Rencontre Stalagmanque - Tel-Erib à Stalagmanque
-
Rezzacci
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121122075007353007.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/22/121122075007353007.jpg[/img][/url]</center>
Jacopo Guano :
La règle fondamentale de tout individu humain, mort ou vif, traversant notre frontière, est d'être soumis à un contrôle douanier, qui peut-être plus ou moins invasif selon les professions, nationalités, religions ou figures des voyageurs. En général, cela se passe très bien.
La seconde règle est que tout individu traversant la frontières doit payer une taxe de deux sequins, plus une taxe proportionnelle à la valeur des marchandises transportées (dans le cas de marchands).
Sinon, traverser et transiter en Stalagmanque est très libre. On ne fait que peu de différences entre les immigrants, qu'ils soient de passage ou non. Chacun est libre de venir s'installer, fonder un foyer, travailler, étudier ou même visiter. Il faut juste savoir que tout être humain sur notre territoire est soumis à nos lois et se devra de les respecter. S'il y a fraude, il sera jugé par nos tribunaux, et sera, selon la gravité du crime, soit relâché, soit banni de nos frontières, soit subira sa peine sur notre territoire.
Jacopo Guano :
La règle fondamentale de tout individu humain, mort ou vif, traversant notre frontière, est d'être soumis à un contrôle douanier, qui peut-être plus ou moins invasif selon les professions, nationalités, religions ou figures des voyageurs. En général, cela se passe très bien.
La seconde règle est que tout individu traversant la frontières doit payer une taxe de deux sequins, plus une taxe proportionnelle à la valeur des marchandises transportées (dans le cas de marchands).
Sinon, traverser et transiter en Stalagmanque est très libre. On ne fait que peu de différences entre les immigrants, qu'ils soient de passage ou non. Chacun est libre de venir s'installer, fonder un foyer, travailler, étudier ou même visiter. Il faut juste savoir que tout être humain sur notre territoire est soumis à nos lois et se devra de les respecter. S'il y a fraude, il sera jugé par nos tribunaux, et sera, selon la gravité du crime, soit relâché, soit banni de nos frontières, soit subira sa peine sur notre territoire.
-
Iskupitel
<center>[img]http://www.lexpress.fr/pictures/147/75424_le-ministre-japonais-des-affaires-etrangeres-seiji-maehara-a-tokyo-le-4-mars-2011.jpg[/img]</center>
- N'avez vous pas peur de créer un incident diplomatique ? Imaginons qu'un citoyen confédéré de Tel-Érib doive subir un laps de temps d'incarcération dans une prison de Stalagmanque. Je ne puis que vouloir défendre le citoyen de Tel-Érib et exiger de Stalagmanque son amnistie.
- N'avez vous pas peur de créer un incident diplomatique ? Imaginons qu'un citoyen confédéré de Tel-Érib doive subir un laps de temps d'incarcération dans une prison de Stalagmanque. Je ne puis que vouloir défendre le citoyen de Tel-Érib et exiger de Stalagmanque son amnistie.
-
Rezzacci
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121122075007353007.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/22/121122075007353007.jpg[/img][/url]</center>
Jacopo Guano :
Cette situation juridique a toujours été problématique, en effet, la justice stalagmantine n'appréhendant pas de la même manière que le reste du monde le concept de "nationalité". Pour elle, il n'existe que la citoyenneté qui est acquise en naissant dans une ville. Mais, afin de ne pas trop être considéré comme un paria, il existe tout de même des circonstances.
Nil altibus legibus est, disons-nous : nul n'est au-dessus des Lois ; ceci comprend aussi bien les ecclésiastiques que les nobles, artisans qu'armateurs, sénateurs et mendiants, doge et soldats, magistrats et artistes. C'est une de nos constantes fondamentales. Et cela vaut également pour les étrangers sur notre territoire.
Néanmoins, considérant que de nombreux pays faisait état d'un profond attachement pour une nationalité même pour des non-magistrats, nous nous sommes relativement adaptés.
Tout individu commettant une infraction - ou étant accusé de commettre une infraction - passe devant un tribunal : ceci est non négociable. Souvent, l'accusé est considéré comme coupable et une peine est prononcée, mais, en vertu de son extra-nationalité, le ressortissant est renvoyé dans son pays, avec un message addressé à vos autorités juridiques vous renseignant de ses crimes et de la peine prononcée envers lui. Libre à vous de prendre en compte notre jugement, qui est et reste l'un des meilleurs et plus justes du monde.
