La novèla histouère de la nacion de Savouè
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Arios
La novèla histouère de la nacion de Savouè
[img]http://b.imdoc.fr/1/voyages/savoie-patrimoine-histoire/photo/2447153244/5220034b5a/savoie-patrimoine-histoire-thenieres-chateau-img.jpg[/img]
Le gouvernement savoiasien est dans la panade depuis l'indépendance de l'Aste. Du moins, c'est ce que l'on peut supposer.
C'est le brouillard dès qu'on regarde vers Chevinay.
La Brestange s'inquiète de l'instabilité de son voisin, tout en sachant qu'elle y est pour beaucoup. Qui elle ? Les services secrets du CIRGEB et la famille de Brestange, certes.
Pourtant aujourd'hui s'opèrent en Brestange des changements importants : le divorce est consommé entre le CIRGEB et la famille grand-ducale. Les services secrets n'obéissent plus aux Brestanges. Pire. Ils ont déclenché la répudiation de la Grande-Duchesse en révélant ses adultères, décapité leur organisme en changeant de Colonel-Directeur - Bergnost étant acquis à la famille grand-ducale -.
Ils sont main dans la main avec l'OAS terdusienne, et les partis légitimistes.
En Brestange, aux dernières élections, les légitimistes sont en droit d'imposer un premier ministre issu de leur rang, Jean-Marc Blaz.
Le Grand-Duc saît que l'accepter, c'est se tuer. Le pays va plonger dans le chaos pendant quelques jours.
En sous-mains, pourtant, Jean-Marc Blaz bien que non institué, veut avancer son travail.
Nous ne reviendrons pas sur la proximité culturelle énorme entre la Savoia et la Brestange. Nous pourrions résumer par l'idée que la Brestange est l'avant-pays savoiasien. La langue patoisante principale de la Brestange est une variante du savoiasien.
Blaz n'est-il pas un nom savoiasien ? Comme beaucoup de noms brestangeais.
Pourtant, l'heure de la nouvelle féodalité est terminée en Brestange, qui va entrer selon la politique de Blaz dans le giron fiémançais.
Comment consolider le pouvoir légitimiste ?
En étant ceux qui mettent fin à la crise en Savoia.
Jean-Marc Blaz, futur premier ministre brestangeais, avec l'appui de tous ses soutiens terdusiens comme intérieurs, va proposer au gouvernement de Chevinay un accord historique. Rien n'est officiel, il s'agit de négociations.
[quote]- La Savoia s'engage à libérer, sous six mois, les pays de langue non-savoiasienne.
- La Savoia accepte que l'AdE organise des référundums dans ces territoires pour le rattachement à la Brestange.
- La Brestange achète à la Savoia, à prix du marché, 75% de son matériel militaire.
- La Brestange cède le Comté de Loye à la Savoia, ce qui permet la réinstallation des descendants de colons partis vers les massifs du sud.[/quote]
Ce traité engendrerait l'abdication du Grand-Duc de Savoia, et l'établissement d'un de ses descendants avec le titre de Comte de Savoia.
Bien sûr, tous peuvent se présenter, mais dors-et-déja, sa fille Claire de Savoia (mariée à Louis de Brestange, encore pour le moment Dauphin de Brestange) présenterait son fils Humbert Eudes Louis-Éric de Brestange, âgé de 2 mois et demi, au trône du Comté de Savoia.
Bien entendu, ce serait donc un nouveau gouvernement qui dirigerait de façon démocratique, sur le modèle économique et politique connu jusqu'à présent en Brestange, le nouvel état savoiasien limité à ses frontières culturelles historiques.
[Après avoir placé les jalons de cet état, sur le modèle de l'Aste, je m'en retirerai définitivement]
[J'inviterais le MJ à lire mon RP depuis décembre 2011 pour choisir de l'issue de ces négociations...mais il peut me poser toutes les questions qu'il veut par MP.]
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Le gouvernement savoiasien est dans la panade depuis l'indépendance de l'Aste. Du moins, c'est ce que l'on peut supposer.
C'est le brouillard dès qu'on regarde vers Chevinay.
La Brestange s'inquiète de l'instabilité de son voisin, tout en sachant qu'elle y est pour beaucoup. Qui elle ? Les services secrets du CIRGEB et la famille de Brestange, certes.
Pourtant aujourd'hui s'opèrent en Brestange des changements importants : le divorce est consommé entre le CIRGEB et la famille grand-ducale. Les services secrets n'obéissent plus aux Brestanges. Pire. Ils ont déclenché la répudiation de la Grande-Duchesse en révélant ses adultères, décapité leur organisme en changeant de Colonel-Directeur - Bergnost étant acquis à la famille grand-ducale -.
Ils sont main dans la main avec l'OAS terdusienne, et les partis légitimistes.
En Brestange, aux dernières élections, les légitimistes sont en droit d'imposer un premier ministre issu de leur rang, Jean-Marc Blaz.
Le Grand-Duc saît que l'accepter, c'est se tuer. Le pays va plonger dans le chaos pendant quelques jours.
En sous-mains, pourtant, Jean-Marc Blaz bien que non institué, veut avancer son travail.
Nous ne reviendrons pas sur la proximité culturelle énorme entre la Savoia et la Brestange. Nous pourrions résumer par l'idée que la Brestange est l'avant-pays savoiasien. La langue patoisante principale de la Brestange est une variante du savoiasien.
Blaz n'est-il pas un nom savoiasien ? Comme beaucoup de noms brestangeais.
Pourtant, l'heure de la nouvelle féodalité est terminée en Brestange, qui va entrer selon la politique de Blaz dans le giron fiémançais.
Comment consolider le pouvoir légitimiste ?
En étant ceux qui mettent fin à la crise en Savoia.
Jean-Marc Blaz, futur premier ministre brestangeais, avec l'appui de tous ses soutiens terdusiens comme intérieurs, va proposer au gouvernement de Chevinay un accord historique. Rien n'est officiel, il s'agit de négociations.
[quote]- La Savoia s'engage à libérer, sous six mois, les pays de langue non-savoiasienne.
- La Savoia accepte que l'AdE organise des référundums dans ces territoires pour le rattachement à la Brestange.
- La Brestange achète à la Savoia, à prix du marché, 75% de son matériel militaire.
- La Brestange cède le Comté de Loye à la Savoia, ce qui permet la réinstallation des descendants de colons partis vers les massifs du sud.[/quote]
Ce traité engendrerait l'abdication du Grand-Duc de Savoia, et l'établissement d'un de ses descendants avec le titre de Comte de Savoia.
Bien sûr, tous peuvent se présenter, mais dors-et-déja, sa fille Claire de Savoia (mariée à Louis de Brestange, encore pour le moment Dauphin de Brestange) présenterait son fils Humbert Eudes Louis-Éric de Brestange, âgé de 2 mois et demi, au trône du Comté de Savoia.
Bien entendu, ce serait donc un nouveau gouvernement qui dirigerait de façon démocratique, sur le modèle économique et politique connu jusqu'à présent en Brestange, le nouvel état savoiasien limité à ses frontières culturelles historiques.
[Après avoir placé les jalons de cet état, sur le modèle de l'Aste, je m'en retirerai définitivement]
[J'inviterais le MJ à lire mon RP depuis décembre 2011 pour choisir de l'issue de ces négociations...mais il peut me poser toutes les questions qu'il veut par MP.]
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Arios
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Arios
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373741.png[/img]
-Langue officielle première de la nation :
Français
-Autre langue reconnue :
Savoyard
-Devises :
Fazho tre po en devan
-Hymne national :
[url=http://www.youtube.com/watch?v=AGAK5X6vLQ8&feature=related]Allobroges vaillants[/url]
-La monnaie :
20 Livres Chevinoises (LC) = 1 €
-La capitale :
Chevinay
-La plus grande ville :
Bullaz
2-Aperçu de votre nation :
Devant la disparition du Grand-Duché par émiettement territorial, dû au fait des réveils nationalistes dans les contrées conquises au moyen-âge, la nation strictement savoiasienne s'est reconstitué sur sa partie historique en plus d'un agrandissement territorial grâce au rattachement du Comté de Loye (ex-Brestange).
