Im Gsang va de Wella (Coorland - Empire)

Amaski

Message par Amaski »

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"Im Gsang va de Wella stod si stolz uf ihrum Stei alleinig, die ewiga Stat gnant Akanox.
Schwarz isch das Wassa, kalt iere Beruerig. Himle and Erda in einom geint."

(Poème de Mervan, 321 A.T)
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C'est dans un coin isolé de l'ile de Tae Wan que se trouvait un petit aérodrome abandonné. La région n'était plus habitée depuis que le Raksasa avait offert la mort à ses habitants. La ville au bord de laquelle se trouve l'aérodrome n'était qu'une cité fantôme, un vaste cimetière pour ceux qui ont été victimes de la haine et du fanatisme d'un monarque makaran fou en tout point. Un cimetière que les tarnois avaient laissés en paix, respectant ceux qui ont maintenant une existence meilleure. Les seuls habitants de la région sont un groupe de moines ayant établi leur lieu de vie dans un monastère située sur la colline voisine de l'aérodrome. A défaut de voir des avions décoller, c'étaient leurs prières et méditations qui allaient rejoindre les cieux.

Mais aujourd'hui fut un jour différent et il s'avérait qu'un avion était censé atterrir sur le tarmac mis à mal par les bombes raksas mais réparé tant bien que mal par les moines. Une petite délégation attendait désormais l'arrivé de l'invité venu du Coorland. Parmi les personnes qui attendaient se trouvaient avant tout des moines et parmi eux dans une soutane noir l'Archévêque d'Aghdapur qui avait eu la mission d'entamer les discussions avec les gens du Coorland. Le lieu s'imposait car il offrait la discrétion nécessaire à la bonne tenue. L’expérience montrait qu'accueillir des émissaires étrangers dans la capitale était toujours le début de bien de malheur. C'était donc loin des palais et de la chaleur de la péninsule, dans un air frais et entouré de l'herbe verdoyante, qu'on attendait ceux qu'on surnommait les «Nordeken», traduit par les nordiques, ceux qui apportent le froid avec eux dans une traduction plus poétique.
Nabuchodonosor

Message par Nabuchodonosor »

Venu tout droit du Coorland dans son jet privé, le ministre des affaires étrangères avait fait lui même le déplacement afin d'entamer le dialogue avec le représentant tarnois. La confiance n'avait pas fait le voyage avec lui, mais Domnall ne voulait pas regretter de n'avoir pas envisager la solution diplomatique avant que les relations entre les deux nations ne s'enveniment pour de bon.

La discrétion avait été choisie pour ce rendez vous, et le lieu n'avait rien à voir avec les aéroports internationnaux dans lesquels avait l'habitude de se poser le noble. Réparée tant bien que mal, la piste présentait encore de nombreux nids de poule, ce qui secoua l'appareil dans tous les sens au moment de l'atterissage. Domnall finissait tout juste de se convraincre qu'il était victime d'un attentat de la part des tarnois lorsque l'appareil s'immobilisa enfin.

C'est un ministre quelque peu décoiffé par les événements qui se présenta en bas de l'appareil et qui alla à la rencontre de l'Archevêque venu l'accueillir. Lui présentant la main en tant que gentleman bien élevé, il se présenta alors à lui.



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DmA : Je suis Domnall mac Ailpin, marquis de Crosebery et ministre des affaires étrangères du royaume du Coorland. Je parlerai aujourd'hui au nom de Sa Majesté le roi Kenneth II durant notre entretien.
Amaski

Message par Amaski »

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Le vieux évêque s'inclina légèrement devant le noble et lui offrit en guise de réponse les paroles suivantes.

« Votre Excellence, c'est un grand honneur de pouvoir vous accueillir. Nous vous demandons de nous excusez pour le choix du lieu de rencontre mais il nous semblait convenable de vous éviter les malheurs de devoir être accueilli dans la capitale. Permettez-moi maintenant de vous conduire auprès le porte-parole de Sa Majesté. Soyez assuré que les discussions auront lieu dans un endroit bien plus agréable pas loin d'ici. Entre temps je vous prie de me suivre. »

L’archevêque et les moines accompagnaient alors le marquis vers le bord de la piste ou on pouvait voir à une centaine de mètres une énorme yourte bleue. Au sommet de la yourte trônait un tigre doré, la gueule ouverte et les pattes ancrés sur le sommet de la tente mongole. Rapidement la délégation arriva à l'entrée de la yourte et l’archevêque invita le marquis d'y entrer.

« Votre Excellence, je vous abandonne donc ici. L'émissaire vous attend à l'intérieur pour pouvoir permettre d'entamer les discussions. »

On laissa le marquis entrer dans la tente. L'intérieur fut comblé de meubles, tapis et d'ornements. Le sol était couvert par des tapis épais représentant des scènes historiques comme des batailles et des moments de la monarchie. Les tapis brillaient par divers couleurs comme le rouge, le dorée, le vert, le bleu qui se mélangeaient dans une harmonie visuelle et symbolique. Au centre se trouvait une table basse sur laquelle étaient posées des récipients remplis de fruits et de pâtisseries. Il y avait aussi des carafes remplies de jus de fruits les plus divers ainsi que du hydromel. Au bord de la table étaient deux fauteuils visiblement confortables. Sur un d’eux siégeait l’homologue du marquis. Le marquis pouvait que être surpris de voir le Kansteltan tarnois assis dans la fauteuil. Mais quelque chose semblait étrange chez le souverain. Son regard était moins dur et ses cheveux noirs coupés courts. Mais ce pouvait qu'être lui avec ce visage et corps que tant de gens accusait d'être la source du Mal incarné. Ou pas ?