Ainsi, pour la plupart des infractions, il n'y a qu'une peine à valeur informative. LE vrai pouvoir est remit entre vos mains.
Après, si l'on prend le cas de crimes graves - atteinte envers le Doge, la Nation, attentats et tutti quanti - nous ne pouvons rester sans rien faire. L'individu doit être puni, et pour des crimes aussi graves, nous ne sommes jamais aussi bien servi que par soi-même. Si vous ne visez pas explicitement notre pays en essayant de l'affaiblir, par l'assassinat de nos magistrats ou la desctruction de nos bâtiments publics, vous comprendrez aisément qu'une sentence soit prononcée ; dans le cas contraire, vous essayez clairement de nous détruire et l'incident diplomatique est présent d'office.
Après, si vous jugez une peine trop sévère - sachez que la peine de mort est extrêmement rare, et ne survient que quelques années après avoir été prononcée - alors votre gouvernement peut faire appel et, la plupart du temps, si vous apportez des éléments convaincants, nous vous laissons prendre en charge le condamné, à la condition que vous lui appliquiez une peine que vous jugerez convenable et mieux adaptée.
De notre côté, nous comprendrons aisément si un de nos ressortissants portait atteinte, sans notre directive, à un de vos hommes d'Etat et s'il était jugé et condamné selon votre propre justice. Pour nous, la Justice est plus un concept que l'on adapte à un territoire qu'à des individus, mais les débats philosophiques s'éternisent encore et, pour l'instant, nous nous contentons de nos définitions en essayant d'adapter au mieux notre carcan rigidiste.
Dans les cas où un ressortissant étranger à été condamné en notre pays, les procédures se sont toujours bien déroulées, car cela se passait entre des gens civilisés, et que nous ne sommes pas un peuple réticent au dialogue si celui est guidé par la Raison et non quelques aveuglantes considérations patriotiques barbares - je ne parle pas ici du patriotisme au sens général, mais bien uniquement de certains ultra-nationalistes exacerbés qui, en voulant défendre leur pays, lui font plus de mal que de bien, malheureusement.
De toutes façons, chaque étranger venant sur notre territoire se voit fournir gratuitement une petite brochure lui indiquant grossièrement les risques à venir chez nous, ses responsabilités ainsi qu'une synthèse de nos lois - afin de savoir ce qui est légal ou non. Nous respectons le principe d'ignorance, et si un étranger a pêché par ignorance, il est le plus souvent juste banni à vie de notre territoire, sans autre peine - ce qui inclu interdiction de revenir, pour n'importe quelle raison.
Jacopo Guano :
Cette situation juridique a toujours été problématique, en effet, la justice stalagmantine n'appréhendant pas de la même manière que le reste du monde le concept de "nationalité". Pour elle, il n'existe que la citoyenneté qui est acquise en naissant dans une ville. Mais, afin de ne pas trop être considéré comme un paria, il existe tout de même des circonstances.
Nil altibus legibus est, disons-nous : nul n'est au-dessus des Lois ; ceci comprend aussi bien les ecclésiastiques que les nobles, artisans qu'armateurs, sénateurs et mendiants, doge et soldats, magistrats et artistes. C'est une de nos constantes fondamentales. Et cela vaut également pour les étrangers sur notre territoire.
Néanmoins, considérant que de nombreux pays faisait état d'un profond attachement pour une nationalité même pour des non-magistrats, nous nous sommes relativement adaptés.
Tout individu commettant une infraction - ou étant accusé de commettre une infraction - passe devant un tribunal : ceci est non négociable. Souvent, l'accusé est considéré comme coupable et une peine est prononcée, mais, en vertu de son extra-nationalité, le ressortissant est renvoyé dans son pays, avec un message addressé à vos autorités juridiques vous renseignant de ses crimes et de la peine prononcée envers lui. Libre à vous de prendre en compte notre jugement, qui est et reste l'un des meilleurs et plus justes du monde.
Ainsi, pour la plupart des infractions, il n'y a qu'une peine à valeur informative. LE vrai pouvoir est remit entre vos mains.
