L'histoire que je m'en vais raconter maintenant est celle du compagnon dit Babœuf soldat dans les armées du Roi Charles et qui prit tant grand soin à démontrer sa vaillance qu'il en coûta cinquante chapons aux Savoyens.
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Au 1er jour d'avril comme on fait les amusements à ses confrères, Henri fit semblant d'attaquer au Nord pour s'en aller prendre le Bounhoumouais ou pire, s'engager vers les Lates du Peurton et bloquer l'autoroute fiémançaise où convoient toutes les ressources pour Opemont.
Ce à quoi il ne s'attendit point est l'immense contre-attaque qui s'en suivit, de la part de tous les régiments qui étaient revenu de la Fivardie où ils gardaient, afin de corriger les montagnards avec force pour leur tempérament indocile.
Aussi les Fiémançais prirent les attaques de petits groupes pour de vraies mais sans que cela ne leur fasse défaut car ceux-là n'avaient pas encore combattu et ne prenaient pas peur face aux troupes d'Henri, autant qu'ils étaient de jeunes soldats las désireux de prouver leur valeur.
Ils frappèrent les quelques envahisseurs à grand renfort de grenades lancées par leurs fusils, en lacérant les querelleux attrapés car ayant glissé sur la bouse, et vidèrent chaque grange des couards s'y réfugiant en menaçant de tuer les fermiers ; chose qu'ils firent souvent.
Mais les ignorants n'avaient pas saisi qu'ils se trouvaient, par leur couardise, déjà en terre d'Henri, et tuaient là leurs propres compatriotes.
Les Fiémançais remontèrent les pentes et prirent les chemins jusqu'au défilé dit des Chauques, portant ce nom du fait des combattants Tchoconaliens ayant pris l'habit chrétien après la défaite de leur chef il y a fort longtemps et installé avec des chèvres dans ces montagnes.
Mais des Chauques, les soldats d'Henri n'eurent là pas la même vaillance, bien que le même destin.
Aussi le lecteur se demande où il est fait question du gars Babœuf et de ses hautes qualités, je lui réponds que tout se joua aux Chauques si bien que partout dans les campagne où il passait après la bataille, on connaissait son histoire et l'on chantait l'ode à Baboeuf de Chauques comme s'il fut grand seigneur or n'étant qu'homme du commun, né d'une pauvrette et d'un couvreur.
Entre temps Padouaire avait été capturée par les soldats fiémançais qui y délivraient la population en y faisant flotter les couleurs de la nation et du roi.
Il en était de même dans Matseru, la localité avant ledit défilé, que les Savoyens avaient abandonné en jurant qu'ils préparaient là un contre-coup.
Les Fiémançais qui pensaient alors aller coucher à Chevinay pour y boire le lait des servantes après avoir envoyé par des drones les nourrissons à Opemont afin qu'ils fussent éduquer en bons fiémançais et non en montagnards brutes et vengeurs, furent surpris par tant de témérité de l'armée adverse qui déjà des hauteurs fondait sur les colonnes de Charles en criant : "Savouè, Savouè" ou même des odes à leurs ducs refroidis depuis longtemps ou autres maximes dans leur langue ou la nôtre parfois ces coquins ne connaissant qu'elle.
Monceau de Francheville qui dirigeait là les troupes du Roi dut choisir entre un des deux flancs d'où venaient les assauts et d'où commençaient à fleurir les balles, au risque de combattre les deux vagues en même temps. Il fit le choix de poursuivre vers l'est où la plaine était plus couverte afin de laisser le meilleur pour la fin et de débusquer, encore pendant le jour, les salauds qui tiraient protégés de leurs sapins.
Les Fiémançais firent un grand massacre sur la continuité de leur journée, et se dissimulant à leur tour dans les sapins, le flanc adverse ne voulut plus tirer au risque de faire de grands dégâts dans son camp. La première partie de la montagne ayant été nettoyée, on cria qu'il serait bon de faire de Monceau un Maréchal une fois tous reparti dans notre pays, mais Henri avait finement préparé son attaque et alors qu'on repartait vers le fond du val, une autre colonne sorti de l'encaissement d'une vallée pour venir frapper au dos les hommes de Fiémance.
