[RP] Opération "Hylyan"

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Visarian Tanyan

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TOUT CE QUI SE DÉROULERA ICI EST SECRET.




<center>[url=http://www.servimg.com/image_preview.php?i=200&u=15766470][img]http://i46.servimg.com/u/f46/15/76/64/70/captur20.png[/img][/url]</center>


Visar contemplait la ville à travers les immenses vitres de son bureau. Au, les fumées noires des usines s'élevaient dans les cieux comme des lames, tandis que le crépuscule offrait la vision d'un soleil agonisant pour ne jamais reparaître...

On frappa, l'Inquisiteur Fyryan entra, baissa légèrement la tête en signe de respect, puis il congédia d'un geste ses gardes qui refermèrent les portes de la vaste pièce. Les deux hommes semblaient à présents être seuls dans la salle.
Le Chancelier Suprême se retourna, Radec lui adressa un regard interrogateur, Visar le rassura:


-Pas d'inquiétudes, vous savez bien que c'est le seul endroit du Palais sans micro...

L'autre répliqua:

-Je suis nerveux, ce que nous nous apprêtons à faire pourrait mal tourner.

Le Chancelier Aldaryan eut un petit rire sardonique, puis il lança:

-Alors ? Où en est notre projet ?

L'Inquisiteur Suprême prit cette fois un ton des plus sérieux:

-J'ai fait mené les enquêtes nécessaires, recruté les bonnes personnes, et j'ai finalisé notre plan. En fait, l'opération "Hylyan" n'attend que votre autorisation pour débuter... Cependant, je puis me permettre d'émettre quelques réserves sur les "dommages collatéraux" que nous allons devoir créer.

Visar se retourna, le regard perçant et fixant les yeux de l'Inquisiteur:

-N'oubliez jamais que nous faisons cela pour notre peuple, Radec, pour...notre nation. Pour la grandeur de l'Empire, Pour notre idéal et le rêve Librian. Nous avons bâti cette nation à partir de rien, nous devons survivre, et cette survie ne sera effective que si le peuple est uni !

-Vos discours de manipulation politique ne peuvent m'enlever de l'idée que des Librians innocents vont mourir ! Je pourrais vous faire arrêter pour ce que vous m'avez demandé de faire.

-MAIS VOUS NE LE FEREZ PAS RADEC ! VOUS NE LE FEREZ... jamais... Rappelez-vous votre enfance Radec ! Rappelez-vous les privations engendrées par les prix que nous ont imposés les capitalistes ! Rappelez-vous la misère et la mort, la faim et la fatigue... Nous avons relevé ce pays Radec, et vous le savez aussi bien que moi ! Ce que nous allons faire est nécessaire. Ces innocents ne vont pas mourir, ils vont se sacrifier pour que notre peuple survive et s'élève. Il est temps mon ami, temps d'unir notre peuple et notre Empire ! Temps de rendre à cette nation sa grandeur d'antan. L'Empire de la Lune renaîtra, ce n'est qu'une question... de temps.


Radec s'inclina une fois de plus, puis tourna les talons. Alors qu'il allait partir, il ajouta:

-L'Opération sera lancée dès demain. Contactez-moi si besoin.

Les portes se refermèrent sur les pas de l'Inquisiteur Fyryan... Visar se replaça face à la fenêtre: la nuit était tombée tel un voile d'ombre sur la ville; la Lune était pleine.

<center>[img]http://www.memoclic.com/14-3633-600x450/fond-ecran-pleine-lune-et-nuages.jpg[/img]</center>
Visarian Tanyan

Message par Visarian Tanyan »

Visar se tenait face à la foule, qui l'acclamait en hurlant des "ASAÏ" qui résonnaient dans la vaste place de la capitale. D'un geste imperceptible, il essuya avec son index gauche une goutte de sueur qui le gênait, puis il baissa les yeux pour se rassurer en relisant intérieurement son discours. Malgré les circonstances, il avait tenu à préparer un discours, il pouvait toujours y avoir une faille dans le plan, et il fallait être prêt en cas d'annulation de dernière minute...
Derrière lui se tenaient bon nombre de ministres, plusieurs souriaient, aucun n'était au courant...

Nerveux, il s'assura sans le montrer qu'il portait bien son gilet par balles; Radec lui avait assuré que tout était calculé, mais il restait sceptique, et sur ses gardes.
Enfin, il releva les yeux, leva les bras vers le ciel, et commença à parler:


- Peuple Librian ! Fils et Filles de Cya...

<center>***</center>

15 minutes plus tôt...