Après, si l'on prend le cas de crimes graves - atteinte envers le Doge, la Nation, attentats et tutti quanti - nous ne pouvons rester sans rien faire. L'individu doit être puni, et pour des crimes aussi graves, nous ne sommes jamais aussi bien servi que par soi-même. Si vous ne visez pas explicitement notre pays en essayant de l'affaiblir, par l'assassinat de nos magistrats ou la desctruction de nos bâtiments publics, vous comprendrez aisément qu'une sentence soit prononcée ; dans le cas contraire, vous essayez clairement de nous détruire et l'incident diplomatique est présent d'office.
Après, si vous jugez une peine trop sévère - sachez que la peine de mort est extrêmement rare, et ne survient que quelques années après avoir été prononcée - alors votre gouvernement peut faire appel et, la plupart du temps, si vous apportez des éléments convaincants, nous vous laissons prendre en charge le condamné, à la condition que vous lui appliquiez une peine que vous jugerez convenable et mieux adaptée.
De notre côté, nous comprendrons aisément si un de nos ressortissants portait atteinte, sans notre directive, à un de vos hommes d'Etat et s'il était jugé et condamné selon votre propre justice. Pour nous, la Justice est plus un concept que l'on adapte à un territoire qu'à des individus, mais les débats philosophiques s'éternisent encore et, pour l'instant, nous nous contentons de nos définitions en essayant d'adapter au mieux notre carcan rigidiste.
Dans les cas où un ressortissant étranger à été condamné en notre pays, les procédures se sont toujours bien déroulées, car cela se passait entre des gens civilisés, et que nous ne sommes pas un peuple réticent au dialogue si celui est guidé par la Raison et non quelques aveuglantes considérations patriotiques barbares - je ne parle pas ici du patriotisme au sens général, mais bien uniquement de certains ultra-nationalistes exacerbés qui, en voulant défendre leur pays, lui font plus de mal que de bien, malheureusement.
De toutes façons, chaque étranger venant sur notre territoire se voit fournir gratuitement une petite brochure lui indiquant grossièrement les risques à venir chez nous, ses responsabilités ainsi qu'une synthèse de nos lois - afin de savoir ce qui est légal ou non. Nous respectons le principe d'ignorance, et si un étranger a pêché par ignorance, il est le plus souvent juste banni à vie de notre territoire, sans autre peine - ce qui inclu interdiction de revenir, pour n'importe quelle raison.
-
Iskupitel
<center>[img]http://www.lexpress.fr/pictures/147/75424_le-ministre-japonais-des-affaires-etrangeres-seiji-maehara-a-tokyo-le-4-mars-2011.jpg[/img]</center>
- Je comprends mieux. Mais quand vous parlez des "risques à venir chez nous", de quoi parlez-vous ? Y-a-t-il un risque à se rendre à Stalagmanque ? Si c'est le cas, sachez que les citoyens confédérés de Tel-Érib en seront publiquement avertis et la venue en votre territoire sera déconseillée.
- Je comprends mieux. Mais quand vous parlez des "risques à venir chez nous", de quoi parlez-vous ? Y-a-t-il un risque à se rendre à Stalagmanque ? Si c'est le cas, sachez que les citoyens confédérés de Tel-Érib en seront publiquement avertis et la venue en votre territoire sera déconseillée.
-
Rezzacci
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121122075007353007.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/22/121122075007353007.jpg[/img][/url]</center>
Jacopo Guano :
Quand je parle des risques, je parle spécifiquement des risques d'être assigné en justice dans nos tribunaux , et qu'être étrangers ne leur garantit pas la totale liberté, et que, s'ils commettent un crime grave, ils risqueront une peine de prison à Stalagmanque.
Après, le niveau de risques est très faible. Le taux de criminalité est assez bas, les accidents presque inexistants - du fait de l'absence de routes - les risques naturelles limités aux inondations sporadiques de la lagune... Le peuple stalagmantin est, en définitive, quoique sanguin et fougueux, assez calme : vos ressortissants n'ont de réels risques à venir chez nous que s'ils ont l'intention de commettre des activités délictueuses, ce dont vous pouvez parfaitement les prévenir, et ce dont ils sont prévenus de toute façon à leur arrivée.
Jacopo Guano :
Quand je parle des risques, je parle spécifiquement des risques d'être assigné en justice dans nos tribunaux , et qu'être étrangers ne leur garantit pas la totale liberté, et que, s'ils commettent un crime grave, ils risqueront une peine de prison à Stalagmanque.