Le pays, en recueillement après un capitalisme excessif l'ayant amené à sa destruction, se reconcentre sur des valeurs traditionnelles et une économie plus terre-à-terre.
3-Institutions gouvernementales :
-Le type de régime de votre nation :
Comté
-Qui/quoi détient le pouvoir exécutif :
Le Comte et ses ministres
-Qui/quoi détient le pouvoir législatif :
Une chambre des pairs, de 200 représentants.
-Qui/quoi détient le pouvoir judiciaire :
La police
4-Relations extérieures :
Le Comté entretient de bonnes relations avec ses voisins, mais son isolement et sa petitesse le met à l'écart de possibles échanges à une plus grande échelle.
5-Culture/divers :
Vastes pâturages
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373743.png[/img]
Lacs permettant pêche et tourisme
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373744.png[/img]
Pâtisseries typiques
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107048491710373746.png[/img]
Troupeaux importants
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107048491710373747.png[/img]
Stations hivernales
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373745.png[/img]
6-Personnages clefs :
-Chef de l'état : Son altesse Marie-Clara de Savoia
-Chef du gouvernement : Le premier ministre Hubert Finefleur, Baron du Cygne
7-Religion :
L'état est catholique, comme la majorité de la population, en dehors de quelques protestants réfugiés.
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373742.png[/img]
-Langue officielle première de la nation :
Français
-Autre langue reconnue :
Savoyard
-Devises :
Fazho tre po en devan
-Hymne national :
[url=http://www.youtube.com/watch?v=AGAK5X6vLQ8&feature=related]Allobroges vaillants[/url]
-La monnaie :
20 Livres Chevinoises (LC) = 1 €
-La capitale :
Chevinay
-La plus grande ville :
Bullaz
2-Aperçu de votre nation :
Devant la disparition du Grand-Duché par émiettement territorial, dû au fait des réveils nationalistes dans les contrées conquises au moyen-âge, la nation strictement savoiasienne s'est reconstitué sur sa partie historique en plus d'un agrandissement territorial grâce au rattachement du Comté de Loye (ex-Brestange).
Le pays, en recueillement après un capitalisme excessif l'ayant amené à sa destruction, se reconcentre sur des valeurs traditionnelles et une économie plus terre-à-terre.
3-Institutions gouvernementales :
-Le type de régime de votre nation :
Comté
-Qui/quoi détient le pouvoir exécutif :
Le Comte et ses ministres
-Qui/quoi détient le pouvoir législatif :
Une chambre des pairs, de 200 représentants.
-Qui/quoi détient le pouvoir judiciaire :
La police
4-Relations extérieures :
Le Comté entretient de bonnes relations avec ses voisins, mais son isolement et sa petitesse le met à l'écart de possibles échanges à une plus grande échelle.
5-Culture/divers :
Vastes pâturages
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373743.png[/img]
Lacs permettant pêche et tourisme
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Pâtisseries typiques
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Troupeaux importants
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Stations hivernales
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6-Personnages clefs :
-Chef de l'état : Son altesse Marie-Clara de Savoia
-Chef du gouvernement : Le premier ministre Hubert Finefleur, Baron du Cygne
7-Religion :
L'état est catholique, comme la majorité de la population, en dehors de quelques protestants réfugiés.
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373742.png[/img]
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Arios
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Arios
24 avril 2022
Lo Carignan
Lo noms de lo Savoyâ
Depuis l'effondrement du pays libéral il y a trois ans, le paysage des vieilles villes a clairement changé, et a peut être gagné une seconde jeunesse. L'Agence des Statistiques de Chevinay a répertorié au premier trimestre 2022 les principaux noms de famille des citadins, effectuant une moyenne donnant un classement des principaux patronymes usités. Une liste à comparer avec celle d'il y a cinq ans.
Liste des patronymes les plus usités dans les villes en 2022
Aujourd'hui, le pays revenu à la ruralité, les Savoyâ se sont rapproprier des zones urbaines qui devraient être la cible, dans les mois à venir, d'une politique de désurbanisation sur la mode en cours chez nos voisins.
Lo Carignan
Lo noms de lo Savoyâ
Depuis l'effondrement du pays libéral il y a trois ans, le paysage des vieilles villes a clairement changé, et a peut être gagné une seconde jeunesse. L'Agence des Statistiques de Chevinay a répertorié au premier trimestre 2022 les principaux noms de famille des citadins, effectuant une moyenne donnant un classement des principaux patronymes usités. Une liste à comparer avec celle d'il y a cinq ans.
Liste des patronymes les plus usités dans les villes en 2022
- Chamberrod
Humillioz
Effracey
Danchoz
Dupraz
Mermet
Dalbertis
Ballaz
Angelloz
Sallesard
- Dupont
Cuccini
Chamberrod
Abdelkrim
Humillioz
Bouvereaux
Stafler
Borgoglio
Benrihan
Rosandal
Aujourd'hui, le pays revenu à la ruralité, les Savoyâ se sont rapproprier des zones urbaines qui devraient être la cible, dans les mois à venir, d'une politique de désurbanisation sur la mode en cours chez nos voisins.
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Arios
16 novembre 2022
Lo Carignan
Lo fiémansé léche ê plan
Le Fiémançais ne sera plus enseigné à l'école maternelle selon le dernier rapport prévisionnel pour l'éducation et sa réforme en 2023.
Les élèves des basses-classes, souvent envoyés par les parents dans les établissement comme à la crèche, vont abandonné l'apprentissage de la langue de nos voisins pourtant admise dans toute la société urbaine et intellectuelle de notre pays depuis plusieurs siècles.
De nombreux parents parlent encore le Fiémançais, et peut-être uniquement celui-ci dans de nombreux cas. L'école du Comté de demain veut être "l'agent de la reconstruction de notre république, de notre destin commun."
C'est Hubert Finefleur, le premier ministre, qui a annoncé que ce rapport serait suivi pour la plupart des points qu'il souligne afin d'offrir une rentrée 2023 qui marque une nouvelle ère, celle d'une "renaissance", pour l'éducation de notre population.
"Nous n'avons ni l'audace ni la possibilité d'abolir l'éducation. Elle doit être renforcée partout, nous devons reformer des Savoyâ. Nos instituteurs seront les hussards noirs de la re-patoïsation."
Le projet ne se cache même pas : commencer par les classes maternelles et dans l'avenir réorienter l'ensemble du système éducatif vers l'apprentissage et la consolidation des patois. Le rapport ne définit pas quelles limites aux régions d'apprentissage des langues vernaculaires : les habitants de Bullaz n'ayant aucunement pour projet d'apprendre la langue de Salirod ou Padouaire...
Tsevinay tantou : karâ dè nai
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2013/12/14/131214110541471379.png[/img]
______________
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373742.png[/img]
Lo Carignan
Lo fiémansé léche ê plan
Le Fiémançais ne sera plus enseigné à l'école maternelle selon le dernier rapport prévisionnel pour l'éducation et sa réforme en 2023.
Les élèves des basses-classes, souvent envoyés par les parents dans les établissement comme à la crèche, vont abandonné l'apprentissage de la langue de nos voisins pourtant admise dans toute la société urbaine et intellectuelle de notre pays depuis plusieurs siècles.
De nombreux parents parlent encore le Fiémançais, et peut-être uniquement celui-ci dans de nombreux cas. L'école du Comté de demain veut être "l'agent de la reconstruction de notre république, de notre destin commun."
C'est Hubert Finefleur, le premier ministre, qui a annoncé que ce rapport serait suivi pour la plupart des points qu'il souligne afin d'offrir une rentrée 2023 qui marque une nouvelle ère, celle d'une "renaissance", pour l'éducation de notre population.
"Nous n'avons ni l'audace ni la possibilité d'abolir l'éducation. Elle doit être renforcée partout, nous devons reformer des Savoyâ. Nos instituteurs seront les hussards noirs de la re-patoïsation."
