Rencontre Valua / Stalagmanque

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Din Redfire

Message par Din Redfire »

(HRP Je suis pas mal en retard par rapport à la date actuelle du Simpomonde, mais j'espère que ça fonctionne tout de même si nous considérons ceci comme un petit retour dans le passé)

<center>Le Haut-Émissaire de l'Empire Valuan attendait, près du poste de contrôle maritime de Valua. Dans des circonstances ordinaires, Valua n'était ouverte qu'une fois par jour, laissant entrer et sortir les navires de ceux possédant un passeport Valuan, qui est très difficile à obtenir. Après la demande complétée, le dossier du requérant est examiné très attentivement et cela peut prendre jusqu'à un cycle lunaire complet. Le reste du temps, le poste de contrôle veille à ce que personne n'entre ou ne sorte, hors des heures permises. Bien entendu, des avions assurent une surveillance aérienne pour éviter les atterrissages illégaux dans l'Empire.

Cette fois-ci cependant, il s'agissait d'une occasion particulière. Après s’être fermée au monde, Valua accueillait maintenant les visiteurs étrangers pour des futures alliances commerciales. Bien entendu, cela ne fit pas le bonheur de tous, mais les nobles récalcitrants à cette décision furent tout de même tenus au silence et devaient s'assurer de se montrer respectueux. Après tout, pourquoi refuser ce qui pourraient les avantager au final?

L'Émissaire Gracient contempla l'océan et le ciel, passant son pouce et son index dans son épaisse moustache d'un air distrait, polissant également de temps à autre son monocle. Il était vêtu d'une longue redingote violette orné de filigranes d'or muni de pattes d'épaules tressées et portait une lavallière blanche, nouée à la mode des artistes. C'était l'habit commun des hommes et femmes d'un certain rang, le style vestimentaires des années classiques. Sur son uniforme, on pouvait voir, entre autre sur ses manchettes et brodé sur le bas de son pantalon, sur la jambe droite, un dragon doré, l’emblème de Valua.

[img]http://img805.imageshack.us/img805/1781/scan10068.jpg[/img]
(Portrait du Haut-Émissaire Gracient.)

D'un ton bas, il murmura pour lui-même:

«La lune nous a fait grâce d'une température clémente si je puis le dire...»

La mer était calme et le ciel, bien que noir dut aux épais nuages, ne semblaient pas annoncer de pluie pour aujourd'hui. C'était l'une des particularités du pays, étant une région très tempérée. Toute fois, cela ne faisait qu'accentuer la beauté de la cité, des lumières du Haut Valua. Plus particulièrement, c'était le palais impérial qui attirait l'attention dut à sa brillance et à ses décorations.

[img]http://img26.imageshack.us/img26/2479/valuanpalace.png[/img]
Palais impérial Valuan tel que vu la nuit.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

Ascanio Maguirmi était l'envoyé par le service de greffe du Sénat pour mener les rencontres entre Stalagmanque et Valua. Sincèrement, on ne savait presque rien de cette contrée loitaine, refermée sur elle-même et très exotique. Maguirmi savait qu'il n'avait été envoyé qu'en tant qu'éclaireur, et il craignait que son rôle se transforme en celui de sacrifice humain.

On racontait de drôles de choses sur Valua au service de greffe, et il commençait à se demander si c'était vraiment des badineries pour l'effrayer comme on effraie un gosse, ou si c'étaient de vraies mises en garde.

Sous sa chemise, il serra plus fort sa médaille de Saint Gabriel, Saint Patron des ambassadeurs, diplomates et émissaires, et protecteur du service de greffe.

L'arrivée du navire en Valua fut un véritable émerveillement pour le vieil émissaire. Le Palais impérial Valuan était une véritable prouesse architecturale, et on en voyait peu de par le monde. Les architectes valuans devait égaler en ingéniosité et créativité ceux de Stalagmanque.

Le vaisseau accosta au poste de contrôle maritime de Valua sans encombre, et scanio Maguirmi fut accueilli par un individu aux habits délicieusement précieux.