Après, le niveau de risques est très faible. Le taux de criminalité est assez bas, les accidents presque inexistants - du fait de l'absence de routes - les risques naturelles limités aux inondations sporadiques de la lagune... Le peuple stalagmantin est, en définitive, quoique sanguin et fougueux, assez calme : vos ressortissants n'ont de réels risques à venir chez nous que s'ils ont l'intention de commettre des activités délictueuses, ce dont vous pouvez parfaitement les prévenir, et ce dont ils sont prévenus de toute façon à leur arrivée.
-
Iskupitel
-
Rezzacci
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121122075007353007.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/22/121122075007353007.jpg[/img][/url]</center>
Jacopo Guano :
Enfin, si, voyons, il y a des routes, mais uniquement en campagne et peu fréquentées : les risques d'accidents sont donc extrêmement diminués et peu nombreux. Très peu de marchandises transitent par voie terrestre. Autrefois, quand le pays s'étendait à l'intérieur du continent, notre réseau routier était catastrophique ; mais depuis leur indépendance, nous voyons que les routes sont utilisées presque exclusivement pour l'approvisionnement de denrées alimentaires vers la capitale, qui concentre effectivement la quasi-totalité de la population, des biens, des richesses et des services.
Et pour notre capitale, vous n'êtes pas sans savoir qu'elle n'est composée que de canaux. Il n'y a donc pas de routes au sens propre, nous utilisons préférentiellement les termes de canal à la place de rue et de quai pour celui de trottoir. N'y naviguent que de petits bateaux, à des vitesses beaucoup plus lente que des véhicules automobiles ou hippomobiles, ce qui rend les accidents plus facilement evitables et surtout beaucoup moins dangereux.
Jacopo Guano :
Enfin, si, voyons, il y a des routes, mais uniquement en campagne et peu fréquentées : les risques d'accidents sont donc extrêmement diminués et peu nombreux. Très peu de marchandises transitent par voie terrestre. Autrefois, quand le pays s'étendait à l'intérieur du continent, notre réseau routier était catastrophique ; mais depuis leur indépendance, nous voyons que les routes sont utilisées presque exclusivement pour l'approvisionnement de denrées alimentaires vers la capitale, qui concentre effectivement la quasi-totalité de la population, des biens, des richesses et des services.
Et pour notre capitale, vous n'êtes pas sans savoir qu'elle n'est composée que de canaux. Il n'y a donc pas de routes au sens propre, nous utilisons préférentiellement les termes de canal à la place de rue et de quai pour celui de trottoir. N'y naviguent que de petits bateaux, à des vitesses beaucoup plus lente que des véhicules automobiles ou hippomobiles, ce qui rend les accidents plus facilement evitables et surtout beaucoup moins dangereux.
-
Iskupitel
<center>[img]http://www.lexpress.fr/pictures/147/75424_le-ministre-japonais-des-affaires-etrangeres-seiji-maehara-a-tokyo-le-4-mars-2011.jpg[/img]</center>
- Je comprends mieux. J'ai en effet aperçu tous ces canaux dont vous parlez, puisque j'en ai emprunté quelques uns toute à l'heure, en votre compagnie.
Par ailleurs, je vous prie de m'excuser pour avoir été aussi pointilleux ; mais cela m'a permis de mieux comprendre Stalagmanque. Je n'imaginais pas, en regardant les cartes, qu'il puisse y avoir une campagne stalagmantaise ! Mais dites-moi, n''êtes-vous pas un peu à l'étroit dans un si petit territoire ?
- Je comprends mieux. J'ai en effet aperçu tous ces canaux dont vous parlez, puisque j'en ai emprunté quelques uns toute à l'heure, en votre compagnie.
Par ailleurs, je vous prie de m'excuser pour avoir été aussi pointilleux ; mais cela m'a permis de mieux comprendre Stalagmanque. Je n'imaginais pas, en regardant les cartes, qu'il puisse y avoir une campagne stalagmantaise ! Mais dites-moi, n''êtes-vous pas un peu à l'étroit dans un si petit territoire ?
-
Rezzacci
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121122075007353007.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/22/121122075007353007.jpg[/img][/url]</center>
Jacopo Guano :
Au contraire, c'est parfait ! D'un point de vue logistique, en tout cas. Car, en effet, notre petite taille nous évite d'avoir de gros besoins énergétiques et alimentaires. Nous sommes une cité-Etat, certes, mais au sens médiéval, c'est-à-dire que nous possédons tout de même les campagnes nécessaires à notre subsistance. Les paysans et la ville vivent en une sorte de partenariat de bonne entente : ils nous fournissent de quoi subvenir à nos besoins primaires, et nous leur offrons protection et de nombreux services sophistiqués.