On se bâtit là sans préparation et la bataille sembla perdue sans gloire ni butin, les corps commençaient à s'amonceler sous les sapins car personne n'avait le temps de mettre en joue avant de périr, quand l'un des combattant eu l'idée de contourner la bataille et de prendre de la hauteur.
Le lecteur aura compris qu'il s'agît de Babœuf, qui avait remarqué en hauteur des sapins d'anciennes terrasses que plus personne ne cultivait les gens du pays ayant pris l'habitude de choisir le moindre effort, et dessus celles-ci autant de neige qu'il en faut pour recouvrir Opemont.
Aussi ils suffit à Babœuf de retirer le premier caillou qu'il vit de dessus la neige, et un muret s'effondra, en emportant le second avec lui, et ainsi de suite.
Tous les hommes d'Henri qui avait voulu prendre en traître nos hommes furent pris par surprise et recouverts de neige et de sapins déracinés sous la force de l'avalanche. Quand celle-là fut terminée, autant les Fiémançais que les Savoyens virent dans les branches d'un pin le gars Babœuf au sommet d'une colline nue et comprirent que c'était lui qui avait gagné la bataille. Les survivants s'enfuirent vers Vannez et la route de Dzeu, ayant peur que la chute de neige n'en entraîna d'autres.
La gloire de Babœuf n'aurait pas été si grande si nos hommes ne se furent emparé de 18 canons avec lesquels l'ennemi n'avait pas eu le temps de tirer.
Quand on redescendit pour poser les tentes plus loin de l'autre côté du col, un montagnard vînt armé d'une fourche en menaçant toutes les armées. Comme il était seul on ne le tua pas et préféra en rire afin de demander au pauvre homme pourquoi il vociférait ainsi. Il apprit aux troupes que l'avalanche provoquée par Babœuf avait rasé son enclos à volailles et qu'il faudrait alors lui payer. On ria beaucoup et préféra soûler l'homme plutôt que de le laisser partir, afin qu'il rejoigne les armées et fasse rire par son tempérament jusqu'à Chevinay.
Mais hélas tous les champs de bataille de la semaine ne purent se vanter d'avoir vu un Babœuf y exercer son art.
[center]Bataille des Chauques
Victoire - Défaite
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1300 morts - 3400 morts[/center]
[center]Bataille d'Ars
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
300 morts - 2700 morts[/center]
[center]Bataille de la Sassière
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
2000 morts - 8000 morts[/center]
[center]Bataille de la haute-Teine
Victoire - Défaite
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img] [img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
300 morts - 1200 morts[/center]
La novèla histouère de la nacion de Savouè
-
Arios
Au troisième mois des affrontements entre Arduns et Terdus, dans les plaines d'Aste et monts des Albes, il n'y avait ni vainqueur ni perdant, et chaque bataille était autant la cause de se réjouir que de pleurer, pour chacun des combattants et grands officiers comme simples soldats. Les uns possédaient la rage de défendre leur pays et des armes nouvelles, les autres comptaient sur leur nombre et leur foi en Charles Roi désigné par le Christ. Longtemps les guerriers de Fiémance s'étaient reposé dans les casernements de tout le pays, ceux qui n'avaient pas eu la chance d'oublier un chagrin d'amour en partant pour les Chanabeg, aussi la perspective de la guerre ici-même leur avait paru un temps joyeuse ; autant dans la réalité des combats, une fois la fureur passée, une mélancolie animée par la perte de nombreux camarades forçait les guerriers à regretter leur temps de vacance.
A l'issue des terribles batailles qui a avait ouvert les hostilités, beaucoup de menus affrontements avaient eu lieu et on prenait ou perdait une montagne en prenant tout le temps qu'il fallait pour ne pas trop courir, s’essouffler, ou perdre trop d'hommes d'un côté comme de l'autre. Les Savoyens avaient déchanté beaucoup, et arrêté de croire aveuglement en une victoire que leur apportait le fils des Terdus, mais eux-aussi se battaient en professionnels remplaçant l'expérience par la haine des Fiémançais, à qui ils voulaient causer le plus de perte tout en ménageant leurs forces.