<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121129051322348198.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/29/121129051322348198.jpg[/img][/url]</center>
Ascanio Maguirmi
Bonjour, votre excellence. Je suis positivement ravi d'être arrivé ici sans encombre, et d'accoster dans un pays aussi sublime que le vôtre. Je me présente : M. Ascanio Maguirmi, diplomate assermenté du service de greffe du Sénat de Stalagmanque et représentant de la Sérénissime République en Valua, pour vous servir.
Din Redfire

Message par Din Redfire »

<center>Au moment où le navire de l'invité fut en vue, l'émissaire donna un signal. Lorsque le représentant étranger arriva, il fut ainsi accueilli par une dizaine d'hommes vêtus de cuirasses, séparés en deux rangées. Si l'on était quelque peu observateurs, accrochés à la ceinture des gardes impériaux se trouvaient un pistolet et une épée. Ces gardes, dans un synchronisme parfait, firent le salut militaire tandis que d'autres officiers en uniforme, sans cuirasses ni casques cependant, jouaient l'hymne national de Valua.

L'émissaire s’avança par la suite vers son invité et fit une brève révérence.

«Messire Maguirmi, soyez le bienvenue en ces terres bénies par la Lune. Je suis le Haut Émissaire Gracient De Prado. Je vous souhaite une visite des plus agréables.

Il replaça son monocle et poursuivit:

-Je vous invite, messire, à visiter notre capitale. Nous avons pourvu à cet effet une calèche, ou si vous préférez nous pouvons marcher un peu et profiter de la bonne température. Le choix vous reviens. »

Pour les visiteurs étrangers, on pouvait voir que la technologie et les moyens de transports étaient plutôt obsolètes. Le sol était entièrement pavé, il n'y avait pas la moindre trace de route, ou de voitures. Il y avait des usines, mais elles semblaient toutes se trouver sur l'autre rive...

D'ailleurs, si on tournait la tête vers cette autre rive, on pouvait y entrevoir un flagrant contraste avec le majestueux Haut Valua. De l'autre coté, c'était très peu éclairé alors c'était plutôt difficile de voir, mais les bâtiments n'avaient pas les mêmes couleurs ni la même beauté. Du gris et des pâles lueurs blanches bleutées à perte de vue. Les deux cotés étaient séparés par le palais impérial et un énorme bâtiment, de loin la forme pouvait faire penser à un stade olympique.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

Ascanio Maguirmi tâta le sol de son soulier : du bon pavé, bien solide et bien réel. Après les trottoirs marbrés de sa cité natale, il préférait de loin le pavage ancien et fiable du goudron infect qui constitue les grandes routes modernes. Se sentant de bonne humeur et en forme - sûrement le bon air valuan, se dit-il - il choisit de faire le chemin à pieds.

<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121129051322348198.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/29/121129051322348198.jpg[/img][/url]</center>
Ascanio Maguirmi
Nous allons profiter de ce temps doux et léger, si vous me l'accordez. Marchons un peu et respirons ce bon air : c'est l'une des rares choses sur laquelle les médecins sont uninamement en accord pour dire que c'est bon pour la santé.

Le paysage est proprement magnifique, et sympathiquement dépaysant. Cependant, je dicerne que la capitale est divisée en deux parties, par le fleuve, n'est-ce pas ? En face, sur l'autre berge, se doit-être les quartiers populaires et industriels, non ? Et ici, nous sommes donc plus dans le centre historique, je subodore. Mais quels sont ces deux grands bâtiments ? On pourrait dire un splendide palais et un monumental stade, mais je peux me tromper...
Din Redfire

Message par Din Redfire »

Souriant pour lui-même, voyant que le visiteur semblait apprécier la capitale, l’émissaire ne pouvait que sentir un élan de fierté, une nouvelle fois encore pour son pays. Acquiescant, il répondit jovialement.

«Comme il vous en plaira, messire. Si vous voulez bien me suivre…, commença-t-il tandis que son invité lui posa une question, bien légitime.

L’homme se racla quelque peu la gorge et porta un regard qui pourrait paraître à s’y méprendre hautain, vers l’autre quartier avant d’afficher un petit sourire à son interlocuteur.