La petite taille, monsieur, est un avantage indéniable, car, s'il ne supprime pas les problèmes, il permet au moins de les rendre plus gérables. De plus, une grande révolution est peu probable, ainsi qu'une guerre civile ; le gouvernement est plus à l'écoute des populations, puisque, pour la plupart, ils ne sont pas plus espacés que d'une vingtaine de kilomètres.
Et surtout, le point important : Stalagmanque a toujours été et restera toujours une thalassocratie. Notre empire est maritime, non terrestre. A chaque fois que nous avons essayer de gérer des terres, au bout d'un demi-millénaire même pas tout finissait dans le chaos, les pleurs et le sang. Non, mieux vaut se concentrer sur les comptoirs, beaucoup plus fiables.
Justement, en parlant de comptoirs... Seriez-vous d'accord pour autoriser l'établissement d'un comptoir sur vos côtes ?
Avant que vous ne prononciez, je vous rassure, il ne s'agit pas d'une colonisation camouflée.
Nous avons l'habitude de considérer les comptoirs stalagmantins comme de gigantesques ambassades, de plusieurs kilomètres carrés. Le gouverneur du comptoir est par ailleurs assez souvent nommé consul auprès du pays hébergeant.
Notre but principal d'établissement de comptoirs est essentiellement de nous permettre une base commerciale sûre à nos yeux, permettant à nos navires de commerce de se ravitailler et de se recharger.
Ensuite, il s'agit également de nous approvisionner en quelques ressources luxueuses dont nous manquons cruellement. Par exemple, ce qui nous intéresserait chez vous serait l'or, les rubis, le mercure, les saphirs et la laine. oh, ne vous inquiétez pas : il s'agit de subvenir aux besoins de 41500 habitants, ce qui est ridicule, n'est-ce pas ? Nous n'entamerons pas vos réserves, soyez rassurés.
Et, enfin, notre but est surtout le développement. En effet, nous avons préférence de nous établir dans des zones à l'écart des grandes villes, souvent pauvres et misérablement peuplées. Par notre action, nous offrons du travail - champs, cultures, mines, mais également fonctionnariat, administration, culture et soins - et des formations professionnelles et intellectuelles afin d'élever le niveau de vie global de la population. Ce système de micro-développement a toujours été efficace et rendait, en moyenne, plus de 82% de résultats positifs.
Le mode de fonctionnement des comptoirs est souvent le même : le gouverneur est le premier magistrat de la colonie, et il s'occupe de rendre la justice et d'administrer les biens - à savoir que, dans ce type de comptoirs, les deux justices, la stalagmantine et celle du pays accueillant, sont pratiquées, dans un souci d'équité ; et, en cas de litige grave, c'est la justice du pays accueillant qui prédomine - ; un abbé, chargé des affaires culturelles, intellectuelles, spirituelles, scientifiques et d'éducation ; et enfin un vice-roi, ou émissaire, nommé par le gouvernement du pays accueillant selon ses propres modalités, et qui possède un droit de veto sur les décisions importantes.
Nous savons qu'il est toujours difficile d'abandonner une partie de sa souveraineté sur une part, aussi ridicule soit-elle, de son territoire, mais songez aux retombées économiques et de développement, quand nous ne demandons qu'un coût dérisoire, celui de pouvoir extraire vos ressources pour notre métropole. Il s'agit, en général, d'un marché honnête, et nous espérons, bien entendu, que vous l'accepterez...
Jacopo Guano :
Au contraire, c'est parfait ! D'un point de vue logistique, en tout cas. Car, en effet, notre petite taille nous évite d'avoir de gros besoins énergétiques et alimentaires. Nous sommes une cité-Etat, certes, mais au sens médiéval, c'est-à-dire que nous possédons tout de même les campagnes nécessaires à notre subsistance. Les paysans et la ville vivent en une sorte de partenariat de bonne entente : ils nous fournissent de quoi subvenir à nos besoins primaires, et nous leur offrons protection et de nombreux services sophistiqués.
La petite taille, monsieur, est un avantage indéniable, car, s'il ne supprime pas les problèmes, il permet au moins de les rendre plus gérables. De plus, une grande révolution est peu probable, ainsi qu'une guerre civile ; le gouvernement est plus à l'écoute des populations, puisque, pour la plupart, ils ne sont pas plus espacés que d'une vingtaine de kilomètres.