Le prince sourit quand il vit le regard surpris du marquis. Le sourire était différent, plus léger et insouciant, un sourire qu'on ne pouvait pas voir sur les lèvres d'un homme forcé par le Destin de gouverner. C'est alors que le marquis reçu la solution à l'énigme.

« Soyez sans crainte, je ne suis pas le Kansteltan. Comme vous pouvez voir je suis homoiousios au Kansteltan. En tant que chrétien lettré je n'ai pas besoin de vous expliquer le jeu de mot. Chez nous on dit plutôt : être l'autre face de la monnaie. Mais asseyez-vous mon vénérable ami. Je pense que ce climat doit vous horrifier ? Pour ma part j'avoue préférer la douceur de Namikon au froid et la dureté du Tae Wan. On voit bien qu'on est aux limites de l'Empire, au Mur d'Oroskon comme nous aimons appelons l'ile de Tae Wan. »

Tendant la main vers une des carafes, le prince dit.

«  Que puisse vous servir ? Désolé mais nous n'avons pas de serviteurs. Vous serez donc contraint de subir mon service. Je vous conseille de goûter le hydromel, une boisson qui mérite toute mes félicitations mais bon, c'est bien le seul alcool que nous avons dans la péninsule donc il reste incomparable. Après le jus de Zerdan est aussi très bon, un peu épicé mais ceci est une question de goût. Sinon, racontez-moi, comment se porte votre roi ?»
Nabuchodonosor

Message par Nabuchodonosor »

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Faire accueillir le ministre par une délégation monacale, alors que la question religieuse était le fond du conflit diplomatique opposant le royaume à l'empire, était assez habile. Mais rien qui ne vienne à bout jusque là de la méfiance affichée par le marquis, bien que ce dernier sache se montrer poli et respectueux en toute occasion avec l'homme de foi qui lui servait de guide.

Malgré le luxe présent sous la yourte dans laquelle on le faisait pénétrer, c'est l'homme assis au centre qui attira le regard du ministre celte. Il avait cru comprendre qu'il rencontrerait le porte parole de l'empereur, et non l'empereur lui même. Son incompréhension sembla amuser son hôte qui finalement lui confirma qu'il ne rencontrerait pas le Kansteltan en personne et qui, à défaut de lui donner son nom, lui laissa sous-entendre le lien qui l'unissait à l'empereur Arkos IV.

Acceptant l'invitation, Domnall s'avança afin de prendre place sur le siège en face de son interlocuteur.


DmA : Le climat au Coorland est relativement rude, ce qui forge le caractère celte. Je ne ressens donc aucun déplaisir à me trouver ici à Tae Wan. Je vais suivre votre conseil et goûter à l'hydromel. Sachez que le royaume du Coorland peut sans aucun problème remédier à la qualité des alcools présents sur l'île de Tae Wan puisque nous pouvons nous prévaloir de distiller le meilleur alcool au monde. Mais pardonnez moi je m'égare, j'ai le réflexe de promouvoir nos alcools lors de mes sommets diplomatiques, mais nous ne sommes pas là pour régler ce problème.

Sachez que Sa Majesté le roi Kenneth II se porte à merveille si ce n'est qu'il est assez désappointé par les rapports qu'il reçoit sur vos activités à travers le monde, ce qui nous amène aujourd'hui à nous rencontrer.
Amaski

Message par Amaski »

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Basile, tel était le nom du jumeau du Kansteltan, fut satisfait de voir son invité prendre ses aises. Désireux d'accomplir ses devoirs de hôte, il remplit une coupe avec du hydromel et l'offrit au marquis. Quand celle-ci prit la coupe, il se remit en place dans le fauteuil avant de se servir soi-même une coupe du hydromel, un alcool à base de miel comme sous-entendait son nom. Il ne but pas immédiatement préférant répondre à son homologue avant.

« Au sujet de l'alcool, votre offre est généreuse mais nous n'avons pas la culture de l'alcool, aussi peu que celle de la viande. Nous en consommons de ces deux biens avec une extrême parcimonie pour des raisons qui font d'avantage parti de notre tradition que d'un choix sanitaire. Notre culture considère les animaux comme nos égaux. Ceci peut paraître étrange mais nous avons un rapport plus « sauvage » avec la nature et pour l'alcool, nous nous méfions de ses effets. Les humains peinent déjà assez à modérer leurs instincts, à quoi bon en compliquer la tâche ? Mais n'en voyez aucune offense, c'est notre culture et la culture est ce qu'elle est : d'avantage une affaire de cœur que d'esprit. Nous admirons votre culture d'alcool pour la qualité technique et sa complexité. »

Venant aux références sur le climat et le caractère, Basile ajouta.

« Oui, j'ai entendu parler que les nordiques sont plus durs. Ceci en a des qualités comme des défauts. Ceci va de même pour nous les australiens*. Nous sommes des caractère plus doux et calmes avec tous les bienfaits et méfaits qui vont avec. Le climat de Namikon est très doux et les thermes à eau chaude ne sont certainement pas là pour nous rendre plus dur mais que veux-t-on, ne sommes-nous pas tous victimes de notre culture et notre climat ? Certes, ceci n'excuse pas tout, mais l'homme est à la base un être qui est le fruit de son environnement avant de pouvoir développer ce que nous nommons la liberté. Je suis convaincu que la liberté n'est finalement que le don de Dieu, la foi un outil pour rendre à l'homme un bout de liberté dans un monde qui le domine. Qu'en pensez-vous de ceci ? Trouvez vous aussi que c'est la foi qui nous rend finalement libre, libre de choisir sans être influencé par ce monde ? »

Après cette courte réflexion théologique, Basile vint au cœur du sujet et de la rencontre.

