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IV - Histoire
A) Selon les Historiens post-princiers[/center]
Préface : Il faut avant de lire cette chronologie historique bien prendre en compte la durée de vie du Prince Iskupitel, puisqu'il naquit en 0 et vit encore en 2023. En réalité, bien entendu, il est impossible qu'il vive aussi longtemps. Néanmoins, un minutieux système d'élevage de sosies d'Iskupitel fut mis en place dès l'arrivée sur l'Île de Cyrénanie, ce qui permet d'expliquer la longévité de cette figure historique. Par ailleurs, afin de comprendre la chronologie, il peut être intéressant de se reporter à l'[url=http://www.simpolitique.com/topic6446.html]Atlas Cyrénan[/url], section histoire.
31 - Arrivée de déserteurs de Terre Sainte sur l'Île de Cyrénanie.
132 - Fondation de Shaap, une ville-ghetto pour les quelques juifs peuplant alors la Cyrénanie sur le territoire de la cité-état de Jugentag.
134 - Serment d'allégeance d'Iskupitel au Roi de Jugentag.
520 - Prise de pouvoir d'Iskupitel sur les territoires de Vildana.
530 - Début de la colonisation de la seconde partie de l'Île (D2).
777 - Guerre Jugentag/Luxor quant aux possessions "sudistes".
791 - Victoire de Beltag donnant la victoire à Iskupitel et, ainsi, à Vildana et à Jugentag.
798 - Le Prince Iskupitel se déclare Roi du Sud.
902 - Le Roi de Cyrénanie demande la vassalisation du sud.
923 - À la suite d'une guerre, Iskupitel accepte et est conforté par le Roi dans sa souveraineté sur les territoires sudistes.
1000 - Le Duc de Louxor devient Roi de Cyrénanie. Il profite des Armées Royales pour tenter de s'approprier, aux dépens d'Iskupitel, les terres du Sud.
1238 - Fin de la Longue Guerre et victoire d'Iskupitel, alors Duc d'Érib.
1239 - Iskupitel est couronné Roi de Cyrénanie et installe sa capitale à Yatorage.
1257 - Iskupitel abdique et donne le pouvoir au Duc de Meneheran.
1497 - Des explorateurs valacides fondent un comptoir dans l'Ouvenin et apportent une modernisation du pays.
1542 - Des explorateurs adéliens installent un comptoir à Port Green et étendent leur territoire sur l'actuelle province d'Estland.
1580 - L'Empire Tarnois acquiert par la force l'Île de Balikh et le nord de l'Île de Cyrénanie.
1632 - La guerre menée contre les Tarnois par le Roi cyrénan, conseillé par des adéliens, débute.
1712 - Les Tarnois gagnent les terres Nordistes (Franciska). Le Roi cyrénan se réfugie sous l'aile protectrice du Prince Iskupitel, tandis que les autres seigneurs cyrénans prêtent allégeance aux étrangers.
1829 - La Cyrénanie débute une guerre contre les Tarnois et parvient à récupérer les territoires perdus. La Cyrénanie antique est reconstituée.
1863 - Fondation de la Fédération de Cyrénanie par Efhrem XII, alors Roi de Cyrénanie et Duc de Meneheran.
1911 - Accueil de nombreux adéliens ayant quitté leur pays. Ils répandent leur culture et leur langue.
1927 - L'anglais devient la langue la plus parlée de Cyrénanie.
1974 - Une guerre civile éclate entre les forces gouvernementales et des forces indépendantistes du nord du pays soutenus par les Tarnois.
1975 - Victoire du gouvernement. En remerciement des services du Sud lors de la guerre civile, un référendum sur l'indépendance des "Tribus Princières" du Sud est organisé. Le 06 mai, l'indépendance est accordée et Iskupitel prend la tête du nouvel état, en faisant une Principauté Confédérée.
2019 - Iskupitel est renversé par Fakh Begawar. Une technocratie est instaurée pendant quelques semaines avant d'être remplacée par une République démocratique.