Le projet ne se cache même pas : commencer par les classes maternelles et dans l'avenir réorienter l'ensemble du système éducatif vers l'apprentissage et la consolidation des patois. Le rapport ne définit pas quelles limites aux régions d'apprentissage des langues vernaculaires : les habitants de Bullaz n'ayant aucunement pour projet d'apprendre la langue de Salirod ou Padouaire...
Tsevinay tantou : karâ dè nai
[img]http://nsa34.casimages.com/img/2013/12/14/131214110541471379.png[/img]
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Arios
Lo dangerox rancârd
Henri de Terdus : Il serait bon de nous dépêcher, j'ai les arpions qui vont geler.
Domestique : Je vous l'ai déjà dit : le col de la Feysse n'est praticable qu'ainsi, les caméras de surveillance du péage au tunnel auraient vite faits de vous faire prendre, sire.
Henri de Terdus : Il est quand même malheureux, pour le fils du Roi de Terdus, de parcourir des cols étrangers à dos d'âne.
Domestique : Ce mulet ne tombera pas en panne d’essence dans la monté, sire. Nous retrouverons une voiture dans la vallée, nous serons à La Cabutze avant ce soir.
Henri de Terdus : Depuis hier matin que nous roulons, trottons... misérable dictature où les opposants chevauchent des ânes pour pouvoir fomenter leurs coups d'état.
Domestique : Prenez en de la graine, sire. Sans aéroport, ni internet libre, rien n'arrête plus la puissance de l'État, quand bien même se déclare-t'il fantôme.
Henri de Terdus : Dans mes plaines, l'État se casse les dents, face à un peuple de guenilleux.
Domestique : Regardez, un bouquetin, suivez mon doigt !
Henri de Terdus : Soit, avançons. Il sera toujours temps d'en voir d'autres quand nous gouvernerons. Je commence à avoir le tournis avec ses lacets, il ne faudrait pas que l'âne dérape sur un cailloux.
Domestique : Vous ne ferez que vous coucher dans les herbes, ce n'est pas pentu.
Henri de Terdus : Je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Le mulet continue sa route...
Henri de Terdus : Ce pays est aussi grandiose que froid.
Domestique : Je me demandais, sire... oserai-je ? Maintiendrez-vous la chorocratie une fois au pouvoir ?
Henri de Terdus : Je m'en fou de ces questions, je veux qu'on me rende mon trône, après nous verrons bien. On ne peut pas reprocher à leur régime d'avoir affaibli l'État. Et le peuple vaut peut-être mieux dans sa condition, il y gagne sans doute et nous aussi.
Domestique : Nous allons pourtant rencontrer leurs adversaires.
Henri de Terdus : Ma... chère cousine... Combien a-t'elle d'années maintenant ? quinze ou seize ? a été éduquée dans la détestation des Arduns, depuis qu'ils se rendirent maîtres de nos royaumes. Et quels piètres maîtres, si encore pouvez-t'il régner sans prendre leurs ordres des paysans par-ci, des franc-maçons par là. Je suggère que l'inaffection l'animant, avec son entourage, se motive des mêmes raisons que nous.
Domestique : Le Comté a beaucoup freiné les principes qui ont règle en Fiémance, et même en Aste. Mais encore...
Henri de Terdus : Parlons-en, de l'Aste. Ou plutôt non, n'en parlons pas.
Ils arrivèrent sur un terrain aplani, où se tenait un chalet, et tout autour des brebis peu surprises, ainsi qu'un couple de jeunes bergers déchargeant un mulet des boisseaux qu'il transportait à ses flancs.
Henri de Terdus : Demandez leur où sont leurs latrines, il me faut fienter, puis nous mangerons avec eux les boîtes que nous avons apporter dans nos sacs. Ils nous raconteront combien pensent-ils qu'il y a de dieux dans le ciel, et je pourrais remonter sur cette bête en rigolant jusqu'en bas.
Domestique : Bondzhorn mos bouns amis, Dio présarva voutrosôtres.......
___________
[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373742.png[/img]
Henri de Terdus : Il serait bon de nous dépêcher, j'ai les arpions qui vont geler.
Domestique : Je vous l'ai déjà dit : le col de la Feysse n'est praticable qu'ainsi, les caméras de surveillance du péage au tunnel auraient vite faits de vous faire prendre, sire.
Henri de Terdus : Il est quand même malheureux, pour le fils du Roi de Terdus, de parcourir des cols étrangers à dos d'âne.
Domestique : Ce mulet ne tombera pas en panne d’essence dans la monté, sire. Nous retrouverons une voiture dans la vallée, nous serons à La Cabutze avant ce soir.
Henri de Terdus : Depuis hier matin que nous roulons, trottons... misérable dictature où les opposants chevauchent des ânes pour pouvoir fomenter leurs coups d'état.
Domestique : Prenez en de la graine, sire. Sans aéroport, ni internet libre, rien n'arrête plus la puissance de l'État, quand bien même se déclare-t'il fantôme.
Henri de Terdus : Dans mes plaines, l'État se casse les dents, face à un peuple de guenilleux.
Domestique : Regardez, un bouquetin, suivez mon doigt !
Henri de Terdus : Soit, avançons. Il sera toujours temps d'en voir d'autres quand nous gouvernerons. Je commence à avoir le tournis avec ses lacets, il ne faudrait pas que l'âne dérape sur un cailloux.
Domestique : Vous ne ferez que vous coucher dans les herbes, ce n'est pas pentu.
Henri de Terdus : Je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Le mulet continue sa route...
Henri de Terdus : Ce pays est aussi grandiose que froid.
Domestique : Je me demandais, sire... oserai-je ? Maintiendrez-vous la chorocratie une fois au pouvoir ?
Henri de Terdus : Je m'en fou de ces questions, je veux qu'on me rende mon trône, après nous verrons bien. On ne peut pas reprocher à leur régime d'avoir affaibli l'État. Et le peuple vaut peut-être mieux dans sa condition, il y gagne sans doute et nous aussi.
Domestique : Nous allons pourtant rencontrer leurs adversaires.
Henri de Terdus : Ma... chère cousine... Combien a-t'elle d'années maintenant ? quinze ou seize ? a été éduquée dans la détestation des Arduns, depuis qu'ils se rendirent maîtres de nos royaumes. Et quels piètres maîtres, si encore pouvez-t'il régner sans prendre leurs ordres des paysans par-ci, des franc-maçons par là. Je suggère que l'inaffection l'animant, avec son entourage, se motive des mêmes raisons que nous.
Domestique : Le Comté a beaucoup freiné les principes qui ont règle en Fiémance, et même en Aste. Mais encore...
Henri de Terdus : Parlons-en, de l'Aste. Ou plutôt non, n'en parlons pas.
Ils arrivèrent sur un terrain aplani, où se tenait un chalet, et tout autour des brebis peu surprises, ainsi qu'un couple de jeunes bergers déchargeant un mulet des boisseaux qu'il transportait à ses flancs.
Henri de Terdus : Demandez leur où sont leurs latrines, il me faut fienter, puis nous mangerons avec eux les boîtes que nous avons apporter dans nos sacs. Ils nous raconteront combien pensent-ils qu'il y a de dieux dans le ciel, et je pourrais remonter sur cette bête en rigolant jusqu'en bas.
Domestique : Bondzhorn mos bouns amis, Dio présarva voutrosôtres.......
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Arios
La noce dla tormenta
La ville de Chevinay respirait de son étendue de chalets en bois dont exhalait la fumée des soupes en devenir, vers le ciel froid de la cuvette dont les rebords, témoins du dessin de Dieu sur la croûte terrestre, arboraient déjà d'élégantes nappes de neige.
Dans la cathédrale dont sortait la musique des chœurs, et face à elle où des tabourets avaient été installés, hommes et animaux assistaient à la messe. Des rameaux de mélèzes, dont l'odeur empourprait les cœurs, se tenaient dans les bras de femmes vêtues de blanc, toutes les vierges de la ville, autant de filles à marier, se montrant dans cet apparat pour susciter des convoitises. Toute l’œuvre de la création était alors réunie symboliquement, sans qu'on ne l'eût voulu, face au miracle opérant de l'eucharistie. On avait tressé avec des tiges de pins les couronnes que portaient les femmes, et avec la peau des derniers agneaux de l'année les hommes avaient fait des brais et des costumes neufs que portaient les enfants, courants et curieux de l'événement.