« Je suis heureux que le bon roi Kenneth se porte bien. Il faut au monde d'avantage de souverains sages car sachez qu'au détriment de toutes les tensions qui peuvent subsister, le respect pour les hommes de grande valeur ne saurait en être diminué de notre part.

Nous en avons bien évidemment entendu parler de certaines inquiétudes de la part du bon roi Kenneth. Soyez assurés que notre volonté est bien évidemment de mettre fin à tous les malentendus entre nos pays. Il est toujours dur de discuter quand deux civilisations se trouvent dotés d'une histoire et culture totalement différente mais nous avons confiance que le dialogue saura primer et se montrer vainqueur aujourd'hui. Vous pouvez donc compter avec mon entière attention pour écouter ce que préoccupe le bon roi Kenneth. »

*australiens, rien a voir avec la nationalité. Ca vient du mot austral (Sud) donc les australiens sont ceux qui vivent au Sud.
Nabuchodonosor

Message par Nabuchodonosor »

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Le marquis de Crosebery préfera ne pas développer d'avantage son propos sur les questions gastronomiques ou théologiques. Non pas qu'il lui déplaisait de débattre avec son homologue ou que ces sujets lui déplaisaient, bien au contraire il aurait pu en parler pendant des heures. Mais derrière la politesse affichée par les deux hommes, ce sommet avait un but précis : celui de mettre sur la table les différents griefs qui opposaient les deux nations. Aussi le ministre celte s'appliqua à exposer exhaustivement ces griefs en s'efforçant de ne pas sembler injurieux vis à vis de son interlocuteur.

DmA : Non seulement Sa Majesté le roi est préoccupé par les événements en cours et à venir, mais il vous porte également rancoeur vis à vis de certains actes passés. Je diviserais mon propos en trois points principaux afin de faciliter l'exposé.

Premièrement, le royaume du Coorland n'a pas pardonné les insultes et les menaces proférées à l'encontre de la Sainte Alliance par l'empereur tarnois en plusieurs occasions, mais plus particulièrement suite à l'affaire du Rodehaven. Il nous est en effet inacceptable qu'une nation menace de rétablir la persecution vis à vis des populations chrétiennes pour nous forcer la main en ce qui concerne notre politique extérieure. Il était dans notre droit de ne pas nous impliquer dans les affaires vicaskaranes, et la Sainte Alliance n'avait pas à subir la menace de voir les populations chrétiennes martyrisés en conséquence de ses décisions. De ce fait, il nous est également difficile d'accepter aujourd'hui que votre empereur se revendique chrétien, alors qu'il parlait de mettre fin à la protection des chrétiens de son peuple quelques mois avant.

Secondement, il y a l'affaire d'Urba et il nous est inutile ici de rappeler le symbole que représente cette terre pour les nations et les peuples catholiques. L'empire tarnois s'est accordé un droit sur la terre et le peuple d'Urba sans aucune légitimité. Sa Majesté le roi Kenneth, au même titre que la communauté internationale, insiste pour que l'empereur tarnois cède sur ses prétentions et laisse la province d'Urba aux urbains. Le concordat proposé par l'empereur est encore un exemple flagrant que l'empereur a toujours des vues sur les terres d'Urba et qu'il tente de s'en accaparer par tous les moyens possibles.

Le troisième point concerne donc les inquiétudes liées au concordat proposé au Saint Siège. L'empereur qui se revendique aujourd'hui chrétien tente d'avoir les bénédictions de Sa Sainteté le Pape lorsque cela l'arrange, et tente de museler ce dernier lorsque cela est dans ses interets. Se convertir au catholicisme ce n'est pas choisir un menu où l'on peut commander ce qui nous fait envie et rejeter le reste. Le manque évident de sincérité et d'humilité qui transpire de ce concordat nous laisse craindre, comme je vous le disais, que le seul objectif est de tenter un autre chemin pour s'approprier les territoires d'Urba.
Amaski

Message par Amaski »

Le prince écouta avec attention le marquis. Il attendit quelques instants avant de lui répondre à ses questions et aux griefs du roi Kenneth. La réponse allait se dévoiler conséquente digne des orateurs tarnois tant craint que par les diplomates du monde.

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« Je vous remercie pour votre clarté. Il s'avère qu'il est rare de voir un homologue capable de rapidement résumer les griefs. Avec d'autres peuples nous sommes toujours forcer de creuser pendant des heures. Permettez-moi néanmoins de vous répondre en quelques phrases.

Aucune missive diplomatique officielle adressé à des membres de la Sainte Alliance ou des déclarations publiques ont insultés la Sainte Alliance dans le sens qu'on le comprend classiquement. Que des fonctionnaires puissent en privé ou avec d'autres partenaires exprimer leur frustration vis-à-vis de la Sainte Alliance est une chose peu admirable mais humain. Mais en aucun moment la Sainte Alliance a été directement insulté ou nous n'en avons pas eu vent. L'Empire réfute donc l'accusation de vous avoir insulter. La diplomatie impériale tend de défendre les intérêts de l'Empire sans tomber dans les insultes gratuites et la propagande.

Également en aucun moment il a été mentionné par la Couronne de rétablir les persécutions. Il a été mention de révoquer l'Edit de Tolérance ce qui s'aurait traduit par une perte de privilèges pour les chrétiens. Mais en aucun moment une persécution pouvait en découler. Les chrétiens restent des citoyens soumis à la justice et la protection impériale. Leur pratique religieuse aurait été restreinte au minimum mais jamais ils auraient subis la violence étatique avec comme raison leur religion. Donc oui, l'Empire a menacé de révoquer l'Edit de Tolérance mais jamais il a fait mention d'établir des persécutions. Bien évidemment je vous laisse le soin de nous apporter les preuves du contraire et de constater que nos dires sont véridiques.