La comtesse Marie-Claire avait annoncé sa grossesse et cela avait remis du baume au cœur des ennemis de Charles, d'autant que leurs officiers promettaient que l'héritier du comté mènerait encore les hommes de Terdus à la bataille du temps où il sera homme, et que d'ici à cet instant jamais la Savouè ne disparaîtrait ou cesserait de combattre, et que tel qu'avaient indiqué les nombreuses sorcières que Henri avait consulté, ledit enfant serait Roi, on imaginait des Albes, de Lurie, et de Brestange, et les plus enflammés rajoutaient les anciennes terres delphinales, et le Juvna, comme joyaux à sa couronne imaginaire.
Les combats étaient rares, séparés par des trêves sur le terrain lorsque les combattants n'ayant plus à manger allaient réclamer à l'autre camps de quoi partager un déjeuner. On arrêtait alors de se tirer dessus et de réparer les armures, pour manger afin que chacun eut les mêmes chances de l'emporter sur le champs de bataille, et si cette conduite ne plaisait pas aux officiers dans leur majorité, on leur répondait qu'il était ainsi et qu'on ne pouvait être que piètre combattant le ventre vide, aussi qu'il était nécessaire de s'entre-aider entre membres d'une même vocation.
Mais au quatrième jour de Juin, quand les armures devenaient plus lourdes encore du fait de la chaleur, et que chacun avait bien profité de son long repos, de part et d'autres d'une chaîne de montagne qui se trouve dans le nord du Comté, on voulut faire avancer la guerre les uns pour libérer leur pays occupé, les autres pour se distraire et faire la course aux médailles ; car le lait de ces pays était bon et abondant, et n'y connaissant presque que la vache on ne souffrait pas du manque de brebis, le fromage était fondant, le beurre jaune comme la face de l'Empereur du Kaiyuan, et la viande de chèvres sauvages très facile à obtenir. Mais malgré tous ces bienfaits de la nature et du travail des hommes, toutes les fleurs et tous les oiseaux témoignaient d'un élan vital auquel les guerriers ne pouvaient résister à répondre. Ils étaient appelés à se battre comme les scarabées qui jonchent le sol de leurs tentes et se tuent pour avoir l'occasion de courtiser la femelle. Aussi une grande bataille fut préparée par la Providence qui répondait à l'ardent désir des deux camps.
Les Fiémançais, qui finirent par se douter que Terdus entreprendrait bientôt de libérer le pays de sa femme, guettèrent avec plus de rigueur les cols les séparant de la vallée et de la ville de Dzeu. Comme ils virent pour seul témoignage de la présence ennemie, que confirmaient tous les vols de machines au-dessus de ces espaces, l'allée et retour d'une caméra volante, ils eurent l'idée de laisser tous leurs baraquements en place et de commander aux paysans autant des vieux déguisements leurs restant de carnavals et faits de lierres persistants et de rameaux de sapins. Aussi la nuit suivante et camouflés ainsi, mais laissant leur campement en place, ils contournèrent le massif au lieu de le traverser. Le lendemain, les drones de Terdus lui firent part des observations : "Maître, les Fiémançais sont toujours en place dans leur vallée, et l'on distingue les cantonniers qui s'agitent pour faire le repas de midi." Quelques hommes avaient été laissés sur place, avec la consigne de s'enfuir en ferraine le moment où ils seraient attaqués. Terdus ordonna alors de passer la montagne pour se ruer sur l'ennemi, avant qu'il ne soit 11 heures et que les brumes d'ubac se dissipent. Il abandonna la ville de Dzeu.
Les Fiémançais, tout en masques, atteignaient les premières localités proches de Dzeu, mais leur accoutrement fit craindre la venue de démons aux villageois ou une mauvaise plaisanterie de la part de brigands ou d'autres communautés ne passant pas leur temps au travail. Le tocsin fut sonné à de nombreux endroits, mais le temps que Terdus puisse l'entendre, ses troupes étaient essouflées et parvenues au sommet de la montagne, sur le col qui dominait le casernement fiémançais. Lorsqu'ils prirent la mesure de ce qui se passait, beaucoup crurent bêtement tant le sang n'était pas remonté de leurs pieds jusqu'à la tête, que les Fiémançais s'étaient dédoublés et qu'ils étaient encerclés. La panique redoubla et on mit plus de temps à se raisonner encore.