- Un homme de votre classe sociale n’a point besoin de se soucier de ce quartier, cependant, pour répondre à votre question, il s’agit des bas quartiers de Valua. Vous vous trouvez présentement dans le Haut Valua.

Il dirigea sa main d’un geste élégant vers l’une des deux structures, sujets de curiosités.

- Et là-bas, vous y voyez le palais de Sa Magnificence, l’Impératrice Téodora 1ère. Ce lieu a une certaine valeur historique intéressante, vous voyez devant vous, l’œuvre d’artistes et d’architectes de talent qui ont passé vingt longues années à travailler ce palais, il y a plus d’un siècle.

Après une courte pause, il présenta l’autre lieu.

-Et ceci est notre Colisée, un lieu tout aussi historique. Il y a divers spectacles intéressants, tels que les exécutions publiques des criminels et jeux de combats. Je dois vous avouer que je ne partage pas vraiment le plaisir morbide pour ce genre de spectacle, je préfère le théâtre… Mais je digresse. Il y a beaucoup d’autres événements là-bas, tels que des joutes amicales à l’épée, des concours de boomerang et autres compétitions. Nous pourrions assister à ces événements un de ces jours, si le cœur vous en dit, messire Maguirmi.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

L'émissaire restait agréablement séduit par la magnificience des bâtimens. Leur aspect extérieur différait quelque peu des canons traditionnels almérans, mais offrait un certain décalage digne des plus excentriques architectes. La présence d'un colisée, et surtout des activités qui s'y déroulaient, le laissèrent un peu moins enthousiaste. En bon stalagmantin, si un spectacle ne présentait pas de coloraturas, de sinfonias, de cavatines, d'arias ou de rondos, il ne présentait pas véritablement d'intérêt. Néanmoins, étant diplomate assermenté, il savait ce qu'il devait répondre afin de satisfaire au mieux l'ego de son interlocuteur.

<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121129051322348198.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/29/121129051322348198.jpg[/img][/url]</center>
Ascanio Maguirmi
Il me tarde d'y assister, votre excellence. Il est rare de croiser encore des pays qui ont conserver de telles coutumes que d'aucuns qualifieraient d'archaïques. Ce qui peut se rapprocher le plus pour l'instant de ces combats sanguinaire serait la tauromachie numancienne, et Dieu sait que de nombreuses sociétés réprouvent ces méthodes.
La diversité des divertissements, surtout, m'intéresse. Concours de boomerang ? Voilà une pratique que l'on s'attendrait plus à croiser en Océania qu'en Valua. Sincèrement, je suis très intéressé par ces spectacles.

Surtout que, étant l'un des premiers stalagmantins digne de ce nom à visiter ces spectacles, j'en ferais un compte-rendu à Stalagmanque, et, s'ils sont dignes et acceptables d'être vus - ce dont je ne doute pas - nous pourrons envisager d'éventuels échanges culturels entre nos deux belles nations.
Din Redfire

Message par Din Redfire »

<center>Le représentant Valuan afficha un sourire gêné et répondit d’un ton d’excuse.

«Malheureusement, messire Maguirmi, le concours de boomerang n’est prévu que le mois prochain. Cependant, il me fera plaisir de vous y inviter si vous le pouvez bien entendu. Vous voyez, c’est en fait une tradition qui est originaire de l’une de nos premières colonies, Gallia.»

Si l’on prêtait attention, on pouvait ressentir de l’amertume dès que l’émissaire Gracient parla de la colonie. Bien entendu, il ne mentionna pas que Gallia était à présent connue sous le nom d’Anakréon… Cependant si l’homme de Stalagmanque avait étudié soit l’histoire de Valua ou des territoires Zayanais, le détail allait vite être remarqué. Un bref, mais puissant coup de tonnerre interrompit le silence.

«Hm… Le climat capricieux de nos terres… Nous n’avons peu de pluie, mais les orages électriques sont fréquents, commenta le Valuan pour changer de sujet, mais repris, sachant que la pluie et le beau temps ne faisaient que de très courtes conversations.