2020 - Sécession de Tel-Mehrat et de Tel-Azude. Guerre civile civile tel-mehratie permettant la création de Tel-Dehat.
2021 - Instauration par les urnes d'une xénocratie exécutive à Tel-Érib. Création de l'Assemblée Supranationale de la Xénocratie.
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B) Selon le Livre Princier
Chapitre Premier : l'émigration :[/center]
L'Histoire de Tel-Erib débute peu après la mort du Christ, en Tyrie, vers 30 après J.-C.. Alors que les juifs persécutent les adorateurs de Jésus, une centaine de chrétiens embarque depuis un petit port dans un bateau capable de tous les contenir. Le capitaine, un homme opportuniste et assoiffé de richesses, les mena discrètement vers l'Ouest, où le chef de cette troupe pensait pouvoir trouver un refuge. Le navire longea la côte pendant plusieurs semaines, s'arrêtant parfois afin de trouver des vivres sur la côte du Zanyane. Ils longèrent la côte long-temps, et un jour le chef des exilés demanda au capitaine de virer de bord vers les hauts-fonds, vers le sud-ouest, lui promettant or et pierreries dans cette contrée qu'il connaissait. Le capitaine obéit, et après encore plusieurs semaines de voyage durant lequel, affamés, ils durent manger tout ce qui se trouvait à bord, ainsi que le cuir de leurs vêtements qu'ils laissaient tremper dans l'eau de mer plusieurs heures ; c'était la famine sur le navire, plusieurs semaines durant lesquelles ils vécurent d'horribles tempêtes aux vagues énormes, qui manquèrent de faire chavirer le frêle navire des bas-fonds plusieurs fois, durant lesquelles les chrétiens n'avaient d'autre chose à faire que prier Jésus et Dieu de leur accorder le salut et de les mener à cette île dont parlait leur meneur, ils accostèrent sur une plage au climat tempéré. Les chrétiens descendirent du bateau et cherchèrent de quoi se restaurer. Ils trouvèrent rapidement toutes sortes de fruits comestibles et ils les mangèrent avec faim. Le capitaine et son équipage, ayant également débarqué, se nourrirent de même, mais le capitaine demanda au meneur où se trouvaient les richesses qu'il avait promises. "Ces richesses sont dans ton cœur, et dans la mort elles se révéleront." "Qu'est-ce à dire ? demanda le capitaine" "Cela signifie que ton âme est désormais plus pure qu'avant, puisque tu as accepté de mener les enfants légitimes de Dieu hors de là où ils seraient morts." "Je vois. Alors je ne suis pas vraiment riche ?" "Tu es vraiment riche, mais pas riche de choses matérielles. Maintenant, vas, rejoins la terre qui t'a donné vie, rejoins la Tyrie." Pendant ce temps, la centaine d'exilés se mena vers l'intérieur des terres, et ils s'établirent au milieu d'une forêt, dans une clairière qui leur semblait agréable et d'où ils pourraient survivre.