L'affaire concernant le Roderhaven est regrettable mais avait une bonne intention : forcer à combattre l'invasion ranekikienne. Mais l'Etat tarnois reconnaît d'avoir mal agit en ayant une bonne intention. Ce fut une erreur d'avoir voulu forcer la main à la Sainte Alliance dans cette affaire et une telle chose ne serait pas refaite si des mêmes conditions seraient établies. Nous sommes donc sur ce point moral d'accord avec vous. Nous pouvons vous assurer nos regrets dans cette triste affaire. Nous avons, aveuglés par la volonté de mettre fin à la guerre, negligés les bonnes manières et savons que la Sainte Alliance a été lésé moralement. Nous pouvons que lui apporter nos sincères regrets de l'affaire qui a eu lieu. Même les états sont que le fruit de l'action humaine et les humains sont sujets à l'erreur.

Concernant l'affaire d'Urba, je vous prie de montrer les documents qui prouvent que l'Empire tarnois dirigé par le Kansteltan Arkos IV a revendiqué officiellement les terres urbaines comme faisant intégralement parti de l'Empire tarnois. Le Kansteltan n'a jamais énoncé des prétentions sur les territoires urbains. Pire, l'Urba Ouest était depuis longtemps indépendant quand l'Emprie a été rétablie. Je vous rappel que le Kansteltatum d'Urba et l'Empire étaient deux états séparés. Mais nous avouons d'avoir commis une erreur en n'intervenant pas contre l'Usurpation à temps. Mais malheureusement nous étions attaqués sur tellement de fronts, que nous n'avions pas l'énergie pour une intervention à Urba.

Les territoires urbains ne sont donc pas en main de l'Empereur excepté l'enclave à Urba. La partie de la ville d'Urba que protège l'Empereur devra prochainement rejoindre la nation urbaine à venir. Nous vous conseillons de prendre note de notre déclaration à l'AdE sur ce sujet. Entre temps l'Empereur tend de préserver la paix dans ces terres jusqu'à ce que la nation soit enfin fondée. Une fois la nation en place, l'enclave passera automatiquement en sa main.

Je vous rappel que cette enclave a été acquise de la République Populaire à fin de permettre le retour du Pape, chose devenue impossible depuis les crises systématiques. Entre temps cette enclave a permis d'accueillir les intellectuels et personnes voulant fuir le communisme. Donc oui, nous n'avons pas agis contre l’Usurpation comme nous aurions du mais en ce qui concerne l'enclave nous n'avons rien à rougit. Elle a été pendant ces derniers mois un refuge pour les persécutés du communisme, une oasis de paix dans un pays en guerre.

Le Kansteltan ne maintien et n'a jamais eu des prétentions territoriaux en Urba. L'Empire condamne clairement l’Usurpation. Également l'enclave urbaine ne restera pas longtemps en main de l'Empire. Le délai dépend de la vitesse avec laquelle l'AdE saura mettre sur pied un pays urbain uni. Ceci fait, notre intervention prendra fin et l'Urba sera à nouveau une nation unie. L'Empire n'a donc pas le projet de prolonger sa présence au-delà du stricte nécessaire. C'est maintenant à l'AdE de prendre les actions. Nous sommes prêts à plier bagage. J'espère que ceci saura vous rassurer dans nos sincères intentions de permettre une solution heureuse de la crise d'Urba.

Concernant l'accusation que le concordat devrait servir à mettre la main basse sur l'Urba Ouest, nous pouvons que réfuter une telle théorie. La réunion dans une même province des évêchés astarans et d'Urba Ouest n'a aucune conséquence sur la hiérarchie dans l’Église. Tous les évêques sont directement reliés au Pape, ceci est la constitution de l’Église catholique. Le fait de réunir des évêchés dans une même province a comme seule conséquence que les synodes régionaux se feront ensembles et pas chacun de son côté. L’Archevêque d'Aghdapur qui a insisté sur cette demande est convaincu que réunir les évêchés almérans, car l'Astara est une ile almérane au détriment des théories racistes, assurera de renforcer la mission chrétienne en Astara et le débat théologique. Vous n'ignorez pas que l’Archevêque d'Aghdapur a des forts liens avec les évêques de l'Urba occidentale. L’Archevêque désire donc construire un pont fort entre le continent et les iles tarnoises. Nous pouvons comprendre votre méfiance mais une simple consultation des documents sur l'administration de l’Église vous confirmera que la réunion dans une même province n'a aucun effet sur les relations de pouvoir. Les évêques sont tous égaux entre eux et soumis au Pape et seulement lui. C'est la base même de la structure ecclésiastique. Nous comprenons votre peur de devenir victime du „renard tarnois“ mais nous pouvons vous assurer, sur notre honneur et celui de l'Empire, qu'il n'y a aucun piège. Si vous ne devriez pas nous croire, vous pourrez consulter les documents sur la structure de l’Église qui vous confirmeront nos dires.

Donc nous vous répondons à votre question : non, le Kansteltan ne tient aucune prétention sur les territoires urbains et l'enclave passera à la future république urbaine des que l'AdE a tout mit en place de manière automatique. Pour le concordat, il n'a en aucun instant l'ambition de mettre main sur les évêchés d'Ouest. Nous espérons que ceci saura rassurer le bon roi Kenneth.