Le drapeau de Charles flottait pour le compte de la Lurie sur les différents clochers de Dzeu, quand Henri parvînt à redescendre des monts ayant compris le sortilège. La bataille eut lieu sur un terrain en défaveur des Fiémançais, qui étaient autant fatigués par ailleurs que les hommes de Henri qui avaient monté le col pour rien. Le tout se passa dans les vignobles de Dzeu, orientés vers le sud-est, au grand désespoir des habitants qui préférèrent prendre des armes et tirer sur Terdus plutôt que de se rebeller contre les Fiémançais, notamment tous les cultivateurs de pommiers qui crurent que la guerre se déplacerait bientôt sur leurs terrasses.
Henri s'envola avec ses officiers dans un hélicoptère, sans que l'on prit le temps de lui tirer dessus. Ses hommes furent massacrés et déposés au pied des vignes pour que leurs carcasses requinquent celles-ci et dédommagent ainsi les vignerons, ou bien prisonniers et déportés en Fiémance. Dzeu était une ville de Jean Ier désormais, Roi de Lurie, et de Marguerite la Thorvalienne sa nouvelle femme. On renomma la localité barbare en Dzeu-Siéjour du nom de la jeune Reine mais les paysans longtemps continuèrent de dirent Dzeu.
[center]Bataille de Dzeu
Victoire - Défaite
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img] [img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
2900 morts - 3700 morts[/center]
En un autre jour de la même semaine, décidée par la Providence sur les essais des chefs de guerre de faire tourner l'affrontement en leur faveur à l'occasion de la fin du Printemps, Tsampèry la ville du lac qui marquait la frontière entre les deux États fut prise d'assaut sans résistance par la Fiémance qui la renomma Champéry, en laissant conformément à la Loi du Royaume les habitants la nommer selon leur coutume, Tsampèry. Un administrateur lurien vînt bientôt dans la ville pour l'intégrer à l'administration de son royaume, et la ville prit le nom de Ciamperri sur le cadastre qu'il composait.
[center]Bataille de Tsampèry
Victoire - Défaite
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img][img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
80 morts - 40 morts[/center]
A l'issue des terribles batailles qui a avait ouvert les hostilités, beaucoup de menus affrontements avaient eu lieu et on prenait ou perdait une montagne en prenant tout le temps qu'il fallait pour ne pas trop courir, s’essouffler, ou perdre trop d'hommes d'un côté comme de l'autre. Les Savoyens avaient déchanté beaucoup, et arrêté de croire aveuglement en une victoire que leur apportait le fils des Terdus, mais eux-aussi se battaient en professionnels remplaçant l'expérience par la haine des Fiémançais, à qui ils voulaient causer le plus de perte tout en ménageant leurs forces.
La comtesse Marie-Claire avait annoncé sa grossesse et cela avait remis du baume au cœur des ennemis de Charles, d'autant que leurs officiers promettaient que l'héritier du comté mènerait encore les hommes de Terdus à la bataille du temps où il sera homme, et que d'ici à cet instant jamais la Savouè ne disparaîtrait ou cesserait de combattre, et que tel qu'avaient indiqué les nombreuses sorcières que Henri avait consulté, ledit enfant serait Roi, on imaginait des Albes, de Lurie, et de Brestange, et les plus enflammés rajoutaient les anciennes terres delphinales, et le Juvna, comme joyaux à sa couronne imaginaire.
Les combats étaient rares, séparés par des trêves sur le terrain lorsque les combattants n'ayant plus à manger allaient réclamer à l'autre camps de quoi partager un déjeuner. On arrêtait alors de se tirer dessus et de réparer les armures, pour manger afin que chacun eut les mêmes chances de l'emporter sur le champs de bataille, et si cette conduite ne plaisait pas aux officiers dans leur majorité, on leur répondait qu'il était ainsi et qu'on ne pouvait être que piètre combattant le ventre vide, aussi qu'il était nécessaire de s'entre-aider entre membres d'une même vocation.