Les Arduns n'avaient pas été invités à la noce, et le sentiment animé contre ces voisins encombrants qui avaient arraché l'Aste à la couronne grand-ducale, devenue ducale, devenue comtale, était répandu dans la foule des nourrices et des jardinières, des artisans et des bergers qui se tenaient dans le premier froid de novembre.
Dans la cathédrale où les chœurs s'étaient tus, les prêtres célébrant la messe et préparant les mariés avaient rejoint leurs bancs. De son fauteuil du transept, un Archevêque s'était levé, s'appuyant sur son bâton de chêne où étaient sculptés des chevreaux et des fées. Il avait maigri, et son aube ne se collait plus à son corps qu'au niveau d'une ceinture de cuir à rivets nouvellement ajoutés. Sur l'étole fidèle où reposaient les armoiries d'Opemont, on reconnaissait ce grand personnage venant accorder aux époux le droit de s'échanger le baiser de paix et de fidélité.
Benoît de Leyment : Marie-Claire, Comtesse de ce pays, désires-tu le prendre pour époux, te désintéresser des autres hommes, n'aimer que lui et le servir, lui obéir et lui être bonne à jamais pour le meilleur et pour le pire ?
Maria-Clara di Savoia : Oui, c'est ma volonté.
Benoît de Leyment : Henri, désires-tu la prendre pour épouse, te désintéresser des autres femmes, n'aimer qu'elle et lui apporter réconfort, la protéger et la servir en lui étant bon à jamais pour le meilleur et pour le pire ?
Henri de Terdus : Oui, c'est ma volonté.
Benoît de Leyment : Dans ce cas je vous déclare unis par les liens du mariage, devant notre Seigneur Jésus Christ et Dieu tout puissant, devant la Sainte Église catholique résistante, et vous permet d'échanger le baiser de paix et de fidélité.
Avec pudeur ils échangèrent un baiser. La foule acclama et surprises, les bêtes assistant à la noce se mirent à leur tour à meugler, bêler. Elles s'étaient réfugié là pour la chaleur, et par la crainte de certains éleveurs à les laisser seules dans les étables trop éloignées du centre-ville. L'attroupement humain et animal avait fait fondre la fine couche de neige dans tout le quartier. Alors que des musiciens montraient le chemin des halles d'où les banquets se propageraient autour du grand repas des nobles invités, les vierges lançaient par poignées un grain d'orge sur le chemin des époux, que s'empressaient de picorer des volailles manquant de faire tomber l'Archevêque des marches de l'église.
Henri de Terdus : Nous voilà mariés, j'espère que cela vous convient.
Maria-Clara di Savoia : Je vous dirai cela quand vous m'apporterez la tête des généraux qui occupent mon pays.
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La ville de Chevinay respirait de son étendue de chalets en bois dont exhalait la fumée des soupes en devenir, vers le ciel froid de la cuvette dont les rebords, témoins du dessin de Dieu sur la croûte terrestre, arboraient déjà d'élégantes nappes de neige.
Dans la cathédrale dont sortait la musique des chœurs, et face à elle où des tabourets avaient été installés, hommes et animaux assistaient à la messe. Des rameaux de mélèzes, dont l'odeur empourprait les cœurs, se tenaient dans les bras de femmes vêtues de blanc, toutes les vierges de la ville, autant de filles à marier, se montrant dans cet apparat pour susciter des convoitises. Toute l’œuvre de la création était alors réunie symboliquement, sans qu'on ne l'eût voulu, face au miracle opérant de l'eucharistie. On avait tressé avec des tiges de pins les couronnes que portaient les femmes, et avec la peau des derniers agneaux de l'année les hommes avaient fait des brais et des costumes neufs que portaient les enfants, courants et curieux de l'événement.
Les Arduns n'avaient pas été invités à la noce, et le sentiment animé contre ces voisins encombrants qui avaient arraché l'Aste à la couronne grand-ducale, devenue ducale, devenue comtale, était répandu dans la foule des nourrices et des jardinières, des artisans et des bergers qui se tenaient dans le premier froid de novembre.
Dans la cathédrale où les chœurs s'étaient tus, les prêtres célébrant la messe et préparant les mariés avaient rejoint leurs bancs. De son fauteuil du transept, un Archevêque s'était levé, s'appuyant sur son bâton de chêne où étaient sculptés des chevreaux et des fées. Il avait maigri, et son aube ne se collait plus à son corps qu'au niveau d'une ceinture de cuir à rivets nouvellement ajoutés. Sur l'étole fidèle où reposaient les armoiries d'Opemont, on reconnaissait ce grand personnage venant accorder aux époux le droit de s'échanger le baiser de paix et de fidélité.
Benoît de Leyment : Marie-Claire, Comtesse de ce pays, désires-tu le prendre pour époux, te désintéresser des autres hommes, n'aimer que lui et le servir, lui obéir et lui être bonne à jamais pour le meilleur et pour le pire ?
Maria-Clara di Savoia : Oui, c'est ma volonté.
Benoît de Leyment : Henri, désires-tu la prendre pour épouse, te désintéresser des autres femmes, n'aimer qu'elle et lui apporter réconfort, la protéger et la servir en lui étant bon à jamais pour le meilleur et pour le pire ?
Henri de Terdus : Oui, c'est ma volonté.
Benoît de Leyment : Dans ce cas je vous déclare unis par les liens du mariage, devant notre Seigneur Jésus Christ et Dieu tout puissant, devant la Sainte Église catholique résistante, et vous permet d'échanger le baiser de paix et de fidélité.
Avec pudeur ils échangèrent un baiser. La foule acclama et surprises, les bêtes assistant à la noce se mirent à leur tour à meugler, bêler. Elles s'étaient réfugié là pour la chaleur, et par la crainte de certains éleveurs à les laisser seules dans les étables trop éloignées du centre-ville. L'attroupement humain et animal avait fait fondre la fine couche de neige dans tout le quartier. Alors que des musiciens montraient le chemin des halles d'où les banquets se propageraient autour du grand repas des nobles invités, les vierges lançaient par poignées un grain d'orge sur le chemin des époux, que s'empressaient de picorer des volailles manquant de faire tomber l'Archevêque des marches de l'église.
Henri de Terdus : Nous voilà mariés, j'espère que cela vous convient.
Maria-Clara di Savoia : Je vous dirai cela quand vous m'apporterez la tête des généraux qui occupent mon pays.
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Arios
Lo guegnon qu'a trenchié
La rancœur a caillé
Lieutenant Rachonnaz : Le Prince arrivera d'une minute à l'autre. Avant cela, je tenais à vous rappeler certaines choses, sur pourquoi nous sommes là.
Il y a quelques années, avant la grande chute, la Main Blanche était entièrement pilotée, de façon humiliante, par les Fiémançais. Ils contrôlaient les communistes, de la même façon qu'ils nous contrôlaient, et ils ont détruit le Grand-Duché de l'intérieur, avant de le perforer, de le disloquer, de réduire tout notre héritage à peau de chagrin, et d'effacer à jamais, du moins le pensaient-ils, les prétentions de notre race sur les provinces qui parlent notre langue.
La Fiémance occupe aujourd'hui les 75% de notre pays, et elle voudrait encore nous dicter sa loi sur les 25 misérables restant ?
En face de lui, des élèves en uniformes, combinaisons rouges et blanches directement inspirées dans leur conception des techniques ultramodernes de conception d'armures en Fiémance. Par bourrelets épais, du fait de la station assise des militaires qui les portaient, les combinaisons dévoilaient leur épaisseur et leur résistance, voulue, aux tirs de longue portée. Masse tenant chaud, assez souvent portées à même le corps, elles avaient été enfilées malgré la présence des militaires dans cette salle d'enseignement, spéciquement pour la venue du Prince. Spécifiquement pour démontrer que le pays avait une force armée moderne, égalant en technologies la Fiémance qui en avait maladroitement irrigué certaines des armées voisines.