Au sujet du reste du concordat, nous comprenons vos peurs mais vous devez comprendre que ce texte n'est pas un simple bout de papier. Il est une révolution sociale qui va faire revenir l'Empire mille ans en arrière. Mille ans de foi, de théologie et de convictions vont être renié pour revenir à la source. Ce n'est pas un accord de commerce qui va être signé, c'est un monde qui va radicalement changer. Un empire de quatre cent millions habitants va en quelques semaines connaitre une révolution théologique sans précedent. Ce papier a plus de puissance que dix bombes atomiques. Et donc chaque mots doit être pesé.

Le concordat doit donc prémunir l'Empire de tous les problèmes que pourrait se poser entre la Couronne et le Pape. Vous devriez en tant que nordique savoir que les relations entre les empereurs et les papes ont toujours été sources de problèmes. Le concordat veut prévenir et éviter des crises qui pourraient éclater dans cinquante, cent ou mille ans.

La demande de pouvoir filtrer les candidats aux évêchés n'est pas fait par ambition mais par nécessité de survie. Croyez-vous que l'Empire peut se permettre d'avoir un libéral en tant qu'évêque d'une ville majeure? Un ennemi juré de l'Empereur? Nous ne désirons pas empêcher le Pape de nommer librement les évêques mais nous demandons de pouvoir parmi les candidats extraire les élements dangereux. L'Empire vit la Restauration avec beaucoup de prudence. Nous n'avons pas droit à l'erreur. Nous savons que le Pape comprend ceci et rien empêchera d'éliminer le mécanisme des que la situation sera plus stable.

Le concordat assure l'unité dogmatique entre le Pape et l'Empire. Néanmoins les aspects disciplinaires, je vous rappel que seul les questions dogmatiques sont soumises à l'infaillibilité au contraire de ce que certains prétendent, doivent pour le moment jouir d'une certaine flexibilité. Sachez que les aspects disciplinaires en tant que questions non-vitales peuvent sans aucun soucis être réformés si nécessaire voir avoir des dispenses. Donc au sujet de la dispense des moeurs matrimoniaux, question purement disciplinaire, le concordat doit pour le moment permettre de continuer la tradition matrimoniale impériale qui prévoit la présence de deux épouses voir trois dans des cas d'exception. Ceci est une question de tradition et de stabilité du pouvoir qui dépasse le cadre religieux. Nous comprenons que ceci peut vous sembler étrange mais nous nous trouvons plus dans la foi mais dans la réalité dure et froide de la politique impériale. Un affaiblissement à ce niveau aurait des conséquences graves sur la stabilité impériale et sur long terme créerait d'avantage de pêché que pourrait supposer cette question disciplinaire.

La polygamie n'est en soi pas un pêché, l'infidélité oui mais pas le fait d'avoir plusieurs épouses. Moises et Abraham, les pères fondateurs du judaïsme et du christianisme étaient polygames. Pourquoi? Car c'était les mœurs de l'époque. Ceci, j'espère, vous dévoilera le caractère purement disciplinaire de la question des mœurs matrimoniaux. Un homme à deux épouses devient pêcheur seulement s'il couche avec une femme avec laquelle il n'est pas marié. Voila le vrai pêché car il rompe le lien le plus sacré qui existe : celui de la fidélité dans un couple. Je vous rappelle que Saint Augustin avait une amante ainsi que la plus part des rois almérans. Je crains d'avantage pour le salut de leurs âmes que celui du monarque qui non par choix mais par obligation politique épouse deux femmes en restant fidèles aux deux.

Mais rien empêche sur long terme d'envisager l'abandon de cette pratique. Ceci prendra néanmoins du temps mais viendra un jour certainement. Comme dit, le concordat n'est pas taillé dans la pierre, il connaîtra des modifications surtout quand la situation deviendra plus stable dans l'Empire en faveur de l'Eglise.

Comme vous pouvez voir, chaque point du concordat répond à un problème sérieux. Le but est d'éviter des futures crises. Oui, il est nécessaire de faire des aménagements mais ils sont nécessaires pour le bien de tous. La foi est une chose qui comprend la passion du coeur et le soutien de l'esprit. On ne peut croire uniquement par le coeur ou uniquement par l'esprit. Il faut les deux. Il faut la passion en Dieu mais aussi avoir l'esprit vif. A force de faire que parler le coeur on finit par faire la perte des hommes. A force d'user que l'esprit, on finit par perdre le chemin vers Dieu. Le concordat répond donc par le coeur via l'unité dogmatique, les bases pour un empire catholique à venir mais aussi par l'esprit en luttant contre les problèmes à venir aussi terrestres puissent-ils être. Je suis convaincu que vous saurez comprendre ceci en tant que homme de grande sagesse et avec une excellente éducation dans la théologie chrétienne.

J'espère que j'ai pu vous répondre. Certes, pas en tout instant ma réponse a du vous plaire mais sachez qu'elle est sincère et que j'ai l'espoir qu'elle saura nous permettre maintenant de mieux nous comprendre. Probablement que nous avons encore des différents mais je serais enchanté de les discuter avec vous pour pouvoir nous rapprocher encore d'avantage et commencer à saisir nos positions respectifs. C'est par le dialogue que nous pourrons ériger un pont entre nos deux cultures. »
Nabuchodonosor

Message par Nabuchodonosor »

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Alors que le frère jumeau de l'empereur prenait la parole, Domnall prenait des notes afin de ne rien oublier lors de sa réponse. De même, juste avant de répondre, il essaya de mettre un peu d'ordres dans les quelques documents qu'il avait avec lui afin que ces citations soient les plus exactes possibles.