L'Inquisiteur Fyryan dévisageait l'homme qui lui faisait face avec persuasion:


-Rappelez-moi Dryan, pour qui travaillez-vous ?

L'autre répondit sans ciller:

-Pour le PCL.

Radec Fyryan parut satisfait:

-Bien ! Et allez-vous vous laisser prendre ?

-Et bien, je vais tenter de me suicider, mais je vais échouer, et me faire capturer.

-Et allez-vous révéler quelque chose aux autorités ?

-Sous la torture, je vais révéler que mes employeurs sont les chefs du Parti Communiste Librian.


Radec jubilait:

-Magnifique ! Mon cher Dryan, je vois que nos petites séances ont fait leurs preuves !

L'autre acquiesça:

-Je...

-Mais surtout n'oubliez pas Dryan, votre mort permettra à toute votre famille de ne plus vivre dans le besoin. Vous êtes un militant communiste depuis longtemps, mais votre famille est pauvre, ils ne seront plus jamais dans le besoin... du moins, si vous faites tout comme prévu...


<center>***</center>

Visar finissait une phrase, il jeta un coup d'oeil furtif à sa montre, c'était l'heure. Les secondes s’égrenèrent lentement dans son esprit, une à une... il commença à se demander pourquoi cela n'arrivait pas, il n'eut pas le temps d'aller plus loin.

Une première explosion secoua la place, projetant des corps des corps et des pavés dans les airs. Des hurlements se firent entendre dans la foule, immédiatement recouverts par une seconde explosion, plus proche de la tribune. La panique s'installa dans l'assistance, puis ce fut l'embasement, quatre explosions supplémentaires retentirent, l'une toucha la tribune, projetant Visar et son gouvernement au sol, certains semblaient grièvement blessés.

Les cris repartirent une nouvelle fois, plongeant la place dans le chaos le plus total. Visar s'assura qu'il n'avait rien, il décela quelques coupures et contusions sans gravité: ça avait marché !
Visarian Tanyan

Message par Visarian Tanyan »

Gylyan tremblait, il fallait que ça tombe sur lui alors qu'il venait seulement de sortir de l'académie des Officiers de police ! Le central avait prétexté que sa patrouille était la plus proche, mais il lui semblait pourtant que la patrouille du capitaine Kryan était à la même distance, et le capitaine Kryan était bien mieux qualifié que lui, surtout pour une situation comme celle-ci...
Il regarda tour à tour les deux agents de police qui constituaient son équipe, puis lança sans être réellement convaincu un inutile: "ça va bien se passer"; ils étaient encore plus stressés que lui !
Il fallait agir vite, le terroriste ne resterait sans doute pas longtemps là où on l'avait repéré.

Après quelques minutes à vive allure, le véhicule de la patrouille 7 s'arrêta devant un vieil immeuble désaffecté, à l'allure vétuste mais propre. Le lieutenant Gylyan sortit son arme, prêt à faire face à toute situation, puis il fit signe à ses deux équipiers de faire de même.
Ils pénétrèrent dans le bâtiment avec prudence, il ne fallait pas prévenir les suspects de leur présence. Les couloirs étaient délabrés, le carrelage en morceau, et marcher en silence devenait de plus en plus difficile à mesure qu'ils progressaient vers l'intérieur de la tour de 3 ou 4 étages. Soudain, alors qu'il entrait dans une pièce aux vitres explosées, Gylyan entendit un bruit, et vit une forme courir vers l'une des portes de la salle. Il entama la poursuite sans même réfléchir.



<center>***</center>


Dryan attendait les policiers depuis déjà vingt minutes, il connaissait le parcours à effectuer par coeur, et savait exactement à quelle vitesse aller pour emmener les flics là où il fallait... Lorsqu'il entendit les pas de la brigade dans l'escalier, il se plaça à l'endroit convenu, puis se mit à courir. À gauche, à droite, descendre un escalier... l'homme d'une trentaine d'années avait répété son chemin dans sa tête pendant des heures: une seule erreur pouvait condamner toute sa famille, et il aimait sa famille plus que tout.

Il continua les embranchements, vérifia qu'il avait bien son arme sur lui, puis il arriva enfin dans le cul-de-sac où il devait s'arrêter.



<center>***</center>


Sitôt qu'il l'eut rattrapé, Gylyan pointa son pistolet vers le terroriste. L'autre avait une arme aussi, Gylyan s'attendit à se faire tirer dessus, mais il fut pétrifié lorsqu'il comprit que son suspect allait se tirer une balle dans la tête: si l'autre mourrait, on ne pourrait sans doute jamais savoir la vérité sur ces attentats. Le lieutenant savait qu'il fallait tenter quelque chose, mais il ne savait pas quoi. L'autre appuya sur la détente.