Élève officier : Mon lieutenant, voulez-vous parler de l'ancien Grand-Duché lorsque vous évoquez le pays occupé ?
Lieutenant Rachonnaz : Je parle avant tout des territoires partageant notre langue, jusqu'au fleuve de la Vesante, les lates du Peurton, les Geujes, l'Iretois, en allant vers le Delphiné. Mais en effet, en détruisant nos colonies d'Aste, de Rivea et du Vallon, la Fiémance a détruit nos capacités à répondre un jour à l'appel des morts et des vivants, réclamant le retour de leurs corps et de leurs villages dans le grand ensemble dont nous sommes la dernière citadelle.
Le Prince sera bientôt là, et même s'il n'est pas de la race de nos montagnards, il va charrier la vie dans les flancs de notre Comtesse, et donner naissance comme l'ont annoncé les sorcières, à une lignée de Rois.
La Main Blanche, les troupes armées officieuses de notre pays et qui ne dépendent pas des politiciens trop compromettant du gouvernement, lui doit une fidélité absolue, car il partage notre ressentiment et sa famille a été victime des conquêtes de la Fiémance. Il sera un jour notre Grand-Duc, lorsque le pays aura retrouvé son statut, en attendant il nous mènera de victoires en victoires sur les champs de bataille.
Cela a été le vœu premier la Comtesse, après ses noces. Elle a demandé la tête des généraux fiémançais occupant les plaines et les vallées de l'Aste. En rapportant la couronne vacance de l'Aste à son empire, elle fera également payé le peuple astien d'avoir toujours préféré l'occupation fiémançaise à notre propre pays.
C'est le CIRGEF qui nous a manipulé lorsque vous souhaitions réagir, il y a quelques années, à la décadence du Grand-Duché.
Et c'est le Cardinal Angeli, un astien, qui a repris en main ces services secrets fiémançais, s'il n'y a pas meilleure démonstration des blocs en présence.
Vous avez été entraînés, durant de nombreux mois, aux techniques modernes de combat qu'imposent des équipements n'ayant rien à envier aux armées d'en face, trop nombreuses, se partageant les armures autant que les munitions. Vous avez été surtout entraînés pendant votre jeunesse, suivant les sentiers les seaux de lait à la main, à ce relief que vous fuirez au rythme de nos nécessaires conquêtes. L'armée fiémançaise va subir de très lourdes défaites du fait de notre préparation, et de notre volonté à recouvrer nos droits, venger les humiliation de notre pays et de notre organisation.
On frappa à la porte, un militaire en uniforme de parade entra, large béret rond sur la tête, épaulettes d'or sur la tunique bleue, il se tînt au garde-à-vous pour faire rentrer le Prince, tandis qu'un autre homme se tenait dans l'ombre de la porte, appuyé sur une cane d'argent.
Henri de Terdus, en grand uniforme de Comte, agrémenté des quelques nouvelles fanfreluches de ces dernières semaines, nouveau chic pour une armée plein de prétentions, se tenait dans la pièce tandis que Rachonnaz, interrompant son discours, le saluait statique. Les élèves, eux-aussi, se tenaient maintenant debout, les bras le long du corps, redécouvrant dans leurs mollets fatigués la charge épaisse de leur équipement neuf.
Henri de Terdus, Comte de Savouè : Bonjour, Messieurs les futurs officiers.
Il surpassa la timidité naturelle du horsain en se déplaçant dans la pièce, au milieu des rangs immobiles, pour débuter un court monologue. Il était de plus encore jeune, autant que la plupart des soldats présents qui n'osaient le fixer du regard, dans leur position de soldats de plomb. Tout un théâtre s'était mis en place, défiant les lois agricoles de déférence réservée aux mâles plus âgés, le rôle de dominant ayant échu à l'étranger qui avait obtenu, politiquement, la main de l'encore plus jeune comtesse.
Henri de Terdus, Comte de Savouè : Ce matin, une sorcière m'a confirmé que la neige ne quittera pas les cols du nord avant le mois de mai. La Fiémance ne dépassera pas Matseru, sans le renfort de ses hélicoptères. Mais ceux-ci, comme vous l'avez abondement préparé avec vos entraîneurs, seront descendus en masse par nos nouveaux systèmes de défense aérienne.
Aussi, c'est en Aste, vers le sud où les cols d'ici un mois perdront leurs couches de glace, et par le Lac de Tsampéry lorsqu'il aura dégelé, que nous attaquerons de front l'armée fiémançaise.
S'il est un traître parmi vous, qu'il n'oublie pas ce que nous savons réserver à cette engeance. Quant aux mouches vous paraissant suspectes, écrasez les sans peur de vous salir, ou de vous l'enfoncer dans la paume.
Cette armée de pleutres cosmopolites n'a jamais affronté que des populations civiles à moitié malades. Dès ses premiers revers, elle se dissipera. Par ailleurs, il y a fort à parier que nos propres troupes seront accueillie avec réjouissance par les foules astiennes.
Il poursuivit son discours quelques minutes, principalement par des encouragements. Il savait d'avance, pour avoir vu petit les images de la guerre au Bardaran, comment finissaient les héros, et cela l'enivrait en un sens de savoir bientôt cette masse virile disloquée sur les talus des rizières d'Aste, ou les sentiers des cols mineurs permettant l'accès à Rivea. Il était guidé par une force spirituelle, alimentée en grande partie par le besoin de venger un père mort dont le pays avait été avalé avant même que son corps ne soit froid. Mais dans un sens, c'était surtout la curiosité qui le poussait à agir. Tous les hommes ne sont pas entrainés par la raison. Si la Fiémance vascillait, déjà, il se serait agis d'une victoire.
Il fut salué à nouveau à son départ. Une fois la porte refermée, il s'engagea dans le couloir avec l'homme qui l'accompagnait, et l'attaché-militaire. Le civil, appuyé sur sa cane d'argent, guidait le rythme des pas, dans un lent branle à trois temps raisonnant sur le marbre. Les tâches de vieillesse, déjà, maculant son visage en passe de devenir glabre, cachaient l'effervescence de toute une vie d'ingénieur, qui encore, innovait, et à qui beaucoup de par le monde devaient actuellement leur monnaie.
Vuillermoz, un enfant des bocages vallonnés du Morzieux, n'avait jamais vraiment oublié les vieilles légendes des femmes de sa jeunesse, qui s'exprimaient dans le langage de l'actuel Comté, et dans lesquelles les chevaliers juraient toujours fidélité à un Grand-Duc imaginaire face aux défis de leurs quêtes. Aujourd'hui que les identités, en Fiémance, avaient été exacerbées, il lui paraissait presque universellement légitime d'apporter son savoir-faire aux prétendants de l'irrédentisme savoyen.
Vuillermoz, qui ne voyait plus que grâce à l'ordinateur implanté dans son crâne, avait peut-être perdu les parts de marché de sa société au profit de Roger Lebel, encore du côté des Arduns. Mais sa science, son innovation, et ses formules magiques étaient bien désormais du côté de ceux qui rêvaient à détruire Opemont.
[url=https://www.youtube.com/watch?v=TdtuYjEM__Q]Musique[/url]
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[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/29/1209291107038491710373742.png[/img]
La rancœur a caillé
Lieutenant Rachonnaz : Le Prince arrivera d'une minute à l'autre. Avant cela, je tenais à vous rappeler certaines choses, sur pourquoi nous sommes là.
Il y a quelques années, avant la grande chute, la Main Blanche était entièrement pilotée, de façon humiliante, par les Fiémançais. Ils contrôlaient les communistes, de la même façon qu'ils nous contrôlaient, et ils ont détruit le Grand-Duché de l'intérieur, avant de le perforer, de le disloquer, de réduire tout notre héritage à peau de chagrin, et d'effacer à jamais, du moins le pensaient-ils, les prétentions de notre race sur les provinces qui parlent notre langue.
La Fiémance occupe aujourd'hui les 75% de notre pays, et elle voudrait encore nous dicter sa loi sur les 25 misérables restant ?