Mais au quatrième jour de Juin, quand les armures devenaient plus lourdes encore du fait de la chaleur, et que chacun avait bien profité de son long repos, de part et d'autres d'une chaîne de montagne qui se trouve dans le nord du Comté, on voulut faire avancer la guerre les uns pour libérer leur pays occupé, les autres pour se distraire et faire la course aux médailles ; car le lait de ces pays était bon et abondant, et n'y connaissant presque que la vache on ne souffrait pas du manque de brebis, le fromage était fondant, le beurre jaune comme la face de l'Empereur du Kaiyuan, et la viande de chèvres sauvages très facile à obtenir. Mais malgré tous ces bienfaits de la nature et du travail des hommes, toutes les fleurs et tous les oiseaux témoignaient d'un élan vital auquel les guerriers ne pouvaient résister à répondre. Ils étaient appelés à se battre comme les scarabées qui jonchent le sol de leurs tentes et se tuent pour avoir l'occasion de courtiser la femelle. Aussi une grande bataille fut préparée par la Providence qui répondait à l'ardent désir des deux camps.
Les Fiémançais, qui finirent par se douter que Terdus entreprendrait bientôt de libérer le pays de sa femme, guettèrent avec plus de rigueur les cols les séparant de la vallée et de la ville de Dzeu. Comme ils virent pour seul témoignage de la présence ennemie, que confirmaient tous les vols de machines au-dessus de ces espaces, l'allée et retour d'une caméra volante, ils eurent l'idée de laisser tous leurs baraquements en place et de commander aux paysans autant des vieux déguisements leurs restant de carnavals et faits de lierres persistants et de rameaux de sapins. Aussi la nuit suivante et camouflés ainsi, mais laissant leur campement en place, ils contournèrent le massif au lieu de le traverser. Le lendemain, les drones de Terdus lui firent part des observations : "Maître, les Fiémançais sont toujours en place dans leur vallée, et l'on distingue les cantonniers qui s'agitent pour faire le repas de midi." Quelques hommes avaient été laissés sur place, avec la consigne de s'enfuir en ferraine le moment où ils seraient attaqués. Terdus ordonna alors de passer la montagne pour se ruer sur l'ennemi, avant qu'il ne soit 11 heures et que les brumes d'ubac se dissipent. Il abandonna la ville de Dzeu.
Les Fiémançais, tout en masques, atteignaient les premières localités proches de Dzeu, mais leur accoutrement fit craindre la venue de démons aux villageois ou une mauvaise plaisanterie de la part de brigands ou d'autres communautés ne passant pas leur temps au travail. Le tocsin fut sonné à de nombreux endroits, mais le temps que Terdus puisse l'entendre, ses troupes étaient essouflées et parvenues au sommet de la montagne, sur le col qui dominait le casernement fiémançais. Lorsqu'ils prirent la mesure de ce qui se passait, beaucoup crurent bêtement tant le sang n'était pas remonté de leurs pieds jusqu'à la tête, que les Fiémançais s'étaient dédoublés et qu'ils étaient encerclés. La panique redoubla et on mit plus de temps à se raisonner encore.
Le drapeau de Charles flottait pour le compte de la Lurie sur les différents clochers de Dzeu, quand Henri parvînt à redescendre des monts ayant compris le sortilège. La bataille eut lieu sur un terrain en défaveur des Fiémançais, qui étaient autant fatigués par ailleurs que les hommes de Henri qui avaient monté le col pour rien. Le tout se passa dans les vignobles de Dzeu, orientés vers le sud-est, au grand désespoir des habitants qui préférèrent prendre des armes et tirer sur Terdus plutôt que de se rebeller contre les Fiémançais, notamment tous les cultivateurs de pommiers qui crurent que la guerre se déplacerait bientôt sur leurs terrasses.
