Recherche et développement en Transyldavie

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Dmitri Korolev

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13 Aoûte, Université de Yekaternigrad

Le département "résistance des matériaux" de l'université, sous la direction de Mickaïl Andropov travaillait déjà depuis plus de 3 mois sur le développement d'alliages à majoritairement de fer et de carbone, dans le but de pouvoir fondre de l'acier de qualité convenable pour toute l'industrie Transyldave. Le Pr Andropov étudiait un rapport dans son bureau quand rentra sans même frapper le doctorant Vlado Kostelìc


Vlado Kostelìc: Professeur, professeur, regardez ce que viens de m'envoyer le laboratoire!

Le jeune homme n’attendit même pas la réponse et posa sur le bureau une liasse de document retenu par un simple trombone.

Mickaïl Andropov: J'espère que ça vaut le coup, pour entrer comme ça sans frapper... Vous avez déjà lu ce papier, non? Alors expliquez moi, je le lirai complétement quand vous vous serez calmé.

Vlado Kostelìc: En bien, en fait, nos dernières expérience ne sont on ne peu plus concluante. Nous avons enfin réussi à mélanger au fer les 1.5% de carbone correctement. L'alliage est maintenant et homogène, et d'une dureté plus de deux fois plus importante que ce qu'on avait obtenu jusque là. C'est un grand pas en avant!

Le professeur n'avait pu s’empêcher, et feuilletait maintenant le rapport

Mickaïl Andropov: Bien, c'est pas mal, c'est même un sacré progrès. Félicitation. Par contre, la résistance à la rouille est toujours aussi mauvaise... On peut faire des rails avec un acier pareil, mais pas de tôle fine ou de objets du genre sans les condamner à la corrosion... De même, la résistance à haute température est toujours pas terrible. On en est on avec l'adjonction d'aluminium dans l'alliage? L'acier devrait être considérablement moins oxydable si on y arrivait.


Vlado Kostelìc: On y travail professeur, mais on a du mal à faire un mélange homogène, on ne sais pas à quelle température fusionner le tout. Les correspondant Pélabssiens qui aident le ministère de la défense à développer des canons on laisser entendre que l'adjonction de chrome aurait des effets bénéfiques importants, et en plus augmenterait considérablement la résistance mécanique à chaud. Voulez-vous mettre un équipe dessus?

Mickaïl Andropov: Comment, ça n'est pas encore fait? Mais évidement, vous croyez qu'on peut laisser passer une info comme ça? Et essayez de les cuisiner un peu, ça ne mange pas de pain. Merci Kostelìc, je vais étudier ça. Montez cette équipe, vous en assurez la direction. Allez, au travail!!!
Dmitri Korolev

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26 Aoûte

Le port de Yekateringrad n'était pas un endroit très agréable, et donc certainement pas un endroit pour que des scientifiques y travaille. Et pourtant, en ce jour, une équipe de dockers, d'ingénieurs et d'officiels d'une cinquantaine de personne était réuni sur les docks. Le gouvernement avait lancé il y a maintenant plus de six mois un programme de modernisation, et il était temps de voir si cela avait porté ses fruits. Celui qui semblait être le directeur du port s'avança:


Ivan Yuzhno: Mesdames et messieurs, voilà à quoi on servi les millions engloutis dans ce port afin d'en faire une des principales plaques du commerces du Jeekim à l'avenir. Ceci est la première pierre. C'est bon Vadim, vas-y!

Le Vadim en question était un employé du port, un grutier pour être précis. Sur cet ordre, l'homme lança sa machine afin de faire une démonstration. Le port commençait à sortir de la phase de travaux brute, et certain des nouveaux équipements allaient être maintenant utilisables. L'homme était en haut d'un portique flambant neuf. Sur les deux quais rénovés, on pouvait maintenant voir deux chemin de fer distant de quelques mètres, permettant de déplacer ce portique. Grâce à celui-là, et à ses futurs cousins (il était prévu d'en avoir deux par quais, pour six quais au total), le port allait pouvoir traiter une quantité de marchandise bien plus importante, plus rapidement. Cela était nécessaire pour assurer une certaine croissance économique, ce port étant presque la seule façade pour les importations et exportations du pays.
L'homme déplaça l'immense structure, se saisi d'un container et chargea le cargo jouxtant le quai. Opération réussi.