-Quant aux activités du Colisée, la raison pour laquelle les joutes sportives sont repoussées est qu’il y a eu des arrestations récentes. À l’ordre du jour, il y aura une exécution d’hérétiques. En cette nuit de pleine lune, nous leur donnons le temps de l’admirer et d’espérer qu’elle épargne leur âme… J’imagine que ce n’est pas très commun en Stalagmanque, n’est-ce pas?

Toutefois, ce n’est qu’à titre d’informations. Je préfère les joies d’une discussion entre gentilshommes autour d’une table bien garnie. Cependant, si vous avez quelconque curiosité, n’hésitez pas à m’en faire part.

L’idée d’échanges culturels me paraît des plus splendide! Il me ferait plaisir d’entendre parler de votre pays. D’ailleurs nous approchons de mon manoir.
»

D’un geste presque théâtrale de la main, il démontra un immense lieu d’un style Victorien. On pouvait remarquer que dans le Haut-Valua, les bâtiments se ressemblaient à peu près tous, hormis les subtiles décorations, les couleurs différentes. Toutefois, le rang de la personne semblait être déterminée par la taille de son manoir. Plus loin, près du palais, pouvaient être aperçu d’autres demeures plus belles ou extravagantes les unes que les autres. Gracient, lui, préférait la sobriété.

Le Valuan ouvrit une petite porte métallique, fit passer son invité en premier avant de fermer la porte. Face à l’entrée l’émissaire de Stalagmanque pouvait remarquer une longue rangée de plates-bandes où se trouvaient beaucoup de petits arbustes fruitiers. Des fraisiers, des plants de bleuet, des cerises de terre, et autres plantes que l’invité n’avaient jamais vu auparavant. Gracient lui avoua avec un sourire que lui-même ignorait l’origine de certaines de ces plantes. Au dessus des plates-bandes il y avait de larges fenêtres et il expliqua que dès qu’il finissait de déguster un fruit, il jetait les graines dans la terre. Il était probable que des hybrides furent formés à son insu.

Se dirigeant vers la massive porte de bois de chêne, on pouvait admirer deux magnifiques statues en cuirasse verte turquoise. Cependant dès que le propriétaire du manoir s’approcha, elles s’animèrent dans un grand synchronisme pour le saluer. Il ne fallu que peu de temps pour réaliser que c’était deux soldats, gardant le manoir. Leur armure et leur immobilité parfaite pouvaient confondre n’importe qui aux premiers abords. On pouvait remarquer que d’autres gardes étaient postés devant presque chaque manoir, certains ayant des couleurs d’armures différentes.

«Bienvenue dans ma modeste demeure, messire. », annonça Gracient en ouvrant la porte.
Rezzacci

Message par Rezzacci »

[quote="Rezzacci"]Pour Ascanio Maguirmi, entrer dans la demeure personnelle du diplomate le choqua légèrement. Dans la tradition stalagmantine, on sépare travail et repos, et il est très mal vu, lorsque l'on est fonctionnaire d'Etat, de faire preuve de ses possessions personnelles pour montrer celle du pays que l'on représente. Mais une fois le choc culturel passé, il se dit que, mine de rien, cette manière de procéder n'était pas si désagréable, et qu'il devrait en parler au service à son retour.
Il fut quelque peu impressioné également par le laboratoire de botanique factuel qui prenait place sous les fenêtres du valuan, et s'accomoda fort bien de l'absurdité biologique dont il fut témoin, car, après tout, est-ce qu'un stalagmantin a droit de faire des commentaires sur le bon sens ? Pas vraiment, il faut se l'avouer...
Mais ce qui l'étonna le plus furent les deux statues qui le saluèrent. Bien que sa raison lui dictait qu'il s'agissait de simples gardes, Maguirmi n'y voyait que deux automates, deux machines impitoyables, créées pour tuer quiconque lèverait la main sur le haut-diplomate.


<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121129051322348198.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/11/29/121129051322348198.jpg[/img][/url]</center>
Ascanio Maguirmi
Nous sommes ravis, sincèrement, de pénétrer dans votre demeure personnelle. Je dois avouer que, si le style sobre ne s'accorde pas avec l'esthétique stalagmantine habituelle, elle nous paraît très agréable.
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