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Chapitre Second : le premier village[/center]
Le chef, qui se nommait Iskupitel, se nomma Prince de ces lieux et de ce Peuple, et il prit la décision de faire bâtir un beau village, et des installations dont ses suivants n'avaient jamais entendu parler. Ainsi, il fit créer des pâturages, des champs de blé, il trouva des mines de fer, de métaux précieux, mit en place un gouvernement et planifia la tâche à accomplir apr les générations futures, ne sachant pas encore qu'il était immortel. Il créa une loi, basée sur les 10 commandements, qu'il fit écrire par ceux qui savaient écrire et lire par ceux qui savaient lire afin que toute la population en prenne conscience. Les gens étaient heureux, et ils ne se plaignaient pas d'être dirigés par un tel prince. Peu à peu, la population grandit, et un jour les sujets du Prince Iskupitel atteignirent le nombre de mille. Le Prince fit une grande fête pour célébrer cela, et un monument fur érigé. Iskupitel profita de l’événement pour inaugurer la première église de ce nouveau monde, dont il fut le prêtre, étant le seul à avoir le droit de pratiquer les sacrifices. Il forma deux autres prêtres volontaires afin de l'aider, car la tâche était difficile, et Iskupitel devait déjà s'occuper d'un gouvernement en parallèle. Pendant plusieurs longues décennies, le Peuple princier vivait en harmonie. Un jour, le Prince ayant décidé d'explorer plus avant les terres qui s'étendaient autour d'eux, afin d'opérer le contact avec toute civilisation qui se tiendrait à proximité, un groupe se forma d'une vingtaine d'hommes, qui fut mené par le Prince, laissant l'autorité de la ville à son premier ministre, un homme de confiance qui lui fut toujours loyal, mais pas assez énergique pour prendre le pouvoir par lui-même. Le groupe emporta quelques vivres et les missionnaires partirent vers l'est, où il semblait faire plus froid. Après quelques jours de marche à travers les grands chênes de la région, ils trouvèrent un énorme champ, qui ne pouvait être naturel tellement il était bien entretenu Le Prince, nullement étonné, continua sa marche, alors que ses vingt suivants en étaient estomaqués. Ils traversèrent le champ, et suivirent une rivière qui coulait par là jusqu'à arriver à un village aux grandes maisons de bois, qui dominaient toute une série de grands champs de blé. Le Prince et ses missionnaires s'avança vers l'humain le plus proche, et ainsi lui parla : "Bonjour, mon frère. Où se trouve votre chef ?" "Nous n'en avons pas, répondit le jeune homme qui travaillait aux champs, car nous sommes anarchistes." "Je vois, dit le Prince. Alors, qui dois-je aller voir si je souhaite parlementer ?" "Dans ce cas, allez voir le doyen du village. Il habite dans la plus haute maison." "Je vous remercie grandement, mon frère. Nous nous reverrons sûrement. Bonne journée." "À vous aussi." Les vingt hommes qui suivaient le Prince ne dirent rien, car ils n'avaient pas compris la conversation, car ils ne parlaient pas la langue du pays, alors qu'Iskupitel, apparemment, la parlait avec l'aisance naturelle de quelqu'un d'immortel. Alors qu'ils se dirigeaient vers une immense maison de pierre, le Prince leur traduit la conversation, car il était bienveillant, et les hommes comprirent que leur Prince était un grand Prince, voire même le plus grand Prince que le monde ait connu et connaîtrait jamais. Ils arrivèrent devant la porte et le Prince frappa à la porte du grand bâton de bois qu'il utilisait pour marcher. Un vieil homme lui ouvrit, et le salua dans sa langue natale. Le Prince le salua à son tour et ils purent entrer dans la demeure. L'intérieur de la maison était très bien décoré, et il semblait être très agréable de vivre dans ce village anarchiste. Les discussion entre le Prince et le doyen débutèrent, chacun exposant son point de vue sur la cohabitation entre les deux Peuples. L'un, le Prince, était favorable à l'unification, alors que l'autre, le doyen, ne voyait que le mal dans la manière de faire du Prince, et considérait que les deux Peuples ne se porteraient que mieux si personne n'interférait entre eux. Après plusieurs heures, alors que les vingt missionnaires accompagnant le Prince étaient partis visiter le village anarchiste, Iskupitel et son interlocuteur parvinrent à une décision, celle d'unifier les deux Peuples sous la direction du Prince Iskupitel, et de grandir en symbiose ainsi. "Bien sûr, dit le Prince à ses vingt suivants en leur exposant la situation, nous ne