Ivan Yuzhno: Et bien voilà! Preuve est donné que ce matériel, comme le reste des innovations, développé en Transyldavie avec l'aide de l'Hellas, valait les frais engagés. Maintenant, ce port sera l'image de l'économie de notre pays: moderne, ambitieux, se donnant les moyens de réussir grâce à son talent national!

Après de vives applaudissements et quelques explications sur les capacités techniques de l'engin et des futurs améliorations du ports. L'équipe s'en alla pour à la capitainerie pour un pot célébrant le début de l’accomplissement d'une tâche commencé six mois plus tôt.
Dmitri Korolev

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27 Aoûte

L'Amiral Vadim Berejnov, chef de l'état major de la marine, était dans un patrouilleur de la marine, se rendant sur l'île Rourkile. Il avait assisté la veille à l'inauguration de la partie modernisée du port de Yekaternigrad. Après tout, sa marine serait peut-être un jour appelée à l'utiliser. S'il ce rendait sur l'île ce jour là, c'est qu'il devait rendre visite au chantier naval Potemkine. Celui-ci avait l'avantage d'être le seul en eaux profondes, et donc de pouvoir un jour développer d'imposants bâtiments. Ce chantier développait depuis maintenant cinq mois son premier navire de guerre, et il était assez impatient de voir ce que les ingénieurs avaient pondus.
Il débarqua directement dans l'enceinte du complexe, et il fut accueilli par une équipe d'ingénieurs et le directeur du chantier, monsieur Rimbakiev.


Ivgueni Rimbakiev: Bienvenu, Amiral. J'espère que vous avez fait bon voyage?

Amiral Vadim Berejnov: L'aller l'a été, j’espère que le retour le sera aussi, et cela dépend grandement de ce que vous allez me montrer.

Le ton était donné. Le directeur n'avait pas le droit à l'erreur s'il voulait continuer à faire des navires militaires. Le groupe se dirigea vers une une cale sèche couverte un peu à l’écart.

Ivgueni Rimbakiev: Comme vous le savez, Amrial, nous n'avons aucune expérience dans le militaire. Jusqu'à maintenant nous ne construisions que des chalutiers ou des bacs. J'espère que ceci vous conviendra. Voici le bateau.

Trônait sur cale une vedette d'une vingtaine de mètres, tout à fait classique dans sa conception. En définitive, on aurait dit un chalutier avec un pont rabaissé.

Ivgueni Rimbakiev: Il fait 21 mètres de long, pour 5 de large, pour un poids de 13 tonnes. Nous nous sommes inspiré de nos anciennes conceptions pour son allure générale. Grâce à ses deux moteurs de 1600ch, elle peut atteindre 40 nœuds, armée, en mer assez calme. Comme vous le voyez, ce type de bâtiment n'est pas fait pour la haute mer, mais plutôt pour interdire l'accès aux côtes.

Amiral Vadim Berejnov: En parlant d'armement, qu'elles sont ses spécifications?

Ivgueni Rimbakiev: C'est un navire de patrouille rapide et d'interception. Devant sa taille, nous n'avons pas jugés judicieux de le blinder, vu que de toute façon, n'importe quel obus le coupera en deux. En revanche, cette légèreté le rend très rapide et maniable, ce qui constitue sa première, et même unique défense, en plus de baisser les prix. Coté armement, il peut accueillir un équipage de 12 hommes, et est équipé d'un canon de 20mm, et surtout de quatre tubes lance-torpille de 533mm non guidées. C'est son principale armement. Le but, c'est de pouvoir disposer d'assez de bateau pour couvrir le littoral, de s'approcher rapidement des gros vaisseaux, lancer 4 torpilles, et de rentrer. Perdre 3 vedettes contre couler un destroyer, je sais qui a gagné.

Amiral Vadim Berejnov: Bien, bien, bien. Je crois, mon ami, que vous avez fait un excellent travail. Je suis satisfait, et je pense que la marine se portera acquéreur quand vous aurez réglé les derniers petits détails, et peut-être même à l'export. Il serait possible de faire un tour avec?