DmA : Il n’est pas ici nécessaire de jouer sur les mots et en aucun cas je ne puis reconnaître que vos dires sont véridiques en ce qui concerne les menaces de persécutions que vous avez proférés à l’encontre des chrétiens de votre nation. Certes vous n’avez jamais dit que violence leur serait faite, mais mettre fin à la tolérance vis-à-vis d’une minorité religieuse revient bien à lui infliger de mauvais traitements en raison de leur appartenance religieuse. Les chrétiens de votre nation l’auraient vécu comme une violence, peut être pas physique, mais violence tout de même de se voir ainsi interdire. Et nous savons très bien que l’intolérance d’état vis-à-vis des libertés religieuses mène bien vite aux pires extrémités. Abolir un Edit de tolérance équivaut à un retour vers un état d’intolérance, et donc de violence.

Dois-je également vous rappeler qu’il y a tout juste quelques mois, l’empire tarnois publiait l'article suivant : « L’Édit de Tolérance est officiellement révoqué. L'accès à l'Empire est par conséquent interdit aux missionnaires catholiques et ceux présent seront renvoyés. L'ouverture et l'entretien d'églises et séminaires entretenus par des financement étrangers proscrits. L'autorité du Pape dans l'Empire est aussi renié et son pouvoir spirituel point reconnu dans les terres de l'Empire. Les évêques nommés par le Pape sont démis de leurs fonctions et les monastères jésuites dissous et leurs biens confisqués. Les chrétiens protestants et orthodoxes auront en plus formelle interdiction de vivre et pratiquer le culte sous menace d'amende financières et impôts supplémentaires sur leurs revenus. Seul le christianisme catholique sera intégré dans l'Empire. » Comment croire aujourd’hui à un virage si brutal et la conversion honnête de votre empereur au catholicisme ?

Pour l’affaire d’Urba, vous avouez vous-même que la partie ouest de la ville d’Urba est sous autorité de l’empereur tarnois, signifiant par là que nos accusations sont fondées. De quel droit votre empereur se permet-il de se comporter à Urba ouest (la ville) comme s’il était chez lui et de se poser en justicier ? Les troupes de l’Assemblée des Etats sont présentes à Urba, si votre volonté était réellement de rendre la ville, vous l’auriez déjà fait. Pourquoi attendre, alors que ce peuple que vous dites protéger des persécutions communistes réclame de lui-même votre départ ? Vous vous imposez à lui, il n'y à pas là matière à se poser en bienfaiteur.

Enfin l’argument visant à faire croire que l’Urba-ouest (la province) n’était pas sous contrôle de l’empire urbain mais du Kansteltatum est une vaste blague. L’empereur tarnois y a simplement placé son vassal, mais cela ne revient pas à dire que l’empire n’avait aucune emprise sur le territoire de l’ouest. En effet vous nous aviez vous-même transmis à la Sainte Alliance la phrase suivante : « Nous nous permettons de vous rappeler en passant que l'oncle de Sa Majesté ne semble point se porter au mieux et que la loi de succession favorise Sa Majesté. » L’empereur tarnois se revendique comme l’héritier de la province ouest d’Urba, confirmant donc ses prétentions territoriales. Rien que le fait que votre empereur considère avoir un droit de succession sur l’Urba est inacceptable. Et surtout, comment alors justifiez vous cet article provenant de l’Edit sur la Foi Unique et Multiple : « L’empereur, en possession de la rive occidentale de la ville d'Urba, assurera le transfert de la colline du Vatican à l'évêque d'Ademtown, connu aussi comme le Pape, à fin d'assurer le retour de la papauté dont l'autorité sera complète sur la colline du Vatican. Ce retour sera garantit après négociation d'accord préalable. Les territoires urbains qui seront hérités dans l'avenir par la loi de la succession impériale seront divisé en deux parts. L'ile de Syracuse sera réformé en Duché de Syracuse est offert au meilleur parmi les alliés, les territoires restants seront soit offerts à l'Association des États si l'Empire tarnois devrait être membre à ce moment soit à l'Empire du Schlessien ou à l’Église impériale en tant que domaine ecclésiastique si les deux précédents solutions devraient être exclues. » ? Il y a clairement là une prétention territoriale qui dépasse la simple rive ouest de la capitale, et si votre empereur s’estime en droit de partager les territoires de la province ouest d’Urba, c’est qu’il estime que ces même territoires lui appartiennent. Pour résumer : les prétentions territoriales de l'empire existent bel et bien en ce qui concerne l'Urba ouest.

Et vos arguments visant à nous rassurer sur vos intentions concernant le concordat sont tout aussi inefficaces. Ce concordat n’est en rien une tentative de définir la future coexistence entre l’empire et le Saint Siège, sinon pourquoi évoquer si souvent les territoires d’Urba alors que ces derniers ne sont même pas intégrés à l’empire ? Tout simplement parce que votre papier n’a qu’un objectif : vous approprier les territoires d’Urba. Pourquoi soudainement les provinces urbaines auraient besoin d’être rattachées à la province d’Astara ? Pourquoi ne pas proposer l’inverse par exemple ? Pourquoi insister si souvent afin que d’une part Friedrich ne soit plus reconnu en tant qu’empereur urbain et d’autre part l’empereur tarnois soit reconnu comme équivalent à l’empereur urbain ? Car il est très clair que la proposition « Il reconnaît aussi le Kansteltan comme équivalant à l'Empereur urbain dans son prestige et son pouvoir. » équivaut à reconnaître une légitimité à l'empereur tarnois sur les provinces urbaines. A aucun moment ce concordat ne vise à assurer l’unité dogmatique entre l’empire tarnois et le Saint Siège.