nous unifierons pas tout de suite, car il faut tout d'abord que le doyen prenne le pouvoir et chasse l'anarchie de ce Peuple, sans quoi ils se sentiront trop libres pour nous rejoindre. Nous reviendrons dans plusieurs mois, voir comment aura évolué la situation. Je compte sur vous pour garder le silence sur ce que vous avez vu ici, bien entendu. ce que vous pourrez dire aux gens de notre Peuple, c'est que nous n'avons rien trouvé, à part encore plus de forêts." Mais, voyant qu'ils auraient du mal à tenir leur langue, le Prince Iskupitel les laissa à la bonne garde du doyen du village anarchiste, qui promit de s'en occuper jusqu'au retour du Prince. De retour au village chrétien, le Prince s'adressa à tous les habitants, indiquant qu'il n'avait rien trouvé dans la direction explorée, et que les vingt hommes qui le suivaient avaient décidé sur son conseil de continuer à explorer sans lui, rassurant la foule. La vie continua son cours, et les hommes menaient une vie simple et candide, loin de tout. Le Prince gouvernait avec aisance et justice, et le Peuple l'aimait, les champs étaient fertiles et Dieu était avec eux. Quatre ou cinq mois environ après la visite du Prince au village anarchiste, Iskupitel s'y rendit de nouveau, afin de s'enquérir d'une évolution dans leur mode de pensée. Se souvenant de la position du village, il y parvint rapidement, sans problèmes, prétextant auprès de son Peuple une marche pour retrouver les vingt hommes qui auraient du revenir entre temps. On souhaita l'accompagner, mais il refusa, et il se rendit seul dans le village anarchiste. Là, il revit le doyen, qui disait avoir tout arrangé, qui disait avoir pris la direction du Peuple anciennement anarchiste. "Fort bien, dit le Prince, nous pouvons donc unifier nos deux villages !" "Avec plaisir, certifia le doyen." Il firent cela au plus vite, le Prince rentrant dans son village accompagné des vingt suivants et de vingt autres suivants qui étaient autrefois anarchistes mais qui avaient voulu accompagner Iskupitel dans son village afin d'aider à unifier les peuples des deux villages. Très vite, la doyen fit de Iskupitel son successeur, et il mourut par la suite, "emporté par la volonté de Dieu" comme dit Iskupitel. Alors, le Prince Iskupitel devint le prince des deux villages, qu'il réunit par une série d'infrastructures, aménageant les chemins de terre et les faisant paver, créant des maisons qui accueilleraient les générations futures, afin de créer une seule ville.
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Chapitre Troisième : L'échec et la sécession[/center]
Le Peuple adorait le Prince pour sa vision toujours globale de la situation, laissant les détails à ses subordonnés, et pour l'amour qu'il portait à son Peuple. Un jour, le Prince Iskupitel sortit de son palais et déambula lentement, seul, dans les rues de la ville, au petit matin. Ayant pensé au plus efficace, il avait disposé les maisons en cercles croissants évoluant avec pour centre le palais d'Iskupitel, auquel était juxtaposé le cimetière, le Prince jugeant nécessaire de vivre autour des ancêtres tombés, afin de préserver leur âme et qu'ils ne se sentent pas abandonnés dans l'Au-delà. Ce monde après la mort, le Peuple le nommait "Enfer", ce qui leur insufflait la volonté de vivre et démontrait le fait que de tous temps ils devraient travailler pour subsister, avant ou après cette courte étape qu'on nomme mort, comme disait souvent le Prince. Durant sa promenade, Iskupitel remarqua que sa ville était très belle et capable de faire grandir une utile et jeune Nation, mais il remarqua également que la ville était totalement vulnérable en cas d'attaque extérieure. Il revint de suite dans son palais et fit venir à lui son conseiller. Ce dernier lui donna raison et Iskupitel nomma un conseiller à la défense. Bien que n'étant pas belliqueuse, la jeune Nation qu'il gouvernait devait être défendue, et pour cela il fit mettre en place un service militaire d'un an, durant lequel les recrues - toutes prêtes à se battre contre un envahisseur inconnu - se musclaient et apprenaient à se servir des armes conventionnelles, mais également les armes morales. Ainsi, la prière était aussi importante que l'apprentissage aux armes de mêlée ou que l'apprentissage aux armes à distance. Le Prince avait d'ailleurs amené de sa pensée des armes jamais vues par les membres de la Nation. Ainsi, un arc était offert à toutes les recrues ayant montré leur valeur en utilisant une arme à distance ; une très longue et très lourde épée en fer était offerte aux plus forts ; une très longue lance à la pointe de fer était offerte aux plus endurants. N'ayant pas d'armée de métier, la ville était protégée sur ordre du Prince, qui rassemblait les soldats pour leur confier une mission, quelle qu'elle soit. Iskupitel fit également bâtir des défenses autour de la cité, élaborant un complexe système de passages et de faux-semblants faits pour emprisonner les ennemis. Après la création de cette armée, le Prince alla voir dix archers et leur confia comme mission de prendre des torches et de les accrocher sur des arbres en direction du sud-est à distance constante afin de constituer une route éclairée. 