Le directeur acquiesça, et une équipe d'ouvrier commença les manœuvres afin de mettre le bateau à l'eau. L’Amiral se dit que son voyage de retour risquait d'être très agréable.
Dmitri Korolev

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Boris était admiratif. Assis au volant de son tracteur, il jeta un œil derrière lui pour regarder encore une fois la remorque pleine de grains qu'il ramenait à la coopérative. La moisson était excellente, et il y avait une raison à ça. Son exploitation avait été choisi pour être le terrain d'un expérience, comme une soixantaine d'autres exploitants de la région, parmi une bonne centaine de candidatures par l'Université de Saint-Wladimir, afin de tester un nouveau fertilisant mis au point dans ses laboratoires. Et ça avait l'air plutôt réussi. Un des buts était d'arriver à compléter l'auto-suffisance alimentaire du pays. Il pouvait nourrir sa population, mais pas correctement. Selon les critères occidentaux, il fallait 2100 calories par jour pour un homme adulte, et d'après les études nationales, les Transyldaves n'avait que 1 600 calories. C'était suffisant pour vivre correctement, mais pas pour être robuste et en parfaite santé. Ces recherches, combinées à une certaine déforestation du littoral pour exporter le bois comme pour avoir accès à plus de terres cultivables, devaient permettre d'accomplir cet objectif.
L'homme arriva en vue du bâtiment de la coopérative, et alla saluer un autre cultivateur.


Boris: Salut, Stepan, ça va comme tu veux? Bonne moisson?

Stepan: Salut. Ben écoute, vieux, pour l'instant, je doit être à ma quatrième tonne, et j'en ai encore un paquet la-bas. Je sens que je vais battre mon record de 7 tonnes de 1997.

Boris: Mouais, pour une fois, les binoclards de la ville nous ont pondu un truc utile. Ce fertilisant est super. Tu sais ce qu'ils mettent dedans?

Stepan: Boarf, ça doit être plein de produits chimiques. Plein de phosphates qu'il disait le scientifique qui est venu voir l'état du champs la dernière fois.

Boris: N'empêche, je me demande si ce truc n'est pas trop beau quand même. Peut-être que détruit la terre en l'épuisant. Après tout, si Dieu a dit: la terre te donneras tant de blé, c'est peut-être pas pour que les hommes disent: elle en donneras trois fois plus.

Stepan: Dieu comprendra que grâce à ça, on pourra nourrir les gosses correctement, et peut-être même manger de la viande une fois par semaine, qui sait?

Boris: *rire* Ouais, peut-être. Bon, tu peux m'aider à décharger, il faut que j'y retourne, j'aimerai finir le champ à l'est de la rivière d'ici ce soir

Stepan: Pas de soucis, j'arrive
Dmitri Korolev

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Le chef d'état major de l'armée de terre, Alexeï Pulkovo, avait rendez-vous aujourd'hui avec le PDG de Tokarev. Devait se tenir aujourd'hui la présentation du nouveau, et le premier, canon de l'entreprise. Grâce à un partenariat avec les USP, qui s'est avérer être le dernier, suite à la décision de réduire un maximum les relations avec ce pays suite au bombardement du Rike, l'entreprise a pu réaliser ce système d'armement très rapidement. La démonstration allait commencé, et le PDG de Tokarev, Vitaly Tokarev, prit la parole.

Vitaly Tokarev: Messieurs, bonjour. Je suis ravi de vous présenter aujourd'hui le nouveau système d'armement que nous avons développé. Nous avons préférez dans un premier temps nous concentrer sur un mécanisme très simple: le canon sans recul. Cette arme est à mis chemin entre le canon classique et le lance-roquette. Elle est légère, mais tout à fait efficace. Le procédé est simple. A la place d'une roquette, donc l'industrialisation est complexe, et nécessite plein de ressources, le canon sans recul tire des munitions standards, ce qui implique que les chaines de production pour les blindés par exemple, peuvent alimenter ces armes, auxquelles on rajoute au culot une charge explosive. Alors certes une roquette a des avantages, notamment sa vitesse, qui augmente tout le long du trajet grâce sa propulsion, ce qui augmente son efficacité à l’impact, et sa portée, ou encore sa légereté. Cependant, ce type d'arme possède lui aussi ses atouts. Il peut par exemple tirer depuis un bâtiment, chose impossible avec un lance-roquette, et est beaucoup plus facilement réaprovisionable du fait de l'abondance de munitions, alors qu'une grande partie des lance-roquette actuels sont à usage unique. La vélocité du projectile est aussi tout à fait honnête, grâce notamment à un canon rayé. La différence, c'est avec le canon classique, c'est son absence de recul. En effet, les gaz sont directement relâchés à l'arrière de la pièce, créant tout de même un certain cône de projection, mais bien plus faible que celui d'un lance-roquette classique.
Nous avons conçu trois armes différentes, deux de calibre 75mm, et une de calibre 105mm.
La première est conçu pour être transportable par un seul homme, avec deux munitions. Elle est l'arme absolu pour permettre à un bataillon de pouvoir s'occuper de quelques blindés sans avoir besoin d'un soutien immédiat de ses propres blindés.
La seconde tire aussi du 75, mais a un canon plus long, ce qui lui permet d'augmenter sa porté d'une centaine de mètre, et d'accroitre son pouvoir destructeur. Elle est aussi transportable, mais nécessitera un véhicule pour les trajet dépassant le kilomètre.
Enfin, la troisième pièce sera bien plus lourde, et sera véhiculé de toute façon pour son déplacement.
Le principale objectif de ces armes et de pouvoir fournir des moyens de défense contre des blindés très mobile, fiable et peu cher Ce sont avant tout des pièce d'embuscade et de chasse. En cas de bataille rangée, elle serait certainement dépassées.
Je vous propose maintenant de regarder une petite démonstration de ces pièces. Elles sont monté sur des véhicules Izhmash pour accroitre encore cette mobilité