Henri s'envola avec ses officiers dans un hélicoptère, sans que l'on prit le temps de lui tirer dessus. Ses hommes furent massacrés et déposés au pied des vignes pour que leurs carcasses requinquent celles-ci et dédommagent ainsi les vignerons, ou bien prisonniers et déportés en Fiémance. Dzeu était une ville de Jean Ier désormais, Roi de Lurie, et de Marguerite la Thorvalienne sa nouvelle femme. On renomma la localité barbare en Dzeu-Siéjour du nom de la jeune Reine mais les paysans longtemps continuèrent de dirent Dzeu.
[center]Bataille de Dzeu
Victoire - Défaite
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2900 morts - 3700 morts[/center]
En un autre jour de la même semaine, décidée par la Providence sur les essais des chefs de guerre de faire tourner l'affrontement en leur faveur à l'occasion de la fin du Printemps, Tsampèry la ville du lac qui marquait la frontière entre les deux États fut prise d'assaut sans résistance par la Fiémance qui la renomma Champéry, en laissant conformément à la Loi du Royaume les habitants la nommer selon leur coutume, Tsampèry. Un administrateur lurien vînt bientôt dans la ville pour l'intégrer à l'administration de son royaume, et la ville prit le nom de Ciamperri sur le cadastre qu'il composait.
[center]Bataille de Tsampèry
Victoire - Défaite
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80 morts - 40 morts[/center]
-
Arios
[center][img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/03/03/150303073112310089.png[/img][/center]
En ce temps, le royaume de Charles-Philippe disposait de ministres peu enclins à s'intéresser aux choses du continent, qui chacun se créait un comptoir au plus lointain de la terre pour y aider une population selon sa convenance et faire la collection d'objets d'arts, aussi le Roi menait seul sa guerre aux côtés de son fils ou bien c'est ce qui se faisait entendre, et chacun à Opemont et ailleurs exceptés les habitants des vallées sous la guerre pensait à tout autre chose qu'au conflit, le marchand à ses marchandises et le littérateur à ses livres, préférant les nouvelles qui parvenaient de l'autre bout du monde aux réalités d'un conflit difficile dans nos montagnes.
Jean le prince qui avait été envoyé régner à Astia par les hommes même du Comité pour y établir un royaume sur les règles partagées du Corpus en Fiémance se prêtait convenablement au jeu en faisant la guerre autant qu'il écoutait les remontrances du peuple, qui avait souffert des décennies durant du régime de Chevinay, souffert encore 7 longues années au sein des États indépendants qui manquaient de richesse pour mener leur politique, et souffrait désormais d'une guerre pesante pour l'économie et la paix des mœurs.
Mais aidé par les armées de son père qui étaient nombreuses, et au sein desquelles les hommes mourraient comme d'autres se livrent au plaisir du jeu et du repas, tant ils étaient souvent en leur vie personnelle des gens d'émotion mélancolique ou des responsables de fautes graves, le Dauphin parvînt à remporter certaines victoires qui résonnèrent longtemps à l'esprit des hommes qu'il commandait. Aussi, partout où ses armées au départ frêles et avantagée des prisonniers qu'elles faisaient combattre avançaient on plaçait une langue et un drapeau pour gouverner enfin dans l'union.
Beaucoup dans l'entourage du Roi avaient regretté amèrement qu'on destituât les principes du petit État reposant sur la culture de chacun des territoires du pays, mais quand ils virent bientôt l'émergence d'un pays de taille respectable qui servirait les intérêts de tout le Royaume alors ils félicitèrent le Roi et ses ministres et même les gens du Comité pour leur invention. Seulement il demeurait à tuer la rébellion de Henri, et bien que son peuple se contente de changer d'allégeance sans que cela ne trouble ses affaires, ses militaires montraient toujours plus de férocité à provoquer des pertes dans nos rangs, se sentant eux-même destinés à perdre une guerre avec trop de différence malgré leur ingéniosité.