En face de lui, des élèves en uniformes, combinaisons rouges et blanches directement inspirées dans leur conception des techniques ultramodernes de conception d'armures en Fiémance. Par bourrelets épais, du fait de la station assise des militaires qui les portaient, les combinaisons dévoilaient leur épaisseur et leur résistance, voulue, aux tirs de longue portée. Masse tenant chaud, assez souvent portées à même le corps, elles avaient été enfilées malgré la présence des militaires dans cette salle d'enseignement, spéciquement pour la venue du Prince. Spécifiquement pour démontrer que le pays avait une force armée moderne, égalant en technologies la Fiémance qui en avait maladroitement irrigué certaines des armées voisines.
Élève officier : Mon lieutenant, voulez-vous parler de l'ancien Grand-Duché lorsque vous évoquez le pays occupé ?
Lieutenant Rachonnaz : Je parle avant tout des territoires partageant notre langue, jusqu'au fleuve de la Vesante, les lates du Peurton, les Geujes, l'Iretois, en allant vers le Delphiné. Mais en effet, en détruisant nos colonies d'Aste, de Rivea et du Vallon, la Fiémance a détruit nos capacités à répondre un jour à l'appel des morts et des vivants, réclamant le retour de leurs corps et de leurs villages dans le grand ensemble dont nous sommes la dernière citadelle.
Le Prince sera bientôt là, et même s'il n'est pas de la race de nos montagnards, il va charrier la vie dans les flancs de notre Comtesse, et donner naissance comme l'ont annoncé les sorcières, à une lignée de Rois.
La Main Blanche, les troupes armées officieuses de notre pays et qui ne dépendent pas des politiciens trop compromettant du gouvernement, lui doit une fidélité absolue, car il partage notre ressentiment et sa famille a été victime des conquêtes de la Fiémance. Il sera un jour notre Grand-Duc, lorsque le pays aura retrouvé son statut, en attendant il nous mènera de victoires en victoires sur les champs de bataille.
Cela a été le vœu premier la Comtesse, après ses noces. Elle a demandé la tête des généraux fiémançais occupant les plaines et les vallées de l'Aste. En rapportant la couronne vacance de l'Aste à son empire, elle fera également payé le peuple astien d'avoir toujours préféré l'occupation fiémançaise à notre propre pays.
C'est le CIRGEF qui nous a manipulé lorsque vous souhaitions réagir, il y a quelques années, à la décadence du Grand-Duché.
Et c'est le Cardinal Angeli, un astien, qui a repris en main ces services secrets fiémançais, s'il n'y a pas meilleure démonstration des blocs en présence.
Vous avez été entraînés, durant de nombreux mois, aux techniques modernes de combat qu'imposent des équipements n'ayant rien à envier aux armées d'en face, trop nombreuses, se partageant les armures autant que les munitions. Vous avez été surtout entraînés pendant votre jeunesse, suivant les sentiers les seaux de lait à la main, à ce relief que vous fuirez au rythme de nos nécessaires conquêtes. L'armée fiémançaise va subir de très lourdes défaites du fait de notre préparation, et de notre volonté à recouvrer nos droits, venger les humiliation de notre pays et de notre organisation.
On frappa à la porte, un militaire en uniforme de parade entra, large béret rond sur la tête, épaulettes d'or sur la tunique bleue, il se tînt au garde-à-vous pour faire rentrer le Prince, tandis qu'un autre homme se tenait dans l'ombre de la porte, appuyé sur une cane d'argent.
Henri de Terdus, en grand uniforme de Comte, agrémenté des quelques nouvelles fanfreluches de ces dernières semaines, nouveau chic pour une armée plein de prétentions, se tenait dans la pièce tandis que Rachonnaz, interrompant son discours, le saluait statique. Les élèves, eux-aussi, se tenaient maintenant debout, les bras le long du corps, redécouvrant dans leurs mollets fatigués la charge épaisse de leur équipement neuf.
Henri de Terdus, Comte de Savouè : Bonjour, Messieurs les futurs officiers.
Il surpassa la timidité naturelle du horsain en se déplaçant dans la pièce, au milieu des rangs immobiles, pour débuter un court monologue. Il était de plus encore jeune, autant que la plupart des soldats présents qui n'osaient le fixer du regard, dans leur position de soldats de plomb. Tout un théâtre s'était mis en place, défiant les lois agricoles de déférence réservée aux mâles plus âgés, le rôle de dominant ayant échu à l'étranger qui avait obtenu, politiquement, la main de l'encore plus jeune comtesse.
Henri de Terdus, Comte de Savouè : Ce matin, une sorcière m'a confirmé que la neige ne quittera pas les cols du nord avant le mois de mai. La Fiémance ne dépassera pas Matseru, sans le renfort de ses hélicoptères. Mais ceux-ci, comme vous l'avez abondement préparé avec vos entraîneurs, seront descendus en masse par nos nouveaux systèmes de défense aérienne.
Aussi, c'est en Aste, vers le sud où les cols d'ici un mois perdront leurs couches de glace, et par le Lac de Tsampéry lorsqu'il aura dégelé, que nous attaquerons de front l'armée fiémançaise.
S'il est un traître parmi vous, qu'il n'oublie pas ce que nous savons réserver à cette engeance. Quant aux mouches vous paraissant suspectes, écrasez les sans peur de vous salir, ou de vous l'enfoncer dans la paume.
Cette armée de pleutres cosmopolites n'a jamais affronté que des populations civiles à moitié malades. Dès ses premiers revers, elle se dissipera. Par ailleurs, il y a fort à parier que nos propres troupes seront accueillie avec réjouissance par les foules astiennes.
Il poursuivit son discours quelques minutes, principalement par des encouragements. Il savait d'avance, pour avoir vu petit les images de la guerre au Bardaran, comment finissaient les héros, et cela l'enivrait en un sens de savoir bientôt cette masse virile disloquée sur les talus des rizières d'Aste, ou les sentiers des cols mineurs permettant l'accès à Rivea. Il était guidé par une force spirituelle, alimentée en grande partie par le besoin de venger un père mort dont le pays avait été avalé avant même que son corps ne soit froid. Mais dans un sens, c'était surtout la curiosité qui le poussait à agir. Tous les hommes ne sont pas entrainés par la raison. Si la Fiémance vascillait, déjà, il se serait agis d'une victoire.
Il fut salué à nouveau à son départ. Une fois la porte refermée, il s'engagea dans le couloir avec l'homme qui l'accompagnait, et l'attaché-militaire. Le civil, appuyé sur sa cane d'argent, guidait le rythme des pas, dans un lent branle à trois temps raisonnant sur le marbre. Les tâches de vieillesse, déjà, maculant son visage en passe de devenir glabre, cachaient l'effervescence de toute une vie d'ingénieur, qui encore, innovait, et à qui beaucoup de par le monde devaient actuellement leur monnaie.
Vuillermoz, un enfant des bocages vallonnés du Morzieux, n'avait jamais vraiment oublié les vieilles légendes des femmes de sa jeunesse, qui s'exprimaient dans le langage de l'actuel Comté, et dans lesquelles les chevaliers juraient toujours fidélité à un Grand-Duc imaginaire face aux défis de leurs quêtes. Aujourd'hui que les identités, en Fiémance, avaient été exacerbées, il lui paraissait presque universellement légitime d'apporter son savoir-faire aux prétendants de l'irrédentisme savoyen.
Vuillermoz, qui ne voyait plus que grâce à l'ordinateur implanté dans son crâne, avait peut-être perdu les parts de marché de sa société au profit de Roger Lebel, encore du côté des Arduns. Mais sa science, son innovation, et ses formules magiques étaient bien désormais du côté de ceux qui rêvaient à détruire Opemont.
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Arios
Ce fut lorsque arriva le mois du printemps, dans une de ses dernières nuits, alors que le temps était encore frais et que chacun rêvait au prochain ensemencement de son champs, et que les bergers étaient toujours dans la plaine, et que les soldats pensaient aux permissions d'avril qui sont les plus réjouissantes lesquels gardaient la montagne, que la guerre préparée par les traîtres éclata.