13 torches leur furent fournies, et ils partirent le lendemain, disposant les torches tous les 500 pas. Dès que l'un d'entre eux eut posé la treizième torche, un village apparut au loin. Pensant à de la sorcellerie les ayant faits revenir en arrière, ils revinrent d'abord sur leurs pas et virent que les torches n'avaient pas bougé. Ainsi, c'était un village différent du leur qui se dressait sur une petite colline herbeuse, au centre d'une clairière. Les archers se séparèrent en deux groupes. Deux archers retournèrent voir le Prince pour l'informer de la présence de cet autre peuple, tandis que les huit autres marchaient vers ce nouveau village qu'ils nommèrent "Alter", en référence au mot qu'utilisait parfois le Prince pour parler des étrangers. N'étant pas défendu, ils pénétrèrent facilement et demandèrent à parler au roi de ce village. Hélas, les habitants de parlaient pas leur langue, et ils se firent comprendre par une autre voie. Ainsi, plusieurs hommes vinrent à eux avec des armes et ils blessèrent un deux huit émissaires du Prince. Ils se replièrent rapidement avec le blessé et s'établirent à la lisière de la forêt qui entourait le village, après avoir semé les belliqueux membres d'Alter. Un autre archer fut envoyé au Prince pour rassembler l'armée et réduire en cendres ce petit village totalement inutile et dangereux. Le lendemain, tous les soldats, menés par le Prince, étaient venus grossir les rangs des émissaires. L'archer blessé fut soigné par des guérisseurs militaires, et l'attaque fut donnée par le Prince lorsque le soleil fut à son zénith. Son sens tactique l'incita à disposer les archers en cercle autour d'Alter, leur ordonnant de tirer des flèches enflammées sur les habitations et des flèches conventionnelles sur les habitants. Les lanciers firent partie de la réserve, tandis que les épéistes furent envoyés en première ligne afin de vaincre les soldats d'Alter. Le Prince, sans armes, arriva en premier dans l'enceinte du village et, le voyant, les ennemis le contournèrent afin d'attaquer les épéistes plutôt que le Prince. Ce dernier se rendit à la demeure la plus haute et monta sur son toit. Là, alors que l'armée princière se battait ardemment, Iskupitel fit venir à lui la puissance divine. Ainsi, un orage formidable s'écroula sur les ennemis à travers un ciel sans nuages, mettant le feu aux maisons. Après quelques instants, la puissance divine se matérialisa en une flamme brillante qui descendit des cieux pour se placer au dessus des soldats du Prince qui étaient blessés. Cette flamme les fit se relever, et fit disparaître les blessures. À la fin de ce facile combat, le Prince fit s'écarter les flammes qui avaient pris possession du village et mena son armée pour rentrer à son palais, laissant derrière lui des cendres et des cadavres en flammes. De retour à son palais, Iskupitel vit une masse de gens marcher dans les rues, apparemment mécontents. Il alla les voir, et il remarqua de suite que ce n'étaient que des descendants du village du doyen dont il avait pris la succession. Ces gens souhaitaient montrer leur désaccord avec le Prince quant à la politique militaire menée. Ainsi, selon eux, il était possible d'évoluer en paix avec le village d'Alter. Le Prince leur expliqua son point de vue, mais cela n'arrangea pas les choses. Ils refusèrent de l'écouter pour la plupart, et les gens du village anciennement anarchiste se rebellèrent contre l'autorité du Prince, retournant dans les sombres heures de l'anarchie qui les avait auparavant guidés, que ce soit en bien ou en mal. Les routes furent coupées pour le symbole et une femme se distingua dans les rangs anarchistes comme étant leur leader. Le Prince Iskupitel, voyant que la solution était pour le moment sans espoir, les laissa vivre quelques temps sans les voir, afin qu'ils se complaisent dans leur erreur.