<center>***</center>


Dryan se souvenait des paroles de l'Inquisiteur, de ses consignes pour rater un suicide en tirant dans la tempe. Il plaça bien son arme dans la bonne position, eut un ultime refus inconscient, puis resserra son index droit.
Le coup de feu partit, il tomba, pendant un instant, ce fut le noir complet, puis il reprit conscience brutalement: il pouvait voir le plafond, mais tout semblait flou, il avait l'impression que sa tête était sous une presse, il se rappela de la situation en faisant des efforts, et sut ce qu'il allait devoir faire.



<center>***</center>


Gylyan jura, puis ordonna à l'un de ses agents d'aller appeler une ambulance. Il s'approcha ensuite du terroriste, et remercia ses ancêtres qu'il ait raté son suicide. Voyant que l'homme était grièvement blessé, il prit la décision de l'interroger immédiatement:

-Qui ? Qui est le commanditaire ?

L'autre sembla tousser dans son sang, puis articula avec difficulté:

-Je ne dirai rien.

À ces mots, Gylyan s'énerva, il voulait connaitre l'identité du responsable de ce massacre, de tous ces morts. Il était hors de lui, et il ne se reconnut pas lorsqu'il entendit ces mots sortir de sa bouche:

-Écoute sale enfoiré, je parie que t'en as encore pour vingt minutes à crever, et en vingt minutes, j'ai le temps de te faire regretter tout ce que t'as pu faire dans ta putain de vie !

Toujours dans une fureur noire, Gylyan sortit son couteau de son étui et le planta dans la cheville du terroriste. L'autre hurla de douleur, un cri à en faire trembler l'immeuble, puis il balbutia:

-D'accord...je...je vais parler...

- QUI ?

-Le PCL, le sénateur Jugyann, c'est lui qui m'a...


Gylyan n'en croyait pas ses oreilles, il avait toujours considéré le chef de file du parti communiste comme un anti-patriote, voilà qui confirmait sa pensée. Il devait en informer ses supérieurs au plus vite, il indiqua à son deuxième équipier de surveiller le suicidé, puis se dirigea en courant vers la sortie de l'immeuble. L'hôpital n'était pas loin, l'ambulance n'allait pas tarder.


<center>***</center>


Zylyan et Distyc suivaient cette ambulance depuis déjà cinq minutes, ils n'avaient absolument aucune idée de la raison de cette filature, mais travailler pour l'Inquisition impliquait parfois d’exécuter les ordres sans poser de questions.
La radio grésilla, Zylyan la prit et écouta attentivement, c'était leur supérieur hiérarchique, l’ecclésiaste Dysttryan:


-Faites en sortes d'avoir un accident avec l'ambulance, maintenant.

Les deux acolytes se regardèrent, puis haussèrent les épaules, Distyc appuya son pied contre l'accélérateur.


<center>[img]http://www.contact-voyance.com/imagestec/phase_lune/calendrier-lunaire.jpg[/img]</center>
Visarian Tanyan

Message par Visarian Tanyan »

Radec Fyryan entra sans frapper dans le bureau du chancelier, s'inclina légèrement puis déclara d'une voix froide:

-ça y est, c'est fait, j’espère que vous êtes content de vous...

Visar se retourna, lâcha un petit sourire le temps d'une demi-seconde, puis répondit:

-Croyez-vous que je le fasse par plaisir, Radec ? Je le fais parce que j'essaye de maintenir ce pays sur les rails, parce que je veux mener ce pays à la place qui est la sienne !

L'inquisiteur fit une moue de désapprobation, puis répliqua:

-Que ce soit clair entre nous, je vous ais aider parce que je pense que vous êtes le seul à pouvoir maintenir un semblant d'ordre dans ce pays. J'attends de vous que vous ne me déceviez pas.

Le chancelier suprême sourit à nouveau:

-Cela va de soit mon cher Radec, cela va de soit. Je vous suis très reconnaissant de m'avoir aidé. Grâce à vous, nous avons fait un pas de plus vers le nouvel âge d'or de notre nation.

L'autre laissa son visage inexpressif, avant de répondre:

-J’espère simplement que cette affaire ne nous portera pas préjudice dans le futur.

-Pas d'inquiétude, Radec, tout se déroulera... comme prévu.
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