Monsieur le Prince d’Arenberg.
J’accomplirai votre désir au plus tôt.
L’empereur et l’Archichancelier reprirent la direction des appartements impériaux et quittèrent le salon jaune. Dans son esprit il était conforté que trouver au plus vite une épouse à son fils aîné devenait présent. Après la soirée chez le Duc de Hessen, il lui faudrait donc reprendre les visites aux grands nobles de l’Empire. Peut-être qu’un mariage à une princesse étrangère pourrait également devenir une solution. Sceller des alliances par le mariage avait toujours été dans les usages schlessois.
Salon jaune, Palais Lietzen</center>
L’empereur traversait le palais pour rejoindre son cabinet de travail. L’entretenant des dossiers actuel, l’Archichancelier de l’Empire, sorte d’éminence grise du souverain à son conseil privé, marchait à ses côtés, quoi qu’un demi pas en retrait.
Friedrich
Saint-Empereur
Bien. Si la situation venait à changer, vous nous en tiendrez
informé.
Le Valua est aux portes de nos territoires. Considérons que ce qui s’y déroule
Touche nos peuples.
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
Je ferai selon vos souhaits, Sire.
Friedrich
Saint-Empereur
Y a-t-il autre affaire qui doit être portée à notre attention ?
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
Notre ambassadeur au Thorval a informé Monsieur le Prince
d’Arenberg qu’à la cour beaucoup s’inquiète de votre absence
publique. Il me semble qu’il convient de vous en entretenir
Votre Altesse.
Alors qu’il s’apprêtait à traverser le Salon jaune l’empereur s’arrêta. L’Archichancelier l’imita.
Friedrich
Saint-Empereur
Dites-nous en plus
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
Il semblerait que certains membres du conseil de la reine craignent
un effacement durable de la fonction impériale au profit de
votre gouvernement.
Friedrich
Saint-Empereur
Il convient de rassurer notre Cousine.
Nous ne voudrions pas qu’elle croit à une régression de
notre pouvoir. Notre rang de Roi des Urbains nous
interdit de renvoyer pareille image.
Vous prendrez soin de communiquer en notre nom
Quelques indications à notre ambassadeur à la cour
du Thorval.
Faites-lui savoir que notre discrétion nous est imposée
par la nécessité de trouver une épouse à notre fils.
Ajoutez que l’empereur ne gagne rien à être trop directement
impliqué dans les affaires politiques intérieures. Il faut savoir
tirer les ficelles depuis les coulisses. Notre puissance n’en est
nullement ébranlée ou contestée dans notre gouvernement.
Bien entendu il a charge de distiller ces détails de manière
Opportune à la cour de Sa Majesté. Discrètement évidemment.
Eugen von Croy
Archichancelier de l’Empire, Prince de Croy
J’en informerai Monsieur le Prince d’Arenberg.
J’accomplirai votre désir au plus tôt.
L’empereur et l’Archichancelier reprirent la direction des appartements impériaux et quittèrent le salon jaune. Dans son esprit il était conforté que trouver au plus vite une épouse à son fils aîné devenait présent. Après la soirée chez le Duc de Hessen, il lui faudrait donc reprendre les visites aux grands nobles de l’Empire. Peut-être qu’un mariage à une princesse étrangère pourrait également devenir une solution. Sceller des alliances par le mariage avait toujours été dans les usages schlessois.