Pendant une grosse demi-heure se succédèrent plusieurs présentations, démontrant l'efficacité certaine de ces armes dans leur domaine d'action bien spécifique. Cette artillerie montée satisfaisait le général. Les immenses forêts Transyldaves n'étaient pas propices aux blindés, et ces armes étaient plus adaptées en cas de guerre. De toute façon, contre un ennemi plus puissant, ce sont les techniques de guérilla qu'il fallait appliquer, et elles étaient parfaites dans ce rôle.
Dmitri Korolev

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L'ingénieur en chef Konstantin Tsiovskolki et son équipe avaient rendez-vous avec une équipe d'ingénieurs Thorvalien, employés chez Hengluft. Le projet AP1 visait à développer une production aéronautique militaire en s'inspirant des modèles existant de l'avionneur Thorvalien, ou tout du moins, en s'inspirant de l’expérience de Hengluft dans ce domaine. Ce projet avait pour objectif de pouvoir produire d'ici 3 ans cinq appareils différent, afin de pouvoir pourvoir toute armée de l'air avec les composants essentiels à celle-ci. L'état Transyldave finançait ces recherches, et était disposé à investir conséquemment. L'isolement du pays entre d'autres nations aux idéologies hostiles forçait la Transyldavie à se doter d'usines d'armement nationales pour ne pas dépendre d'importations, qui peuvent très facilement subir un blocus au cour d'une guerre, chose plus que fâcheuse. L'équipe entra dans la salle.

Konstantin Tsiovskolki: Bonjour messieurs. Je suis ravi de vous rencontrer. Nous allons donc travailler ensemble pour les prochaines années, étant donné que nos gouvernements ont décidés de joindre leurs efforts, ce que je ne critique pas. Avec de pareilles subventions, nous allons pouvoir travailler d'autant mieux. Nous avons en revanche un calendrier à respecter dans la mesure du possible. Les ingénieurs Thorvalien on bien plus d’expérience dans les domaines de l'aéronautique, et de l'assemblage de haut niveau, et c'est pour ça que vos compétences sont extrêmement précieuses. De notre coté, nous avons développé plusieurs techniques de production rapides et économiquement peu chère à entretenir, et nous possédons de l’expérience dans les systèmes d'armement.
Bien, nos gouvernement ont passés commande de l'étude de cinq projets. Commençons par le premier si vous le voulez bien. Il s'agit évidement du techniquement le plus facile, étant donné que ce pourrait être qu'un grosse amélioration du Heng-300X. Il nous ai demandé de construire un avion d'attaque au sol. Le choix du turbopropulseur s'impose dans le sens où c'est bien plus facile à entretenir, bien moins cher qu'un turboréacteur. De plus, l'avantage de la vitesse n'est pas forcement utile pour ce type d'appareil. Si ça faible vitesse le rend plus vulnérable à la DCA, il est en revanche bien plus facile d'attaquer des cibles au sol en allant à relativement faible vitesse. Je voulais donc, messieurs les spécialistes, avoir vos avis et idées de recherche sur ce sujet pour nous lancer véritablement dans l'aventure. Comment voyez-vous les choses prendre place?