[center][img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129033842506709.png[/img][/center]
Henri qui portait le nom de Vengeur tantôt surnom donné avec entrain par les propres de ses soldats ou serviteurs ou hommes du commun qui avaient rejoint sa cause et cru en ses promesses, lequel était le fils du Roi mort et déchu en tant que famille Guillaume de Terdus, était l'instigateur des troubles et désirait plus que tout écraser la Fiémance ou lui faire perdre le plus de sang qu'il put afin de venger sa race, lequel surnom devenait un cri de peur parmi ses ennemis et autant une injure par les hommes de grande stature qui le prononçaient afin de le railler et punir son nom.
À la première heure du jour suivant, quand la neige a cessé de fondre et se durcit, les hommes d'Henri le Vengeur devenu Comte de Savouè quittèrent leurs très hautes positions, derrières des murets où ils prirent un dernier repas, et dévalèrent les pierriers les séparant des casernes marquant la limite de la Lurie, leur course n'étant pas entravée par les rochers recouverts de plusieurs mètres de neige.
Ils parvinrent aux casernes où ils surprirent dans la nuit les montagnards endormis et qui furent tous massacrés sans donner d'alarme, permettant aux troupes d'Henri de poursuivre leur course vers la plaine et de faire passer les cols à leurs hélicoptères.
Peu avant le matin quand juste les meilleurs des bergers sont levés, les Savoyens avaient rejoint le fond des vallées sans prendre le temps de s'arrêter dans les chaumières pour y manger tout ce qui s'y trouvait, tant leur dernier repas était proche et leur appétit rassasié, sauf celui de tuer des hommes de Charles qui gardaient la Lurie depuis six années.
Ils parvinrent avant le jour au lieu-dit de Munte, sur les terres du village de Vitriago, et là on ne put mesurer leur vaillance tant elle était grande et reconnue de leurs adversaires mêmes, qui voyaient les grillages et les murs de leur casernement s'effondrer, et les casemates les abritant, sous l'assaut répété des balles et des obus venant frapper les toitures et tuer les soldats endormis ou depuis trop longtemps sans combattre et qui avaient perdu le goût de vaincre surtout en pays étranger.
Vitriago ne résista pas et le peu d'hommes fiémançais qui avaient survécus offrirent leur reddition sans même attendre que des armes leur soit envoyées, car entre temps les garnisons de la plaine avaient été prévenue et à la sonnerie du réveil s'était jointe celle de l'alarme, annonçant la guerre.
[center]Bataille de Vitriago
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
250 morts - 800 morts[/center]
Aussi les Fiémançais avaient commencé à courir vers le nord pour secourir leurs camarades, et averti les autorités militaires à Astia puis Opemont, où la nouvelle était tenue secrète le plus longtemps possible pour ne pas effrayer les populations, qui tout autour du Comté pouvaient se penser menacées. Mais avant qu'elles ne furent parvenu à proximité de Vitriago et même au sud de ladite commune avec les ennemis avaient pu avancer également, les troupes de Fiémance durent cesser leur convoi alors que de la montagne venaient des tirs, et bientôt à la lisière du bois de l'autre côté du lit de rivière très sec en la saison, les hommes d'Henri avançaient sans craindre même la représailles des balles fiémançaises et le Colonel de Mortecombe porta bien son nom tant il se laissa surprendre par l'attaque qu'il en oublia sa mission.
Ainsi les Fiémançais se précipitèrent à leur tour dans la rivière quand les Savoyens s'y cachaient derrière des rocs pour faire pleuvoir la mort dans les rangs de Charles, et les deux armées se battirent là avec les pieds dans l'eau glaciale, mais les armures des deux côtés étaient si bien conçues que les balles souvent perdaient de leur force avant d'avoir traversé le grand lit et ne faisaient que toucher l'adversaire avec une aisance comparable à la caresse d'un chaton, aussi la bataille dura six longues heures pendant lesquelles autant du côté fiémançais que du côté savoyen on perdait patience et on accueillait des renforts plus qu'il n'y avait de pertes. Aussi certains hommes préférèrent quitter leur armure pour trouver la mort plus rapidement tout en continuant de se battre pour leur chef, et d'autres se firent amis avec l'ennemi à certains endroits car il était l'heure de manger et on se baigna ensemble dans les lônes en partageant son pâté, pour quitter la crasse des marches du matin.
La bataille de la rivière Bère ne put se terminer qu'une fois les hélicoptères de la Fiémance venus en renfort, mais à les voir apparaître alors les Savoyens pour beaucoup se mirent à rire, à tant rire que certains d'entre eux se noyèrent de rire dans la lône où ils se lavaient. Autant qu'ils riaient les Fiémançais n'osèrent en pressentant le mauvais coup qui se préparait là. Tous reprirent leurs habits et leur armure et certains sans même remettre leur culotte ou bien oubliant leur arme pour aller se ranger devant leurs officiers.
Car de la forêt où un groupe de Savoyens avaient demeuré, un immense rayon lumineux vînt frapper le nez du premier hélicoptère, et du second, forçant ces machines à s'abattre en feu sur le lit de la Bère, et ainsi firent tous ceux qui s'approchaient du lieu de la bataille : ils furent précipités au sol comme des insectes attirés par une lumière et ne pouvant y résister, sauf qu'ils tuèrent de nombreux hommes de Charles en s'écrasant et la vue du sang et des corps en flamme rappela aux Savoyens qu'il était temps de continuer la guerre.
Les Fiémançais étaient tous remonté sur la route et beaucoup d'entre eux fuirent sans ne plus obéir.
[center]Bataille de la Bère
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
2700 morts - 4300 morts[/center]
Avant que ne sonne l'Angélus, les couards qui avaient déshonoré le nom de Charles furent rattrapés dans leur cavale par Henri lui-même descendu de la montagne et déposé parmi ses troupes. Il leur dit que tant avait été fait aujourd'hui qu'il serait injurieux pour lui de ne pas terminer la journée par une troisième réjouissance envers la Fiémance qui montrait là son cul - ce sont ses mots propres sortis de sa bouche -, alors il fit cadeau aux meilleurs de ses officiers de camions avec lesquels ils purent emmener leurs troupes plus rapidement vers le nord pour prendre en prison les troupes fiémançaises.
Henri eut raison de croire en sa chance ce vingt-sept de Mars, le Saint combattant devant bien être à ses côtés, tant il infligea une troisième et ultime correction de la journée aux Fiémançais qui avaient tantôt perdu leurs hommes et tantôt perdu leurs chefs, chacun étant allé chercher refuge dans les rizières sans penser qu'en la saison ils ne pourraient s'y cacher, et ne sachant pas que le riz ne pousse pas à la manière du blé.
Dans un élan de panache, le Colonel de Mortecombe ayant été tué dans la Bère, c'est le Colonel de Boisnard qui réunit les troupes nécessaires autour de la localité de Dormea, et il décida de livrer bataille contre la Savouè en menaçant lui-même, depuis sa Feraine, le Comte insultant envers la Fiémance.
Boisnard fit le nécessaire pour sauver de justesse le nom fiémançais en cette horrible journée, mais il dut capituler un peu avant minuit, alors qu'un très grand nombre d'hommes avaient été tué, alors que dans la pénombre on massacrait les Fiémançais pris de peur qui souvent étaient trop jeunes et sans expérience tout juste conscrits pour leur malheur, et que les soldats encore combattant n'avaient plus de balles ou bien tiraient dans leur propre camps du fait de la peur.
Ce fut un jour terrible hélas mais pas le pire de la guerre, aussi car du côté de la Fiémance même une garnison de frontière fut prise par les troupes d'Henri et qu'y furent massacré beaucoup d'hommes avant que les fuyards n'aient regagné leurs positions hautes en montagne, d'où ils descendirent selon les témoins de nombreuses machines venues à la rescousse des attaqués.