Si vous le permettez, je met de côté le débat sur les autres thèmes comme la polygamie ou la nomination des évêques sur lesquels, là encore, je ne partage en rien vos opinions. Mais tant que nous n’aurons pas réglé les questions précédentes, les relations entre nos deux nations ne pourront s’améliorer, et il serait donc vain de nous épuiser à débattre de sujets supplémentaires. Néanmoins, je vous propose d’y revenir par la suite si nous parvenons à avancer sur le fond du problème.
Amaski

Message par Amaski »

Basile écoutait le marquis et avait a certains moments envie de le virer de la tente à coups de pieds mais il s'empêcha de réaliser cette pensée. Il avait l'intention de garder son calme et se montrer civilisé avec un homme qui était aussi rude que prétendait les rumeurs sur les nordiques. Il ne put pas croire ses oreilles quand il entendait certaines prétentions du marquis. Quand celui-ci imaginait que l'equitas imperatori était un plan pour prendre l'Urba Ouest, Basile crut entendre les déclarations d'un homme atteint de paranoïa aigu. L'insistance sur la persécution imaginée, fit penser à Basile que cet homme ne savait peut être même pas ce que signifiait le mot persécution. Mais il devait être parfaitement calme. Décidément, plus il lui donnait d'explication, plus le marquis était convaincu d'une conspiration judeo-maconique de la part de l'Empire. Basile tentait donc des réponses plus courtes et beaucoup plus ciblées dans l'espoir de couper court aux affabulations et entamer de trouver des compromis.

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« Excellence, je ne vais pas me répéter trente fois et je vais donc maintenant devenir un peu plus claire.

Concernant la révocation de l'Edit de Tolérance, vous venez de nous citer plusieurs passages et aucun d'eux déclare la mise en place d'une persécution contre les chrétiens. Comme vous l'avez vous-même montré par vos citations, le pire qu'arrive aux chrétiens est une amende pécuniaire. Si ceci est une violence, alors j'espère que le monde devienne un monde remplie de cette violence. Quand nous parlons de persécutions, nous parlons de meurtres, d'assassinats et viols et non d'amendes d'argent. Certes, c'est une discrimination mais en aucune cas une persécution. Votre accusation ne tient donc pas. Je ne vous demande pas d'excuses car je n'ai pas l'intention de vous humilier, croyant encore que nous pouvons trouver une entente. Mais je vous demande de ne pas confondre discrimination et persécution. Ce sont deux choses différentes.

Pour la conversion au catholicisme, c'est un choix qui a été fait. Le déni du christianisme n'était plus possible et la Révocation de l’Édit a montré d'avantage que l'Empire n'avait qu'un avenir en revenant à ses racines. Après, si l'Empereur a eu des motifs personnels, ce n'est pas à moi de vous le dire. Nous savons que la révocation de l'Edit était une mesure qu'il n'a jamais aimé prendre mais inévitable car on ne peut pas menacer sans réaliser les menaces. Après, on est aujourd'hui d'accord de dire que la tentative de faire pression sur la SA fut une erreur. Pour la révocation de l'Edit, elle s'inscrit dans ce problème.

Pour la ville d'Urba, nous attendons pour la simple raison de ne pas vouloir laisser l'ordre social s'écrouler. Nous désirons un passage doux d'un pouvoir à l'autre. Mais si vous tenez tant à ces quartiers, je pense que le Kansteltan sera heureux de rapatrier les policiers et soldats. On s'en aura débarrassé d'un bon poids. Donc si vous acceptez de porter la responsabilité pour ce qui adviendra, les troupes et policiers quitteront la ville dans les heures à venir. Mais gardez-vous bien après de vouloir nous tenir responsable si le chaos éclate.

Maintenant pour le sort d'Urba Ouest, ce que vous citez sont les dispositions prévues selon le cadre légal. Néanmoins comme vous devriez savoir, l’Usurpation a coupé court à ceci car à la place de respecter la succession impériale, le Kansteltan d'Urba Ouest a décidé de prendre comme héritier son fils. A partir de là s'est déclenché l’Usurpation que vous connaissez si bien. Après, si les dispositions prévues furent les meilleures, c'est discutable mais à l'époque ca semblait la meilleure solution en vue du chaos qui régnait dans la région et l'incapacité affichée de l'AdE à cette époque de prendre correctement en main l'affaire. On a imaginé plusieurs scénarios comme résoudre le problème mais tout ça a été mit par dessus bord par la prise de pouvoir d'Erkan.

Pour l'histoire de la province, on peut tout à fait rattacher les évêchés d'Astara à la province urbaine. Je suis persuadé que l'Archévêque d'Aghdapur sera plus qu'enchanté. C'est une excellente proposition que nous allons lui dire une fois notre rencontre terminée. Donc oui, partons pour intégrer l'Astara dans la province urbaine.

Pour l'equitas imperatorum, je crains que vous n'en soyez pas très bien informés. On parle d'une égalité hiérarchique. L'Empereur est le roi des rois donc les rois sont les vassaux de l'Empereur. Le Kansteltan a bien évidemment pas la moindre intention de plier le genou face au roi germanique et exige donc d'être sur le même pied d'égalité en terme de la hiérarchie terrestre. Pour les pouvoirs, les pouvoirs sont les droits qu'a un noble sur ses vassaux. Rien d'autre, pour les prétentions territoriaux on parle de prétentions territoriaux. Même prestige veut dire si on traduit : le même rang dans les cérémonies et quand on parle de même pouvoir, on parle du droit d'avoir des rois comme vassaux et aussi les autres pouvoirs qui vont avec la fonction.