Les hommes avaient écoutés très calmement. Ils savaient tous pourquoi ils étaient là. Maintenant, ils commençaient à discuter des différentes options qui s'ouvraient à eux. Ça parlait de résistance des matériaux, contraintes structurelles, de couple moteur, etc... Pas de doute, ils prenaient leur rôle au sérieux, feraient de leur mieux pour développer ce qu'on leur demandait.
Dmitri Korolev

Message par Dmitri Korolev »

Dimitrios Saletokis travaillait pour Exagogi, pétrolier privé basé au Royaume d'Hellas. Il était en Transyldavie depuis maintenant 8 mois, et était en charge du forage d'un puits de pétrole en Caucalie. L'état avait investi plus de $600 millions pour augmenter l'exploitation, pour l'instant faible, des grandes réserves pétrolières du pays. C'était nécessaire pour développer une économie puissante. Le pétrole était la clé de voute de presque toutes les composantes de la société, et il pesait lourd dans une balance économique. La Transyldavie devait impérativement passer d'importateur à exportateur. A ce projet mené en collaboration avec l'Hellas s'ajoutait plusieurs autres forages et explorations, avec des compagnies Thorvalienne et Schlessoise.
L'endroit du forage avait été choisi soigneusement par des géologues spécialisés et experimentés. Seuls les ouvriers étant Transyldaves. Les postes impliquant des responsabilités étaient réservé aux Hellans, pour la simple et bonne raison qu'ils étaient meilleurs. D'après leurs calculs, Il devait atteindre dans la journée la profondeur à laquelle se trouverait la nappe de pétrole. Il ne devait donc pas tarder à être fixé. Saletokis appela l'ouvrier surveillant la colonne de forage.


Dimitrios Saletokis: Hey, Ivan, tout se passe normalement?

Ivan Azov: Oui, chef. Tout se passe bien.

Saletokis allait faire demi-tour quand une alarme retentit.

Dimitrios Saletokis: C'est quoi ce bordel! IVAN, qu'est-ce qui se passe?

Ivan Azov: Merde, une poche de gaz! Chef, on est tombé sur une poche de gaz, le manomètre explose!

Dimitrios Saletokis: Putain, Ivan, coupe l'alimentation de la foreuse, stop moi la tête de forage, sinon sa va péter, et on va se faire volatiliser. VITE! Et fait moi remonter toute la tringlerie, sinon la pression va tout faire sauter, on va le prendre sur la tronche!

Le gaz arrivait maintenant à la surface, et abimais la structure en se décompressant, du fait de la différence de pression très importante entre la surface et la poche d'où il venait 800m plus bas.

Ivan Azov: C'est fait monsieur. Le gaz remonte le long du puits. Merde, ça tremble. PUTAIN, ça va péter!

Dimitrios Saletokis: IVAN, ferme moi ces vannes de sécurité. IVAN, FER...

Un bruit assourdissant retenti. Ivan fut projeté à terre, et toute la structure du derrick trembla. Une colonne de pétrole brut d'une vingtaine de mètre jaillissais de trou fait dans la terre, et arrosait tout les environs. On se serait cru au Pelabssa de la grande époque. Saletokis n'avait encore jamais vu ça, et après la frousse qu'il avait eu, il n'était pas sur qu'il avait envie de le revoir un jour, mais à n'en pas douter, c'était magnifique, pour autant qu'on n'a pas une conscience écologique trop développée.

Dimitrios Saletokis: IVAN, ferme moi ces foutues vannes maintenant! Et barre toi de là si tu veux as prendre un truc éjecté sur le crâne.

Ivan Azov: C'est fait, chef! Regardez, ça sort plus. Nickel, on a trouvé du pétrole.

Dimitrios Saletokis: Fffwiou, on est pas passé loin... Eh bien messieurs, c'est jour de paye!
Dmitri Korolev

Message par Dmitri Korolev »