[center]Bataille de Cèserole
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
300 morts - 1800 morts[/center]
[center]Bataille des Orgnoz
Victoire - Défaite
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2015/01/29/150129035504868437.png[/img] [img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/01/29/150129035625335803.png[/img]
40 morts - 200 morts[/center]
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Henri qui portait le nom de Vengeur tantôt surnom donné avec entrain par les propres de ses soldats ou serviteurs ou hommes du commun qui avaient rejoint sa cause et cru en ses promesses, lequel était le fils du Roi mort et déchu en tant que famille Guillaume de Terdus, était l'instigateur des troubles et désirait plus que tout écraser la Fiémance ou lui faire perdre le plus de sang qu'il put afin de venger sa race, lequel surnom devenait un cri de peur parmi ses ennemis et autant une injure par les hommes de grande stature qui le prononçaient afin de le railler et punir son nom.
À la première heure du jour suivant, quand la neige a cessé de fondre et se durcit, les hommes d'Henri le Vengeur devenu Comte de Savouè quittèrent leurs très hautes positions, derrières des murets où ils prirent un dernier repas, et dévalèrent les pierriers les séparant des casernes marquant la limite de la Lurie, leur course n'étant pas entravée par les rochers recouverts de plusieurs mètres de neige.
Ils parvinrent aux casernes où ils surprirent dans la nuit les montagnards endormis et qui furent tous massacrés sans donner d'alarme, permettant aux troupes d'Henri de poursuivre leur course vers la plaine et de faire passer les cols à leurs hélicoptères.
Peu avant le matin quand juste les meilleurs des bergers sont levés, les Savoyens avaient rejoint le fond des vallées sans prendre le temps de s'arrêter dans les chaumières pour y manger tout ce qui s'y trouvait, tant leur dernier repas était proche et leur appétit rassasié, sauf celui de tuer des hommes de Charles qui gardaient la Lurie depuis six années.
Ils parvinrent avant le jour au lieu-dit de Munte, sur les terres du village de Vitriago, et là on ne put mesurer leur vaillance tant elle était grande et reconnue de leurs adversaires mêmes, qui voyaient les grillages et les murs de leur casernement s'effondrer, et les casemates les abritant, sous l'assaut répété des balles et des obus venant frapper les toitures et tuer les soldats endormis ou depuis trop longtemps sans combattre et qui avaient perdu le goût de vaincre surtout en pays étranger.
Vitriago ne résista pas et le peu d'hommes fiémançais qui avaient survécus offrirent leur reddition sans même attendre que des armes leur soit envoyées, car entre temps les garnisons de la plaine avaient été prévenue et à la sonnerie du réveil s'était jointe celle de l'alarme, annonçant la guerre.
[center]Bataille de Vitriago
Victoire - Défaite
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250 morts - 800 morts[/center]
Aussi les Fiémançais avaient commencé à courir vers le nord pour secourir leurs camarades, et averti les autorités militaires à Astia puis Opemont, où la nouvelle était tenue secrète le plus longtemps possible pour ne pas effrayer les populations, qui tout autour du Comté pouvaient se penser menacées. Mais avant qu'elles ne furent parvenu à proximité de Vitriago et même au sud de ladite commune avec les ennemis avaient pu avancer également, les troupes de Fiémance durent cesser leur convoi alors que de la montagne venaient des tirs, et bientôt à la lisière du bois de l'autre côté du lit de rivière très sec en la saison, les hommes d'Henri avançaient sans craindre même la représailles des balles fiémançaises et le Colonel de Mortecombe porta bien son nom tant il se laissa surprendre par l'attaque qu'il en oublia sa mission.
Ainsi les Fiémançais se précipitèrent à leur tour dans la rivière quand les Savoyens s'y cachaient derrière des rocs pour faire pleuvoir la mort dans les rangs de Charles, et les deux armées se battirent là avec les pieds dans l'eau glaciale, mais les armures des deux côtés étaient si bien conçues que les balles souvent perdaient de leur force avant d'avoir traversé le grand lit et ne faisaient que toucher l'adversaire avec une aisance comparable à la caresse d'un chaton, aussi la bataille dura six longues heures pendant lesquelles autant du côté fiémançais que du côté savoyen on perdait patience et on accueillait des renforts plus qu'il n'y avait de pertes. Aussi certains hommes préférèrent quitter leur armure pour trouver la mort plus rapidement tout en continuant de se battre pour leur chef, et d'autres se firent amis avec l'ennemi à certains endroits car il était l'heure de manger et on se baigna ensemble dans les lônes en partageant son pâté, pour quitter la crasse des marches du matin.
La bataille de la rivière Bère ne put se terminer qu'une fois les hélicoptères de la Fiémance venus en renfort, mais à les voir apparaître alors les Savoyens pour beaucoup se mirent à rire, à tant rire que certains d'entre eux se noyèrent de rire dans la lône où ils se lavaient. Autant qu'ils riaient les Fiémançais n'osèrent en pressentant le mauvais coup qui se préparait là. Tous reprirent leurs habits et leur armure et certains sans même remettre leur culotte ou bien oubliant leur arme pour aller se ranger devant leurs officiers.
Car de la forêt où un groupe de Savoyens avaient demeuré, un immense rayon lumineux vînt frapper le nez du premier hélicoptère, et du second, forçant ces machines à s'abattre en feu sur le lit de la Bère, et ainsi firent tous ceux qui s'approchaient du lieu de la bataille : ils furent précipités au sol comme des insectes attirés par une lumière et ne pouvant y résister, sauf qu'ils tuèrent de nombreux hommes de Charles en s'écrasant et la vue du sang et des corps en flamme rappela aux Savoyens qu'il était temps de continuer la guerre.
Les Fiémançais étaient tous remonté sur la route et beaucoup d'entre eux fuirent sans ne plus obéir.
[center]Bataille de la Bère
Victoire - Défaite
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2700 morts - 4300 morts[/center]
Avant que ne sonne l'Angélus, les couards qui avaient déshonoré le nom de Charles furent rattrapés dans leur cavale par Henri lui-même descendu de la montagne et déposé parmi ses troupes. Il leur dit que tant avait été fait aujourd'hui qu'il serait injurieux pour lui de ne pas terminer la journée par une troisième réjouissance envers la Fiémance qui montrait là son cul - ce sont ses mots propres sortis de sa bouche -, alors il fit cadeau aux meilleurs de ses officiers de camions avec lesquels ils purent emmener leurs troupes plus rapidement vers le nord pour prendre en prison les troupes fiémançaises.
Henri eut raison de croire en sa chance ce vingt-sept de Mars, le Saint combattant devant bien être à ses côtés, tant il infligea une troisième et ultime correction de la journée aux Fiémançais qui avaient tantôt perdu leurs hommes et tantôt perdu leurs chefs, chacun étant allé chercher refuge dans les rizières sans penser qu'en la saison ils ne pourraient s'y cacher, et ne sachant pas que le riz ne pousse pas à la manière du blé.
Dans un élan de panache, le Colonel de Mortecombe ayant été tué dans la Bère, c'est le Colonel de Boisnard qui réunit les troupes nécessaires autour de la localité de Dormea, et il décida de livrer bataille contre la Savouè en menaçant lui-même, depuis sa Feraine, le Comte insultant envers la Fiémance.
Boisnard fit le nécessaire pour sauver de justesse le nom fiémançais en cette horrible journée, mais il dut capituler un peu avant minuit, alors qu'un très grand nombre d'hommes avaient été tué, alors que dans la pénombre on massacrait les Fiémançais pris de peur qui souvent étaient trop jeunes et sans expérience tout juste conscrits pour leur malheur, et que les soldats encore combattant n'avaient plus de balles ou bien tiraient dans leur propre camps du fait de la peur.
Ce fut un jour terrible hélas mais pas le pire de la guerre, aussi car du côté de la Fiémance même une garnison de frontière fut prise par les troupes d'Henri et qu'y furent massacré beaucoup d'hommes avant que les fuyards n'aient regagné leurs positions hautes en montagne, d'où ils descendirent selon les témoins de nombreuses machines venues à la rescousse des attaqués.
[center]Bataille de Cèserole
Victoire - Défaite
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300 morts - 1800 morts[/center]
[center]Bataille des Orgnoz
Victoire - Défaite
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40 morts - 200 morts[/center]