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Chapitre Quatrième : Le Prince dans les cités-état cynaviennes[/center]
Donnant de claires et précises instructions à son second, un jeune homme dont la famille était du nom de JONNES, Iskupitel partit en quête d'autres peuples, sans rien transporter d'autre qu'un peu de nourriture. Il partit vers l'est, à travers tout d'abord des forêts, puis d'immenses plaines, enfin de collines. Après plusieurs quintaines de marche, le Prince vit au loin plusieurs feux, alors qu'il était au sommet d'une haute colline. Ils étaient tous au bord de la mer, à l'exception d'un, qui se trouvait dans l'intérieur des terres, niché contre un lac. L'origine des feux était masquée par des arbres, mais pour autant le Dieu qu'est le Prince Iskupitel savait que cela signifiait de la vie organisée. Ainsi, il se dirigea vers le feu le plus proche ; celui à l'intérieur des terres. Il marcha encore long-temps, plusieurs jours, avant de pénétrer enfin dans la forêt qui abritait la vie.Tandis qu'il observait un écureuil grimper à un tronc, une petite fille l'aperçut et le salua. Immédiatement, il lui demanda de le conduire à son village, et bien qu'ils aient la même langue, la petite ne connaissait pas le mot village. Alors, le Prince le lui expliqua, et lorsqu'elle comprit elle l'y conduit, parlant non pas de village mais de cité. Entrés dans l'enceinte même de la cité, Iskupitel examina les maisons de pierre blanche et demanda à parler au chef de cette cité. De nouveau, on ne le comprit pas, car le terme de chef leur était inconnu. Sur ce, le doyen du village se traîna vers le Prince et lui dit "Je sais de qui tu parles, étranger. Je t'y mènerai, à la condition unique que tu trouves la réponse de cette énigme : C'est mieux que Dieu. C'est pire que le Diable. Les pauvres en ont. Les riches en manquent. Si l'on en mange, l'on meurt. Que suis-je ?" Iskupitel réfléchit quelques instants puis, invoquant silencieusement son savoir divin, répondit "Rien. À présent, mène-moi à ton chef." Le doyen en fut stupéfait, et maugréant que jamais personne n'avait trouvé la réponse, le mena d'un pas lent vers son chef. Habitant la maison la plus pauvre de la cité, une sorte de cabane de bois au toit piteux et sans fenêtres, le chef était un roi. Une fois que le Prince se fut présenté au roi, ce dernier lui demanda d'où il provenait. "Je viens d'un village à l'ouest, à plusieurs mois d'ici. Vous ne devez pas le connaître." "Alors vous devez vivre en paix ; cela est bien." "Pourquoi vivez-vous dans cette hutte, vous qui êtes roi ? Nombreuses sont les habitations plus riches que la vôtre, pourtant". "C'est vrai, étranger. Mais quelqu'un qui se loge mieux que tous peut-il réellement être considéré comme le garant de la volonté du peuple ?" "Vous avez sûrement raison." Iskupitel sortit après accord du chef local, et se prit à visiter la cité, déambulant au hasard, ses pieds faiblement chaussés heurtant avec faiblesse et fatigue les pavés taillés qui formaient une chaussée. Arrivé au bord de la rivière, non loin d'une petite cabane juxtaposée à une roue qui tournait dans l'eau, il rencontra un pêcheur. Celui-ci pêchait, mais il ne semblait pas parvenir à ferrer une seule proie. "Sais-tu comment pêcher, pêcheur ?" "Non, répondit avec lassitude l'homme qui lui tournait le dos." "Veux-tu que