Helena Bratna posait le pieds sur le tarmac de l'aéroport de Wilhelmstadt, la capitale du Saint-Empire du Schlessien. Elle descendit d'un déjà vieux mais encore fringant MD-10 de la compagnie nationale Transyldave UTA. La route aérienne entre les deux pays n'avait guère plus d'un moi, et était le fruit de la rencontre entre le Chancelier Von Ferdinand et le Tsar Dmitri II, tout comme ce qui allait suivre. Elle se présenta au contrôle d'immigration. En temps normal, c'est un véritable sacerdoce que d'obtenir un visa de séjour pour l'empire, mais cette fois non. Son dossier avait été communiqué par les services Transyldaves à leurs homologues Schlessois le matin même. Elle faisait partie, comme une trentaine d'autres personnes de la dernière promotion de l'EPT, l'école professorale Transyldave, et partait un an se perfectionner à l'Université de Wilhelmstadt. Cela faisait suite à un accord entre les deux états visant à renforcer la qualité et la quantité du corps professoral Transyldave. Elle venait de décrocher sa licence de Mathématiques de l'Université de Saint-Wladimir en parallèle à ses études à l'EPT, et allait affiner ses connaissances en pédagogie par un an de cours et de stage parmi ses collègues Schlessois, dont la réputation n'était plus à faire.

Elle rencontra le chauffeur délégué pour la récupérer, elle et le groupe qui était avec elle. Ils se rendirent rapidement dans une cité étudiante à deux pas de l'université. C'est dans ces bâtiments qu'elle allait séjourner une année, année au terme de laquelle elle se verra confié un important poste au sein du système éducatif Transyldave. La formation commençait demain par un stage dans une classe du secondaire de la capitale, et même s'il était encore que 19h à Wilhelmstadt, avec le décalage horaire, il était déjà tard dans la nuit pour Helena. Une longue nuit de sommeil allait s’avérer nécessaire pour pouvoir profiter dès le premier jour de l’expérience qui lui était offerte, et ainsi pouvoir faire à terme parti de l'élite du corps professoral Impérial. En effet, pour le gouvernement, l'éducation poussé du peuple est une condition nécessaire à l'amélioration du niveau de vie de celui-ci, par sa capacité à rendre le pays plus à même d'apporter le nécessaire en terme d'infrastructures, d'organisations et d'avenir pour sa population. Et c'était ici que ça commençait.
Dmitri Korolev

Message par Dmitri Korolev »

<center>[img]http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2009/04/usine-avion.jpg[/img]</center>

Il avait fait sombre dans cette usine pendant des années. Pendant presque 25 ans maintenant, les seuls mammifères à avoir profité de la lumière de jour filtrant par les petites ouvertures toutes en longueur situées à la jointure du toit et des haut murs, les deux en tôles, avaient été les rats qui couraient le long des pans de fuselage qui étaient restés des années sous la poussière. Ils avaient été entreposés là en prévision de l'âge d'or de Lavotchkine Avia et de l'aviation Transyldave. L'entreprise avait financé à grand frais le développement de deux nouveaux appareils, et la modernisation des deux autres aux catalogues, bien que récents. Malheureusement, au grand dame des investisseurs, les commandes n'avaient jamais décollées, et l'activité avait du cesser pour préserver la seule partie viable de l'entreprise qu'était la maintenance. Mais tout ceci allait changer de nouveau, à l'image des électriciens perchés dans leurs nacelles à 35 mètres du sol en train de remplacer les néons d'éclairages. Les efforts trentenaires allaient payer maintenant. L'ingénieur en chef ap Keanall était content de revenir ici. Il avait quitté la place apprenti, il revenait en patron.


ap Keanall: Bon, les gars, déchargez-moi ces trois camions ici. Il est grand temps d'installer cette ligne de production. Je viens de recevoir les plans, schémas techniques et méthode de notre centre de développement de Saint-Wladimir. Nom d'un chien, ça n'a pas changé, je suis ému, je me croirais revenu à la grande époque. FoutreDieu, désolé, mais qu'est ce qu'il est beau l'Andromède avec sa triple dérive.

Assistant: On va mettre en production des coucous de 25 ans? Je veux bien qu'on produise à bas-coût comparé au Raksasa ou au Pelabsa, mais il faut rester réaliste, ça ne se vendra pas. Rien qu'au niveau coût d'exploitation, ça ne vaudra pas le coup. Je crois que le conseil d'administration s'est senti un peu trop vaillant sur ce coup-là...