[center]Bataille de Bullaz
Victoire - Défaite
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img] [img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
160 morts - 670 morts[/center]
[center]Bataille d'Innimond
Victoire - Défaite
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img] [img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
240 morts - 650 morts[/center]
[center]Bataille de Valfroide
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/03/03/150303073245929920.png[/img] [img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img]
1300 morts - 2400 morts[/center]
En ces temps Padouaire fut renommée Padore, Matseru fut renommée Macero, Vannez fut renommée Vane, Salirod fut inscrite Saliro, et Zéta inscrite Zeta. Dzeu qui s'était appelé un temps Dzeu-Siéjour en l'honneur de Marguerite, la jeune Reine de Lurie, fut marquée Dezzo aux vu et su de sa population. Valfroide qui fut prise s'appela désormais Valfreda, et on rebaptisa Innimond en Innimono, et Bullaz fut marqué Bulla, tous ces noms prononcés avec l'accent des professeurs venus de Lurie occidentale.
En ce temps, le royaume de Charles-Philippe disposait de ministres peu enclins à s'intéresser aux choses du continent, qui chacun se créait un comptoir au plus lointain de la terre pour y aider une population selon sa convenance et faire la collection d'objets d'arts, aussi le Roi menait seul sa guerre aux côtés de son fils ou bien c'est ce qui se faisait entendre, et chacun à Opemont et ailleurs exceptés les habitants des vallées sous la guerre pensait à tout autre chose qu'au conflit, le marchand à ses marchandises et le littérateur à ses livres, préférant les nouvelles qui parvenaient de l'autre bout du monde aux réalités d'un conflit difficile dans nos montagnes.
Jean le prince qui avait été envoyé régner à Astia par les hommes même du Comité pour y établir un royaume sur les règles partagées du Corpus en Fiémance se prêtait convenablement au jeu en faisant la guerre autant qu'il écoutait les remontrances du peuple, qui avait souffert des décennies durant du régime de Chevinay, souffert encore 7 longues années au sein des États indépendants qui manquaient de richesse pour mener leur politique, et souffrait désormais d'une guerre pesante pour l'économie et la paix des mœurs.
Mais aidé par les armées de son père qui étaient nombreuses, et au sein desquelles les hommes mourraient comme d'autres se livrent au plaisir du jeu et du repas, tant ils étaient souvent en leur vie personnelle des gens d'émotion mélancolique ou des responsables de fautes graves, le Dauphin parvînt à remporter certaines victoires qui résonnèrent longtemps à l'esprit des hommes qu'il commandait. Aussi, partout où ses armées au départ frêles et avantagée des prisonniers qu'elles faisaient combattre avançaient on plaçait une langue et un drapeau pour gouverner enfin dans l'union.
Beaucoup dans l'entourage du Roi avaient regretté amèrement qu'on destituât les principes du petit État reposant sur la culture de chacun des territoires du pays, mais quand ils virent bientôt l'émergence d'un pays de taille respectable qui servirait les intérêts de tout le Royaume alors ils félicitèrent le Roi et ses ministres et même les gens du Comité pour leur invention. Seulement il demeurait à tuer la rébellion de Henri, et bien que son peuple se contente de changer d'allégeance sans que cela ne trouble ses affaires, ses militaires montraient toujours plus de férocité à provoquer des pertes dans nos rangs, se sentant eux-même destinés à perdre une guerre avec trop de différence malgré leur ingéniosité.
[center]Bataille de Bullaz
Victoire - Défaite
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160 morts - 670 morts[/center]
[center]Bataille d'Innimond
Victoire - Défaite
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240 morts - 650 morts[/center]
[center]Bataille de Valfroide
Victoire - Défaite
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1300 morts - 2400 morts[/center]
En ces temps Padouaire fut renommée Padore, Matseru fut renommée Macero, Vannez fut renommée Vane, Salirod fut inscrite Saliro, et Zéta inscrite Zeta. Dzeu qui s'était appelé un temps Dzeu-Siéjour en l'honneur de Marguerite, la jeune Reine de Lurie, fut marquée Dezzo aux vu et su de sa population. Valfroide qui fut prise s'appela désormais Valfreda, et on rebaptisa Innimond en Innimono, et Bullaz fut marqué Bulla, tous ces noms prononcés avec l'accent des professeurs venus de Lurie occidentale.