Et surtout, le point important : Stalagmanque a toujours été et restera toujours une thalassocratie. Notre empire est maritime, non terrestre. A chaque fois que nous avons essayer de gérer des terres, au bout d'un demi-millénaire même pas tout finissait dans le chaos, les pleurs et le sang. Non, mieux vaut se concentrer sur les comptoirs, beaucoup plus fiables.
Justement, en parlant de comptoirs... Seriez-vous d'accord pour autoriser l'établissement d'un comptoir sur vos côtes ?
Avant que vous ne prononciez, je vous rassure, il ne s'agit pas d'une colonisation camouflée.
Nous avons l'habitude de considérer les comptoirs stalagmantins comme de gigantesques ambassades, de plusieurs kilomètres carrés. Le gouverneur du comptoir est par ailleurs assez souvent nommé consul auprès du pays hébergeant.
Notre but principal d'établissement de comptoirs est essentiellement de nous permettre une base commerciale sûre à nos yeux, permettant à nos navires de commerce de se ravitailler et de se recharger.
Ensuite, il s'agit également de nous approvisionner en quelques ressources luxueuses dont nous manquons cruellement. Par exemple, ce qui nous intéresserait chez vous serait l'or, les rubis, le mercure, les saphirs et la laine. oh, ne vous inquiétez pas : il s'agit de subvenir aux besoins de 41500 habitants, ce qui est ridicule, n'est-ce pas ? Nous n'entamerons pas vos réserves, soyez rassurés.
Et, enfin, notre but est surtout le développement. En effet, nous avons préférence de nous établir dans des zones à l'écart des grandes villes, souvent pauvres et misérablement peuplées. Par notre action, nous offrons du travail - champs, cultures, mines, mais également fonctionnariat, administration, culture et soins - et des formations professionnelles et intellectuelles afin d'élever le niveau de vie global de la population. Ce système de micro-développement a toujours été efficace et rendait, en moyenne, plus de 82% de résultats positifs.
Le mode de fonctionnement des comptoirs est souvent le même : le gouverneur est le premier magistrat de la colonie, et il s'occupe de rendre la justice et d'administrer les biens - à savoir que, dans ce type de comptoirs, les deux justices, la stalagmantine et celle du pays accueillant, sont pratiquées, dans un souci d'équité ; et, en cas de litige grave, c'est la justice du pays accueillant qui prédomine - ; un abbé, chargé des affaires culturelles, intellectuelles, spirituelles, scientifiques et d'éducation ; et enfin un vice-roi, ou émissaire, nommé par le gouvernement du pays accueillant selon ses propres modalités, et qui possède un droit de veto sur les décisions importantes.
Nous savons qu'il est toujours difficile d'abandonner une partie de sa souveraineté sur une part, aussi ridicule soit-elle, de son territoire, mais songez aux retombées économiques et de développement, quand nous ne demandons qu'un coût dérisoire, celui de pouvoir extraire vos ressources pour notre métropole. Il s'agit, en général, d'un marché honnête, et nous espérons, bien entendu, que vous l'accepterez...
-
Iskupitel
<center>[img]http://www.lexpress.fr/pictures/147/75424_le-ministre-japonais-des-affaires-etrangeres-seiji-maehara-a-tokyo-le-4-mars-2011.jpg[/img]</center>
- Il est vrai qu'un grand territoire rend le dirigeant distant. Pour ce qui est du comptoir, nous serons ravis de vous céder quelque lopin de terre côtier (puisque c'est une condition tacite mais importante si je le comprends bien). Préférerez-vous un climat polaire ou plus tempéré ? Tel-Erib peut se targuer de présenter plusieurs climats, grâce à son grand territoire. Mais ce n'est pas quelque chose que vous devez connaître que le froid ; le vrai froid. Me trompé-je ?
- Il est vrai qu'un grand territoire rend le dirigeant distant. Pour ce qui est du comptoir, nous serons ravis de vous céder quelque lopin de terre côtier (puisque c'est une condition tacite mais importante si je le comprends bien). Préférerez-vous un climat polaire ou plus tempéré ? Tel-Erib peut se targuer de présenter plusieurs climats, grâce à son grand territoire. Mais ce n'est pas quelque chose que vous devez connaître que le froid ; le vrai froid. Me trompé-je ?