Pour l'unité dogmatique c'est l'article 7 du concordat. »
Nabuchodonosor

Message par Nabuchodonosor »

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Pour le moment, les deux hommes semblaient partis pour un dialogue de sourds, mais avec tout de même l'envie d'essayer de s'exposer clairement leur point de vue. Domnall n'était pas plus convaincu par la défense de son homologue que ce dernier n'avait paru convaincu par ses accusations. Tous les points ne sauraient trouver un compromis, il fallait donc cibler sur les points les plus importants à éclaircir afin que les relations entre les deux nations puissent s'arranger tout de même, à défaut d'en ressortir bons amis.

DmA : Comme vous le dites, la Révocation de l’Edit entre dans le cadre des menaces faites à la Sainte Alliance pour lesquelles vous avez déjà reconnu votre erreur, il n’est donc pas primordial de continuer sur ce sujet. Je précise tout de même que le royaume du Coorland ne vous accuse pas d’avoir mis en place la persécution des chrétiens tarnois mais d’en avoir fait peser la menace. Et quoi que vous en pensiez, cette menace était bien réelle pour nous qui avons reçu votre lettre.

En effet un Edit de Tolérance est, au Coorland, l’engagement d’un gouvernement ou d’un chef d'État selon lequel les membres d'une religion donnée ne seront pas ou plus persécutés pour leur engagement dans la pratique et les traditions rattachés à cette religion. Souvent cet Edit vient mettre fin à des persécutions ou des violences existantes. Ainsi, menacer de révoquer un tel Edit revient à menacer de revenir à la situation antérieure, à savoir une situation de persécution ou de violence. Il me semble que ce raisonnement soit logique. Sans aller jusqu’à soutenir que les chrétiens étaient persécutés à l’époque, il y avait pourtant bien des violences envers la communauté chrétienne du fait de son appartenance religieuse.

Mais, puisque chacun doit mettre un peu d’eau dans son vin, peut être devrions nous considérer sur ce point qu’il n’y a qu’un simple malentendu sur les termes de « persecution » ou « edit de tolérance » que nous employons avec des définitions différentes. En effet, un même terme peut avoir une définition sensiblement différente d’une culture à l’autre.

Pour en revenir à l’affaire d’Urba qui est, ne nous le cachons pas, l’épine planté dans le pied des relations tarno-coors, nous souhaitons effectivement que le Kansteltan rapatrie ses hommes et laisse l’AdE en charge d’assurer la passation de pouvoir. Nous vous tenons pour responsables, avec le Valacida, du chaos régnant actuellement à Urba, il est évident qu’une fois retiré complètement nous ne pourrions plus vous en tenir rigueur.

Cependant, la proposition de rattacher les provinces de l’Astara à celles d’Urba était lancée en l’air car je ne suis pas diplomate du Saint Siège. Je voulais par là souligner que ce sur ce point également votre fixation sur les provinces d’Urba inquiète au plus haut point. Pourquoi vouloir ce rattachement précisément avec les provinces d’Urba, et non pas avec celles du Valacida par exemple, ou de l’urba est ? Il nous semble que cela est une manière détournée de vous rattacher les provinces d’Urba, si vous ne le pouvez pas à l’empire alors au moins à l’église impériale ce qui permettrait aux tarnois de pouvoir s’ingérer encore dans les affaires urbaines. Urba ne devrait pas être mêlée aux discussions entre le Tarnois et le Sains Siège vu que la province n’appartient ni à l’un ni à l’autre. Cela reviendrait au même si le Coorland demandait au Saint Siège de lui rattacher les provinces de Rostovie sans demander son avis à la Rostovie.

Pour terminer sur ce que vous nommez « equitas imperatorum » et où le Coorland ne voit là qu’une manière détournée de briser l’influence de l’empereur germanique, j’en veux pour preuve l’une de vos demandes d’origine que Sa Sainteté vous à refusé : « Le Pape ne sacrera aucune personne Roi d'Urba ou Empereur urbain. » Pourquoi encore cette fixation sur la province d’Urba ? Sa Majesté impériale Friedrich II est empereur urbain selon les volontés de Sa Sainteté le Pape, pourquoi vouloir qu’il en soit autrement ? Ce que nous n’arrivons pas à comprendre au Coorland, c’est pourquoi l’empire tarnois parlent aussi souvent de l’Urba et de l’empereur urbain lorsqu’il veut faire approuver un texte ne concernant, normalement, que lui-même et la Sainte Eglise ? Si vous ne parliez que de l’empire tarnois et du Saint Siège, il serait alors difficile de croire que vous cherchez autre chose que la simple unité dogmatique.

Le peu de confiance accordée par notre nation à la votre et qui nous amène à vous soupçonner si souvent vient de la capacité de l’empire tarnois à revenir sur sa parole. J’en reprendrai simplement l’exemple donné plus tôt sur le fait de renier l’autorité du Pape pour venir lui proposer un concordat quelques mois après pour reconnaître son autorité. Qu’en sera-t-il dans deux mois, s’il vous accorde de vous installer en Terre Sainte et s’il rattache les provinces d’Urba à celles d’Astara sans que vous puissiez convaincre que l’église impériale ne fera sécession dans quelques mois ?

Bien que le royaume du Coorland estime n’avoir aucune directive à donner à l’empire tarnois, je me permets de vous exposer les revendications de ma nation que vous êtes naturellement libre d'accepter, négocier ou refuser. Si l’empire tarnois annule l’Edit sur la Foi Unique et Multiple, s’il quitte définitivement Urba et que son engagement dans la Foi catholique semble sincère et humble, alors il sera tout à fait envisageable de mettre de côté nos ressentiments.
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