je t'apprenne ? Dans mon village, j'attrape toujours de grosses proie facilement." "Vivez-vous de votre pêche, dans ton village, étranger ?" "C'est le cas." "Alors, je veux bien te laisser essayer." Iskupitel prit la canne à pêche et, s'asseyant dans l'herbe haute, ses pieds déchaussés (on pêchait toujours les pieds déchaussés dans son village) touchant presque l'eau claire du ruisseau. Il usait de tout son art de la pêche, comme il l'avait enseigné à ses suivants sur cette terre, comme ses parents le lui avaient enseigné sur sa terre natale, de l'autre côté de l'océan. Malgré tous ses efforts de patience, de calme et de précision dans la tenue de sa canne, aucun poisson ne mordit à l'hameçon. "As-tu déjà attrapé quelque chose ? demanda Iskupitel au pêcheur." "Jamais." "Alors, pourquoi t'obstines-tu ? Peut-être le reuisseau ne contient-il aucun poisson ?" "As-tu vu comme l'eau est claire, étranger ?" "Je l'ai vue." "Tu auras alors remarqué que nombreux sont les poissons qui nagent dans ce ruisseau." "C'est vrai. Alors pourquoi n'attrapes-tu jamais rien ?" "Cette cité était autrefois un village. Et, à cette époque, l'on vivait uniquement du poisson pêché dans ce cours d'eau. Nombreuses étaient nos techniques et nombreuses étaient nos prises ; nous vivions dans l'opulence nutritive. Mais, petit à pett, les générations de poissons s'étant suivies, nos prises devinrent moins grandes ; un jour, nous n'avions rien à manger et nous dûmes faire produire de la nourriture à la terre qui nous avait vus naître. De pêcheurs, nous sommes devenus agriculteurs. Il est une légende qui dit que Olof, gardien de la rivière, pouvait parler avec les poissons. Dans cette légende, les poissons ont dit aux humains qu'ils ne se feraient plus prendre au piège par les hameçons que les humains tentaient de leur jeter et qu'ils vivraient en paix. C'est ce qui s'est passé ici, étranger." Sans un mot, Iskupitel prit les mains du pêcheur et les serra pour le remercier. Puis, il se chaussa et alla retrouver le chef local, avec qui il eut un festin composé de viandes et de céréales. Il partit le lendemain, marchant toujours vers l'est, guidé par la lumière de l'astre diurne. Il n'avait avec lui que du fromage, offert par le roi de la cité qu'il venait de quitter. Après de nombreuses quintaintes de marche (Iskupitel avait instauré le principe de semaines de cinq jours sans nom dans son village), il se tourna vers le sud, suivant le vent au sommet d'un colline. Il trouva alors, au détour d'un bosquet touffu, une petite vallée où l'eau était claire, l'entrée unique et la plaine proche. Il grimpa au faîte d'un grand arbre et fit un tour d'horizon. Au loin, vers le sud encore, de la fumée s'échappait vers le ciel, symbole d'une présence civilisée. Iskupitel édifia, rapidement, un tas de pierres qu'il utilisa comme repère, là où il serait visible. Puis, il se rendit dans la cité qu'il avait repérée. L'architecture était comparable à celle de la première, mais, édifiée autour d'une colline, la plus haute maison était également la plus riche et était visiblement celle du roi local. Organisée en quartiers, la cité était séparée par quatre grandes routes, assez larges pour vingt hommes de front. Ces quatre axes se rejoignaient au sommet de la colline, centre de la cité, pour donner sur le palais royal. Iskupitel, arrivant du