ap Keanall: T'inquiètes pas, p'tit gars. Les ingénieurs de la R&D bossent depuis 10 mois sur ça. Si en apparence, les appareils n'ont pas évolué pour garder les coûts dans le raisonnable, je sais pas si tu imagines le prix du développement d'un nouvelle appareil?, il y a eu pas mal de changements notables, et même primordiaux. Tout d'abord, comme on a des moteurs Thorvaliens bien plus efficaces sur le plan de la puissance et de la consommation, il a fallu redessiner les berceaux moteurs, et la trainé se trouve réduite, tout comme les vibrations et le bruit, ce qui fait que ces avions ne sont pas, théoriquement, de plus mauvaise facture que n'importe quel turbopropulseur plus récent. Ensuite, la cellule elle-même a été peaufiné à l'aide de logiciel de simulation, notamment la queue qui participe beaucoup à la trainée, y'avait pas ça, à l'époque, et ça aide pas mal, puisqu'avec ces deux facteurs combinés, on table sur une diminution de la consommation de 29% par rapport aux ancêtres. Et enfin, l’intérieur a été revu, cabine passagers aux standards actuels, et surtout cockpit moderne, commandes fly-by-wire, instruments électroniques triplement redondant, pilote automatique, etc. Plus que deux pilotes, adieu l’officier radio et le mécanicien de bord, et ça, ça réduit énormément les coûts d'exploitations. Et on peut remercier les Thorvaliens et notre partenariat militaire, parce que sans ça, ça n'aurait pas été la même paire de manche. Et puis tu sais, la majorité des avions volants de nos jours ont une conception trentenaire, la différence, c'est que leurs production n'a jamais été stoppé, contrairement à nous, et donc l'évolution a été progressive. Mais on a pas de mourrons à se faire. Sur le court et moyen courrier a faible capacité, on a tout les atouts pour jouer dans la coure des grands. Le jour où il faudra passer à la réaction en revanche, ce ne sera pas pareil, je te le dit.

Assistant: Ok, ok, je vous crois patron. J'espère que votre optimisme se vérifiera, parce que sinon, on va se retrouver au chômage tout les deux.

ap Keanall: Ouais, ben il se vérifiera si on bosse, alors au travail. Je veux la première ligne de montage, celle de l’empennage prête sous quinzaine, parce qu'on a un planning serré, les enfants. Il faut qu'en Octobre l'appareil test prenne l'air pour la certification nationale, et en Décembre, le premier Andromède soit être livré à la TWA. Donc hop, au boulot. Je vais aller contrôler un peu comment ces deux énergumènes me montent cette foreuse. Hep, les gars, attendez vous avez mit la transmission à l'envers, vous allez tout pét...
Dmitri Korolev

Message par Dmitri Korolev »

[quote]Expéditeur: Ministère de la Défense de l'Etat Impérial de Transyldavie
Destinataire: Centre de recherche "Electromagnétisme" et centre de recherche "Mécanique des fluides et des transports" de l'Université Impériale de Saint-Wladimir
Objet: Allocation et redirection des fonds gouvernementaux alloués à la recherche


Le 6 février 2019, à Saint-Wladimir

<center>Monsieur le Directeur</center>

A la vue de la situation actuelle et de la trop faible de l'Etat Impérial de Transyldavie quant à prévoir une éventuelle attaque sur son propre sol, le ministère Impérial de la défense, et concertation avec l'état-major inter-armé présidé par son Altesse Impériale le Tsar Dmitri II, a décidé de réorganiser les budgets alloués à la recherche.

Le laboratoire de recherche "Mécanique des fluides et des transports" se voit intimer l'ordre de stopper les recherches sur la propulsion à réaction, les débouchés ayant été jugés trop hasardeux sur le court termedu fait du retard technologique dans le domaine du pays. Les $50 millions USP alloués seront redirigés vers le développement de moteurs-fusées à propergol solide plus simple de concéption et d'utilisation, ce qui devrait apporter des résultats probant plus rapidement. Il est important que la nation devienne auto-suffisante en terme de roquette et autres missiles légers. $100 millions USP supplémentaires sont par ailleurs alloués afin d’accélérer le processus.

Le laboratoire de recherche "Electromagnétisme" se voit intimer l'ordre d'adapter rapidement les radars terrestres civils et militaires à un usage en vol. D'ici Novembre et la sortie des premiers appareils de Lavotchkine Avia, l'armée doit être en mesure de pouvoir configurer ces appareils en avions de surveillances afin d'augmenter grandement notre capacité à prévoir d'éventuelles agressions sur le territoire Impérial.
Par ailleurs, un système embarqué miniaturisé doit être développer afin d'automatiser les torpilles et missiles qui seront dans un futur proche produit par l'industrie Impérial.
Le centre dispose pour cela d'une enveloppe de $350 millions USP.


Cordialement.

Guiorgi Vissarionovitch, ministre Impérial de la défense.[/quote]
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