nord, se rendit directement à ce grand bâtiment, à grand pas. Avant de pouvoir l'atteindre, vingt grands sodlats soldats arrivèrent d'une rue parallèle quelconque et l'immobilisèrent par la menace de leurs lances acérées. Le cercle des gardes fut brisé, et un grand homme (encore plus grand que les autres) darda son regard dédaigneux sur l'arrivant. Ne parlant pas, il prit Iskupitel par le bras et le traîna, ne lui laissant pas le temps de se redresser, vers la maison du roi. À l'intérieur, le roi lui dit, le regardant à peine : "D'où viens-tu, étranger ?" "Je viens d'un village, quelque part au nord-ouest de cette cité." "Votre village doit être bien inutile, pour que je n'en ai pas entendu parler. Pourquoi es-tu ici, étranger ?" "Je souhaitais vous demander où mène le fleuve qui se trouve plus au nord." "À la mer, voyons. Ne sais-tu donc pas cela, étranger ?" "Je le sais, vous qui êtes roi de cette cité. Mais avez-vous une carte de ce fleuve et des villages par lesquels il passe ?" "Nous n'en avons aucune idée, car aucune utilité. Pars, à présent, étranger." "Toi qui te prends pour un roi, qu'es-tu pour Dieu ? Je suis envoyé par lui-même sur cette terre, pour donenr un lieu de vie à mes suivants. La mort ne peut m'affecter, alors qui es-tu pour dédaigner ainsi mes questions, alors que tu sais y répondre ?" Un peu effrayé, le roi local se leva de son trône de pierre et, le doigt pointé sur Iskupitel, hurla : "Toi ! ton aura ne peut me tromper ! Tu n'es pas envoyé par Dieu, mais pas le Diable ! Nul ne peut me tormper de la sorte !" "Tu te trompes. Regarde, ton peuple n'est pas satisfait de tes actions : tes gardes n'ont pas bougé une seconde lorsque j'aurais pu te tuer. Ils ont compris que je disais vrai, alors que tu ne faisais que mentir." "Tu dis faux, étranger. Empêchez-le de parler !" Malgré cet ordre, nul ne bougea, et Iskupitel put, avec délicatesse, prendre le roi et le jeter hors de sa maison, déclarant : "Nul ne s'asseoira sur ce siège s'il n'en est digne." S'ensuivirent une série de demandes populaires pour l'obtention du trône ; mais aucun ne méritait cette place. Alors, Iskupitel s'y assit lui-même. Et, devant l'absence de réaction, commanda à l'homme le plus proche de lui : "Va vers le nord-ouest, trouve une cité blanche où le roi vit dans une cahute et où coule un ruisseau où les poissons ne mordent à aucun hameçon. Puis, rends-toi vers l'ouest et trouve mon village. Tu leur diras 'Iskupitel m'a envoyé, suivez-moi comme il l'a demandé pour bâtir une cité', et il te suivront. Mène-les alors jusqu'ici ; c'est un ordre." Le jeune homme partit sur le champ, plein de loyauté envers un roi autoproclamé. "Ainsi, pensa Iskupitel, ce village ne répond qu'à l'autorité directe, et la confaince ne se perd pas puisqu'elle ne s'attribue pas. Voilà de bien curieuses façons de vivre."
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C) Chronologie des dirigeants tel-éribains :[/center]
- 1975-2019 : Iskupitel (Principauté)
- 1975-1961 : Messeich
1961-1987 : Läb
1987-1988 : Holov
1988-2000 : Belekh
2000-2004 : Offot
2004-2019 : Ferezh
2019-2019 : Khairi
2019-2019 : Begawar (Technocratie)
2019-2020 : Begawar (Démocratie)
2020-2021 : Khairi (Démocratie)
2021-2021 : Gray (Démocratie)
2021-2025 : Gray (Xénocratie)
2025-2026 : Mæj / Iskupitel (Xénocratie)
2026-en cours : Iskupitel (Cyrénanie)